Actu musique

4 septembre 2017

Too Cool For School : la playlist de la rentrée

Ce matin, c’est toute une jeunesse qui disait au revoir à sa paire de chaussures méduses et à ses tatouages dégueus au henné pour prendre le chemin de la rentrée. Si les parents peuvent être soulagés de récupérer un peu de temps pour eux et de pas avoir à gérer des enfants shootés à la barbapapa, il faut avouer que la rentrée réussit à chaque fois à déprimer tout le monde.
Pour sauver votre moral, on a donc imaginé une playlist de 20 titres qui, certes, est plutôt axée autour des thématiques d’éducation et de réussite/échec scolaire, mais vous permettra quand même d’exorciser ce début de semaine. Et pour ça, on peut toujours compter sur Nirvana, Alice Cooper et les Ramones.

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Pourquoi Baleapop est le festival idéal pour finir l’été en beauté ?

Un après-midi à Baleabeach, plage de Lafitenia, © Remy Golinelli

Jouissant d’une aura unique dans le paysage des festivals français, notamment grâce à son format miniature, un emplacement idyllique au coeur des Pyrénées Atlantique et un mélange entre art contemporain et pépites musicales, le Baleapop s’est récemment vu couronné du titre de dernière teuf de rêve avant la rentrée. Déplacé au dernier week-end d’août (depuis 2016), ce qui avait d’abord été imaginé comme une grande fête entre amis par le collectif basque Moï Moï est, pour beaucoup, devenu une escale immanquable – pour ne pas dire vitale – avant le retour au boulot et la triste fin de l’été. Si bien qu’année après année, les festivaliers sont de plus en plus nombreux à venir retarder avec plaisir le retour aux obligations, grâce à un mix parfait entre nature, effervescence musicale, surprises artistiques et mets typiques de cette région sacrée qu’est le Pays basque.

Parc Ducontenia, Baleapop, © Remy Golinelli

Que ce soit les pieds dans l’eau comme cette année sur la magnifique plage de Lafitenia (à deux pas de Guéthary) ou dans le parc Ducontenia à Saint-Jean-de-Luz, chacun semble se sentir ici chez lui, et la bonne humeur se répand comme un doux parfum de lomo grillé. Pas très étonnant pour un festival, dirons-nous. Pourtant, tout le monde admet volontiers qu’il y a quelque chose d’unique à Baleapop. Un je-ne-sais-quoi, qui rend la proposition du festival atypique mais toujours hyper cohérente. C’est ce que nous avons tenté de comprendre en rencontrant les programmateurs musicaux et les deux commissaires de la programmation d’art contemporain.

Tribu : le maître mot de l’affiche musicale 2017

Pas de style de prédilection, pas de headliner surpayé, pas d’artiste en quête de buzz… La première chose qui frappe à Baleapop, c’est certainement l’originalité de la programmation. Prenant pour thème de cette 8ème édition la notion de Tribu, le collectif Moï Moï qui organise le festival a fonctionné comme à son habitude : au coup de coeur et à l’amitié.

“Chaque année, c’est toujours un gros challenge que de faire venir jouer des groupes ici au Pays basque, loin des circuits de tournée habituels,” nous explique Pierre Lafitte, co-programmateur musical et président de l’association qui gère l’événement.
“Mais une autre difficulté consiste à proposer une programmation musicale entièrement structurée autour d’un concept. Pourtant, cette année, la notion de Tribu avait quelque chose d’évident pour nous. On a joué la carte de notre tribu à nous : que des gens que l’on connait, que l’on sait bienveillant et en accord avec l’esprit du festival. On cherche bien sûr toujours à atteindre la programmation de nos rêves avec des groupes pointus capables de fédérer dans des styles très différents… Mais un des grands enjeux de Baleapop restera d’avoir des artistes qui renvoient une belle énergie pour le public et le festival en général. Et cette année ça a particulièrement bien fonctionné.”

