Actu musique

26 octobre 2017

Live à Fip : Tom Petty

Photo GAB Archive/Redferns | Getty Images Hommage à Tom Petty, rock star américaine et emblème de la culture pop avec la diffusion d’un live anthologique reprenant ses plus gros tubes.

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Club Jazzafip du jeudi 26 octobre 2017

James Brown De 19h à 20h, ça jazz à fip ! Jane Villenet (du lundi au jeudi) et Charlotte Bibring (du vendredi au dimanche) reçoivent chaque soir un programmateur pour une émission où s’entremêlent tous les jazz, des grands standards aux artistes émergents.

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Les Primeurs de Massy fête ses 20 ans du 1er au 4 novembre

Le festival a été créé en 1998, et avait accueilli pour sa première édition Paris Combo, Tryo, Magic Malik, Franck Monnet, Ignatus ou encore Les Ogres de Barback… Depuis le festival a vu passer tout un tas d'artistes aux premiers albums comme Camille, Asaf Avidan, Yaël Naim, The Shoes ou Dionysos entre autres.

20 ans plus tard, les Primeurs reviennent avec les artistes qui ont marqué l'année par leur premier album, et qui sont déjà les talents de demain. Le festival se passera donc entre Massy et Castres et s'ouvrira à Massy le 1er novembre avec l'artiste dont l'album a marqué l'année Juliette Armanet, les rockeurs de Mulhouse de Last Train, mais aussi The Bongo Hop, Joon Moon, OneFoot, The Pirouettes, ou encore l'extraordinaire William Z. Villain, pour sa seule date de l'automne en région parisienne.

La programmation du festival à Massy se retrouve sur l’événement facebook, ici. A Castres; les Primeurs se dérouleront du 2 au 4 novembre, avec notamment et la programmation est à retrouver sur l’événement facebook, ici.

Entre Massy et Castres seront aussi présents pour cette édition anniversaire FishbachTim Dup, LysistrataMalik Djoudi, BessaForeign DiplomatsDBFC, Sahra Halgan TrioGrise CornacFindlay, Valparaiso ainsi que deux cartes blanches offertes à Seb Martel et Emily Loizeau.

Tous les artistes sont à retrouver et à écouter sur la playlist du festival.

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Pépite était à la Maroquinerie, concert complet et interview intégrale

Lorsqu’on lance la discographie de Pépite sur Deezer, la playlist "vague à l’âme" apparaît en suggestion, juste au-dessus de celle "découvertes". Avec ses deux EP (dont le dernier Renaissance sorti le mois dernier), le duo marie subtilement mélancolie et légèreté et s'impose comme une découverte à continuer de suivre de près. Même si on le remarque déjà dans leurs productions, la singularité nasillarde de la voix du chanteur et les envolées psyché des instrus sont complètement sublimés en live.

Présent à la Maroquinerie mardi soir, devant une salle qui affichait complet depuis le début du mois, on a rencontré les deux «aventuriers des sentiments » avant d'assister à leur prestation. On vous raconte tout ça ci-dessous. Promis, le texte qui suit ne tourne pas qu’autour du champ lexical de la mer et des bateaux.

La soirée commence avec Soleil Bleu,  le duo composé par Lou Lesage au chant et Arthur Jacquin au synthé. Une découverte puisque le groupe n’a à ce jour sorti qu’un seul morceau. Malgré quelques belles envolées aux synthés et de bons instrus, la prestation un peu surfaite au chant manque d'authenticité pour que la sauce prenne vraiment.

Une courte pause et c'est rapidement au tour de Pépite de commencer. La salle de la Maroquinerie est pleine à craquer. Sur scène, deux yeux plantés comme ceux présents dans le clip de Hiéroglyphes nous accueillent. Les deux Pépite déboulent, vêtu de chemises à imprimé tropical. Avec ses cheveux longs frisés et sa moustache, Thomas nous fait un peu penser à un Cabrel version WTF. Le sourire aux lèvres, le groupe s’installe, également rejoint par Paul (basse), Reda (batterie) et Martin (synthé). Coup d'envoi avec Dernier voyage qui lance de suite une fraîche ambiance 70-80’s qui ne nous quittera pas de la soirée. Clément débarque sur scène sur Reste avec moi pour accompagner d'une trompette brumeuse le mirage de cette douce balade. S’en suivra Eviter les naufrages, La vie douce, puis Hiéroglyphes le tube qui les a révélés l’année passée.

