Actu musique

6 octobre 2017

Vidéo : Vald démonte Ardisson après son interview lunaire dans "Les Terriens"

La semaine dernière, Vald faisait les frais du manque de culture et de la condescendance complètement décomplexée qui règne sur la plupart des plateaux tv quand il s'agit de recevoir des rappeurs. Dans une vidéo postée sur son compte Instagram et relayée par Booska-P, le rappeur a finalement décidé de réagir aux frissons générés par les questions d'Ardisson ce jour-là.

Vald finit par annoncer sa décision de ne plus foutre les pieds à la télévision pour sa prochaine promo. Mais en a-t-il vraiment besoin ?

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10 nouveaux albums de jazz indispensables

Vijay Iyer Sextet, Far From Over

Un album aussi enthousiasmant réclame d’être acquis toute affaire cessante. Que vous soyez plutôt sensible au groove ou à la mélodie, aux tensions ou à l’harmonie, à la brillance du touché ou à la densité des atmosphères, à la finesse d’impression ou au mystère du son, plus au jazz qu’au rock, plus au rock qu’au jazz – quelle importance ? –, à l’exactitude pointilliste ou, au contraire, au hasard, à l’indéterminé, cette musique vous comblera de toute façon. Un tour de force que l’on doit à l’ensemble du sextet et en premier lieu à son leader, le pianiste Vijay Iyer, qui semble avoir atteint le plein épanouissement de son art, celui où tous les possibles peuvent s'accomplir.

Diego Imbert, Tribute to Charlie Haden

Charlie Haden fut de ces musiciens complices dont on pense qu'ils ne partiront jamais. Avant-gardistes ou classiques, ses albums étaient toujours auréolés d'une chaleur humaine d'autant plus touchante qu'elle demeurait d'une grande sobriété. Disparu en 2014, il méritait l'hommage royal que lui rend Diego Imbert dans ce disque où se mêlent pièces à sa mémoire et reprises de quelques-unes de ses compositions. Le trio formé par Imbert, Enrico Pieranunzi et André Ceccarelli, auteur l'an passé d'un très beau Ménage à trois, s'augmente ici de cordes et de bois qui accentuent encore la finesse des mélodies. Immanquable le 29 novembre au Studio de l'Ermitage.

Mark Guiliana Jazz Quartet, Jersey

Avoir joué avec Brad Mehldau et Avishai Cohen, puis accompagné David Bowie dans ses derniers enregistrements a placé Mark Guiliana parmi les batteurs les plus recherchés de sa génération. Mais loin de se mettre en avant, il a choisi pour ce disque de se fondre dans un quartet acoustique et de relever le défi de produire une musique originale à partir de cette disposition archi-classique. La cohésion du groupe est absolue, éliminant tout ajustage forcé au profit d’un souffle unique, sain et harmonieux, d’une énergie quasi juvénile qui surprend chez des musiciens aussi chevronnés. Nulle fureur, aucune dureté, on se laisse aller sans réticence face à tant d’aisance et d’élégance, jusqu’à fondre définitivement avec une reprise élégiaque de Where Are We Now ? A retrouver le 16 novembre au New Morning.

Fred Hersch, Open Book

Ecouter Fred Hersch en solo est un privilège dont on ne peut se lasser. Le pianiste américain a le don d'instaurer un espace poétique où un thème de Jobim peut prendre de sublimes parures romantiques (Zingaro), un autre de Billy Joel (And So It Goes) trouver une grâce inattendue et ses propres compositions ouvrir des abîmes entre les tonalités (Through the Forest, qui pourrait être une sonate de Scriabine ou Prokofiev). Toujours humble après 40 ans de carrière, Hersch déclare dans les notes de ce disque somptueux que, selon lui, le meilleur état d’esprit à adopter à l'abord du piano est : “Voyons ce qui se passe.” On a vu, on a entendu, on n’en est pas revenu. A ne pas manquer, les 21 et 22 novembre au Sunside.

