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6 novembre 2017

N.E.R.D dévoile "No One Ever Really Dies" : un album ambitieux et politique

Ce week-end à Long Beach, Californie, Pharrell Williams et ses potes ont profité de l'immense délire du Complex Con pour dévoiler l'intégralité de No_One Ever Really Dies, le nouvel album N.E.R.D. Sept ans après Nothing, le trio publiera donc un cinquième essai dans quelques semaines, mais on a déjà eu la chance de le dévorer deux fois ces dernières semaines. D'abord dans le cadre d'une écoute privée organisée à Londres en présence d'un Pharrell Williams survolté. Puis lors de la "listening party" officielle du disque, en point d'orgue de la grande messe du style et de la pop-culture qui s'est tenue toute la fin de semaine à Long Beach. En dehors de son casting hallucinant, l'album risque de surprendre tous ceux qui s'étaient habitués à l'image glacée et au son poli d'une idole mondialisée par les irréductibles Get Lucky et Happy. Fragmenté, énervé, expérimental par endroits et profondément enraciné dans l'époque et ses enjeux  : No_one Ever Really Dies intensifie l'écho du choc publié par Kendrick Lamar au mois d'avril. Et réaffirme Pharrell Williams comme l'un des plus grands musiciens de sa génération. En attendant de vous en dire plus dans un gros sujet monté avec Pharrell, on vous raconte le disque dévoilé en plein milieu d'une conférence dingue pensée par Pharrell, Takashi Murakami ou encore Virgil Abloh.

L’immense délire fashion du #ComplexCon 2017 pensé par Takashi Murakami, Virgil Abloh et Pharrell Williams ????

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The Life of Pharrell ou le retour de la génération MTV

Aménagée dans un ancien aquarium géant situé à quelques pas du port de Long Beach, la scène principale de l'édition 2017 du Complex Con n'accueillait qu'un seul et unique concert vendredi soir : N.E.R.D, prévu sur les coups de 20h. Depuis la sortie du single Lemon (en feat avec Rihanna) la semaine dernière, tous les fans du groupe se doutent qu'un nouvel album est dans les tiroirs. Une grosse heure avant le début du show, bon nombre des plus hardcores d'entre-eux se trouvent déjà face aux bagnoles stationnées dans la pénombre pour  une ambiance GTA-chic des plus soignées. Hors de question de rater la moindre note des nouveaux morceaux composés par Pharrell, Chad et Shay.

Depuis le début des années 2000, les trajectoires de Pharrell et Kanye se répondent d'ailleurs dans un renversement de situation particulièrement intéressant qui les a vu passer de l'ombre du studio à la lumière du premier plan. Tous deux figurent parmi les plus grands producteurs du début du siècle, et ils ont profité de la dernière décennie pour s'affirmer en solo. Tout en restant à bonne distance psychiatrique l'un de l'autre car pendant que le nouveau Picasso vrille un peu plus à chaque nouvelle sortie, Pharrell semble vouloir préserver un contrôle absolu sur ses créations et sa communication. Quitte à voir son image publique se plastifier.

Comme dans un rêve : la listening party du nouvel album de #NERD à Long Beach !!!???????????????????????? #Pharrell #NoOneEverReallyDies #MetteTowley

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No_One Ever Really Dies prouve que le musicien qui fêtera bientôt ses 45 ans est toujours capable de s'abandonner à l'instinct et l'énergie des premières compos de N.E.R.D. Préparez-vous à chialer dès les premières secondes de Deep Down Body Thirst où la voix de Pharrell alterne entre câlins et coups de genoux. Tout l'album est marqué par des breaks et des changements de rythmes propres aux origines du trio formé avec ses potes d'adolescence Chad Hugo et Shay Haley. Le groupe est sans doute l'un des premiers à voir diluer rock, rap, soul et électro pour atteindre les sommets de la pop-culture. A l'époque, on découvrait encore les clips sur le câble après un détour sur RTL9 et les vidéos de Lapdance, Rock Star ou She Wants To Move ont écrit les dernières pages de ce qu'il était commun d'appeler la génération MTV. Un délire éteint par l'arrivée de YouTube et de la musique de flux.

Si vous avez cliqué sur cet article, vous savez déjà tout de Lemon et de son clip dingue emmené par une performance malade de Mette Towley. Après avoir volé la vedette à Rihanna dans la vidéo, la danseuse a littéralement irradié le show de N.E.R.D. pendant plus d'une heure vendredi soir en contaminant toute la salle de son énergie débordante. Pharrell y compris, tout heureux d'avoir rencontré la muse annoncée dans le classique She Wants To Move il y a 13 ans.   "Je fonctionne à l'énergie et c'est absolument fondamental pour moi de travailler avec des artistes qui me rechargent" nous soufflera-t-il le lendemain, très sérieux, pendant que Lil Uzi Vert et les mecs de Migos s'amusaient à faire des des drifts dans des voiturettes de golf autour des backstage.

