Actu musique

23 octobre 2017

U2, 22 octobre, Estádio do Morumbi, Sao Paulo, Brésil

Première partie : Noel Gallagher's High Flying Birds

Setlist

1 Sunday Bloody Sunday
2 New Year's Day
3 Bad / Rain (snippet)
4 Pride (In The Name Of Love) / All You Need Is Love (snippet)
5 Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)
6 I Still Haven't Found What I'm Looking For / Stand By Me (snippet)
7 With Or Without You
8 Bullet The Blue Sky / War (snippet) / America (snippet)
9 Running To Stand Still
10 Red Hill Mining Town
11 In God's Country
12 Trip Through Your Wires
13 One Tree Hill
14 Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)
15 Mothers Of The Disappeared

Rappel

16 Beautiful Day / The Girl From Ipanema (snippet)
17 Elevation
18 Vertigo / Rebel Rebel (snippet)
19 Mysterious Ways
20 You're The Best Thing About Me
21 Ultra Violet (Light My Way)
22 One

Source des commentaires : U2Gigs.com

Ce soir, U2 donne le troisième de ses quatre concerts, à São Paulo. C'est la première fois que cette tournée voit plus de deux concerts dans une même ville.

Il y a un changement majeur sur la set par rapport à ce qu'avait joué le groupe au cours de ces trois précédents concerts : Mysterious Ways est de retour, après près d'un mois et demi d'absence puisque sa dernière performance remonte au 8 septembre à Minneapolis. Elle a été répétée pour le soundcheck avant un certain nombre de concerts dernièrement mais sans pour autant être jouée. C'est la première fois qu'elle apparaît sur une set où figure également You're the Best Thing About Me.

En raison d'un temps humide, Bono a chanté un extrait de Rain pendant Bad. Pour Beautiful Day, il a chanté un extrait de The Girl from Ipanema, dont la musique a été composée par Antônio Carlos Jobim—hier, Bono avait chanté un extrait d'un autre titre de Jobim, Waters of March.

I Still Haven't Found finit par un extrait de Stand By Me. Cet extrait, souvent placé à cet endroit, a rarement été joué cette année : Bono l'a chanté à trois autres occasions pour la tournée Joshua Tree 2017, dont la plus récente était le 10 octobre.

A noter également qu'une une interview avec U2 a été diffusée sur les ondes de la télévision brésilienne. Celle-ci avait été enregistrée le 17 octobre à Rio de Janeiro, sur le toit des studios de TV Globo : U2 avait joué Ordinary Love et Vertigo en version acoustique, et Bono et Adam avaient participé à une petite entrevue. C'est la première fois que U2 interprète Ordinary Love en près de deux ans—la dernière fois remonte au 6 décembre 2015 lors du second dernier concert de la tournée Innocence + Experience—bien que Edge l'ait jouée avec un chœur dans la ville du Vatican, le 30 avril 2016.

Prochain et dernier concert de cette tournée : mercredi 25 octobre, même venue

U2 France

Twiggy Ramirez, le bassiste de Marilyn Manson accusé de viol

Vendredi 20 octobre, la chanteuse accusait son ancien petit ami - via un très long post sur son compte Facebook - Twiggy Ramirez (né Jeordie White), de l’avoir violée, et d’avoir abusé d’elle autant physiquement que moralement. C’est le média américain Fact qui a rapporté la nouvelle.

Avec cette déclaration, Jessicka Addams, met en lumière une histoire qu’elle gardait en elle depuis la fin des années 90, alors qu’elle n’avait que 18 ans ; comme elle l’écrit : “ J’ai vécu avec cette honte accablante d’avoir été violée, il y a plus de 20 ans maintenant“.

