Actu musique

18 août 2017

Disque La Rayé et Oté Maloya nous font voyager à travers leurs compilations

Quel est le point commun entre le boogaloo des Antilles dans les années 1960 et le maloya électrique des années 1970-80 à la Réunion ? Les DOM-TOM, comme on disait jadis. Ou le monde créole, comme on dirait aujourd’hui. Et le calendrier, qui aligne idéalement la sortie de ces deux compilations surexcitantes, collections de pépites musicales de la France lointaine, et qui donnent envie de faire “cocorico !” en créole. Ces deux compiles présentent aussi la double qualité d’être à la fois bonnes pour la tête et les jambes. Pour la tête : elles témoignent de migrations et de mutations musicales, du grand mouvement de la créolisation du monde. Pour les jambes : on peut les écouter sans penser à tout ça, juste pour danser et boire des coups.

La première documente l’arrivée du boogaloo en Guadeloupe et en Martinique dans les années 1960. Genre de pré-salsa née à New York dans la communauté latino, le boogaloo des Antilles ici sélectionné est chanté en créole, avec des influences locales, le tout dans cet esprit toujours très drôle, garage, futile et néanmoins indispensable qui honore les productions du label Born Bad. La seconde va encore plus loin, en révélant les (r)évolutions électriques du maloya réunionnais. Insulaire et endémique, cette musique de groove ternaire est un terreau fertile, idéal pour faire pousser des hybrides psychédéliques, funk, reggae ou rock (prog et jazz) de l’époque. Les claviers, les basses et les guitares électriques ne font qu’ajouter aux mystères insondables du maloya originel. Et les incroyables breakbeats de Daniel Sandié sur Défoule 3e âge sonnent comme la promesse d’une nouvelle jeunesse pour le maloya électrique vintage. Compile de l’année.

Les Inrocks - musique

Alex Cameron, Andy Shauf et Allah-Las réussissent avec brio le lancement de la Route du Rock

Crédit photo : Julien Nedelek

Pour le lancement de sa 27eédition, la Route du Rock s’est échauffée à la Nouvelle Vague, salle de concert de Saint Malo. Située dans la rue des Acadiens, ce lieu dédié aux musiques actuelles affichait complet pour l’occasion. A 20H, une longue file de festivaliers s’étirait pour assister à l’inauguration, et ce malgré les quelques apparitions de pluie bretonne. Après un léger retard de circonstance, Alex Cameron débarque en grande pompe.

@alkcm ouvre la collection été de @laroutedurock ???? #rdr2017

Une publication partagée par Chloé CRN (@chloe.cairon) le 17 Août 2017 à 12h28 PDT


Et si la température de la salle frôle rapidement une température tropicale, le rockeur australien participe à la torpeur ambiante. Le petit protégé de Jonathan Rado (Foxygen), a en effet été chargé d’inaugurer la soirée. Arrivé sur scène accompagné de ses trois musiciens, dont son saxophoniste et ami Roy Molloy, Alex se présente dans son look traditionnel : blouson en cuir, marcel blanc, blue jean et cheveux gominés. Son concert débute avec Candy May, premier extrait de son second album prévu pour le 8 septembre prochain. Avec sa voix ténébreuse et son charisme à l’aura débordante, impossible de ne pas résister à l’appel de la danse.

Avant d’entamer un second titre, Cameron teste son accent français avec un “Merci” lancé à la foule. Mission réussie. “Je ne sais pas vraiment parler français, mais j’aime beaucoup les sonorités“ poursuit-il avant de s’auto-corriger “SI! Je sais dire “sans gluten””, déclenchant l’hilarité générale. Il enchaîne ensuite avec Happy Ending, effectuant son mythique déhanché sur fond de lumière pourpre, puis Good Looking, Comeback ou encore Marlon Brando. Seule déception de la soirée, Angel Olsen (programmée ce dimanche au Fort Saint Père) ne l’a pas rejoint sur scène pour interpréter Stranger Kiss, leur titre sorti en duo ce mois-ci.

Vient ensuite le tour du multi-instrumentiste et songwritter Andy Shauf, casquette vissé sur la tête. Il n’est pas venu seul, mais entouré de ses cinq musiciens (dont un saxophoniste et une clarinettiste). Avec trois albums à son actif, le canadien n’en est plus à son tour d’essai, se plaçant définitivement dans le sillage des plus grands artistes folk. Musicien contraint durant sa jeunesse (notamment le dimanche à l’église), Andy prouve que l’église peut faire naître la vocation de bons rockeurs. Durant plus d’une heure, il a enchanté le public avec ses ritournelles hypnotiques. Et lorsque les premières notes de The Magician résonnent, titre phare de son troisième album, les exclamations enthousiastes se font entendre dans la salle. D’une même voix, le public a communié avec cet ancien enfant de coeur.