Laurent de Wilde, New Monk Trio

L'année du centenaire de la naissance de Thelonious Monk voit une longue attente enfin comblée : Laurent de Wilde, auteur en 1996 d'une biographie indispensable de cette grande figure du jazz, lui dédie pour la première fois un album entier. Si ce geste a dû lui coûter quelques nuits blanches (difficile de se confronter impunément à son grand mythe personnel), on ne ressent qu'aisance et souplesse dans ses interprétations, comme si, plutôt que la lettre, qu'il réinvente avec assurance, son trio s'était attaché à l'esprit, iconoclaste, un peu fêlé, de Monk. Ce n'était sûrement pas la voie la plus simple.Tout le mérite du pianiste français, parfaitement épaulé par Jérôme Regard et Donald Kontomanou est d'avoir su l'emprunter avec panache. L'album sort le 20 octobre, à retrouver en concert le 26 du même mois, au Bal Blomet.

Filippo Vignato Quartet, Harvesting Minds

De son nouvel album, le jeune tromboniste vénitien a récemment déclaré qu'il l'avait souhaité "changeant, spontané, imprévisible". Il a ainsi accueilli l'indécis romantique sans laisser par ailleurs ses compositions s'effilocher, se disloquer. Etrange jeu de flous - celui de la pochette est volontaire -, comme pour rappeler que notre temps, à s'ausculter en permanence, ne cesse de s'opacifier. Heureusement Filippo Vignato dispense le remède en même temps que le diagnostic : le coeur bat ici, et le sentiment domine, notamment à travers les superbes développements du pianiste Giovanni Guidi.

Tom Hewson, Essence

Un grand disque de piano jazz peut s’écouter comme un récital de l’ère romantique : le même recueillement à l’abord garantira la même félicité, si impérieuse qu’il sera comme douloureux de s’en extraire une fois le programme exécuté. Ainsi peut se résumer l’expérience d’Essence, album si libre qu’il ne cite brièvement Mingus ou Coltrane que pour s’échapper sur de magnifiques traverses où Schumann pourrait jouer à quatre mains avec Bill Evans. Tom Hewson y fait montre d’une musicalité inépuisable, souriante, confiante. Disque indispensable donc, ne serait-ce que parce qu’il nous rappelle que le jazz peut tout. A paraître le 13 octobre.

Adam Baldych & Helge Lien Trio, Brothers

Né dans l'épreuve, ce disque témoigne d'une foi indéfectible dans la musique comme transcendance. Si Adam Baldych le juge "plus sale et sauvage" que ses précédents, c'est qu'il porte le deuil de son frère Grzegorz, lui-même musicien, mort subitement à 29 ans, et l'espérance immense d'une fraternité possible entre les hommes. Le violoniste polonais, qu'on n'a jamais connu truqueur, a mis tout son cœur, toute son âme dans ces huit compositions et une reprise (réussie) de Hallelujah. Le langage paraît simple, va à l'essentiel, mais il ne touche qu'aux émotions les plus pures, tirant d'un chagrin irrémédiable un chant d'amour universel. Impossible de ne pas y être sensible.

Oded Tzur, Translator’s Note

Il n’arrive pas tous les jours qu’on soit saisi dès la première note par un album qui ne nous lâchera qu’à son terme sans nous avoir laissé une seconde pour accomplir autre chose. Translator’s Note appartient à cette espèce rare, aux fondamentaux nés d’une nécessité plus puissante que le calcul méthodique ou la simple inspiration. Tout est parti d’une histoire de baleine – dont on taira le secret, il faudra acquérir l’album et en lire les notes –, récit mythique qui attendait le saxophoniste Oded Tzur au coin d’une allée pour le pousser vers le studio afin de retrouver Shai Maestro, Petros Klampanis et Ziv Ravitz. Là, quelque chose s’est passé, on le sent plus encore qu’on ne l’entend, dans l’urgence du jeu, dans la profondeur et l’abandon de l’interprétation, dans la communion atteinte.

Primitive London, Planet Savage

Du jazz qui bastonne et secoue, qui encanaille, se moque de toute bienséance et nous entraîne en virée londonienne à dos d'éléphants africains, ça existe, et qui voudra s'en convaincre devra écouter cet album jouissif, fiévreux, débraillé par instants, mais jamais ennuyeux. Planet Savage se déroule comme une inspection perturbante de bas-fonds imaginaires, un trip dans une mégapole de fantasme déterminé par un quatuor anglo-français aux irrévérences très séduisantes. On en ressort un peu rincé, mais ravi.

