Actu musique

5 octobre 2017

Le quart d'heure américain de La Femme (dure seulement deux minutes)

La Femme est actuellement en tournée aux Etats-Unis d'Amérique. Et pour qu'on ne l'oublie pas, le groupe nous envoie une jolie carte postale vidéo un peu trash, accompagnée d'un chouette nouveau morceau instrumental enregistré à Memphis, qui sonne un peu country et surtout très débilos (parfait pour attaquer le marché américain, coco), et répond au doux titre de Orgie de gobelins sous champignons hallucinogènes. Et non, ce ne sont pas des champignons hallucinogènes que ces jeunes fans asiatiques sont en train de déguster, mais bien des sucettes en forme de bites.

Et pour voir La Femme en Amérique (ils y jouent jusqu'à fin octobre), toutes les dates sont sur la page Facebook du groupe.

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75 labels déclarent leur indépendance samedi à Paris

Dans le cadre du programme "off" de Nuit Blanche, la journée va être longue pour les amateurs de beaux disques : plus de 75 labels indépendants seront réunis pour le Marché des labels indépendants. Des petits et des plus gros, avec par exemple les labels Because, Rough Trade, PIAS, Wagram, Cracki Records, Ed Banger,  Entreprise, Kitsuné, No Format, Tricatel et beaucoup d'autres… Le détail ci-dessous :

Prônant la diversité des artistes et des modèles de production, les labels indépendants pourront mettre en avant leurs catalogues, et leurs différentes esthétiques musicales. Et les visiteurs pourront acheter plein de disques rares et exclusifs.

À l'image de cette journée, des lives éclectiques auront lieu avec (entre beaucoup d'autres) les rockeurs belges de BRNS, l'espoir de la pop synthétique à la française Malik Djoudi ou le groupe jamaïcain Inna de Yard, et des DJ set avec Lovers et Petit Fantome.

Déjà présent à Londres, Berlin, Barcelone, L.A. ou Toronto, l’événement est organisé par l'Independant Label Market. Plus d'informations sont à retrouver sur l’événement facebook.

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Premier single de Darius, merci pour ce "moment"

Dans cette vidéo du Français Darius, une merveilleuse surprise : l'actrice Raph, dont on était tou-te-s tombé-e-s amoureu-x-ses dans le film Ma Loute de Bruno Dumont. Une bonne ambiance triathlon dans cette vidéo, avec des jeunes qui font du vélo, courent un peu puis enfin nagent (après avoir sauté d'une falaise). On rigole on rigole, mais c'est en vrai très émouvant, beau comme une libération, et raccord avec le morceau de Darius, élégie synthétique à la fois froide et nostalgique. Lost In The Moment est le premier single extrait du premier album de Darius, Utopia, qui sortira le 24 novembre.

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U.S. Girls dit "fuck" à l'Amérique

On avait adoré son album Half Free sorti il y a deux ans. Spécialiste d'une pop discoïde à la fois acidulée, girly, sombre et tordue, l'Américaine Meg Remy qui chante sous le nom de U.S. Girls est de retour avec un nouveau morceau, Mad As Hell, qui semble indiquer qu'elle a mal à son Amérique. Merci Donald ?

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Plongée dans le Cambodge des années 60 avec le nouveau clip de Poni Hoax

La musique ne meurt jamais, et le groupe de Poni Hoax, formé il y a plus de quinze ans, non plus. Les cinq français nous emmènent tout droit au temps des cérémonies royales cambodgienne dans leur nouveau clip pour The music never dies, réalisé par Axelle Von Dorpp.

Le clip, tiré de vidéos d'archives du Ballet Royal du Cambodge en 1965, met en scène plusieurs danseuses cambodgiennes exerçant une danse classique khmère avec des gestuelles complexes qui exigent des années de formation. Dans une dichotomie parfaite, les danses traditionnelles, souples et gracieuses, sont bercées par les sonorités rock, disco et new wave du groupe.