Plusieurs incidents d’une gravité impardonnable

Dès l’âge de 18 ans donc, la chanteuse de Jack Off Jill, s’est lancée dans une relation avec le bassiste de Marilyn Manson, qui, dans les mois et années qui ont suivi, a rapidement basculé dans la violence physique. Les exemples ne manquent pas, comme on peut les lire dans un post sur Facebook :

«Un soir en Floride, je discutais avec Trent Reznor (fondateur du groupe Nine Inch Nails) quand Jordie est devenu complètement enragé. Nous sommes partis (…) en même temps qu’il conduisait ma voiture il me frappait au niveau du torse, ce qui me coupait le souffle (…)»

En plus de cette agression physique, Jeordie White, aurait aussi violé son ex-compagne, alors qu’elle était à une soirée chez leur ami Pete. Toujours dans ce post, Jessicka Addams continue :

«Il m’a plaqué au sol, avec sa main qui me tenait au cou. J’ai dit NON. J’ai dit NON. Je l’ai tellement crié que Pete a déboulé de l’autre pièce pour le dégager de moi. Mais, j’ai été violé. J’ai été violée par quelqu’un que je croyais aimer (…)»

La maison de disque de Jack Off Jill aussi mêlée à cette histoire

L’horreur de cette histoire glace encore plus le sang, lorsque l’on apprend que l’ancienne maison de disque de Jessicka Addams, en plus d’être au courant et de ne pas avoir réagi, a essayé d’étouffer l’affaire. Une nouvelle fois, l’information est mentionnée directement par la chanteuse :

«En 1997, j’ai été mise en garde par la maison de disque du groupe, que, si je révélais publiquement cette histoire, il y aurait énormément de chance que mon groupe soit boycotté par les tourneurs, les programmateurs de radio, et aussi par les autres groupes et managers.»

Paralysée par cette peur, qui, en plus de l’affecter directement, pouvait aussi nuire à la vie de son groupe, la chanteuse se sentira obligée de “garder le silence pendant des années“.

En 2015, l’artiste parle enfin

Il y a deux ans, dans une interview accordée au média Alternative Press, Jessicka Addams évoquait son viol, sous-entendant avec prévision, l’homme qui en était l’auteur. Dans la foulée, elle recevait une multitude de mails de soutient, mais aussi, d’autres, qui racontaient des “histoires horribles“, inculquant le même Jeordie White, comme elle précise dans son post.

Pour sa part, Marylin Manson s’est exprimé sur le site de Consequence of Sound, le 21 octobre dernier. Il déclarait : “Je savais que Jessicka et Jeordie avaient une relation dans le passée (…). Je n’étais au courant de rien concernant ses accusations, je l’ai appris il y a peu de temps. Je suis désolé pour ce mal évident que ressent Jessicka.“

Jeordie White, n’a lui, encore pas réagi à ces accusations.

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A voir : les premiers pas de Flavien Berger à l'opéra

Cette semaine, Flavien Berger pose ses machines à l'Opéra Bastille, à Paris, pour le projet Adieu Bohème. Il s'agit d'un film réalisé par Jeanne Frenkel et Cosme Castro en live depuis le 6è sous-sol de l’Opéra. Flavien Berger, lui, s'occupe de la BO de ce long plan-séquence pas comme les autres. Accompagné de Lou Rotzinger, il a préparé quelques moments de grâce bizarroïde dont il a le secret, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, issue des répétitions.

Adieu Bohème se déroulera en public lors de trois sessions successives, à 20h, 21h et 22h ce vendredi 27 octobre. C'est complet depuis un moment, mais la performance sera également à suivre sur la plateforme 3e Scène de l’Opéra national de Paris. Pas d'excuse pour rater ça, donc.

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Bob Dylan rend hommage à son ancien ami Tom Petty

Lors de son concert au Colorado samedi soir, le songwriter et prix nobel de littérature a interprété Learning To Fly, le single de Tom Petty sorti en 1991, en hommage à son ancien ami décédé au début du mois d'une crise cardiaque. Très touché à l'annonce de sa mort, Dylan avait déclaré : "C'est une nouvelle choquante et terrible. Je pensais le plus grand bien de Tom. Il était incroyable sur scène, plein de lumière, c'était un ami, et je ne l'oublierai jamais."

>>> À relire : Comment Tom Petty a marqué l'histoire du rock

En 1988, Bob Dylan et Tom Petty co-créent le super-groupe The Travelling Wilburys, avec George Harrison, Jeff Lynne et Roy Orbison et enregistrent deux albums ensemble : Traveling Wilburys Vol. 1 en 1988 et Traveling Wilburys Vol. 3 en 1990, ce dernier titre étant une idée de George Harrison qui souhaitait "embrouiller les bougres". 

