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14 novembre 2017

Nils Frahm annonce son nouvel album, depuis son nouveau studio

Nils Frahm, musicien complet et surtout pianiste chevronné, revient sur le devant de la scène en annonçant son prochain album, All Melody, à paraître le 26 janvier 2018 via la maison Erased Tapes. Cette information s’accompagne d’un trailer vidéo de deux minutes, tourné dans le néo-studio du compositeur-producteur surdoué.

Avant ce nouveau long format, Nils Frahm s’était déjà fait remarquer avec des parutions comme celle de Solo, un précédent album, son Late Night Tales (dont on vous parlait ici), ou encore grâce au mini-album réalisé en collaboration avec Woodkid, qui faisait office de bande originale au documentaire de JR, Ellis.

Insatiable créateur

All Melody restera un album tout particulier pour le virtuose. Il est le premier projet qu’il compose dans son propre studio, qu’il a construit de ses propres mains, dans tous les détails : du câblage électrique à la décoration. Il lui aura fallu deux ans de travaux pour accoucher du studio Saal 3, qui trône d’ailleurs, dans l’enceinte du mythique Funkhaus de Berlin.

Tous les concerts à venir de Nils Frahm sont à retrouver sur sa page officielle. La tracklist de son prochain album est disponible ci-dessous :

All Melody :

01 The Whole Universe Wants to Be Touched
02 Sunson
03 A Place
04 My Friend the Forest
05 Human Range
06 Forever Changeless
07 All Melody
08 #2
09 Momentum
10 Fundamental Values
11 Kaleidoscope
12 Harm Hymn

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Etienne Daho: “Je vis encore comme un adolescent”

Depuis le maxi “Tombé pour la France”, en 1985, on sait que Daho aime quand c’est psychédélique (qu’il prononce alors “psycadélique”) et qu’il nourrit une passion dévorante pour Syd Barrett, l’archange foudroyé de Pink Floyd, dont il reprenait Arnold Layne en face B. Jamais pourtant il ne s’était approché aussi près du brasier psyché que sur son nouvel album, Blitz, véritable coup d’éclair et d’éclat électrique qui déboussolera sans doute ceux qui ne savent pas de quelles audaces Daho est capable.

L’amniotique Les Flocons de l’été, dévoilé début septembre, était un leurre réconfortant, alors que Blitz et ses zébrures fendent l’armure d’Etienne, chanteur de velours qui s’exhibe en cuir clouté sur la pochette façon Scorpio Rising, en cavale dans une folle odyssée de sons et d’extases. Après Les Chansons de l’innocence, voici celles de l’incandescence. On y croise Les Filles du canyon et leurs pulsions sanguinaires, un Jardin tombal aux parfums pop efflorescents, la Chambre 29 où Syd Barrett aura connu ses derniers liens avec la terre ferme, mais aussi des histoires de résistants (Hôtel des infidèles) et de résistance au danger (Après le Blitz), sur des musiques qui explosent au visage ou s’infiltrent dans la mémoire avec une insidieuse magie.

De musique, c’est ce dont il est essentiellement question dans cet entretien, car si Daho est l’une des principales sèves d’inspiration pour la jeunesse pop française, ses jardins (plus ou moins) secrets valent toujours la peine d’être visités.

Blitz, ton nouvel album, est un disque très homogène. On a l’impression que tu es parti d’une idée très précise, l’envie d’un son particulier.
Quand j’ai découvert l’album de Unloved, Guilty of Love (2016), j’ai trouvé que ça synthétisait tout ce que j’aime mais dans une démarche contemporaine. Phil Spector, les girls-groups, toute la musique des années 1960 mais sans être figé dans le passé, avec un son d’aujourd’hui.

Je me suis mis dans la foulée à écouter tous ces groupes psychédéliques de Los Angeles comme The Holy Waves, Froth, ou même en France un groupe comme Moodoïd. Comme c’est une musique qui m’est très familière, ça donnait un cadre pour pouvoir se lancer. Une fois ces inspirations digérées, en imprimant ma sensibilité, mon style, je savais que j’en ferais autre chose.

C’est cette couleur psychédélique qui t’a conduit naturellement à Syd Barrett ?
C’est arrivé à peu près au même moment. On m’a offert une biographie de Barrett, je l’ai lue un jour où j’étais grippé. Dans le livre, j’ai découvert que Syd Barrett avait habité au bout de ma rue. C’est dans cet appartement qu’ont été prises les fameuses photos de Mick Rock pour la pochette de The Madcap Laughs, son premier album.

Je me suis levé, complètement chancelant, et je suis allé voir l’immeuble. Intuitivement, j’ai tout de suite reconnu l’appartement depuis la rue, au troisième étage, à partir de la forme des fenêtres, que je ne connaissais pourtant que de l’intérieur.

Ce lieu est devenu pour moi une obsession, j’ai commencé à y rôder à chaque fois que je sortais des séances, et c’est comme ça que j’ai fini par tomber sur Duggie Fields, l’artiste qui occupait l’appartement avec Syd à l’époque, et qui vit toujours dans les lieux. On a commencé à se voir pas mal, et il a très vite compris qu’il ne pourrait pas me faire plus plaisir qu’en me conduisant dans le saint des saints.