Si à ce jour, le groupe a deux EP à son actif soit neuf morceaux au total, le public présent à la Maroquinerie les connait tous. Hormis la petite exclu de la soirée : Monto carlo, un titre composé cet été lors d’une balade romantique qui relate une histoire d'amour au bord de la côte d’azur.

Le public est chaud, Pépite enchaîne avec deux titres de leur dernier EP : Sensations puis Renaissance sur lequel Edouard se lâche complètement avec une longue improvisation expérimentale à la guitare. Décidément, Pépite n’est en rien la pop mollassonne dont certains peuvent les qualifier de prime abord. Une belle antithèse lorsqu'on connait les paroles de ce dernier titre "le temps n’est plus vraiment à la fête, c’est le bazar dans ma tête".

Le groupe fait mine de partir et revient képi de marin sur la tête pour les rappels. "J’ai des fleurs et des tatouages !", annonce Edouard, avant de commencer sa distribution dans le public. C'est ce qui fait le charme naturel de Pépite, ils s'amusent et nous embarquent totalement dans leur univers à la fois perché et bon enfant. En guise de rappel, une reprise de Juliette Armanet : Accident sur la route et ses paroles "Accident sur la route/ A mille kilomètres heure/J'ai explosé mon cœur/Contre toi…", reprise dans la salle. Dans le public les bras sont en l’air, les fleurs et briquets sont dégainés, on aperçoit même une banderole "I am pépite" surgir : joli. On a atteint la dose de kitsch idéale, si bien qu’on verrait bien Thomas démarrer une chanson de Diane Tell ou une grande tragédie d’un autre temps qu’on reprendrait en chœur. Finalement, et c'est peut-être pour le mieux, la soirée se terminera avec Les bateaux. Libéré de sa guitare, le matelot se révèle être un vrai showman, et descend remuer la fosse, puis remonte sur scène et lance son képi dans le public en guise d'adieu.

ENTRETIEN.

Une petite présentation de votre duo ?

Edouard : je m’occupe plutôt du côté production, j’ai un petit laboratoire musical à Chaville, et je fais pas mal d’expériences sonores. Notamment avec les chansons de mon ami Thomas.

Thomas : moi j’écris et je compose sommairement les morceaux de Pépite. Des accords et des mélodies voix. Avec ou sans paroles, ça dépend.

A quel moment avez-vous décidé de faire de la musique ensemble ? Où vous êtes-vous rencontrés ?

Thomas : sur la plage ! Nous avons un très grand ami en commun qui organisait de grandes fêtes dans une petite maison près de la plage, en Bretagne. L’endroit c’est Sable d’Or Les Pins. On s’est rencontrés à l’occasion d’une fête où il y avait des tentes dans le jardin, et  tout le monde agglutiné à sept ou huit dans des chambres. On a fait un foot sur la plage, on a fait de la musique ensemble pendant cette soirée et après on s’est rappelés.

Edouard : on s’y est mis il y a deux ans.

Comment s’est fait l’enregistrement de votre second EP ?

Edouard : on a enregistré pratiquement tout dans mon studio, à Chaville puis on a fait le mixage avec Antoine Gayet (Fishbach, Julien Doré…). Sinon on compose en même temps qu’on produit et qu’on enregistre. Le but du jeu c’est aussi d’essayer de garder des premières prises, et ces moments un peu naïfs où on tâtonne un peu, on galère. Les enregistrements s’étalent vraiment sur des mois. On en avait commencé certains alors que notre premier EP n’était pas encore sorti.

Thomas : le mix a pris pas mal de temps. Il y avait beaucoup de choses qu’on avait déjà produites, on avait déjà réalisé des maquettes qui étaient très lourdes, avec beaucoup d’effets, beaucoup de choses. Sur notre premier EP Les Bateaux, c’était un espèce de feu d’artifices et il y en avait peut-être trop.

Edouard : on a aussi essayé d’amener ce truc dansant. Baptiste (ndlr : frère d’Edouard) nous a fait une belle pochette, les clips, et la scénographie de notre concert de ce soir. On essaye d’amener notre univers visuel sur scène.

Sur ce second EP Renaissance, il y a un côté perdition et amour perdu plus présent que sur votre premier EP Bateaux.