Après le temps des ballades folk et ensorcelantes vient le temps de pop californienne. Les américains d’Allah Las ont enflammé la scène avec un son lumineux et ont interprété leur troisième album, Calico Reviews, sorti l’année dernière. Ce jeudi, le chanteur s’est présenté en marinière traditionnelle bleue et blanche, honorant cette magnifique région trop souvent réduite à son cidre et ses galettes saucisses.

Le résultat? Un mélange entre un groupe de rock garage rennais, un revival des Beatles en pleine période sixties ou encore en dignes héritiers de Love et des Byrds. Entre deux titres, le chanteur laisser échapper un “and fuck Donald Trump” virulent, particulier bien accueilli par le public suite au comportement outrancier du président américain après les violences de Charlottesville. Un point de vue partagé par les autres artistes de la soirée, notamment Alex Cameron, qui n’hésite pas à utiliser Twitter pour dénoncer la situation aux Etats-Unis.

Don’t tell my heart
My basic racist heart
I just don’t think he’ll understand pic.twitter.com/1KzrsiTK7d

— Alex Cameron (@ALKCM) 13 août 2017

Une belle promesse pour la première journée officielle du festival, qui accueillera notamment Foxygen, PJ Harvey et Idles ce vendredi.

Les Inrocks - musique

Steven Wilson : “Je rêve d’un album qui fasse le pont entre Kate Bush et Daft Punk”

Avec son groupe Porcupine Tree puis en solo, ce musicien virtuose et éclectique s'est fait le champion d'un néo rock progressif. Remixeur attitré de King Crimson ou de Jethro Tull, il revient sur les disques et les artistes qui l'on inspiré.

Télérama.fr - Musiques

Gucci Mane annonce un nouvel album et sort un titre avec Migos

Gucci Mane aux Eurockéennes de Belfort le 7 juillet 2017 (© Sébastien Bozon / AFP)

Gucci Mane a annoncé jeudi 17 août, la sortie de son nouvel album, Mr. Davis. La dernière production du rappeur est disponible en pré-commande sur iTunes et Apple Music depuis hier soir, mais elle ne sortira pas avant le 15 septembre.

De nombreux artistes surprises

Histoire de donner un avant-goût, Gucci Man a balancé dans la foulée un track réalisé avec Migos et intitulé I Get The Bag. Pour l’instant, on sait en tout cas que l’on pourra retrouver sur Mr. Davis quelques une de ses anciennes collaborations comme le track Make Love, avec Nicki Minaj, ou encore Tone It Down, avec Chris Brown. Mais le rappeur s’est aussi entouré d’autres artistes comme The Weeknd, Big Sean, A$AP Rocky, Schoolboy Q, Monica,  lim Jxmmi de Rae Stremmurd et bien d’autres encore…

Gucci Mane ne s’arrête plus. Le 26 mai dernier, la rappeur d’Atlanta sortait déjà son quatrième album, Drotopwop, depuis sa sortie de prison, il y a un an.

Les Inrocks - musique

Nick Cave en BD, c’est pour bientôt

Reinhard Kleist/Self Made Hero

Le musicien est à l’honneur d’un roman graphique de l’auteur allemand Reinhard Kleist, déjà à l’origine d’une excellente biographie en BD de Johnny Cash (Une vie 1932-2003). En mettant en scène le chanteur mais également une galerie de personnages tirés de ses chansons, Kleist retrace son enfance australienne, ses premières années en tant que musicien avec son groupe The Birthday Party, l’arrivée du succès avec les Bad Seeds, les tourments de la créativité.

L’album, titré Mercy on Me a reçu la bénédiction de Nick Cave puisqu’il en parle en ces termes :

“Reinhard Kleist, maître du roman graphique et faiseur de mythes a une fois de plus atomisé les conventions du roman graphique en concoctant un mélange terrifiant de Cave songs, de semi-vérités biographiques et de fabulations absolues, créant ainsi un voyage complexe, glaçant et totalement bizarre dans le Monde de Cave. En tout cas, bien plus près de la vérité que n’importe quelle biographie ! Quoi qu’il en soit, sachez que je n’ai jamais tué Elisa Day.”

Parution en Angleterre le 7 septembre, pas de date de sortie française pour l’instant.

Les Inrocks - musique

Les Stones, prophètes au pays du blues

En 1969, les Rolling Stones entreprennent une tournée infernale dans une Amérique à cran. Suivis comme leur ombre par le journaliste Stanley Booth, les Anglais n’ont qu’une obsession : rallumer les feux du blues.

Télérama.fr - Musiques

« Les dernières news

Août 2017
LMMJVSD
13
20