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23 novembre 2017

Rencontre avec James Holden, le gourou de la musique électronique

James Holden est assis en tailleur, impassible et concentré. Chef d'orchestre un peu particulier, à l'épicentre de cette expérimentation sonore où les pupitres imaginaires laissent place à l'improvisation. Autour de lui, la profusion. Ses acolytes, dont Etienne Jaumet (Zombie Zombie) au saxophone et Tom Page (Rocketnumbernine) à la batterie, l'accompagnent dans cette transe chamanique aux influences plurielles : jazz, synthétique et krautrock. Dans la chapelle des Trinitaires de Metz, un ancien couvent carmélite aujourd'hui consacré à la musique alternative et investi pour l'occasion par le festival Musiques Volantes, l'ambiance est à point. Nous sommes au premier rang. Les réactions sont contrastées, voir carrément extrêmes. Des postures statiques accompagnées par de subtils balancements hypnotiques aux danses décomplexés, portant l'entrain des libérations digne des abords d'un feu de joie.

james-holden-the-animal-spirits-1.jpg Crédit : Remy Canteloup

Changement de cap

Il faut dire que cette demi-mesure, l'Anglais ne la connait pas non plus. Après une formation classique et une carrière en solo ponctuée par des productions toujours singulières, le soundmaker rempile, cette fois-ci accompagné par sa troupe The Animal Spirits qui comprend entre autres Etienne Jaumet,Tom Page et le percussionniste Lascelle Gordon, il enregistre un album éponyme en une seule prise dans le studio de son label à Londres. Avant son passage sur scène, on s'était donc donné rendez-vous pour essayé de comprendre un peu plus son univers habité par Don Cherry et marqué par l'influence de la musique gnawa.

James Holden vient de finir ses balances, il s'avance timidement tout en se roulant une cigarette. Sous ses cheveux tombants et son manteau trop grand pour lui, l'anglais trimbale une candeur céleste, parle avec une réserve à la fois bienveillante et typique de la politesse anglaise et de leurs "shall we".Entretien.

Vous venez d'arriver ?

Nous venons d'arriver et de faire les balances, mais nous avons eu le temps de visiter cet endroit particulier, ces caves… En plus je lis Le Jeu des Perles de Verre d'Hermann Hesse en ce moment, donc cette l'atmosphère me plaît.

Est-ce que tu choisis des endroits spécifiques pour jouer ?

Nous réfléchissons toujours à ce qui pourrait être bon, surtout parce que je viens d’un autre monde, je fais vraiment des choix spécifiques dans toutes les offres. On aurait été terribles en club avec ce projet-là par exemple. Ici, le site est assez géant et approprié, j’ai fait un tour, ça a l’air très sympa. Etienne m’a dit qu’il avait déjà joué plusieurs fois ici.

Comment as-tu rencontré Etienne Jaumet ?

Je l’ai rencontré en 2010, quelque chose comme ça. Je crois que je lui ai envoyé un email pour un remix et la semaine d’après il jouait à Londres donc on s'y est vus.

Tu vis toujours à Londres ?

Oui, j’habite à l’ouest de Londres, dans l’ancien quartier où il y avait la BBC. Depuis 10 ans, Londres s’est beaucoup embourgeoisé et maintenant l’endroit est un peu plus bobo. Mais je suis resté, de toute façon ma maison est beaucoup trop en bordel pour pouvoir être vendue donc je dois rester (rires). J’ai aussi mon studio à Londres, là où nous avons enregistré l’album. Le studio est pas hyper grand, mais on a eu de la chance. Un jour ma copine a baladé mon chien, et en passant dans une rue où elle ne passe d’habitude jamais, elle a vu un bâtiment à vendre. Vu que le bâtiment était vendu par une seule compagnie qui voulait vendre rapidement l’endroit, on a proposé la moitié du prix et on a pu l’avoir. On y a aussi installé les bureaux du label, Border Community. Ce n’est pas très grand mais on a pu enregistrer à huit dans une pièce pendant une dizaine de jours… C’était très sympa. C’était assez rapide, mais on ne pouvait pas rassembler tout le monde à un seul endroit pendant plus de temps.

Tu as toujours été seul, cela doit être particulier de passer à un groupe.

Oui, durant 20 ans, c'était juste moi et les machines, à devenir fou. C’est beaucoup plus fun avec un groupe, et je me sens mieux car les autres sont aussi investis, et ça provoque une émulation et de l’inspiration.

