Actu musique

7 novembre 2017

Les 10 plus belles reprises en hommage à Leonard Cohen

En 1984, Leonard Cohen sort Hallelujah sur l'album Various Positions. Un album qui sera dans un premier temps refusé par une grande maison de disque, puis qui verra le jour sous le label indépendant Passport Records. Finalement le titre deviendra l'un des morceaux les plus repris dans l'histoire de la musique. En 1991, John Cale, le cofondateur du Velvet Underground, le reprend sur l'album hommage I’m Your Fan sorti par Les Inrockuptibles et qui comprend 18 reprises du canadien (l'album s'écoute en intégralité ci-dessous). Après cette reprise suivra une déferlante incalculable d'autres version, dont celles de Jeff Buckley ou Rufus Wainwright.

Avec 14 albums à son actif, Cohen a sorti une palette de très beaux titres à la fois mélancoliques, charnels et langoureux, sonnant aujourd'hui comme autant de classiques. Suzanne, So Long Marianne, I'm Your Man, Hey That's No Way To Say Goodbye, ou Tower of Song : un nombre incalculable d'artistes ont repris ces titres. On vous fait un florilège condensé des dix meilleures avec, entre autres, les versions de Nina Simone, Johnny Cash, Nick Cave et Lana Del Rey.

Nina Simone Suzanne 

Lana Del Rey Chelsea Hotel No 2 

Feist Hey That's No Way To Say Goodbye

John Cale et Suzanne Vega So Long Marianne 

Jeff Buckley Hallelujah 

The Jesus and Mary Chain Tower of Song

Johnny Cash Bird On a Wire 

Nick Cave I'm Your Man 

Coil Who By Fire

I'm Your Fan : The Songs of Leonard Cohen 

En 1991, Les Inrockuptibles sortait un album hommage de 18 titres à Leonard Cohen, avec un titre en référence au morceau I'm Your Man du canadien. Le CD comprend des reprises de Nick Cave, REM, John Cale, Pixies, Robert Forster, David McComb (Triffids), Lloyd Cole, Lilac Time, Ian McCulloch (Echo & the Bunnymen) et d'autres.

Les Inrocks - musique

30 morceaux qu'il ne fallait pas rater en octobre

Il fait froid, les NRJ Music Awards existent encore, et la journée de la gentillesse n'a pas eu les effets escomptés. Bref, il y a quelques jours on était en octobre 2017, et en dépit de tout ça, plein de beaux morceaux sont sortis ce mois-ci. On vous a donc sélectionné les meilleurs d'entre eux en les intégrant à notre playlist T30T, qui est tout le temps remise à jour ici.

Vous y trouverez notamment quelques noms bien connus - Charlotte Gainsbourg, Baxter Dury ou encore Orelsan - mais aussi les fleurons d'une nouvelle scène française en pleine ébullition, comme Hyacinthe, Jessica 93 ou encore Chloé. Ca se passe dans le player ci-dessous:

Les Inrocks - musique

Pour éviter qu'un paparazzi vende une photo d'elle nue, Sia la diffuse sur Twitter

La chanteuse australienne vient de donner une bonne leçon à un paparazzi qui avait visiblement prévu de se faire de l’argent sur son dos, ou plutôt, sur le bas de son dos… Alertée par ce qui semble être un texto du voleur de clichés, l’artiste a pris les devants, même si le mal intentionné avait pris une photo de son derrière.

Sia a donc publié sur ses réseaux sociaux la photo en question : une capture d’écran où l’on peut voir une image d’elle nue, de dos. Avec ce post, on peut également lire le message qui lui était adressé. Le “photographe“, ou la compagnie pour laquelle il “travaille“ - FameFlyNet, comme on peut l’apercevoir en bas à gauche du cliché - aurait apparemment 14 autres photos de la chanteuse, toutes de la même teneur.

Someone is apparently trying to sell naked photos of me to my fans. Save your money, here it is for free. Everyday is Christmas! pic.twitter.com/aeQlnTwLuy

— sia (@Sia) 7 novembre 2017

Une action validée par l’Internet

Une “menace“ qui a fait l’effet d’un pétard mouillé, et qui n’a pas empêché l’artiste de partager en masse cette mésaventure. En faisant cela, elle a provoqué de nombreux messages de soutien.

Ah ! Ah ! Elle est trop forte ! ???????????? #Sia https://t.co/KLEcTBmfKs

— LaeTitia PariZette (@Souriswingette) 7 novembre 2017

Creeps: we gonna sell ya nudes.

