Actu musique

17 juillet 2017

Un biopic de Freddie Mercury en préparation avec Rami Malek

Queen à Montréal en 1981 (capture d'écran Youtube) et Rami Malek dans "Mr. Robot" en 2015 (crédit : USA Network).

La production en aura mis du temps pour confirmer le lancement d’un biopic sur Freddie Mercury. Le site officiel de Queen a annoncé que le film sur son chanteur était désormais en préparation avec le réalisateur Brian Singer aux commandes et Rami Malek dans le rôle principal.

Brian Singer est connu pour avoir réalisé presque tous les films de la franchise X-Men ainsi que le cultissime The Usual Suspects en 1995. Quant à Rami Malek, les fans de séries l’auront découvert dans Mr. Robot, interprétant à merveille un jeune hacker aux troubles psychiatriques.

Un film dans les cartons

Intitulé Bohemian Rapsody, ce biopic n’a pas encore de date de sortie arrêtée pour le moment. Le projet a longtemps été laissé dans les cartons faute de trouver un acteur partant et disponible. Selon Consequence Of Sound, l’idée de raconter la vie du chanteur, décédé du sida en 1991, date d’au moins de dix ans. Avant Rami Malek, l’acteur Sacha Baron Cohen figurait parmi les candidats en lice pour le rôle du leader, avant de se rétracter en raison de désaccords entre lui et les membres de Queen. Ces derniers souhaitaient réaliser un film accessible à tous, et donc masquer certains aspects un peu sombres de la vie de Freddie Mercury.

Roger Taylor et Brian May surveilleront l’avancée du chantier en tant que producteurs exécutifs.

Les Inrocks - musique

La liste des folles exigences de Grace Jones en tournée ressurgit sur Internet

Couverture des mémoires de Grace Jones publiée en 2015, "I'll Never Write My Memoirs".

Les exigences des artistes pendant leurs tournées, aussi appelé rider, sont une façon d’apercevoir une partie de leur intimité et de leur personnalité. Sur Twitter, le 10 juillet dernier, un internaute a dévoilé celles de Grace Jones. C’est le compte Commie Des Garçons qui a partagé une photo, très relayée depuis sur Internet.

Grace Jone's rider was regal af. pic.twitter.com/48G5V5Uczx

— Commie des Garçons (@KishWidyaratna) July 9, 2017

La chanteuse, actrice, mannequin et activiste queer a des besoins bien particuliers : dans sa loge, il lui faut des fauteuils avec des accoudoirs et un miroir pour se maquiller : surtout pas éclairé aux néons mais aux ampoules rondes et opaque uniquement. Côté collations, Grace Jones se fait plaisir : six bouteilles de champagne, trois bouteilles de vin rouge et trois autres de vins blancs, des plateaux de sushis, une corbeille de fruits…

Mais un détail a conquis les internautes : les huîtres. Grace Jones demande une douzaine d’huîtres, non ouvertes, parce qu’elle préfère les ouvrir elle-même.

Ces exigences ne sont qu’une toute partie de la liste complète, publiée pour la première fois dans l’autobiographie de l’artistes jamaïcaine aux multiples casquettes, I’ll Never Write My Memoirs parue en 2015. Invitée dans l’émission C à Vous sur France 4 l’an dernier, Grace Jones justifiait la longueur de ce rider : “C’est mon énergie, c’est tout. Cela me procure de la force.” Tout simplement.

Les Inrocks - musique

The Pirouettes : “On adorerait faire un feat’ avec Booba”

Copyright Elodie Gouillier

Nous ne nous étions pas revus depuis la sortie de votre premier album en septembre dernier. Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis ?

Leo Bear Creek – Notre live s’est étoffé. On a enchaîné les dates et aujourd’hui nous sommes beaucoup plus à l’aise sur scène.

Vickie Chérie – On a beaucoup tourné. On kiffe plus la scène qu’auparavant. Nous sommes en train de devenir un groupe de live. Et l’on a deux musiciens en plus : un bassiste et un batteur.

Léo – Le constat de la tournée, c’est que nous avons désormais un public acquis. Nous sommes capables de remplir des salles.

Votre histoire commune a débuté à quelques kilomètres d’ici à Annecy. C’est un moment particulier pour vous de faire un concert ici ?

Vickie – Il y a pas mal de chansons qui ont été écrites à Annecy. On y parle des lacs. Forcément, ce concert avait donc une résonance particulière.

Leo – Je pensais que je rencontrerais des anciens potes de lycée mais je n’ai pas croisé de têtes connues (rires). Ce qui est cool, c’est que l’on a pu faire découvrir la région aux gens avec lesquels on tourne. On a notamment pu traverser le lac en bateau et notre guitariste s’est fait plaisir avec un plongeon impressionnant du haut d’une montagne.