Tu écris les chansons et ensuite les montres aux autres ? Comment fonctionnes-tu ?

J’écris la colonne vertébrale des chansons. Je parle avec les musiciens ensuite à propos des accords et de la mélodie, on les décortique et les retourne dans tous les sens et les développe de cette façon. Lorsqu’on joue ensemble, ils savent juste instinctivement ce qu’ils doivent faire de façon très naturelle, en particulier avec Etienne et Tom, car nous avons beaucoup joué ensemble. On sait instinctivement lorsque l’un de nous va faire quelque chose.

Comment cela se passe en live ?

On a déjà fait quelques shows en Italie et en Ecosse. Les parties que j’ai sur mon ordinateur ne sont pas figées. La forme des chansons change, cela dépend comment tu ressens l’énergie dans la salle. Tous les soirs sont différents et amènent des changements. Dans un sens c’est presque dommage d’avoir enregistré l’album avant la tournée. Cela aurait pu être très différent. J’aime cela, parce que l’album est vraiment pur et frais, cela s’entend, et je le voulais comme ça.

Normalement dans la musique électronique, tu places tes notes dans une grille et puis tu appuies sur "play", mais je préfère tourner des mélodies dans n’importe quel sens, les faire sonner comme de la musique africaine, quelque chose qui se répète mais qui n’est jamais vraiment identique. Ils ont trente minutes de chansons et ne la répètent jamais, c’est juste un riff, les mouvements et les versions diffèrent.

Comme à l’origine de la musique électronique, plus expérimentale.

Oui, même l’acid house à l'origine était de l’improvisation. C’est seulement quand les ordinateurs sont entrés que tout le monde a arrêté de jouer et de composer. Il y a une différence entre un joueur et un compositeur. Je pense que c'est vraiment une idée très importante de la musique et du message politique qu'on veut faire passer. Que ce soit en musique, dans les films, ou n'importe quoi. Si vous passez un mois à éditer finement un projet, alors il n'y a rien d'impressionnant. Alors oui, c'est beaucoup de travail, mais ça ne me touche pas, ça ne dit rien de particulier, ce n'est pas humain. Comme lorsque  j’ai démarré par la musique classique. C’est rare que de la musique classique t’hypnotise vraiment de la façon dont la musique africaine, la musique électronique ou le jazz le peuvent.. L'orchestre est une puissance si bourgeoise, l’idée que quelqu’un soit si important pour rassembler tout ce monde et décider précisément ce qu’ils vont jouer. Quand vous parlez à des musiciens aussi doués, si je leur disais quoi jouer, ce serait un tel gâchis ! (rires). Je déteste vraiment la structure. J'aime les chansons de jazz spirituel par exemple. Si j'aime bien le riff,  essayons, je ne sais pas, mille possibilités sur ce riff. C'est juste mon genre de musique préférée, ça l'a toujours été.

Comment as-tu décidé de ce projet et de cette direction?

Après la tournée de The Inheritors, je savais que je voulais que Tom soit impliqué là dedans, l’idée m’était venu de mon expérience avec des musiciens marocains, c’était très révélateur. La façon dont ils improvisent, dont ils ont une structure et jouent autour d’elle, c’est cela qui m’a donné l’idée. Lucas m’a donné d’autres idées qui faisaient sens avec le projet. Inheritors était assez sombre et intense, je voulais faire quelque chose de plus ouvert et d’honnête, d’un peu naïf et positif d’une certaine façon, car c’est ce dont le monde a besoin (rires). De mélanger des influences qui ne vont pas forcement ensemble, et des cultures en dehors de l’Europe, et rassembler tout ça dans un album. Cela a juste fait sens, et les chansons sont apparues juste un mois après cela.

Tu parles de ton projet avec Floating Points au Maroc?

Oui, un couple a eu le financement et a booké une résidence pour Floating Points, Vessel, Biosphère et moi. J’ai failli dire non en plus, j’étais vraiment hyper occupé à ce moment là.

Qu’est-ce que tu peux me dire sur la culture gnawa ?

Les Gnawas ne sont pas vraiment dans un seul pays, c’est plus un peuple au nord de l’Afrique, ils jouent et font des festivals de musique et tout le monde danse, mais l’objectif principal de ça c’est la cérémonie religieuse, Lila. Ça se passe généralement chez quelqu’un, dans une petite pièce, c’est très intense. Ils sacrifient des animaux et jouent toute la nuit jusqu’au lever du jour. C’est très intense… IIs jouent très fort, avec cinq ou six personnes aux percus, c’est comme se tenir devant les enceintes d'un show de Jeff Mills, c’est de la pure énergie et cette combinaison hypnotique plonge les adeptes dans des transes.

