Actu musique

19 février 2018

Pour terminer la journée du lundi, LUKYA nous propose le morceau parfait

Luca Ragusa, qui a embrassé le pseudo LUKYA en 2013, sévit depuis en tant que producteur d’une musique électronique grandement inspirée par des artistes comme Flume ou ODESZA. Après un premier succès, un remix du morceau Brothers du rappeur Rilès, le jeune homme vient tout juste d’accoucher de son premier single original, Lovesick Drama, en compagnie de la chanteuse australienne Hannah Waddell.

Dans cette vidéo dirigée par le photographe Victor Laborde, on suit les pérégrinations d’un couple dans le Tout-Paris, sur fond d’une électro cadencée et entraînante. Ce clip est le premier d’une série de vidéos originales qui suivront bientôt.

Les Inrocks - musique

Seth Troxler et Miss Kittin réuni pour un concert “all night long” à Paris

La réputation de Paris dans le monde de la musique électronique n’est plus à faire depuis longtemps certes, mais le rappeler fait parfois du bien. Parmi les nombreux repaires de fêtards et d’amoureux de musique de la capitale, le Badaboum du XIe arrondissement est un endroit où il se passe régulièrement de chouettes événements (ici, on ne vous parle pas du tournage du clip Danser seul (ne suffit pas) de Bagarre). La preuve, le club parisien vient d’annoncer la venue de deux icônes du genre, Seth Troxler et Miss Kittin, pour un concert all night long. Rendez-vous le lundi 30 avril (veille de jour férié), de 23 h 30 à 6h.

Toute la nuit

Durant toute la nuit, les deux DJ se succéderont aux platines pour effectuer une sorte de back-to-back en alternance. Un jeu du chat et de la souris où les artistes finiront quand même par s’attraper, qui durera toute la nuit. Attention, quand un ponte autant techno que house s’associe à une héroïne techno underground, ça donne… Rendez-vous le 30 avril au Badaboum !

Pour cette soirée de gala, 100 préventes seront mises en vente à partir du mardi 27, midi. Le reste des tickets seront disponibles sur place. Soyez réactifs, et endurants si vous y allez !

Les Inrocks - musique

Sasha Spielberg et Nicolas Jaar viennent de sortir un morceau pop presque parfait 

Chez les Spielberg, la fibre artistique se transmet de génération en génération. Sasha, la fille de l'illustre réalisateur, est chanteuse et en 2018, elle cache son nom de famille derrière l’allias Buzzy Lee. De Los Angeles ou elle habite, et après avoir déjà sorti un premier EP en 2013, la jeune femme commence à teaser son prochain projet, Facepaint : un EP tout neuf à paraître le 27 avril prochain via Future Classic (Flight Facilities, Flume, Jagwar Ma…). Comme premier extrait, elle vient de dévoiler Coolhand, titre sur lequel le producteur de génie Nicolas Jaar pose sa patte :

Jaar et Spielberg ont l'habitude de travailler ensemble. Déjà réunis en 2014 sous l’allias commun Just Friends pour le morceau Don’t Tell Me, les amis ont trouvé une formule qui fonctionne : Sasha et sa voix de velours logiquement au chant, Nicolas Jaar à la prod’, pour dynamiser une sorte de ritournelle synthétique, aux BPM lents.

À propos de ce morceau, Sasha Spielberg expliquait dans un communiqué (rendu public par Stereogum) :

“Je voulais écrire une chanson qui parle de la façon dont les médias sociaux influencent notre estime de soi. On cherche toujours cette envie d’être validé par les autres, et cela peut avoir de lourdes conséquences – même si ça n’a pas de sens, nous le faisons quand même. Nous apprenons à savoir quelles parties de nous les gens veulent le plus voir, et nous leur donnons quand nous avons besoin de nous sentir mieux. En tout cas, je viens de poster une nouvelle photo sur Instagram, allez donc l’a liker  ;-)”

L’EP Facepaint, à paraître le 27 avril prochain via Future Classic est en précommande sur ce lien.

