Actu musique

22 novembre 2017

Arrêtez tout : Pharrell Williams vient de lâcher la date de sortie de l’album de N.E.R.D

Il y a peu, Pharrell Williams partageait un deuxième extrait de son album à paraître, Rollinem 7’s, une bombe, où le maestro et ses compères (Chad Hugo et Shay Hayley) s’associaient au grand André 3000. Une chanson qui faisait suite à un premier titre, Lemon, où c'était cette fois Rihanna qui s’affichait aux côtés des auteurs de She Wants to Move. Deux noms, tout aussi prestigieux que ceux qu’on vous dévoilait, lorsqu’on partageait la playlist complète de No One Ever Really Dies, à défaut d’annoncer une date de sortie…

Mais, ça y est ! On sait enfin que le dernier album de N.E.R.D sortira le 15 décembre . C’est Pharrell Williams en personne qui a partagé la nouvelle via une photo postée sur son compte Instagram – qui en moins de trois heures, a déjà réuni presque 70 000 likes. Désormais, il ne nous reste plus qu’à attendre le plus patiemment possible…

NO_ONE EVER REALLY DIES.  DECEMBER 15

Une publication partagée par Pharrell Williams (@pharrell) le 22 Nov. 2017 à 5h00 PST

Les Inrocks - musique

Bon Gamin se dévoilent dans notre nouvelle série "Dernières fois"

A l'occasion des Inrocks festival qui se tiendra du jeudi 23 au dimanche 26 novembre inclus à la Gaité Lyrique et au Casino de Paris, nous lançons les interviews "Dernières fois".

Dernier coup de gueule ? Dernier film visionné ? Ichon, Loveni et Myth Sizer, le trio derrière Bon Gamin, nous dit tout !

Les Inrocks - musique

Post Malone et 21 Savage rejouent Kill Bill dans le clip de "Rockstar"

Ça y est, le tube Rockstar (en tête du Billboard Hot 100 depuis maintenant 6 semaines consécutives) du rappeur de Syracuse est enfin doté d’un clip.

Dans cette vidéo réalisée par Emil Nava, on voit Posty, costume blanc et sabre de samouraï en main, se défaire d’une horde d’assaillants, avec la même aisance qu’Uma Thurman dans les scènes les plus chargées en hémoglobine de Kill Bill. Presque 4 minutes de castagne, à la fin desquelles les deux rappeurs finissent littéralement couverts de sang.

Le prochain album de Post Malone, Beerbongs & Bentleys, est prévu pour le 1er décembre prochain. En attendant, vous pouvez toujours vous procurer le single Rockstar, via Apple Music.

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Selon une étude, il y aurait de moins en moins de chansons tristes

Comme le souffle cet extrait de la chanson de Cohen, “l'accord mineur tombe et le majeur monte ”, l'esprit collectif voudrait que les accords mineurs soient associés à des chansons tristes, tandis que les accords majeurs le soient à des titres plus joyeux. Une idée générale sur la musique qu’une bande de chercheurs affiliés à l'Université de l'Indiana à Bloomington (États Unis) a décidé de creuser, afin d’en vérifié la véracité.

Outils et méthode

Pour se faire, l’équipe a passé au crible 90 000 chansons (en anglais), tous styles confondus (rock, pop, punk, metal, R&B, chant religieux…), écrites par des auteurs de différents pays, remontant jusqu'à 1950. Tous les titres utilisés sont référencés sur ultimate-guitar.com – l’un des sites d’archives musicales les plus fournis au monde – et toutes les informations sur les artistes ont été obtenues via le site gracenote.com.

Pour obtenir leurs résultats, les chercheurs ont recoupé chaque mot de chaque chanson, afin de les classer selon une “échelle de positivité” allant de 1 à 9, qui recense 222 mots. Un mot à haute valeur positive, par exemple “ Life/Vie ” obtiendra la note de 9; tandis que “ Die/Mourir ”, très négatif, aura celle de 1. Une fois ces données obtenues, les chercheurs ont examiné les partitions de ces mêmes chansons, pour vérifier si les titres les plus tristes contenaient le plus d’accords mineurs, et vice et versa.