Elle s’appelle Mette Towley et elle vient d’irradier le show de N.E.R.D au #ComplexCon de Long Beach ???????? pic.twitter.com/OfmQQcMOUB

— Azzedine Fall (@AzzedineFall) November 5, 2017

Parmi les artistes qui l'ont aidé à trouver de l'énergie, Pharrell Williams a aussi pu compter sur Gucci Mane et Wale, auteurs de l'un des meilleurs feat de l'album sur Voilà : un morceau énervé qui emprunte autant à steel-drums de Trinidad qu'au guitares saturées de Gang of Four. Le groupe de post-punk formé à Leeds en 1977 fait partie des influences fondamentales de Pharrell pour ce disque, au même titre qu'Alan Vega ou Kraftwerk.

De Kraftwerk et Alan Vega à… Ed Sheeran 

Entre Londres et la Californie, le musicien n'avait d'ailleurs que ces trois noms à la bouche au moment de préciser les influences et les intentions de No_One Ever Really Dies. Au delà de l'exercice de style qui pourrait consister à namedropper des icônes du rock pour contenter la presse gentrifiée, plusieurs morceaux du disque vérifient cette filiation. Aucun sample cependant puisqu'il s'agissait pour Pharrell de s'inspirer de l'esprit de ses idoles et des différents courants avec lesquels il a grandi. On trouve même un morceau de ragga alangui sur la tracklist. Le truc s'appelle Lifting You, Ed Sheeran qui assure le featuring… Et on est bien obligés d'avouer qu'il défonce sur le morceau, alors que l'annonce de sa présence avait engendré un chahut légèrement moqueur dans l'assistance.

Tout l'inverse de la collaboration entre N.E.R.D. et André 3000, accueillie par une énorme ovation, mais finalement trop éclatée pour être digérée en si peu de temps. Il y a mille informations sur ce track sur-véner qui pourrait faire passer Bombs Over Bagdad pour une comptine binaire.

capture-decran-2017-11-06-a-13-30-55.png Mette Towley impressionnante sur scène avec N.E.R.D @ Phi Hollinger

Black Lives Matter

Comme on pouvait s'y attendre, la vraie tuerie de l'album se situe en piste numéro 5 avec la première apparition de Kendrick Lamar sur Don't Don't Do It :  un morceau inspiré par la mort de Keith Lamont Scott, ce père de famille afro-américain abattu par la police en Caroline du Nord le 20 septembre 2016. Toujours au dessus quand il s'agit de lier le fond et la forme, Kendrick rempile pour un deuxième titre sur les réfugiés intitulé Kites en featuring avec M.I.A. L'influence du rappeur de Los Angeles sur Pharrell se ressent jusque dans son nouveau discours, qu'il soit prononcé sur scène ou hors micro. Avec No_One Ever Really Dies N.E.R.D parvient à s'extirper du souvenir nostalgique du début des années 2000 pour revenir dans l'air du temps et incarner l'époque. En attendant de vous en parler plus longuement dans le magazine, la tracklist de l'album à paraître chez Sony est dispo juste en dessous.

No_One Ever Really Dies

1. Deep Down Body Thirst
2. Lemon featuring Rihanna
3. Voilà featuring Gucci Mane and Wale
4. 1000 featuring Future
5. Don't Don't Do It featuring Kendrick Lamar
6. Kites featuring Kendrick Lamar and M.I.A.
7. ESP
8. Lightning Fire Magic Prayer
9. Rollinem 7’s featuring André 3000
10. Lifting You featuring Ed Sheeran
11. Secret Life of Tigers

Par Azzedine Fall

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En vidéo : revivez le live intégral de Rone au Pitchfork festival

Connu pour ses lives très travaillés, le prodige de l'électro française a encore offert une remarquable prestation lors du Pitchfork festival 2017. L'artiste français avait été programmé en dernière minute suite à l’annulation du concert de Mina Tindle, heureusement pour les absents, Culture Box a immortalisé les 45 minutes de lévitation électronique qui ont été offertes le 2 novembre dernier à la Grande Halle de la Villette. Se sont également joints à la fête la chanteuse israélienne Noga Erez, et le batteur du célèbre groupe Battles, John Stanier.

Le musicien français a mis en scène les titres de son dernier album Mirapolis sorti le lendemain du live, avant de finir son set par deux de ses gros tubes : Parade présent sur son album Tohu Bohu, et Bye Bye Macadam. Somptueux.

>>> A relire : Avec "Mirapolis", Rone plane toujours dans les hautes sphères de l'electro française

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Une start-up australienne présente le casque audio du futur

La technologie ne s'arrête plus, depuis quelques années les casques sont de plus en plus performants si bien qu'on repense presque avec nostalgie aux premiers casques qui accompagnaient nos baladeurs cassettes. Cette fois-ci la start-up australienne Nura met la barre encore un peu plus haut en proposant le Nuraphone : un casque personnalisé qui se règle et s'adapte à l'oreille de chacun.