Zombie Zombie © Remy Golinelli

Parc Ducontenia © Jules Rouffio

Des mythiques Zombie Zombie aux touaregs Mdou Moktar, en passant par Vanishing Twins ou le très cool Puzupuzu, tout le monde semble en effet prendre un plaisir immense à jouer et à faire de ce festival un rendez-vous aussi intime qu’intense.

Une programmation pluridisciplinaire où coexistent musique et art contemporain

Depuis sa toute première édition, la programmation Art contemporain du Baleapop est loin d’être là à simple titre indicatif. Si beaucoup distinguent deux temps dans le festival et se contentent de naviguer entre les oeuvres et les performances entre deux concerts, lorsqu’un USé ou une Kate NV monte sur scène, on réalise que l’art a toute aussi sa place dans la construction du line-up, et que c’est aussi pour leurs performances que certains artistes musiciens ont été programmés.

Mais c’est pourtant bien hors des scènes musicales, dans le parc Ducontenia, que se déploie le coeur de la programmation artistique du festival. Depuis maintenant quatre ans, c’est le collectif Tropismes, composé d’Audrey Teichmann et Cécile Cano qui est chargé du commissariat de la partie Art de l’événement. Tout en composant cette année avec la notion de Tribu, elles ont toutes deux choisi de s’encrer plus que jamais dans le territoire dans lequel prend place l’événement, en structurant la programmation autour du thème d’Ostebia : “la pluie céleste” en basque. Une manière d’appréhender sous un jour nouveau le contexte naturel dans lequel le festival a lieu, en réunissant les propositions artistiques autour de cette idée d’environnement à la fois favorable et totalement imprévisible.

“Le thème de la pluie miraculeuse,” expliquent les deux commissaires, “symbolise ce dont on a peur et ce qu’on essaye d’amadouer, ce dont on a besoin et ce qui est aussi effrayant. L’idée est bien sûr de parvenir à réunir un ensemble de propositions cohérentes autour de cette thématique en lien avec le territoire basque et en particulier avec le parc Ducontenia, mais il est aussi évidemment que cette thématique parle de nos contraintes en tant que commissaires. On est dans un dispositif très particulier ici, à l’inverse de l’institutionnel… Non seulement on a trois fois moins de budget pour trois fois plus de projets, mais notre travail consiste à composer avec énormément de contraintes liées au contexte : caractère éphémère, dangerosité, foule, nuit, climat… Tout ça fait qu’il y a beaucoup d’oeuvres très particulières qui surgissent, qui provoquent des situations qui interpellent…”

C’est en effet avec l’ambition première de “créer des situations” que les deux néo-situationnistes de Tropismes ont dessiné leur programmation cette année. Parties des recherches de Rudolph Laban sur la Monte Verita – une montagne magique au nord de l’Italie où le chorégraphe tenta au début du XXème siècle d’inventer une nouvelle manière totalement libérée de danser et de vivre dans l’espace naturel – elles ont plus que jamais cherché à considérer la nature domestiquée comme le théâtre d’une utopie collective et éphémère.

Avec l’oeuvre Folie, For a song, une Folie conçue par les architectes Sébastien Martinez-Barat, Benjamin Lafore et le compositeur Perez (tous trois sélectionnés pour la résidence Musique x Art Contemporain du Baleapop), la grande scène du parc s’est vu transformée cette année en nouveau lieu de rassemblement et d’expérimentation architecturale et sensorielle. A l’intérieur de cet édicule, traditionnellement conçu pour occuper un paysage dont il souligne les qualités, musique et installation artistique s’unissent et interpellent un public qui, s’il est majoritairement présent pour la musique, cherche toujours à appréhender et comprendre ce qui se dresse autour de lui. Une curiosité que l’on retrouve en réalité tout au long du festival, où l’on se surprend parfois à voir autant de monde assister à des performances, comme celles de Léo Landreau, Gilles Sage ou Lenny Lecointre, sélectionnés cette année dans le cadre du partenariat lancé l’an dernier avec l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux.

