Actu musique

26 juillet 2017

Un piano pour Haïti : le projet fou de Célimène Daudet

Secouée par un terrible tremblement de terre il y a sept ans, l'île avait-elle besoin d'un trois-quarts de queue ? Cela ne fait aucun doute pour la concertiste franco-haïtienne, qui a même ajouté un festival de musique classique à son Haïti Piano Project. Une belle histoire d'engagement et de fidélité à ses racines pour cette pianiste reconnue partout en Europe.

Télérama.fr - Musiques

L’infernal “Despacito” au cœur d’une polémique politique au Venezuela

Capture d'écran du clip que l'auteure de cet article a été forcée de regarder.

La vidéo de Despacito est devenu le clip le plus regardé de tous les temps sur Youtube et il s’agit bien aussi du titre le plus écouté sur Spotify mais oubliez tout cela. La seule anecdote intéressante autour de cet horrible hymne de l’été 2017 est politique. Étonnamment, le titre de Luis Fonsi et Daddy Yankee se voit mêlé, bien malgré eux, à une polémique d’influences à quelques jours de l’élection présidentielle au Venezuela.

Les deux Portoricains reprochent au président vénézuélien, Nicolás Maduro d’avoir utilisé la chanson aux 2 milliards de vues à des fins électoralistes. Dans son émission de télé hebdomadaire intitulée “Dimanche avec Maduro”, le chef d’état a dévoilé une version alternative de Despacito, dans laquelle les paroles on été modifiées, comme le rapporte la BBC :

“Notre appel à l’ Assemblée Constituante ne cherche qu’à unir le pays… Despacito !”

Dans la séquence, on le voit sur une estrade, frapper des mains au rythme de la musique, face à un public de partisans qui dansent en souriant.

Daddy Yankee et Luis Fonsi froncent les sourcils

Cette réquisition en faveur de la communication politique de Maduro n’a pas du tout été du goût des auteurs du morceau. Daddy Yankee et Luis Fonsi ont chacun partagé un texte plein de colère sur Instagram, le premier qualifiant le régime de Maduro de “dictatorial”.

¿Qué se puede esperar? de una persona que le ha robado tantas vidas a jóvenes soñadores y a un pueblo que lo que busca es un mejor futuro para sus hijos. Que te apropies ilegalmente de una canción (Despacito), no se compara con el crimen que cometes y has cometido en Venezuela. Es una burla, no tan solo para mis hermanos venezolanos, sino para el mundo entero su régimen dictatorial. Con ese nefasto plan de mercadeo, usted solo continuará poniendo en evidencia su ideal fascista, que ha matado a cientos de héroes y más de 2000 heridos. Como co-autor del tema, también me uno a las expresiones de la co-autora de la canción "Despacito" @erikaender. #NoAprobado #BastaYa #venezuelalibre

A post shared by Daddy Yankee (@daddyyankee) on Jul 24, 2017 at 12:11pm PDT

“Que pouvions-nous espérer, venant d’une personne qui a volé tant de vie à des jeunes rêveurs, et à un peuple qui aspire à un future meilleur pour ses enfants ? T’approprier illégalement une chanson (Despacito) ne se compare pas aux crimes que tu as commis et tu commettras au Venezuela. Ton régime dictatorial est une abberration non seulement pour mes frères vénézuéliens mais aussi pour le monde entier. Avec ce néfaste plan marketing, tu continueras seulement à mettre en évidence ton idéal fachiste, qui a fait souffrir des centaines de héros et fait plus de 2 000 blessés. En tant que co-auteur de la chanson, je rejoins l’opinion de la co-auteure Erika Ender.”

A post shared by Luis Fonsi (@luisfonsi) on Jul 24, 2017 at 12:16pm PDT

“A plusieurs occasions, j’ai dit à quel point j’apprécie les versions de Despacito qui paraissent à un niveau mondial, néanmoins je considère qu’il existe une limite.

A un aucun moment, on ne m’a consulté, ni demandé l’autorisation d’utiliser ou de changer Despacito à des fins politiques, encore moins au moyen de la déplorable situation que subit un pays tant aimé qu’est le Venezuela. 

Ma musique est pour tous ceux qui aiment l’écouter et en profiter, pas pour qu’on l’emploie comme une propagande qui vise à manipuler la volonté d’un peuple qui réclame à grand cris sa liberté et un futur meilleur.”

Un contexte politique compliqué

Les deux artistes ne partagent pas les positions du dirigeant Maduro, particulièrement controversé à travers le monde, et impopulaire auprès des citoyens de son pays. Au pouvoir depuis la mort de Hugo Chavez (qui l’avait nommé héritier), il est réélu en 2013 mais refuse de tenir les élections en 2016. Depuis trois ans, il affronte des foules de manifestants mécontents dans les rues des grandes villes vénézuéliennes. Cet ensemble de manifestations, surnommé “la Salida”, a repris de plus belle en avril dernier.