Est-ce que tu es croyant ?

J’aimerais, la vie serait beaucoup plus facile ! Mais non, nous devons comprendre ce monde, même sans Dieu. Je crois totalement en la science et ses limites ou au fait de traiter l’humain et les animaux comme égaux. Mais c’est de l’instruction, pas de la religion. Et depuis que j’ai arrêté d’être un DJ ma vie a changé, et la façon dont je regarde les choses également. Dans la forêt, en regardant les arbres. Ça semble vraiment hippie dans un sens, mais je ne fais pas des câlins aux arbres hein, les arbres sont des images du temps qui passe à travers leurs marques, leurs cicatrices…

D'où la pochette de l’album ?

C’est venu d’une conversation avec ma partenaire, Gemma (ndlr, Gemma Sheppard) sans laquelle rien ne serait arrivé. Ça m’a donné la confiance d’essayer de faire quelque chose d’inconfortable comme ça. Gemma a eu l’idée, on a rencontré Luke Habits, un photographe, et on est partis en forêt près de Norwich à trois heures de Londres, et on a marché jusqu’à ce qu’on trouve le bon arbre.

the-animal-spirits.jpg Cover album James Holden & The Animal Spirits

Maintenant que tu as 38 ans, est-ce que tu as vu des changements dans la musique ?

Oui, en particulier dans la musique électronique. J’ai commencé à voir des choses revenir à la mode. Quand j’ai commencé, c’était avant internet, et la première fois que je suis allée en rave, ils jouaient de la musique de Détroit et Chicago, et j’ai trouvé ça dingue. Je n’avais jamais rien entendu de tel. Donc mon idée c’était, en musique électronique tout est nouveau et après quinze ans, tout cela s’essouffle un peu. Et aussi, lorsque tu es en club tous les weekends avec des gens qui fuient la réalité, peut-être que tu te perds un peu toi-même, c’est assez psychologiquement étrange d’être un dj, tout seul. J’ai énormément travaillé cela et j’ai fait de mon mieux, mais d’un coté je sens que je suis allé au bout de ce process. C’était très drôle de voir les gens danser sur du jazz ou de la musique seventies ou n’importe quoi hein, mais disons que j’en vois les limites, Je me sens plus inspiré pour écrire beaucoup d’albums maintenant.

L'album s'écoute ici, James Holden & The Animal Spirits seront de passage une dernière fois en France au festival BBMIX à Paris ce weekend.

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Le Mali, C'est Magnifip !

Le village de Terely au Mali / Getty A l'occasion de l'exposition "Mali Twist" à Paris, la partition de FIP navigue sur les traces des influences de la musique malienne.

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Booba vient d’annoncer un concert exceptionnel dans la plus grande salle de France

On avait déjà, bien ancré dans notre viseur, la date butoir du 15 décembre prochain. Moment choisi par le Duc pour lâcher son tout dernier album, Trône, du même nom que son siège favori. Mais comme B2O ne fait décidément rien comme les autres, il vient d’annoncer qu’il serait de retour sur ses terres – le 92 – pour un show qui s’annonce juste fou, à la fin de l’année prochaine.

SAMEDI 13 OCTOBRE 2018 À 19H BOOBA EN CONCERT UNIQUE AU “U ARENA” - NANTERRE / PARIS / LA DÉFENSE (92). Mise en vente des billets le MERCREDI 29 NOVEMBRE 2017. #plusgrandesalledEurope #40000spectateurs #TRŌNE #92 #piratessereconnaîtrons ????

Une publication partagée par KOPP92i In üs we trust (@boobaofficial) le 23 Nov. 2017 à 7h30 PST

Le retour au bercail est prévu pour le samedi 13 octobre 2018, dans l’immense (et toute neuve) U Arena, la plus grande salle de France, pouvant contenir jusqu’à 40 000 personnes. S’il y en a qui doute quant à sa capacité de réunir autant de monde, on vous rappelle juste que l’artiste affiche dans son palmarès 3 Zénith et 2 Bercy, évidemment complet.

