Actu musique

21 septembre 2017

R. Kelly une nouvelle fois incriminé pour des actes sexuels sur mineures

On vous parlait déjà juin dernier, des conclusions de l’enquête de BuzzFeed, affirmant que R Kelly était à la tête d’un "harem" et qu’il gardait des jeunes filles prisonnières dans ses demeures de Chicago et d’Atlanta. Des révélations que l'on doit au travail de longue haleine de Jim DeRogatis, un journaliste américain.

Ce même journaliste rapportait en août dernier, une nouvelle fois pour BuzzFeed, le témoignage surréaliste de Jerhonda Pace, l’une des jeunes femmes que le chanteur aurait séquestrée. Ce lundi justement, cette femme était l’invitée du talk-show The Real. Pour sa première apparition à la télévision, Jerhonda Pace âgée de 24 ans maintenant, est revenue sur cet épisode traumatique de sa vie.

>> Aussi à lire : R. Kelly séquestre-t-il des jeunes filles dans des "temples sexuels” ? <<

Mineure au moment des faits

Dans cette interview choquante, la jeune femme a confié avoir été "dressée" par une autre fille pour assouvir au mieux les désirs sexuels de l’auteur de I Believe I Can Fly : "Je l’ai retrouvé dans son tour bus [en 2009]. Il était avec une autre femme, complètement nu. C’est à ce moment-là qu’il m’a expliqué : elle va t’apprendre toutes les choses que tu dois connaître". Jerhonda Pace précisera aussi qu’elle était âgée de 16 ans au moment des faits. Des déclarations qui font écho à ce qu’elle avait déjà avoué à BuzzFeed en août dernier.

Pendant l’émission, Jerhonda Pace a également expliqué comment elle s’était enfuie de ce calvaire :

“Il préparait une soirée et je lui ai dit que je voulais passer à la maison de mon oncle, quelques blocs à côté, pour récupérer une paire de chaussures. Il m’a dit : OK, mais dès que tu les as, tu reviens ici. Dès que je suis sortie de là, je savais que je n’y retournerais jamais“.

Plus jamais ça

Si Jerhonda Pace est sortie de son mutisme, c’est pour venir en aide à ces autres femmes qui subissent le même sort. Comme elle l’avouait toujours à BuzzFeed en août dernier : "Si le fait que je m’exprime sur le sujet peut aider les autres filles à se sortir de cette situation, je n’hésiterai pas. Personne n’a fait ça pour moi quand je vivais ça". Avant d’ajouter : "Cette histoire me fait penser à celle de Charles Manson. Il leur a littéralement lavé le cerveau". 3t de conclure d’un "Kelly doit être enfermé".

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Le plus gros festival de musique du monde est aussi... un parc d'attraction

Coachella ? C'est chic. Glastonbury? Pas mal. Sziget ? Pourquoi pas. Mais si vous cherchez un festival vraiment fat, il faudra vous rendre à Rio pour le bien nommé Rock In Rio. Moins connu que ses copains nord-américains ou européens, le festival brésilien s'impose néanmoins comme la plus grosse machine musicale du monde avec 100 000 personnes par jour (sur deux week ends sold out), et surtout ce détail : le festival est littéralement un parc d'attraction.

Installé cette année sur le site olympique des Jeux d'été 2016, le Rock In Rio a pris l'habitude de s'exporter depuis sa création en 1985. Il est passé par Las Vegas, Barcelone ou encore Lisbonne, où aura d'ailleurs lieu l'édition 2018. (Ce sera la huitième délocalisation portugaise depuis la première fois, en 2004). Mais c'est bien à domicile que le Rock In Rio est le plus impressionnant. Avec sa débauche de têtes d'affiches, ses sept scènes (dont une dédiée à la danse, une autre aux youtubeurs…), des installations dignes de Disney et une flopée de manèges dispersés sur tout le site du festival, celui-ci vise clairement les records dans le domaine de l'entertainment.