Résultats

Au final, l'étude affirme que de façon généralisée, le nombre de chansons aux paroles négatives est en baisse depuis 2010. D’un point de vue géographique, les artistes d’Asie écrivent les chansons les plus positives; viennent ensuite, dans l’ordre : l’Océanie, l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord, et en bon dernier, les pays scandinaves. Pourtant, les chansons d’Asie contiennent autant d’accords majeurs que de mineurs.

Concernant le genre de musique, trois styles se dégagent. D’un côté, le rock des années 60 et les chansons religieuses contiennent le plus de mots positifs, à la différence du métal et du punk, qui arrivent derniers de ce classement.

“ The Minor fall, the Major lift : inferring emotional valence of musical chords through lyrics ” est publiée dans le prestigieux Royal Society of Open Science depuis le 15 novembre dernier.

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Calypso Valois surprend son parrain Etienne Daho à "Quotidien"

Invité de Quotidien le 20 novembre à l'occasion de la sortie de son nouvel album, Blitz, Etienne Daho a commencé par demander à Yann Barthès pourquoi une chaise vide trônait à ses côtés. Surprise : c'était pour accueillir sa filleule Calypso Valois, fille d'Elli et Jacno, auteure d'un premier album, Cannibale, qu'elle viendra présenter samedi 25 novembre à la Gaîté Lyrique dans le cadre des Inrocks festival.

---> A relire : Notre critique de Cannibale, premier album de Calypso Valois. 

L'occasion de se faire un gros câlin, mais surtout d'évoquer comment elle a elle-même demandé à Etienne Daho d'être son parrain ("je pensais qu'il refuserait mais il a dit "oui ok!""), comment Etienne Daho l'a épaulée à la mort de son père, comment Etienne Daho l'a "soutenu psychologiquement" sur son album. "C'est la première personne à m'avoir dit de chanter" raconte-t-elle. Et Daho de la qualifier en une phrase : "Elle est assez punk en fait".

En concert : le 25 novembre aux Inrocks festival (Gaîté Lyrique). Plus d'infos par ici. 

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"Sign 'O' The Times" : le film du légendaire concert de Prince ressort en salle pour une projection unique

Dix huit mois après son décès d’une overdose de Fentanyl à l’âge de 57 ans, Prince continue d’attirer une lumière qui lui fut si essentielle de son vivant. Sauf que là, le coup de projecteur n’est plus très flatteur. Mayte Garcia, son éphémère épouse durant deux ans, vient de publier un livre (The Most Beautiful, My Life With Prince) dont les sites à sensations se sont empressés de ne retenir que la part sordide. Dans ce 'revenge book', elle dresse le portrait d’un Prince qui n’a vraiment plus rien de charmant. Elle y affirme entre autre qu’il l’aurait affamée pour qu’elle perde des rondeurs, potentiellement dommageables à sa silhouette de danseuse sur la tournée Diamonds & Pearls. Qu’il l’aurait humiliée en s’exhibant en public avec une autre. La palme de l’indigne revenant à ce passage où elle évoque la perte de leur enfant, Amiir, peu après sa naissance, ainsi que la fausse couche qu’elle fit quelques mois plus tard. Deux tragédies auxquelles le musicien aurait réagi avec indifférence. Lorsque Mayte, effondrée, lui apprend sa fausse couche, Prince se contente de dire : "Bon, je dois retourner en studio" avant de disparaître. Des révélations qui restent toutefois sujettes à caution, aucun témoin n’ayant assisté à la scène.

