Actu musique

16 août 2017

Queens Of The Stone Age sortent un tout nouveau clip déjanté

Capture d'écran du clip

Sorti en version audio il y a quelques mois de cela, The Way You Used to Do, premier single de l’album à venir de Queen Of The Stone Age est aujourd’hui habillé d’un clip ! En exclusivité sur Apple Music, la vidéo réalisée par Jonas Akerlund annonce la sortie imminente de leur septième album Villains (prévu pour le 25 août), et nous transporte dans une multitude d’univers, tous plus déjantés les uns que les autres.

Tourné en une seule journée à Los Angeles, le clip met en scène Josh Homme et sa bande dans divers décors, certains sataniques, d’autres presque enchantés. Côté inspirations, le groupe cite le jazzman chef d’orchestre Cab Calloway mais également le film de H.C. Potter Hellzapoppin : comme en témoignent les pas de danse de Josh Homme, le groupe prend une sorte de tournant groove et déjanté plutôt impressionnant. A suivre !

Le groupe sera en concert le 7 novembre prochain à l’AccorHotels Arena à Paris.

Les Inrocks - musique

Lors d’une pause, le groupe Belle And Sebastian oublie son batteur sur la route

(c) Wikipédia Commons

C’est l’histoire zinzin du jour : en pleine tournée américaine, les Ecossais de Belle And Sebastian se sont arrêtés dans un supermarché Walmart à Dickinson, une petite ville de Dakota du Nord, pour acheter de l’eau. Jusqu’ici tout va bien. Sauf qu’en reprenant la route, le groupe oublie un léger détail dans le magasin : Richard Colburn, le batteur. C’est à la radio The Current que Stuart Murdoch, leader du projet, raconte la mésaventure.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Il n’a pas suffit de quelques miles pour que Belle And Sebastian réalisent leur oubli et rebroussent chemin. Non, c’est un jour plus tard que Stuart Murdoch postera un tweet qui explique la situation et demande à un volontaire de prendre ledit batteur en stop pour l’amener à destination. Pendant ce temps, ce dernier a “attendu plusieurs heures dans le supermarché, puis a cherché une chambre d’hôtel pour passer la nuit”, sachant qu’il n’avait sur lui que sa carte bleue, “et son pyjama” précise le chanteur. Sauvé !

Shit, we left Richard in North Dakota. Anyone want to be a hero and get him to St Paul, Minnesota somehow. The gig hangs in the balance..????

— stuart murdoch (@nee_massey) 15 août 2017

Une histoire qui se finira finalement très bien, comme l’a vite indiqué Murdoch dans un tweet précisant que Colburn “est dans un avion, en pyjama, avec un mimosa à la main”.

Thanks for your help folks. We have Richard on a plane now, so everything is ok. He’s in his pyjamas, sitting with a mimosa ????????

— stuart murdoch (@nee_massey) 15 août 2017

Par la suite, le groupe s’est permis quelques blagues à travers une série de tweets ironiques à propos de cette affaire, comme celui-ci, qui confesse : “aucun de nous n’osera descendre de ce bus à l’avenir”. Et l’on ne doute pas un instant que Richard Colburn garde désormais cette phrase dans un coin de sa tête.

None of us will ever dare get off the bus again https://t.co/3S7f3164Hz

— belle & sebastian (@bellesglasgow) 16 août 2017

Les Inrocks - musique

Hope Sandoval & The Warm Inventions sont de retour avec un tout nouveau titre

Capture d'écran du clip "Trouble "

Trente années de carrière, une poignée de groupes différents et un statut d’icône dans le milieu de la musique shoegaze, Hope Sandoval est aujourd’hui bel et bien de retour. Accompagnée de son groupe The Worm Intentions, c’est grâce à ce tout nouveau titre baptisé Sleep que la chanteuse amorce son come-back, prévu pour le 15 septembre avec Son of a Lady, un prochain EP.