Je me suis donc retrouvé dans la chambre de Syd, Duggie m’a laissé seul pendant une demi-heure. J’étais très ému, jusqu’aux larmes, j’ai ressenti très fort ce qui avait pu le conduire à écrire ces chansons que j’adore, mais aussi ce qui avait pu mener à cette désintégration si rapide. J’étais bouleversé, et dans la foulée j’ai écrit plusieurs chansons.

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Séquence, le dispositif d'accompagnement musical qui réveille Paris

Musiciennes et musiciens parisiens, n'attendez plus ! Quel que soit votre univers musical, projets solo ou groupes, le dispositif Séquence permet aux artistes professionnels ou en voie de professionnalisation de proposer leur projet et de bénéficier d'une aide juridique, logistique (mise à disposition de différents espaces de travail) et financière (jusqu’à 7 000 euros). Cette aide permettra l’aboutissement de projets dans 2 à 3 domaines différents, comme la réalisation de clips, ou l'aide à la promotion.

Pour déposer sa candidature, quelques critères sont obligatoires comme avoir un entourage professionnel (manager, partenariat avec un lieu, label…), et 50% des membres du groupe résidant à Paris. La liste d'autres critères attendus est à retrouver sur le site et le formulaire de candidature se trouve ici.

La sélection se fera en 3 étapes, du 27 novembre au 16 décembre, l’équipe de FGO-Barbara sélectionnera les 8 groupes qui  auront un entretien avec le jury le 18 décembre, et annoncera les lauréats la première semaine de janvier 2018.

La playlist des lauréats 2017 s'écoute ci-dessous, on y retrouve des artistes aujourd'hui bien lancé comme Jacques, Agar Agar, Renart, Schérazade, Louise Roam, ou Maud Octallinn.

Et sinon, la salle FGO Barbara recevra bientôt Fête Souterraine (Canari + Odessey&Oracles + Alligator), Carole Masseport, François Puyalto, French Clubbing, $afia Bahmed Schwartz, Veerus, Hyacinthe, Kyssi Wète, Africolor, Bumpkin Island, Laura Perrudin, Octave Noire, Janka Nabay & Bubu Gang, Carte Blanche à Boucan Records, Ëda, Louis Piscine, Jaune… Toute la programmation est à retrouver ici.

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Le Festival Transfer revient à Lyon en mars 2018

“Il n’y avait plus de festival rock depuis quelques années à Lyon. On a voulu décloisonner les styles car maintenant, tout le monde écoute de tout (…) Le but était de proposer quelque chose de différent en rassemblant toutes les musiques indépendantes”. C’est par ces mots qu'Eric Fillion, une des têtes pensantes de Mediatone –  association en charge de l’organisation du festival avec Loud Booking – présentait le projet à 20 minutes en amont de sa première édition.

Fort de ce lancement réussi, au début de l’année 2017 dans la Capitale des Gaules, le Festival Transfer remettra le couvert dès mars 2018, toujours guidé par les mêmes intentions, que l’on peut d’ailleurs lire sur le flyer : “Transfer : festival de musiques indépendantes et intrépides”.

Avec dedans…

Les concerts se déroulaient en parti au Transbordeur pour la première édition, pour la deuxième, tous les shows auront lieu dans cette salle, véritable repère des fêtards lyonnais. Et pour rythmer cette fête justement, les organisateurs ont confectionné un line-up panaché, mêlant habilement groupes confirmés et jeunes talents ; une direction artistique précise et réfléchie.

Sont donc attendus : les ultras prolifiques Australiens de King Gizzard & The Lizard Wizard, Mild High Club (avec qui la formation australienne a notamment collaborer sur Sketches of Brunswick East, paru en août), le supergroupe Villejuif Underground, le duo mixte de The KVB, BRNS (auteur d’un chouette dernier album, Sugar High), ou encore les londoniens de HMLTD, sur lesquels l’iconique shop de disque Rough Trade mise beaucoup. La prog complète est à voir via ce lien.

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Alex Cameron nous offre un générique de fin héroïque pour son dernier clip "Politics of Love"

Extrait de son second album Forced Witness (sorti chez Secretly Canadian en septembre dernier), le morceau Politics of Love s'offre une vidéo en forme de générique de fin… d'un flm qui finit plutôt mal à en croire les images.

Ecrit et réalisé par son saxophoniste Roy Malloy, le clip met en scène Roy mourant dans une voiture encore fumante, et son binôme Alex, miraculé de l'accident de bagnole. Alors que l'Australien s'éloigne lentement de la carcasse rouge, un curieux générique de fin se met en route, il s'agit des crédits complets de l'album. En reléguant au second plan le chanteur et éclairant au premier ses collaborateurs (dont une certaine Angel Olsen), on peut dire que Cameron a le sens de la politesse.

>>> A lire aussi : Instants gonzo avec le chanteur Alex Cameron

Alex Cameron sera de passage à Paris pour Les Inrocks Festival, le 25 novembre prochain à la Gaîté lyrique (complet), dans le cadre d'une tournée européenne. Psss : il reste heureusement des places pour d'autres dates du festival.