Mâle Alpha

Que Prince ait été un monstre, qui en doute ? Un monstre de travail pour commencer. Qu’il ait eu un comportement de mac avec l’une de ses favorites, why not ? Si son féminisme ne souffre guère la contestation- aucun artiste de sa génération ne s’est autant entouré de femmes, ni n’a autant œuvré à leur promotion- cela ne le disculpe en rien d’un comportement parfois machiste. Dans une récente interview donnée au quotidien britannique The Guardian, l’une de ses plus proches et fidèles collaboratrices dans les années 80, l’ingénieur du son Susan Rogers, le décrit comme "quelqu’un qui avait besoin de se sentir le mâle Alpha du studio pour mener à bien son travail." Un travail, toute une œuvre en fait , qui se sont beaucoup nourris de l’opposition classique entre amour romantique et luxure où la Femme est soit idéalisée, soit réduite à un rôle de succube précipitant le mâle dans un abîme de turpitudes lubriques. Aussi, dans le contexte actuel d’une guerre larvée entre les sexes, réactivée par l’affaire Weinstein, la ressortie en salle du film Sign O The Times de 1987 tombe à pic.

Chercher l’Echelle

Prince avait des relations tordues avec les femmes. Or aucune de ses créations ne les a mieux mises en scène que Sign O The Times, double album foisonnant qui une fois adapté s’est transformé en revue soul à l’ancienne corrigée par la technologie d’alors, puis travestie en flamboyante comédie musicale. Pour ceux qui eurent la chance d’assister aux concerts de la tournée européenne, nul doute que Sign 0 The Times constitue l’un des sommets de sa carrière. Dans le souvenir de beaucoup, notamment le mien, cela reste l’un des plus beaux spectacles jamais vus. Un sommet musical et chorégraphique qui résulte pourtant d’une séquence chaotique. A l’époque, le petit démiurge de Minneapolis sort de l’échec de son second film, le navrant Under The Cherry Moon, que le succès de la bande originale non officielle que constitue l’album Parade ne parvient à effacer. Comme à son habitude, Prince ne trouve de soulagement à sa frustration que par un surcroît de travail.

A l’époque il a toute une batterie de casseroles sur le feu. Il compose, produit, arrange pour une chiadée d’artistes : The Family, Madhouse, Mazerati, Jill Jones, The Bangles (Manic Monday), Sheila E, Sheena Easton etc. Certaines contributions ont pour cadre son studio flambant neuf de Paisley Park et voient le jour sur le label, du même nom, qu’il vient de fonder. Parvenu à ce degré d’autonomie, tout en sachant préserver son aura de mystère, il surfe sur une vague de rumeurs. Rarement bienveillantes. On le présente comme un nouveau Howard Hughes. On décrit sa maison comme une forteresse habitée par un ermite terrorisé, paranoïaque, qui a engagé un goûteur chargé de tester les plats cuisinés pour lui. Une image inquiétante qu’étayent certaines fuites en direction de la presse. Comme cet échange énigmatique rapporté par son manager Steve Fargnoli… "J’ai demandé à Prince son prochain objectif. Il m’a répondu : 'Chercher l’échelle.' Je lui ai demandé ce qu’il entendait par là, il m’a juste dit : 'Parfois il neige en Avril. *"  Assez pour spéculer sur sa santé mentale.

Queutard !

En plein remue méninge, Prince l’est assez pour tout remettre en question, sa vie privée, sa carrière, son entourage. Lors d’une répétition avec son groupe The Revolution, il s’en prend à Wendy Melvoin et Lisa Coleman en ces termes: "Espèce de sales gouines, allez donc rôtir en enfer !" Ce à quoi les deux musiciennes répondent par : "Et toi aussi espèce de queutard impénitent. Tu n’es qu’un queutard, un porc !" Ambiance. A l’origine de la querelle, la thèse largement défendue par la presse selon laquelle Wendy la guitariste et Lisa la claviériste sont les vraies garantes de l’identité sonore de The Revolution. De quoi piquer l’ego à vif d’un Prince qui traverse une période de doute. Quant aux coups sous la ceinture, ils révèlent une situation amoureuse compliquée. Officiellement en couple avec Susannah Melvoin, sœur de Wendy, Prince espère qu’elle lui restera fidèle pendant qu’il s’autorise des aventures. Peu adepte du statu quo, il finit pourtant par rompre avec Susannah et se sépare de Wendy et Lisa. Un double break qui engendre une chanson comme The Ballad of Dorothy Parker, composition inspirée de Joni Mitchell, et un nouveau son plus électro et funky.

