Actu musique

29 août 2017

Le festival Pitchfork Paris annonce sa programmation complète

Après une première salve de noms – le duo américains Run The Jewels, les vétérans de The National, le shoegaze de Ride, les excentricités de BADBADNOTGOOD, la house de Talaboman, les Français de Polo&Pan et de The Blaze – la programmation du festival Pitchfork qui se tiendra à Paris du 2 au 4 novembre à la Grande Halle de la Villette vient d’être définitivement complétée.

Cette année, la part belle est faite aux Français. Et de tous horizons puisque l’on retrouvera Mina Tindle, Jacques, Sônge, Chassol, Cigarettes after Sex, Isaac Delusion. 

Côté hip-hop, les Britanniques Rejjie Snow et Loyle Carner, ainsi que l’Américaine Princess Nokia et la Canadienne Tommy Genesis seront de la partie.

Sans oublier le “soul train” de Jungle, la house de la grande The Black Madonna – dont notre interview est à remater ci-dessous- celle du duo de Bristol Bicep, la pop indé de Sylvan Esso, la folk d’Andy Shauf et celle de This is The Kit, le swing jazzy d’Ethan Lipton & His Orchestra, la voix cristalline du jeune Moses Sumney, parrainé par Dave Sitek de TV On The Radio.

Mais aussi l’éclatement des chapelles orchestrée par le tout aussi jeune Tom Misch, et la pop de la Norvégienne Sigrid, auteure d’un tube à plus de 3 millions de vues : Don’t Kill My Vibe.

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Mieux dormir avec un casque audio vissé sur la tête, c’est possible avec Dreem

Source : dreem.com

Étonnement, ce casque audio sans fil, ne se pose à aucun moment sur les oreilles de son possesseur. Il ressemble plus à un bandeau frontal fait de tissu, souple et élastique. L’objectif de cette création est d’améliorer la qualité du sommeil – c’est-à-dire d’influencer la rapidité de l’endormissement et la profondeur du sommeil – en agissant directement sur l’activité cérébrale.

Pour se faire, Dreem, diffuse des ondes sonores qui se propagent par vibrations, directement sur les os de la tête – et non pas sur les tympans – pour atteindre l’oreille interne. Ce phénomène de “conduction osseuse“, comme ses concepteurs l’appellent, permet la diffusion d’un son “sourd“ et continu, qui isole son porteur des bruits extérieurs. Cette idée, d’annuler le son par le son, est déjà utilisé par pas mal d’autres casques dits “réducteurs de bruits“.

Un algorithme intelligent qui s’adapte aux besoins du sommeil

Grâce à des capteurs spécifiques, et des algorithmes “intelligents“, le produit de Rythm analyse une quantité d’informations qui lui permettent d’émettre les vibrations les plus adaptés aux besoins de chacun. Cette “récolte d’informations“ n’inclue pas de d’ondes Wifi ou Bluetooth – un point qui aurait pu être un problème pour certains.

Dreem devrait se retrouver sur le marché à l’automne 2017, pour un prix d’environ 400€ (les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes, ici).

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Le plus grand groupe de rock du monde change encore de nom

Visuel du nouveau single de OCS "Memory of a Cut Off Head"

Qualifié de “plus grand groupe de rock du monde” par Jim Jarmush il y a de ça quelques années, Thee Oh Sees avait déjà changé de nom récemment, en laissant tomber la particule “Thee” à l’occasion de la sortie de leur album Orc – paru la semaine dernière.

Et aujourd’hui même, son leader John Dwyer vient à nouveau de rebaptiser Oh Sees en OCS – un pseudonyme déjà utilisé à ses débuts, pour quatre albums parus entre 2003 et 2005. Du même coup, le groupe de San Francisco dévoile la sortie d’un nouvel album, Memory Of A Cut Off Head, prévu pour le 17 novembre sur le label Castle Face.

