Actu musique

10 novembre 2017

Le Spectre signe la B.O. parfaite pour films d’effroi façon : “Analog Dialog“

Largement anticipé par des musiciens d’ici – Arnaud Rebotini ou Frustration –, un revival goth-rock, et par extension cold-wave, est sur le point de virer au phénomène. On ne s’étonnera donc pas d’entendre bientôt John Maus en featuring chez Beyoncé, Siouxsie Sioux devenir égérie Kooples ou Christian Death samplé par Diplo (après tout, on a bien entendu Section XXV chez Kanye West !). Les Français Le Spectre seront en pole position pour cet hiver sans fin. On peut crier au génie ou parler de cryogénie tant tout chez Yann Levasseur joue avec le froid, le roide.

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"Rest", le premier album véritablement gainsbourgien de Charlotte Gainsbourg

Plage 3, le morceau s’appelle “Kate”, et la voix hyperventilée de Charlotte qui évoque sa demi-sœur disparue (“Des cheveux de cendre, une âme trop tendre que rien ne perçait…”) est un truc à vous maintenir le cœur serré d’émotion pour l’éternité. Sur le titre précédent, Lying with You, c’est (Dieu) le père qui a droit à son homélie, évoqué crûment sur son lit de mort (“Où est parti mon baiser quand le coffre s’est fermé ?”), indiquant que le sous-titre de ce “repos” trompeur pourrait être “chialade forever”.

Le premier album véritablement gainsbourgien de Charlotte Gainsbourg

La force tranquille de Charlotte Gainsbourg est d’avoir toujours su rester cette brindille d’acier, cette phalène solide comme un roc dont le cinéma, et notamment Lars von Trier, a su tirer le maximum. Au rayon des chanteuses, pourtant, elle se plaçait en retrait, en réserve, laissant aux pygmalions de passage (Air, Beck) le soin de tisser les paravents élégants, avec l’anglais comme premier rempart.

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Flóp, Midget!, Mavis Staples... en accéléré

Ce disque, il fallait en parler juste pour placer le jeu de mots qui décrit son genre musical hybride : la biniou-wave. Et puis on l’a écouté, ce disque, et du coup on peut même en parler parce qu’il est bon. Ce disque, c’est celui de l’in(c)lassable musicien Olivier Mellano, avec au chant Brendan Perry (Dead Can Dance) et la trentaine de musiciens et choristes du Bagad’ Cesson de Cesson-Sévigné (dans le 35). Cet album-projet, No Land, c’est un seul puissant morceau de 40 minutes, à la frontière des sons celtes et de la musique contemporaine. Une musique comme un paysage sauvage, qu’arpente et découvre la voix virile de Brendan Perry. La rando revigorante de la semaine, à poursuivre le 25 novembre à Cesson-Sévigné pour le concert de sortie de l’album.

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Boubacar Traoré au croisement de la Louisiane et du Mali

L’histoire de Boubacar Traoré a souvent été racontée. Tellement édifiante qu’on ne résiste pas à la tentation de la répéter – mais alors en trois lignes. Celle d’un chanteur et guitariste rockeur surnommé Karkar, dont quelques chansons jouées à la radio (mais jamais enregistrées en studio) connurent un immense succès dans le Mali fraîchement indépendant des années 1960, avant que le chanteur ne disparaisse de la circulation, puis ne revienne une trentaine d’années plus tard pour une carrière internationale, sous la forme d’un bouleversant bluesman mandingue.

Du Karkar des 60’s, on ne connaît qu’une photo, pause façon Elvis dans Jailhouse Rock, blouson de jean au col relevé et guitare électrique en bandoulière. Mali Twist, son tube radio vintage, donne son nom à la belle exposition consacrée au photographe du swinging Bamako Malick Sidibé, qui se tient en ce moment à Paris à la Fondation Cartier. Mais alors, pourquoi Boubacar Traoré n’a-t-il jamais été photographié par Sidibé à l’époque ?

