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12 septembre 2017

Entretien avec Liam Gallagher : “Ma grande gueule est de retour”

Depuis plus de dix ans, Liam Gallagher avait conservé des fastes années Oasis sa flamboyance, son arrogance. Mais comme elles n’étaient plus soutenues par des chansons dignes de ce nom, ses fanfaronnades commençaient à sérieusement virer au malaise.

Sauvé quand même par un humour intact et carnassier, Liam Gallagher passa ainsi les années 2010 à beugler mécaniquement des chansons lourdes avec ses mornes Beady Eye, le lot de consolation dont il avait hérité après la débandade piteuse d’Oasis, en plein Rock en Seine, le 28 août 2009.

Un hommage sincère et humble à la pop britannique

En attendant une reformation inéluctable d’Oasis et de juteux concerts à la clé, Liam Gallagher est enfin sorti de chez lui, de sa dépression, de son divorce, pour oser l’impensable : rivaliser avec son frère Noel, en composant ou cocomposant un album entier qui portera pour la première fois le nom “Liam Gallagher” sur la pochette.

On ne s’expose pas ainsi sans risque quand on a une si haute estime de soi – “Je suis le plus grand songwriter du monde”, crânait-il récemment devant des micros américains. Alors qu’il n’est même pas le plus grand songwriter de la famille Gallagher. Il faut dire que Noel ne lui laissa que les miettes d’un festin qu’il servit pendant quelques années avec une régularité et une grandeur stupéfiantes.

On ne pouvait pas alors juger le songwriting de Liam Gallagher. Mais confronté à ses obsessions – de Love aux La’s en passant par Lennon, tous avec un L comme Liam –, le plus jeune des deux frères rend un hommage sincère et humble à une pop britannique qui n’est surtout pas britpop, sur son premier album solo : As You Were (sortie le 6 octobre).

Oui, vous avez bien lu : “Liam Gallagher” et “humble” dans la même phrase. C’est la grande nouveauté quand on le rencontre, en bas de chez lui, à Londres : Liam Gallagher reconnaît ses doutes, ses erreurs. Il le fait avec son humour désopilant qui fait de cette longue interview un grand moment de stand-up comedy.

C’est quoi ton premier souvenir d’un son ?
Liam Gallagher – Ma voix. Je dois avoir moins d’un an, je suis dans un berceau, dans le jardin de ma grand-mère en Irlande, et une putain de guêpe me pique. J’ai hurlé tellement fort que je me suis fait peur. A l’époque, je ne connaissais pas encore le mot “fuck”, mais dans l’intention, c’est ce que j’ai gueulé (rires). La première mesure de l’ampleur de mes poumons !

La première fois que tu as chanté ?
Il existe des images de moi en train de chanter un tube d’Elvis à la fête de mon école. J’ai 6 ans et je remue déjà les hanches comme le putain de King, coiffé comme un rockabilly. Ma mère était obsédée par les Rolling Stones, je crois qu’elle faisait une fixation sur Mick Jagger. Mon père écoutait surtout de la musique irlandaise et jouait un peu de guitare traditionnelle. Mais bon, c’était pas les putains d’Osmond Brothers à la maison, on ne passait pas notre vie à chanter et jouer ensemble !

Moi, la musique, je m’en branlais un peu, je préférais le football. Je passais mon temps dehors avec un ballon. Mon frère Noel était le dingue de musique, ainsi que Paul, l’aîné, qui était un mod. Noel se prenait pour un punk. Entre eux deux, il y avait toujours de la musique à fond dans la maison, mais ça faisait juste partie des meubles pour moi. La première fois que la musique m’a parlé directement, profondément, c’est quand j’ai entendu le single Sally Cinnamon des Stone Roses (1987).

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Radiohead offre enfin son clip au morceau magique "Lift"

Le groupe anglais Radiohead est de retour avec un nouveau vidéo clip illustrant Lift. Prisé par les fans et qualifié de "magique" par ses auteurs, ce morceau naît à l'époque de l'enregistrement du disque mythique OK Computer. Ne figurant pas sur le tracklisting final, il reste longtemps dans l'oubli. Récemment, la chanson a refait surface pour le plus grand bonheur des fans et à l'occasion d'une réédition anniversaire célébrant les 20 ans de l'album : OKNOTOK. Cette dernière intègre deux autres inédits Man of War et I Promise.