Retranché dans son studio, plus isolé que jamais, il reprend à son compte toutes les parties instrumentales et se convertit aux derniers gadgets. Synthétiseur Fairlight et boite à rythme Lynn Drum font ainsi leur entrée sur une chanson intitulée Sign O The Times, petit bijou d’electro funk.

La croix

Seule composition de son répertoire à caractère social, Sign O The Times livre une vision lugubre d’une Amérique des années 80 dominée par un matérialisme désinhibé mais où le sida, le crack et les gangs armés font des ravages, tandis que le gouvernement rêve de conquête spatiale. Le titre est emprunté à un rap de Grand Master Flash. Mais a pour source les évangiles où il est dit que c’est par certains signes que la fin des Temps et le retour du Christ seront annoncés. Bientôt membre de la confrérie des Témoins de Jéhovah, Prince a toujours remercié Dieu sur la pochette de ses albums (et même enregistré God, chanson en face B du single de Purple Rain) tout en déchargeant ses fantasmes dans des chansons aux titres souvent très explicites, comme Head (suce). Mais la dualité, ou la rivalité, entre sexe et religion va connaître son paroxysme avec l’album en chantier.

Comme perdu dans un labyrinthe d’options contradictoires, Prince compose à la fois des chansons de pure exaltation sexuelle, comme Hot Thing ou I Could Never Take The Place of Your Man, et d’autres où il semble n’aspirer qu’au G.A.E. (Grand Amour Eternel) comme Forever in My Life. Prisonnier de ce dilemme, c’est au pied de la Croix qu’il se jette en quête de salut. The Cross, sera donc à la fois son come out chrétien et l’un des sommets du futur album.

La boule de cristal

A l’origine, l’idée était deux albums, Camille et Dream Factory. Puis un triple album intitulé The Crystal Ball. Sauf que Warner refuse et que le bras de fer tourne à l’avantage du label alors que Prince, emporté par son élan, continue de remplir sa besace de nouvelles chansons. Dernières en date, Housequake, électrocution parfaite entre house, funk, rap et electro, et U Got The Look en duo avec l’écossaise Sheena Easton.

Pendant ce temps une autre femme se glisse dans l’intimité princière. Batteuse à la technique et à la plastique phénoménales, Sheila E se voit invitée à occuper le tabouret laissé vacant par Bobby Z, le batteur de The Revolution qui a suivi Wendy, Lisa et bassiste Max Brown vers la sortie. Frustré de devoir accepter le compromis du double album qui ne reflète pas sa vraie vision, Prince cogite à un spectacle total et demande à Roy Bennett, qui a conçu tous ses décors depuis Dirty Mind en 1981, de créer une scène à la Broadway, façon quartier chaud avec lampadaires et néons de boites de strip. Coût du projet : 2 millions de dollars. Warner s’arrache les cheveux. Non seulement le zèbre a des exigences dignes de Pink Floyd mais en plus il souhaite réserver à son public européen l’exclusivité du spectacle qui, une fois filmé, sera projeté dans les cinémas outre atlantique afin de palier à l’absence de concerts américains !