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Morrissey sort l'album de tous les contrastes avec "Low In High School"

Programmé quelques semaines seulement après la réédition de The Queen Is Dead, ce onzième album solo de Morrissey aura tout à perdre dans cette fâcheuse collusion des calendriers. Il faut dire qu’en trente ans, l’ex-feu follet des Smiths est passé d’Alain Delon à Guillaume Canet (cité au détour de Home Is a Question Mark, très bon titre au demeurant) et a troqué sa vulnérabilité de jonquille contre une armure cynique de provocateur de PMU.

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"The Saga Continues" et le Wu-Tang promet d'être là pour longtemps

Comme une vieille photo poussiéreuse oubliée dans un carton au fond d’un grenier. Comme le boom-bap. Comme le doo-rag sur la tête, le Wu-Tang, vingt-cinq ans d’existence, est un symbole de l’histoire, un souvenir prégnant d’une époque désormais lointaine : celle où New York régnait encore en maître sur le hip‑hop mondial, où l’on rappait pour la simple beauté du geste et où Enter The Wu-Tang (36 Chambers) s’imposait en tête de presque toutes les listes des meilleurs albums du monde.

En 2017, il n’y a rien dans The Saga Continues d’aussi avant‑gardiste ou immédiatement accrocheur (hormis, sans doute, Lesson Learn’d) que Protect Ya Neck ou C.R.E.A.M., mais ce n’est pas nécessaire. Ce huitième album est si subtil, bien ficelé et intelligent dans sa façon de ne pas faire appel aux samples que l’on est prêt à oublier sa dimension nostalgique.

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Les futures stars de la pop attendent dans leur chambre

Clairo, Rex Orange County, Stella Donnelly, Cuco, Gus Dapperton, Zack Villere… C’est très possible que ces noms ne vous disent pas grand-chose, voire rien du tout. Et pourtant, dans le tas, il y a sûrement des futures stars de la pop qui attendent seulement de sortir de leurs chambres. Car c’est là qu’évoluent encore tous ces musiciens à peine majeurs, mais dont l’émancipation artistique n’a pas attendu les années pour se mettre en place. Un logiciel (GarageBand ou autre), une connexion internet et les voilà en

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Quand un ovni afro futuriste paru il y a 34 ans devient la meilleure réédition de 2017

Un lundi maussade de fin Octobre nous rencontrons Bony Bikaye à la terrasse d’un café place de la Bastille. Soit à quelques encablures du lieu où en 1983 a débuté une aventure musicale suffisamment confondante pour nous interpeller aujourd’hui encore et déclencher ce rendez vous. Cette aventure à laquelle Bony a participé donne en effet prétexte à l’une des meilleures rééditions de l’année : Noir et Blanc, album mythique du label belge Crammed Discs. Cet ovni, aussi pertinent et surprenant aujourd’hui qu’à sa sortie il y a 34 ans, est le fruit d’un heureux accident à l’issue duquel divers atomes, pas forcément crochus, sont entrés en fusion sonore sous le nom, digne d’une formule chimique, de Zazou Bikaye Cy1 pour produire le premier big bang afro futuriste de l’histoire.

Du Congo à Kraftwerk

Devant une tasse de café Bony, désormais jeune soixantenaire, remonte pour nous la mécanique d’une mémoire parfaitement huilée jusqu’à ce jour de 1983 où invité par Radio Nova, rue du Faubourg St Antoine, il intrigue le journaliste qui l’interviewe en mentionnant sa fascination pour la musique électronique. En particulier celle venue d’outre Rhin que l’on appelle Krautrock. « Ma fascination le fascinait » résume t’il. Qu’un jeune musicien congolais (zaïrois à l’époque) puisse se dire captivé par la froide esthétique d’un Kraftwerk, ou le funk expérimental de Can, a certes de quoi surprendre dans le contexte encore très cloisonné du début des années 80. Au point que la surprise du journaliste, un certain Pierre Job, éveille la curiosité d’un musicien : Hector Zazou. « Il a pris mon numéro de téléphone et m’a appelé quelques jours plus tard. C’est là que j’ai réalisé que Pierre Job et Hector Zazou était en réalité la même personne ». Après avoir formé avec Joseph Racaille au milieu des années 70 le duo ZNR, quelque chose comme une tardive émanation hexagonale de l’école de Canterbury (Soft Machine, Caravan etc…), Zazou cède la place au journaliste Pierre Job tout en cherchant à ouvrir de nouveaux horizons à l’aide de nouveaux procédés. Sa rencontre avec Bony sera son Eureka.