Dans cette vidéo réalisée par Oscar Hudson, le leader Thom Yorke prend un ascenseur sans fin, témoin des allées et venues des résidents de l'immeuble et dont sa destination reste bien mystérieuse…

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Un DJ et activiste LGBTQ+ tué par balle à San Francisco

Il était environ 3 heures du matin samedi 9 septembre lorsque Anthony Torres, activiste, performeur et DJ connu dans le milieu techno et house de San Francisco sous le pseudo de Bubbles, a été tué par balle. Il se trouvait à proximité du strip club New Century dans le quartier de Tenderloin, la partie LGBTQ+ historique de la City. C'est là, rappelle le San Francisco Examiner qu'eu lieu l'une des premières manifestations pour les droits des personnes transgenres, en 1966.

"C'est un crime de haine" a assuré l'avocat de Bubbles, Jim Reilly. "Qu'un activiste transgenre soit tué dans sa propre rue ne devrait pas être d'actualité et ne le sera pas.»

"Si Bubbles venait à ta fête, tu savais que ça serait une putain de bonne fête"

Interrogé par le SF Examiner, le DJ local Buckner Williams, l'un de ses amis, a décrit Bubbles comme une personne "appréciant de porter des vêtements de femmes et du maquillage". "Vous saviez toujours quand Bubbles était dans la pièce ou dans l'immeuble. Il était plus grand que nature mais aussi  l'une des personnes les plus sincères et compatissantes que je connaisse. Si Bubbles venait à ta fête, tu savais que ça serait une putain de bonne fête. C'était une figure très connue dans notre communauté et j'attends que cette communauté réagisse fortement. Il va y avoir beaucoup de colère."

>> A voir aussi : le documentaire du SF Gate sur Anthony Torres 

L'un des voisins du strip club où Bubbles a été tué a estimé auprès du San Francisco Examiner que la prolifération du deal dans le quartier l'avait rendu de plus en plus dangereux. "La police a traité notre quartier comme une zone de confinement de crime, laissant le deal s'installé au coin de ma rue toute la journée. Ça attire le crime, et les gens sous coke qui sont facilement irritables…"

La police enquête toujours sur le meurtre de Bubbles et ne l'a pas encore requalifié en crime de haine.

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Exclu : avant la tournée, King Biscuit en session acoustique

Le seul qui a (peut-être) eu mal pendant le tournage de cette vidéo, c'est le réalisateur : un unique plan-séquence, pour accompagner la tension et la transe qui montent tout au long du blues fébrile de King Biscuit, ici en versant acoustique. Très bon sur scène, le groupe normand qui rêve du Mississippi s'apprête à repartir en tournée : le 14 septembre à Albi, le 15 à Gaillac, le 16 à Miramont de Guyenne, le 22 à Caen, le 28 à Montpellier, le 29 à Toulouse…

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Un gros coffret compile tous les singles des Doors en édition US

On célèbre ces temps-ci le 50e anniversaire de l’année où les Doors mirent le feu à la nuit américaine, cette année 1967 de la guerre des Six jours, du naufrage du Torrey Canyon, et de l’édition du premier album éponyme du groupe. Car, si le Sgt Pepper’s des Beatles constitue l’indépassable mètre-étalon de l’époque, le coup d’essai des Américains ouvre béant tout un champ de possibles : les musiciens offrent, grâce à des mélodies confortables (qui permettent d’aller au-delà de l’hermétisme des textes, parfois à la périphérie du ridicule) et leur charge érotique, la plus radicale des remises en question aux foyers américains. Ils ouvrent cœurs et oreilles à des sonorités exotiques.

Leur radicalisme n’interdit pas leur sens des affaires, avec une version originale de plus de 7 minutes de l’hymne Light My Fire, réduite de moitié pour son exploitation en single. Et, surtout, Jim Morrison est beau comme un dieu païen.

Plein de choses dedans

Cette première édition de tous les 45 tours à destination du marché américain (remastérisés par l’ingénieur du son Bruce Botnick, par ailleurs producteur de L.A. Woman), fait naturellement la part belle à différents formats, de la référence basique au coffret luxueux à destination des fans hardcores. Le double cd compile donc 20 singles et leurs faces b (couvrant la période des six premiers albums du groupe, enregistrés avec Morrison, ainsi que les plus discutables Other Voices et Full Circle, et la captation post-mortem Alive She Cried, ou l’album-hommage au chanteur, avec le catalogue de poèmes mis en musiques d’American Prayer).