On y aperçoit notamment des images de la princesse Norodom Buppha Devi, une des premières danseuses du ballet (aussi présente dans l'Image Manquante de Rithy Panh). The music never dies est présent sur Tropical Suite, leur dernier album sorti en février sur le label français Pan European Recording. Le groupe sera à la Cigale le 9 Novembre.

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Entre rap et chanson française, Eddy de Pretto est bien parti pour cliver la fin d'année

Révélé par de fameux festivals (Printemps de Bourges et Bars en Trans), et lauréat inRocKs lab 2016, Eddy de Pretto dévoilera son premier EP KID le 6 octobre. Jumelant avec brio la chanson française avec une musique plus rap, le songwriter originaire de Créteil bouscule les codes et les genres. Entre les cuivres grandioses de Beaulieue, et l'atmosphère synthétique et très 90's de La Jungle de la Chope (impossible de ne pas penser à Ace of Base et leur tubesque All that she wants), l'orchestration de l'EP KID est assez variée, audacieuse, et co-signée par les producteurs de Booba et PNL. Quant à ses textes, l'éloquence est de mise et Eddy s'attaque autant aux rencontres sur Tinder et au lâcher prise (Fête de trop) qu'à la virilité dominante et au mythe du macho (Kid). Interview avec un artiste clivant et définitivement moderne.

Si à tes débuts, tu étais catalogué dans un genre plutôt chanson, ton EP Kid dévoile des influences beaucoup plus rap. Ça vient d’où ?

Eddy de Pretto : J’ai grandi à Créteil. J’évoluais vraiment dans deux milieux très différents : celui de ma mère avec ses disques de Nougaro et Barbara, et un autre plus rap justement. Quand je traînais au foyer du quartier avec mes potes, c’était plus Rohff, Sinik, Booba ou Diams qui passaient en boucle. Donc j’ai été bercé par la chanson et le rap, et inconsciemment ça s’est mélangé. Aujourd’hui, j’essaye de faire le pont entre les deux, qui me plaisent tout autant.

Et ça t’a inspiré la chanson Beaulieue ?

Beaulieue parle justement de cette révérence à la banlieue et ce passage à l’indépendance. C’est une jolie révérence de tout ce qui m’a conçu, construit petit à petit, c’est pour ça que je dis “je garde toutes tes briques” même si il y a eu des hauts et des bas.

Sur le titre KID, tu dénonces cette “virilité abusive”: c’est aussi celle des codes d'un certain rap actuel - qui devient une course au record ?

La chanson KID, raconte seulement mon histoire. Mon père me disait souvent : va jouer au ballon, pleure pas, alors que j’avais envie de jouer aux poupées. C’est mon expérience personnelle, c’est pas une attaque ou une dénonciation. Mais ça se rapproche aussi de mes racines, où l’on montre et on démontre sa masculinité, et on la frappe fort pour dire qu’on est viril et qu’on a des grosses couilles !

Ta formation artistique plus classique, ça t’a aidé ?

J’ai fait l’Institut Supérieur des Arts de la Scène (Paris), et j'ai été formé au chant, à la danse et au théâtre. J’ai fait autant du hip-hop que de la danse classique et essayé un peu tous les styles de chant : du lyrique et du moderne. Au théâtre, plusieurs époques dont la comedia dell'arte. Je pense que ça m’a ouvert totalement. Après, aucun de mes copains de promotion se sont lancés dans la pop moderne, ils sont tous figés dans ce personnage de comédie musicale de Broadway avec des grandes voix, très moulées et codifiées.

Il y a cette contradiction assez croustillante chez toi. Le mec porte des Requin et chante comme Nougaro.

Je tenais à ce que la voix soit très présente. C’était mon choix. J’ai toujours souhaité qu’on entende énormément le propos et vers quoi je voulais aller. Je compose au piano voix, et je peux te dire que quand tu écoutes mes premières maquettes, tu as envie de te pendre, c’est très mélo. Je voulais donc casser cela depuis le début et faire bouncer, rythmer et groover le français. J’ai toujours envie de faire bouger les mots. Pas forcément que les gens dansent mais que ça soit mouvant intérieurement.