Sortir des carcans

Bony est alors l’un de ces musiciens africains de la nouvelle génération engagé dans une rénovation des musiques dites traditionnelles. Il a fait parti en tant que bassiste du groupe Y’ss Boys de l’ancien séminariste Ray Lema, a accompagné la chanteuse Mpongo Love, a travaillé comme compositeur et arrangeur avec le roi de la rumba rock, Papa Wemba. Sa présence à Paris est consécutive à un engagement comme producteur du groupe Zaiko Langa Langa, fer de lance du mouvement soukous qui secoue alors la capitale Kinshasa. Toutes ces collaborations ont le même objectif : sortir la musique de son pays du carcan dans lequel les orchestres établis l’ont enfermée. « Je n’ai jamais compris pourquoi l’indépendance du Congo s’est mise à rimer avec cha cha cha » assène t’il en référence au titre Indépendance Cha Cha de l’African Jazz qui en 1960 a célébré la fin de l’ère coloniale. « Pour tout dire j’ai toujours trouvé cette vogue de la rumba très suspecte et la démarche de ces musiciens un peu malhonnête. On me disait : « écoute Grand Kallé, écoute Dr Nico, ce sont les meilleurs de ton pays. » Pour moi qui connaissaient les ensembles cubains, le Trio Matamoros, l’Orchestra Aragon, il s’agissait ni plus ni moins d’une appropriation abusive. J’aurais été bien plus à l’aise si l’on m’avait dit que le Congo était le berceau d’une certaine créolité africaine… » Son regard très critique à l’égard de ce qui fait danser Kinshasa, que d’aucuns ont pu mettre sur le compte d’un certain snobisme, découle en réalité d’une singularité. Bony Bikaye est issu d’une caste qui à l’époque coloniale cherche à vivre selon les standards européens et le plus éloigné possible de tout ce qui est africain. Au point de se choisir pour nom celui, problématique, d’ « évolués ».

Satisfaction

« Je suis né en 1953 dans ce qui était encore le Congo Belge. Mon père était administrateur d’un territoire, le Kasaï, où se trouvent les mines de diamant. Je n’étais pas du tout au contact du milieu africain. Ma culture s’est forgée dans un environnement strictement européen. La rumba n’entrait pas dans la maison. La première voix qui m’a bouleversé fut celle de Maria Callas. Si ma langue patrimoniale est le tshiluba, chez nous on parlait le français, on étudiait le néerlandais. J’ai été formé pour faire parti de l’élite intellectuelle coloniale. » Sauf qu’en 1960, l’indépendance proclamée, son père est limogé et Bony mis en pensionnat. Tout en complétant son éducation à la bibliothèque nationale, il se passionne pour cette musique qui renverse tout en Europe et aux Etats Unis. « Il y a d’abord eu les Yéyés. Puis les Beatles et les Rolling Stones. Mes premiers pas à la guitare, je les ai effectué en jouant Satisfaction. » Avoir une sœur hôtesse de l’air lui donnera par la suite la possibilité de rester au fait d’une actualité foisonnante. « Grâce à elle, j’avais les disques de Jimi Hendrix, de Deep Purple, de Miles Davis ou de Frank Zappa pratiquement la semaine de leurs sorties. Zappa me stupéfiait. Avec lui je traversais d’une traite plusieurs univers musicaux à la fois : rock, contemporain, jazz, folklore, classique… » On comprend aisément ce qui lui plait dans la démarche de Zappa. Comme le grand freak de Cucamonga, Bony va lui aussi chercher à mettre en perspective des choses en apparences incompatibles. Ainsi, le jeu de piano bruitiste de Thelonious Monk ou de Jerry Lee Lewis le ramène à Henry Cowell, compositeur et théoricien américain du début du 20ème siècle promoteur d’un large éventail d’expressions. « Je me suis formé intellectuellement et artistiquement en fonction d’une exigence très particulière qui était de refuser le conformisme et de goûter la transgression. Aussi quand j’ai commencé à fréquenter ces jeunes musiciens congolais qui tournaient résolument le dos à la variété et jouaient avec la même intensité, la même folie, que les occidentaux, je me suis mis à les rejoindre. » En somme, c’est en cherchant son bonheur au loin que Bony a finalement trouvé l’Afrique.