Les places seront mises en vente dès le mercredi 29 novembre 2017. Ne ratez pas votre coup. Et pour vous faire une idée de ce à quoi pourrait ressembler ce prochain show, on vous propose de relire comment Booba retournait les Eurockéennes de Belfort.

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Moha La Squale toujours aussi puissant dans ce gros freestyle

Quand La Squale balance un nouveau freestyle, le constat est toujours le même : c’est ultra lourd et surtout, c'est authentique. Ce coup-ci, c’est pour le site Booska-p que le rappeur du 20e s’est employé.

Pour ce freestyle intitulé Booska Squale #1 (et qui donc, en appelle d’autres ?), l’on est plongé en plein dans le quartier de Moha, La Banane, en la compagnie du “Gang de la Nane-Ba”, comme lâche le MC. Une phrase, comme à l’accoutumée, noyée dans un ensemble de punchlines toutes plus puissantes les unes que les autres.

Rappelons aussi que chaque dimanche, Moha La Squale publie un freestyle inédit sur ses réseaux. On vous donne donc rendez-vous dimanche prochain, sur son Facebook, ou bien sur sa toute neuve chaîne YouTube.

>> Aussi à lire : Votre nouveau rappeur préféré s'appelle Moha La Squale <<

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Plongée à New York avec Katerine pour le “Tonight Show” de Jimmy Fallon

Quelques jours après son passage au Jimmy Fallon Show, et alors que sort la version en anglais du déjà culte Philippe Katerine, retour sur le périple du Vendéen vers la Grosse Pomme. Un reportage signé Edie Blanchard. Et pour lire notre article c'est par ici.

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L'interview &quot;Dernières fois&quot; de Camélia Jordana

Sa dernière déception, sa dernière leçon, son dernier concert… Camélia Jordana nous raconte ses dernières fois avant de la retrouver au festival des Inrocks ce week end ! Si vous n'avez pas encore réservé vos places pour son concert c'est ici : http://bit.ly/2zg3zIs

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Mac DeMarco chez Colors, pour une version acoustique de &quot;Still Beating&quot;

Parfois un peu branleur sur les bords, notamment sur scène, Mac DeMarco sait aussi faire le songwriter à l'ancienne. Il le prouve encore une fois sur cette vidéo d'une session acoustique enregistrée pour le média Colors. Seul avec sa guitare sèche en main, assis au milieu d’une pièce à la teinte aigue-marine, l’excentrique chanteur nous gratifie d’une version acoustique de Still Beating, l’une des chansons de son dernier album This Old Dog, paru en dernier. On vous laisse apprécier.

This Old Dog est d’ailleurs toujours disponible sur Apple Music.

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Le trio irlandais All The Luck In The World va vous tenir chaud avec son dernier clip &quot;Landmarks&quot;

All The Luck In The World, est un trio irlandais réunissant les songwriters Neil Foot, Ben Connolly et Kelvin Barr. Basés à Berlin, ils mélangent harmonieusement folk feutrée et pop boisée, une musique intime et qui vous tiendra au chaud tout l'hiver.

Forts du succès de leur premier album éponyme remarqué par leur fameux single Never) les voilà de retour avec un tout nouveau clip Landmarks, extrait de leur second album A Blind Arcade qui sortira le 23 février prochain. Réalisé par le groupe et Roughcast, la vidéo nous enveloppe de rayons de soleil si précieux en cette saison automnale et de feuilles aux couleurs flamboyantes.

Pour ce nouveau disque, le trio a créé de toute pièces ses propres instruments, en s'aidant de samples de sons organiques. Pour s'isoler de l'agitation citadine, Neil, Ben et Kelvin ont même transformé en studio d'enregistrement une cabane, située dans la campagne irlandaise. A Blind Arcade s'annonce comme un répertoire de chansons contant des histoires fantasmées de leurs longues après-midis passées sur leurs terres natales.

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&quot;Blind&quot; : le retour d’Heartstreets avec Kaytranada

Dans le salon, une sorte de reproduction de Caspar David Friedrich est accrochée au mur. Un horizon figé en dessous duquel trois jeunes hommes avachis sur un canapé contemplent le vide en fumant des cigarettes. “Blind c’est l’aveuglement, celui qui t’empêche de porter intérêt à ce qui se passe autour de toi”, explique Emma. L’un des jeunes hommes se lève finalement, se rase les cheveux et monte sur un étalon noir. Progressivement, il troque les buildings de Montréal pour les grandes plaines québécoises. “Dans cette passivité, il y a une forme de fuite dans laquelle on se réfugie au quotidien”, poursuit Gabrielle. Elle parle de l’inaction face aux drames liés à l’actualité qui défilent tous les jours sur Facebook mais aussi face à soi-même et la peur de réaliser ses propres ambitions.