Thomas : en général, quand tu as un chagrin tu le noies un peu dans cette perdition et dans ces méandres. Mais c’est vrai qu’il y a plus un aspect de perdition, qui est à mon avis le rythme normal d’une cicatrisation amoureuse. Comme il y a un aspect temporel avec ce deuxième EP, forcement par rapport au deuxième ça raconte un peu ça. Mais ça reste aussi plus léger. Ça parle de s’amuser tout en n'ayant pas forcément l’esprit très tranquille. D’où le titre de cette renaissance. C’est le début de cette renaissance de se dire on y va quoi, on prend tout ce qu’il y a à prendre, parfois même de façon égoïste .

Donc cet EP parlerait plus de cette renaissance ?

Thomas : oui c’est un peu cette histoire de lente guérison et de lente cicatrisation.

Edouard : de faire la fête un peu aussi.

Thomas : oui. Et des moments à la fois beaux et un peu dégueulasses  de faire la fête et trop sortir. Ce truc où à la fois tu peux sortir jusqu’au bout de la nuit et avoir passé la meilleure soirée de ta vie et te sentir quand même très coupable le lendemain, tu sais pas trop pourquoi. C’est un peu de ça  dont ça parle, surtout Renaissance,  Reste avec moi aussi, qui est quand même une chanson qu’il ne faut pas trop prendre au premier degré. Le titre fait très « ça va être terrible et tout » alors qu’en fait pas vraiment quoi.

Edouard : il y a une chanson de Francis Lalanne qui s’appelle comme ça dallieurs : Reste avec moi. Et qui est vraiment plus premier degré quoi, pour le coup.

Thomas : mais on pouvait s’y attendre peut-être aussi venant de lui !

Ça veut dire quoi être un « aventurier des sentiment » ? Est-ce que vous redoutez les risques du sentiment ?

Thomas : non, ça non. Ça, je peux te dire ça tout de suite : non.

Est-ce que vous êtes prêts pour toute aventure sentimentale ?

(Rires) Thomas : ah ça non plus ! Pas toutes quoi. Enfin, ça peut se nuancer, disons.

Est-ce que vous vous baladez plutôt sur le flot des sentiments ?

Thomas : ouais, plutôt ça ouais. Bon je pense que tu as répondu à la question du coup !

Edouard : Moi je dirai peut-être même les trois. C’est un tout pour moi.

Est-ce que vous avez l’impression d'être portés par la vague de pop française du moment ? Incarnée par des artistes comme L'Impératrice, Flavien Berger, Fishbach…

Edouard : dans ceux que tu as cité, y en a qu'on connait de près ou de loin. Ça nous permet de nous rencontrer et de partager des choses. Par exemple, on va faire un concert avec L'Impératrice pour une soirée Michel Berger.

Thomas : c'est plus un truc de temporalité. Les groupes sont plus ou moins unis, tout le monde ne se connait pas non plus. Ce qui est intéressant, c'est que la musique est différente pour chaque groupe, on est pas du tout sur les mêmes univers, les mêmes paroles. Il y a peut-être la ressemblance d'une époque, mais les liens sont dissolus entre les groupes et les entités, c'est ça que je trouve intéressant.

Des projets ? Un album, de nouvelles dates ?

Edouard : on est en train de composer et d’enregistrer un album en même temps. On s’est un peu perfectionnés sur la production, on va bien s’amuser cet été. Et sinon on joue à la Machine du Moulin Rouge avec les Naive New Beaters qui nous ont invités à faire leur première partie le 14 décembre. On a déjà joué avec eux à Trouville, c’était très cool. Plein d’amour pour ces mecs.

Thomas : on fait les Bars en Trans à Rennes aussi le 7 décembre.

Renaissance est disponible sur Apple Music 

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Surprise : le nouvel album de Fever Ray sort dès demain !

Après nous avoir offert un clip hyper chelou la semaine passée et aussi quelques teasers bien flippants (ici et là), Fever Ray annonce officiellement son grand retour avec la sortie imminente d'un nouvel album, Plunge, prévu pour ce vendredi 27 octobre via Rabid Records. Y figurera notamment son premier extrait clipé, To The Moon And Back.

