Actu musique

7 juillet 2017

Les 8 clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

Damso – Macarena

On l’attendait depuis longtemps, et il est enfin là : Macarena, tube du dernier album de Damso a désormais un clip. L’histoire ? Un triangle amoureux sur un voilier, le tout filmé en noir et blanc. Simple mais efficace, puisqu’il est toujours n°1 des tendances Youtube à cette heure.

JAY-Z – The Story of O.J.

Loin des clips face caméra qu’il avait l’habitude de tourner, JAY-Z s’est cette fois-ci entouré du réalisateur Mark Romanek pour illustrer The Story of O.J., issu de son dernier album 4:44. C’est donc façon cartoon en noir et blanc (ici aussi) que l’on suivra les aventures complexes de Jaybo (Jaybo = JAY-Z), fortement inspirées de la réalité.

Maud Geffray – In Your Eyes (feat. Flavien Berger)

Dans In Your Eyes, les voix de Maud Geffray (moitié de Scratch Massive) et Flavien Berger se rencontrent, se répondent, et c’est déjà magnifique. Mais en plus de ça, le tout récent clip du morceau ne l’est pas moins. Réalisé par Pierre “PYARE” Friquet, il nous transporte dans un univers en 360° au cœur de paysages désertiques. Classe.

Run The Jewels – Don’t Get Captured

Chris Hopewell, ce génie du clip (il a notamment réalisé Burn The Witch de Radiohead) est l’auteur de Don’t Get Captured, vidéo 100% pâte à modeler pour Run The Jewels. Angoissant et engagé, c’est une réussite totale du début à la fin.

Rose Tiger – Look Around

Des synthés eighties, une poignée de dinosaures et des néons fluos : la recette de Look Around par Rose Tiger est aussi cool qu’efficace. Un retour vers le futur idéal pour l’été.

Calypso Valois – Vis à Vie

Il fait chaud, vous ne trouvez pas ?

Jazzboy – Jazzboy

Nouvelle tête de la scène française, Jules Cassignol est à la fois musicien (notamment chez Las Aves ou The Pirouettes), mais il est également Jazzboy, un avatar lancé en solo avec ce premier titre éponyme aux couleurs des années 90. Qu’il s’agisse du clip ou du morceau, c’est complètement zinzin et très prometteur.

Bonus : 

Macklemore feat. Skylar Grey – Glorious

Pour les 100 ans de sa grand-mère, Macklemore nous offre un road-trip en famille beaucoup trop mignon pour ne pas être mis en avant. Non, ce ne sont pas des larmes, c’est juste une allergie au pollen.

Les Inrocks - musique

10 albums de jazz à écouter d’urgence cet été

Le trompettiste Christian Scott rend hommage aux 100 ans du jazz avec une esthétique absolument moderne

Christian Scott, Diaspora

A 33 ans, il a déjà trouvé un son à lui, défini son propre pré carré, qu’il arpente et enrichit à chaque nouvel album. Christian Scott est un phénomène. Son approche esthétique, déterminée par l’ouverture – à la pop, aux boîtes à rythme, à la trap… – et empreinte d’un cool typiquement néo-orléanais, reste toujours singulière, à lui seul. Son dernier projet, sortir 3 albums pour fêter les 100 ans du jazz pourrait sentir la lourdeur mégalo, il inspire tout l’inverse, une légèreté, une modestie et un respect profond pour cette musique. Le second volume, Diaspora, vient de paraître et, là encore, malgré son titre aux résonances douloureuses, c’est de hauteurs et de beautés suprêmes qu’il est question d’abord et avant tout.

Charles Lloyd New Quartet, Passin’Thru

Les plus grands jazzmen ne donnent pas seulement l’impression de devoir jouer tout au long de leur vie, il semble que la musique ait le pouvoir de les revitaliser toujours et que leur dernière expiration sera une bouffée d’immortelle jeunesse. Même le sachant, l’ardeur juvénile dont Charles Lloyd témoigne dans ce disque reste à n’en pas croire ses oreilles. Son souffle parfait plane si haut, avec tant de grâce, tant de joie spirituelle, qu’on croit voir poindre un jour nouveau, radieux, éclatant. Sa nouvelle formation, assurément, a dû être un stimulant, mais ce merveilleux enregistrement live ne peut pas se résumer à cela : il y a là une magie qui ne se dit pas – et qu’il faut absolument écouter. A paraître le 14 juillet.