Moins d’un an après la sortie de leur troisième album Until the Hunter, l’Américaine et ses musiciens n’ont pas perdu une seconde avant de revenir sur le devant de la scène, et choisir Sleep comme teaser ne laisse que présager le meilleur : d’une douceur sans faille, le morceau s’inscrit comme l’un des indispensables de la rentrée. Une berceuse poétique qui confirme la délicatesse de Hope Sandoval, qui nous envoûte depuis maintenant plusieurs décennies.

Les Inrocks - musique

Charlottesville : cinq versions de “Nazi Punks Fuck Off” pour crier contre les néo-nazis

La chanson des Dead Kennedys a été remise au goût du jour sur les réseaux sociaux après les tragiques événements de ce week-end à Charlottesville, où des groupuscules d’extrême droite ont provoqué des émeutes et la mort d’une manifestante antifasciste.

Télérama.fr - Musiques

Rencontre avec Real Estate : “Le New-Jersey c’est Bruce Springsteen, Misfits et nous”

Alex Bleeker (à gauche) et Martin Courtney (à droite), devant un scooter (photo François Moreau)

Planqués dans la pénombre de la Mécanique Ondulatoire (Paris XIe), devant un vieux scooter de mods recyclé en objet de décoration intérieure, les Américains de Real Estate récupèrent d’une longue journée encore loin d’être terminée. Après avoir donné le coup d’envoi la veille à Londres d’une énième tournée européenne dans leur carrière débutée il y a maintenant presque dix ans (bonjour le coup de calendrier), Courtney, Bleeker et compagnie s’apprêtent à investir les hauts fourneaux du Café de la Danse, pour un concert qui restera dans les annales comme étant le plus chaud en termes de degrés Celsius de l’histoire de la capitale.

L’occasion surtout de constater que, malgré le départ de Matt Mondanile sous les cieux tout aussi radieux de Ducktails (la preuve ici), Real Estate demeure le groupe plein de grâce qui a marqué au fer rouge nos errances estivales et post-adolescentes à l’heure où le soleil décline dans un ciel rose pastel. Le temps qui passe a d’ailleurs été un des thèmes centraux de notre rencontre avec Martin Courtney et Alex Bleeker, pour qui la sortie cette année de In Mind, leur dernier album, aura suscité une prise de conscience du chemin parcouru. Discussion autour d’un verre.

Ça va aujourd’hui ?

Alex – Ouais, on est crevé. On s’est levé à six heures ce matin, c’est une longue journée.

Martin  Et on a fait un peu de promo aussi.

Alex – Mais c’est surtout qu’on n’a vraiment pas beaucoup dormi.

Martin : On vient de commencer notre tournée européenne. On a fait Londres la nuit dernière, c’était notre premier concert.

Comment appréhendez-vous In Mind, votre dernier album, maintenant que vous devez le jouer sur scène ?

Martin – J’étais vraiment excité quand on l’a terminé, j’avais tellement hâte qu’il sorte ! Je pense que c’est le disque dont nous sommes le plus fiers jusqu’à maintenant. Les artistes ont souvent tendance à dire ce genre de truc à chaque nouvelle sortie, mais celui-ci est particulièrement bon. Je ne l’ai pas réécouté depuis un moment, mais j’adore le jouer sur scène.

Alex – Je le trouve génial. Je l’adore.

Le processus créatif a-t-il évolué depuis le départ de Matt Mondanile ? 

Martin – Non, pas vraiment. En général, on a les morceaux, que l’on joue live tous ensemble dans une pièce. On enregistre la batterie et la basse dans un premier temps, puis les guitares. Mais la différence avec les albums précédents, c’est qu’avec In Mind, on s’est laissé la liberté de tester de nouvelles idées, d’expérimenter. On a constamment essayé de nouvelles techniques, des nouveaux sons. Mais en gros, on n’a pas tellement changé notre façon de travailler.

Quel regard portez-vous sur l’évolution du groupe depuis les débuts de Real Estate ?