Artisanal et sans filet

On comprend dès lors, à la lumière de ce parcours atypique, ce qui a tant bluffé Pierre Job/ Hector Zazou. Au point de l’inciter à formuler un projet sans équivalent à l’époque. Il met aussitôt Bony en contact avec deux parisiens adeptes de la musique électronique encore balbutiante, Claude Micheli et Guillaume Loizillon. Ces « personnages étranges au comportement et au langage digne d’électriciens ou de mécaniciens » selon le boss de Crammed Disc, Marc Hollander, ont formé un groupe, Dièse 440, qui n’utilisent que des synthétiseurs et des bandes enregistrées dans une démarche héritière des pionniers de l’éléctro-acoustique française, Pierre Schaeffer et Pierre Henry. Noms qui résonnent très fort dans la tête de Bony. Comme résonnent ceux de Kraftwerk, Cluster, Can et autres. Pour Noir et Blanc, Loizillon et Micheli se présenteront sous le mystérieux acronyme de CY1. Dans cette histoire, Zazou tient le rôle du « metteur en scène », et fait le lien avec Crammed Discs. Le label bruxellois, séduit par quelques démos, donne aussitôt carte blanche à cette singulière équipée. Si nous ne sommes plus tout à fait dans la préhistoire de la musique électronique, la technologie est à mille lieux de ressembler à celle d’aujourd’hui. L’analogique règne toujours avec des machines qui ne disposent d’aucune mémoire. Tout se fera donc de manière artisanale et sans filet. Ce dont paradoxalement va profiter la dizaine de pièces de ce disque étrange, envoûtant, d’une radicalité expansive qui installe définitivement l’Afrique dans l’orbite de la modernité. A moins qu’il ne contribue tout simplement à en révéler la permanence. Voire l’antériorité.

Tourbillon infernal

« Je peux tout ramener à la musique africaine » affirme tranquillement Bony. Voilà plusieurs années qu’il travaille au développement d’un logiciel qui par un minutieux décodage des signaux sonores parviendrait à dégager l’ADN de telle ou telle œuvre. Une entreprise dont il espère une application future mais qui finalement a sans doute commencé dès Noir et Blanc. L’un des morceaux les plus fascinants, Dju Ya Fresa (l’Avidité) chanté en Swahili par Bony, attire une guitare typiquement Gang of Four et des cuivres digne du Zappa de Grand Wazoo dans un tourbillon infernal qu’entretiennent des machines se substituant aux tambours tribaux. En résulte une emprise confondante, à la fois sauvage et savante, punk et sophistiquée, dont il est bien difficile de se défaire. N’oublions pas que Noir et Blanc sort à une époque où David Byrne des Talking Heads et Brian Eno sont devenus pour beaucoup d’entre nous les Speke et Burton (explorateurs anglais découvreurs des sources du Nil) de la musique africaine. Une époque où Fela Kuti et King Sunny Adé commencent à envahir notre imaginaire, prendre possession de nos corps avec leurs rythmes de transe. Nous sommes dans la phase des préliminaires amoureux où des cultures font connaissance, se séduisent, reconnaissent dans l’autre une part d’eux mêmes. Une forme de magie ( de sorcellerie même) s’opère ici à laquelle vont participer outre Zazou et CY1, des gens comme Vincent Kénis futur producteur de Konono n°1 et Kasaï All Stars, Marc Hollander ( Aksak Maboul, Tueurs de la Lune de Miel) et Fred Frith de Henry Cow. Des boucles récursives, des ostinatos dansants, inquiétants, ceux de Eh Yaye, de Mangungu - d’inspiration Ondomba précise Bony dans le livret très complet qui accompagne cette réédition - s’emparent de l’espace, nous entraînent sur un terrain inconnu balisé de sons familiers. Il y a même avec Mama Lenvo une rumba déconstruite chantée en français pidgin. C’est cela qui 34 ans après les faits rend Noir et Blanc aussi stupéfiant et novateur aujourd’hui qu’hier. Comme si le tâtonnement conceptuel dont il est le fruit était miraculeusement devenu justesse absolue, que le pragmatisme employé à sa réalisation avait produit une science exacte. Comme si soudain une petite constellation d’étoiles éparpillées quelque part entre Kinshasa, Paris et Bruxelles s’étaient soudain alignées.