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"La Science du Coeur" est un album à écouter du début à la fin (et il pourrait changer votre vie)

Après un disque sublime au piano en hommage à la chanson française (Paris Tristesse, 2014) et une explosion pop (Punkt, 2013), le Montréalais, nous revient avec une déclaration d’amour : La Science du Coeur. Comme un acrobate, il essaye d'y trouver l’équilibre délicat entre son statut de chanteur populaire, d’artiste engagé et de fada d’art contemporain. De passage à Paris, sa seconde ville de coeur, nous en avons profité pour le rencontrer et lui tirer le portrait.

Un artiste populaire et francophile

Digérant tout l’héritage de la chanson française (Sheila compris), Pierre écrit des morceaux où la voix est reine et l'usage d'un langage quasi soutenu (et sans auto tune) peut en effrayer plus d'un. Pourtant, en évoquant dans ses travaux des sujets de société (comme la solitude ou l'homosexualité), son travail "classique" bascule "dans quelque chose de très contemporain et d'actuel“. Décrassant la caricature du chansonnier un peu désuet, il tâche ainsi de le moderniser avec sa plume.

“J’ai une attirance pour l’Europe depuis toujours, et je me sens comme chez nous à Paris, j’ai même plus besoin de GPS pour me repérer dans les rues. C’est une ville d'instinct.“

Pour modeler son personnage, il commence par "suranalyser" toute l’école française de Brel à Ferré (dont une reprise sublime de C’est Extra). Son premier “choc” musical, il l’aura vers 6 ans devant Si maman Si de Michel Berger à la TV. Puis ce seront Brigitte Fontaine et Bashung  "mes mentors", et Barbara et Aznavour : “mes grands parents, je me réclame de leur descendance".

Un artiste désinhibé et engagé dans la cause LGBT+

Si à ses débuts, Pierre Lapointe compose ce qu’il appelle de la "poésie vaporeuse", cherchant à toucher son public sans vraiment lui dire quoi penser, son écriture musicale devient de plus en plus directe et réaliste au fil des albums.

“Pour moi quand on crée un geste artistique, c’est aussi une façon d’être engagé socialement.”

Sur son dernier, La Science du Coeur, il n'hésite pas non plus à s'engager, en signant notamment le délicieux titre Mon Prince Charmant, qui détourne avec brio le cliché de l’homme idéal viril et hétéro. Banalisant ainsi la cause gay, il tente de la faire accepter plus facilement dans notre société :

“On est rendu à la phase, où il faut commencer à vivre notre homosexualité comme si de rien était et donc l’intégrer à nos oeuvres comme si de rien était.”

Et cet engagement ne se limite pas seulement à ses chansons, Pierre tente aussi d'éveiller les consciences que ce soit comme porte parole du musée des beaux arts du Québec ou comme juré dans l’émission La Voix - version québécoise de The Voice.

La Science du Coeur, un manifeste d’amour moderne

Inspiré par l’opéra de Quat'sous (1929) et son compositeur allemand Kurt Weill “ lui son but c’était de créer de l’art pointu pour le peuple”, Pierre suit cette même démarche sur La Science des Rêves, allant chercher la crème des artistes contemporains et "se cassant la tête comme un universitaire" pour qu’au final, les gens “aient envie de chanter” ses chansons.

Co-réalisé par David François Moreau (arrangeur pour Cali ou son demi-frère Patrick Bruel mais aussi compositeur de nombreuses B.O. de films et pièces de théâtre), La Science du Coeur se ballade entre le minimalisme de Steve Reich et un souffle plus classique.

“Mon but était de faire un pont entre la musique classique contemporaine et la grande tradition de la chanson française, pour arriver à un résultat le plus moderne possible”

Enregistré entre Montréal et Paris, le duo fait appel à Simon Leclerc qui dirige l’orchestre symphonique de Montréal pour lui insuffler cette aura classique. Enregistrant jusqu'à 30 cordes d’un coup (superposées jusqu'à 4 fois) pour la chanson manifeste La Science du Coeur, sans refrain ni couplet, une montée en énergie surprenante en jaillit. Autre pièce forte : Alphabet. À la fois enfantine et introspective, chaque lettre dévoile un sens caché de son auteur, un “champ lexical pour comprendre tout mon travail de ces 15 dernières années” (et un hommage à peine voilé à la chanson d’Amanda Lear).

Mais là où Pierre excelle, c’est bien en déclarations d’amour (Comme un soleil et le sublime Retour d’un amour). Il nous touche en plein cœur, via une orchestration proche de celle des musiques de film, d’une voix, très présente et placée au premier plan, interpellant comme une voix off.