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John Maus parodie un footballeur américain dans son nouveau clip

Si vous doutez encore du génie de John Maus, on vous laisse cliquer sur ce clip de Touchdown réalisé par Jennifer Juniper Stratford (telefantasy Studios).

Touchdown est le troisième extrait de son nouvel album, Screen Memories, attendu pour le 27 octobre. John Maus sera en concert à Nantes (Soy Festival) le 28 octobre, à Paris le 6 novembre (Maroquinerie, complet) et à Strasbourg (La Laiterie) le 7.

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Les 5 albums à absolument écouter cette semaine

Orelsan – La Fête est finie

Cela faisait 6 ans que le rappeur de Caen n’avait pas sorti d’album solo. Une période désormais révolue avec la parution de ce troisième opus, très réussi, La Fête est finie. On est heureux de se replonger dans l’univers si spécial du rappeur - aux punchlines efficaces - oscillant entre une certaine fatalité, comme sur le morceau Défaite de famille, et une mélancolie exprimée à travers San, le titre d’introduction pendant lequel se confie. La liste des invités est aussi de qualité, et l’on y retrouve des noms aussi variés que ceux de Nekfeu, Lisa, l’une des deux voix de Ibeyi, Maître Gims ou encore Stromae. Aussi, Dizzee Rascal remontre le bout de son nez, sur un titre à trois voix et en deux langues, Zone, s’associant avec Nekfeu et Orelsan.

À écouter sur Apple Music.

Lindstrøm – It's Alright Between Us as It Is

Autre retour, celui du Norvégien de Lindstrøm, qui depuis 2012 avec Samalhans puis Six Cups of Rebels, n’avait lui aussi rien sorti en solo. Pour ce nouveau projet, des synthés aux accents disco se sont invités, valsant à merveille avec un côté plus pop, que la chanson Shinin (sur laquelle Grace Hall a posé sa voix) symbolise fidèlement. D’autres titres, comme Bungl (Like a Ghost), confirment que le producteur, Hans-Peter de son prénom, s’est essayé à de nouvelles choses : le résultat est plus sombre, mais cette ritournelle entêtante est elle toujours aussi prenante. Under Trees, dernier titre de l’album, propose pour sa part une envolée plus mélodique, qu’un air de piano vient teinter d’une certaine mélancolie.

À écouter sur Apple Music.

Zombie Zombie – Livity

Avec Livity, le supergroupe Zombie Zombie propose un album live, enregistré dans les studios Red Bull. Empli d’expérimentations, on retrouve tout de même plusieurs instruments physiques, comme des saxophones (Looose, ou sur le bonus track Lune noire) qui viennent se fondre avec harmonie dans le torrent analogique que la musique de Zombie Zombie représente. Il y a toujours ce côté très vintage dans toutes les pistes de l’album, qui rappelle sans mal que l’association de Jaumet, de Cosmic et du Dr. Schonberg, ne date pas d’hier. Oui, il y a 10 ans, Zombie Zombie sortait son premier album, A Land For Renegades. La formation sera en concert le 25 octobre au Grand Mix (Tourcoing), et le 24 novembre au Tamanoir (Gennevilliers).

À écouter sur Apple Music.

Perez – Le dernier tube de l’été (EP)

Changement de style pour Perez : exit la pop à la façon d’un Etienne Daho, pour une musique beaucoup plus électronique, plus techno. Une autre direction prise, grâce à sa collaboration avec un ex Boys Noize, Théo Pozoga, autrement appelé Strip Steve. Sur Le dernier tube de l’été, un EP de 4 titres (seulement…), Perez débite toujours cette poésie qui lui est propre, pour le moins atypique, sur des thèmes, eux aussi, spéciaux. Le titre Walhalla, qu’il interprète avec Mathilde Fernandez (un réel coup de cœur musical pour cette excentrique chanteuse lyrique) n’invalide pas cette pensée, au contraire. Il sera en concert le 26 et le 30 mai 2018 au Palais Garnier (Paris).

À écouter sur Apple Music.