La première partie du festival se déroulait du 15 au 17 septembre avec Maroon 5, Justin Timberlake, Nile Rodgers, Miguel, des stars brésiliennes que personne ne connait ailleurs, Alicia Keys, Fergie, Shawn Mendes ou encore Lady Gaga, qui a toutefois dû annuler son concert pour des raisons de santé. La deuxième partie du festival, elle, a lieu du 21 au 24 septembre et reçoit : Aerosmith, Alice Cooper, The Kills, Bon Jovi, Sepultura, The Offspring, d'autres stars brésiliennes que personne ne connait ailleurs, Tears For Fear, Guns N' Roses, The Who, Red Hot Chili Peppers…

Mais au regard des installations du Rock In Rio, le plus dingue n'est pas forcément la programmation. On y était lors du premier week end de cette édition 2017, on a vu tout ça :

Une fontaine Rock In Rio

Bon, à la limite.

fontaine.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Une grande roue

Oui, c'était bien ça derrière la fontaine!

grande-roue.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un "quartier rock"

Bienvenue au "Rock District", avec ses petites maisons comme à Disneyland, contenant chacune une boutique, un stand de promo (Tinder, par exemple) ou bien une activité quelconque (de type maquillage, etc).

rock-district.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un Walk of Fame

Comme à Hollywood Boulevard, oui. Sauf qu'ici, on met à l'honneur les artistes ayant joué au Rock In Rio, comme Rihanna en 2015.

walk-of-fame.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un roller coaster

roller-coaster-4.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


…genre un vrai roller coaster

Avec la queue qui va avec.

rolleeeeer-c.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un truc comme ça

Avec les cris qui vont avec.

mega-drop.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


De la drogue gratuite

Non c'est faux, il est juste content d'être là.

ouaiiiiis.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un salon du gaming

Le site du Rock In Rio accueille cette année un véritable salon du jeu vidéo, le Game XP. Il contient deux halles : l'une pour tester des nouveautés (en VR notamment) ou bien des classiques du jeu d'arcade ; l'autre pour assister à une compétition de e-sport, dont la finale a lieu à la fin du festival… Dehors, sur l'esplanade, il y a une exposition de figurines et des jeux IRL à base de trampolines et de décors en carton, comme Super Mario ou Assassin's Creed.

gaming.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


…avec des invités qui pèsent

super-man.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash

Vzz, regard laser.

superman-6.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un vrai fast food

Il y en a même plusieurs aux quatre coins du festival. Assez pour nourrir 100 000 personnes sans patienter plus de quelques minutes.

fast-food.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


…mais aussi un food market

Avec une cool sélection d'enseignes végé/vegan.

food-market.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Une chapelle pour se marier

Tut tut les bourrés, il faut s'inscrire à l'avance.

chapelle-2.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash

Elles ont dit oui.

chapelle.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Une carte bleue Rock In Rio

Mmh.

carte-bleue.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Une tyrolienne

Survoler 100 000 personnes pendant un concert de Fergie : un rêve devenu réalité.

tirolienne-2.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash


Un faux lion

La "Rock Street Africa" est peu dans le délire du "Rock District". Sauf que ce "quartier" est dédié au continent Africain et ses musiques, dont quelques représentants défilent sur la scène dédiée. Quant au faux lion… c'est un faux lion.

lion-8.jpg Rock In Rio 2017/photo I Hate Flash

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Les rappeurs Laylow et Wit prêts à embraser le siècle des lumières digitales

Accoudé sur la table, Laylow sort une cigarette de sa sacoche. "Tu vois Kurt Cobain, il portait une douleur en lui, à tel point que ça en était touchant". Il continue à nous parler du chanteur grunge en tirant une bouffée. Derrière des lunettes fumées, Laylow incarne dans ses textes cette posture mélancolique, celle du romantique replié dans une chambre d’hôtel au papier peint défraîchi : "T'étais tellement belle que j't'ai suivie moi / Y'a plus une seule rose dans le bouquet final" (10' sur l'album Mercy). Pour Laylow les fleurs fanent vite, parfois en à peine dix minutes lorsque les femmes l’éblouissent, chauffent son cœur et finissent par le malmener.

De l’autre côté de la table, en face de lui, Wit a le regard absent, un insecte vient de se poser sur ses doigts, il le laisse avancer en soulevant ses mains. Pour lui, les fleurs ne fanent pas comme l’amour mais peuvent représenter la faiblesse des hommes : "Es-tu fier d’être frêle comme une fleur en hiver ?" (Fruit du Mépris sur l'album Dawa). Wit avance méfiant, "le troisième œil ouvert" comme il le dit souvent. Les femmes ne sont pas son soucis premier, lorsqu’il rappe avec un débit effréné c’est par nécessité. Les deux rappeurs n’ont pas l’air d’avoir la même lecture du monde pourtant ils sont complémentaires au sein du DigitalMundo, le nom de leur label.