Au sein de ce mouvement qui tente de pousser Nicolas Maduro à quitter son poste, on décompte une centaine de victimes le 1er juillet 2017, depuis le début des émeutes en avril dernier, rapporte France 24. Au Parlement vénézuélien, l’opposition blâme, entre autres, la politique répressive du gouvernement envers le libertés fondamentales ainsi que le plan économique du pays.

Les Inrocks - musique

Trois ans après avoir révélé des agressions sexuelles, Kesha n’est plus la même artiste

Capture d'écran du clip "Praying"

Août 2009 : Ke$ha dévoile Tik Tok, tube électro-pop qui trônera en haut des charts internationaux pendant plusieurs mois. Une carrière qui démarre en trombe, et qui promettait à la jeune artiste (22 ans à l’époque) un avenir plutôt radieux. Cinq ans plus tard, c’est un tout autre chemin qui se dessine: en procès avec son producteur Dr Luke, la chanteuse met sa carrière entre parenthèses et n’apparaît médiatiquement qu’au sujet de cette affaire.

Il y a quelques jours, presque huit ans après ses premiers pas dans la musique, Kesha abandonne le “$”, et reprend sa carrière musicale en main en sortant son premier titre en solitaire depuis plusieurs années.

Un retour fracassant avec Praying 

Kesha réapparaît en juillet avec Praying, premier titre de son prochain album, Rainbow. Avant même de commencer à chanter, l’artiste se confie pendant près d’une minute dans un monologue sans équivoque :

“Est-ce que je suis morte ? Ou bien est-ce encore l’un de ces rêves ? Ce genre de rêve affreux qui semble durer une éternité. (…) Pourquoi ai-je été abandonnée par tout le monde et par toutes les choses que je connaisse ? (…) Laissez-moi mourir. Être en vie est trop douloureux”.

Elle a ensuite dévoilé un morceau bien loin de ses tubes passés, aux paroles plutôt légères et formatées, majoritairement tournées vers la fête. Cette fois-ci, Kesha explique comment elle prie pour les gens qui lui ont fait du mal, afin qu’ils puissent trouver la rédemption et qu’elle-même puisse guérir de ses blessures. Résultat : un morceau qui, derrière ses airs de simple balade au piano, se révèle être d’une grande violence tant il semble servir d’exutoire à l’artiste. Outre ses paroles (“Tu m’as entraînée en enfer, j’ai dû apprendre à me battre toute seule. Nous savons tous les deux que je peux révéler toute la vérité, et ces mots sont mes adieux”), c’est également les prouesses vocales de la chanteuse qui sont remarquables : Kesha pousse sa voix aux extrêmes, et la puissance de Praying apparaît comme une évidence.

Dans les commentaires Youtube, pas de simples félicitations : les fans de la chanteuse font référence à son procès, à Dr Luke ou à son nouveau départ, avec une bienveillance rare.

La limpidité avec Woman

Une semaine après Praying, Kesha dévoile Woman, second titre de Rainbow. Cette fois-ci, retour aux sources : l’artiste se replonge dans la pop rieuse, aux accents proches de Christina Aguilera. Mais les paroles restent dans la même veine que le premier morceau. Dans Woman, l’artiste raconte a quel point elle est indépendante (“Je suis une femme bordel, je n’ai pas besoin d’un homme qui m’étouffe dans ses bras”), et comment elle s’est construite seule (“Je paye mes factures toute seule. Ces bagues serties de diamants, toutes mes voitures, tout ce que j’ai, je me le suis payé”).

Derrière ce message féministe, Woman évoque aussi et surtout les ficelles auxquelles elle a pu échapper, puisque depuis mai 2017, Dr Luke n’est plus responsable du label Kemosabe Records, sur lequel est signée la chanteuse. Une libération qui passe aussi par cet empowerment que Kesha embrasse avec fierté.

Vers un nouvel album

Cinq années séparent Ke$ha de Kesha, dont trois passées en procès face à Dr Luke (soit presque la moitié de sa carrière) et en centre de réhabilitation. Soutenue par de nombreuses consœurs, à l’instar de Taylor Swift ou Adele, Kesha a finalement obtenu une certaine crédibilité quant à ses accusations, longtemps remises en cause par certains médias. Si elle a abandonné les poursuites à Los Angeles, afin de se concentrer sur son nouvel album, l’affaire n’est néanmoins pas close à New York.

Kesha a récemment posté une longue lettre sur le site Lenny, dans laquelle elle raconte le chemin qu’elle a parcouru, et qui l’a conduite à composer son prochain album, prévu pour le 11 août. Que sa musique plaise ou non, la chanteuse prépare un retour illustrant une nouvelle fois les inégalités femmes-hommes dans les médias et l’industrie musicale. Et qui lui donne, aussi, le courage d’entamer un nouveau départ.