C'est donc demain matin que Fever Ray, aka Karin Dreijer Andersson (moitié du duo suédois The Knife) dévoilera son nouvel album studio, le premier en 8 ans, succédant à un album éponyme paru en 2009. Dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux, l'artiste a évoqué la joie que c'était pour elle de "revoir" son public, et dans un énigmatique mais poétique discours, elle a tenté de donner sa définition personnelle de la chanson, en terminant par un ironique : "On attendu bien trop longtemps. C'est bon, maintenant tout le monde est là". A lire en intégralité ci-dessous :

Ce nouveau disque a été enregistré en grande partie dans le studio de Karin Dreijer à Stockholm, en compagnie des producteurs Paula Temple, Deena Abdelwahed, NÍDIA, Tami T, Peder Mannerfelt et Johannes Berglund.

L'album Plunge sera disponible dès demain en digital puis pressé en format physique vinyle et en CD d'ici le 23 février, toujours sur Rabid Records.

Découvrez la pochette et le tracklisting ci-dessous :

???? MORGEN NIEUWE PLAAT @feverray 'PLUNGE' #feverray #pias #newalbum #tomorrow #plunge #single #tothemoon #andback

A post shared by [PIAS] Holland Recordings (@piasholland) on Oct 26, 2017 at 6:48am PDT

PLUNGE
01. ‘Wanna Sip’
02. ‘Mustn’t Hurry’
03. ‘A Part Of Us’
04. ‘Falling’
05. ‘IDK About You’
06. ‘This Country’
07. ‘Plunge’
08. ‘To The Moon And Back’
09. ‘Red Trails’
10. ‘An Itch’
11. ‘Mama’s Hand’

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A gagner : 2 places pour le Live à Fip au Rocher de Palmer avec Sandra Nkaké et Shaolin Temple Defenders

Tangerine moon wishes by Benjamin Colombel Jouez, gagnez vos places et retrouvez nous à Cénon le 16 novembre prochain pour une soirée d'exception

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Le prochain album d'Eminem teasé par une fausse pub pour un médicament

Paul Rosenberg, le manager de longue date d’Eminem (et nouveau PDG de Def Jam Recordings depuis cette année) a posté une photo sur Instagram pour faire la promotion du CD Trial By Fire de Yelawolf. Mais à l’arrière-plan, par la fenêtre, on peut voir un mur où s'affiche une publicité pour un médicament qui s'appelle Revival. Un détail n'aura pas échappé aux fans : le "E" inversé de “Revival“ ressemble beaucoup à celui du logo d’Eminem.

Look what arrived at the Shady offices today! @Yelawolf TRIAL BY FIRE comes out this Friday 10/27! #cdbaby

Une publication partagée par Paul Rosenberg (@rosenberg) le 25 Oct. 2017 à 13h26 PDT

Comme le rapporte Pitchfork, des utilisateurs du site reddit.com ont mené leur enquête concernant cette mystérieuse publicité, et se sont aperçus que l’affiche avait été commandée par Interscope Records, le label du rappeur. C’est d’ailleurs ce que ce site confirme.

En plus de cette affiche, il existe un numéro (00 1-833-243-8738, pour ceux qui voudraient essayer) qui, lorsqu’on l’appelle, déclenche un message vocal accompagné en fond par l’instru de I Need A Doctor, l’un des titres du dernier album de Dr Dre, qu’il interprète en compagnie de la chanteuse Skylar Grey, et bien sûr de Slim Shady.

Un site web et des références à Lose Yourself

Mais ce n’est pas tout. Cette campagne publicitaire pour le Revival possède aussi son propre site web : http://askaboutrevival.com. On peut y apprendre que le Revival est indiqué dans le traitement de l'atrox rithimus, et y visionner une publicité, pendant laquelle un acteur débite un speech avec quelques références au tube Lose Yourself (en plus du titre qu'il prononce, on pense notamment au "I won't waste my one shot" qui fait écho au "One Shot" de l’introduction du morceau).

Tout cela peut laisser penser que le tant attendu prochain album d’Eminem s’appelera Revival. Comme Billboard le rappelle, le rappeur avait créé le site internet d’un centre de désintoxication fictif (Popsomp Hills) pour promouvoir la sortie de Relapse en 2009. Popsomp, un nom qu'on peut retrouver tout en bas de la page web de askaboutrevival.com.

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Avant leur tournée française, entretien avec le groupe culte The Residents

En activité depuis plus de 45 ans, le groupe américain expérimentalo-underground le plus connu du monde ne chôme pas en 2017. Les Residents ont sorti un nouvel album en mars (The Ghost Of Hope), un coffret rétrospectif ce mois-ci (80 Aching Orphans), et le groupe débarque en tournée française dès la semaine prochaine. Les membres du groupe sont toujours anonymes et masqués, mais on a pu s'entretenir avec Homer Flynn, le porte-parole des Residents.