Gilles Sage, lors de sa performance “Le col de chemise bleue” au Parc Ducontenia

Enfin c’est sans doute cette curiosité insatiable du public qui participe à faire du Baleapop un festival à part. Chaque année, tout est mis en branle pour élaborer de nouvelles formulations et créer de nouvelles surprises. Ni purement intello’ ni purement festif, le festival parvient à créer un événement exigeant tout en oubliant d’être ennuyant. Et si le public du Baleapop continue à venir majoritairement pour la musique, le côté ultra-atypique de son format et de ses propositions continuera à faire de lui un festival unique, où l’on sait d’avance que l’on trouvera tout ce dont on a besoin pour finir l’été en beauté.

© Remy Golinelli

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Walter Becker, co-fondateur de Steely Dan, est mort

source : wikipedia. Crédit : Arielinson

Il avait dû renoncer à la tournée actuelle de son groupe, qui passera par l’Europe en octobre prochain, mais son alter-ego Donald Fagen avait annoncé le 2 août dernier au site Billboard qu’il espérait le revoir bientôt à ses côtés sur scène. Ce sera pour une autre vie, car Walter Becker, membre fondateur de Steely Dan, est mort ce dimanche 3 septembre à l’âge de 67 ans.

Récemment acclamé et cité en référence par des groupes en vogue comme Parcels ou Toro Y Moi, reconnu en maître pour ses productions sophistiquées par des disciples aussi prestigieux que Daft Punk, Pharell Williams ou Mark Ronson, Steely Dan est avec Fleetwood Mac le groupe américain des années 70 qui aura connu sur le tard le plus spectaculaire des retours de flamme.

>>> A lire aussi :La discographie commentée de Steely Dan

Pendant des décennies, leur adult-pop ultra léchée, flirtant musicalement avec le jazz-rock, était bannie des cercles branchés, et c’est seulement du bout des lèvres que certains, Prefab Sprout, Scritti Politti ou Deacon Blue (ces derniers étant baptisés ainsi d’après une de leurs chansons, Deacon blues), osaient s’en réclamer. Becker, né dans le Queens en 1950, avait rencontré Fagen sur les bancs du Bard College, à New York. Les deux musiciens (Walter est bassiste et guitariste, Fagen pianiste) feront leurs armes de songwriters pour d’autres, écrivant notamment pour Barbra Streisand (I mean to shine) avant de former leur propre groupe, baptisé Steely Dan d’après le nom d’un godemichet géant dans Le festin nu de William Burroughs.

Satellisés aux sommets des charts US dès leur premier album, Can’t by a thrill (1972), notamment grâce à l’imparable Do it again, Steely dan a amené un peu de l’esprit torturé et cynique de New York sur la côte Ouest, où ils se sont provisoirement installés au début des années 70 pour rejoindre l’écurie du label ABC et son producteur maison, Gary Katz, un autre New-Yorkais parti faire fortune sous les sunlights Californiens. C’est Katz qui va produire tous les albums de Steely Dan jusqu’à Gaucho (1980), avant la séparation du duo pendant 13 ans, alignant un nombre de classiques de ce son hi-fi que Becker et Fagen peaufinent avec les meilleurs musiciens de studio et certaines pointures du jazz tels Wayne Shorter, Bernard Purdie ou Joe Sample. L’univers faussement climatisé de leurs chansons recèle en réalité une critique au scalpel du rêve américain en mettant en scène des losers, des tordus, des couples dysfonctionnels, pas mal de personnages véreux ou lâches, des putes, des pédophiles, et pas une seule histoire d’amour radieuse.