Les Inrocks - musique

Pourquoi la Route du Rock a la meilleure programmation de l’été

©Nicolas Joubard

On aurait pu parler des têtes d’affiches, car entre la prêtresse rock PJ Harvey, le zinzin du rock indé Mac DeMarco, le cultissime trio Interpol, les incontournables du shoegaze The Jesus and Mary Chain ou encore le meilleur de la scène garage avec Ty Segall ou Thee Oh Sees, il y avait de quoi se pâmer. Mais contrairement à beaucoup d’autres festivals, la programmation de cette nouvelle édition du festival La Route du Rock ne se cantonne pas seulement aux gros noms, puisqu’elle fascine du haut en bas de l’affiche. Un point sur quelques-uns des concerts immanquables.

Angel Olsen

On vous en parlait le mois dernier, Angel Olsen fait partie de cette nouvelle génération de songwriteuses bourrées de talent, et transforme ses lives en véritable moments hors du temps. Entre une sincérité folle et une attitude badass à souhait, l’Américaine saura retourner le Fort de Saint-Père exactement comme il se doit.

Avec qui y aller : son crush de l’été, pour le regarder droit dans les yeux lors du morceau Shut Up Kiss Me. 

Car Seat Headrest

Une voix à la Julian Casablancas, le talent de composition d’un Alex Turner et l’attitude touchante d’un adolescent, Will Toledo, le leader de Car Seat Headrest, a tout pour plaire. Et tout pour convaincre la foule du festival, sans doute aucun.

Avec qui y aller : votre bande de potes d’adolescence, pour revivre l’atmosphère de vos années lycée le temps d’un concert.

Alex Cameron

2016 : Alex Cameron (re)sort Jumping The Shark, un premier album synth pop complètement barré et tout à fait captivant. Sur scène, même histoire : l’artiste est un véritable personnage, une sorte de mi-dandy, mi-créature nocturne. A ne pas rater.

Avec qui y aller : un.e pote prêt.e à danser tout du long avec vous.

Kaitlyn Aurelia Smith

Un passage au Berklee College of Music de Boston aura permis à l’Américaine de découvrir le modulaire, et d’en faire sa marque de fabrique. Six albums plus tard (comptez un par an), Kaitlyn Aurelia Smith continue de nous transporter dans des méandres électroniques passionnantes, et ne cesse de réinventer la musique instrumentale.

Avec qui y aller : n’importe qui de motivé pour sortir de sa tente avant la nuit tombée.

Helena Hauff

Connue pour sa techno sombre et abrasive, Helena Hauff s’est largement illustrée au travers de nombreux ep, puis d’un très bon premier album à l’été 2015, Discreet Desires. Depuis, l’artiste Hambourgeoise sillonne la planète pour des lives aussi fascinants que violents. L’idéal pour fêter un premier soir de festival comme il se doit.

Avec qui y aller : la/le pote qui ne veut pas que la nuit s’arrête.

Petit Fantôme

En attendant la sortie de son premier album, Un Mouvement Pour Le Vent, prévu pour le 22 septembre prochain, le Landais Petit Fantôme viendra hanter les plages malouines de ses rêveries mélancoliques le temps d’un concert.

Avec qui y aller : la/le pote en pleine rupture, qui veut se défouler un bon coup (et chanter à tue-tête Liberations Terribles).

Le Comte

Quand il n’est pas derrière les claviers de Juveniles, Le Comte opère en solo, accompagné seulement d’un tas de synthés, modulaires et autres étranges machines. Résultat : un ep d’une douceur rare, et la promesse d’un live de qualité, prévu l’après-midi sur la plage de Saint Malo.

Avec qui y aller : la/le pote qui a envie de découvrir de nouveaux artistes ET envie de bronzer. En même temps.

Toutes les informations sur le festival se trouvent juste ici, et les pass restants sont juste là.

Les Inrocks - musique

Le duo Brigitte Fontaine et Philippe Katerine resurgit dans un court métrage

“Partir ou Rester”, un film de dix minutes, débarque sur la Toile et met en scène, de façon très inattendue, les deux artistes sur une chanson enregistrée en 2009. Le film montre des lutteurs indiens qui se battent dans la boue… Explication de l’un de ses deux réalisateurs.

