Actu musique

15 décembre 2017

Club Jazzafip du vendredi 15 décembre 2017

Photo by Colin Anderson De 19h à 20h, ça jazz à fip ! Jane Villenet (du lundi au jeudi) et Charlotte Bibring (du vendredi au dimanche) reçoivent chaque soir un programmateur pour une émission où s’entremêlent tous les jazz, des grands standards aux artistes émergents.

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"American Epic", l'incroyable documentaire qui retrace l'histoire de la musique folk américaine

Bien terminer son jour de l’an, c’est important. Au soir du 1er janvier, vous vous installez confortablement devant Arte qui diffuse le “folkumentaire” American Epic – Aux racines de la musique populaire. Nous sommes donc en 2018, et à la fin vous vous dites : vivement les années 2220. A base d’images d’archives et d’interventions contemporaines, ce documentaire replonge dans la folle époque de la musique folk américaine des années 1920 (et un peu 1930). Une source intarissable d’histoires que chaque génération mérite d’entendre et dont la somme et la répétition commencent à ressembler à un mythe fondateur pour les USA.

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Le voyageur Serge Teyssot-Gay s'aventure "En milieu hostile" tout en restant "Debout dans les cordages"

Depuis vingt ans, Serge Teyssot-Gay voyage la guitare en bandoulière, à l’affût des contrées expérimentales, en duo, trio, en groupe ou en big band. En six cordes, il confronte des essences musicales, brosse des croquis inédits, défriche et invente des motifs musicaux protéiformes. Il navigue avec une team de prédilection, Marc Nammour au chant, Cyril Bilbeaud à la batterie, et des compères de passage.

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Jim James se prête une nouvelle fois au jeu des reprises sur "Tribute to 2"

En 2001, la disparition de George Harrison ne provoque pas la même onde de choc que celle de Lennon vingt ans plus tôt. L’éternel troisième homme des Beatles est mort dans son lit, trop tôt mais pas suffisamment pour embraser les cœurs, ni trop violemment pour les transpercer à vif. Chez Jim James, en revanche, l’émotion est si intense que le leader des Américains de My Morning Jacket se déleste e…

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François X fait état d'âme de son "Irregular Passion", son premier album

Ça commence avec le bruit de l’orage et se termine avec des bribes de voix “robotiques”. Entre les deux, en onze tracks, on enchaîne les ambiances tantôt enfumées, tantôt en clair-obscur, tantôt dystopiques – l’apocalypse, la mort, tout ça. Si ça vous dit quelque chose, c’est que le premier album de François X a ouvertement zyeuté du côté de Blade Runner (et ses replicants) pour élaborer cette succession de morceaux bien encadrés, mais comme livrés à eux-mêmes si on les observe individuellement.

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Le Renard parisien revient avec du neuf : "Kitsuné Afterwork, Vol. 1"

Label de musique et maison de prêt-à-porter, Kitsuné n’a cessé de se réinventer depuis sa création, il y a quinze ans. Et, bonne nouvelle, ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Succédant à la série Kitsuné America (défrichant la crème de la scène outre-Atlantique) et complétant Kitsuné Hot Stream (projet de découvertes musicales délivrant trois nouveaux singles par semaine), une toute nouvelle série de compilations vient de voir le jour avec Kitsuné Afterwork vol.1. Au programme : seize jeunes artistes r’n’b et hip-hop réunis sur pistes, après avoir été invités sur scène à l’occasion des soirées mensuelles du même nom.

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John Dwyer redonne vie à OCS avec le très beau "Memory of a Cut Off Head"

On a beaucoup croisé John Dwyer cette année sur la route des festivals, sans toujours pouvoir lui parler. Il est même arrivé que le type retourne furibard dans son van après un show impressionnant de puissance et de maîtrise, à cause d’un pépin scénique que lui seul était en mesure de percevoir. Que ce genre de sautes d’humeur fasse partie du caractère perfectionniste du bonhomme ou qu’il s’agisse de quelques signes de fatigue importe peu, le héraut du revival de la scène psychédélique californienne avait besoin de mettre un frein aux dérives stoner d’Oh Sees et de regarder dans le rétro pour toucher à nouveau du doigt l’essentiel.