L’Orgie maîtrisée

Sur les quatre concerts donnés au Palais Omni Sport de Paris Bercy en Juin 1987, j’en ai vu trois. J’ai raté le quatrième à cause d’un bête accident de voiture dont je suis sorti le nez cassé. A part celles de David Bowie et, pour d’autres raisons, de Frank Zappa, aucune prestation n’a jamais atteint à mes yeux ,ni à mes oreilles, pareil degré de perfection. Il y avait quelque chose de totalement orgiaque et de parfaitement maîtrisé dans ce show. Ne serait ce que par la profusion de musique qui jaillissait d’une multitude de sources. L’une venait de James Brown, l’autre de Jimi Hendrix (les monumentaux solos de guitare). La troisième, synthèse des deux premières, de Sly Stone. D’autres encore du gospel (Forever in My Life), ou du jazz de Charlie Parker, le Lovesexy Band, comme se faisait appeler le nouveau groupe, reprenant le Now’s The Time du roi du be bop histoire de mettre en valeur les qualités techniques de chacun. Mais la dernière source, elle, venait clairement du futur, de l'âge du beat digital. Ceci couplé à une chorégraphie renversante mettant en lumière la danseuse hot Cat Glover, mais aussi un Prince qui tel un Peter Pan en transe dionysiaque cherche à surpasser en défis gravitationnels son rival Michael Jackson, le résultat est juste 'jaw droping'. A peine croyable. Le tout ponctué d’effets visuels qui n’ont rien de virtuels ou de spéciaux.

Comme le coït à la fin de If I Was Your Girlfriend où Cat et Prince se connaissent bibliquement couchés sur un grand cœur rouge qui pivote. Ou cet autre : Prince qui arrache avec les dents la jupette de Cat en glissant à la manière d’un patineur artistique entre les cuisses de sa partenaire. Un geste qui aujourd’hui recevrait les foudres de toutes les ligues féministes. Car autant la musique proposée verse dans un confondant modernisme, autant le fil conducteur du spectacle – une vague histoire de ménage à trois- rejoint in fine une conception très classique, voire conservatrice, du rapport homme/femme. A l’écoute de Hot Thing, on a même l’impression de revenir au 8ème siècle avant Jésus Christ quand le poète grecque Hésiode, évoquant la création de la première femme sur terre, l’appelle "kalon kakon", ce qui veut dire "diabolique jolie chose" ! Or cette réification de la femme fut totalement admise à l’époque.

Filmé à Rotterdam les 27 et 28 Juin 1987, Prince devra tout reprendre en studio à cause d’une prise de son défectueuse. Si bien que l’intégralité du show sera réenregistrée et filmée à Paisley Park. Des séquences fictionnelles sensées donner à l’ensemble la cohérence d’une comédie musicale, ainsi que le clip de U Got The Look avec Sheena Easton seront ensuite ajoutées en post production. Le film coûtera 2 millions et demi de dollars. Warner refusera de le sortir sur le champ comme le souhaitait Prince. Si bien qu’il se tournera vers la compagnie de distribution canadienne Cineplex Odeon Film pour son lancement. Environ 20 000 salles de cinémas le projetteront à partir d’Octobre 1987. En revanche, en Europe la projection en salle de ce sommet princier est une première.

Le film sera retransmis jeudi 23 novembre dans presque 200 salles de France. Toutes les informations sur le site de Pathé Live.

* The Ladder et Sometimes It Snows in April sont les titres de deux chansons qui apparaissent respectivement sur les albums Around The World in A Day et Parade.

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Le choix de Damso pour composer l'hymne de l'équipe de foot belge fait polémique

Il y a quatre jours, on apprenait que le rappeur Damso avait été choisi pour composer l'hymne de l'équipe de football belge en vue du Mondial de 2018.