Le disque est augmenté du bonus de 4 versions radio en mono, extraites du répertoire de Waiting for the Sun et The Soft Parade. Une version luxe propose en outre la première en format blu-ray et en mixage quadriphonique des 11 chansons de l’album The Best of The Doors (1973). Enfin, il conviendra de casser sa tirelire pour se procurer le coffret à rabat répliquant en 45 tours (et, donc, vinyle) les 20 références concernées, plusieurs mixages originaux en mono, et un poster rassemblant différentes pochettes du monde entier. Ultime curiosité : la réédition de l’édition japonaise de Light My Fire et de son iconographie originelle.

Pas que des numero uno

Aborder la carrière de la bande des quatre par le biais du format du 45 tours peut sembler baroque, elle qui a creusé son sillon dans l’histoire du rock grâce à des épopées au long cours (les considérables When the Music’s Over, Celebration of the Lizard, et autre The Soft Parade). Mais cela permet, en creux, un constat abracadabrantesque : ce groupe littéraire et à vocation poétique clairement affirmée parvint néanmoins à obtenir deux numero uno dans les charts américains (le Feu précité et Hello, I Love You), ainsi que quatre autres Top 20 (People Are Strange, Touch Me, Love Her Madly et Riders on the Storm).

Mais cet inventaire permet en outre de mesurer le parcours des Doors, de l’éruption (ou l’érection, de par le fait) de Break On Through (To The Other Side) au naufrage de 1972 : on frémit toujours avec la même intensité à l’écoute du nanard The Mosquito, dont seul Joe Dassin sut par chez nous faire ses choux gras dans une adaptation française. Plus précieux encore, répondent naturellement ici à l’appel les trois faces b n’ayant pas été incluses dans les albums originaux, et qui, pour certaines, ne figuraient que sur quelques compilations (dont Weird Scenes Inside The Gold Mine-1972).

Who Scared You (couplé à Wishful Sinful), blues minimaliste en roue libre, où Manzarek et Krieger se taillent la part du lionceau, figurait déjà sur une compilation parue en 1997, mais reste audible en version intégrale uniquement dans Essential Rarities (2000). (You Need Meat) Don’t Go No Further (publié en 1971 en support de Love Her Madly), sur un rythme shuffle, développe un thème égrillard emprunté à Willie Dixon : tu as envie de viande/Va au marché/Tu as besoin d’amour/Regarde ici, bébé/J’ai exactement ce qu’il te faut.

Enfin, Treetrunk, b side de Get Up And Dance (extrait en 1972 de Full Circle), est enregistré par les trois musiciens survivants à l’occasion d’un ultime tour de piste. On ne pouvait jusqu’alors la dénicher que dans l’édition japonaise d’un coffret. Cette chanson, composée par Robby Krieger, aurait été retirée du track-listing de l’album par son auteur, qui la jugeait trop commerciale. Anodine serait un qualificatif plus judicieux, pour ce qui constitue assurément les trois minutes les plus confidentielles de la carrière du groupe.

Pour certains nouvelle référence inutile, pour d’autres formidable occasion de redécouvrir des standards remastérisés, The Singles devient incontournable à l’écoute du blu-ray : grâce à la technologie du surround, le son des Doors, initialement compact, en devient majestueux.

Coffret The Singles (Rhino)

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10 albums de rap français qui vont faire la fin de l’année

Klub Des Loosers – Le Chat et Autres Histoires

Depuis toujours, le Klub des Loosers a été le témoin de l’ouverture d’esprit du rap, de ce verbe qui se fiche des contraintes radiophoniques, de la street credibility et de la bien-pensance. Le Chat et Autres Histoires en est un énième reflet : car, si la forme se veut ouvertement pop, le fond, lui, reste incroyablement sombre, dépourvu d’espoir et de pudeur. « J’écris sur des feuilles volantes, mais jamais de paroles en l’air », balance d’ailleurs Fuzati en ouverture de Feuilles Volantes, un des titres qui symbolise au mieux la production léchée de ce nouvel album, sur lequel on retrouve aussi bien Dorian Pimpernel que Xavier Boyer de Tahiti 80.

Date de sortie : 13 octobre

Booba – Trône

La popularité, l’aura et le charisme de Booba ne seraient pas à ce point incontestables s’ils ne s’expliquaient pas par des albums  impeccablement produits, parfaitement maîtrisés et toujours en phase avec les tendances de l’époque – souvent en avance, même. Impossible donc de réellement savoir quelle direction va prendre Trône. Si ce n’est, cette info, lâchée sur OKLM Radio il y a quelques mois : « J’ai déjà 13 ou 14 morceaux. Je peaufine et c’est parti. DKR sera sur l’album. J’ai l’impression que c’est le plus gros tube de ma carrière ». De là à imaginer un disque tourné vers l’Afrique ? Tout est envisageable, même si la pochette, sorte d’hommage à Game Of Thrones, laisse présager un disque plus sombre et rugueux.