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Quand Bruxelles part en vrille avec Lomepal et du boudin

Jeudi soir, Bruxelles, il pleut. Directement, on fonce à la Grand-Place, enfin juste à côté, à la singulière Galerie Horta, gardée à son entrée par une imposante statue de Schtroumpf. Sympa. À l’intérieur de ce large espace, de la musique s’échappe de l’une des pièces, ce qui évidemment attire pas mal de curieux. Avec PNL en fond, on découvre l’endroit, sombre mais cosy, surtout très intimiste. C’est ici que Lomepal et le flamand Zwangere Guy se succéderont pour deux lives (à revoir ici et là), avant que les DJ’s DC Salas et Issa Maïga ne prennent la suite.

#belgique #Bruxelles #Musée #MuséumMoof #Moof #Toons #Stroumph #Géant #GalerieHorta #BrusselUneFois

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Lomepal pour un tout premier show exclusivement acoustique

Il est un peu plus de 19h30 quand Lomepal se montre, affublé d'une polaire estampillée P&P et de petites lunettes rondes fumées. Un “Vous êtes chauds ce soir ?” à peine lancé que l’artiste calme le public en annonçant que le set de ce soir sera acoustique, un style notamment exploré sur la réédition de son album Flip. Après son concert, il nous confiera que c’était la première fois qu’il proposait ce format devant du public, déjà testé toutefois dans l’émission Foule Sentimentale sur France Inter. Il avouera aussi, que cet exercice de style lui plait beaucoup. Une piste pour la suite ?

Avec un guitariste (un clavier, celui de la formation Concrete Knives, entrera bientôt dans la danse), Lomepal commence son show avec Ray Liota. Comme à la Gaîté Lyrique, le public récite toutes les paroles par cœur et ne paraît pas troublé par l’exercice acoustique, qui pourrait sembler déroutant pour les fanatiques de rap. Le rappeur est à l’aise, prenant visiblement plaisir a pousser la chansonnette (plus que d’habitude) sur 70, Yeux disent, Club… Et il a une jolie voix ! La foule aime aussi, et se dandine doucement. Deux autres titres clôtureront cette première session, réussie, mais trop courte.

>> Aussi à lire : Avec Roméo Elvis, Camélia Jordana et Caballero en invités, Lomepal a enflammé la Gaité Lyrique <<

La fougue de celui qu’on nomme Zwangere Guy

La suite appartient à un MC d’ici – on a entendu plusieurs fois son nom résonner pendant le concert de Lomepal – le flamand (et polyglotte) Zwangere Guy. Autant vous prévenir cash, c’était le feu. Le bonhomme a fait le show, enchaînant ses bangers puissants, menés par un flow hybride et en plusieurs langues, accordant même une attention toute particulière à nous autres : “Pour vous les Français qui vous dites : qu’est-ce qui raconte ce putain de Flamand ? Voilà pour vous”. Bien vu !

À chaque fin de chanson, le même effet : le public crie et en redemande ; souhait exaucé. Le show – court aussi – redouble de puissance quand un autre rappeur vient l’épauler sur scène, et s’emballe littéralement quand une chanteuse (à la voix nasillarde façon Nicki Minaj) gagne les planches. Un dernier MC viendra compléter le tout. La foule est conquise, le job est fait.

25435254_10155930646949104_1753345434_o- ©Boris Görtz

Les concerts désormais terminés, c’est le concept Boudin Room qui prend le flambeau. Un nom de circonstance puisqu’il est effectivement question de charcuterie (des planches de boudin sont offertes à la dégustation), et de musique électronique. Un concept rigolo, que les DJ’s Issa Maïga puis DC Salas ont animé pendant de longues heures. La soirée se terminera en petit comité, tard.

25440661_10155930646999104_587639658_o.j ©Boris Görtz

La réédition de FLIP est disponible sur Apple Music. Zwangerschapsverlof, Vol. 3 de Zwangere Guy est aussi disponible sur Apple Music.

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[Vidéo] Charlotte Gainsbourg dévale une dune dans son nouveau clip pour &quot;Les Oxalis&quot;

Charlotte Gainsbourg enchaîne les clips de son dernier album, Rest, sorti mi-novembre. Après celui de Deadly Valentine, Rest, Ring-A-Ring O' Roses et Lying with you (où elle dévoilait la maison de son père), voici celui du morceau Les Oxalis, qu'elle a elle-même réalisé. La première partie, en noir et blanc, se focalise sur le passé, jusqu'à ce que la vidéo bascule en couleur et nous conduite sur ses pas, sur une dune qu'elle gravit avant de la dévaler.