"Pensez à cela comme des lentilles de contact pour vos oreilles"

Le co-fondateur de Nura, Kyle Slater, détient un doctorat en psycho-acoustique. Il affirme que le casque pourrait évaluer le profil sonore de chaque individu, étant donné que nous percevons tous les sons d'une façon différente. Le mécanisme fonctionnerait en captant le bruit pratiquement inaudible émis par l'oreille interne lorsque la cochlée, un organe creux en forme d'escargot qui constitue la dernière étape de l'intégration du son avant le nerf auditif, serait stimulée par un son, permettant ainsi de créer un profil d'écoute distinct. "Pensez à cela comme des lentilles de contact pour vos oreilles" déclare l'expert, comme le rapporte le magazine Wired UK.

Le magazine Wired s'en est procuré une paire et en explique le mécanisme dans la vidéo ci-dessous:

Ces casques du futur s'offrent pour la coquette somme de 349 £, soit environ 400€. 

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Angel Olsen livre un solo acoustique vibrant pour “Sans“, titre inédit extrait de son prochain album

L’américaine Angel Olsen, qui accompagne Arcade Fire pendant leurs concerts sur la côte ouest des États-Unis, faisait récemment une halte au micro de la radio KCRW, située à Santa Monica, en Californie.

Pour l’émission Morning Becomes Eclectic, la songwriteuse s’est fendue d’un très beau live, filmé, pendant lequel elle a interprété en solo Sans, l’une des chansons de Phases, son prochain album à paraître le 10 novembre prochain (dont on vous parle ici).

À propos de ce titre, Angel Olsen s’est confié au média Clash :

“ Sans était une chanson que j’ai écrite entre Burn Your Fire et My Woman, un titre court et simple, mais qui parle de quelque chose d’important pour moi : les voyages et leur impact sur mon mental. Quand tu es en déplacement, que tu travailles, et que tu dois repartir très vite, c’est tellement difficile de prendre un moment pour se rendre compte de ce qu’il se passe. C’est déjà assez compliqué de le faire quand tu ne voyages pas ! Mais, après tout, il y a toujours ces personnes qui comptent pour toi et qui n’ont pas besoin que tu sois tout le temps auprès d’eux pour le sentir – je suppose que la chanson parle de ça aussi. “

Phases sortira le 10 novembre prochain, et, est déjà disponible en précommande sur Apple Music.

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Suivez le concert de François and The Atlas Mountains en direct de La Cigale

Ça y est, c’est le grand soir pour la formation FATM ! Si vous n’avez pas pu vous procurer des places pour vous rendre à La Cigale de Paris, vous êtes au bon endroit : nos confrères de Arte Concert sont présents sur place pour capter cet événement.

Au programme pour ce live, qui s’annonce exceptionnel : une première partie assurée par un autre français qui a la cote, Flavien Berger. C'est d’ailleurs lui, qui s'est chargé de l’habillage visuel du live. Puis, François & the Atlas Mountains pointera le bout de son nez, non pas de la scène, réservée à une vingtaine de danseurs, mais de la fosse, en plein cœur de la belle Cigale.

On ne vous en dit pas plus, on vous laisse apprécier. Bon concert !

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La mauvaise blague de Johnny Depp à propos du dernier album de St. Vincent

Présente dans les studios de BBC1 pour l'émission The Graham Norton Show, la chanteuse Annie Clark aka St.Vincent qui arborait comme à son habitude un look extravaguant avec cette fois-ci un body vernis et de longues bottes roses, a interprété son single Los Ageless, une satire un peu obscure sur la ville de la côte Ouest. 

La chanteuse a ensuite rejoint le plateau occupé par l'équipe d'acteurs du film Le Crime de l'Orient-Express : Johnny Depp, Judi Dench, Josh Gad, Michelle Pfeiffer, et Kenneth Branagh. Présentant son album Masseduction, dont la pochette sous fond rose affiche sans ambiguïté le postérieur d'une personne de dos vêtue d'un collant rose et d'un body léopard, l'artiste a précisé qu'il ne s'agissait pas d'elle, tout en reconnaissant la beauté du derrière. Johnny Depp qui avait visiblement mangé un clown, en a profité pour plaisanter sur le fait qu'il devait s'agir de celui de son partenaire à l'écran, Josh Gad.

Annie Clark est ensuite revenue sur les guitares customisées et crées par ses soins. Ces dernières, légères en poids mais très puissantes, s'adaptent autant à une femme qu'à un homme. Cerise sur le gâteau, elles sont disponibles à la vente sur le site de Music Man. Noël avant l'heure !

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Live à Fip : Bernard Lavilliers et BCUC au festival de Thau

Bernard Lavilliers FIP diffuse les concerts du poète humaniste et du collectif Sud-Africain enregistrés cet été au Festival de Thau.