Les basses fréquences

"Au début je ne voulais même pas d’instrumental sur mes textes" raconte Wit en touchant son tatouage du genou, dévoilant un signe anarchique. Lorsqu’ils se rencontrent à Montpellier, Laylow a déjà une certaine expérience de la musique et de l’industrie. Il a du recul et une ouverture à tous types de mélodies. "Je peux écouter aussi bien une compilation funk que des arpégiateurs" dit-il en imitant les notes synthétiques avec sa bouche pour expliquer l’effet qu’elles produisent. Les deux rappeurs partagent leurs textes et la magie opère. Après Digital Night, leur première mixtape commune, ils continuent leurs projets chacun de leur côté. Ils se retrouvent pour des featuring ou lorsqu’ils travaillent leurs instrumentales ensemble. "Quand j’ai fini Villa sur la côte [extrait de son dernier album], je trouvais que le morceau manquait de relief. Je l’ai envoyé à Wit et il m’a proposé d’ajouter des basses coupées" raconte Laylow. Et lorsque Wit intègre des prods, c’est d’abord les siennes. Il apprend de manière didactique à créer ses propres instrus toujours dans un soucis de préserver la pureté de son art. Leurs morceaux se reconnaissent dans le choix des basses, qu’elles soient sombres, dansantes, ou électrisantes, elles constituent la majorité de leurs morceaux. Celles qui font vibrer les enceintes, les organes et donnent des sensations dans la poitrine tout près du coeur.

Le monde digital

La définition du Digital a de multiple facettes pour Laylow, ça peut par exemple prendre la forme du tutoriel, omniprésent sur la toile : "aujourd’hui tu veux te colorer les cheveux ou faire voler un drône : tutoriel."  Pour Wit c’est aussi une nouvelle ère, comme celle des Lumières, une manière de transmettre son propre message au-delà des institutions établies : "j’en veux à l’éducation nationale : à l’école l’Histoire passe par un prisme beaucoup trop occidentalisé." Tatoué en grand sur son dos, le croissant de lune et l’étoile du drapeau marocain…. Une partie de son corps que le collectif de vidéastes TBMA (les initiales de Travis Bickle, Robert de Niro dans Taxi Driver et Monsieur Anderson, Néo dans Matrix) met en valeur dans ses clips. TBMA réalise tous leurs visuels dans une ambiance rétro-futuriste avec des images léchées, montées au rythme des basses. Ils sont aussi à l’aise à Istanbul où ils mettent en scène Laylow dans un rôle de James Bond moderne poursuivi par des mafieux dans Division Rouge, que dans un camp gitans où Wit creuse une tombe dans le sable avant de monter sur un cheval sauvage sur son morceau Annaba.

histoire sans fin @jey.digitalova www.fattoyz.com

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Dans leur style rien n’est laissé au hasard, leurs amis designer Fattoyz dessinent la plupart de leurs vêtements : "on a besoin de personne en fait, seulement d’un studio d’enregistrement pour mixer nos morceaux" conclut Laylow. Le DigitalMundo s’organise en famille loin des majors et du formatage. Wit allume une cigarette à son tour, Laylow envoie le briquet. La fraise de la cigarette illumine ses yeux comme eux illumineront bientôt toute la ville.

L'album Digitalova de Laylow est disponible sur Apple Music. Tout comme Dawa, celui de WIT.

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Hot Chip ou Fakear en live dans ton salon avec les réfugiés

L’événement eu lieu hier à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés.Un énorme concert de charité à l’échelle planétaire a été donné, avec plus de 300 concerts, dans 200 villes de 60 pays (dont la France). Le projet « Give A Home » (Ouvrons la porte) était organisé par Amnesty International et Sofar Sounds. Ainsi Hozier était à Dublin, Jake Bugg à Nottingham, The National à Édimbourg. Pour la France, Frànçois and The Atlas Mountains,  OMOH et de La Chica étaient présents à Paris, tandis que Fakear était à Lyon.

Pour chaque événement, deux ou trois artistes étaient programmés. Des militants étaient également présents pour parler des solutions envisagées pour répondre à la crise des réfugiés. L’événement avait également pour but d'"encourager les gens à se réunir pour accueillir les réfugiés" comme le rappelle Amnesty International.