Pour la production, tu as fait appel aux producteurs Kyu Steed et Haze (qui bosse pour Booba, PNL…) Comment la rencontre s’est passée ?

J’ai commencé à travailler avec un autre producteur, Angelo Foley, qui m’a aidé à définir et redessiner les structures de mes chansons. On était à un premier step, mais il manquait de l’ampleur, je trouvais ça très aplati et pas assez vivant. Puis, il y a eu : Kyu Steed et Haze. Eux, ils n’ont vraiment pas l’habitude de travailler comme ça. De base, ils font des prods et ensuite les rappeurs posent leurs voix dessus. Et là c’était le contraire, les chansons étaient là, je leur disais :”ça je veux garder”, et ils adaptaient. On n'est pas dans les mêmes délires, mais ils ont été hyper surpris, et ils ont dit qu’il y avait énormément de choses à faire. Ils trouvaient le projet parlant et que j’avais des “bonnes toplines” (rires).

Ce disque KID, c’est un ouvrage de jeunesse ?

Non c’est plutôt mon aspect juvénile. En fait, on m’a souvent dit, depuis que je suis très jeune, que j’avais ce côté Billy Elliot. Cette image d’enfant qui aurait grandi trop vite, d’insolent, innocemment conquérant et m'en foutiste. Dans le film, son père veut qu’il fasse de la boxe et lui finit danseur et embrasse son ami. Il y a cet aspect là.

Tu fais souvent référence à ton homosexualité. Tu te sens comme un artiste engagé ?

Quand un rappeur dit “je vais la niquer”, on ne discute pas de sa sexualité. Il raconte juste sa petite vie. Et bien la mienne c’est ça. J’essaie de parler de mon histoire personnelle et de la normaliser le plus possible. Et pas la mettre en avant pour dire que je suis le premier PD qui lie le rap et la chanson française. Je n'essaie pas de défendre ça ici. Et je pense que, plus on normalisera la chose et moins on en fera des caisses. En tout cas, mon entourage réagit comme ça, que tu sois gay on pas, on s’en bat les couilles. Je n'ai pas eu de coming-out immense à faire.

Pour retranscrire ton personnage en concert, quelle mise en scène as-tu imaginé ?

On sera deux sur scène : moi et l’iPhone avec un batteur. Je lancerai les chansons avec le portable. Je voulais que ça soit très percutant, compacte et simpliste scéniquement. Pour qu’on ne perde pas l’essentiel, c’est à dire : un corps en mouvement. Juste un iPhone en main et des mots. J’aime bien cette vision d’humanité connectée, toujours un fil à la main.

En concert : le 10 octobre au Métronum à Toulouse, le 13 octobre au 106 de Rouen, le 14 octobre au Grand Mix de Tourcoing, le 18 octobre pour le festival MaMa, le 21 octobre pour le festival Val de Marne, le 9 novembre à Saint-Lo et le 25 novembre au festival Chorus (La Défense).

L'ep KID est disponible dès demain sur Apple Music (précommande en ligne).

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Le prochain album d'Eminem terminé et prêt à sortir : c'était un hoax (ou pas?)

Depuis 2013, et son dernier album en date, The Marshall Mathers LP 2, le "Rap God" est plutôt resté discret. Mais, depuis quelques mois maintenant, la rumeur concernant la sortie d’un neuvième album studio ne cesse d’enfler. Point d’orgue à ces fabulations (comme le rapporte XXL) un mystérieux Facebook Live enregistré par Denaun Porter alias Mr Porter, un ancien membre de D12 - l’une des signatures de Shady Records, label d’Eminem.