Grand Orchestre du Tricot, Tribute to Lucienne Boyer

Loufoque et plein d’audace, tricotant son jazz à dada sur le dos, dans des positions licencieuses où la valse tourne à l’envers et où une rengaine d’opérette peut se transformer en manifeste punk, cet album ne ressemble à rien d’ordinaire, à l’image de ses instigateurs, le pianiste anarchiste Roberto Negro, Théo Ceccaldi, violoniste des freaks, ou encore l’épatante Angela Flahault, voix de drageoir aux épices et chair palpitante telle une élégante d’antan. De l’improbable fantôme de Lucienne Boyer, on se préoccupera peu finalement. Car tout est ici recréé, à la façon fracassée d’une mosaïque pleine de farces et attrapes, de ricanements ingénus et de déclarations boudeuses, dans un jeu pur et délicieusement pervers – quelque chose comme une enfance.

DeJohnette, Grenadier, Medeski, Scofield, Hudson

La création de ce super-groupe – l’appellation renvoie au rock des 70’s, mais comment désigner autrement une telle réunion de talents ? – répond à plusieurs envies : fêter les 75 ans de Jack DeJohnette, se faire plaisir à la coule et rendre hommage à la vallée de l’Hudson, splendeur naturelle et berceau de la contre-culture de la côte Est. Le quatuor reprend donc Dylan (avec notamment une Lay Lady Lay reggae), Hendrix, The Band et Joni Mitchell, chaque fois avec la même délicieuse pertinence. Dans ses compositions, il met en avant le swing éclatant de DeJohnette et les rugosités chantantes de Scofield, célébrant la vallée enchantée jusque dans un somptueux envol indien.

Pulcinella, ¾ d’once

Alliage de timbres original, rythmes asymétriques, gaieté en bourrasques, roulades et bastonnades, courses-poursuites et pieds de nez, Pulcinella a volé plus que son nom au facétieux paysan de la commedia dell’arte, il lui a emprunté une esthétique, un art de jouer à la vie. Sa musique bariolée et fantasque accorde dans une explosion de vivacité et de gourmandise les fluidités de l’accordéon, de la flûte et du saxophone aux pulsations organiques de la contrebasse et de la batterie. Et comme la musique reste fine et exempte de vulgarité, on ne voit que de bonnes raisons de se jeter sur cet enthousiasmant 3/4 d’once.

Shahin Novrasli, Emanation

Le jazz de Shahin Novrasli touche d’abord par sa délicatesse, ses mystères. Distingué par Ahmad Jamal lui-même, le pianiste azéri pare ses infimes variations de temps et de lumière de beautés légendaires, le souvenir d’un chant du Caucase pouvant irriguer un solo de piano, ouvrir un dialogue raffiné avec Didier Lockwood ou encore inspirer un jaillissement vocal d’inspiration traditionnelle. Magnifiée par les frappes de cristal d’André Ceccarelli, les battements sourds d’Erekle Kolava et le bourdon fervent de James Cammack, c’est une symphonie du détail, des sensations ténues, d’autant plus addictive qu’elle était inattendue.

Baptiste Trotignon & Yosvany Terry, Ancestral Memories

Yosvany Terry et Baptiste Trotignon partagent l’idée d’une musique à la fois contemporaine et portant l’écho d’autres lieux et d’autres temps, une musique semblable à la trace vibratoire des “mémoires ancestrales”. C’est dans les Caraïbes, peuplées de tant d’histoires, de mémoires et de magies, d’airs et de rythmes mêlés, que les deux hommes ont tiré l’inspiration de leur dialogue en quartet. Aux dynamiques puissantes et à la suggestion mélodique du pianiste français répondent les accents écorchés ou malicieux du saxophoniste cubain dans une sorte d’alchimie des contraires constamment séduisante.