Date de sortie : TBA

Rohff - Surnaturel

À l’heure où l’on écrit ces lignes, on ne sait toujours pas si Rohff tiendra sa promesse et publiera l'album Surnaturel d’ici l’hiver. Mais l’autre grande inconnue de cette fin d’année, c’est celle-ci : le neuvième album de Rohff peut-il le ramener au top ? Si le premier extrait, Saturne, peut paraître un tantinet en-deçà des grands pics de sa discographie (Regretté, Génération Sacrifiée, Testament), il n’en partage pas moins une même passion brûlante pour les longs pamphlets, sans refrains ni concessions. Ça tombe bien, c’est dans ce registre que Rohff a toujours excellé et c’est cette veine qu’on aimerait le voir creuser sur ce qu’il annonce être son dernier album.

Date de sortie : TBA

Hugo TSR – Tant Qu’on Est Là

Depuis qu’on l’a découvert en 2005 avec La Bombe H, Hugo TSR officie dans cette catégorie que certains critiques ont fini par nommer « rap de rue ». Pourquoi ? Parce qu’il part systématiquement d’une réalité, la pose, la déploie et y introduit aussi bien des punchlines bien senties que des formules merveilleusement cyniques. On peut trouver cela un peu rébarbatif, et la fibre mélancolique parfois trop prononcée. Mais le propos du premier single, Là-Haut, fait tomber à lui seul toutes les éventuelles critiques. C’est rappé avec lyrisme, le moral dans les chaussettes et ça termine de rappeler qu’Hugo TSR figure parmi les meilleurs emcees apparus dans le 18ème arrondissement parisien depuis la Scred Connexion.

Date de sortie : 22 septembre

Davodka - NC

Dans les médias ou sur YouTube, Davodka a longtemps été comparé à Hugo TSR. Parfois à raison, tant le MC, lui aussi originaire du 18ème, s’adonne à un hip-hop profondément urbain, fait d’amertume anxieuse et de rimes moroses, de celles qui subliment la mélancolie, éveillent les consciences et ne se rappent jamais le sourire aux lèvres. À l’image d’Amour, Gloire et Beauté, premier extrait ouvert sur ces mots, fatalistes : « Les mecs veulent plus aimer, préfèrent baiser et mater des gros culs/Les meufs deviennent des trainées à s'imprégner de ce que la télé procure. »

Date de sortie : courant octobre

LK de l’Hôtel Moscou - Xanadu

Xanadu n'est sans doute pas le projet le plus attendu de cette fin d'année (on laisse ça à Niska et son Commando, prévu le 22 septembre), mais il n'en reste pas moins singulier, beau, courageux et ambitieux. Pour ce deuxième album en deux ans, LK de l'Hotel Moscou a même tenté d’aller vers quelque chose de plus conceptuel, Xanadu mettant en scène un trader, « puissant et riche, dont la vie part en vrille ». On y retrouve Nikkfurie, Nacho Picasso, Squadda B de Main Attrakionz et, c’est bien là l’essentiel, dix-sept titres en phase avec leur époque, souvent bien écrits et toujours parfaitement interprétés.

Date de sortie : 15 septembre

XANADU by LK de l'Hotel Moscou

Hyacinthe – Sarah

Quelques mois après le disque de L.O.A.S, c'est autour de son pote Hyacinthe de publier son nouvel album : Sarah. Un disque qui, à l'image des premiers singles envoyés en éclaireur (Sarah, Sur Ma Vie, La Nuit Les Étoiles), s'annonce hybride, subtilement autotuné et riche en invités : Jok'Air, The Pirouettes et Laylow derrière le micro, Nodey (Flynt, Youssoupha), Krampf (MZ) et King Doudou (PNL) à la prod. Un casting prometteur, donc, pour un album qui ne l’est pas moins : sur Sarah, Hyacinthe perd ainsi en premier degré et phases crues ce qu’il en gagne en maîtrise et en lucidité – il en faut, visiblement, pour gérer ce désenchantement chronique, raconté ici avec violence et sans fausse pudeur sur des productions qui parfois cognent dur.