Un communiqué de presse précise qu’il s’agit là du vingtième album de la formation OCS/Thee Oh Sees/Oh Sees (vous suivez ?), et du centième de son prolifique songwriter John Dwyer. Tout cela en 20 ans de carrière ! Il nous en offre d’ailleurs un premier extrait en écoute ci-dessous :

John Dwyer a enregistré le morceau Memory Of A Cut Off Head avec sa collaboratrice de longue date Brigid Dawson. La voix douce de cette dernière accompagne à merveille celle de John, sur une mélodie folky aussi légère qu’une brise de fin d’été – et à mille lieux du titre macabre de la chanson.

Découvrez le tracklisting de l’album Memory Of A Cut Off Head ci-dessous :

1 – Memory Of A Cut Off Head
2 – Cannibal Planet
3 – The Baron Sleeps And Dreams
4 – The Remote Viewer
5 – On & On Corridor
6 – Neighbor To None
7 – The Fool
8 – The Chopping Block
9 – Time Tuner
10 – Lift A Finger

Memory Of A Cut Off Head is out 11/17 on Castle Face. Pre-order it here.

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Avec son nouveau clip, Taylor Swift bat le record de vues en 24h

Catpure d'écran du clip "Look What You Made Me Do"

C’est l’un des retours les plus fracassants de cette rentrée musicale. On vous en parlait la semaine dernière, Taylor Swift est de retour avec Look What You Made Me Do, un titre qui résonne comme une vengeance face à ses détracteurs (entendez Kanye West et Kim Kardashian). Après en avoir dévoilé la version audio vendredi, elle a profité de la cérémonie des Video Music Awards dimanche soir à Los Angeles pour en révéler le clip, un film de quatre minutes impressionnant retraçant le passé de la chanteuse.

Alors que le record de nombre du vues sur un clip en 24 heures était détenu par Adèle pour Hello, réalisé par Xavier Dolan (27,7 millions), Taylor Swift a surpassé sa collègue en haussant le compteur à 28 millions en une journée. Aujourd’hui, deux jours après sa publication sur YouTube, la vidéo compte déjà près de 50 millions de vues.

Taylor pulvérise du même coup le record d’écoute en streaming

D’après Associated Press, le jour de la sortie du single, Look What You Make Me Do a été écouté plus de 8 millions de fois sur Spotify. Un joli coup pour la chanteuse de 27 ans !

Reputation, son prochain album, sortira le 10 novembre prochain, et on est prêt à parier qu’il fera beaucoup, beaucoup de bruit.

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Le rock déglingué de Yassassin fait sensation au festival Cabaret Vert

Les tenues bariolées du quintet Yassassin

C’est sans doute le plus sauvage (et le plus authentique), certainement le plus dansant (et le plus énervé, avec ses trois scènes, dont un sublime dancefloor monté pour l’occasion), indiscutablement le plus responsable (avec ses milliers de bénévoles prêts à trier le moindre gobelet, la plus petite assiette en carton, à chasser le plus minuscule mégot, 24h sur 24) : le Cabaret Vert, festival engagé et militant a battu des records à Charleville-Mézières, du 24 au 27 août.

Environ 100 000 festivaliers, un choix inédit de bières locales et de plats régionaux (plusieurs dizaines pour chacun d’eux, dont une délicieuse croûte ardennaise, une très locale Ardiflette, un stand d’œufs dément où toutes ses variantes sont cuisinées, des boissons brassées aux alentours, comme l’Oubliette), une proposition artistique et citoyenne multiple (entre les arts de rue et ses petites roulottes multicolores, un festival de BD, de courts-métrages, de films artys et de clips diffusés sur écran géant, un village associatif et des concours en tout genre, comme le Hackathon, dédié aux nouvelles technologies), font du festival carolomacérien (le nom des habitants de la ville) “le plus incroyable jamais foulé”, avouent les cinq filles de Yassassin (composé d’une Anglaise, d’une Italienne, de deux Suédoises et d’une Australienne). Basée à Londres, la formation rock, déglinguée mais pleine de tendresse déclare n’avoir jamais joué dans un rassemblement où l’accent est à ce point mis sur le développement durable. “Après notre repas, les bénévoles nous indiquaient dans quelle poubelle jeter nos assiettes, laquelle était destinée à nos couverts, celle qui était utilisée pour le papier ou nos pots de yaourt.”