Une surprise à l’approche de la Coupe du Monde 2018. En effet, @thedamso a été choisi pour créer l’hymne de la Belgique pour la prochaine coupe du Monde. Choix original! On attend impatiemment celui de l’équipe de France! (Le nom de DJ Snake revient avec insistance) #coupedumonde #coupedumonde2018 #damso #football #hymne #sdmrecords #actu #instaday #instagood

Une publication partagée par SDM Records (@sdm.records) le 17 Nov. 2017 à 11h16 PST

Un choix qui est loin de faire l'unanimité. La présidente du Conseil des femmes francophones Viviane Teitelbaum a adressé un "carton rouge à Damso" dans un billet de blog mis en ligne le 18 novembre. En cause ? Son clip avec Vald, Vitrine, qui mettait en scène des femmes sur-sexualisées et hyper excitées. Ainsi que certaines de ses paroles. Et de citer celles d'IVG :

«J'ai séché les cours, pour mouiller des chattes pendant que j'ai le barreau, bitch
Ouais (x5)
La pute est oblique, la pute a trop valsé (valsé)
Pas de quenelle en publique, sinon Manu va valser (valser)
Tu veux te faire fister, t'inquiètes, j'ai le bras long (long)»

On aurait pu lui suggérer des punchlines bien plus hardcore, comme celle de Bruxelles Vie : "J’ai pollué tes ovaires juste pour t’baiser sans protection." ou bien : "Dans sa techa j'ai nagé le crawl" 

Invitée au micro de la RTBF le 20 novembre, la même Viviane Teiltelbaum arguait du fait que "Plein de jeunes vont aller écouter ses raps et ils vont entendre des propos qui ne sont pas à banaliser. Je pense que ces six mois où ils vont écouter Damso, entendre toutes ces paroles stéréotypées, insultantes pour les femmes, même très brutales par rapport à ce qu’il dit de la société quand il s’adresse aux jeunes, c’est un vrai problème." Et de s'appuyer sur le contexte actuel :

«On est quand même dans un contexte aujourd'hui où on promeut l'égalité hommes-femmes, où on essaie justement de comprendre ce qui fait que la société en est encore avec des stéréotypes sexistes aussi graves. Et le monde du foot est un monde où on essaie justement de faire passer des valeurs, où on essaie de montrer l'exemple par rapport aux jeunes, et là on va à l'encontre de tout ça. Est-ce que c'est vraiment le moment pour l'Union belge de foot de mettre en avant quelqu'un qui va inciter à l'utilisation de drogues, qui va inciter au harcèlement, qui va inciter aux violences ?»

Le porte-parole de l'Union belge de football Pierre Cornez a, lui, rappelé le succès de Damso auprès des jeunes, ainsi que le fait qu'il soit "issu de l'immigration, ce qui est le cas pour beaucoup de nos joueurs." Tout en assurant que l'Union belge "aura aussi [son] mot à dire". "Il est clair qu'il y aura un contrôle de notre part pour faire en sorte, par le biais de sa chanson, qu'il véhicule les messages que nous souhaitons véhiculer." 

Tout est-il politique ?

La polémique est intéressante en ce qu'elle soulève une fois de plus la question de la dimension intrinsèquement politique d'une oeuvre d'art. A quel moment une punchline sort-elle de son excès cathartique pour véhiculer un message de violence au sein de la société ? Doit-on prendre les punchlines de Damso au premier degré, ou voir en elles un délire de violence verbale egotripique ? Ne serait-ce pas la corrélation des paroles sexistes de Damso et du monde du foot, encore trop peu ouvert aux femmes, qui poserait ici problème ? Peut-on être féministe et écouter Bruxelles Vie ? Autant de questions passionnantes.

Interrogé sur le sujet par le quotidien belge La Dernière heure le 31 mai dernier, Damso assurait ne pas parler "de la femme en général" mais de ses histoires personnelles, ne pas être sexiste mais parler de sexe :

«Parler de sexe ne veut pas dire être sexiste, ce sont deux choses totalement différentes.J’aime la femme sous toutes ses formes. Elle fait partie de ma vie. Mais la sexualité aussi. J’ai 35 ans, j’ai connu des femmes. J’en parle donc, en bien comme en mal. Je parle de mes histoires et non pas de la femme en général, ce serait trop vaste. Je parle de sexe, mais pas de sexisme. La femme fait tout simplement partie de ma vie !»