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Le futur de l'electro en 6 nuances folles d'aujourd'hui

Turin, les Alpes italiennes autour, son musée égyptologique, le premier marché Eataly, le café Lavazza, ses jolies rues et… son gros festival electro dans le quartier post-industriel de Lingotto. Du 1er au 7 novembre, l'édition 2017 du festival Club to Club prenait place dans une série de lieux cool pour envisager l'avenir. Derrière chaque nom programmé ici, il y a l'envie d'explorer de nouveaux espaces sonores au-delà des genres musicaux. Et même si la prog rassemble une majorité d'artistes issus des musiques électroniques, la recherche d'une certaine avant-garde se fait sentir partout.

Partout, jusque dans sa seule tête d'affiche historique : Kraftwerk. (Le groupe a joué, sur plusieurs jours, son fameux Catalogue.) Partout, jusque dans le timing du festival : en même temps que la foire d'art contemporain Artissima. Et ce n'est pas les autres noms programmés - de Nicolas Jaar à The Black Madonna en passant par Arca, Jungle, Helena Hauff, Laurel Halo, Jlin ou encore Yves Tumor - qui vous diront le contraire. Mais eux, on les connait déjà. Place aux découvertes qu'on a faites au festival Club to Club ces derniers jours.

Nolife

Sa page Facebook indique "Cosmic Noise Demon" et en effet, on n'est pas loin du compte. L'Américain Nolife, de son vrai nom Sean Engvold, a ouvert la soirée du vendredi dans la grande halle qui accueillait le festival. Il était donc seulement 20h quand le public a pris sa dose de bangers à 180 bpm, à peine adoucis, de temps en temps, par quelques déraillements bruitistes plus minimaux. Parfois, aussi, Nolife reste quelques minutes dans un registre plus lent de techno certes désarticulée, mais presque dansable. Quoique Nolife ne s'éloigne jamais trop d'un certain registre, construit surtout à base de violence gratuite.

Káryyn

Un peu comme Kelly Lee Owens (également programmée au festival, tiens tiens), Káryyn navigue plutôt dans les formats pop, mais avec une approche bien à elle. Elle chante, donc, tout en bidouillant ses machines pour construire sans pression des chansons à la fois sèches et lyriques, évidentes mais complexes, aérienne quoique dansantes. Garder un oeil sur cette américaine-syrienne se plaçant dans l'héritage de Björk est surement une bonne idée pour les mois à venir.

Amnesia Scanner

Juste derrière Nolife, sur la même scène, Amnesia Scanner continue dans un autre genre de violence. Un genre plus arty, moins brutal. (Ils sont signés chez les Anglais chicos de Young Turks.) Mais violence quand même. Car entre les accélérations noise et les petits relents eurodisco par-ci par-là, le duo berlino-finlandais fait dans un genre de multi-mindfuck dont il est difficile de s'extraire, sinon en quittant la salle. Et les projections hallucinées à la Jesse Kanda n'aident pas vraiment à se sentir en sécurité. Ça fait partie du game : il faut aimer souffrir pour aimer Amnesia Scanner.

Liberato

Attention, ça va peut-être vous faire saigner des oreilles. Non pas comme Nolife ou Amnesia Scanner avec leurs délires noise, mais dans l'extrême opposé : Liberato est le truc le plus cheesy que vous écouterez cette semaine. Seulement voilà, le projet est une des grosses excitations populaires en Italie cette année. Avec leurs sonorités chillwave/EDM/beurk et quelques mélodies bien gnan gnan posées dessus, les premiers morceaux de Liberato sont en train de faire péter les compteurs sur Youtube (plus de 5 millions de clics pour le player ci-dessous). Les mecs derrière restent mystérieux pour l'instant. Pas de noms, pas de visages, pas d'interviews. Mais un très gros succès en prévision. Au moins en Italie.

Shapednoise

Il est italien et berlinois, porte un bob vissé sur le crâne et, comme beaucoup d'artistes programmés au festival Club to Club, n'est pas vraiment du genre à faire des câlins avec sa musique. Ce qu'aime Nino Pedone, aka Shapednoise, c'est de balancer des grosses ambiances de ville morte, de monde en ruine, d'univers débarrassé de chaleur et de vie. Un peu à la Actress (également programmé au festival, tiens tiens bis) sur des albums comme Ghettoville, le garçon joue avec les textures et les couleurs pour inventer des paysages sonores complexes, sinon carrément esthètes. C'est souvent très beau malgré la rugosité de l'ensemble.

Dan DeNorch

Dan DeNorch est le boss de Janus, un label basé à… suspense… Berlin. Avec des noms comme M.E.S.H., Lotic ou Kablam, le label s'en est également fait un, de nom, et s'est même retrouvé en résidence au Berghain. Leur truc à eux ? Le futur de la musique électronique, tout simplement, sans s'encombrer des genres ni de la bienséance. Dan DeNorch est à l'image de son label : plutôt radical.