Destroyer – Ken

Le douzième album studio de Dan Bejar, Ken, a été produit par le batteur du groupe, John Wells. Pour ce nouveau long format, la paire s’est orientée vers un son plus froid, tant pour les batteries, que les synthés. Pourtant, dans cet ensemble, c’est la voix chaude du chanteur qui sert de guide, et qui amène avec elle, autant de poésie qu’il y a de titres. L’ouverture de l’album Sky’s Grey (en écoute ci-dessous), fait office d’exemple parfait, tout comme la très belle balade Tinseltown Swimming in Blood.

À écouter sur Apple Music.

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Inspirée par Pina Bausch, Halo Maud signe un nouveau clip enchanteur pour "Baptism"

Succédant à son prometteur EP Du Pouvoir (2017, Michel Records) - réalisé en collaboration avec Maxime Le Guil (Camille, Radiohead, Soko) - Halo Maud vient tout juste d'annoncer sa signature sur le label indépendant britannique Heavenly Recordings (Baxter Dury, Saint Etienne, Temples) pour son premier album. A cette occasion, elle nous offre en avant-première un très beau clip : Baptism (extrait du disque Du Pouvoir).

S’inspirant du travail de Pina Bausch, Halo Maud a imaginé "quelque chose comme un ballet de femmes guerrières et mystérieuses, déterminées, vivant en communion avec la nature, et un peu magiques". Réalisée par le collectif parisien Deezooit, la vidéo transfigure la notion de baptême en mettant en scène des femmes dans une danse tribale et collective, le tout se déroulant en pleine nature. Comme une renaissance, la voix enfantine du morceau se mue progressivement en un timbre adulte et féminin, qui se démultiplie tout au long de la chanson pour finir en un choeur entêtant.

Repérée dès 2016 via la nébuleuse La Souterraine, et également musicienne pour Moodoïd, Halo Maud nous offrait récemment un entretien (à lire ici) pour tenter de percer le mystère de sa voix unique et enchanteresse.

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Décès de George Young, fondateur des Easybeats et producteur d’AC/DC

Le jeune chanteur de Melbourne Wesley Fuller nous le confirmait récemment : The Easybeats restent à jamais les Beatles australiens, et Friday on my mind l’un des hymnes les plus tenaces de la culture nationale. Sur le CV de George Young, décédé le 23 octobre à l’âge de 70 ans, cette distinction apparaît pourtant en second plan, derrière ses galons de producteur des premiers albums d’AC/DC, le groupe fondé par ses deux jeunes frères Angus et Malcolm Young. De cette fratrie d’or et de bronze, il ne faut pas non plus oublier l’ainé, Alexander (disparu en 1997), chanteur bassiste des remarquables Grapefruit, groupe couvé par les Beatles eux-mêmes.

Etincelles pop et orages métalliques

La famille Young, originaire d’Ecosse, a immigré en Australie en 1963. Seul Alexander, déjà implanté dans le milieu musical britannique, n’a pas fait le voyage pour Sydney, les autres s’apprêtant depuis les antipodes à inonder la planète avec des pluies d’étincelles pop et des averses métalliques. A Sydney, George fait la connaissance dès 1964 de Steve Wright et de Harry Wanda, respectivement chanteur et guitariste, avec lesquels il fondera The Easybeats. La British invasion n’a pas épargné l’Australie, et la jeunesse de Sydney se retrouve dans les sous-sols d’un pub, l’endroit étant vite rebaptisé Beatle Village. Avec leur facilité à écrire des pop-songs accrocheuses, les Easybeats se distinguent du lot et les singles She’s so fine ou Wedding Ring atteignent les sommets des charts nationaux à la vitesse de l’éclair. Malgré trois premiers albums estimables enregistrés à la hâte entre 65 et 66, le groupe manque toutefois de la petite touche supplémentaire qui les fera connaître hors du pays. Ils décident de partir à Londres et de confier leur destin au producteur Shel Talmy, le sorcier qui officie derrière les hits des Kinks et des Who. Publié en mai 1967, le quatrième album, Good Friday (rebaptisé Friday on my mind pour la sortie US) va casser la baraque partout dans le monde, son single ravageur paru en éclaireur ne laissant aucun territoire insensible et atteignant le million d’exemplaires vendus en quelques mois.