Télérama.fr - Musiques

“Be Myself” : le nouveau titre de 070 Shake, la rappeuse à suivre de très près

La rappeuse 070 Shake dans le clip "Trust Nobody" (capture d'écran youtube)

Après un début de carrière éclair, entre la création du collectif d’artistes 070, sa première mixtape The 070 Project: Chapter 1, et une collaboration avec Lil Yachty sur son titre Rewind, 070 Shake planche sur un EP prometteur, January. Selon sa manageuse, la star des réseaux sociaux Julienna Godard alias YesJulz (qui compte près de 500K abonnés sur Instagram), il comprendra le morceau Connect, sorti il y a six mois. Be Myself, qui a été dévoilé hier, pourrait bien en faire partie lui aussi. Vous pouvez l’écouter ici :

Repérée par le label de Kanye West

La jeune femme âgée de 20 ans y rappe seule, comme pour mieux faire ressortir sa singularité après avoir multiplié les featurings sur sa tape. Elle y conviait d’autres rappeurs des environs de North Bergen, la ville du New Jersey où elle a grandi, bordée par l’Hudson et située juste en face de Manhattan. Parmi eux : Phi, Hack, Raphy River, Treee Safari, Bheeshma, BeHeard ou encore Malick, tous rassemblés dans le crew 070, dont le nom fait référence aux codes postaux de la région dont ils sont issus. Leur tête de file se l’est même tatoué sur le visage.

070 Shake, qui pioche dans son carnet de poèmes pour composer ses textes, est suivie de près par le label de Kanye West G.O.O.D Music, qui pourrait même l’avoir signée. En parallèle, la rappeuse a aussi tapé dans l’œil de Gypsy Sport, une jeune marque de mode unisexe et radicale, qui l’a engagée comme mannequin pour le défilé de sa collection de prêt-à-porter automne-hiver 2017.

Aussi repérée par le collectif défricheur Fils de Vénus et la webradio PiiAF, elle donnera un concert à la soirée qu’ils organisent à La Station – Gare des Mines à Aubervilliers, en proche banlieue parisienne, le jeudi 10 août .  A l’affiche, on retrouve aussi DJ Ouai : l’une des quatre membres du girls gang TGAF, qui comprend également les productrices OkLou, Miley Serious, et Carin Kelly.

Les Inrocks - musique

Il y a 15 ans, Eve popularisait le rap féminin avec un classique intemporel

Extrait du clip "Satisfaction"

Il y a des disques qui, sans que l’on sache réellement pourquoi, semblent systématiquement condamnés à être oubliés au moment de faire les comptes. Eve-Olution est l’un d’entre eux. Tant et si bien que, quelques mois après la sortie de ce troisième album, le 27 août 2002, Eve commence une étonnante traversée du désert, au moment même où le hip-hop est en train de devenir la bande-son des années 2000. Alors qu’elle aurait pu être l’héroïne d’un rap en manque de figures féminines fortes, l’Américaine disparaît. Ses albums ne sont par exemple pas cités dans Rap, Hip-Hop : 30 années en 150 albums de Sylvain Bertot. Pourtant, derrière des beats parfois trop clinquants et des ambiances volontairement flamboyantes, Eve-Olution a bel et bien marqué les esprits de toute une génération.

Rap et R&B non stop

Notamment grâce à un évident sens de la mélodie. De bout en bout, ce disque est une collection de tubes, très marqués par leur époque mais toujours pertinents aujourd’hui. Derrière Gangsta Lovin’ et Satisfaction, deux singles au potentiel commercial indéniable, What! (concocté par Dr. Dre), Double R What (produit par Swizz Beatz) et Hey Y’all (en featuring avec Snoop Dogg et Nate Dogg) sont en effet autant de morceaux taillés pour les classements Billboard, des tubes aux refrains éclatants, à entendre comme l’exacte illustration du titre de l’album.

Sorti un an à peine après Scorpion et son classique Let Me Blow Ya Mind, Eve-Olution témoigne en effet d’un réel progrès dans l’œuvre de l’Américaine. Ou du moins, d’une maîtrise plus grande : ici, Eve semble avoir gagné en confiance et assure la plupart des morceaux en solo, là où Scorpion faisait appel à d’autres MC’s sur la grande majorité de l’album. Un peu comme si elle n’était pas capable de convaincre sur la longueur, comme s’il lui était impossible d’assumer son statut de rappeuse – une folie quand on entend ce qu’elle est capable de faire sur Let This Go ou Party In The Rain, dont les inclinaisons ouvertement R&B témoignent d’une artiste qui s’affirme, qui a su capter l’héritage des grandes rappeuses qui l’ont précédée et qui entend désormais défendre un statut encore bâtard à l’époque : celui de la rappeuse qui fait du R&B, de la chanteuse qui rappe.

Une femme occupée

C’est la deuxième grande force de ce Eve-Olution : avoir su, quelques années après ce qu’avait entrepris Missy Elliott sur Supa Dupa Fly, rendre la frontière entre le hip-hop et le R&B toujours plus floue. À l’écoute de ces seize morceaux, on n’assiste donc pas seulement au développement de la rappeuse, mais aussi à la popularisation d’un cocktail sonore voué à devenir la norme au cours des années 2010, ainsi qu’à la mise à mal d’un étrange concept : celui du “sexe faible”. Bien que soutenue par des producteurs de grande valeur et essentiellement masculins (Dr. Dre, Swizz Beatz ou encore Irv Gotti et Bink!, connus pour avoir respectivement bossé sur What’s My Name? de DMX et The Blueprint de Jay-Z), Eve est bien la star d’Eve-Olution. C’est elle qui écrit, elle qui monopolise le micro, elle qui se définit comme une “busy woman” dans Argument, elle qui ose cracher à la gueule d’un de ses premiers amours (“I wanted to love you til the end of time / But fuck it, I’m done with you at the end of this line”), elle, enfin, qui attise les bons retours. Ceux d’Entertainment Weekly et du NME, notamment, mais aussi ceux du public, qui permet à cet album d’être rapidement Disque d’Or.