L’anthologie 80 Aching Orphans parait ses jours-ci. Comment recollez-vous les morceaux entre les Residents au début des années 70  et ce qu’ils sont aujourd’hui ?

Homer Flynn : pour moi, ce qui est resté identique entre Meet the Residents (1974) et Ghost of Hope (2017) c’est une attitude et une façon qui a plus à voir avec une vision esthétique qu’une carrière commerciale. Le groupe ne s’est jamais départi d’une volonté de distraire et d’amuser mais sans user des codes conventionnels attendus. Ce que m’ont appris ces années, c’est que la reconnaissance finit par arriver à ceux qui consacrent  leur vie à distiller sans relâche la même essence.

Qualifié de groupe avant-gardiste, les Residents ont toujours mis en avant la valeur de l’innovation créative. Quel regard portez-vous sur la création expérimentale actuelle, comparée à celle des années 70 ?

Sincèrement, je n’entends pas beaucoup de musique expérimentale aujourd’hui. Come out to show them de Steve Reich a été un point de départ, une influence séminale pour les Residents. Mais je vois bien qu’une grande partie du succès de ce genre de travaux vient du fait qu'ils réussissaient à surpasser les contraintes de la  technologie d’alors. De nos jours, les rouages de la technologie sont parfaitement huilés et des outils très sophistiqués sont accessibles très facilement. Il n’y a donc plus vraiment de défi à relever de ce côté-là. Je ne dis pas que l’expérimentation n’existe plus, mais je crois que c’est devenu une chose beaucoup plus subtile. Et en définitive, je ne vois pas émerger de la culture actuelle un nouveau Sun Ra.

Les Residents ont été parmi les premiers à intégrer des collages vidéo dans leurs shows et à utiliser la technologie numérique. Le groupe a-t-il ouvert la voie au gros show business qui envoie désormais des hologrammes d’Elvis Presley en tournée, par exemple ?

Je pourrais jouer la carte du libéral et dire qu’une culture qui permet l’enrichissement de tous est un but nécessaire à atteindre… Mais au contraire, j’ai l’impression que la fracture est de plus en plus grande, dans le monde du spectacle, entre ceux qui montrent des choses et ceux à qui on dit de les regarder. Au bout du compte, l’industrie fabrique des produits culturels qui contentent une partie du public mais qui, dans le fond, ne les satisfont que rarement. La forme artistique ultime serait celle qui permettrait à chaque personne de devenir un créateur, et qui saurait s’adapter au goût de chaque consommateur. Cela deviendrait la drogue ultime.

Les membres des Residents n’ont jamais révélé leur identité et ne se sont jamais présentés à visage découvert. Pourquoi ? Est-ce une façon d’atteindre l’immortalité ?

Quand ils ont débuté, les Residents ont fait un constat : la culture était gangrénée par la célébrité, et ces célébrités étaient elles-mêmes sclérosées par leur image. Ce qui les conduisait à vivre dans des aquariums luxueux, coupés du monde. Aussi sincère que leur intention farouche d’exprimer ensemble leur créativité, les membres de Residents avaient le souci de s’épargner les inévitables conflits qui naîtraient du besoin de reconnaissance individuelle de chacun. De se protéger des  mesquineries égotiques qui finissent presque toujours par rattraper les membres d’un collectif. En conséquence de quoi, ils ont décidé de se créer une couverture, une identité commune qui endosserait tout le mérite des créations et absorberait l’impact négatif d’une éventuelle célébrité.

Cela a fonctionné et, effectivement, on peut se dire que les Residents ont ainsi gagné une forme d’immortalité. Personne ne sait vraiment qui constitue le groupe, il peut continuer éternellement.

Pourquoi ne portent-ils plus sur scène le casque en forme de globe oculaire qui était la signature visuelle du groupe ?