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Festival Africolor, l'invitation aux voyages

En parcourant le programme de la 29è édition du festival Africolor (du 17 novembre au 24 décembre en Seine-Saint-Denis, dans l’Essonne et à Paris), un mot revient et saute gentiment aux yeux : « invite ». Jupiter  & Okwess invite Lexxus Legal, Or Solomon invite Dramane Dembélé et Didier Petit, Naïssam Jalal invite Noura Mint Seymali, Abou Diarra invite Mehdi Nassouli, Danyèl Waro invite Mounawar, Lamma Orchestra invite Alsarah

Africolor est ce festival qui, en plus de programmer des artistes d’Afrique reconnus et d’en faire découvrir d’autres, les invite à s’inviter. A l’intérieur d’une même famille géographico-musicale (comme Jupiter & Okwess avec Lexxus Legal pour le Congo, ou Danyèl Waro et Mounawar dans l’Océan Indien), ou en ouvrant de nouvelles routes (comme la flûtiste orientale Naïssam Jalal avec la chanteuse mauritanienne Noura Mint Seymali), ou en réunissant de lointains cousins (comme le n’goni mandingue et le guembri gwana des virtuoses malien et marocain Abou Diarra et Mehdi Nassouli).

Parmi les temps forts d’Africolor, on a repéré tout ce qui précède, mais aussi une soirée (le 8 décembre à Bobigny) Refugees for Refugees avec des musiciens en exil (et la chanteuse nubienne Alsarah). Ou encore le concert de Boubacar Traoré avec les musiciens américains présents sur son nouvel album (le 15 décembre à Evry). Ou encore la soirée du 24 novembre à Bondy sur le thème « Le coupé-décalé est-il féministe ? ». Et aussi le retour des impassibles et groovy Tinariwen le 23 novembre à Ris-Orangis.

Le tout, pour Africolor, étant d'évoquer des histoires, d’en inventer certaines, et d'en faire découvrir d’autres. Parmi ces histoires à découvrir, il y a celle, terrible et rédemptrice, de la chanteuse et danseuse réunionnaise Ann O’Aro, qui se produira le 5 décembre à Paris (L'Atelier du plateau) et le 8 décembre à Sevran avec la création Africolor Zavan’Hangu. Patience, son histoire vous sera contée dans Les Inrocks dès la semaine prochaine.

Le programme complet et détaillé du festival est sur le site d'Africolor.

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King Gizzard & The Lizard Wizard annonce son quatrième album de l'année, totalement gratuit

Habitué des projets novateurs et souvent à l'inverse de tous les codes pré-établies de l'industrie de la musique, les Australiens toujours plus prolifiques de King Gizzard & The Lizard Wizard ont signalé mettre leur quatrième album de l'année Polygondwanaland en libre téléchargement (oui, parce que le groupe s'est également lancé le pari de sorti cinq albums durant l'année 2017).

Annoncé sur un post facebook (visible ci-dessous), le groupe déclare que ce dernier album est complètement libre. Libre d'être téléchargé, d'être copié, et distribué en mettant à disposition les masters pour presser l'album sur CD ou vinyles, ainsi que la pochette en haute définition. Les fichiers seront disponibles sous le format zip dès vendredi matin sur le site du groupe. La pochette de l'album a également été dévoilée sur le dit-post facebook :

La tracklist de Polygondwanaland a été annoncé et l'album démarrera par le titre de dix minutes, Crumbling Castle, sorti le mois dernier :

Polygondwanaland fait donc suite à Flying Microtonal Banana sorti en février, un album qui explorait les notes à micro-intervalles, plus petits qu'un demi-ton (celles qui n’apparaissent pas sur un piano par exemple), Murder of the Universe sorti en juin, et Sketches of Brunswick East  en août, un album plus jazzy en collab avec le Mild High Club. 

Les Australiens démarreront leur tournée européenne en Angleterre à partir du 21 février 2018 et seront en France à partir du 27 février à Rouen, le 1er mars au Bataclan (Paris), et le 3 mars à l'Aéronef de Lille.

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Quavo et Travis Scott ensemble pour un nouveau projet ? Ça brûle !

En décembre 2016, avant même la parution de l’excellent album du trio Migos, Culture (fin janvier 2017), Quavo, l’une des trois têtes de ce cerbère de la trap US, était invité au micro d’une des émissions de Beats 1. Comme le rapportait Complex à ce moment, le rappeur évoquait un possible album commun avec un autre poids lourd : Travis Scott.

En conséquence, l’Internet se chauffe, et devient même feu, en mai dernier, lorsque GQ publie une interview de Travis Scott, dans laquelle le rappeur laissait planer le doute autour d’une sortie surprise (et donc plus que probable) d’un projet commun avec Quavo.