Il faut bien entendu dire un mot sur le label qui a rendu ce succès possible : Ruff Ryders, soit un collectif de durs à cuire venus de New York et prêts à représenter leur ville à grands coups de brûlots chargés en egotrip et en punchlines déconseillées aux plus jeunes. La présence d’Eve au sein de cette écurie sauvage en dit long sur le potentiel et le sans-gêne de l’Américaine, tout comme sur son aisance au micro avec ce bagout qui lui permet d’être à la fois insolente et hypersexuée, de tourner à son avantage les clichés machistes et de boxer dans la même catégorie que les meilleurs rappeurs de son temps, du moins en termes de ventes. Quinze plus tard, Eve-Olution impose d’ailleurs un évident constat : il fait partie de ces albums qui annoncent l’émergence de figures féminines indépendantes, de rappeuses revêches qui, à l’image de de Nicki Minaj, se sentent aussi à l’aise dans le hip-hop que dans la pop ou le R&B.

Les Inrocks - musique

Oneohtrix Point Never reprend Ryuichi Sakamoto et c’est très beau

(c) Wikipédia

Sorti il y a quelques mois seulement, Async, le dernier album de Ryuichi Sakamoto marquait son grand retour. Absent du paysage musical depuis quatre ans à cause d’un cancer, le compositeur de Furyo revenait alors en trombe, ajoutant un disque à sa longue collection (il en a sorti une trentaine depuis ses débuts). Aujourd’hui, c’est le musicien électronique Oneohtrix Point Never qui lui rend hommage en reprenant son titre Andata, et ce avec talent.

Même si les deux artistes ont de grandes affinités musicales, Oneohtrix Point Never parvient à réinventer le morceau du génie japonais en lui conférant une esthétique bien plus 8-bit, avec toujours la même puissance. Une nouvelle version qui complète parfaitement l’oeuvre de Ryuichi Sakamoto.

Les Inrocks - musique

Les 75 morceaux qui ont marqué le début d’année 2017

Après avoir été martyrisés par 2016 (Bowie, Prince, Leonard Cohen, George Michael, ON AVAIT PAS MÉRITÉ CA OKAY), l’année 2017 a  décidé d’être clairement plus gentille avec nous, en accueillant une série de petits tubes, rien que dans la première partie de l’année. Avec les retours attendus de Phoenix, Arcade Fire, The XX ou encore Gorillaz, les brillants albums de Kendrick Lamar ou de Jay Z, et les petites pépites pop et françaises imaginées par Fishbach ou Juliette Armanet, 2017 s’écoute avec plaisir, du début jusqu’à la fin. Entre gros pontes de l’industrie et jeunes talents à découvrir, notre playlist fait le bilan et trace un spectre énorme, entre prod hip-hop léchés (coucou Dj Khaled) et lo-fi taré (Jessica93). Il y en a pour tous les goûts, mais surtout pour les bons, en fait.