Repris par Bowie

Le groupe ne parviendra pourtant jamais à faire aussi bien et s’éteindra en même temps que l’effervescence liée aux années 60. Il n’est donc déjà qu’un souvenir sépia dans les mémoires lorsque Bowie reprend Friday on my mind sur Pin Ups, en 1973. La même année, George Young et Harry Vanda sont de retour en Australie et entament une florissante carrière de producteurs et de songwriters en binôme, leur signature apparaissant sur des hits majeurs comme Love is in the air de John-Paul Young (un autre Australien d’origine écossaise) ou encore Yesterday’s hero pour les clampins de Bay City Rollers.

Court-circuit sonique

Mais lorsque les deux jeunes frangins Young commencent à mouliner leur blues teinté de heavy-rock sous le nom électrique de AC/DC, le duo de producteurs facilite les branchements et provoque un court-circuit sonique qui résonne sur les six premiers albums du groupe.

Alors que leur statut d’hommes de l’ombre a pris le pas sur leurs velléités d’artistes, Vanda & Young reviennent dans la lumière en 1976 en fondant Flash & The Pan, un groupe qui surfe désormais sur la New Wave et donnera lieu à de très grands morceaux mystérieux comme Walking in the rain (repris plus tard par Grace Jones) ou encore Waiting for a train, qui leur permet de retrouver les charts européens au début des années 80.

C’est sur la page Facebook officielle d’AC/DC qu’a été annoncée ce matin la disparition de George Young, lequel avait repris du service sans son compère Vanda pour la production de l’album Stiff upper lips, en 2000.

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En écoute : Future et Young Thug réunis sur une mixtape surprise

Moins d’un mois après leur clip commun, Relationship – cette grande fête sur un yacht, remplie de filles et d’alcool –, une apparition commune sur un morceau de Chris Brown, et surtout, après un long moment de spéculation, Young Thug et Future viennent d’y mettre un terme, en balançant une mixtape collaborative, Super Slimey.

Un disque de 13 titres qui ne contient qu’un seul featuring, avec Offset, l’une des trois têtes du phénomène Migos. En ce qui concerne les productions, les deux MCs ce sont entourés du très prolifique Mike WiLL Made-It, d’une autre figure forte d’Atlanta, London On Da Track, ou encore de Southside, notamment à la manœuvre sur les deux titres d’ouverture de cette mixtape.

2017, une année forte pour Atlanta

Après un double impact pour Future et ses deux nouveaux albums (Future / HNDRXX), les sorties de Young Thug, Young Martha (un premier EP collaboratif avec Carnage) et Beautiful Thugger Girls, sorti en juin dernier dont Drake s’est chargé de la production ; Super Slimey, vient embellir encore un peu plus cette année 2017.

Si Young Thug s’est déjà essayé à l’exercice de création commune donc, rappelons que Future avait lui aussi tenté la chose, dès 2015, en compagnie de Drake, les deux superstars sortaient What A Time To Be Alive, une mixtape elle aussi surprise.

Super Slimey est disponible sur Apple Music depuis le 20 octobre.

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En écoute : Adoubée par Damso et Ibeyi, Angèle est déjà prête pour 2018

Adoubée par Ibeyi et Damso, pour qui elle assure la première partie de toute leur tournée française cet automne, la jeune Bruxelloise de 21 ans nous dévoile enfin un premier single et clip pour La Loi de Murphy (en écoute ci-dessous). Et si vous ne connaissez pas encore Angèle, sachez que la belle s'est faite remarquée dans un fameux featuring avec son frère Roméo Elvis (J'ai vu), mais aussi en live, en s'invitant au printemps dernier au festival Arte Concert Festival (dans le cadre d'une carte blanche inRocKs lab).

Avec ce morceau dédié à La Loi de Murphy, (célébrant cette foutue tartine qui tombe toujours du mauvais côté) Angèle s'impose comme une chanteuse à la voix de velours revisitant la pop avec espièglerie et modernité. A la croisée des genres, entre pop, r'n'b et chanson, elle mixe habilement français et anglais, et n'hésite pas à faire appel à un bon shot d'auto-dérision dans ses paroles. Un bon pied de nez à la morosité actuelle. Jamais tarte, toujours cool, Angèle est là pour vous redonner le sourire et vous faire bouncer tout l'automne.