Les Inrocks - musique

Les 5 albums à absolument écouter cette semaine

Roméo Elvis x Le Motel – Morale 2luxe

Roméo Elvis nous offre un grand final à sa série de projets Morale. Comme pour les deux précédents, le rappeur est à la colle avec son fidèle et inspiré producteur Le Motel, et enregistre son disque chez L’Œil Écoute Laboratoire, son ingénieur du son attitré. Présenté comme une réédition, Morale 2luxe est en réalité bien plus que ça. Le duo est revenu avec 11 nouveaux titres, dont 10 originaux –  Drôle de Question 2018, est un remix du morceau du même nom, déjà paru sur Morale 2. Sur ces pistes, Le Motel explore d’autres genres d’instrus (le UK garage par exemple) tout en gardant son style très marqué par ses influences house et juke de Chicago. Roméo trouve de nouveaux flows parfaits. Une mécanique qui marche, et qui se vérifie sur Dessert, Respirer (titre/tube d’ouverture) ou Pogo, un banger efficace. Nos deux interviews séparées de Roméo Elvis et de Le Motel, sont à relire ici et là. Et maintenant, le Dessert.

À écouter sur Apple Music.

Dita Von Teese -  Dita Von Teese

Sans notre Sébastien Tellier national, l’effeuilleuse burlesque Dita Von Teese n’aurait pas chanté, et nous serions passés à côté d’un album aussi sensuel que sexuel. Pour que l’Américaine décide de poser sa voix sur les mots et compositions de Tellier (à la manœuvre sur tous les morceaux du disque), il n’aura fallu au chaman français qu’une petite poignée de minutes pour convaincre la danseuse de pousser la chansonnette – aussi, accessoirement, quelques chefs-d’œuvre dont Dita raffole, La Ritournelle, L’Amour et la Violence… Les artistes se rapprochent, apprennent à se connaître. Tellier veut tout savoir de Dita, et Dita dit tout à Tellier, lors de Rendez-vous (un très beau titre de l’album) entre des studios à Paris et Los Angeles. De ses entrevues, en ressortent 10 titres lascifs et brulants, narrer d’une voix de satin, sur des musiques qui portent toute la classe de Sébastien Tellier. Un exemple avec Bird of Prey :

À écouter sur Apple Music – et bien évidemment, via Record Makers.

Ought – Room Inside The World

Pour ce troisième disque, Ought célèbre l’union sacrée d’un mariage entre postpunk et songwriting. Après une aventurette solo, Tim Darcy retrouve le groupe. De Montréal à Brooklyn, la petite troupe se lance dans la confection d’un nouvel album, d’abord annoncé par un premier single These 3 Things - aux contours plus synthétiques que le reste du disque. Aux États-Unis, Tim Darcy and co rejoigne Nicolas Vernhes pour lui présenter les fruits de leur alchimie. L’homme s’impose comme un producteur de talent, sans pour autant trafiquer le karma dans lequel baignent les morceaux de Room Inside The World ; là, tout de suite, on pense à la pseudo balade Desire. La beauté du phrasé et ces manies de chants empruntés au postpunk qui exaltent une écriture acérée. Voici ce dont Ought est capable.

À écouter sur Apple Music.

U.S. Girls – In a Poem Unlimited

Meghan Remy, l’unique voix qui se cache derrière cet alias au pluriel, promène sa verve au gré des villes et albums depuis maintenant 2007. En plus de dix ans, l’Américaine a toujours su comment éviter la monotonie, que ce soit dans les messages (politiques, féministes…) qu’elle délivre, ou dans sa façon singulière de jouer de la pop. Depuis l’Illinois où elle a grandi, la chanteuse enchaîne les destinations, pour finalement se retrouver à Toronto, lieu choisi pour la confection de ce dernier disque. Avec une voix qui rappelle celle de Kylie Minogue, Meghan Remy raconte sur neuf titres ses états d’âme (Velvet 4 Sale ; Rage Of Plastic), tout en continuant de proposer une musique aux horizons toujours plus variés (L-Over, Poem…). Pour bien préparer son concert prévu le 14 mai au Point Éphémère parisien, écoutez donc le rythmique M.A.H. (Mad As Hell) ; très efficace !