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Club Jazzafip du lundi 11 décembre 2017

Didier Lockwwod - Photo de Joël Saget De 19h à 20h, ça jazz à fip ! Jane Villenet (du lundi au jeudi) et Charlotte Bibring (du vendredi au dimanche) reçoivent chaque soir un programmateur pour une émission où s’entremêlent tous les jazz, des grands standards aux artistes émergents.

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Le blues chamanique de Youri Defrance

Youri Defrance & Robin Vassy Après l'excellent album "Ongod", le bluesman des steppes dévoile le titre "Down Mississippi John" en prélude à son nouveau projet avec Robin Vassy.

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La saine &quot;Colère&quot; rock et autiste d'Astéréotypie

Depuis deux ans, c’est une chanson qui tourne beaucoup dans la tête de ceux qui l’ont entendue. Un genre de tube underground et intime qui correspond à une émotion : la colère. Une déferlante de rock électrique, entre raz-de-marée et ras-le-bol, pour énumérer les raisons de la colère – les contraintes, le regard des autres, les injonctions, le malaise – et peut-être s’en défaire, au moins le temps d’une chanson.

L’auteur et interprète de Colère s’appelle Stanislas. L’un des quatre chanteurs du collectif Astéréotypie. Tous sont autistes. Le groupe a été formé à partir de 2010 dans un Institut médico-éducatif (IME) de banlieue parisienne, après des ateliers d’écriture et de poésie animés par Christophe Lhuillier, éducateur spécialisé et musicien fan de rock indé. Christophe Lhuillier :

On a commencé avec 4-5 jeunes par des textes, pour faciliter l’expression. Puis j’ai sorti une guitare et j’ai commencé à mettre de la musique  sur leurs textes. Assez rapidement, ils ont écrit des textes que je n’attendais pas. Comme Le Cachet, sur le rapport au traitement médicamenteux. C’était très touchant, j’avais l’intuition que ce qu’ils disaient pouvait intéresser des tas de gens. Ce n’était pas destiné à devenir ce que c’est maintenant.

Depuis leur premier concert en 2011, le collectif a sorti un album confidentiel, et fait pas mal d’autres concerts, dont un au festival Sonic Protest, et une première partie de Moriarty à l’Olympia en 2015. Via deux de ses membres, Arthur et Eric, Moriarty soutient beaucoup Astéréotypie. En 2014, Arthur B. Gillette a réalisé une création radiophonique sur le projet, pour France Culture, à réécouter ci-dessous.

Puis Astéréotypie a signé sur Air Rytmo (le label créé par Moriarty) pour son second album, déjà enregistré, et dont la sortie est prévue pour mars 2018. L’album va s’appeler L’Energie positive des dieux. On l'a écouté, et on vous promet que ce sera un des grands disques de 2018, pour son énergie (post) rock et la force poétique de ses textes. Pour en savoir plus sur le projet et apporter un peu de son énergie positive aux dieux, c'est par ici que ça se passe.

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Okay, les premiers noms des Eurockéennes 2018 sont beaucoup trop chauds !

Le grand festival d’été planté sur la presqu’île du Malsaucy près de Belfort vient d'annoncer sa très belle programmation et quelques surprises. Cette année, le festival durera 4 jours du 5 au 9 juillet 2018. Comme chaque année, il verra défiler en son sein les plus importantes têtes d'affiches nationales et internationales. Et cette 30ème édition risque d'être mémorable.

Les premiers noms

On retrouvera donc l’ex Oasis Liam Gallagher, le groupe de rock américain Queens of the Stone Age, les deux rappeurs francophones qui ont fortement marqué l’année 2017 : le français Orelsan et le belge Damso, mais aussi les toulousains de Bigflo & Oli… Deux rappeurs américains dans des styles diamétralement opposés cette fois-ci avec Rick Ross et Macklemore, l'ambassadrice de la scène electro de Chicago avec The Black Madonna, l'ambiant de Cigarettes After Sex, l'icône Beth Ditto, la pop britannique de Texas, la réunion explosive des membres de Rage Against The Machine, Public Enemy, et Cypress Hill avec Prophets of Rage, mais aussi Alice In ChainsNine Inch NailAt the drive-in et Rilès. 