Réalisé par Charlotte Abramow - artiste qui avait déjà signé ses premières photos studio, dont celle à la une de l'article - le clip met en scène Angèle dans une journée où tout va décidément de travers : brushing rincé par la pluie, tram loupé, attente interminable à la banque… La Loi de Murphy, qu'on pourrait résumer à "Tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera nécessairement mal"ne pourrait être là mieux résumer.

"Je me moque de moi-même en assumant que j’étais (et reste) une grande fan d’Hélène Segara"

Avant de la retrouver en concert gratuit dimanche 26 novembre dès 18h30, à l'occasion du festival inRocKs (sur le plateau Média de la Gaîté lyrique), Angèle nous en dit un peu plus sur son travail :

D'où est né ce premier titre, La Loi de Murphy ?

Angèle : J’ai écrit Murphy il y’a un petit temps, lorsque je me cherchais encore musicalement.. J’ai eu l’énorme chance à ce moment là de rencontrer deux personnes qui m’ont aidé à l’écrire, Veence Hanao et Matthew Irons, on s’est beaucoup amusés à l’écrire à trois, Veence m’a permis d’assumer le français, il a renforcé le côté un peu hip-hop de la chanson, et Matthew a amené la touche très pop et catchy. Cette première collaboration a été majeure pour moi car leur deux styles m’ont ouvert énormément de portes pour la suite, dans mon mécanisme d’écriture.. Rien de plus enrichissant que de co-écrire un premier titre.

Les synthés et la rythmique assez sensuelles te placent entre la pop et le r’n’b. C’est de là que tu viens ? 

C’est drôle parce que je ne viens pas vraiment de là… J’ai étudié le classique en piano très longtemps avant d’apprendre le jazz. La pop a toujours fait partie de mes playlist, le r’n’b aussi, mais finalement tous les styles.. je me moque de moi-même en assumant que j’étais (et reste) une grande fan d’Hélène Segara.. très fleur bleue oui oui..

La Loi de Murphy dépeint une facette de ta personnalité ?

Complètement.. je passe ma vie à me plaindre de ma vie parfaite. En vrai j’ai aucune raison de me plaindre, j’ai une famille, je vis à Bruxelles (meilleure vie) et je suis en bonne santé.. C’est Veence hanao qui a eu l’idée de base, je lui avais écrit une liste (très longue) de tous les éléments que je détestais sur terre, et petit à petit avec l’aide de Matthew on en a fait une chanson.
La chanson raconte donc une journée de merde, avec des éléments un peu chiants de la vie de tous les jours, mais avec un refrain super joyeux et qui dit tout le contraire..

Mixer français et anglais, c’était évident pour toi ?

Oui c’est le plus simple ! Avant j’écrivais seulement en anglais, un peu par pudeur et par manque de confiance.. C’est beaucoup plus personnel d’écrire en français, ça m’est venu plus tard.. D’ailleurs le projet aujourd’hui se tourne plutôt vers le français parce que je me sens de plus en plus à l’aise même si, parfois l’anglais permet de chanter différemment, plus mélodieusement, ça permet aussi d’utiliser d’autres mots…y’a des mots qui sonnent super cheesy en anglais et pas en français, du genre "One time" et "une fois".

Tourner en première partie de Damso ça t’a permis de te frotter à un public plus urbain. Est-ce que ça t’a permis de revoir ta copie ?

Oui, c’est sur. Autant Damso qu’Ibeyi d’ailleurs, car leur public est totalement différent.. J’apprend à faire du turn up avec le public de Damso (pour de vrai ils font des pogos sur mes chansons, des pogos !!) Ces deux groupes sont tellement forts et respectables que je prend ça comme une immense chance et opportunité.

Tu viens d’une famille d’artistes (ton père est le chanteur Marka, ta mère la comédienne Laurence Bibot et ton frère le rappeur Romeo Elvis), ça rend les choses plus faciles selon toi?

Plus facile je ne sais pas..ce qui est sûr c’est que ça facilite la motivation d’être entourée d’artistes. Nos parents nous ont soutenus dans l’art toute notre enfance et c’est sur que ça nous a donné une idée à mon frère et moi de ce que c’est comme métier.. Après le chemin il s’est fait tout seul, c’est vrai que j’ai eu un très bon entraînement scénique en accompagnant mon père en tant que pianiste pendant 2 ans. Puis le support de Roméo a joué énormément, mais j’espère que ce n’est pas la seule raison de mon succès (sinon je vais devoir lui donner beaucoup de Nutella).