​Ah… Ce déguisement a d’évidence créé une image indélébile, indissociable du groupe. La vérité, c’est qu’il est très inconfortable. Il est difficile de respirer, de voir ou d’entendre quand on porte ce casque intégral, le "orbite haut-de-forme". C’est pourquoi les Residents ne le revêtent plus depuis la fin de la tournée Wormwood tour  de 1999-2000. Sur ces spectacles, les derniers modèles fabriqués étaient plus légers et limitaient l’isolement sensoriel avec le monde autour. Malgré cela ils restaient trop lourds, et provoquaient des douleurs dans le dos ou dans la nuque. Le casque “orbite-haut-de-forme” n’a pas complètement disparu, mais il a été relégué à une fonction essentiellement symbolique.

Dadaïsme, Marcel Duchamp… Quelles sont les affinités réelles des Residents avec la culture française ?

Les Residents ont toujours senti une réelle proximité avec la France. Peut-être parce que dans les années 50 et 60, un de ses membres passait toutes ses vacances en France avec sa mère, une « mariée de la guerre », qui tenait une fabrique de chapeaux à Paris… Je vous assure que c’est vrai ! Au-delà de cela, la culture française, plus que toute autre, a toujours montré un grand intérêt pour le surréalisme et  l’avant-garde. Ce qui tombe à pic pour les Residents, qui sont particulièrement heureux d’y donner sept concerts ce mois-ci, dans le cadre de leur tournée In Between Dreams tour .

En concert le 2 novembre à Lille (Aeronef), le 3 à Paris (Centre Pompidou), le 4 à La Rochelle (La Sirène), le 9 au Havre (le Tetris), le 23 à Metz (BAM), le 24 à Clermont-Ferrand (la Coopérative de Mai), le 25 à Bourgoin-Jailleu (les Abattoirs).

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SuperParka sort un superclip pour "Skip"

SuperParka, c'est Paco et Simon, anciennement chanteur et guitariste du groupe de pop We Are Match, sacré prix du jury aux Inrocks Lab de 2013. Dans un registre moins pop mais plus hip-hop, SuperParka sort un nouveau morceau, Skip qui signifie "passer à autre chose". Le duo évoque la nuit et les amitiés révolues, et nous balade entre pop et soul synthétique dans un road-trip nocturne en voiture inspiré par la démo du jeu Parapapa the Rapper, et par le dernier épisode de la saison 3 de Twin Peaks.

Paco et Simon aiment les Tortues Ninja, Flying Lotus et les sushis, des références que l'on retrouve dans leur musique et dans leur clip. Leur premier morceau Girl était rythmé par des "Kawabunga !", le cri de guerre des célèbres tortues. Avec le clip de Skip, c'est leur amour pour la nourriture japonaise qui est cette fois-ci mis à l'honneur.

Un EP devrait voir le jour début 2018, et le groupe jouera aussi le 31 octobre à Paris au Pitchfork Avant-Garde (à 20 h 15, au Pan Piper).

Pour en savoir plus sur SuperParka, rendez-vous sur leur page facebook.

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Mirapolis le nouvel album de Rone

RONE BY FLAVIEN PRIOREAU En concert au Trianon le 13 décembre

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En écoute : Franz Ferdinand bientôt de retour avec un cinquième album "futuriste"

Après avoir teasé leur retour en début de semaine sur les réseaux sociaux, les Écossais ont enfin annoncé la sortie d'un cinquième album, Always Ascending, prévu le 9 février prochain chez Domino.

Hier soir, Alex Kapranos et sa bande étaient justement à Paris pour un concert promotionnel intimiste au Point Éphémère. Devant quelques centaines d'heureux élus, ils ont pu présenter deux nouveaux titres à paraître sur leur prochain disque. Un lieu pas choisi au hasard, l'album ayant été en partie enregistré à Paris, dans le studio Motorbass de Philippe Zdar.

Vous pouvez d'ores et déjà en déguster un premier extrait ci-dessous, Always Ascending :

Dans une interview pour le NME, le chanteur et leader Alex Kapranos a donné plus de détails sur ce morceau et l'album à venir :

«Musicalement, cette chanson est assez représentative du disque dans son ensemble. Il sonne un peu différemment de nos disques précédents - c'est un peu plus ample et il y a moins de guitares 'trop directes'. C'est un avant-goût. Il y a bien d'autres surprises qui vont arriver. »

Un disque "à la fois futuriste et naturel"

Annoncé comme "futuriste et naturel", ce disque risque d'en surprendre plus d'un ! Toujours dans son entretien pour le magazine anglais, on apprend qu'un thème serait développé du début à la fin. Le disque mettrait ainsi en scène des personnages, en les décrivant de manière assez convaincante, autant intérieurement que physiquement, un peu comme dans une nouvelle ou un roman :