Pour sa 30ème édition le festival présente également deux nouveautés, Mouvements : un projet d’interstices chorégraphiques où une vingtaine de chorégraphe mettront à l'honneur la danse contemporaine dans différents sites du festival. Ainsi que le jeune artiste Saype, originaire de Belfort, qui pratique le land art, rendra un hommage à la ville et à son viver musical avec une fresque utilisant le cadre et les matériaux de la nature.

L'année passée, le festival avait affiché une grande affluence avec 130 000 festivaliers, en programmant Arcade Fire, Booba, PNL ou encore Iggy Pop. Cette année ne devrait également pas décevoir.

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Le duo pop de Nouvelle Frontière sort un clip à destination du public japonais avec &quot;L'archipel&quot;

Déjà repéré au festival des Inrocks, le duo de Nouvelle Frontière revient avec un nouveau clip pour leur titre hédoniste l'Archipel en guitare-voix, cette fois-ci et à destination du public japonais, puisque des sous-titres japonais sont intégrés à la vidéo. Ce clip fait suite à celui de Sous les palmiers, dont on vous parlez déjà ici.

Un premier EP prometteur est dors et déjà prévu début 2018, ainsi qu'une tournée de 25 dates en suivant. Quelques dates ont déjà été annoncées : le 25 janvier 2018 à la Maroquinerie (Paris) le 8 mars à la Laiterie (Strasbourg), le 21 mars à La Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), et le 23 mars au Ninkasi (Lyon).

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13 h de techno à Paris pour fêter le nouvel an

Cette année, votre réveillon du Nouvel An ne rimera pas avec galère. On vous a même trouvé le meilleur plan de la capitale. L'équipe du club Nuits Fauves prévoit un réveillon exceptionnel avec 13h de teuf géante, de 23h à midi le lendemain !

Le fameux club des bords de Seine accueillera pour l'occasion de grands noms de la scène techno européenne : le DJ français Paul Ritch (pour un set de près de 4h), mais aussi Marcel Fengel (résident du club mythique Berghain), le producteur anglais Benjamin Damage, et le vétéran de la techno Vincent Vidal.

Entrée 22 euros (billetterie en ligne). Plus d'infos sur l'évènement facebook..

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En écoute : Avec &quot;L'ivresse&quot;, Feu! Chatterton! annonce un très grand second album

Après un premier extrait enthousiasmant de leur nouvel album (à paraître le 9 mars chez Barclay), Feu! Chatterton est déjà de retour avec L'ivresse, un morceau qui rime à merveille avec les soûleries des fêtes de fin d'année.

Si l'on retrouve ici la voix si caractéristique du crooner Arthur Teboul, on doit bien avouer que ce nouveau titre surprend par sa saveur synthétique et éthérée, et annonce un très grand second album, plus mûr et moins maniéré. Impatience.

Réalisé par Benjamin Kühn, le clip met en scène une folle nuit d'ivresse dans la capitale, où les frasques du quintet sont ponctuées par une entêtante punchline "ça y'est voilà je suis raide" !

Feu! Chatterton vient également d'annoncer une tournée de concert en 2018, dont un passage à Paris (Bataclan) les 9 et 10 avril. Plus de dates ici. Mise en vente des billets dès 14h aujourd'hui.

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Dominique A frappera deux fois en 2018

Trois ans après Eléor, Dominique A a choisi de revenir en force (mais aussi en douceur) avec deux nouveaux albums aux tonalités très différentes qui devraient marquer le printemps puis l'automne 2018. Le premier, baptisé Toute latitude, prévu pour le 9 mars, donnera à entendre le chanteur entouré par un groupe, abordant des territoires électriques mais aussi électroniques, avec un véritable renouvellement de son écriture. Dans la profession de foi de ce premier volet, Dominique A explique que "C'est l'achat imprévu d'une boîte à rythme analogique, au son spécifique, qui a été déterminant : l'écriture des morceaux s'est articulée autour des rythmes élaborés sur cet instrument, dont le son colore finalement tout l'album." Deux batteurs ont toutefois été conviés dans le studio breton Near Deaf Experience, afin de combiner ces désirs d'électro avec une enveloppe charnelle très dense, qui palpite sur tout l'album et devrait remettre Dominique A dans la course des musiciens les plus inventifs de l'hexagone.