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Fever Ray toujours aussi flippante dans son dernier clip “Mustn't Hurry“

La suédoise Karin Dreijer, alias Fever Ray (moitié de The Knife), dévoile un deuxième extrait de son nouvel et second album studio, Plunge, sorti il y a quelques semaines via la maison Rabid Records.

Dans cette autre vidéo, aussi déjantée que To The Moon And Back, mais beaucoup plus lente, on y retrouve la chanteuse couverte d’argile - souvent en plan serré – en train de caresser un spéculum. On vous laisse imaginer la suite…

En parallèle, Fever Ray, a également partagé le clip d’une autre chanson de l’album, Wanna Sip : 3 minutes 30 de gros plan sur son visage, toujours couvert d’argile, mais cette fois, teinté de rose.

Pour vous procurer Plunge (en format digital), rendez-vous sur Apple Music. Par contre, pour l’obtenir en format physique, vinyle et CD, il faudra patienter jusqu’au 23 février.

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Un an après l'annulation du Saint Pablo Tour, Kanye West remonte enfin sur scène

Samedi soir (4 novembre), le rappeur américain Kid Cudi assurait un concert au Aragon Ballroom de Chicago, et à la grande surprise du public, un très fameux Chicagoan, Kanye West, s'est invité sur scène ! Ensemble, le duo a joué le tube de son dernier album, Life of Pablo : Father Stretch My Hands, Pt.1.

Si la nouvelle a été révélée initialement par Chance The Rapper via Twitter, elle s'est ensuite répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Des extraits de concerts sont disponibles ci-dessous :

@KIDCUDI X KANYE WEST IN CHICAGO ????????☄️????????‍♂️????

A post shared by Kameron Casey (@kamcasey) on Nov 4, 2017 at 8:18pm PDT

KANYE SHOWED UP TO @KidCudi’s CHICAGO SHOW!! pic.twitter.com/6KFrbBOVEI

— ???? (@whiteboi1da_06) November 5, 2017

A en croire les cris de la foule et les innombrables smartphones soulevés dans les airs pour immortaliser ce moment, le concert a été un vrai succès ! Et pour cause, depuis l'annulation de sa tournée Saint Pablo et son hospitalisation en novembre dernier suite à un surmenage (et manque de sommeil), Kanye West n'était toujours pas remonté sur les planches.

Enterrer la hache de guerre

Si kid Cudi a été repéré puis signé par le label GOOD Music de Kanye, cette collaboration était quand même peu attendue, les deux rappeurs étant en froid depuis l'an passé. En effet, Kid avait à l'époque balancé sur Twitter que Kanye et Drake pompaient sur des collectifs d'artistes et des auteurs pour composer leurs chansons. Avec toute la modestie qu'on lui connait, Kanye s'était "contenté" de répondre : "Kid Cudi, ne prononce jamais mon nom 'Ye' Je t'ai fait naître. (…) Tu es furieux car je fais des chanson avec Drake. Personne ne doit dire à 'Ye avec qui il doit faire des chansons. Respecte le Dieu"

Samedi dernier, leur collaboration s'est fort heureusement terminée par un émouvant câlin géant, enterrant définitivement la hache de guerre :

2016.2017 #CUDYE pic.twitter.com/xFaX1UFLK4

— KTT (@KanyeToThe) November 5, 2017

Kid Cudi  est actuellement en tournée pour défendre la sortie de son dernier disque : Passion, Pain & Demon Slayin', paru en décembre 2016.

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Les 7 trucs que l'on a retenus du festival Pitchfork

1- Le carton de Run The Jewels

Deux ans après leur premier passage au Paris Pitchfork festival, le duo de rappeurs américain était de retour, armé de leurs trois albums envisagés comme un voyage en trois étapes : Run The Jewels, Run The Jewels 2 et Run The Jewels 3. Surplombés de ballons dorés formant leur fameux logo ("L’image parle du fait de revenir après avoir été frappé" expliquait son créateur Nick Gazin en 2015), El-P et Killer Mike ont déballé les bangers conscients avec une aisance folle et se sont ainsi assuré le titre de meilleur concert du week-end. Run The Jewels appelle à la révolte, de celle qui semble manquer dans le rap actuel, parfois trop dédié au triplet flow et à la thune, et pas assez au réveil politique. Tout en maintenant son exploration musicale entre le rock, le rap et l’électro. Puissant. C.B


Run The Jewels au Pitchfork Music Festival 2017

2- La techno-house de The Black Madonna

Marea Stamper a une personnalité aussi forte que sa house trempée dans l’histoire du clubbing de Chicago, où elle a fait ses armes durant 20 ans. Défenseuse queer et féministe, The Black Madonna découvre les raves à l’âge de 14 ans. Révélation : elle sera dj envers et contre tous, et surtout contre cette Amérique puritaine et conservatrice pour qui une femme dj est à peu près aussi terrible que l’Apocalypse. Fort heureusement, Marea Stamper ne s’est pas laissée démonter et connait enfin son heure de gloire, d’une carte blanche au festival des Nuits Sonores à Lyon en mai dernier, au headline du Pitchfork Festival. Comme son nom l’indique, The Black Madonna a un rapport quasi religieux au djing, avec Chicago comme paroisse, le club comme lieux de culte, et la techno-house comme religion. C.B

A (re)voir : notre interview avec The Black Madonna, Helena Hauff et Marie Davidson.