Avant leur collaboration avec Kaytranada, le duo a commencé par des sonorités complètement différentes. Lorsque Radio Nova les découvre pendant l’été 2013, c’est sur un beat reggae avec leur titre Keep it Together qui passe en boucle sur les ondes. Le premier couplet démarre avec Emma, elle rappe avec son flow old school qui rappelle celui de Lauryn Hill, avant d’être rejoint par la voix soul et puissante de Gabrielle. Au moment du refrain leurs deux styles se superposent et le duo prend tout son sens. Puis, elles réalisent leur premier EP : You and I. Plus question de reggae, les instrumentales sont électro mais la recette reste inchangée : “Heartstreets c’est la fusion de nos deux voix peu importe le rythme qui l’accompagne”, concluent les filles.

“Au début on a commencé par chanter du Christina Aguilera dans le bus scolaire”, raconte Emma en riant. La rencontre artistique précoce du duo donne un début d’explication à l’osmose de leur voix, mais au-delà de leur connivence, c’est aussi leur bienveillance à l’égard des autres qui les lie et transparaît dans leurs morceaux. Si Blind parle de l’inaction face à la souffrance des autres, le titre Under My Skin dans leur précédent EP, prône l’acceptation du corps. I feel great under my skin / I don't care if you don't like me, cause… I love myself ! souligne le refrain. Un morceau qu’elles ont écrit pour le Blue Met's, dans le cadre d’un projet qui vient en aide aux jeunes femmes qui souffrent de troubles de l’alimentation comme l’anorexie.

L'EP You & I est disponible sur Apple Music ; le single Blind, est également disponible sur Apple Music.

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Joan As Police Woman, toujours aussi captivante dans son dernier clip &quot;Warning Bell&quot;

C'est probablement en revenant d'un rendez-vous galant, un bouquet de fleurs à la main, que Joan As Police Woman a eu l'idée de composer Warning Bell ; une chanson qui évoque, avec beaucoup de douceur et de sagesse, les signes de danger qui s'agitent devant nos yeux aveugles et énamourés, tels une sonnette d'alarme ("warning bell"). Ces fameux signes qui préviennent de la fin d'un amour ou de la crapulerie d'un amant… et qu'on ne veut pas voir.

Premier extrait de son cinquième album Damned Devotion, dont la sortie est prévue le 9 février prochain, le morceau Warning Bell développe une mélodie douce et feutrée. La panthère soul revient à cette fidèle mélancolie nocturne, la même qui agitait déjà ses deux premiers albums Real Live et To Survive. 

Violoniste de formation, la songwriteuse new-yorkaise a collaboré avec de nombreux artistes au cours de sa carrière, notamment Rufus Wainwright, et Antony & The Johnsons, avant de se lancer dans une carrière solo en 2006.

En concert le 3 avril à la Maroquinerie (Paris) pour une PIAS NITES (infos à venir). Le 2 avril au Botanique de Bruxelles (Belgique), et le 5 avril au Fri-son de Fribourg (Suisse).

Album Damned Devotion prévu le 9 février chez PIAS. Précommande disponible sur Apple Music.

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Girl Ray nous offre “(I Wish I Were Giving You A Gift) This Christmas”, sa chanson des fêtes

Au moment de clôturer notre interview de septembre dernier (l'une des seules en France, avec leur passage à France Inter), les filles nous annonçaient déjà qu’un nouveau titre arriverait à Noël. C’est désormais chose faite. Le trio vient de partager aujourd’hui (I Wish I Were Giving You A Gift) This Christmas, une chouette balade, à paraître en format vinyle dès le 8 décembre prochain, toujours via Moshi Moshi.

Pour ce nouveau titre, Poppy, Iris et Sophie, mêlent à la perfection les codes des chansons du genre (claquement de petits grelots et autres chœurs d’enfants), à leur pop (toujours) aussi entraînante et intime, encore menée par la voix de velours et le songwritting de Poppy.

>> Aussi à lire : Vous allez craquer pour la pop juvénile et intime de Girl Ray <<

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, Girl Ray à aussi annoncé de nouvelles dates de concerts, qui se dérouleront en 2018, (malheureusement) exclusivement en Angleterre. Toutes ces dates sont à retrouver sur leur page Facebook officielle.