«La musique et l'art ont toujours été de puissants partenaires de la cause de la justice, car ils ont le pouvoir de susciter en nous de profondes émotions. Ils nous aident à regarder au-delà des frontières et à voir ce qui nous réunit"  Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

Des vidéos des lives sont disponibles sur twitter et instagram sous le hashtag #GiveaHome. La vidéo d'Hot Chip interprétant une version unique de Boy From School à Londres se regarde ci-dessous :

A @hot.chip gig like no other for #giveahome for #refugees @amnesty @sofarsounds #hotchip @alexishotchip @amnestyuk #amnesty #sofarsounds #music #instamusic #gig #travel #trip #exploretocreate #instagood #justgoshoot #peoplescreatives #visualsoflife #passionpassport #theoutbound #worldtraveler #travelgram #travelphotography #roamtheplanet #passportready #theglobewanderer #mytinyatlas #travelgram #inspiration #exploringtheglobe #instacool #instalike #instagood #pic

Une publication partagée par Sarah Bradbury (@sarahbradbury200) le 20 Sept. 2017 à 15h09 PDT

Le célèbre jazzman Gregory Porter était à Londres également :

Wrapping up our first show of the day, the incomparable @GregoryPorter using our audience as a rhythm section #GiveAHome pic.twitter.com/GDWuxSKPA1

— Sofar London (@SofarLondon) September 20, 2017

Les mélomanes ouvrent leur portes 

Coorganisateur, Sofar Sounds est une entreprise basée à Londres qui défend une expérience intimiste cosy de la musique live. Pas question de boire trop de bières, parler fort ou pogoter. Un particulier ouvre les portes de sa maison, le public est généralement assis et silencieux. Les lives Sofar Sounds ont lieu dans 375 villes dans le monde, de la Géorgie à Cuba. Tous filmés, ils ont offert une vraie visibilité à certains artistes (toutes les vidéos des lives sont visibles  sur leur chaîne youtube). Par exemple un 2015, on y retrouvait une certaine Fishbach en live dans une église à Paris, interprétant Invisible Désintégration de L'Univers.

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Charlotte Gainsbourg, les images de son mariage !

En vrai, si Charlotte Gainsbourg s'est mariée récemment, c'est pour le clip de sa chanson Deadly Valentine, qui vient de tomber. Une belle fête de famille quand même, avec des enfants et des anciens, et des gens qui courent dans tous les sens, sans doute pour rester dans le rythme de cette chouette chanson plutôt up tempo. Ce nouveau single, Deadly Valentine, arrive comme un fiancé en avance en préambule de l'album Rest, qui sortira le 17 novembre.

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Des Dead Kennedys à Sarah McCoy : les immanquables du Nancy Jazz Pulsations

Comme beaucoup de festivals estampillés "jazz" en France, le Nancy Jazz Pulsations ne programme plus que du jazz depuis bien longtemps. En revanche, pour les pulsations, rien à dire, tout le monde y trouvera son compte. Le festival a 44 ans, et la crise de la quarantaine ne passera pas par lui. Cette année encore, il propose une programmation toujours plus éclectique, toujours plus riche, mêlant pointures internationales et espoirs locaux, et inversement.

Quelques noms

Dans ce casting très ouvert, qui se déroule sur dix jours (du 11 au 21 octobre) et sept lieux, on retrouvera des représentants de la chanson française comme Juliette Armanet, Fishbach, ou encore Camille, qui donnera son concert sur la scène de l’Opéra National de Lorraine.

Côté hip-hop, on attend sagement le Dj Gramatik - qui se produira sous le bien connu Chapiteau - et les excellents musiciens de Cunninlynguists, notamment.

La musique électronique aura aussi sa part belle et conviera des artistes comme l’une des figures phares de la french touch, Vitalic, ou, la moitié du duo complètement fou de Sexy Sushi, Rebeka Warrior.

Au rayon vieilles légendes punk, on aura le choix entre les Américains Dead Kennedys ou les Français Burning Heads.