Sia: I think not.@Sia now the goddess of public relations. #Sia pic.twitter.com/UxoeSY4dGh — Austin KJ Ballhagen (@ABallhagen) 7 novembre 2017

Does anyone know how I could get @Sia to be the angel on the top of my tree? And no she doesn't have to be #naked #Sia #everydayischristmas

— TheFlamingC (@courtneyhyde22) 7 novembre 2017

Au passage, elle en a profité pour teaser son prochain album, Everyday is Christmas, à paraître le 17 novembre prochain, avec un nouveau post, qui faisant écho au premier. L’album de la chanteuse australienne est disponible en précommande sur Apple Music.

Make sure 'Everyday Is Christmas' is under your ???? this year & pre-order the album (out 11/17) now! https://t.co/8ZlD8kkYDM - Team Sia pic.twitter.com/2XYE2rnB1R

— sia (@Sia) 30 octobre 2017

Les Inrocks - musique

La release party de The Horrors à revivre en intégralité avec ARTE Concert

Seulement quelques jours après la sortie de leur cinquième album, V, The Horrors a enregistré un live inédit pour une release party filmée par ARTE Concert. Dans une ambiance futuriste et électronique très travaillée (et inspirée par le film Blade Runner), le groupe a interprété la totalité des titres présents sur son dernier album avec des morceaux joué pour la première fois en live. Les quelques chanceux ayant pu assister au rendez-vous se sont par ailleurs vu attribuer un rôle autant de spectateurs qu'acteurs du concert. Une expérience musicale et visuelle fascinante.

>>> À relire : The Horrors surprennent tout le monde avec “V“, un album vivant et victorieux

Le quintet britannique démarre sa tournée demain avec un concert le 8 novembre au Trabendo, à Paris, avant de passer par Strasbourg le 9 à La Laiterie Artefact puis le 10 à Lille au Splendid, avant de continuer sa tournée européenne.

Les Inrocks - musique

Comment Damso et Angèle ont fait trembler l’Olympia

Le sol tremble. Le balcon tremble. Tout tremble sous la dinguerie du public quand il entend Périscope, Kietu, Signaler, Débrouillard, Nwaar Is The New Black ou encore BruxellesVie. Le concert de Damso commence avec le morceau Exutoire. Angèle est au clavier tandis que deux-mille fans de rap chantent d'une seule voix : "Le cœur sur une plaque allumée j’écoute Agnès Obel". Et toute la soirée se déroulera un peu comme ça, dans une tonalité à la fois sentimentale et surexcitée. En gros, c’est le feu à l’Olympia. Le feu sur chaque morceau. Le feu sur chaque feat (avec Vald pour Vitrine, Kalash pour Mwaka Moon, Siboy et Benash pour Mobali). C’est le feu pendant tout le concert, qui se terminera avec les tubes Macarena et Mosaïque solitaire. Au clavier sur ce dernier, il y a une nouvelle fois Angèle.

"Aller beaucoup plus haut"

"Non, non, non. Jouer ici n’est pas une consécration. Si c’est le cas, c’est que je fais de la merde. Je veux aller beaucoup plus haut." Dans sa loge de l’Olympia, alors que les premiers arrivés attendent devant la scène, Damso savoure l’instant à sa façon. Il est calme, beaucoup plus que les kids qui déambulent dans le quartier en espérant l’apercevoir. Certains se sont postés à l’entrée des artistes de la célèbre salle parisienne, rue de Caumartin. Leur attente restera toutefois sans succès. "Ça fait chier, regrette Damso, je les ai pas vus ! Je suis emprisonné ici depuis un moment. Mais ça déchire, ça motive pour le concert."

A quelques mètres, dans les autres loges, il y a Benash, Siboy, Kalash et Vald en train de patienter également. Et dans celle juste à côté, il y a Angèle. C’est elle qui assure la première partie, même si Damso voit les choses un peu différemment. "Je n'aime pas l’expression ‘première partie’, dit-il. Angèle joue aussi avec moi pendant le concert. Disons qu'elle chante avant moi… je crois qu'il y a des obligations pour le bar !" Angèle chante donc avant Damso pendant la tournée de ce dernier. Ça en étonne certains car Angèle et Damso, certes, n’ont par grand-chose en commun à première vue, sinon le fait d’habiter Bruxelles.