Giulia Valle Trio, Live in San Francisco

Contrebassiste excessive, Giulia Valle est de la trempe des très grandes musiciennes. Généreuse, fougueuse, attentive aux pulsations dramatiques et aux peintures d’humeurs variées, c’est aussi une compositrice remarquable, dont les thèmes raffinés et empreints de blues suscitent des improvisations haletantes, menées tambour battant avec ses deux comparses, Marco Mezquida (piano) et David Xirgu (batterie). Inutile de résister à ce flot de musique jubilatoire : il emporte tout sur son passage.

Ambrose Akinmusire, A Rift in Decorum : Live at the Village Vanguard

Dense au point de frôler parfois l’asphyxie, la musique d’Ambrose Akinmusire penche pour le trouble plutôt que pour la sérénité, comme chargée de tensions trop absolutistes, voire d’un vertige dépressif impossible à transcender. En live au Village Vanguard, salle mythique où les plus grands noms sont passés et ont enregistré, son quartet assume toutefois une prise de risques qui offre un peu d’air au répertoire présenté. Et tant mieux : l’impeccable technicité est toujours là, mais l’esprit paraît se libérer et avec lui des charges d’émotion nouvelles.

Karin Krog, The Many Faces of Karin Krog. Recordings 1967-2017

Pour fêter les 80 ans de Karin Krog, le label Odin édite un coffret de 6 CDs thématiques parcourant pas moins de 50 ans de carrière. Un choix éditorial judicieux, car la grande chanteuse norvégienne a exploré de nombreuses voies et collaboré avec quantité de pointures (Archie Shepp, Don Cherry, Steve Kuhn ou encore Roland Kirk). Passionnante dans ses cheminements modernistes (l’album New Paths) comme dans ses interprétations de blues et de standards, la dame fait toujours montre d’une parfaite distinction, d’une hauteur exempte de préciosité. En un mot : la grande classe.

P.S : Jazz Magazine a décidé de combler les amateurs de jazz cet été en publiant Les Légendes du Jazz, hors-série consacré à de grandes figures telles que Charlie Parker, Miles Davis, John Coltrane, Sun Ra ou Ella Fitzgerald. Cette belle publication rassemble des articles d’époque dont certains, rédigés par de grandes plumes, constituent aujourd’hui des documents historiques, avec leur lot d’anecdotes et de propos pris sur le vif. Indispensable, donc.

Les Inrocks - musique

Retour sur l’excellente première soirée du Loud & Proud à La Gaité Lyrique

Il y a quelques semaines, on vous donnait neuf bonnes raisons d’aller au Festival Loud & Proud, qui se tient tout le week-end à La Gaité Lyrique. Au lendemain du premier soir, on est déjà conquis. Avec une première salve d’excellents concerts, l’événement ne fait que confirmer sa qualité. Retour sur une soirée aussi déjantée que fascinante.

19h30, la soirée commence avec Lëster (qui remplace le duo Easter, incapable d’assurer le show à cause du bras dans le plâtre de Stine Omar, la chanteuse), puis les deux norvégienne de Smerz. Beaucoup de douceur, parfait pour débuter les hostilités. Un peu plus tard, Moor Mother monte sur scène, et l’on change de registre. Des machines, une voix trafiquée et des hurlements, l’Américaine propose une poignée de morceaux DIY et expérimentaux, et réalise ainsi la parfaite transition avec les concerts suivants. Une artiste à suivre, tant pour ses textes engagés que pour la qualité de ses lives.

Aux alentours de 22h, c’est au tour d’Yves Tumor d’investir la scène de la Gaité Lyrique. De son vrai nom Sean Lee Bowie (oui oui), le jeune artiste débarque sur scène vêtu d’une salopette en cuir, et commence à lancer ses platines. De dos au public, sauf lorsqu’il hurle dans son micro, Yves Tumor sera également accompagné tout du long d’un show lumière époustouflant faisant de son concert une véritable performance artistique. Loin de la douceur de son album Serpent Music, le chanteur s’égosille, fait trembler les murs de la salle et livre un concert au paroxysme de la violence et du grandiose. Impossible d’en ressortir indemne.