Lors de votre concert à Musilac, vous avez dévoilé un nouveau morceau (“Tu peux compter sur moi”). On a l’impression que votre vie de couple va continuer à être le fil rouge de vos chansons.

Leo – Oui, on va continuer à parler de notre expérience personnelle car c’est là où on se sent le plus légitime. L’amour, c’est le thème le plus universel. Ca me pose pas de problèmes d’être monothématique. Surtout qu’on essaye de le faire de manière différente. Sur notre dernier titre, on évoque les vicissitudes de la vie de couple, les premiers dérèglements aussi. Et l’un finit par retenir l’autre par le bras pour l’empêcher de partir.

Ce n’est pas difficile pour vous d’interpréter publiquement ce qui relève de votre intimité ?

Leo – On a tellement joué les morceaux que l’on n’a plus cette appréhension. On ne fait plus la différence. Mais j’avoue qu’avec ce nouveau titre, les propos sont assez direct et crus et c’était un peu gênant de le chanter en public. Je pense qu’avec le temps, ça va passer.

Comment vous prenez la décision de transformer un évènement de votre vie de couple en chanson ?

Leo – Pour cette chanson, nous sommes partis d’une instru de Lewis OfMan, notre batteur. Les paroles sont venues avec la mélodie comme toujours. Ca correspondait à ce que l’on vivait ensemble sur le moment. On a chacun écrit notre couplet.

Vickie – On arrive pas à bosser ensemble (rires). On bosse chacun de notre coté dans notre petit appart et ensuite on rassemble le tout.

Il nous reste quelques CD et vinyles de l'album à la maison. Pour les commander c'est toujours par ici po.st/carrementcool "Carrément Carrément" élu produit de l'année 2016

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Vickie, maintenant que tu as terminé tes études aux Arts Déco, tu comptes t’impliquer encore davantage dans l’identité visuelle du groupe ?

Vickie – C’est ce que je kiffe faire à la base donc j’espère continuer.J’avais déjà fait toutes les pochettes de l’album et deux clips. Je n’ai pas envie de déléguer ça à quelqu’un d’autre.

Léo – Notre nouveau titre risque d’ailleurs d’être clippé. Ca sera le single de notre nouvel album.

Il y a toujours une forme de candeur et de mélancolie du présent qui se dégage de vos chansons. Comment vous parvenez à échapper à la déprime ambiante ?

Léo – On évite de trop regarder les journaux télévisés (rires).  L’époque est tellement pourrie que c’est important de fermer les yeux, se vider la tête et profiter de la vie telle qu’elle est. Notre moteur reste la volonté de se divertir et de faire plaisir aux gens pour échapper au climat cafardeux.

Vickie – On souhaite que notre musique permette aussi de fuir les contrariétés du quotidien. Après, ça ne veut pas dire que nos chansons ne sont que légèreté.

Léo – On admire les artistes qui abordent des sujets sociétaux de manière sérieuse mais pour l’instant, on ne se sent pas légitime pour le faire.

Vickie – Et puis certains artistes font ça très mal, ça peut rapidement virer au malaise.

Votre prochain album sortira quand ?

Léo –  Aux alentours de mars 2018 si tout se passe bien. Et on compte sur vous pour nous mettre en couv’ (rires).

Vous avez un langage parlé et un ego trip qui ressemblent à ce que l’on peut retrouver dans le rap. Le hip hop continue d’être une source d’inspiration pour vous ?

Léo – Les rappeurs sont les artistes qui font la musique la plus subversive aujourd’hui. Je trouve que Booba est vraiment le pirate de notre société.  Il est ultra capitaliste mais il a sa manière à lui de dire “fuck” à tout le monde. C’est vraiment un artiste très important à nos yeux.

Vous aimez toute sa discographie ou seulement ses premiers albums ?

Léo – Il n’y a pas grand chose que je n’aime pas. Je valide tout.

Vickie – Perso, j’ai tout de même une préférence pour ses morceaux plus chantés avec de l’autotune.

Booba s’est beaucoup réinventé au fil des albums pour rester en haut de l’affiche. Seriez-vous prêt à faire le même genre de concessions avec votre musique ?

Léo – Je trouve ça fort qu’il réussisse à la fois à faire des titres mainstream et indé. C’est quelque chose auquel on aspire, nous aussi. On ne désespère pas de vendre beaucoup de disques un jour (rires). Je n’aime pas trop l’idée de faire des titres pour la radio mais si on doit faire de petits aménagements, on le fera. Mais dans le cas de Booba, j’ai pas l’impression que ce soit le cas. Il dégage toujours la même sincérité.

Vickie – Il donne l’impression de faire ce qu’il veut sans se soucier de plaire forcément au public.

La scène pop française n’a jamais autant apprécié le rap. Comment vous expliquez cette évolution des regards ?