>> A lire aussi : nos meilleurs albums de ce début d’année

  • Humble – Kendrick Lamar
  • Ti Amo – Phoenix
  • Say Something Loving – The XX
  • On The Level – Mac DeMarco
  • Territory – The Blaze
  • When The World Was At War We Kept Dancing – Lana Del Rey
  • I Wanna Prove To You – The Lemon Twigs
  • Le Code – Myth Syzer feat Bonnie Banane, Muddy Monk et Ichon
  • Macarena – Damso
  • Everything Now – Arcade Fire
  • L’amour en solitaire – Juliette Armanet
  • Saturn Barz– Gorillaz (ft Popcaan)
  • Un autre que moi – Fishbach
  • Love Galore – SZA
  • SSD – La Femme
  • Die 4 You – Perfume Genius
  • 4:44 – Jay Z
  • True Love – Otzeki
  • (No One Knows Me) like The Piano – Sampha
  • Who Dat Boy – Tyler The Creator
  • Swim – Her
  • Polaar – Maud Geffray
  • I Only Lie When I Love You – Royal Blood
  • Go Up – Cassius (ft Cat Power & Pharrell Williams)
  • Yeux Disent – Lomepal
  • New York – St Vincent
  • Want You Back – HAIM
  • T-shirt – Migos
  • 9 Milli – Kekra
  • Tears On Fire – Ariel Pink et Weyes Blood
  • Mo Bounce – Iggy Azalea
  • Béné – PNL
  • Cute – DRAM
  • Overnight – Parcels
  • For We The Living – Superpoze
  • G.O.A.T – Princess Nokia
  • Away Away – Ibeyi
  • Moto 2 Places – Cheveu et Doueh
  • Reverie – Arca
  • My Willing Heart – James Blake
  • Chanel – Frank Ocean
  • I Promise – Radiohead
  • In Cold Blood – Alt-J
  • R.I.P in Peace – Jessica93
  • Every Single Thing – Homeshake
  • Libertine – Sevdaliza
  • Kept Woman – Fleet Foxes
  • Toy – Noga Erez
  • Century – Feist
  • Green Light – Lorde
  • Friend Zone – Thundercat
  • Big Fish – Vince Staples
  • Sugar For The Pill – Slowdive
  • Bofou Safou – Amadou et Mariam
  • Sarah – Aliocha
  • Roma (amor) – Benjamin Biolay
  • Saturn – Sufjans Stevens/Bryce Dessner/Nico Munly/James McAlister
  • Neighbors – Grizzly Bear
  • Pleure, Clara Pleure – Clara Luciani
  • Strangest Thing – The War On Drugs
  • Come To Me Now  – Kevin Morby
  • X22RME – Actress
  • Raf – A$AP Mob
  • Wild Thoughts – DJ Khaled ft Rihanna & Bryson Tiller
  • Sweep Me Of My Feet – Pond
  • Chariot – Beach House
  • Sign of Times – Harry Styles
  • Follow The Leader – Foxygen
  • Tony Hawk – Isha
  • Both – Gucci Mane ft Drake
  • Million Enemies – Wavves
  • Each Time You Fall In Love – Cigarettes After Sex
  • Pourquoi Pourquoi – Corinne
  • Automaton – Jamiroquai
  • Nuggets – Mura Masa (ft Bonzai)

Les Inrocks - musique

Infos U2 @ Stade de France

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Informations Stade de France

Horaire de la journée

17h00Ouverture des portes
18h301ère partie (Noel Gallagher)
20h45Début du concert
23h30Fin du concert

Vous venez demain soir assister au concert de @U2 au Stade ?
Préparez votre venue en toute tranquillité ! #U2TheJoshuaTree2017 pic.twitter.com/6cw1fqbDZW

— Stade de France (@StadeFrance) 24 juillet 2017

Vos informations sécurité fouines par le Stade de France

Afin d'éviter les longues files d'attente à l'entrée du stade, nous vous conseillons de programmer votre arrivée le plus tôt possible. Les fouilles seront renforcées. Pour cette raison, l'attente aux portes risque de se prolonger.
Il est fortement conseillé de ne pas être porteur de sacs à dos, sacs de sport, casques de moto ou autres objets encombrants, lesquels seront placés en consigne. Il est également rappelé que les valises ne sont pas autorisées dans l'enceinte.

Des points de pré-filtrages aux abords du stade seront mis en place et les palpations aux portes seront renforcées et seront maintenues même après le début du concert de U2.

Nous vous remercions pour votre compréhension pour respecter ces consignes de sécurité.

La scène est au nord.

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Vos informations transports

En collaboration avec la politique « verte » de la Tournée U2, nous encourageons les fans à venir en transports en commun, à vélo ou à pied. Si vous venez en voiture, pensez au covoiturage.

La RATP et la SNCF mettent en place un dispositif vous garantissant un accès rapide, et sécurisé au Stade de France. Simplifiez vous la vie, utilisez les transports en commun !

EN TRANSPORTS EN COMMUN

RER B : station La Plaine Stade de France : une rame toutes les 3mn, dernier RER B à 00h41.
RER D : station Stade de France - St Denis : une rame toutes les 6mn, dernier RER D à 00h31.
Métro Ligne 13 : station St Denis - Porte de Paris, une rame toutes les 3 mn, dernier métro à 01h40.
Tramway n°1 (station St Denis)
Tramway n°8 (station St Denis - Porte de Paris)

Toutes les informations sur www.ratp.fr.

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TAXIS

Un point de prise en charge est disponible en sortie d'événement au carrefour de la rue de l'Olympisme et Jesse Owens.

TÉLÉCHARGER MON PLAN D'ACCÈS

VENIR EN VOITURE

Les parkings du Stade de France seront ouverts dès 10h00 du matin et accessibles jusqu'à minuit, sous réserve d'avoir préalablement acheté une place de parking sur notre site internet Stadefrance.com.
IMPORTANT : Si vous avez acheté un billet parking, merci de bien vouloir l'imprimer impérativement et de le montrer bien visible quand vous arrivez à proximité du Stade de France

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INFORMATION ROUTIERE :

Sortie N°9 de l'A86 en provenance de Nanterre - direction Bobigny : OUVERTE. Accès Parking à gauche pour les véhicules munis d'un billet parking (à IMPRIMER et à MONTRER dès la sortie de l'A86).
Déviation obligatoire à droite pour les véhicules sans billet parking
Sortie N°9 de l'A86 en provenance de Bobigny - direction Nanterre : OUVERTE jusqu'à 22h45.
Sortie N° 2 de l'A1 en provenance de Paris - direction Lille : OUVERTE jusqu'à 22h45.