Fin de soirée, les premiers rangs restent occupés et attendent Mykki Blanco avec impatience. Les lumières s’éteignent, et son DJ commence à mixer : un quart d’heure plus tard, Mykki entre sur scène coiffé d’une perruque de tresses rouges, distribue quelques fleurs au public, puis commence à rapper. Puis s’en suivra une heure de concert totalement absurde et génial : quand l’artiste n’est pas au milieu de la foule en train de chanter ses morceaux, il détruit une boule à facettes sur scène (devant une équipe technique dépitée, normal), monte sur la table de son DJ, improvise de nouvelles tenues… En bref, un concert magistral ponctué de très belles déclarations (notamment cet hommage aux personnes séropositives, comme le chanteur lui-même).

Et c’est après un parfait DJ set de Rebecca Warrior que la première soirée du festival s’est achevée devant nos yeux ébahis. Rendez-vous ce soir, demain et dimanche pour la suite. On a hâte.

Les Inrocks - musique

“The Rake's Progress” à Aix : splendeur visuelle et frustration musicale

Magicien de l'image, le metteur en scène Simon McBurney nous émerveille en projetant ses visions dans une simple boîte en papier. Hélas, la direction musicale n'est pas à la hauteur de l'imaginaire stravinskien.

Télérama.fr - Musiques

En écoute : Loney Dear nous offre deux nouveaux singles et c’est sublime

Crédit : Daniel Grizelj

Le compositeur et multi-instrumentaliste suédois Loney Dear nous dévoile en exclusivité deux morceaux inédits : Sum (dans une vidéo statique) et Hulls (dans un clip nocturne et introspectif). Ils sont extraits de son septième album (à paraître le 29 septembre prochain) et en écoute ci-dessous :

Pour ce septième disque et ses 15 ans de carrière, le Scandinave aurait pu tomber dans le piège de la redite ou de la course au tube mais il n’en est rien. Emil Svanängen revient sous un autre jour, fermement décidé à se renouveler et à renaître artistiquement, ces deux extraits en étant la preuve. Souvent réduit à un artiste indie pop, il présente ici un ouvrage plus personnel, plus nuancé mais aussi plus sombre, comme il l’explique dans son communiqué de presse :

“Il y a une certaine noirceur inédite dans ma musique. J’ai appris à montrer plus explicitement à mon public mes zones d’ombre, car je n’avais pas envie de paraître plus enjoué que je ne suis.”

Pendant 5 ans, le compositeur travaille sans relâche sur ce disque, et passe par toutes sortes de phases, des transitions personnelles et musicales pas toujours évidentes, une sorte d’adolescence comme ironise Emil :

“Ces années ont été comme mon adolescence, tout simplement. De mes 10 ans à mes 28 ans, je suis resté la même personne. Et maintenant je suis en pleine croissance !”

Loney Dear épure et simplifie son ouvrage, passant du “curry symphonique” à l’innocente “salade de tomate”

Sorti grandi de cette expérience, Loney Dear se sent prêt à prendre des risques et sortir de sa zone de confort. Désormais plus confiant et maîtrisant mieux sa voix, le voilà reparti de plus belle pour (re)conquérir notre coeur : “j’ai appris de mes ténèbres et j’y ai découvert mon magnétisme”. En tant qu’éternel perfectionniste, les chansons de son nouvel album ne suivront évidemment pas la tendance ni la mode, mais ont été écrites “pour durer”. Cherchant à simplifier son art au maximum, Emil compare avec humour ses précédentes compositions à des “currys” où tout était mélangé dans une joyeuse symphonie et son prochain disque à une “salade de tomate”, simple mais non moins savoureuse. Voilà de quoi nous donner l’eau à la bouche, vivement la rentrée !

En concert le 27 septembre au Pop Up du Label à Paris, et à la Philarmonie de Paris le 28 février – dans le cadre du weekend carte blanche à Yael Naïm.

Son nouvel album éponyme sortira le 29 septembre en édition digitale et en vinyle. Disponible dès maintenant en précommande sur Apple Music.