Rentrée 2017, le jeu du chat et de la souris continue

L’été est passé, tout comme les ardeurs des fans, découragés. Jusqu’à, enfin, une relance de ce projet, lors d’une interview des Migos, cette fois accordé à Montreality en septembre dernier. Le sujet sortit de dessous le tapis, Quavo répondait (à 2'22) :

“Ça va sortir bientôt, très bientôt. Dès qu’on trouvera un moment pour s’organiser. On a déjà enregistré pleins de morceaux ensemble, il y a en peut être au moins 20 qui sont prêts. Il faut juste qu’on prenne encore du temps pour mettre tout en ordre.”

Retour au présent, et à un nouvel article de Complex. En fin de semaine dernière, Quavo et Travis Scott s’affichaient ensemble sur le Instagram du second, visiblement en studio, en train d’enregistrer un titre tout neuf. En légende, la paire sommait leurs fans d’être patients, d’un “it's comin'!!!!” qui se passe de traduction.

???? @travisscott @quavohuncho

Une publication partagée par ???? Travis Scott ???? (@laflamescott) le 7 Nov. 2017 à 20h26 PST

Tout vient à point, à qui sait attendre. Oui, mais là, ça devient quand même long ! L’album de Migos, Culture, est toujours dispo sur Apple Music, tout comme le dernier long format de Travis Scott, aussi sur Apple Music.

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En écoute : TV Personalities, retour d'un groupe culte

Depuis presque quarante ans (!), les TV Personalities restent un des trésors les mieux cachés de la pop anglaise. Leur mélange de pop naïve, de psychédélisme débraillé, de tristesse vécue de l'intérieur et d'humour fichtrement britannique ont fait des Londoniens une véritable petite institution, à la discographie riche, complexe et très recherchée.

Groupe culte, les TV Personalities peuvent revendiquer à eux seuls la naissance du label Creation et de la vaguelette C86, nourrissant guitares et imaginaires de Jesus & Mary Chain à MGMT. Malmené par la vie, leur leader Dan Treacy continue d'écrire sa poésie absurde et touchante, fertile en name-dropping.

Sur le nouvel album du groupe, ce sont par exemple les Lemonhead ou Felt qui en font les frais. Originellement prévu et enregistré en 1990, Beautiful Despair n'a vu le jour qu'en septembre dernier pour une opération spéciale avec les boutiques Rough Trade. Il sortira plus largement début 2018 et se révèle avec le titre If You Fly Too High. En écoute ci-dessous :
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Fever Ray annonce une tournée, une première depuis 7 ans

Depuis le début du mois d’octobre, Karin Dreijer, moitié de The Knife, n’en finissait plus de teaser son nouveau long format : un clip chelou par ici, un autre par là… Jusqu’à, finalement, grande nouvelle, sortir (enfin) son tant attendu album, Plunge – après 8 ans d’absence – via Rabid Records, et Pias en France. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, la chanteuse vient tout juste d’annoncer qu’elle s’embarquait dans une tournée européenne. Bon, il faudra tout de même attendre jusqu’au mois de février 2018.

Un passage par Paris

Entre le mois de février (début de la tournée) et avril (date de fin), la Suédoise passera notamment par l’Allemagne, l’Italie, ou encore… la France ! Retenez bien la date, Karin Dreijer sublimera la scène de l’Olympia de Paris le 19 mars prochain. Vous pouvez avoir un aperçu de toutes les dates via le post ci-dessous, ou, en allant faire un tour sur le site officiel de l’artiste.

En attendant ce moment, et comme Plunge est disponible sur Apple Music, profitez-en pour réviser ces nouvelles chansons, histoire d’être au point pour le mois de mars.

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Mais qui est Arma Jackson, jeune protégé de Youssoupha ?

Signé sur le label de Youssoupha, Bomayé Music, le jeune auteur compositeur et interprète Arma Jackson vient de sortir son premier ouvrage, 9M2. Cet EP (presque aussi long qu’un album) a été conçu entièrement chez lui à Lausanne en Suisse, dans la chambre qui l’a vu grandir et qu’il a transformé au fil du temps en home studio. Autodidacte et débrouillard, Arma Jackson s’est frayé seul un chemin entre la musique urbaine de son enfance et une culture pop qu’il croque sur le petit écran. Porte parole d'une nouvelle scène suisse prometteuse, Jordan Mfumu-Kanda Dhi (pour l’état civil) a accepté de nous rencontrer dans les studios de Bomayé Music, avant d'entamer ses premières dates en tournée, en première partie de Big Flo & Oli.

“Il y a plein de choses en moi, il n’y a pas que le rap”

Baignant dans la culture hip-hop durant toute son enfance à Lausanne “tout mon entourage était là-dedans”, ses deux grand-frères l’initient au breakdance et au rap. En épluchant leurs CDs, de 50cents à Diam’s en passant par MAfia K’1fry, Jordan se forge une éducation urbaine solide. Jeune ado, il intègre son premier groupe de rap avec comme pseudo Arma, diminutif d’Armafricaine. Prêt à exploser, le garçon fait déjà preuve de beaucoup d'énergie, et se résout difficilement à se cantonner au champ lexical et aux punchlines vives du crew.