À écouter sur Apple Music.

Lomboy – Warped Caress (EP)

Plus d’un an après la sortie remarquée de son premier EP réussi, Tanja Frinta, la chanteuse à la voix de velours qui a embrassé le projet Lomboy, est de retour avec une nouvelle dose enivrante de bonne musique. Désormais posée à Bruxelles, l'ancienne Lonely Drifter Karen a régulièrement fait la navette entre Tokyo et Paris pour la confection de ce disque. Logiquement, des musiciens des trois villes y ont contribué. Leur apport, spécifiquement celui des virtuoses du pays du soleil levant, se fait sentir dès la chanson d’ouverture de l’EP, Alien Lady, et toujours dans le titre suivant, Worth to You, véritable appel à la sensualité susurré sur une pop sexy. Ce sentiment charnel, et cette envie décomplexée de s’abandonner pleinement à sa moitié, atteint son paroxysme à l’écoute de Loverboy, le single tube du disque. Deux autres morceaux du même acabit suivent, et magnifient ce voyage pop aux allures japonaises et érotiques. Tanja et sa troupe seront en concert le 22 mars au Hasard Ludique (Paris).

À écouter sur Apple Music (et sur Cracki Records)

Les Inrocks - musique

Mort du violoniste de jazz Didier Lockwood (1956-2018)

Le violoniste Didier Lockwood est subitement décédé à l'âge de 62 ans d'une crise cardiaque le 18 février. Il était un personnage important du jazz français – et international – en jouant d'un instrument relativement rare dans cette musique, mais sur lequel ont excellé de grands musiciens français, de Stéphane Grappelli à Jean-Luc Ponty, deux violonistes dont il était considéré comme l'héritier. Comme eux, il avait traversé sans préjugés ni œillères tous les genres du jazz, les oreilles toujours grandes ouvertes aux musiques de son époque.

Profonde tristesse d'apprendre le décès de Didier Lockwood, immense violoniste de jazz français, qui a sans cesse exploré de nouveaux horizons musicaux, et s’est investi avec passion dans la promotion de l'éducation artistique et culturelle. Mes pensées vont à sa famille.

— Francoise Nyssen (@FrancoiseNyssen) February 18, 2018

Né à Calais dans une famille de musiciens et d'artistes, il avait suivi un enseignement classique, mais au moment de passer au prestigieux Conservatoire de paris il était tombé, dès l'âge de 17 ans, dans le chaudron bouillant du groupe Magma, symbole du rock progressif en vogue. Tout au long de sa carrière il s'était impliqué dans le jazz-fusion électrique, le jazz acoustique, le jazz manouche.

Débordant de générosité et d'énergie

Il avait joué avec le gratin du jazz, de Miles Davis à Herbie Hancock, tout en restant fidèle à la chanson française de  Claude Nougaro, à Barbara, Jacques Higelin et bien d'autres.

Débordant de générosité et d'énergie, il s'était investi de longue date dans l’éducation musicale. Il avait créé en 2001 une école de jazz renommée  à Dammarie-les-Lys, près de Melun.

Il avait été marié à la chanteuse lyrique Caroline Casadesus, avec laquelle il avait créé un spectacle à succès et il avait pris en charge l'éducation musicale des enfants de celle-ci : le trompettiste Davis Enhco et le pianiste Thomas Enhco. Tous deux sont en train de devenir de brillants fleurons de la nouvelle génération du jazz français, et les héritiers du grand musicien trop tôt disparu.

Les Inrocks - musique

« Les dernières news

Février 2018
LMMJVSD
1234
567891011
1213141718
22232425
2627