Le second disque, à paraître en octobre, s'intitule La Fragilité, et comme son nom l'indique il s'agit cette fois d'un album acoustique, enregistré en solo. Un double profil que le chanteur explique de cette façon : "Jusqu’alors, suivant les albums et les tournées, j’ai oscillé entre intimisme et maximalisme sonore, entre travaux solo et projets collectifs, les uns me renvoyant aux autres et se nourrissant mutuellement. Cette fois, par volonté de ne pas choisir, l’occasion m’a été donnée de jouer simultanément sur les deux tableaux. Comme si, enfin, les deux côtés d’une même pièce se rejoignaient." Les deux albums seront prétextes à deux séries de concerts également très différents. On retrouvera tout d'abord Dominique A en groupe, notamment les 14 et 15 avril à La Philharmonie de Paris, puis seul sur scène, empreint de cette "fragilité" qui lui sied toujours à merveille. Un premier extrait de Toute latitude sera révélé le 9 janvier.

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Le groove global de Chris Dave and The Drumhedz

Chris Dave Le batteur texan et son collectif sortent un chef-d'œuvre de fusion jazz, hip hop et groove sur le label Blue Note.

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Avec &quot;Revival&quot;, Eminem vient sans doute de sortir le pire album de sa carrière

Ces dernières années, Eminem a très peu excité les passionnés de rap – ceci est un euphémisme -, les seules exceptions à ce déprimant constat, Marshall Mathers LP 2 et le fameux freestyle anti-Trump, n'atteignant pas non plus le nirvana. L’idée qu’un album digne de ce nom émerge entre les mains de l’Américain commençait ainsi à sérieusement se dissoudre dans l’air ambiant. L’arrivée de Revival avant les fêtes était donc censée remédier à ce problème. Pas de chance : la presse internationale, voire une bonne partie du public, semblait déjà prête à lui tomber dessus depuis la sortie en éclaireur de Walk On Water, aux côtés de Beyoncé. Radical, le site américain The 405 considère même qu'il s'agit là du pire album de sa carrière…

Lourdingue et incohérent

Pour juger Revival, il faut donc savoir prendre un peu de recul, ne pas céder à la colère générale (ce qui n’est pas toujours facile) et comprendre les intentions d’un Eminem visiblement à la recherche d'une nouvelle identité. De Walk On Water à Arose, le MC souhaite ici s’ouvrir à d’autres univers, entamer des collaborations surprenantes (Ed Sheeran, Pink, Skylar Grey) et réunir tout le monde, les amateurs de rap comme ceux qui n’en écoutent pas. Pourquoi pas. Le problème, au fond, c’est qu’il se laisse griser par une ambition pop mal maitrisée, ajoute des sons qui alourdissent le propos et entrainent l’album sur des chemins confus. D’autant que Revival ne fait pas dans la concision : dix-neuf titres, 77 minutes, c’est long. Trop long. Et on finit logiquement par se perdre dans ce lot d’intentions incohérentes.

Eminem contre Donald Trump

En s’attaquant aussi frontalement à Donald Trump, à l’extrême-droite américaine et à cette bourgeoisie blanche qu’il méprise, Eminem avait pourtant tout pour livrer son album le plus abrasif, le plus intransigeant. Là encore, c’est raté : ce n’est bien sûr pas une surprise, mais Revival ne se mesure pas du tout aux chefs-d’œuvre que sont The Marshall Mathers LP ou The Eminem Show, à leur noirceur, leur intimité et leur dérision. À regret, on le rangera plutôt dans la catégorie des disques boursouflés du bonhomme (type Relapse), tant Slim Shady, que ce soit dans son flow ou ses choix de production, ne surprend jamais. On espérait une bête féroce et captivante qui se réveille. On a le droit à un mec de 45 ans sans doute un peu dépassé par ce qui se joue actuellement et qui n’a pas malheureusement pas les armes pour lutter face à la fougue d’artistes tels que Kendrick Lamar (moins frontal, plus introspectif dans sa façon de s’attaquer au gouvernement américain) Vince Staples ou même Jay-Z, toujours fringant malgré ses 48 printemps.