Un peu plus tard, la musique pop, qui passe en boucle dans son poste de TV et de radio, commence à l’émouvoir. “La pop est plus venue à moi que le contraire” Dans un milieu assez “fermé” comme le rap, dicté par des codes précis, Jordan reste discret sur ses nouvelles lubies musicales : les premiers Coldplay ou encore Ben Howard : “Je me demandais pourquoi ça me touchait. J’en parlais pas du tout à mes potes”. Cette vulnérabilité propre à la chanson n’est apparemment pas la bienvenue dans sa bande. Pourtant c’est bien elle va pousser Arma à prendre le micro et entretenir sa curiosité, allant jusqu’à se plonger dans la variété d’Aznavour, Brel ou Piaf :

“C’est là où je me suis dit, il y a plein de choses en moi, il n’y a pas que du rap.”

En hommage à son idole Michael Jackson (pour qui il écrit Les yeux fermés), Arma devient Arma Jackson, mixant ses racines urbaines avec le roi de la pop. Ajoutant de nouvelles flèches à son arc, le Suisse intègre progressivement à son répertoire : r’n’b, soul, pop, chanson et musique africaine - héritée de ses origines congolaises : “ Je le vois comme un tout, j’aimerai tout garder.”

9m2

Têtu, acharné et hyper curieux, Jordan finit par se libérer des étiquettes et accepter la sensibilité et la mélancolie qui émanent de son personnage Arma Jackson. Fraîchement diplômé du lycée, il se lance à coeur perdu dans SA musique, “C’était pas évident cette période, tu vis chez ta maman et tu n’as pas de boulot.” En autodidacte, il apprend à composer grâce à des tutos du net. Inspiré par les travaux du beatmaker de son ancien groupe de rap, il se met à la production :“Il avait un mini clavier qui tenait sur deux octaves. Ça m’a rendu curieux. Ma petite soeur, elle avait justement un clavier jouet pour enfant. Je lui empruntais la nuit venue et j’y jouais tout doucement pour ne pas que ma mère m’entende.” Rassemblant un ordi, une carte son, un clavier et une vieille guitare électrique prêtée par un ami, Arma réussit à composer intégralement les 9 titres de son EP, “un par m2”, et à enregistrer tous les instruments en ermite dans sa chambre, aidé par son ami d’enfance Israël à la guitare et le DJ suisse Stress avec qui il signe un featuring (Ces voix).

Sur 9m2, on découvre ainsi un jeune garçon sensible, qui n’hésite pas à confier des pensées assez intimes, via une écriture quasi automatique comme celle de Sable Mouvant :

“Les paroles vont dans tous les sens. Tu es dans une problématique de ta vie, et dès que tu mets le doigts dessus, y’a un autre souci qui arrive. A l’époque, je devais rendre des comptes à ma mère, payer des factures, tenter de percer en musique…”

Des disputes avec ses frangins (Bagarrer), à l’angoisse du quotidien (Lundi), en passant par le divorce de ses parents (Entre deux) et la perte d’un ami proche qui s’éloigne (Amigos), Arma s’inspire de son quotidien pour broder ses chansons, sans hyperbole ou fabulation. Ce premier ouvrage lui permet de s’assumer définitivement comme chanteur, beatmaker et compositeur à la croisée des genres, comme Ces Voix évoquant tous les avis contraires autour de lui ou Moquez-vous déboulonnant les vices de la réputation.

Étonnamment, une seule chanson fait écho d’un amour, Ella, avec beaucoup de pudeur cette fois, il n’est donc pas question de je t’aime. Derrière cet ouvrage, on devine bien un jeune homme qui n’a pas envie de grandir : “Cette liberté que tu as quand tu es jeune, je trouve ça beau.”

Adoubé par le label de Youssoupha, Bomayé Music

Repéré via des vidéos postées sur Youtube (où Arma explique avec fraîcheur comment il a composé ses morceaux), le chanteur finit par se faire remarquer par le label de Youssoupha et rapidement le courant passe entre eux. Touchée par la spontanéité du projet et sa sincérité, l’équipe le prend sous son aile pour amorcer la sortie de 9m2, sans intervenir dans la production et en conservant toutes les "imperfections" de mixage, qui en font justement sa beauté : “Ton projet il est super beau, même si tu te vois comme un enfant, tu fais de la musique comme un adulte” lui confie Philo, gérant du label.

Et pour la suite, Bomaye Music tient à ce qu’Arma “garde ses repères” et son univers, Philo n’hésitant pas à ironiser : “crois pas que je te dis ça parce je ne veux pas te donner les 30 000 balles de studio pour enregistrer, mais si tu veux, je te les donne juste pour que tu restes écrire dans ta chambre.” Qu'on se rassure donc, qu’il aille enregistrer à Lausanne, Paname ou La Havane, Arma Jackson appartient désormais à une famille fidèle, et la suite de 9m2 promet d’être un pur album “fait maison”.

Le disque 9m2 est disponible sur Apple Music.
En concert le 17 novembre à Nîmes en première partie de Big Flo & Oli. D'autres dates à venir.