Vickie – On a grandi avec du rap aussi, ça compte. Dans nos amis qui font de la pop, tout le monde kiffe le rap.

Léo – Le rap est devenu mainstream et il faut vraiment être sectaire pour refuser d’en écouter aujourd’hui.

Vous avez envie de collaborations musicales avec des rappeurs ?

Léo – On l’a fait avec Hyacinte sur son prochain album qui sort en septembre. Et pour le notre, peut être qu’un featuring avec un rappeur pourrait être cool. Il y a plein de gens à qui aimerait proposer de bosser ensemble mais je ne sais pas si ça sera possible. On adorerait faire un feat avec Booba mais ça s’annonce compliqué (rires).

Propos recueillis par David Doucet

Les Inrocks - musique

Offrez-vous un premier tour de chauffe avant le Télérama Dub Festival

En 2017, notre festival, qui se tiendra du 4 novembre au 16 décembre dans 7 villes françaises, fête ses 15 ans. Un anniversaire avec la manière, entre basses gargantuesques et skanks acérés. Pour vous en convaincre, découvrez la playlist des artistes présents.

Télérama.fr - Musiques

Malgré les attaques de Roger Waters et la polémique, Radiohead jouera bien en Israël mercredi soir

(Crédits photos : Roger Waters par Daria Slonova, et Thom Yorke par Corrador/Flickr.)

Entre Thom York et Roger Waters le torchon brûle encore. Le fondateur de Pink Floyd a réitéré ses attaques à l’encontre du frontman de Radiohead qui a choisi de maintenir le concert du groupe prévu à Tel Aviv en Israël, le 19 juillet prochain.

Lors d’une interview du comité du mouvement Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) diffusée en direct sur Facebook le samedi 15 juillet, Roger Waters a déclaré :

“Ma réponse à ceux qui disent que l’on devrait s’assoir autour d’un feu de camp en chantant des chansons : non, on ne devrait pas. Nous devons respecter la protestation. Ca vaut pour quiconque serait tenté faire cela, comme nos amis de chez Radiohead… si seulement ils pouvaient s’informer par eux-même. Je sais que Thom Yorke s’est plaint parce qu’il s’est senti insulté.”

Et à Roger Waters de s’adresser directement au leader du groupe d’Oxford : “Mais Thom tu ne devrais pas te sentir insulté”. L’ancien membre de Pink Floyd explique si Thom Yorke comprenait ce qu’il se passe en Israël et en Palestine, il en aurait discuté avec le réalisateur anglais engagé Ken Loach, et lui-même. Selon lui, Thom Yorke a tout bonnement ignoré les mails qu’il lui a envoyé ainsi que ceux du célèbre producteur Brian Eno, le suppliant de rejoindre le boycott d’Israël soutenu par plusieurs artistes depuis une douzaine d’années. “Tu nous a tous ignoré. Tu ne parleras de rien avec personne. Ainsi, cette espèce d’isolement s’avère extrêmement inutile pour tout le monde,” ajoute-il.

“Tu nous tous ignoré, Thom”

Plusieurs fois, Roger Waters, au nom du mouvement BDS, a appelé Radiohead à annuler ses shows en Israël. Des appels laissés sans réponse. La semaine dernière, Thom Yorke a répondu sur Twitter au cinéaste Ken Loach, qui lui demandait d’annuler de choisir son camp :

pic.twitter.com/GV95qCcYoI

— Thom Yorke (@thomyorke) July 11, 2017

Thom Yorke affirme que, selon lui, “jouer dans un pays ne signifie pas supporter son gouvernement.” Il poursuit :

“Nous avons joué en Israël pendant plus de 20 ans, pendant une succession de gouvernements, certains plus libéral que d’autres. Comme nous en avons au Etats-Unis. Nous ne soutenons pas plus Netanyahu [premier ministre israélien] que Donald Trump, mais nous continuons de jouer aux Etats-Unis.”

Une déclaration que Michael Stipe, fondateur de R.E.M a approuvé de son côté, sur Instagram, aspirant à un “dialogue” qui aboutirait à une “solution pacifique”.

Le 12 juillet dernier, l’association pro-Palestine, Artists For Palestine, a publié un communiqué dénonçant la décision de Radiohead : “Thom Yorke a encore une fois encore manqué l’occasion de mentionner la situation des Palestiniens qui souffrent sous le régime d’Israël.” L’organisation avait publié une pétition en avril dernier, demandant à Radiohead de rejoindre le boycott d’Israël, et signée par plusieurs artistes connus dont Thurston Moore de Sonic Youth ainsi que Roger Waters. Mais Radiohead jouera bien à Tel Aviv mercredi soir.