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Philippe Katerine chantera au Tonight Show de Jimmy Fallon la semaine prochaine

L’excentrique, et tout aussi excellent chanteur Philippe Katerine, était hier l’invité (avec Sharleen Spiterin, la voix du groupe Texas) d’Antoine De Caunes, dans son émission Popopop, diffusée sur France Inter. Reçu, non pas pour parler de musique, sinon de philosophie, et particulièrement de la conférence-spectacle qu’il donnera ce dimanche 12 novembre à la Maison de Poésie, le philosophe à quand même fini par parler musique.

Katerine, est revenu sur la célèbre émission américaine Tonight Show, présentée par Jimmy Fallon - dans laquelle il avait été moqué, et, rangé dans la pastille intitulée "Do Not Play" ("A ne pas écouter"). Visiblement, le vent semble avoir tourné pour lui, car, comme il le confirmait, il sera bel et bien invité à se produire (en duo avec les Roots). Le rendez-vous est fixé à mardi prochain.  Ne reste plus, pour lui, qu’a obtenir tous les “tampons“ (les visas), ce qui semble être sa plus grande crainte.

L’interview est à retrouver en intégralité ici. Katerine a profité de l'occasion pour sortir un version anglaise de son album éponyme de 2010. Rebaptisé Here Comes Katerine!, celui-ci est paru le 27 octobre dernier via Barclay, est disponible sur Apple Music.

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Paul Buckmaster, disparition d’un arrangeur pop haut de gamme

Sur les notes de pochettes des albums des années 70, la présence de son nom laissait présager le meilleur. Paul Buckmaster, musicien et arrangeur anglais au CV long comme le Rock’n’roll Hall of Fame, est mort le 7 novembre. Violoncelliste précoce (il commença l’instrument à l’âge de 4 ans), c’est avec un diplôme de la Royal Academy of Music de Londres qu’il commencera à courir les cachets, tombant très tôt sur une bonne occasion d’entrer dans l’histoire en arrangeant et en dirigeant l’orchestre sur deux morceaux du premier album de Bowie, Space Oddity, dont le fameux décollage qui fit toute l’originalité de la chanson.

Le maître des cordes d'Elton

Par la suite, Buckmaster n’arrêtera plus ses prouesses, apposant sa marque suave et flamboyante sur tous les albums de Elton John jusqu’en 1978 (A single man) avant de le retrouver une quinzaine d’années plus tard, justement lorsque Elton cherchera à se reconnecter à sa jeunesse avec Made In England.

On retrouve également l’art subtil de l’orchestration et la beauté des arrangements de Buckmaster aussi bien chez Leonard Cohen (Songs to love and hate) ou sur Sticky Fingers des Stones, notamment sur Moonlight Mile.  Mick Jagger figurera d'ailleurs dans le chœurs d’un des hits les plus fameux qui porte la griffe de l’arrangeur, You’re so vain de Carly Simon, en 1972.

Tellurique chez Miles

C’est à la fois à ses qualités de violoncelliste et d’arrangeur que Miles Davis fera appel à l’occasion d’un de ses disques de fusion les plus importants de la décennie 70, On the corner, ainsi que sur les mêmes sessions qui échouèrent sur Big fun deux ans plus tard, notamment le tellurique Ife.