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LCD Soundsystem annonce une tournée mondiale

LCD Soundsystem avait cessé de composer depuis 5 ans. Pourtant, ils sont revenus avec un quatrième album, American Dream, paru début septembre. Un retour qui apporte avec lui tous les exercices promotionnels dont celui de l’interview, que James nous avait réservé en premier, au sorti de cette “retraite anticipée“. L’entretien, paru en septembre aussi, est à relire ici.

Pour défendre ce dernier long format, en plus de leur tournée – actuelle – en Amérique du Nord, LCD Soundsystem vient d’annoncer qu’ils s’envoleront par delà l’océan Atlantique, pour plusieurs shows en Europe (Londres, Dublin, Berlin et d’autres) dès 2018. Ils passeront aussi par l’Amérique du Sud et aux X-Games.

Pas encore de date en France

Si la nouvelle peut ravir les fans européens de la super formation (et ils sont nombreux), une nation reste malheureusement sur le carreau : La France… Pour le moment, il ne reste plus qu’à s’accrocher aux souvenirs que le groupe nous a laissé lors de ses deux superbes concerts à l’Olympia de Paris.

Guidé par cette douce nostalgie, et en espérant surtout des dates françaises bientôt, on vous propose de relire comment LCD Soundsystem a(vait) retourné l’Olympia. Toutes les dates de leur tournée sont à retrouver sur leur site officiel, et American Dream est disponible sur Apple Music.

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Rencontre croisée et schizo avec Manu Le Malin et son double The Driver

Alors que l’une des fiertés de Caen, le rappeur Orelsan, venait de sortir son tant attendu nouvel album, La fête est finie, un autre événement, tout aussi emblématique, le Nördik Impakt, secouait le parc des expositions de la cité aux cent clochers.

C’est donc dans une ville en pleine effervescence que l’on débarque ce vendredi après-midi. En début de nuit, dans un parc des expositions dont les murs tremblent au rythme des basses fracassantes qui s’échappent des DJ sets et autres prestations live des artistes (Amélie Lens, Modeselektor…), Manu Le Malin (MLM) se prépare à son show prévu entre 1 heure du matin et 2h40 dans le Hall of Death – l’une des trois salles du site.

nordik-impakt-2017-5.jpg Site Nordik Impakt 2017 - © Jacob Khrist

La grand-messe de Manu Le Malin

Débarquant presque à l’heure sur la scène surélevée, Manu Le Malin fend la pénombre et prend place derrière ses quatre platines, “deux vinyles et deux Pioneer CDJ avec des clefs USB”. C’est le début d’une performance que le DJ a façonnée en partie à partir de tracks que de jeunes artistes lui ont envoyées, sélectionnant celles qu’il avait “envie de jouer, sans playlist préparée”. Une “prise de risque” que l’artiste affectionne particulièrement. Justement, une partie de ses kiffs du soir lui ont été fournis par un label hollandais tout neuf, Traumatic Records. Il a gardé une vingtaine de leurs morceaux sur les quarante envoyés. Des pistes aux BPM un peu plus lents, aux sonorités “très industrielles, groovy” avec “une touche un peu rave et des grands synthés”. Une description fidèle du show, que la foule hétérogène amassée devant la scène a elle aussi apprécié pendant presque deux heures.

nordik-impakt-2017-4.jpg Hall Of Death @Nordik Impakt 2017 - © Jacob Khrist

Rencontre avec le DJ

En amont de cette performance réussie et agitée, on a pu s’entretenir avec Emmanuel Dauchez, pour qui tout va bien depuis la parution de l’excellent documentaire Sous le donjon de Manu Le Malin – fruit du travail du site Sourdoreille. Et quoi de plus approprié que de parler de Manu Le Malin et de The Driver, les deux alias qu’il utilise pour jouer différents genres de musique électronique, en plein milieu d’un festival mettant justement en valeur ces diverses disciplines. Pour un entretien croisé un brin schizo.

nordik-impakt-2017-3.jpg Emmanuel Dauchez @Nordik Impakt 2017 © Jacob Khrist

Commençons la discussion avec Manu Le Malin… Qu’est-ce que tu aimes proposer sous cet alias ?

Manu Le Malin — De la musique de hangar pas forcément ultracomplexe ni ultrachargée, de moins en moins rapide, mais qui t’attrape par les tripes, sinon par ailleurs. C’est une musique qui va plaire ou déplaire, mais qui ne laissera jamais indifférent. C’est vraiment ce que j’aime dans la musique que je sélectionne et que je joue. Finalement, je ne suis qu’un DJ, je joue la musique des autres. Par exemple, ce soir, je vais jouer de telle manière que les fans purs et durs de hardcore ne vont pas kiffer. Ça va commencer très lentement. Je ne m’adapte pas, et si ça plaît tant mieux. Il y a une époque où je disais que je m’en foutais, mais maintenant, avec la sagesse, l’âge… Si ça ne plaît pas, tant pis.

Manu le malin ! #Nordikimpakt

Une publication partagée par Hugo Masquilier (@hugomaskwst) le 22 Oct. 2017 à 14h00 PDT

Ce style a évolué avec les années ?