Les Inrocks - musique

Les 8 meilleurs moments du Festival Super Bock Super Rock

Kevin Morby, Festival Super Rock Super Bock 2017

Jeudi 13 juillet 

Côté portugais : Capitão Fausto

Prenez la nonchalance de Mac Demarco, la luminosité des Temples et l’énergie scénique de Metronomy, et vous obtiendrez Capitão Fausto, un groupe à la croisée entre folk et rock indé. Pas de fioritures, mais une vigueur qui ne cessera d’agrémenter chaque morceau du set, faisant de ce live un parfait début de festival qui de plus nous familiarise avec la langue portugaise de la meilleure des façons.

Côté international : Kevin Morby

Tout en légèreté, l’artiste américain prend le relais et, armé de sa guitare et de ses musiciens, proposera le meilleur de son répertoire. Destroyer, 1234 ou encore All Of My Life: tout y est, et malgré une discrétion omniprésente (il ne parlera presque pas du concert), le chanteur n’en reste pas moins l’un des plus talentueux songwriters de sa génération, et sait parfaitement transmettre toutes ses émotions en live. A voir, revoir, et re-revoir, sans hésiter.

Vendredi 14 juillet 

Côté portugais : The Gift

Icônes de la scène indépendante portugaise depuis plus d’une vingtaine d’années, Sónia Tavares et sa bande n’auront aucun problème à enflammer cette deuxième soirée de festival tant la chanteuse irradie sur scène. Comme une sorte de Blondie un peu goth, elle maîtrise complètement l’ambiance du concert de sa voix, tantôt tordue dans les graves, tantôt poussée aux aigus les plus hauts. Déjà célèbre, le groupe touche en live au culte.

Côté international : Future

Minuit : les lumières de la MEO Arena (l’une des quatre scènes du festival) s’éteignent, et l’écran géant s’allume. Des messages d’erreur apparaissent, ponctués du nom de Future, le tout accompagné par une bande son saccadée et confuse. Puis au bout de quelques minutes, tout s’éteint et le chanteur apparaît subitement pour débuter sur Draco. Accompagné par la suite de trois (excellents) danseurs, le concert dépasse la musique puisqu’il ressemblera presque à une pièce de théâtre tant la scénographie est travaillée. La limitation sonore étant visiblement inexistante (et c’est tant mieux), Future fera trembler les murs de l’Arena, et danser les foules jusqu’à l’épuisement. On en ressort épuisés, mais impressionnés.

Samedi 15 juillet 

Côté portugais : Sensible Soccers

Originaires du nord du Portugal, le trio (devenu quatuor sur scène ce soir-là) au nom extrêmement cool n’aura ni besoin de chanteur, ni de leader pour captiver le public : une guitare, une basse et une multitude de synthés, le groupe accompagne de ses nappes le coucher du soleil et nous emporte dans un univers aux mélodies modulaires aériennes et entêtantes. L’une des découvertes les plus fascinantes de ce week-end.

Côté international : Seu Jorge

On continue coté lusophone, mais côté Amérique du Sud cette fois-ci : aux alentours de 23h, c’est au tour de Seu Jorge d’investir l’une des scènes du festival. Seulement accompagné de sa guitare (et de son mug de thé), le Brésilien interprètera pendant plus d’une heure toute la bande originale de La Vie Aquatique, à savoir des reprises de David Bowie en portugais. Malgré de longs discours en portugais entre les morceaux (que nous ne comprendrons malheureusement pas, mais qui semblent amuser toute la foule), le concert sera sublime et intimiste, de bout en bout. Un moment d’une grande douceur.

Mentions spéciales pour moments spéciaux :

London Grammar

Pour la voix d’Hannah Reid, qui semble transformer l’Arena en chapelle le temps d’un instant.

Slow J

Rappeur portugais dont le flow impeccable a scotché un public nombreux et subjugué.

Les Inrocks - musique

U2, 16 juillet au Studio Olympico de Rome, Italie

Premiere partie : Noel Gallagher and The Flying High Birds

Setlist

1 - Sunday Bloody Sunday

2 - New Year's Day

3 - A Sort Of Homecoming

4 - Pride (In The Name Of Love)

5 - Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)

6 - I Still Haven't Found What I'm Looking For

7 - With Or Without You

8 - Bullet The Blue Sky

9 - Running To Stand Still / Hallelujah (snippet)

10 - Red Hill Mining Town

11 - In God's Country

12 - Trip Through Your Wires

13 - One Tree Hill

14 - Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)

15 - Mothers Of The Disappeared

Rappel(s) :

16 - Miss Sarajevo

17 - Beautiful Day / Starman (snippet)

18 - Elevation

19 - Vertigo / Live Forever (snippet)

20 - Miss You (snippet) / Mysterious Ways

21 - Ultra Violet (Light My Way)

22 - One / Hear Us Coming (snippet)

Prochain concert mercredi 18 juillet a Estadi Olimpic de Montjuic de Barcelone, Espagne

U2 France

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