Les Inrocks - musique

Blue Ivy rappe sur un titre bonus de son papa Jay-Z, et Internet s’enflamme

(Captures d'écran du clip "Formation" de Beyoncé, et du live Mrs. Carter au Stade de France sur Youtube).

Avec une maman impériale et un papa producteur et rappeur de génie, la très très jeune Blue Ivy Carter suscite la fascination auprès des fans et des médias depuis sa naissance. Voilà qu’elle déchaîne encore les foules aujourd’hui, une semaine après la sortie de l’album de son père, Jay-Z, 4:44. 

On l’entend rapper sur un des titres bonus, et à seulement 5 ans, elle se débrouille comme une chef. La chanson se nomme Blue’s Freestyle/We et sa performance trop mignonne, qui ne dure que quelques secondes, a suffit pour rendre complètement dingues les internautes. Ecoutez-donc l’extrait ci-dessous :

Blue's freestyle pic.twitter.com/QrUZdEqj1q

— ㅤ (@jaywnce) July 7, 2017

Beaucoup ont retenu le fameux “Boom Shaka Laka” que l’on entend pendant sa démo, à défaut de comprendre le reste :

"Boom shakalaka everything is shaka everything is faka"
blue ivy is doing it better than your faves

— ㅤ (@thserendipity) July 7, 2017

Sorry but Blue Ivy is the new queen of rap! You can't hear what she's saying halfway through the rap but hey Boom Shaka Laka pic.twitter.com/oLcd0ZWL5R

— #Pisces (@Njabs_Madlala) July 7, 2017

Traduction : “Désolé mais Blue Ivy est la nouvelle reine du rap ! On n’arrive pas à entendre la moitié de ce qu’elle dit mais hé, Boom Shaka Laka”

C’est vrai qu’on ne comprend quasiment rien à ce qu’elle raconte, mais est-ce vraiment important ?

Me trying to learn blue ivy rap pic.twitter.com/kIa5thbOP1

— Ashley (@ashleyyxoxo___) July 7, 2017

Traduction : “Moi quand j’essaye d’apprendre le rap de Blue Ivy.”

Blue Ivy: djdjdjdjdksusnajnsixnsjsnzhs shsnjsjsnsnsn

Me: pic.twitter.com/MBnxt0xUCs

— أسود (@NasMaraj) July 7, 2017

En tout cas, on compte énormément d’enthousiastes sur Twitter :

I'm ready to vote for Blue ivy as best female rapper

— Norea Thobakgale (@Norea_rea) July 7, 2017

Traduction : “Je suis prête à voter pour Blue Ivy comme meilleure rappeuse.”

Parfois franchement trop enthousiastes :

Waiting for someone to call Blue Ivy trash pic.twitter.com/Wqb9wMvz4P

— Alex Rawr! xD (@dingusalex) July 7, 2017

Traduction : “En attendant quelqu’un dire du mal de Blue Ivy : quelqu’un veut se battre ?”

Et priorité à l’actu oblige, le magazine XXL a été obligé de revoir sa une en dernière minute :

Heard Blue Ivy's freestyle and had to fix the cover. pic.twitter.com/SY5LMBDObS

— Cycle (@bycycle) July 7, 2017

Et jusqu’où cette petite fille de 5 ans ira-t-elle à votre avis ?

Blue Ivy needs to come out with a mixtape next year and Asahd needs to produce it. Bout to be LIT pic.twitter.com/3VV84YOIxV

— midnight sapphire (@mynameis_LP) July 7, 2017

Traduction : “Blue Ivy doit absolument sortir une mixtape l’an prochain et il faut qu’Asahd la produise. Ce serait LIT.”

En résumé, Blue Ivy Carter a vraiment mis le feu.

Blue Ivy: Everything a singaaa everything a shacka, everything a shacka. boom shaka laka, boom shaka laka. pic.twitter.com/ZakzacXQdf

— Kazeem Famuyide (@RealLifeKaz) July 7, 2017

James Blake, invité surprise

Trève de plaisanterie, le nouvel album de Jay-Z est désormais disponible sur Apple Music et en vente physique depuis le 6 juillet. Paru sur TIDAL, le vendredi 30 juin dernier, son treizième disque est déjà certifié de platine moins de sept jours.