«Dans les films, personne ne remet en cause la profondeur émotionnelle, par contre quand on écrit une chanson de rock, on fait toujours l'hypothèse que ce sont des expériences personnelles qui doivent être authentiques. On voulait vraiment blinder ça et donc créer des personnages encore plus convaincants et vrais que nature»

La chanson Always Ascending suivrait donc la logique de cette même histoire, "inspirée par un événement historique qui est arrivé à certaines personnes, ayant fini par littéralement s'élever et quitter la terre" Après cette bien énigmatique description, Kapranos nous laisse un peu sur notre faim en concluant : "mais je ne veux pas en dire trop à ce sujet." Patience donc !

Un nouveau départ, sans Nick McCarthy

Depuis le départ du guitariste historique Nick McCarthy en juillet 2016, après 14 ans de bons et loyaux services, les fans pouvaient redouter le pire. Franz Ferdinand confirmant que ce dernier ne ferait plus partie de l'enregistrement ou la tournée de leur cinquième disque, succédant à leur euphorique Right Thoughts, Right Words, Richt Action, paru en 2013. C'est pourtant ce départ qui a permis aux FF de retrouver le chemin du studio comme précise Alex Kapranos : "En fait, ça nous a rapproché encore plus Bob, Paul et moi. On est devenu très proche et on traînait tout le temps ensemble. C'est à ce moment là qu'on s'est mis à écrire."

What?! Just in time for my 30th birthday! #franzferdinand #excited

A post shared by Karissa Marie Trujillo Hurst (@kmariehurst) on Oct 25, 2017 at 5:38pm PDT

Une tournée européenne

Les Ecossais ont profité de cette annonce pour dévoiler une intense tournée, qui comptera 6 dates françaises. Au programme : le 27 Février au Zénith de Paris, le 19 Mars au Zénith de Toulouse, le 20 à Montpellier, le 21 à Lyon, le 23 au Liberté de Rennes et le 24 à Mars au Zénith de Caen !

Découvrez le tracklisting ci-dessous :

1-Always Ascending
2-Lazy Boy
3-Paper Cages
Finally
4-The Academy Award
5-Lois Lane
6-Huck And Jim
7-Glimpse Of Love
8-Feel The Love Go
9-Slow Don’t Kill Me Slow

L'album Always Ascending est disponible en précommande ici et sur Apple Music.

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Retour dance-rock pour Franz Ferdinand

Franz Ferdinand version 2017 | Crédit : Domino Le combo écossais annonce son retour pour 2018 et dévoile un premier single produit par Philippe Zdar.

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A gagner : nos sélections FIP du mois de novembre 2017

Sélections Novembvre 2017 Jouez et gagnez en cd toutes nos sélections du mois de novembre : Baxter Dury, Curtis Harding, Leeroy, Forever Pavot, Aron Ottingnon, Courtney Barnett & Kurt Vile, Ballake Sissoko et Besame Mucho

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Tommy Genesis fait monter la température avec le clip "Tommy"

On était déjà sous le choc, et aussi sous le charme, quand Tommy Genesis balançait simplement son banger hyper efficace, Tommy. Avec les images maintenant, on est définitivement conquis par la sulfureuse Canadienne. Et comme la rappeuse en a pris l’habitude depuis, c’est elle qui s’est chargée de la réalisation de la vidéo.

Dans ce clip brûlant, on retrouve la protégée de Father (tête pensante du label Awful Records) dans son bain, ensuite déguisée en écolière, sautillant sur un lit, puis, enfermée dans une cage… Autant de postures très explicites, avec lesquelles la native de Vancouver montre – comme elle le confiait par mail au média Complex – "sa sexualité telle qu'elle est vraiment" et surtout qu’elle garde “un contrôle total sur son art et sa musique".

Tommy Genesis entamera une tournée européenne dès le 31 octobre, et sera de passage à Paris dans le cadre du Pitchfork Avant-Garde Festival le 3 novembre.

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Danielle Darrieux, un siècle de cinéma et de chansons

Danielle Darrieux dans "Meurtre en 45 tours" (1960) / Marcel Dole / Getty Cent ans de grâce, une voix éternelle, la fiancée de Paris s'est éteinte mardi 17 octobre. FIP rend un hommage musical à l'immense actrice et chanteuse.

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