Un artiste touche à tout

Pour présenter son travail sur scène, Pierre prend un malin plaisir à déborder de son rôle de musicien, et mélange avec brio théâtre, chanson, art contemporain, danse, graphisme. Ancien étudiant en art théâtral, il créé des performances scéniques totales dont la dernière en date, Amours, Délices et Orgues (présentée cet été à la maison symphonique de Montréal et où il dévoilait des extraits de La Science du Coeur) invitait acteurs, chorégraphe, designer industriel et organiste.

“Pour moi c’est de l’art total, je peux pas juste écrire un album, c’est le plaisir de faire ce métier-là”

Touche-à-tout débordant d’énergie et d’idées, Pierre co-réalise également ses clips, visuels ou encore dessine ses vêtements, n’hésitant pas à s’entourer d’une équipe d'artistes reconnus dans chaque domaine, et où rien n’est laissé au hasard. La pochette de ce dernier disque est signée Pascal Blanchet, illustrateur ayant reçu de nombreux prix et travaillé notamment pour The New Yorker. Quant à son clip futuriste Sais-tu vraiment qui tu es, il s’inspire des tableaux de Dali et de vêtements des années 40, redessinés par Geneviève Lizotte.

“La chanson peut être un bon prétexte pour faire tout ce que j’ai en tête. Et en tant qu’artiste, notre rôle est de faire des ponts entre les arts.”

Enfin si ces mises en scènes peuvent en effrayer certains, Pierre est toujours à l'écoute de son public, faisant notamment des séances de 'questions réponses' à la fin de chacun de ses spectacles pour dialoguer et expliquer sa démarche. Et si les gens n’aiment pas son show ? Tant pis ! Pierre se réjouit de provoquer leur curiosité et de créer toutes ces interrogations dans leurs têtes “pour m’assurer qu’ils ne soient jamais tout à fait confortables”. 

«Le rôle des artistes c’est de tenter de combler le manque de culture et d’éducation.»

L'album La Science du Coeur sortira le 6 octobre via  Audiogram/Columbia . Disponible en précommande sur Apple Music.

En concert le 4 février au Toboggan ( Décines-Charpieu / Lyon), le 9 février au Rocher de Palmer (Cénon / Bordeaux), le 13 février à la Cigale (Paris) et le 19 mars au festival Mythos (Rennes).

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Les 8 clips qu'il ne fallait pas rater cette semaine

Clément Froissart Dreamers

C'est sans doute le meilleur clip de la semaine, en tout cas le plus original et le plus innovant. Il est tourné en format vertical (c'est plutôt à mater sur smartphone, donc) et selon un système narratif bien meta, qui intègre la conception du clip au clip lui-même. Tout se passe par écrans interposés en explorant le thème des émois adolescents. Le résultat, signé Guillaume Cagniard et Virgile Texier pour Clément Froissart (ex-Concorde), se regarde comme une mini rom com moderne et bien foutue.

Fergie Love Is Blind

Gros lol avec ce clip en stop motion de Chris Ullens pour Fergie. On suit l'avatar de la reusta en train de se baigner, de trainer chez elle et… de tuer sauvagement des hommes. C'est plein d'idées assez trash et, du coup, assez jouissives.

St. Vincent Los Ageless

C'est la mode des clips esthétisants faits à base de successions de plans fixes et de couleurs pastel. On est donc en plein dedans mais il y a plein de belles idées visuelles dans ce clip de Willo Perron pour St. Vincent.

Pearl & The Oysters Melinda Melinda

Petit clip fluo à base de danse et de longboard en Normandie. Cool.

Lil Yachty Lady In Yellow + On Me feat. Young Thug

Eh beh, Lil Yachty a balancé deux clips en l'espace de quelques jours seulement. Le premier est une succession de mises en scène autour de la couleur jaune (jaune pastel, c'est la mode on vous dit). Le deuxième est moins esthétique mais illustre On Me, la nouvelle collab de Lil Yachty et Young Thug pour la prochaine compile du label Quality Control. Autant vous dire qu'on n'est pas loin du pur génie.

Faire Henri Border

"Si t'as pas gerbé c'est qu'il vaut pas le coup." C'est comme ça qu'on nous a vanté les vertus artistiques de ce clip de Faire pour le morceau Henri Border, qui porte décidément bien son nom. On vous laisse vous faire une idée - et gerber, éventuellement.