Un album pop

À l'évidence, Eminem a simplement enregistré là un album pop. C'était peut-être son intention (à l'heure où l'on écrit ces lignes, l'Américain n'a pas encore donné d'interview) et ça n’a rien d’un problème en soit : après tout, quel meilleur moyen pour faire passer un message que de le rendre suffisamment lisible aux oreilles de tous? Parfois, le rappeur atteint d’ailleurs son but : Nowhere Fast ou Offended, peut-être le titre plus étrange et donc le plus courageux, sont en soit des pop-songs de bonne facture. Mais l’on est en droit d’espérer autre chose d’un artiste qui se voulait autrefois un contrepoids à la culture pop américaine, un homme qui semblait prendre un malin plaisir à en exploiter l’hypocrisie et qui le faisait merveilleusement bien. On est en droit également d’espérer autre chose des producteurs, et notamment de Rick Rubin ou d’Alex da Kid, dont les cinq titres produits ici paraissent extrêmement lisses, si ce n’est complètement  fades.

Qu’ils se rassurent, le problème est global : qu'il sample I Love Rock 'n' Roll de Joan Jett and the Blackhearts sur Remind Me, Zombie des Cranberries sur In Your Head ou Earache My Eye de Cheech and Chong sur Untouchable, Eminem se plante à chaque fois et ne parvient pas à renouer avec la magie d’un Sing For The Moment. Pire, il noie son propos derrière des beats sans saveur. À l’image de Like Home (en duo avec Alicia Keys) où il compare Trump à Hitler de la façon la plus banale qui soit, sans que la production ne vienne appuyer le geste. Signe que ce neuvième album solo ressemble finalement à ce que l’on redoutait : une succession de titres qui laissent perplexe et qui, malgré une communication savamment maitrisée, témoignent d’une sérieuse crise d’inspiration.

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Tremblez, Lollapalooza Paris vient d'annoncer les 37 premiers noms de l'édition 2018

Après une folle première édition (en compagnie de Lana Del Rey et The Weeknd), le festival Lollapalooza Paris vient de révéler une longue liste d'artistes, 37 précisément, à en faire pâlir ses concurrents. La seconde édition de Lollapalooza Paris se tiendra les 21 et 22 juillet prochains à l'hippodrome de Longchamp. Roulements de tambour….

En tête d'affiche, on retrouvera les anglais Depeche Mode et Gorillaz, mais aussi The Killers et le rappeur américain Travis Scott. Les préventes des pass 2 jours sont disponibles ici.

Sur 4 scènes différentes, se distingueront : Noel Gallagher, qui viendra présenter son troisième album solo en compagnie de ses High Flying Birds, mais aussi Kasabian, Years & Years, Black Rebel Motorcycle Club, Diplo, Stereophonics, Paul Kalkbrenner, Portugal The Man…

Et ce n'est pas tout. L'affiche promet de réunir les illustres frenchy : Nekfeu, The Blaze, Vald et BB Brunes !  Découvrez l'affiche au complet sur le post facebook ci-dessus.

Plus qu'un festival de musique : Lolla Chef, Kidzpalooza et Lolla Planet

Si il fallait encore un argument pour vous convaincre, sachez que Lollapalooza n'oubliera pas non plus les kids, avec un espace et une scène dédiée aux enfants : Kidzpalooza, réalisée en collaboration avec Pedro Winter et l’équipe de Stereokids.

Et côté food, on ne vous laissera pas avaler un infâme sandwich à la tartiflette ! Lolla Chef promet un espace dédié aux fins gourmets et aux grosses faims, confié à la star des cuistots Jean Imbert qui prévoit "des plats modernes, créatifs et accessibles à tous".

Enfin Lolla Planète inaugurera un espace dédié au développement durable et "à la sensibilisation aux problématiques environnementales" en collaboration avec Greenpeace, WWF et le Label Emmaüs.

Si vous voulez faire plaisir à votre famille ou à vos amis pour Noël, sachez que le pass deux jours est d'ores et déjà en vente sur le site www.LollaParis.com au prix de 149 €.

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Décembre 2017
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