Date de sortie : 29 septembre

Arm – Dernier Empereur

Un an après avoir balancé un album aux côtés de Tepr, l'ex-plume de Psykick Lyrikah débarque avec un disque enregistré en solo (son premier) : Dernier Empereur. Soit dix titres relativement fidèles à l’univers développé depuis 2003 par le Rennais : à savoir, des textes désenchantés, un flow lent et des phases cinglantes, à l'image de l’ouverture, Roule, en écoute exclusive ci-dessous :

Date de sortie : 13 octobre 

Lucio Bukowski – Requiem/Nativité

La constante et l’adaptabilité de Lucio Bukowski forcent l’admiration. Quelques semaines après avoir publié un album aux côtés de Lionel Soulchildren (Simorgh) et un EP gratuit au casting surprenant (Nikkfurie, Grems, Scratch Brandit Crew), le rappeur lyonnais promet de nouveaux projets d’ici la fin d’année. Et notamment Requiem/Nativité, un disque intégralement produit par Oster Lapwass (son vieux complice de l’Animalerie) et illustré par Yoann Merienne. Ça sort fin novembre, ça comprend douze titres et ça devrait une fois de plus démontrer toute la polyvalence de Lucio Bukowski, aussi à l'aise dans le kickage que dans l'introspectif, et aussi efficace sur un beat boom-bap que sur des productions aux ambitions pop.

Date de sortie : fin novembre

Mani Deiz – Drop It

« 15 septembre. Drop It, album de 14 instrus boom bap. » C'est ainsi que Mani Deiz annonçait la publication son nouveau projet mi-août sur sa page Facebook, avant de publier quelques jours plus tard Dark Whistler, un premier extrait sur lequel le beatmaker encourage les MC's à venir poser leurs textes. Ça ne fera pas autant de bruits que le nouvel album de MC Solaar, ça se veut assez loin des tendances actuelles, mais c’est ce qui a toujours fait la force des productions de Mani Deiz : composer dans l’ombre des beats taillés pour les ruelles sombres. Comme si la trap n’avait jamais existé, comme si Mobb Deep était restée l’influence principale des rappeurs français.

Date de sortie : 15 septembre

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Selen Peacock nous offre un avant-goût de son prochain album

Réalisé par Mehdi Besnainou des Beaux-Art de Paris, et tourné à Paris, le nouveau clip de Selen Peacock suit un jeune couple dans ses déambulations citadines, entre prise de bec et espionnage. Filmé à la manière d'un Rohmer, on se laisse bercer sur ces paroles répétitives.

Le morceau Dis Moi Toi est paru récemment sur la compile TELLE QUELLE de La Souterraine. Il est inspiré du livre L'accordeur de silences de Mia Couto.

Après nous avoir enthousiasmé avec leur Elastic Memories (2016), le groupe parisien nous revient avec un second album, Grand, dont la sortie est prévue le 22 septembre (en coproduction avec Pik Records).

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Le lieu culturel Mains d’ Œuvres lance une pétition pour garder ses locaux à Saint-Ouen

Source : Flickr. Crédit : Ophelia Noor

Salle de concerts et lieu de création artistique, Mains d’œuvres se bat depuis le printemps dernier pour ne pas fermer ses portes et vient tout juste de lancer une pétition à signer ici.

Le bail de l’association Mains d’ Œuvres arrive à échéance le 31 décembre 2017. Seul problème, la Mairie de la ville ne veut pas le renouveler. Propriétaire des lieux, elle souhaite récupérer les locaux pour y installer un nouveau Conservatoire. De son côté, l’association veut accueillir les élèves du Conservatoire tout en continuant ses activités. Et elle compte bien continuer à promouvoir la dynamique du quartier et l’émergence artistique en lançant à la rentrée une école alternative musicale : la MOMO.

Mobilisation : N'hésitez pas à signer et partager la pétition pour nous soutenir ! #mobilisation #mdoforeverhttps://t.co/M7cVSTGFt7

— Mains d'Œuvres (@mainsdoeuvres) September 5, 2017

Un laboratoire culturel depuis 2001

En 2001, l’association s’empare de cet ancien gymnase alors à l’abandon (4000 m² aux abords du Marché aux Puces de Saint-Ouen) pour en faire un espace de production artistique. Seize ans plus tard, l’association est devenue un véritable laboratoire culturel et brasse diverses activités : danse, musique, arts visuels, théâtre.. auprès d’artistes résidents, ainsi que des audoniens et audoniennes. Elle également est à l’origine du Mo’fo, le festival rock indépendant qui verra quelques grands noms et en révélera quelques petits  (The Gossip, Kimya Dawson, Herman Dune, Pastels..).

Pour signer la pétition, c’est ici.

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Septembre 2017
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