Oui, complètement, tu t’en rends compte surtout quand tu écoutes mes premiers sets. Il reste des preuves, hein !  Si tu écoutes le premier Biomechanik, et que tu le compares à ce que je fais aujourd’hui, ça n’a absolument plus rien à voir. L’âme, c’est un peu pédant comme terme, mais le cœur, le “core” est le même. Le corps, lui, n’est plus pareil du tout. Tout comme le groove ou la vitesse, qui ne sont plus les mêmes non plus. L’ambiance générale s’est assombrie, même si ce n’était déjà pas l’ambiance “petites fleurs et petits oiseaux” à l’époque. J’avais 25 ans. Et vingt-deux ans plus tard, ouais, heureusement que j’ai changé. J’ai évolué humainement et ma musique a suivi. Les deux sont indissociables.

Tu vois une jeune génération émergente dans la scène hardcore ? As-tu des petits protégés ?

C’est casse-gueule d’en avoir ! Pas pour moi, mais pour eux ! Après, il y a plein de petits labels hollandais, Dark Descent et Traumatic Records par exemple. On est en contact depuis six mois. Les mecs sont là depuis quelques années déjà, mais le temps que je me réveille, que j’aille sur internet et que je m’habitue à toutes ces nouvelles choses, ça a mis du temps. En France aussi, il commence à y avoir des gars. Tout n’est pas abouti, mais bon, on a tous commencé. Il y a plein de “jeunes” qui me contactent et qui me disent “hey, on peut remixer ça ou ça ?”. Je leur réponds “pas de problème, mais je vous préviens, je n’ai pas les samples, je n’ai rien quoi, démerdez-vous”.  Et les gars se débrouillent ! J’ai reçu des trucs qui sont bien ! Ça me permet de voir ce qui se passe. Et de me remettre sans cesse en question pour aller plus loin, le plus longtemps possible surtout. De faire ce que j’aime, en fait !

>> Aussi à lire : Pourquoi il faut absolument voir le documentaire sur Manu Le Malin, ange noir de la techno hardcore <<

Ça y est, Manu est parti maintenant. The Driver, tu le remplaces. C’est un alias que tu emploies depuis longtemps, les gens ne sont pas vraiment au courant… C’est de la faute de Manu ?

The Driver — À une époque où je n’étais pas entouré professionnellement, j’ai essayé de m’extirper de la nébuleuse Manu Le Malin quand j’avais envie de jouer techno. J’ai toujours eu envie de jouer techno. J’ai à peu près 15 000 vinyles, et ce n’est pas que du hardcore : il y a de la house, du dub, de la techno, de la drum… Je ne dis pas que je vais jouer tous ces trucs-là ! Mais quand j’ai eu envie de rejouer techno, parce que musicalement il y avait des choses qui m’intéressaient, je me suis rendu compte que les gens n’étaient pas tolérants. J’ai essayé de faire mettre The Driver sur les flyers, et ça n’a pas marché du tout. Et puis il y a quelque temps, il y a eu un gros creux pour Manu Le Malin – enfin, surtout pour moi, Emmanuel. Dans la foulée, le festival Astropolis m’a dit : “L’autre on s’en fout, il est déjà dans le truc, mais on aimerait beaucoup voir The Driver”. Ils ont senti qu’il y avait des choses qui me plaisaient, toujours en tant que DJ. La techno avait évolué aussi. On était sorti de la période 2007-2008, avec cette techno en boucle, façon DJ tool toujours en rythme. On revient petit à petit à une musique un peu plus sombre, où il y a des thèmes et un groove autre que celui d’une drum machine.

J’ai lu que tu disais assumer davantage cet alias désormais. Pourquoi ?

Ce n’est pas une question d’assumer. J’aimerais vraiment qu’on arrête d’ajouter ce “aka MLM”. Les programmateurs disent : “Oui mais…” OK, donc c’est du name-dropping, c’est du business… Parfois, quand je vois des bannières d’event ou “aka MLM” apparaît en plus gros que The Driver, j’envoie un mail direct en disant : “Non mec, je vais jouer techno.” J’ai cru que les gens allaient penser que The Driver était une version édulcorée de Manu Le Malin, ou alors que c’était un truc du style le gars racle les fonds de tiroirs et va bouffer à tous les râteliers.

Si tu écoutes The Driver, déjà, ce n’est pas du hardcore d’ascenseur et ce n’est pas non plus une techno chalala pour gendre idéal. Et puis je ne suis pas le premier à avoir un autre alias. Dans toutes les musiques, des gens font ce qu’on appelle des side-projects. C’est vrai qu’il n’y en a pas des masses dans le milieu DJ. Comme l’approche est sincère, ça ne me dérange pas de me produire sous deux noms en fonction des festivals.

“On va faire un peu peur aux mamans”

Est-ce qu’il y a un public qui est plus difficile que l’autre ?

Oui, celui de Manu Le Malin, celui du hardcore. Souvent les gens qualifient le hardcore de sous-genre de la musique électronique, mais c’est un style à part entière, avec de multiples sous-genres. Il réunit plein de publics, qui sont fidèles à leur style. Sont-ils plus demandeurs ? Moins tolérants ? Ça ne serait pas gentil de dire ça. Lorsqu’ils arrivent, ils savent ce qu’ils veulent. Il faut que ça cogne.