Angèle ne fait même pas semblant d’être une fan de la première heure. "J’ai découvert Damso parce que mon frère (le rappeur Roméo Elvis – ndlr) et mon copain en parlaient, dit-elle. Mais je l’ai vraiment découvert en commençant à travailler avec lui." La jeune musicienne parle d’une relation "très simple, très pro" depuis leur rencontre. Quand Damso lui a proposé de tourner avec lui, elle a évidemment sauté sur l’occasion. Quant à Damso, il a découvert Angèle via son entourage. On lui a simplement fait écouter des sons. "Ça s’est fait au feeling, se souvient-il. Je me suis tout de suite dit qu'elle allait tout niquer." Résultat : deux semaines après la sortie de son tout premier single, La Loi de Murphy, le clip qui l'accompagne a dépassé le million de clics sur YouTube.

"C’est un truc de fou, je n’aurais jamais imaginé ça, hallucine Angèle. J’espère juste que ça va suivre pour la suite. Les gens autour de moi sont déjà en train de me rassurer, de me dire que ce n’est pas grave si je fais moins bien la prochaine fois !"

L’attente est déjà énorme autour d’elle. Les labels se battent pour la signer. C’était même déjà le cas avant la publication de ce premier single. Une situation qu’Angèle tente d’expliquer : "J’étais déjà présente sur Instagram avec certains éléments qu'on retrouve aujourd’hui dans mes chansons : les différentes voix, le côté humoristique, les prods un peu minimalistes, le piano. Et puis je suis la sœur de Roméo Elvis. Le featuring qu’on a fait (J'ai vu, morceau issu de la mixtape Morale 2 - ndlr) et son côté familial ont touché plein de gens. Ça a mis le spot sur moi. J’ai aussi l’impression que ça aide d’être belge en ce moment ! On est en concurrence avec personne. On comble un vide."

Bruxelles Vie à Paris

"Bruxelles c’est petit, confirme Damso. Les artistes ont souvent fréquenté les mêmes studios, les mêmes beatmakers. Aujourd’hui le temps a passé, chacun évolue et trouve son identité artistique. On se connaît sans se connaître. C’est comme si on avait construit une grande ville pendant la nuit et que le soleil arrivait dessus. On était déjà bons à Bruxelles avant que les gens d’ailleurs s’intéressent à nous ! Il n'y a pas d'espace-temps dans la musique, seul le talent compte."

Et les voilà aujourd’hui à rendre fou le public parisien, qui a vite compris le vivier que représentait la nouvelle scène belge. "J’ai l’impression qu’on est accueillis à bras ouverts quand on arrive de Bruxelles, semble s’étonner Angèle. Ça fait presque peur, parfois, tellement le public de Damso est fou !" Le public est fou, oui, mais pas seulement pendant le concert de Damso, où elle joue du clavier sur quelques titres. Quand elle est seule sur scène et qu’elle enchaine ses morceaux à elle, le public répond comme rarement lors d’une première partie. Beaucoup connaissent déjà par cœur La Loi de Murphy.

La suite arrivera dans les prochains mois. Angèle dit vouloir sortir un album en 2018, en prenant son temps. Elle publiera "sans doute quelque chose" en attendant, mais on n'en saura pas davantage en sortant de sa loge. Pour l'heure, sa préoccupation est de chauffer l'Olympia pour Damso. Le concert va bientôt commencer. Le sol commence doucement à trembler.

Les Inrocks - musique

Avant ses funérailles officielles, La Nouvelle-Orléans dit au revoir à Fats Domino en grande pompe

Mercredi 1er novembre, 20h à La Nouvelle-Orléans. C'est tout une cité habillée en bleu qui danse ensemble et en frénésie dans des artères coupées par la police. "Si j'étais pas en service, je serai au milieu de la foule avec mon parapluie", sourit une agente. Sous les gyrophares azurs de la NOPD (New Orleans Police Department), les robes masques, plumes, chaussettes ou bretelles brillent de la couleur du ciel, des myrtilles, du lundi. Bleu, c'est le dress-code choisi par on-ne-sait-qui, pour honorer la vie du musicien Fats Domino, auteur des tubes Blue Monday et Blueberry Hill.

second-line-pour-fats-domino.jpg Crédit : Juliette Robertsecond-line-pour-fats-domino-3.jpg Crédit : Juliette Robertsecond-line-pour-fats-domino-4.jpg Crédit : Juliette Robert

Ils sont des centaines et des centaines, noirs et blancs, natifs ou adoptés, nourrissons ou vieillards en fauteuil électrique, à marcher depuis 17h, carburant à la bière et vibrant sur les cuivres qui, furieux, s’époumonent. Il faut faire du bruit pour la "second line" (nom des parades de La Nouvelle-Orléans) de Fats, et le plus possible, comme la tradition l'exige. Les percussions et les pas des endeuillés suivent le Big Four, le rythme des esclaves de Congo Square. C'est qu'on honore les morts avec le poids des ans et un surplus de vie, par ici. Et on salue les musiciens, de Louis Armstrong à Brandon Franklin (membre du Hot 8 Brass Band, assassiné en 2010 à seulement 22 ans), par des festivités sempiternelles, n'en déplaise aux autorités promptes depuis quelques années à réprimer les traditions qui "font trop de bruit et salissent les rues."