Coté musiques d'ailleurs, la programmation est belle avec le projet jamaïcain Inna De Yard, Pablo Moses, les Sud-Africains BCUC ou encore Calypso Rose. D'Ici et d'ailleurs, c'est le nom d'un vénérable label nancéien, qui fête ses 20 ans au NJP avec notamment The Third Eye Foundation, Chapelier Fou, Zëro, et le projet de concert littéraire réunissant Virginie Despentes, Béatrice Dalle et à nouveau Zëro. 

Pour le jazz (quand même), la scène française est bien représentée avec Emile Parisien 5tet et Michel Portal, Sylvain Rifflet, Guillaume Perret ou encore Thomas de Pourquery.

Et pour avec du jazz et des pulsations, on ne peut que recommander le concert de notre chérie l'Américaine Sarah McCoy, enfin de retour en France.

La programmation complète du Nancy Jazz Pulsations est à consulter sur le site du festival. Et pour la billetterie, c'est par ici

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Chevauchée nocturne et enseignes lumineuses illuminent le dernier clip du rappeur Haycinthe

A une semaine de la sortie de son nouvel album Sarah, le rappeur Hyacinthe nous en offre un extrait vidéo. Pour Le Regard Qui Brille, il invite la voix charnelle d'Ammour, pour un duo vénéneux et intriguant. La production soignée est signée King Doudou (officiant entre autres pour PNL).

Réalisée par Colin Solal Cardo, la vidéo met elle en scène le MC et sa douce pour une chevauchée sauvage en deux roues, sous les spotlights de la ville, entre des enseignes lumineuses et néons.

En 2013, on découvrait Hyacinthe avec sa mixtape Sur la route de l'ammour, puis c'est avec SLRA2 : mémoires de mes putains tristes qu'il enflammait la toile.

En concert à la Boule Noire (Paris) le 12 octobre. Et en première partie de Jok'Air, au Magic Mirrors du Havre le 10 novembre.

L'album Sarah est disponible en précommande sur Apple Music. Sortie officielle le 29 septembre.

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Exclu : Safia Nolin reprend &quot;Ma Préférence&quot; de Julien Clerc, version unplugged

Pas plus tard que cette semaine (deux pages dans les Inrocks en kiosque, et ici pour la version web), on vous parle de Safia Nolin, notre chouchoute québécoise dont le premier album, Limoilou, vient de ressortir en France après une première sortie discrète il y a deux ans. En plus de composer des magnifiques chansons crépusculaires, Safia Nolin adore faire des reprises (elle a d'ailleurs sorti un album de reprises de chansons canadiennes cette année). La preuve avec Ma Préférence, tube assez mélancolique de Julien Clerc, que Safia Nolin reprend ici en version guitare en bois et voix usée. Attention, vous allez l'avoir dans la tête toute la journée. Cette reprise figure sur la version français de Limoilou.

Safia Nolin sera en concert le 12 octobre à Lyon, et le lendemain à Paris (festival Mama).

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Les Nuits Sonores ont transformé Bruxelles en rave géante

A la sortie du TGV, on retrouve la gare du Midi et ses abords grisâtres. Quelques mecs se font des passes, pas très loin d’un terrain vague, et des nuages font la fête au dessus de nos crânes. Plus que quelques heures à tuer avant que ne commencent les premières Nuits Sonores de Bruxelles, déclinaison du festival lancé à Lyon par l’association Arty Farty.

Jour 1 : Modeselektor, The Hacker et Bambounou 

Au vu de la programmation, la soirée s’annonce aussi longue que prometteuse. On arrive au Palais 10, et Haring a déjà lancé les hostilités. Le public n’a pas encore l’air archi-chaud, mais l’électro onirique du jeune Belge fait son petit effet.

Une publication partagée par Limonadier (@limonadierofficial) le 15 Sept. 2017 à 16h00 PDT

Il faudra néanmoins attendre les sets de The Hacker et de Modeselektor pour se prendre une vraie claque. Le premier, dans la petite salle de l’étage, balance un DJ Set peu surprenant mais ultra efficace, à base de new-wave et de techno brutale. C’est d’un seul coup tout Bruxelles qui s’éveille et danse en choeur sur ses boumboums lacérants. Un mec en quête de taz nous apprend que Modeselektor va entrer en scène, et on quitte donc le Français avec un peu de regrets pour aller écouter le duo berlinois, qui contient la moitié de feu Moderat (tristesse).