Dans cette très courte vidéo (que vous pouvez visionnez juste en dessous), on voit Mr Porter, face caméra, répéter la question suivante : "Am I working on Eminem’s new album ? No, we are done. How about that ? (Est-ce que je suis en train de bosser sur le nouvel album d’Eminem ? Non, on a fini)". Il n’en fallait pas plus que la toile s’enflamme…

Les pistes Eminem et 2 Chainz

Comme XXL le rapportait déjà en juin dernier, 2 Chainz, lors d’une interview pour Shade 45 (une radio fondée par Eminiem, fin 2004) confirmait avoir travaillé sur le dernier projet de Slim Shady. Une déclaration qui faisait écho au post que Marshall Mathers publiait sur son Twitter, en octobre 2016 : une chanson très virulente à l’encontre de Trump, marquée de la légende : "Ne vous inquiétez pas, je travaille sur un nouvel album ! Voilà quelque chose en attendant."

Mais, malheureusement pour les fans d’Eminem, tous ces signaux positifs viennent d’être balayés par le même Mr Porter, comme l’explique Complex, dans un article datant du 4 octobre. Alerté par la vidéo que balançait Denaun Porter, le média américain à chercher à s’entretenir avec lui ; avec succès.

Faux espoir

Dans la déclaration que rapportait Complex, Mr Porter explique avoir voulu "troller les trolls", "blaguer avec les internautes". Il continue : "Je ne serai jamais la personne qui donnera ce genre d’information. Je pourrais dire : ‘Hey, on travaille dessus’ ou ‘Hey, on a presque fini'. Mais je ne serais jamais ce type qui lâche des infos. Mais, je peux faire le troll".

Désolé les fans, il faudra encore patienter et surtout, faire très attention aux fake-news.

Les Inrocks - musique

Quand Adele s'emballe pour le nouvel album d'Ibeyi

Adele, l'interprète de Rolling In the Deep, n'est pas très branchée réseaux sociaux. Son dernier tweet remontait à plus d'un mois (pour souhaiter un joyeux anniversaire à Beyonce…) et les quelques tweets suivant nous ramènent rapidement en 2016.

Pourtant hier, la diva anglaise a livré un tweet enthousiaste : "C'est un album stupéfiant !", accompagné d'une photo de la pochette de Ash, le nouvel album des jumelles franco-cubaines d'Ibeyi.

This is a STUNNING album! @IbeyiOfficial pic.twitter.com/wUpEmHzekX

— Adele (@Adele) October 4, 2017

Les jumelles n'ont pas tardé à tweeter leur réponse à la diva (et consoeur de label…), déclarant qu'elles twerkaient de joie.

???? @Adele we are twerking out of joy ❤️ thank so much !

— Ibeyi (@IbeyiOfficial) October 4, 2017

L'album Ash est sorti le 29 septembre et depuis, les deux sœurs sont partout. Notamment et surtout en couverture des Inrocks cette semaine.

.>>> Pour lire notre interview d'Ibeyi "Nos albums sont liés à nos vies"

Le duo est aussi en tournée, et comme on les trouve "stunning" nous aussi,  on les accueille le 24 novembre au Casino de Paris pour le festival des Inrocks. D'ailleurs, Lisa et Naomi ont fait une petite vidéo, parce qu'elles ont quelque chose à vous dire :

Elles nous attendent, et on y sera.

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En écoute : Louis Aguilar signe un album de reprises folk (qui va faire pleurer dans les chaumières)

Après nous avoir régalé d'un riche Ep en 2015, Louis Aguilar est de retour avec un album reprenant ses chansons préférées, celles qu'il chante "un peu tout le temps à la maison" avec sa femme et sa fille. De cette chorale familiale, Louis a fait un disque pour le bonheur de nos oreilles. En écoute ci-dessous et en avant-première :

Si les 16 chansons qui composent ce disque, épousent autant la folk new-yorkaise de Bob Dylan, que la country divine du texan Townes Van Zandt, en passant par la plume sombre d'Elliott Smith et l'intarissable répertoire des Beatles, son interprète a choisi un surnom bien exotique :  カラオケ ('karaoké' en japonais). Et c'est bien une envie irrésistible de fredonner ces classiques américains et anglais qui nous vient à l'écoute de ce 'karaoké', Louis précisant : "je vois ça comme un disque qu'on peut écouter dans sa voiture en chantant par dessus". 