second-line-pour-fats-domino-10.jpg Crédit : Juliette Robertsecond-line-pour-fats-domino-5.jpg Memorial devant la maison de Fats Domino. Crédit : Juliette Robert

Au terme d'une marche dansée et criée de quatre kilomètres, traversant les quartiers et les canaux, la foule s'arrête devant la demeure jaune du pianiste, reconnaissable par un grand "F.D.". C'est dans cette maison de Lower Ninth Ward, un quartier de La Nouvelle-Orléans meurtri par l'ouragan Katrina, que le pianiste prodige avait été secouru en bateau, à l'été 2005. Ses disques d'or avaient été perdus dans la vase, et son piano fétiche avait été ballotté par les flots avant de siéger, tel un animal éventré, dans le hall du Musée d'Histoire de La Nouvelle Orléans. Pendant quelques jours on avait cru que lui aussi, le vieil homme qui avait refusé d'évacuer, avait connu le même sort. Un fan avait même peint un "RIP Fats" sur sa façade.

Bientôt une Place Domino  ?

Douze ans après cette fake news, dans la nuit d'automne, les traditionnels chants funèbres des brass bands, Just a closer walk with thee et I'll fly away, sonnent pour le "Native son" comme l'appelle Alan, venu masqué et costumé. "C'était un vrai, lui, et c'est lui qui doit prendre la place de la statue du Général Lee (la statue déboulonnée cette année, donnant son nom à la place : 'Lee Circle' - ndlr). Il nous faut un Domino's Circle (une 'Place Domino' littéralement - ndlr), car il n'a jamais abandonné". La foule enfiévrée, entre rire et larmes, chante sous le regard d'un danseur torse nu, qui gesticule sur le toit du regretté Monsieur Domino, et d'un gaillard qui sert des cocktails par centaines dans le coffre de son truck.

second-line-pour-fats-domino-6.jpg Un homme danse sur le toit de la maison de Fats Domino. Crédit : Juliette Robert

Une semaine de festivités

Loin des ors de la république ou de la religion, ce mercredi, c'était la première célébration populaire de la vie du King une semaine après sa mort. La mairie n'a encore rien prévu d'officiel. "On ne sait pas encore ce qu'a prévu de faire la famille pour les funérailles qui ici prennent des plombes," explique savamment Keith, néo-orléanais depuis toujours. En attendant, la patronne du bar Vaughn's a lancé cette parade pour rejoindre la maison de Fats, à 3 kilomètres d'ici, alors tout le monde est venu. "J'ai jamais vu ça pour une première Second Line", conclue-t-elle.

Cela fait alors déjà une semaine que le monsieur de 89 ans a poussé son dernier soupir, et comme d'habitude la ville ne l'a pas laissé partir les mains dans les poches. La radio locale WWOZ a bouleversé ses programmes pour ne jouer que lui, les murs et vendeurs de sandwichs se sont recouverts d'hommages en street-art. A la traditionnelle parade du dimanche, dans les quartiers dits peu recommandables, les "RIP Fats" étaient sur les tee-shirts et dans les esprits.

second-line-pour-fats-domino-8.jpg Devant la maison de Fats Domino. Crédit Juliette Robertsecond-line-pour-fats-domino-9.jpg Groupe de cuivres devant la maison de Fats Domino. Crédit Juliette Robert

Devant la maison jaune se retrouvaient chaque soir pour une veillée les amis de Sieur Domino, des politiciens locaux, des anonymes et des militants associatifs. Jusqu'au bout, l'homme était de tous les combats pour que survive son quartier. Adossée à un gros 4x4, en tee-shirt bleu criard, Miss J est toute émue en regardant les danseuses de Second Line en jupons, cotillons et foulards, célébrer Fats Domino.

«C'était plus qu'un musicien. C'était tout. J'ai grandi à deux rues de chez lui, on roulait pas sur l'or mais on l'écoutait jouer, fenêtres ouvertes. Il est resté pour Betsy (l'ouragan de 1965 - ndlr), il est resté pour Katrina (l'ouragan de 2005 - ndlr). Il ne nous a jamais abandonnés, normal qu'on lui rende la pareille".

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