Alex – Je pense que pour les gens, la sortie de In Mind a fait de nous un groupe plus établi. C’est un truc qui me passait au-dessus avant. Ça fait bizarre de se dire que ça fait presque dix ans maintenant qu’on est dans le circuit. Un jour tu sors un nouveau disque et tu te rends compte du chemin parcouru. Je ne l’avais pas réalisé avant de le percevoir dans le regard des autres. Quand j’y pense, je trouve ça fou de me dire que des kids qui ont 18 ans aujourd’hui et qui viennent nous voir jouer en concert, n’avaient que 10 ans au moment de la sortie de notre premier album.

Martin – Je me dis que nos disques ont peut-être été la bande originale de leurs années lycée.

Alex – De leurs années collège même !

Martin – Ça compte.

Alex : En vrai, Real Estate est un jeune groupe. Mais pour la première fois, je sens qu’on n’est plus si jeune.

J’avais l’impression que vous étiez établis bien avant la sortie de votre dernier album…

Martin – C’est très gratifiant d’être vus comme ça. Mais on se sent souvent comme des bébés, comparés à d’autres groupes, parfois plus jeunes que nous, que l’on suit et que l’on respecte beaucoup. Mais oui, c’est agréable de pouvoir se dire qu’on est là depuis un bout de temps.

Où vivez-vous maintenant ?

Alex – Je vis en Californie, dans une petite ville proche de San Francisco. J’ai bougé sur la côte Ouest il y a maintenant deux ans et t’imagines bien que la vie est bien différente que celle que j’avais dans le New-Jersey, ou même à New York City. La vie en Californie est vraiment douce, c’est un autre lifestyle.

Martin – J’ai aussi quitté New York pour m’installer dans un village à une heure de la ville. C’est un peu la campagne, mais les gens font quotidiennement l’aller-retour pour bosser.

C’est une sorte de banlieue dortoir avec des petits pavillons ?

Martin – Non, pour le coup ça ressemble davantage à une petite ville de province. Ce n’est pas du tout le genre d’endroit où nous avons grandi dans le New Jersey.

Real Estate c’est aussi la bande son de tout un pan d’une jeunesse qui a grandi dans ces banlieues pavillonnaires, où toutes les maisons se ressemblent. Le genre de lieux que l’on retrouve dans des films comme American Beauty.   

Martin – Oui, définitivement. C’est une véritable histoire d’amour-haine. J’ai l’impression que d’une façon ou d’une autre, tu vas finir par détester l’endroit où tu as grandi. On a quitté le New Jersey peu de temps après avoir monté Real Estate, mais nos chansons sont clairement le reflet de la vie que nous menions dans ces banlieues. Dans les paroles de mes chansons, je parle de foutre le camp de là, mais pas seulement. C’est aussi beaucoup d’émotion, tu sais. On y revient toujours.

Alex  Après tout, on représente un bout de l’histoire du New-Jersey. A égalité avec Misfits !

Martin – Ils viennent de Lodi, une ville très proche de là où nous avons grandi. La musique du New Jersey c’est Bruce Springsteen, Misfits et nous.

Alex  Et personne d’autres ! (Ils se marrent)

Tu parles d’émotion, c’est quelque chose que tu cherches à exalter ? Ou l’écriture reste pour toi quelque chose d’instinctif ? 

Martin – C’est plutôt quelque chose d’instinctif et c’est ça qui suscite l’émotion chez moi. Ça transparaît mais en même temps je n’ai qu’une conscience très limitée de ce que j’écris, dans le sens où, avec le temps, les images qui m’ont inspiré s’estompent et le morceau finit par ne plus avoir beaucoup de sens pour moi. Il n’y a pas beaucoup de description ni de détails sur ma vie personnelle. Je capte juste ce qui m’entoure et au final, ça crée une sorte de portrait ou de paysage de ce qu’était ma vie à une certaine époque.

Vous avez chacun des projets musicaux personnels en dehors de Real Estate, comment arrivez-vous à faire vivre tout ça ?