A son retour à New York en 1978, après la sortie d’un nouveau chef d’œuvre, Aja, Walter Becker rejoindra les personnages des chansons de Steely Dan lorsque sa fiancée de l’époque, Karen Roberta Stanley, sera retrouvée morte dans l’appartement du musicien à la suite d’une overdose. Un temps poursuivi pour non assistance à personne en danger, perdu lui-même en plein cauchemar narcotique, Becker sera peu après ce drame percuté par un taxi dans les rues de Manhattan, tous ces nuages amoncelés finissant par déteindre sur la belle mécanique du groupe. Durant les 13 ans de leur séparation, avant la reformation de 1993, Walter Becker aura produit pas mal d’artistes des deux côtés de l’Atlantique (de Rickie Lee Jones aux Norvégiens de Fra Lippo Lippi) et deviendra même pour quelques temps un membre à part entière de l’un d’entre eux, China Crisis, d’autres british influencés par Steely Dan. Il enregistrera par ailleurs deux albums solos qui n’auront pas le même retentissement que ceux de Donald Fagen, dont le carton international de The Nightfly, en 1982, aura un temps fait de l’ombre à toute leur discographie en commun. Steely Dan n’enregistrait plus d’albums depuis quinze ans (le dernier, Everything must go, date de 2003), mais continuait à donner des concerts régulièrement, pour des sexagénaires ayant connu leur grandes années mais aussi, de plus en plus, pour de jeunes convertis qui n’étaient pas nés du temps de Rikki don’t lose that number, Reelin’ in the years, Peg ou Kid Charlemagne.

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Les 5 albums à absolument écouter en cette rentrée

LCD Soundsystem – American Dream 

Après leur séparation en avril 2011, le groupe de New-York nous laissait orphelin, avec comme (somptueux) cadeau de départ l’album This is Happening (2010). Annoncé comme un quasi miracle en 2015, leur retour est amorcé par une série de concerts et la préparation d’un quatrième album… dont on voit enfin la couleur ! Moins urgent et moins frénétique, American Dream nous invite à bord d’un vaisseau fantastique équilibrant avec brio humanité et robotique. Sensible et introspectif, il reste néanmoins tout aussi jouissif que ses prédécesseurs avec des singles fêtards comme le rétro Tonite.

En écoute sur Apple Music

BB Brunes – Puzzle 

Après une longue période d’expérimentations musicales, les bébés rockeurs sont enfin de retour avec un quatrième album. Troquant leurs blousons noirs contre un tripotée de synthés, leur insolence juvénile se mue en une enivrante et sensuelle escapade. Puisant autant dans le catalogue de Frank Ocean, du chanteur Christophe ou The Weeknd, ce “Puzzle” audacieux est mené avec brio par la voix charnelle d’Adrien Gallo. Vous auriez tord de vous en priver ! 

En écoute sur Apple Music

Mogwai – Every Country’s Sun

Après Atomic : A Soundtrack by Mogwai – bande originale d’un documentaire éponyme sur les 70 ans de la double attaque nucléaire au Japon – les Ecossais sont de retour avec un neuvième album studio de 56 minutes, célébrant encore et toujours leur bien-aimé post rock . Le producteur Dave Fridmann, déjà aux manettes de leur disque Rock Action (2001), remet le couvert 15 ans plus tard et enregistre ce disque dans son studio, au nord de l’Etat de New York. Avec des titres comme Old Poisons et Brain Sweeties, Mogwai continue sa noble mission (22 ans de bons et loyaux services), distillant des mélodies intenses et introspectives. On plonge la tête la première dans ce bain sonore, par moment glaçant (Coolverine), majoritairement instrumental (à leur habitude) et atteignant des moments de grâce comme sur le titre de 6 minutes Don’t Believe The Fife. Quant au très réussi Party in the Dark, son allure pop surprend jusqu’à son propre auteur, Barry Burns : “Celle-là est devenue ce qu’on aura jamais de plus proche d’un hit radio”.

En écoute sur Apple Music.