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En écoute : Snoop Dogg balance un incendiaire extrait de son prochain album "Make America Crip Again"

Le rappeur américain vient d'annoncer la sortie d'un seizième album, brillamment baptisé Make America Crip Again et dont la sortie est prévue pour le 27 octobre prochain. Il s'agira du second LP du Californien, succédant à Neva Left, paru en juillet dernier.

Comme on s'en doute, Make America Crip Again s'en prend très frontalement à la politique du président des Etats-Unis d'Amérique, et ce n'est bien évidemment pas la première fois que Snoop tape du poing sur la table. En mars dernier, il incendiait déjà le toupet de Trump dans un remix et featuring fabuleux de Lavender, en compagnie des jazzmen Canadiens BadbadNotGood et du producteur Kaytranada. Le clip de ce titre avait même été considéré comme une menace d’assassinat de Trump, le président réagissant par la suite sur twitter : "Est ce que vous pouvez imaginer le tollé que ça aurait été si Snoop, qui rate tout dans sa vie, avait visé et ouvert le feu sur le président Obama ! En prison !"

Dans le morceau M.A.C.A en écoute ci-dessous, on peut justement entendre Snoop répondre indirectement au président et rapper : "Autour de moi je vois tellement de millionnaires / Avec un peau comme la mienne, fais pas croire que je suis derrière toutes le conneries que le président tweet". 

Dans un communiqué à la presse, Snoop a également précisé le fond de sa pensée :

«Ce n'est pas une déclaration ou un acte politique, c'est juste de la bonne musique. Certaines personnes pensent qu'on devraient "rendre l'Amérique meilleure" (Make America Great Again) mais moi, ça me renvoie toujours à la ségrégation donc je préfère autant "rendre l'Amérique aux Crips" (Make America Crip Again). Beaucoup de gens glorifient les gangs et la violence, mais n'oubliez pas qu'au début, le seul but et unique objectif des Crips [gangs afro-américains ultra violents nés à la fin des années 60], était de prendre la relève des Black Panthers. Ils prenaient soin des enfants, les occupaient après l'école, les nourrissaient et jouaient un rôle de modèle et de père.»

Découvrez le tracklisting du disque ci-dessous :
1- M.A.C.A.
2- 3’s Company (ft. Chris Brown & OT Genasis)
3- Good Foot
4- Dis Finna Be a Breeze (ft. Ha Ha Davis)
5- None of Mine
6- My Last Name (ft. October London)
7- Sports Center (ft. Designer Flow)
8- Fly Away (ft. Shon Lawon)

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Le disquaire brestois Bad Seeds lance son propre label (et sa première signature va vous faire sourire)

Basé à Brest, Bad Seeds est un disquaire associatif mais également un "lieu de vie" présentant des expositions, des concerts, des ateliers et des conférences. Cet automne, il se lance dans une toute nouvelle aventure : la création d'un label baptisé Music From The Masses, et spécialisé dans les sorties vinyles. Cette nouvelle maison de disque, fait suite au travail de production de Bad Seeds, qui a réalisé ces dernières années de nombreux ouvrages, notamment pour Diesel Combustible Records, Dale Cooper Quartet & The Dictaphones, Scandinavian Crush, Balloon Festival et beko disques.

Pour leur toute première sortie, le disquaire nous présente un extrait du mini album de la pop langoureuse et loufoque de Lesneu, dont la sortie est prévue pour mi-novembre. Après un premier ep enthouiasmant (Sergio), le chanteur des Slow Sliders (lauréats inRocKs lab en 2016) est donc de retour avec le clip First Time.

Réalisée par Club Nicotone, la vidéo met en scène Lesneu, Victor Gobbé pour l'état civil, dans une séduction cocasse en boite, suivie d'un road trip en caddie. Et quand on connait la bande de joyeux zinzins à laquelle il appartient, on ne pouvait pas espérer mieux pour son projet solo. Pour la petite histoire, Lesneu rend hommage à Lesneven, ville de son enfance où ce Nantois trouve refuge pour composer.

L'ep Lovin' est disponible en précommande sur Bandcamp.

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