Le public techno sur les gros festivals, c’est quelque chose de plus large. La musique résonne dans différentes salles, elle est plus variée : techno plus jazzy, ou house, parfois un peu plus dure, etc. Là-dedans, je vais être le “mauvais garçon”. Que ça soit “physiquement” ou musicalement. On va faire un peu peur aux mamans. En voyant le type qui jouait avant moi, plusieurs fois je me suis dit “là, je vais vider la salle”. Et en fait, non ! Il y a plein de jeunes qui m’envoient des messages en me disant qu’ils ne connaissaient pas et trouvent ça mortel ! Ils découvrent à ce moment-là qu’en fait The Driver c’est aussi MLM ! Et c’est top !

Ces alias ont-ils un impact différent sur l’homme, sur Emmanuel ?

Ouais, complètement. Mais je ne le savais pas, ce sont mes potes et ma compagne qui me l’ont dit ! MLM est incontrôlable ! Quand je sors d’un set hardcore, c’est “poussez-vous, ne me parlez pas !”. Même si The Driver est plus posé, je peux vraiment faire le guignol aussi. Je reste Emmanuel. L’environnement, également, a sans doute une influence sur le comportement que je peux avoir. Dans les loges hardcore, c’est souvent le bordel. Non pas que je passe mes nuits dans les loges, car je n’aime pas ça. Mais du côté des loges techno, c’est souvent plus calme, plus lisse. Les mecs n’arrivent pas forcément très tôt, puis ils jouent, et ils repartent. Je ne suis pas en train de dire que l’un est mieux que l’autre, chacun fait ce qu’il veut, a son rythme de vie, sa manière de vivre la fête, de vivre son travail… Je le fais de manière intense, on le sait depuis toujours, et je ne changerai pas. Mais je suis plus calme quand c’est The Driver, enfin je crois (rictus).

A contrario, existe-t-il des points communs ?

Le trac ! Pour l’un comme pour l’autre, ça, pas de problème. Après, quand je rentre dedans, je suis à fond. Même avec la techno qui pourrait paraître plus simple techniquement, ou même mentalement. J’ai une relation avec la musique, qu’elle soit hardcore ou techno, qui est très animale. C’est un autre point commun. Selon les moments, elle se manifeste de façon extrême, puissante, ou de manière plus groove, plus chaude, plus trance…

Plus d'infos sur Manu Le Malin via sa page Facebook officielle et son compte Apple Music. Plus d'infos sur The Driver via sa page Facebook officielle et son compte Apple Music.

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Sur les traces de Berry Gordy, C'est Magnifip !

New-York 5 avril 2013 - The Musical' Motown Family Night - Photo de Donna Ward/Getty FIP rend hommage au fondateur de l'empire Motown, la fabrique à rêves de l’Amérique des années 60 et 70.

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&quot;C'est toi qu'elle préfère&quot; : le clip un peu flippant d'Alice Et Moi sur la rivalité entre jumelles

Après un clip rempli d'amour pour Cent fois, Alice et Moi est de retour avec le morceau C'est toi qu'elle préfère, extrait de son EP Filme Moi disponible depuis le 27 octobre.

Réalisé par Julie Oona, la vidéo met en scène deux jumelles oisives, laissant filer un été citadin entre le canapé et la cuisine. La tension monte au fur et à mesure de la séquence, et la scène finale de la piscine résoudra non sans drame l'affirmation "c'est toi qu'elle préfère".

Repérée sur les inRocKs lab, la voix faussement naïve d'Alice Vanor colle à la perfection à cette mini story animée, et sa mélodie pop et sucrée devrait vous rester en tête tout au long de la semaine.

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ABRA plus motivante que jamais dans son nouveau morceau “Bacardi“

En ce moment, et c’est le moins qu’on puisse dire, la ville d’Atlanta a la côte ! En plus des poids lourds de l’industrie que sont Future et Young Thug, la capitale de l’État de Géorgie se veut aussi révélateur de talents ; un statut que la belle ABRA confirme avec la parution de ce nouveau track.

Pour ce nouveau morceau, Bacardi, que l’artiste a partagé sur son SoundCloud – accompagné de la légende : “LETS GET BACK TO HAVIN FUN WITH OUR ART // REVENONS AUX BASIQUES ET AMUSONS NOUS AVEC NOTRE ART“ -  on retrouve la rappeuse en train de poser pendant quasi 2 minutes sur ce banger, dynamisé par une boîte à rythme façon nineties.

En attendant un nouvel album

Au vu de ses récentes sorties sur l’Internet, ABRA semble bel et bien être en train de préparer quelque chose. Pourquoi pas un nouveau long format ? Afin de patienter, vous pouvez toujours vous remettre à jour sur sa discographie. La jeune femme vient de republier son premier album, Rose, format vinyle. C’est Ninja Tune qui s’est improvisé pilote de cette réédition.

Rose, est également disponible via Apple Music.

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