Retour en grâce

Plus discret dans les années 80, à l’époque où les cordes étaient souvent remplacées par des synthés, Buckmaster connaitra un retour en grâce fulgurant lorsque de jeunes artistes chercheront à travers lui à retrouver le frisson des production seventies. Ce sera notamment le cas de Lloyd Cole sur la face orchestrale de son meilleur album solo, Don’t get weird on me babe en 91, ou encore du Ben Folds Five dix ans plus tard.

Le carnet de bal de cet homme discret aligne également les noms de Grateful Dead, Nilsson, Stevie Nicks, Mika, Guns N’Roses et même ceux de Céline Dion, Julio Iglésias ou Taylor Swift.

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Damso offre un freestyle inédit et mélodico-cru au micro de France Inter

“Je ne suis que le messager de mes émotions“. C’est par ces mots, que, ce matin, le rappeur Damso se manifestait au micro de France Inter, ou il était invité à l’émission Boomerang d'Augustin Trapenard.

Après 30 minutes d’un échange très prolifique entre le Belge et le journaliste, pendant lesquelles on a pu en apprendre plus sur la vie, les goûts – et quelques manies - du rappeur, Damso s’est fendu d’un freestyle inédit, Je nous mens. “L’histoire de deux personnes qui se rencontrent, mais qui n’ont pas cessé de penser à leur ex“, que Damso raconte sur un beat dans son plus pur style : sombre et mélodique.

L’intégralité de cette (très bonne) interview est à retrouver via ce lien. Son album Ipséité, triple disque de platine, est toujours disponible sur Apple Music. Pour une expérience live, vous pouvez retrouver toutes les dates de sa tournée, qui se terminera le 30 novembre, ici.

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L'intrigant clip de L'Adversaire, nouveau single de Chevalrex

On avait déjà hâte de retrouver Chevalrex et son prochain album, Anti Slogan, prévu pour le 16 février prochain. L'attente est désormais à peine soutenable depuis que l'on a découvert ce splendide premier extrait, L'Adversaire, accompagné d'un clip signé Daniel Brereton, dont l'univers surréaliste avait déjà infiltré ceux de Conan Mockasin, Metronomy ou encore Django Django.

Chevalrex, alias Remy Poncet, avait publié l'an dernier le formidable Futurisme et il est l'un des Français dont l'empreinte est la plus forte dans la pop contemporaine.

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Assister à une chouette session live de Blow, pour leur titre It's All a Lie

La super formation Blow, nous ouvre les portes du studio Ferber pour une session live de leur titre It's All a Lie, l’une des composantes de Fall In Deep, leur dernier EP en date (disponible sur Apple Music).

Dans cette vidéo, l’on est plongé en plein cœur d’un mini-orchestre, où les sonorités acoustiques et électriques se livrent à une danse sensuelle, flirtant même ensemble. La voix grave du chanteur, régulièrement assisté par celle de ses compères, guide à la perfection la ritournelle entêtante et plaisante qui s’échappe de la mélodie.

Le prochain EP de Blow, Vertigo Introduction, paraîtra le 24 novembre prochain, et leur premier album est attendu lui pour 2018. Pour les retrouver en concert, il faudra patienter jusqu’au 6 décembre, et leur venue au Badaboum de Paris.

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Le très beau nouveau clip d'Arthur H avec Roschdy Zem et la danseuse Marie-Agnès Gillot

Arthur H vient de publier le clip de "La Boxeuse amoureuse", réalisé par Léonore Mercier, et il vaut vraiment le coup d’œil. On y retrouve l'acteur Roschdy Zem et la danseuse Marie-Agnès Gillot dans une chorégraphie sublime, tout en douceur et en esquives. Sur Facebook, Arthur H dit avoir écrit cette chanson pour sa mère. "Tomber ça n’est rien, puisqu’elle se relève…", écrit-il également de manière lapidaire. A voir.

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