PLAN À TÉLÉCHARGER

AFFICHEZ VOTRE ITINÉRAIRE AVANT DE VENIR AU STADE !

Attention, il n'y a pas de borne d'achat de parking sur place. Vous pouvez acheter votre place sur stadefrance.com jusqu'au jour de l'événement.
IMPORTANT : Si vous avez réservé une place de parking, n'oubliez pas d'imprimer votre e-ticket avant votre venue afin de faciliter votre accès.

Vos billets

Vous avez acheté vos billets de l'événement ou vos places de parking ? Pensez à les imprimer avant votre départ ! Si vous êtes amenés à effectuer un changement de bénéficiaires, merci de bien penser à télécharger et imprimer le nouveau billet.

Besoin d'aide ? Cliquez ici
Pour faciliter votre accès à votre place, la signalétique mise en place autour et dans le Stade reprend les informations écrites sur vos billets. Elle vous permettra d'accéder plus rapidement à votre siège.

Personnes en situation de handicap

Les titulaires des cartes d'invalidité et de priorité pour personnes handicapées bénéficient d'un accès privilégié lors de leur arrivée aux portes du Stade. Ils peuvent ainsi bénéficier, s'ils le souhaitent, des services de notre équipe d'accueil accessibilité : accueil, informations, prise en charge, accompagnement, raccompagnement. Les clients doivent donc se munir systématiquement de leur carte lors de leur venue au Stade de France. Pour son stationnement, le client devra systématiquement présenter sa carte de stationnement ou GIC / GIG accompagnée de sa place de parking lors de son arrivée aux parkings du Stade de France. Les places aux parkings P1 / P2 / P3 seront localisées à proximité immédiate d'ascenseurs.

EN SAVOIR PLUS

WIFI STADE DE FRANCE

Le plus grand Stade de France connecté !

Le Stade de France met à votre disposition une connexion WIFI HD* en accès libre et gratuit dans tout le Stade.
Dès votre arrivée, connectez-vous sur le réseau « Stade de France », pour surfer sur internet, envoyer un mail ou partager vos émotions sur les réseaux sociaux.

Pour accéder au réseau WI-FI, c'est très simple :

1. Connectez-vous au réseau gratuit WI-FI “Stade de France”.

2. Ouvrez une page internet pour accéder automatiquement au portail d'identification si celui-ci ne se lance pas.

3. Entrez vos login (Facebook, LinkedIn, Yahoo ou Gmail) ou créez un compte.

Ça y est, vous êtes connecté(e) !

4. Si vous souhaitez vivre une expérience plus intense, vous pouvez télécharger notre appli mobile sur Google Play et App Store

U2 France

U2 lock in a fourth Sao Paulo gig for the Joshua Tree Tour

U2.com had previously announced the Joshua Tree Tour 2017 schedule was complete, but surprise! One more show has been confirmed.

Sao Paulo was already the only city this tour to have three shows. It now gets a fourth, which will take place at Morumbi on 25 October 2017. Our database entry for this show is here.

Tickets will go on sale via ticketsforfun.com.br from 12:01am on 27 July, with a limited number also available from box offices from 10am on the same date.

U2 have never before played four shows on a single tour in any South American city. Nor have they played four shows in any South American country on the same tour. Previously they had maxed out at three in both Argentina and Brazil on the Popmart and 360 Tours, and on Popmart those three Brazilian shows were split across Rio de Janeiro and Sao Paulo.

This is, in fact, the first time on a single tour that U2 have played four stadium concerts in any city in the Americas, North or South. The only other city in which U2 have ever played four stadium shows on the same tour is London on the 1993 European leg of ZooTV. Quite a testament indeed to the passion and enthusiasm of Brazil's U2 fans!

View online : U2Gigs

U2 France

U2 annonce un 4e concert a Sao Paulo pour sa tournée anniversaire du Joshua Tree

U2.com avait annonce que la programmation de la tournée anniversaire du Joshua Tree était désormais finalisée mais Oh surprise, voila t'y pas que nos diables d'Irlandais annoncent un nouveau concert.

Et la surprise est de taille si l'on considère que Sao Paulo était déjà la seule ville de cette tournée a avoir trois concerts. Avec cette nouvelle date, elle ajoute une pierre a l'édifice des "premières" ou "records" puisque cette date supplémentaire arrêtée au 25 octobre aura lieu pour la 4e fois dans le même stade Morumbi.

Les places pour ce concert seront mises en vente sur ticketsforfun.com.br a partir de 12:01am le 27 juillet, et un nombre limite sera également disponible depuis des box des 10 heures le même jour.