Une écoute commentée chanson par chanson

En plus de l'écoute en avant-première de カラオケ (avant sa sortie officielle, ce vendredi 6 octobre), Louis Aguilar nous offre ses commentaires personnels, chanson par chanson :

1 - Colorado Girlde Townes Van Zandt

«Je la chante régulièrement en concert depuis que j'ai 17 ans alors je ne pouvais que commencer par celle là. Townes Van Zandt est un des mes musiciens préférés, il représente à lui seul tout le folk Texan.»

2 - Song To Woodyde Bob Dylan

«Un des premiers morceaux de Dylan. Il a toute la fraîcheur de sa jeunesse et en même temps il marque son attachement à Woody Guthrie, c'est un peu le passage de flambeau entre les deux cette chanson.»

3 - All the world is green de Tom Waits

«La berceuse ultime pour ma fille et surtout une des plus belles mélodies de Tom Waits.»

4 - True love will find you in the end de Daniel Johnston

«Le genre de chanson qui te bouleverse pour une semaine entière!»

5 - Swing low, sweet Chariot :

«Alors à la base c'est un morceau qu'on jouait avec un copain anglais dans un bar à Lille il y a longtemps. On la chantait très fort en faisant plein d'harmonies un peu foireuses. Depuis c'est devenu une de mes berceuses préférées et surtout superbement efficace !»

6 - A fool such as I de Bill Trader :

«Si l'Amérique des années 50 devait être résumée en une chanson ce serai certainement celle ci. La version d'Elvis est la plus connue mais il doit y avoir autant de versions que de chanteurs maintenant tant cette chanson est un classique.»

7 - Don't think twice it's alright de Bob Dylan :

«LA chanson ultime de Dylan, sans conteste. C'est certainement celle que j'ai le plus écouté dans ma vie.»

8 - Between the bars d'Elliott Smith :

«Cette chanson est une de celles que j'écoute au moins une fois tous les jours. Elle me rappelle le temps où je vivais aux USA, je me souviens l'avoir joué avec des copains dans un café de Milwaukee.»

9 - Yesterday des Beatles :

«Parce qu'un disque de reprises sans un morceau des Beatles ne serait pas vraiment un disque de reprise.»

10 - You're gonna make me Lonesome When you Go de Bob Dylan :

«En apprenant à la jouer, je me suis vraiment pris le texte comme une claque dans la figure. Pas un mot à jeter et pas un mot en trop. Tout est parfaitement juste à chaque fois. Une vraie leçon cette chanson.»

11 - Just like a woman de Bob Dylan :

«La perfection dans l'écriture et la mélodie encore une fois. Jouer ce genre de chanson me fait vraiment progresser dans ma propre écriture.»

12 - If I needed you de Townes Van Zandt :

«Quand on s’intéresse un peu à la vie de son auteur, on se rend compte que c'était pas si joyeux par chez lui et qu'il ne se souvient même pas avoir écrit cette chanson. C'est devenu un grand classique de la culture américaine et c'est la moindre des choses.»

13 - Smile de Charlie Chaplin :

«La berceuse par excellence. Standard de Jazz, c'est un morceau tellement parfait qu'il a sa place partout. On le chante souvent le soir avant d'aller se coucher.»

14 - Me and Julio down by the schoolyard de Paul Simon :

«Ce morceau est pour moi indissociable du film The Royal Tenenbaums de Wes Anderson. Paul Simon a une fraîcheur et un sens de la mélodie qui rend ses morceaux à la fois très compliqués et très faciles à reprendre.»

15 - Hang me, oh hang me de Dave Van Ronk :

«J'ai découvert ce morceau et cet artiste dans le film Inside Llewyn Davis des frères Coen. Ce songwriter dans le New York du debut des année 60 galère à gagner sa vie et fait une collection de mauvais choix qui le font tourner en rond.»