Leur album Earl Grey, paru chez Moshi Moshi, est toujours disponible sur Apple Music, tout comme cette dernière chanson, elle aussi disponible via Apple Music.

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Greta Gerwig a écrit une lettre amusante à Justin Timberlake, idole de son adolescence

Invitée sur le plateau du Late Night présenté par Seth Meyers, Greta Gerwig (remarquée dans Damsels in Distress, Frances Ha…) a expliqué avoir personnellement rédigé des lettres à différents artistes (Justin Timberlake, Alanis Morissette et Dave Matthews) afin de pouvoir utiliser certains de leurs morceaux dans son premier film en tant que réalisatrice, Lady Bird, qui sortira en 2018. Greta Gerwig a donc adressé une lettre à Justin Timberlake afin de lui demander l'autorisation d'utiliser Cry Me a River. 

Le passage se regarde ci-dessous :

Le début de la lettre commence d'une façon assez comique, dont la réalisatrice blague elle-même :

«Cher Justin Timberlake,

Que dire d'autre ? Vous êtes Justin Timberlake. Vous étiez la bande son de mon adolescence. Votre apogée correspond totalement à mon passage étrange à la puberté. Je ne serai peut-être pas vraiment une adulte sans vous.»

On peut lire l'explication et le détail de la scène comprenant la chanson dans la suite de la lettre :

"Cry Me A River est un titre à la fois sensuel, maussade et contagieux- l'équivalent de Gimme Shelter pour les kids de la fin des années 60. C'est une chanson qui nous fait directement nous sentir cool et sexy. Elle transmet le cool. La chanson démarrerait lorsque l’héroïne du film, Lady Bird, se rend à une fête organisée par la fille la plus populaire de l'école. Lady Bird essaye de séduire l'objet de ses convoitises, Kyle, un garçon avec une assurance propre à celle des adolescents. Elle le voit lire au bord de l'eau, et elle réalise son rêve lorsqu'ils s'embrassent. La chanson jouerait en fond tandis que l'atmosphère devient hot dans la cabine de bronzage, que la fille populaire possède chez elle, bien évidemment." 

L'intégralité de la lettre se lit ci-dessous :

1227334.jpg Copie d'écran

Dans sa lettre à Alanis Morissette, Greta décrit le moment où son titre Hand in My Pocket serait utilisé dans le film, précisant être une fan de la chanteuse depuis toujours. "La toute première cassette que j'ai acheté était Jagged Little Pill", précise-t'elle. "J'écoutais Perfect en boucle dans ma chambre, en apprenant les paroles. Je me rappelle amener la même cassette à une soirée pyjama où nous jouions nos morceaux préférés. J'ai joué Hand in my Pocket parce que ma mère m'a dit que Perfect serait peut-être trop obscure pour soirée pyjama d'une classe de sixième."

Des déclarations drôle et intimes qui ont touché les artistes puisque tous  ont accepté que leurs chansons apparaissent dans le film Lady Bird , une tendre comédie sur le passage à l'âge adulte d'une ado grandissant à Sacramento et qui cherche à s'extirper de sa petite contrée. Pour voir la bande-annonce, c'est ici.

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Björk annonce sa participation au We Love Green 2018 ! 

À la veille de la sortie de Utopia, son prochain album à paraître sur son label de cœur, One Little Indian, Björk, l’une des artistes les plus modernes de notre époque, vient d’annoncer une super nouvelle à tous ses fans français. L’Islandaise fera partie du casting de la prochaine édition du festival écoresponsable We Love Green, comme ce dernier vient de le confirmer. La chanteuse est attendue le 3 juin 2018 du côté du bois de Vincennes.

Ce n’est pas un hasard si le festival à lancé la programmation de sa 7e édition, dégoupillant en premier le nom de Björk. Qui de mieux que l’artiste pour autant représenter le souci écologique, cheval de bataille de toujours, des organisateurs du festival ?

Une occasion à ne manquer sous prétexte, car, jusqu’ici, aucune autre date française n’a encore été communiquée. C’est donc la seule occasion que vous aurez de voir le tout nouveau show de la chanteuse. Tenez-vous prêts : les Pass 2 Jours et les billets jour seront mis en vente à partir mercredi 29 novembre.

Utopia est disponible en précommande via Apple Music.

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