Une popularité grandissante

Des découvertes surprenantes poursuivies après le repas.

“Là, je découvre dans les toilettes du papier recyclable totalement respectueux de l’environnement et un centre de tri hors normes sur place. C’est énorme ! Ça nous rend super fières de jouer dans un festival où le paquet est mis sur les problématiques écologiques. Avant de venir ici, notre entourage nous avait prévenues. Là, on le voit de nos propres yeux.”

Un jugement que partagent les cinq filles de Yassassin (qui veut dire “longue vie”, en turque, pour un nom choisi en hommage à un morceau de David Bowie sur l’album Lodger) qui, ces derniers mois, n’ont pas arrêté de vadrouiller partout en Europe (et qui vont encore voyager au moins jusqu’à la fin de l’année, dont plusieurs passages en Angleterre, à Londres, Brighton et Manchester).

“Avant de venir à Charleville-Mézières, j’ai regardé sur Google Map où se trouvait la ville. Elle semblait très verte, entourée de forêts… Sur place, je ne suis pas déçue !”

Les voyages de Yassassin s’expliquent par une popularité grandissante, forte de morceaux coups de poing (comme le coloré Social Politics, qui renvoit aux belles heures de Savages, un groupe qu’elles apprécient particulièrement) et une énergie sur scène sans limite. C’est ici que l’expression du groupe prend toute son ampleur. Au Cabaret Vert, leur furia n’a pas vrillé, laissant bouche bée un public curieux et finalement hagard face à l’imagerie post-punk travaillée par le groupe. C’était Londres à Charleville-Mézières, Brighton en Ardennes quand tour à tour, le quintette a déjoué tous les pronostics en emballant littéralement son monde, dans des tenues éclatantes de couleurs, débraillées mais pas trop.

Le Cabaret Vert fait le plein de pépites locales

Parmi les messages importants du groupe : l’amour de l’autre, le respect des siens, du monde, l’envie de bien faire. Loin d’être naïfs, dans la bouche de ces cinq jeunes femmes enflammées, ces élans redonnent du souffle et font violemment écho aux allées toujours plus grandes du Cabaret Vert. Une innocence assumée caractérisée dans sa programmation, qui n’oublie jamais les groupes du coin, comme l’une des pépites locales montantes, avec les Rémois de The Underdog Effect. Une étendue à laquelle ont fait honneur les chiens fous de Band of Horses (pour un formidable set lumineux, doux et réchauffant), l’électricité flambante de Justice, la folie de Vald (dont la présence sur scène, juste impeccable en quasi solo, fait comprendre la bête et l’intérêt grandissant qui s’en empare), la puissance vocale et technique de The Noface.

“Jouer sur scène, en festival, devant autant de gens est une opportunité incroyable,” relève les membres de Yassassin. “Cela nous permet, non seulement de communier avec la foule, mais de diffuser les messages qui nous tiennent à cœur. Nous faisons partie des gens pour qui discuter des questions climatiques est capitale. Ce type de festival est une plate-forme parfaite pour cela.”

Décidément, les Ardennes font des siennes et l’implantation de cette grande fête intensifie sa position green, année après année. Plus qu’une posture, elle est une obligation pour un festival qui, dès le départ, restait ferme face aux grandes marques de l’agro-alimentaire (en ne proposant aucun de ses produits sur place). Un positionnement sans folklore, bienveillant et tellement essentiel, qui laisse à penser que ces sangliers indomptables n’ont pas fini de taper du poing sur la table… ou du groin sur la pelouse. “On espère revenir jouer ici l’an prochain”, concluent avec espièglerie Anna, Joanna, Moa, Raissa et Ruth. Le rendez-vous est pris.

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