>>> A lire : “Il est comment “4:44”, le nouvel album de Jay-Z ?”

Le rappeur a dévoilé trois chansons inédites additionnelles, dont le rap de sa fille, mais surtout un morceau en featuring avec James Blake, intitulé ManyFacedGod.

Les Inrocks - musique

Les 7 artistes à ne manquer sous aucun prétexte au Peacock festival

Une précédente édition du Peacock Society (capture d’écran Youtube)

Le Peacock Society est de retour à Paris les 7 et 8 juillet et conviera plus de trente artistes pour l’occasion. Parmi eux, on retrouve quelques monstres sacrés du DJing, de Nina Kraviz à Marcel Dettman en passant par Dixon. Et aussi des artistes plus underground, en partie bookés par deux jeunes crews à la pointe, avec qui le directeur artistique du Peacock, Clément Meyere, souhaitait collaborer : “On a voulu donner carte blanche à des collectifs qui sont représentatifs de ce qu’est la scène parisienne en 2017 : que ce soit Blocaus, un collectif de techno puriste, ou les Fils de Vénus, qui défendent une couleur musicale plus hybride”.

En résulte une belle programmation, centrée sur les musiques électroniques au sens large, dont voici notre top 7 des artistes les plus incontournables.

Carl Craig

En 2008, l’oeuvre du légendaire producteur de Détroit Carl Craig a été adaptée par l’orchestre Les Siècles à la Cité de la Musique. L’artiste a de nouveau collaboré avec lui pour son dernier disque Versus, sorti en mai dernier : un album entre musique électronique et classique qui reprend huit de ses morceaux, dont le banger Sandstorms. Il les interprétera ce soir au festival, accompagné par quatre musiciens jouant du synthétiseur, et du pianiste Francesco Tristano.

Jlin

Après avoir sorti un album néo-footwork impulsif, fougueux, et très réussi plus tôt cette année, Black Origami, la productrice américaine viendra le défendre en live pour la première fois à Paris, samedi soir. Préparez-vous à vibrer au rythme des lignes de batterie frénétiques et à rentrer dans une transe endiablée.

Tommy Genesis

Issue du crew Awful Records basé à Atlanta, Tommy Genesis est la seule artiste hip hop invitée au Peacock festival, avec le rappeur masqué Kekra. Elle est déjà passée plusieurs fois à Paris et ses lives créent toujours l’événement. Ses morceaux Execute ou encore Shepherd ne manquent jamais de déclencher l’hystérie du public.

The Black Madonna

La résidente du Smartbar de Chicago, aussi connue pour ses positions féministes et anti-trump, viendra délivrer l’un des sets house euphorique et fiévreux dont elle a le secret, après un passage très remarqué aux Nuits Sonores de Lyon.

Raheem Experience

Raheem Experience regroupe Mad Rey, Neue Grafik et LB aka Labat (signé chez D.KO), menant chacun des projets solo. Ensemble, ils proposent des lives house teintés de jazz voire même de hip-hop, en se répartissant chacun un rôle (mélodies, basses, lignes de batterie) qu’ils échangent à chaque morceau.

Bamao Yende

Créateur de l’excellent label Boukan Records, qui réinvente la musique de club en mêlant influences grime, house et musique africaine, le producteur de Cergy livrera un DJ set qui s’annonce bouillant et éclectique.

AZF

Figure de la techno underground made in Paris, connue pour ses DJ sets sans compromis et ses soirées Jeudi Minuit à la Java, AZF risque bien de vous retourner le cerveau au Peacock Society avec ses tracks indus’. Ça va barder.

The Peacock Society Festival, du vendredi 7 juillet au samedi 8 juillet, au Parc Floral de Paris. 

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Kiddy Smile: “En tant que noir, c'est encore compliqué d'aller en club”

Figure du voguing, le DJ, producteur, danseur, styliste et auteur du tube house de l'été 2016 présente son premier live au Festival Loud & Proud… Et on a pas fini d'en entendre parler.