Haim Little of Your Love

On termine avec une petite choré des soeurs Haim devant la caméra de Paul Thomas Anderson, rien que ça. Astuce pour échapper aux injonctions de la vie sociale : passer le week end à reproduire cette choré chez soi.

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Nicolas Jaar livre une prestation enflammée et engagée à Ramallah en Palestine

Annoncé il y a deçà quelques semaines, Nicolas Jaar - accompagné de collectifs undergrounds arabes - a offert un concert exceptionnel au Grand Park Hotel de Ramallah le 28 septembre dernier. Les 20 premières minutes du concert ont été filmées et nous dévoilent un échantillon de la beauté de ce live poétique et engagé.

Dans un nuage de couleurs chaudes, le producteur americano-chilien a débuté son live avec la lecture d'un poème de Mahmoud Darwich : Farewell to Edward Saïd, dédié à cet universitaire et intellectuel palestino-américain. Devant plus de 800 personnes, Nicolas a ensuite diffusé une autre oeuvre du poète palestinien (considéré comme un des plus grands écrivain du monde arabe) : Ahmad al Arabi.

Après cette introduction sublime, le DJ a joué Three Sides of Nazareth, extrait de son deuxième album Sirens (diffusé en septembre 2016 sur une mystérieuse webradio). Et ce morceau n'a pas été choisi par hasard puisqu'il s'agit là d'une référence au mur et au conflit israélo-palestinien, la ville étant située au nord du pays d'Israël rassemblant trois communautés religieuses (musulmans, juifs et chrétiens).

Nicolas Jaar continue sa tournée avec un passage très attendu les 26 et 27 octobre à l'Olympia (Paris - complet), le 1er novembre au Transbordeur (Villeurbanne - complet) et le 2 novembre à La Belle Electrique (Grenoble).

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Le nouveau clip de Niska fera-t-il plus de vues que "Réseaux" ?

Après avoir fait danser la France entière avec "Réseaux" (120 millions de vues sur YouTube tout de même), Niska est de retour avec un titre riche en sodium. Dans ce clip rythmé par le son du glock, le natif d'Evry se raconte : de son enfance au Champtier du Coq à ses ballades en yacht, cigare au bec. Toujours aussi bien accompagné, le "Charo" déploie ses ailes et montre l'étendue de son talent.

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Bertrand Cantat : nouveau single aux couleurs anglaises

Finie, donc l'aventure Detroit, qui n'aura duré qu'un album. Bertrand Cantat ne tenait pourtant pas particulièrement à une carrière solo. Il envisageait même de sortir son second album post Noir Désir sous un autre nom de groupe, Amor Fati, concept nietzschéen consistant à aimer, ou au moins supporter, son destin, quel qu'il soit. Mais l'album sortira, en 2018, sous le nom de Bertrand Cantat, avec tout ce que ce nom traîne et entraîne. Le premier titre dévoilé à pour nom L'Angleterre, et il en a aussi la couleur.

Disque solo mais aventure collective, en compagnie des fidèles Pascal Humbert et Bruno Green, auxquels se sont ajoutés les frères Girard, Laurent et Fred. Aventure collective et épopée géographique, qui a mené les musiciens de Toscane en Andalousie, du Lot aux Landes, du Chili à Berlin. Mais c'est donc en Angleterre que cet album démarre. L'Angleterre n'est pas la première chanson politique de Bertrand Cantat, mais c'est sans doute la plus explicite, la plus journalistique, la plus épidermique aussi : une réaction à chaud au vote du Brexit, à cet isolationnisme militant du UKIP. C'est aussi la première chanson ouvertement pop de Bertrand Cantat qui du coup n'a pas hésité à jouer le jeu franchement, avec ces mélodies swinging sixties et ces violons Abbey Road. On peut également y voir un petit clin d'œil au mépris dont Noir Désir a toujours bénéficié en Angleterre, pays où le groupe a enregistré mais jamais joué. Bertrand Cantat résume ainsi sa chanson : “Plus ce pays nous méprise, plus la misère rêve de le rejoindre ! C'est quoi ce fantasme d'Eldorado ? “Tu veux voir le bout du tunnel, tu veux traverser le channel, c'est l'Angleterre, mon petit frère, et il n'y a rien à y faire…””

Suite de ce long entretien exclusif la semaine prochaine.

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