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Avant Jimmy Fallon: 10 duos de Philippe Katerine

Commençons donc par ce fameux duo avec Jimmy Fallon quand, ce 15 novembre 2017, Philippe Katerine a mis le feu à sa Moustache et au plateau du mythique Tonight Show (à partir de 2’05 ci-dessous).

Et retrouvez ici
notre reportage en sa compagnie dans les coulisses des studios de NBC.

Avec Brigitte Fontaine Partir ou rester (2009)
Dix ans après une rencontre organisée par Les Inrocks, Brigitte Fontaine partage Partir ou rester avec Philippe Katerine sur l’album Prohibition en 2009. En 2017, le texte semblant toujours d’actualité à l’approche de l’élection présidentielle, un nouveau clip est réalisé par les Martin Brozers pour que les luttes populaires évoquées ici continuent.

Avec Helena Noguerra Euro04 (2004)
Comme son nom l’indique, Euro04, paru avec un hors série Les Inrocks/So Foot, célèbre le championnat d’Europe de football de ladite année, avec Renaud Letang et Gonzalez à la prod (pour le morceau, pas pour le tournoi sportif). On notera que, dans ce clip, c’est Helena Noguerra qui porte la moustache.

Avec Etienne Daho Le Grand Sommeil (2009)
Ultra rare puisqu’uniquement édité en 45-t en 2009, la rencontre discographique d’Etienne Daho et Philippe Katerine fait écho à celle organisée par Les Inrocks la même année et fait l’objet d’une prolongation live à l’Olympia lors de la remise du Prix Constantin dont Etienne Dahjo présidait le jury.

Avec Dominique A Manque-moi moins (2007)
Deuxième morceau inédit que Katerine (cette fois avec Dominique A) offre à notre magazine après Euro04, Manque-moi moins (sur la compile Un automne 2007), parfaite déclaration d’amour-amitié ou de tout ça mélangé et partagée avec un de nos autres compagnons de route historique.

Avec Anna Karina Qu’est-ce que je peux faire ? (2000)
En 2000, Katerine réalise un album miraculeux, Une histoire d’amour, le tout premier d’Anna Karina, près de trente ans après qu’elle a chanté chez Godard (Ma ligne de chance) ou pour Gainsbourg (Sous le soleil exactement). Ne boudant pas son plaisir, Katerine s’y invite à plusieurs reprises au micro, notamment sur ce morceau euphorisant.

Avec The Herbaliser Serge (2005)
Rémanence gainsbourgienne toujours avec une de ces errances parisiennes chères à Katerine qui ici rend un hommage bouleversant à l’auteur d’Histoire de Melody Nelson dont on perçoit les traces et l'héritage sur cette composition du collectif britannique et francophile The Herbaliser.

Avec Barbara Carlotti Mon Dieu mon amour (2012)
Barbara Carlotti et Katerine ont en commun de multiplier les collaborations et les projets et ne pouvaient que finir par se retrouver un jour. Ce sera chose faite en 2007 sur Imbécile d’Olvier Libaux, puis en 2012 avec Mon Dieu, mon amour sur l’album L’Amour, l’Argent, le Vent avec pour point d’orgue cette émouvante interrogation qui a la force de l’évidence : “Comment peut-on exister trop ?”

Avec Valérie Lopez Je vous emmerde (2008)
Un homme (visiblement imbibé) et une femme (manifestement importunée) : la délicieuse Valérie Lopez et l’entreprenant Philippe Katerine se livre à une savoureuse passe d’armes vocale et verbale autour d’un thème périlleux qui n’avait pas encore l’ampleur médiatique qu’il a prise aujourd’hui : le harcèlement de rue (ou plus précisément de boîte de nuit ici).

Avec Arielle Dombasle et Gonzalez Extraterrestre (2009)
Après, entre autres, l’electropératique Extase et le latino pop Amor amor, Arielle Dombasle confie l’album Glamour à mort à Philippe Katerine, qui retrouve à cette occasion la paire Renaud Letang/Gonzalez, notamment pour cet Extraterrestre ici proposé dans sa version Video Glam Show.