Le public s’enfonce peu à peu dans les stroboscopes, quelques bières s’échappent des mains, et des frappes acides et violentées retentissent. Rompant la répétition de leurs beats distordus par des trucs s’approchant de la trap, les Allemands ne cessent de surprendre les spectateurs. Ils passent ainsi deux heures de musique, allant de Rødhåd à Jeff Mills, n’adressent presque pas un mot à leur public, puis s’effacent sous un tonnerre de claps. Aussi froid que la nuit belge de septembre, leur set ferait presque passer la sélection de Bambounou pour de la techno douce et tropicale. Le jeune Français, toujours aussi cool, met en tout cas un chouette point final à cette soirée du vendredi, et on se met en quête d’un taxi lève-tôt.

Alright alright alright… @modeselektor on stage is no joke! #NSbxl2017 pic.twitter.com/187MZwQBNH

— Nuits sonores (@Nuits_sonores) 16 septembre 2017

Jour 2 : Rone, Deena Abdelwahed et Laurent Garnier

Retour au Palais 10. Le set de Rone a déjà commencé. Qu’importe, il faudra peu de temps au jeune prodige pour nous convaincre et nous embarquer avec lui. La pochette de son nouvel album, Mirapolis, est déployée derrière ses platines, les jeux de lumière sont parfaits, et ses morceaux, dont le tout nouveau Brest, se fracassent entre les murs de la grande salle. Beats brutaux, mélodies nostalgiques, tout s’enchaine et se mêle à la perfection, et on ne pourrait être plus impatients d’entendre sa prochaine sortie. Le musicien clôture son set sur Bye Bye Macadam, son titre le plus connu, descend dans la foule faire un selfie, puis retourne en coulisses sous une ovation. Un petit tour du coté de la file des toilettes, dans laquelle une meuf nous parle de ses relations avec les pervers narcissiques ; et voilà que survient, d’on ne sait trop où, l’un des meilleurs sets de ces Nuits Sonores.

@nuits_sonores #bruxelles ❤️

Une publication partagée par RONE (@roneofficial) le 17 Sept. 2017 à 7h43 PDT

C’est Deena Abdelwahed, signature InFine qu’on connaissait - à notre grande honte - assez mal qui a pris la relève de Rone. Les frappes sont ultra saturées, les rythmes, résolument tournées vers l’Orient, soutenus par des samples de chant en arabe. Il est quasi impossible de résister à ce mélange des genres, et le festival, assez sage jusqu’alors, trouve ici son climax. La salle se transforme en gigantesque rave, les stroboscopes balaient les cadavres de bières écrasées, les pieds tabassent le parquet, et la jeune musicienne sourit à la ronde en dansant avec son public. Elle n’effectue aucun faux pas en deux heures de set, et on ne peut que vous conseiller d’écouter, encore et encore, son EP Klabb sorti en début d’année.

Laurent Garnier fête sa Légion d’honneur en fermant le festival, balançant un DJ Set archi cool, et c’est déjà la fin des Nuits Sonores. Utilisant nos derniers neurones pour féliciter Arty Farty pour cette première édition, on suit les ombres titubantes qui se jettent vers les Uber et les métros matinaux. Du coté de la gare du Midi, les magasins de smartphones d’occasion commencent déjà à ouvrir leurs portes, les veilleurs de nuit sortent du boulot, et Bruxelles Vie retentit derrière les vitres d’une berline noire. Un matin belge comme un autre.

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Julien Doré nous réchauffe avec une session Coco Coustique très &quot;Coco Câline&quot;

Après nous avoir régalé avec un quatrième album, &, Julien Doré est de retour avec une vidéo inédite tournée par Brice VDH en pleine nature aux pieds des Cévennes (où l'artiste a enregistré son disque). Entouré de son crew de musiciens - camouflés dans de chouettes hoodies noirs à capuches floqués du nom de l'album : & (à prononcer "Esperluette") - Julien Doré interprète une version acoustique de son tube Coco Câline et ce en toute détente.

Julien Doré partira en tournée dans toute la France dès novembre, dont un passage très attendu les 15 et 20 décembre à l’AccorHotels Arena (Paris). Toutes les dates de concert sont à retrouver ici.

L'album & est toujours disponible sur Apple Music. Et pour les fans ultimes, un EP de remix du tube Coco Câline propose des version revisitées notamment par Dim Sum, ou encore une version Karoké.

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