Actu musique

13 juillet 2017

Ray Phiri, figure du jazz sud-africain, est mort

Sa musique fusionnait le jazz, le rock et le mbaqanga, un style venu des townships sud-africains : le guitariste et chanteur Ray Phiri est mort ce 12 juillet 2017, à l'âge de 70 ans. Militant contre l'apartheid, il s'était fait connaître dans le reste du monde grâce à sa participation à l'album “Graceland” de Paul Simon.

Télérama.fr - Musiques

Quand Spotify truffe ses playlists d'artistes fantômes

La plateforme est accusée de payer des producteurs – présentés sous de faux noms d'artistes – pour composer des morceaux. Devenant le seul propriétaire de ces chansons, elle se défait de son obligation de payer des royalties aux musiciens : une manière sans doute de diminuer ses coûts, tout en proposant une offre low cost.

Télérama.fr - Musiques

Entretien post-it avec Vald : “J'adore l'auto-tune et j'adore chanter faux !”

OM ou PSG ? Rap burlesque ou hardcore ? Quel rituel avant de monter sur scène ? A l'occasion du Main Square Festival, le rappeur d'Aulnay-sous-Bois a répondu à nos questions.

Télérama.fr - Musiques

Spotify met-il vraiment en ligne de faux artistes ? Et pourquoi ?

Source : Flickr. Crédit : downloadsource.fr

Derrière les sourires de businessmen redoutables et une position toute puissante sur le marché du streaming, Spotify cacherait donc des méthodes frauduleuses. C’est en tout cas ce que vient affirmer le site spécialisé Music Business Worldwide, accusant la société suédoise d’inclure dans ses playlists les plus populaires (comme “ambient chill”, “music for concentration” ou “peaceful piano”) des œuvres commandées directement à de faux artistes. Longtemps silencieux sur le sujet, Spotify a fini par réagir le 7 juillet dernier, dans un papier publié par Billboard :

“Nous n’avons jamais créé de faux artistes pour les mettre dans des playlists,” justifiait ainsi un porte-parole. “C’est catégoriquement faux, arrêtons ça. Nous payons les redevances pour tous les morceaux et pour tout ce que nous ajoutons aux playlists. Nous ne possédons aucun droit, nous ne sommes pas un label, toute notre musique est licenciée auprès d’ayants droit que nous payons. Nous ne nous payons pas nous-mêmes.”


50 faux noms et des millions de bénéfices

Music Business Worldwide (MBW) aurait pu se contenter d’une telle réponse s’il ne possédait pas en réserve le témoignage de quelques acteurs du music business ou d’un producteur européen qui, sous couvert d’anonymat, avoue avoir conclu un accord avec Spotify pour composer des morceaux sous un pseudonyme – la majorité de ces producteurs fantômes seraient d’ailleurs basés à Stockholm, comme Andreas Romdhane et Josef Svedlund (aka Quiz & Larossi), que certains ont pu entendre derrière les travaux de Kelly Clarkson ou d’Il Divo.

MBW a opté pour la riposte et, le 9 juillet dernier, a publié une liste de faux artistes uniquement présents sur Spotify et cumulant des centaines de millions d’écoutes. Parmi celle-ci, on retrouve ainsi plus de cinquante noms, inconnus du grand public comme des mélomanes les plus pointus – une méconnaissance visiblement logique puisque ces artistes ne possèdent ni Facebook, ni Twitter et ne sont présents sur aucun autre site de musique en ligne. Ce qui n’empêche pas un certain Charles Bolt de cumuler plus de 32 millions d’écoutes avec deux morceaux à peine, et Spotify de comptabiliser plus de 520 millions d’écoutes, soit l’équivalent de trois millions de dollars de royalties.

L’intérêt d’une telle démarche est bien évidemment aisée à comprendre quand on sait que Spotify a dû faire face à 539 millions d’euros de pertes en 2016. Contrairement aux procédés habituels, avec ces titres les bénéfices engendrés par les écoutes vont directement dans la poche de Spotify plutôt que dans celles des artistes ou des labels censés les représenter et gérer leurs droits. Un mode de fonctionnement illégal, mais rentable : en agissant ainsi, l’entreprise suédoise fait baisser ses coûts de licence et le nombre d’écoutes des chansons produites par les maisons de disques, réduisant de fait les royalties dus à ces différentes structures qui, de leur côté, tentent souvent tant bien que mal de faire exister le catalogue de leurs artistes au sein d’une industrie musicale toujours plus concurrentielle.

L’algorithme dans la peau

Les méthodes employées par Spotify en disent également long sur la nécessité aujourd’hui – pour les labels, les artistes ou les services de streaming – de connaître parfaitement les attentes des auditeurs. Et donc de maîtriser les algorithmes et autres données de connexion. Fin 2014, c’est ce qui permettait déjà à Spotify d’annoncer avec ferveur l’éclosion de Benjamin Clementine. Aujourd’hui, le service récolte les données de 140 millions d’utilisateurs, et leur recommande des titres grâce à des algorithmes de recommandation souvent très précis. Ce que ne manquait d’ailleurs pas de rappeler à Libération Brian Whitman, cofondateur de The Echo Net, société américaine spécialisée dans le traitement des algorithmes et proche collaboratrice de Spotify :

“Nous analysons avec précision la musique et le comportement d’écoute des auditeurs, mais aussi de nombreux paramètres concernant leur navigation entre les titres. Cette observation nous permet de rendre nos suggestions de plus en plus précises.”

Lorsque Spotify met en ligne des morceaux sous de faux noms d’artistes, l’entreprise prend donc très peu de risques : elle sait que ceux-ci répondent aux attentes de ses utilisateurs et qu’il y a donc de très grandes chances pour qu’ils soient massivement écoutés. Il est simplement regrettable qu’elle entreprenne une telle démarche au détriment d’artistes réels qui, quotidiennement, peinent à se faire une place au sein de cette foultitude de musiques en ligne.

Les Inrocks - Musique

U2, 12 juillet, a l'Olympic Stadium de Berlin, Allemagne

Premiere partie : Noel Gallagher et les Flying High Birds

Setlist

1 - Sunday Bloody Sunday

2 - New Year's Day

3 - Singin' In The Rain (snippet) / Bad / Heroes (snippet) / Helden (snippet)

4 - Pride (In The Name Of Love)

5 - Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)

6 - I Still Haven't Found What I'm Looking For

7 - With Or Without You

8 - Bullet The Blue Sky

9 - Running To Stand Still

10 - Red Hill Mining Town

11 - In God's Country

12 - Trip Through Your Wires

13 - One Tree Hill

14 - Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)

15 - Mothers Of The Disappeared

Rappel(s) :

16 - Miss Sarajevo / Grundgesetz (snippet)

17 - Beautiful Day / The Passenger (snippet)

18 - Elevation

19 - Vertigo / Rebel Rebel (snippet)

20 - Miss You (snippet) / Mysterious Ways / This Is Not America (snippet) / Young Americans (snippet)

21 - Happy Birthday

22 - Ultra Violet (Light My Way)

23 - One / Rain (snippet)

Commentaires (a venir)

Prochain concert : Samedi 15 juillet a l'Olympic Stadium de Rome, Italie

U2 France

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