Avec Alka Balbir Mon mec (2017)
Cette année, Philippe Katerine n’a pas seulement duettisé avec Jimmy Fallon, mais aussi avec Alka Balbir rencontrée l'année précédente sur le tournage de Gaz de France (dans lequel il présidait notre pays) pour un single faisant suite au premier album de la comédienne, écrit, composé et réalisé par Benjamin Biolay.

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La productrice Maud Geffray et une harpiste néerlandaise rendent un hommage magique à Philip Glass

Après nous avoir offert une collaboration mémorable entre la DJ Chloé et la joueuse de marimba Vassilena Serafimova, le magazine Sourdoreille & La Compagnie des Indes nous reviennent avec une seconde saison de leur série vidéo VARIATIONS. Le principe est le suivant : "rassembler sur scène et filmer, bien sûr, des producteurs/trices électro et des instrumentistes qui ne se connaissent pas, autour d’un répertoire de musique savante."

Cette fois-ci c'est la productrice Maud Geffray (moitié de Scratch Massive) qui s'allie avec une harpiste néerlandaise : Lavinia Meijer. Ensemble, elles honorent un maître d'oeuvre de la musique contemporaine minimaliste et répétitive : Philip Glass.

La session vidéo a été tournée le 24 octobre dernier à la Cigale, il s'agit du second épisode de la deuxième saison de VARIATIONS. Le premier, mettant en scène le trompettiste Erik Truffaz et producteur Kenny Larkin reprenant le répertoire de Miles Davis, est à revoir ici.

Découvrez le reste de la programmation des prochains épisodes de VARIATIONS.

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La chanteuse SZA donne un concert dans les bois

La chanteuse de r'n'b SZA a interprété Go Gina, extrait de son premier album CTRL, en pleine forêt, simplement accompagnée d'un bassiste. La vidéo est à l'image de ce que peut vous évoquer cette description : simple, et très belle.

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Le duo belge Mortalcombat fait son entrée avec un clip kitsch, "Beau et Décadent"

Mortalcombat (et non Mortal Kombat, ce bon vieux jeu vidéo qui a usé vos manettes dans les années 90) est un duo formé par Sarah (aussi membre d'Italian Boyfriend) et César (ex-BRNS, Italian Boyfriend). Ensemble, ils revisitent la pop française dans la veine de Mikado et Elli et Jacno en y ajoutant un soupçon de modernité et aussi pas mal de vitamine D, via des envolées synthétiques solaires.

Extrait de leur tout premier EP baptisé Vacances en France, dont la sortie est prévue le 10 février prochain, le titre Beau et Décadent est d'ores et déjà disponible en téléchargement gratuit ici.

Réalisé par Manou Milon et Martin Ellis (et produit par Bruxelles Ma Belle), le premier clip de Mortalcombat a été tourné dans le quartier bruxellois de Saint-Gilles, là où résident justement le duo. La vidéo met en scène avec humour la quête de l'homme idéal, et tous les prétendants aux goûts plus ou moins douteux que la belle Sarah croisera sur son chemin en attendant "the one". Parmi les acteurs, certains pourront reconnaître des musiciens belges tels que Le Colisée (Clément Marion) - qui a également produit l'ep de Mortalcombat et l'ancien membre de Paon (Jeremy Walsh) - guitariste sur scène pour le duo.

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Une vidéo rend hommage au rappeur Lil Peep, décédé à 21 ans

Le vidéaste de Lil Peep, Wiggy, lui a rendu hommage dans une vidéo compilant moments backstage, lives et voyages en avion. Le rappeur, remarqué pour ses tracks d'emo-rap hyper mélancolique, aurait succombé à une overdose dans la nuit du 16 novembre.

-----> A relire : Comment Lil Peep, mort à 21 ans, a marqué le rap. 

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