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Kazy Lambist dévoile son nouveau single “Shutdown” et vous invite à la Summer House

crédit : Grégoire Alexandre

Après nous avoir fait vibrer sur son premier EP The Coast puis avec son single On Fire, le gagnant du prix découvertes des inRocKs lab 2015 est de retour avec un premier extrait de son futur album. Le titre Shutdown est disponible en écoute ci-dessous et également sur Apple Music :

Avec cet hymne à l’oisiveté, incitant à mettre la clé sous la porte, à faire vos adieux aux rames de métro bondés (et au patron) pour filer à l’anglaise direction la playa, Shutdown va rejoindre sans plus tarder votre playlist estivale. Difficile de résister à ses synthés accrocheurs et à cette voix lascive.

Kazy Lambist vous invite à la Summer House, dans un hôtel particulier de l’ouest parisien

Pour fêter la sortie de ce tube en puissance, Kazy Lambist (alias Arthur Dubreucq) prendra les manettes du nouveau lieu éphémère Summer House mardi 11 juillet prochain dès 19h30. Situé dans l’ouest parisien, cet hôtel particulier et son luxuriant jardin de 400m2 vous accueilleront à bras ouvert pour vous rafraîchir les oreilles et les doigts de pieds.

Au programme : un DJ set du montpelliérain – pour découvrir des extraits de son tout premier album en exclusivité. Mais aussi le producteur rennais Les Gordon (remarqué récemment par la maison Kitsuné), le groupe electro-tonique des toulousain Ruby Cube, et enfin le batteur de formation et parisien Lewis OfMan dont les accords lunaires sauront décrocher la lune pour votre bien aîmé(e). Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

Summer House – Mona Bismarck American Center
Evènement facebook
34 avenue de New York , 75016 Paris
METRO : Alma-Marceau (L.9)
De 19h30 à 2h00

Les Inrocks - musique

PNL, Iggy Pop et Shame enflamment les Eurockéennes de Belfort

Lemon Twigs - crédit : Sébastien BOZON / source : AFP

Pour cette vingt-neuvième édition, peut-être en répétition générale du grand raout d’anniversaire de 2018, Les Eurockéennes de Belfort ont vu large, avec une programmation tous azimuts étalées sur quatre jours. La controverse – sur la présence de Booba ou PNL par exemple – n’ont pas eu de prise sur le public : tout est complet.

Shame : aussi sensuel que brutal, toujours branleur

Sur la ravissante et bucolique scène de La loggia, c’est Serge Bozon qui accueille les premiers festivaliers de cette édition 2017. Puriste et gourmet, le réalisateur ne mixe que des 45 t. Garage, Texas punk ou soul, tous ont en commun leur furie, leur énergie amphétaminée. En coulisses, les Anglais de Shame n’en perdent pas une miette, surexcités de voir plus tard Iggy Pop. Une première pour le groupe, raconte Charlie leur chanteur, dans une année de dépucelages quotidiens : premier concert en Espagne etc (longue liste de pays), premier album presque fini, premier festival sur une presqu’île… Mais puceau du live, certainement pas. En moins de deux ans, le groupe du Sud de Londres a gagné en cohérence et en puissance ce qu’il n’a surtout pas perdu en folie, en affolement, en imprévisibilité… Sec et compact, il s’approprie quarante ans de rock anglais, de Clash à The Fall en un argot de sa génération néant. C’est aussi sensuel que brutal, toujours branleur, alimenté à la morve et la morgue. Mais ça tient désormais la route sur les grandes scènes, malgré une cheville foulée pour ce chanteur rebondissant.

@shamebanduk #eurockéennes2017 #concert #rock #sogood

A post shared by @davi025 on Jul 6, 2017 at 5:46pm PDT

Après l’Angleterre des caves, on passe immédiatement aux USA des honky-tonks avec d’autres habiles détourneurs d’héritage : les Lemon Twigs. Les frangins délaissent déjà le glam rock, pour une revue soul très convaincante, évidée des poses fantasques de leurs concerts de 2016. Sans esbroufe mais avec électricité, ils embarquent le public, très jeune en ce soir où l’on est visiblement venu fêter les résultats du bac.