Alex – C’est un rythme très naturel, tu sais. Quand on est avec Real Estate on est vraiment hyper occupé par ça, mais d’un autre point de vue, quand on ne tourne plus et qu’on n’enregistre plus, on n’est pas si pris que ça. Parfois on arrive même à dégager du temps pour traîner un peu. C’est vraiment cool pendant un moment et puis il arrive un jour où on se remet à écrire et et à travailler sur nos trucs. Ça se fait hyper naturellement. Mais c’est vrai qu’on prend beaucoup de temps à faire un album de Real Estate, j’aimerais bien enregistrer le prochain rapidement.

Martin – C’est difficile d’écrire sur la route. Et c’est aussi devenu compliqué pour moi d’écrire à la maison parce que j’ai envie de passer du temps avec ma famille… Le peu de temps que l’on a ensemble est précieux, c’est compliqué de m’isoler pour écrire. Mais oui, on va s’y remettre. Je commence à sentir l’envie d’écrire de nouveau.

Alex – On ne va pas beaucoup tourner et on sait déjà que l’on sera probablement en studio dès l’année prochaine.

Martin : Il y a deux ans j’ai sorti Many Moons, un album solo enregistré avec Jarvis Taveniere de Woods. C’est un truc que j’avais en tête depuis longtemps, je suis content de l’avoir fait. J’avais ces chansons depuis si longtemps ! Je crois que ça m’a aidé à devenir plus productif.

Vous parliez de la difficulté d’écrire en pleine tournée. A quoi ressemblent vos vies pendant cette période ?

Alex – Parfois c’est dur d’être si loin de toute forme de routine. La tournée c’est à la fois les pires et les meilleurs moments. On a fait le tour du monde, on a joué dans des salles, des festivals… Si aujourd’hui on voyage plus confortablement, ça n’a pas toujours été le cas. Regarde aujourd’hui, on est vraiment crevé !

Martin  Ouais, on est arrivé tôt, on ne voit que la chambre d’hôtel et la salle de concert, on s’en va tôt demain matin. Même pas le temps d’aller voir des trucs à Paris. J’imagine que c’est ça la différence entre vacances et travail. J’adore faire des concerts, mais c’est aussi un job.

Alex – Ouais, c’est juste que là, on fait un album et on tourne pendant deux ans ! Je pense que ça serait mieux de faire un album, tourner quelque chose comme deux mois, partir en vacances, puis retourner en studio…

Martin – Six mois de tournée c’est bien.

Alex – Mais bon, on est quand-même extrêmement chanceux : on voyage, on rencontre des gens intéressants et on joue devant des gens qui se déplacent spécialement pour écouter notre musique. Juste ça, c’est génial. Quand j’y pense, je me rappelle que certains groupes ne jouent que devant dix personnes à tout casser. Il y a quelques années, on a joué à la Flèche d’Or, à Paris. J’adorais cet endroit. Après le show, quelqu’un que l’on venait juste de rencontrer nous a amenés dans ce sublime appartement et on a fait une énorme fête dans le salon. Un truc très parisien je crois. Quand j’y repense, je trouve ça hyper romantique.

Martin – Moi je me rappelle d’un show en Norvège, il y a des années. C’était irréel de jouer sur cette petite île, Snoop Dogg était là aussi ! Il fallait prendre un speedboat pour s’y rendre. C’est un super souvenir. J’aimerais aussi beaucoup retourner en Nouvelle-Zélande.

Alex – Il y a encore tant d’endroits à voir et tant d’endroits où jouer.

Qui est le génie qui a eu l’idée de mettre un cheval dans le clip de Darling ?

Alex : T’as vu ? C’était un vrai cheval ! Rien de plus à expliquer, ce que tu as vu c’est ce qu’il s’est passé !

Martin : Le cheval était là, il traînait dans le coin. Je trouve ça génial de me dire que ça pourrait devenir une sorte de gimmick. C’est devenu iconique pour nous.