3- Le duo irlandais Bicep

Les fans de house n’attendaient qu’une chose samedi 4 novembre : enchaîner Bicep et The Black Madonna. Après avoir lâché des tracks à tomber (notamment plusieurs remixes de 808 State), le duo irlandais Bicep composé d’Andrew Ferguson et Matt McBriar a sorti un premier album éponyme chez Ninja Tune début septembre. Un truc mêlant habilement house, disco et downtempo, entre contemplation atmosphérique new-age et furie dancefloor nineties. Complètement paradoxal mais hyper bien dosé, suivant la règle selon laquelle les temps de pause sont autant de respirations mettant en valeur les temps de plein, ou qu’un monologue d’acte deux au théâtre est nécessaire entre l’intro de l’acte un et le climax de l’acte trois.

Le climax de l’album et du live était en l’occurrence Glue, track mélancolique et défoncée à souhait. La scénographie, elle, fut sobre et très rave avec leur logo en forme de triskel coloré se mouvant en mode hallucinogène sur un écran. Rappelons qu’avant de former ce duo, les deux producteurs assouvissaient leur passion du crate-digging sur le blog Feel My Bicep sur lequel ils postaient pas loin de 100 morceaux/semaine. Le blog est toujours ouvert et on vous conseille d’y faire un tour. C.B

4- La déception Princess Nokia

Soutenir une artiste et la voir se planter en live est toujours décevant. Surtout quand on la déjà vu en concert et qu’on l’avait trouvée très bien. Ce ne fut donc pas le cas samedi 4 novembre. Princess Nokia avait décidé, comme nombre de rappeurs, de chanter/rapper par-dessus une backing track. Or, la backing track en question était trop forte, et couvrait complètement sa voix . Résultat : la rappeuse new-yorkaise semblait nous servir un playback raté, entre un joint et quelques grognements destinés à nous chauffer. Espérons que cela ne soit qu’un mauvais one-shot. C.B


Princess Nokia au Pitchfork Music Festival 2017

5- Le show dans le public de Tommy Genesis 

Juin 2016, Tommy Genesis fait sauter une foule à basket dans les décombres de feu le Social Club, avant de venir braquer le Café de la Presse quelques mois plus tard dans le cadre du Pitchfork Avant-garde. Comme un poisson dans l’eau, la kid de Vancouver bénéficie alors d’une hype qui, dans le sillage de celle qui conduira sa pote Abra à être idéalement programmée avant le show de M.I.A, au Pitchfork 2016, devait inévitablement lui permettre de suivre le même genre de trajectoire. Cette année, sur la scène de la Grande Halle de la Villette cette fois, Tommy a commencé son show par la fin, se faufilant comme un chat dans la petite foule ramassée devant la scène et lançant des regards magnétiques au public. Malgré quelques phases un peu gênantes (track arrêtées de façon abrupte, entre autres choses), T.G. s’en tire à coups de fulgurances en français, quelques headbanging post-metal et surtout un sens du show qui la poussera à caler un énorme couplet a-capella qui lui vaudra une grosse ovation. Une belle mise en danger qui nous fait un peu regretter l’époque des sales moites et confinées. FM

6- Les délires de l'iconoclaste Jacques

Pendant que Loyle Carner déroule un show bouillant, se monte à l’autre bout de la Grande Halle un dispositif scénique improbable. Des dizaines de drapeaux nationaux flottant légèrement au rythme de quelques courants d’air égarés, donne ainsi à l’événement des allures de conférence de l’O.N.U. Ce bon vieux Jacques, perchs au sommet d’une échelle et parapluie ouvert pour éviter les quelques gouttes jetées sur lui par un assistant loufoque, s’en expliquera : "Ce sont les drapeaux de tous les pays où je suis allé. J’en ai de la chance ! Je vous souhaite vous aussi de pouvoir partir loin." Une invitation au voyage dans la droite lignée d’un show au rétro-futurisme enchanteur, qui fait de Jacques (on le savait déjà) l’un de nos plus iconoclastes créateurs d’univers. Le mec ne chante peut-être pas très bien et ses quelques mises en scène le font passer parfois pour Gustave Parking, mais la satisfaction est grande de pouvoir s’enthousiasmer sur cette musique électronique faite de bruits transformés, bouclés et sublimés. Trop cool. FM