16 - Everybody loves somebody de Dean Martin :

«C'EST LE GÉNÉRIQUE DE FIN DU DISQUE ! C'était aussi le générique de son émission de télé entre 65 et 74 alors ça tombe bien. Il faut toujours un bon standard de temps en temps.»

En concert : le 28 octobre au Red Studio de Douai, le 15 novembre à l'espace culturel Thourotte, le 16 novembre à l'Ouvre-Boite de Beauvais et le 16 décembre à l'espace Michel Simon de Noisy-le-Grand.

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Grégoire, un piano SNCF, une reprise d'Oasis : le reste appartient à la légende

Les nuits blanches passées à traîner sur la page Facebook de Brain Magazine donnent souvent lieu à des rencontres du troisième type. C'était le cas ce jeudi 5 octobre, au matin, lorsque les noms Grégoire, SNCF et Oasis ont fusionné pour nous conduire vers un player YouTube de science-fiction. Sur une initiative de l'entreprise ferroviaire publique française, le chanteur s'est assis au piano de la Gare de Lyon pour interpréter une version Wall Street English de Don't Look Back In Anger. La séquence et ses longues voyelles chancelantes ont été publiées fin août, quelques semaines avant la sortie du premier album solo de Liam Gallagher. Il n'a pas encore réagi mais ses fans s'en donnent déjà à cœur joie dans la section dédiée aux commentaires.

Lors de notre récente interview, l'ex-chanteur d'Oasis nous avait dit tout le bien qu'il pensait de la reprise du même morceau. C'était en ouverture du dernier match de foot entre la France et l'Angleterre et ce jour-là un officier-guitariste de la Garde Républicaine s'était transformé en rock star :

«Bonne intention, respect. Geste magnifique de l’armée française. Vive la France (en français). Mais cette version, quelle horreur… J’ai même dû couper le son de ma télé. Une chanson comme ça, si puissante, signifie plus pour le public que tout discours politique. On ne peut pas lui retirer ça : Noel Gallagher est un grand songwriter. Vingt ans plus tard, Don’t Look Back in Anger est devenu un hymne. Je suis fier d’Oasis. Si ça ne tenait qu’à moi, on reformerait le groupe et on écrirait de nouvelles chansons magnifiques, on donnerait des concerts de folie. Mais ça, c’est entre les mains de Noel.»

A lire aussi : "Ma grande gueule est de retour", notre interview avec Liam Gallagher

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Rééditions et tournée pour les 20 ans de l'album "Les Tentations" de Passi

Le maton me guette, Je zappe je mate, Le monde est à moi (en featuring avec Akhenaton), ou encore Les flammes du mal (figurant aussi sur l’excellente compilation Ma 6T va cracker), sont autant de tubes tirés de l’album culte de Passi, Les Tentations, que vous entendez en boucle depuis le siècle dernier, depuis l’année 1997 exactement.

20 ans plus tard, le premier album solo de Passi, réalisé après l’aventure Ministère AMER – c’est-à-dire sans Stomy Bugsy, avec qui il formait (notamment) ce groupe – va connaître une deuxième jeunesse.

Deux coffrets au choix

Pour fêter cet anniversaire, un premier coffret spécial sera disponible le 17 novembre. On pourra y retrouver deux CD deluxe et un double vinyle. Deux semaines plus tard, le 1er décembre, le deuxième coffret sera mis en vente. Il réunira 3 CD et 2 vinyles, ainsi qu’un livre (grand format) de 48 pages.

Cette réédition sera accompagnée d’une tournée dans toute la France, du 16 novembre (à Paris, L’Élysée Montmartre) jusqu'au mois de janvier.

Voici les dates de la tournée de Passi :

16/11 L’Élysée Montmartre – Paris
28/11 La Laiterie – Strasbourg
29/11 Splendid – Lille
30/11 Le Transbordeur – Lyon
03/12 Espace Julien – Marseille
07/12 Magic Mirror – Le Havre
08/12 Reflektor – Lièges (Belgique)
09/12 La Batterie – Guyancourt
19/01 Le Rocher Palmer – Cenon
20/01 La Sirène – La Rochelle

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