Jake Bugg – Hearts that Strain

Un an seulement après la sortie de l’album On My One, le jeune Anglais nous revient avec un nouveau disque enregistré à Nashville en compagnie des producteurs David Ferguson et Matt Sweeney. Pour l’accompagner, il a fait appel à des grosses pointures de la musique comme Dan Auerback (Black Keys) sur How Soon The Dawn. Si le songwriter de 23 ans seulement continue de briller dans son registre de prédilection, le folk, il croque ici un peu de country (Burn Alone, Bigger Love) et invite la jeune country-pop star Noah Cyrus à l’accompagner sur Waiting. Cet air chaud et humide du Sud des Etats-Unis, transpire sur les 10 pistes que composent l’album, bande son idéale pour partir en road-trip. En concert le 25 octobre à l’Alhambra (Paris).

En écoute sur Apple Music

Lotte Kestner – Off White

Si la voix de Lotte ne vous est pas tout à fait étrangère, c’est que vous l’avez déjà sans doute écoutée sur l’album fameux Push The Button des Chemical Brothers (avec le morceau Hold Tight London), ou encore sur la bande originale de la série The Young Pope de Paolo Sorrentino, où elle reprenait Halo de Beyoncé. La Californienne nous dévoile ici un ouvrage de folk précieux et bercé de sa voix cristalline, succédant au touchant Covers (album de reprises) paru en début d’année. Un bonheur pour les oreilles et un vrai pansement pour les âmes en peine.

En écoute sur Apple Music

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U2, 3 septembre, Ford Field Stadium, Detroit, Michigan

Premiere partie : Beck

Setlist

1 Sunday Bloody Sunday
2 New Year's Day
3 Bad / America (snippet)
4 Pride (In The Name Of Love)
5 Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)
6 I Still Haven't Found What I'm Looking For
7 With Or Without You
8 Bullet The Blue Sky / America (snippet)
9 Running To Stand Still
10 Red Hill Mining Town
11 In God's Country
12 Trip Through Your Wires
13 One Tree Hill
14 Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)
15 Mothers Of The Disappeared / People Have The Power (snippet) (with Patti Smith)

Rappel

16 Beautiful Day / People Have The Power (snippet)
17 Elevation
18 Vertigo / Panic In Detroit (snippet)
19 Miss You (snippet) / Mysterious Ways
20 Ultra Violet (Light My Way)
21 One / Hear Us Coming (snippet)

source des commentaires : U2Gigs (traduction a venir)

Today U2 commenced the third and final leg of their Joshua Tree Tour 2017. This concert is the first time U2 have begun any leg of a tour in Michigan. The last time the band played in the Detroit metropolitan area was almost 12 years ago when they visited Auburn Hills on 24 and 25 October 2005. They have visited the metro area on most tours, playing either Auburn Hills or Pontiac ; their last concert in Detroit itself was on 23 March 1985. This is their first stadium concert in Detroit rather than Pontiac.

Yesterday U2 soundchecked at Ford Field. They rehearsed forthcoming single You're the Best Thing About Me extensively, and another clip of this rehearsal has surfaced. It is from inside the stadium and you can watch it here. Edge, Adam, and Larry are there but Bono had not arrived yet ; his vocals are from tape.

Today's setlist deviated little from what the band have played on the previous two legs. U2 stuck with four early eighties songs to precede The Joshua Tree in the main set. Patti Smith joined the band for Mothers of the Disappeared, just like she did in Paris on 25 July.

The encore began with Beautiful Day instead of Miss Sarajevo, which had opened all of the European encores and some of those on the first leg. Indeed, Miss Sarajevo was not played at all, making this the first show this tour to not feature it other than the slightly abbreviated Bonnaroo festival set. Its visuals did appear on screen during rehearsals so it might not be gone for good.

Mysterious Ways appeared in the encore—it was played just three times on the first leg and five times on the second leg. No new song appeared in today's set. Perhaps U2 are waiting for the official release of The Best Thing to radio on Wednesday, and they might also not yet have settled on exactly how to perform it live.

Prochain concert : mercredi 5 septembre a l'Orchard Park, Buffalo, NY

U2 France

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