Jusqu'alors U2 n'avait jamais donne quatre concerts dans le cadre d'une même tournée dans aucune ville d'Amérique du sud. Pas plus, d'ailleurs, qu'il n'avait donne quatre concerts dans un même pays d'Amérique du sud pour une même tournee. Auparavant nos 4 paddies avaient au maximum donne trois concerts en Argentine et au Brésil pour les tournées Popmart et 360, sans compter que pour le Popmart, ces trois concerts brésiliens s'étaient partages entre Rio de Janeiro et Sao Paulo.

Il convient donc de souligner cette rareté puisque ce sera la première fois pour une même tournée aura donne quatre concerts en stade dans une ville d'Amérique (du nord ou du sud). La seule autre ville dans laquelle U2 avait donne quatre concerts dans le cadre d'une même tournée en stade était Londres, a l'occasion du leg européen de 1993 du ZooTV.

A n'en pas douter, un sacre testament pour saluer lapassions, enthousiasme et la ferveur des fans de U2 au Brésil !

Voir en ligne : U2Gigs

U2 France

Le Petit spectacle

Si on avait perdu de vue Ariane Moffatt ces derniers temps, égarés notamment par des arrangements électro ou 80 un peu froids, ce disque court (huit titres), enregistré en live et en quasi acoustique (piano, guitare, et une touche de programmations), dans l'intimité d'une toute petite salle montréalaise, a le don de rappeler l'essentiel : d'abord, que même dépouillées de leurs apparats de production, ses chansons tiennent la route, et même y gagnent en puissance — à la manière d'une femme qui serait encore plus belle sans maquillage —, alors que tant de morceaux pop ramenés à leur plus simple appareil semblent affreusement rachitiques. Ensuite, que cette chanteuse à la voix si sonnante et transparente est une formidable interprète, qui sait jouer la force ou la douceur, sans jamais manquer de présence. Et si parfois les mots sont naïfs, elle les charge d'une telle foi qu'ils prennent soudain du poids. Dans cette entreprise de ­redécouverte, on ne trouvera que des titres de ses précédents albums (plus une reprise de Portishead). On en ­aurait voulu davantage, car le disque passe comme l'éclair. Mais pour des retrouvailles, c'est parfait : cette poignée de chansons sans faute vient de nouveau nourrir notre impatience d'en entendre d'autres. — Valérie Lehoux

| 1 CD Select/Simone Records.

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Marimba del Pacifico

En inscrivant les musiques de marimba au patrimoine immatériel de l'humanité, l'Unesco a fait beaucoup pour revaloriser l'héritage des esclaves marrons qui se sont installés sur la côte pacifique d'Amérique latine au XVIe siècle : en Colombie, la culture de ces communautés noires est reconnue, mais en Equateur, elle est encore largement ignorée, pour ne pas dire méprisée. Rio Mira, projet militant, réunit des musiciens des deux pays, dont Esteban Copete et Larri Preciado, deux joueurs éminents de marimba. Cousin lointain du balafon africain, ce xylophone fait de bois de palmier et de tubes résonateurs en bambou a généré un folklore spécifique encore vivace sur les rives du fleuve Mira. Voilà une version authentique de ces chants polyphoniques doucement guincheurs, avec tambours et maracas pour accompagner les voix euphoriques et le roulement des frappes boisées, qui se confond parfois avec le ruissellement d'une ­rivière : à déguster par temps de canicule, le temps d'une pause de fraîcheur et de joie tranquille. — Anne Berthod

| 1 CD Aya Records/Kartel.

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Everything now

On avait beaucoup aimé le virage dance de Reflektor, précédent album ambitieux d'Arcade Fire, produit par James Murphy, qui faisait honneur à tout le bien que pensait d'eux David Bowie. Intelligent, troublant et singulier, mais emporté par un beat envoûtant. Everything now, malgré des textes toujours sombres et existentiels, ne s'embarrasse plus de nuances et affiche clairement son intention : devenir un blockbuster de pop consensuelle, garni de tubes potentiels, dans un esprit disco new wave 80's en diable. Un croisement savamment orchestré du Discovery d'ELO et du Random ­Access Memory de Daft Punk. Avec ­Thomas Bangalter aux manettes, en ­alternance avec Steve Mackey (Pulp), on songe à Abba (Everything now), aux Pet Shop Boys (Signs of life), à OMD (Put your money on me) et, tiens donc, à Pulp (excellent Good God Damn) tout au long d'un album qui ressemble avant tout à l'oeuvre d'un habile caméléon. Car si Win Butler maîtrise assurément ses sujets (jusqu'au mauvais goût europop de Chemistry), il parvient surtout, dans sa quête d'universalité, à diluer l'identité spécifique de son groupe. Dommage. — Hugo Cassavetti

| 1 CD Sony.

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Juillet 2017
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