Les Inrocks - musique

Chants de Lalon Shah

Plus de dix ans après son enregistrement sur la scène parisienne du Théâtre de la Ville, le label Ocora ­publie enfin ce bel album de Farida Parveen, dont la maigre discographie en Occident témoigne mal de ce que la chanteuse de 63 ans représente pour les Bangladais. Car ces derniers la ­vénèrent, et ce depuis le jour où elle ­entonna, lors d'une commémoration au sanctuaire de Lalon Shah, l'un des poèmes de ce grand mystique soufi du xixe siècle, véritable icône du Bangladesh indépendant. Ce fut une révélation, pour le public aussi bien que pour elle. Depuis, Farida Parveen s'est imposée comme « la » voix de l'ascète — il aurait écrit plus de dix mille chants. D'origine hindoue mais élevé par des musulmans, Lalon Shah était à la fois fakir, poète et réformateur social, chantre d'un humanisme dont s'inspira notamment Rabindranath Tagore. Ce syncrétisme est palpable à l'écoute de son répertoire, qui emprunte la structure savante des ragas indiens mais évoque également les vertiges ­extatiques du qawwalî pakistanais. Harmonium, tambour dhol et flûtes de bambou accompagnent Farida Parveen, dont le timbre étourdissant et la simplicité étonnante sauront séduire les néophytes. — Anne Berthod

| 1 CD Ocora/Radio France.

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Le Grand Frisson

Encore une réjouissante curiosité venue des viviers bretons ! Valier n'est pas un perdreau de l'année (plus de trente ans de musique au compteur), mais il a toujours échappé à la notoriété. Visiblement, l'homme à la mine ostensiblement patibulaire et à la voix de crooner fébrile préfère jouer les ermites que de courir après le succès. On se félicite donc qu'il sorte cet album intense — son troisième, si le compte est bon —, mêlant chansons lyriques ou dépouil­lées, pop minérale et rock tendu, le tout porté par un chant grave et vibrant qui rappelle le Gainsbourg des débuts. De quoi, en tout cas, réinventer le réalisme et la noirceur : on y trouve aussi bien une reprise de Damia (J'ai perdu ma jeunesse) que de Taxi Girl (Les Armées de la nuit), ou encore un hommage au chanteur pirate Michel Tonnerre, figure regrettée des cercles bretons de marins… Et s'il plane tout au long du disque un brin de dérision et de désuétude qui frôle parfois la caricature, Valier ne sombre jamais dans le ridicule. De cet exercice d'équilibriste se dégage au contraire l'élégance désespérée d'un dandy de l'ombre. — Valérie Lehoux

| 1 CD L'Eglise de la Petite Folie.

Télérama.fr - Disques

Dark Matter

S'il sortait un album par an, Randy Newman serait le Woody Allen de la chanson, tant il partage avec le cinéaste l'art consommé du sarcasme et de la tendresse. Mais depuis ses débuts — ­déjà symphoniques — en 1968, le Californien a toujours aimé prendre son temps, et plus encore avec l'âge. Neuf ans après le très réussi Harps and angels, voici donc Dark Matter et cette « sombre affaire » ne joue pas la facilité en s'ouvrant sur une longue pièce parlée-chantée, The Great Debate. Où l'on ­débat de science, de religion et du ­réchauffement climatique, avant que la question de l'existence de Dieu ne soit balayée par un choeur gospel. Peut-être manque-t-il les sous-titres mais le ­public français de Randy Newman, ­habitué à l'apprécier en V.O., ne s'en formalisera pas. Politiquement varié, le caustique chanteur passe allègrement d'un dialogue où John Kennedy avoue à son frère Bobby un penchant pour Celia Cruz, à une mise en boîte de Poutine sur un air de cabaret. La deuxième partie de l'album fait place aux ballades sentimentales auxquelles il a toujours su garder une tenue rigoureuse et touchante. Au passage, il imagine le bluesman Sonny Boy William­son au paradis, réalisant qu'un imposteur a pris sa place sur terre. On a du moins la preuve que le vrai Randy Newman est toujours parmi nous. — François Gorin

| 1 CD Nonesuch/Warner

Télérama.fr - Disques

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