7- La grosse claque Actress

Ce n’est pas qu’on voulait rater Jungle, c’est juste qu’on a été pris dans le flow qui nous a mené au Trabendo, ce vendredi soir (ou samedi matin c’est selon), où se déroule comme chaque année les after-parties du festival. Pendant que Greg Gonzalez et toute la clique de Cigarettes After Sex boivent des coups sur la terrasse et que Kamasi Washington vient de débarquer après un show jazz de dingue, on retrouve Cologne Tape et John Stanier (batteur de Battles, aperçu aux côtés de Rone jeudi soir) dans une salle qui commence à peine à se remplir. Il faudra attendre l’arrivée de Darren Cunningham (Actress), planqué derrière un mannequin métallique aux reflets d’argent, pour que le public du Trab s’enflamme enfin, porté par le son hybride d’un live au mitan des lignes de basse d’un Larry Heard et de la lourdeur synthétique de la techno la plus flippante. Une claque. FM

Les Inrocks - musique

En écoute : les 4 albums qui vont faire votre semaine

Rone - Mirapolis 

Deux ans après son album Creatures, cette fois-ci Erwan Castex s'est exilé en bord de mer pour composer Mirapolis. Un quatrième album inspiré par le Metropolis de Fritz Lang et le parc d’attraction Mirapolis fermé au début des années 90, songe d'un univers qui fourmille de spectacles et de fascination, à l'image de sa pochette d'album réalisée par Michel Gondry. Fruit de la fusion des univers artistiques de ses nombreuses collaborations, le Français prend un ancrage plus pop et s'entoure d'une jolie ribambelle de guests comme Saul Williams, le dandy britannique Baxter Dury, Noga Erez ou Kazu Makino la chanteuse de Blonde Redhead qui lui ont "ouvert un champ des possibles”. Jouissant d'une liberté totale, on retrouve l'univers très personnel et les beats singuliers de Rone sur de nombreux titres comme Origami, Brest, Mirapolis, ou Spank. On valide totalement.

A écouter sur Apple Music

Jessica93 - Guilty Species

Jessica93 n'est pas le nom d'un skyblog mais bien le projet porté par le français Geoffroy Laporte accompagné par Henri Adam à la basse, Eric Bricka à la guitare, et David Snug aux boîtes à rythmes et aux cymbales. Un album qui démarre par son single brut R.I.P In Peace, et prolonge le long de ses 8 titres son fascinant flirt entre garage, punk et shoegaze. Dans une logique DIY érigée au rang d'art de vivre, l'histoire raconte que l'album aurait été enregistré avec une guitare Squier achetée pour une trentaine d'euros à Cash Converters. Co-signé sur les labels Teenage Menopause Records et Music Fear Satan, Jessica93 marque totalement l'automne avec ses cordes froides et un chant fiévreux.

A écoute sur Apple Music

Jonti - Tokorats

Jonti est un nomade qui vagabonde d'Afrique du Sud à New York, Los Angeles en passant par Sydney où son troisième album Tokorats, sorti sur le label américain indépendant Stones Throw, a été enregistré. Balades pop ou psyché, Jonti ouvre le kaléidoscope des possibles pour 15 titres audacieux, introspectifs, un brin éparpillés et surtout à l'image de son créateur : aventureux. Pas le temps de s'ennuyer donc sur cet album où le rythme effréné est sans cesse porté par ses fructueuses collaborations avec Gotye, Kirin J Callinan, Moses Macrae, Jo Ling, Vanessa Tammetta, Tess Nicolaou, Hodgy, ou l'étoile montante du hip hop australien Sampa The Great. Petit aperçu ci-dessous avec Staring Window et avec la critique complète de l'album juste ici.

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Kaaris - Dozo

Ayant fait de ses punchlines trash sa marque de fabrique, le rappeur de Sevran semble s'être un brin adouci, s'adaptant surement davantage aux exigences du public, mais continue néanmoins de nous surprendre en assumant ici pleinement l'auto-tune et les titres chantés qui occupent une bonne partie des 18 titres de Dozo. De retour en tenue de “dozo”, une confrérie de chasseurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest, après des vacances en Côte d’Ivoire, Kaaris chante presque autant qu'il rappe, et assume pleinement ses cordes vocales sur Diarabi ou Etre Deux comme il laisse couler son flow singulier sur Victoire, Menace, Vegeta, ou Dozo. Un album qui a séduit la rédaction. 

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Les Inrocks - musique

Dîners et restaurants, FIP se met à table!

Philippe Noiret, Michel Piccoli et Ugo Tognazzi dans "la Grande Bouffe" de Marco Ferreri FIP célèbre en musique le lien étroit entre la gastronomie et le 7e art, avec ses scènes cultes de repas.

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Découvrez un extrait du nouvel album de N.E.R.D. présenté lors d'une "listening party" géante

Après nous avoir révélé un premier morceau en featuring avec Rihanna la semaine passée, N.E.R.D. confirmait samedi soir son grand retour dans un live inoubliable à Long Beach (Californie).

Pharrell Williams, Shay Haley et Chad Hugo étaitent ainsi réunis sur scène pour la première fois en trois ans, à l'occasion du festival ComplexCon. Pendant leur concert, ils ont aussi dévoilé l'écoute, le nouvel album qu'ils s'apprêtent à sortir, No_One Ever Really Dies, et ce en intégralité ! Un extrait vidéo est disponible ci-dessous :

A cette occasion très spéciale, N.E.R.D. a fait appel à une scénographie de dingue : de vraies voitures et des groupes de danseurs ont animé l'écoute du nouvel album. Quant au groupe, il a commencé son live à bord d'un van, l'arrière de la scène. Un peu plus tard, Shay Haley et Pharrell Williams ont même fait irruption dans la foule, comme le prouve les vidéos de fans ci-dessous :

The boys are back. @NeRdArMy pic.twitter.com/LQrmfRsfLv

— Dbruze (@darienbruze) November 5, 2017

This new @NeRdArMy album is bout to change human life as we know it lml pic.twitter.com/ZmyLBkmZV8

— JusLuv (@RealJusLuv) November 5, 2017

De fameux featuring annoncés

Si l'on ne connait pas encore la date de sortie exacte de No_One Ever Really Dies, on sait déjà que le trio nous réserve 11 morceaux et de nombreux featuring : Kendrick Lamar, Ed Sheeran, Future ou encore M.I.A. et André 3000. Et on peut à s'attendre à un ouvrage engagé avec son temps, comme le morceau Dont' Don't Do It (ft. Kendrick), écrit, selon Pharrell Williams, après la "bavure policière" et la mort de Keith Lamont à Charlotte (Caroline du Nord).

Découvrez le tracklisting de No_One Ever Really Dies :

1. Deep Down Body Thirst
2. Lemon featuring Rihanna
3. Voilà featuring Gucci Mane and Wale
4. 1000 featuring Future
5. Don't Don't Do It featuring Kendrick Lamar
6. Kites featuring Kendrick Lamar and M.I.A.
7. ESP
8. Lightning Fire Magic Prayer
9. Rollinem 7’s featuring André 3000
10. Lifting You featuring Ed Sheeran
11. Secret Life of Tigers

Les Inrocks - musique

Pour son anniversaire, Diddy a (encore) changé de nom...

Si Sean Combs (pour l'état civil) nous avait déjà proposé plusieurs pseudonymes différents au cour de sa carrière, comme Diddy ou Puff Daddy, le MC a encore fait des siennes à l'occasion de son 48e anniversaire. Hier, le New-Yorkais a partagé une vidéo sur Twitter (à visionner ci-dessous) pour révéler son nouveau choix et ses raisons :

«Je sais que c'est risqué car certains pourraient trouver ça un peu démodé. Mais mon nouveau nom est Love, aka Brother Love. Je ne répondrais plus à Diddy, Puffy, Puff Daddy, ni à aucun autre surnom»

I decided to change my name again!

My new name is LOVE aka Brother Love. #TakeDat pic.twitter.com/gArAXusygG

— Sean Diddy Combs (@diddy) November 4, 2017

Le rappeur a également expliqué son choix, "je ne suis plus qui j'étais avant. Je suis quelqu'un de différent". C'est noté Diddy, euh Love pardon !

Le mois dernier, le magazine Forbes révélait le classement des rappeurs les mieux payés, et sans grande surprise, Brother Love figurait encore en tête de gondole, régnant en maître notamment grâce à ses nombreuses marques dérivées.

Les Inrocks - musique

Angèle chante (et fait les frais de) "La loi de Muphy" en direct sur les ondes de Nova

Après la sortie de son prometteur premier single La Loi de Murphy, la belle Angèle était invitée ce matin dans l'émission matinale d'Edouard Baer, sur les ondes de la Radio Nova.

Seule avec son clavier, la songwriteuse belge (et frangine du rappeur Roméo Elvis) a interprété son fameux single, célébrant ce phénomène presque paranormal poussant notre tartine à toujours tomber du mauvais côté. Et le hasard voulait justement ce matin, que le son dérape et ne fonctionne qu'à partir de 1min22, une mise en scène presque parfaite pour illustrer la Loi de Murphy ! Autre pépite revisitée en live par la chanteuse, une reprise de Mc Solaar, Victime de la Mode. 

Le mois dernier, Angèle nous offrait un premier clip haut en couleurs et répondait dans une interview express, à lire ici.

La Bruxelloise sera en concert en première partie de Damso, ce soir à la Cigale (Paris), malheureusement c'est déjà complet. D'autres dates sont à retrouver ici.

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