Une publication partagée par Romain Renard (@romzer88) le 7 Juil. 2017 à 1h55 PDT

Jeu de scène minimal et public maximal pour PNL

Et qui de mieux que PNL pour offrir libération des corps et euphorie des poings levés (pour quelle cause déjà ?) à ce public très majoritairement en dessous de 19 ans ? Et le bruit qu’il fait est phénoménal : 20 000 personnes reprennent en choeur les rimes pourtant si mélancoliques du duo au charisme récalcitrant, au jeu de scène aussi minimal et juste que sa musique. Sur la grande scène, habituée à la pyrotechnie, le dispositif de PNL pourrait sembler chiche, voire négligent. En refusant la surenchère, le show accompagne parfaitement le parti pris radicalement nu de cette musique pauvre et riche en même temps. Rarement a-t-on vu public fêter la vie et sa jeunesse avec un tel abandon alors que la musique est si mélancolique et désossée en un funky squelettique, aussi lente et poisseuse. Le public en sort hagard, hypnotisé par la lenteur fatale de ces slow flows à la torpeur contagieuse. Sans la moindre démagogie, sans le moindre effort de séduction, PNL offre une rasade de sirop toxique, de downers hyper puissants – cette musique dort mais elle ne rêve pas.

Une publication partagée par PNL/MMZ MUSIC (@pnlmmzteam) le 6 Juil. 2017 à 12h15 PDT

Récemment, Iggy Pop participait à une vidéo en faveur de la protection des animaux. Et la protection de la bête qui sommeille en lui, l’Américain en connaît un rayon. Gentleman dans le civil, il libère l’animal (et pas seulement quand il baisse son pantalon) dès qu’il monte sur scène, en des rituels sauvages qui font un peu reculer la jeunesse groggy après le show impassible de PNL. Il faut dire que la bête commence en boule électrique par un I Wanna BeYour Dog toujours aussi dangereux, fulminant. Ici et là, on entend pourtant des pisse-vinaigres mettre en doute l’authenticité du noueux vétéran, se moquant de ses engagements publicitaires – eh, les gars, si vous voulez qu’Iggy ne vive que de sa musique, achetez ses disques ! Il faut pourtant autant de cynisme que de surdité pour s’attaquer à cette carrière en pièce de théâtre aux trois actes – grandeur, gamelle et rédemption. Ce soir, ça a été beaucoup de grandeur, de la malice, quelques ficelles. Mais on peut tout se permettre quand on a écrit des chansons du niveau scandaleux de The Passenger ou Lust For Life, qu’il incarne toujours, des décennies et des cassures plus tard, avec sa voix améliorée de crooner défroqué par l’église des tourments.

Une publication partagée par Brice Robert ????Pro Photographer (@brobpointcom) le 7 Juil. 2017 à 0h59 PDT

En hommage involontaire au concert si magnifiquement triste de PNL, il joue No Fun. Ça boucle la soirée. On croise les garçons de Shame. Ils paraissent plus électrocutés qu’électrifiés par leur expérience nouvelle du jour : se faire botter le cul par leur grand-père.

Les Inrocks - musique

Kanye West vs Taylor Swift : retour sur un clash historique

Le fameux Famous, clip avec ses mannequins de silicone représentant des célébrités, dont Taylor Swift, Kanye West et Kim Kardashian

“Lorsque ma galerie m’a appelé, la ligne était mauvaise, et quand ils ont dit ‘Kanye West’,j’ai cru qu’ils disaient ‘Condé Nast’.” La vie de Vincent Desiderio, peintre réaliste new-yorkais de 60 ans, vient pourtant de basculer. Il faudra un voyage à Los Angeles, une rencontre avec Kanye West et le visionnage du clip Famous avant qu’il ne le comprenne.

Dans cette vidéo, une caméra voyeuse glisse sur les corps nus de stars assoupies dans un lit aux draps blancs – en fait des mannequins en silicone – avant de conclure sur un plan fixe qui évoque clairement son tableau Sleep (2008). Ayant toujours refusé d’être un simple rappeur, Kanye West exporte le sampling bien au-delà des frontières musicales.


Heureusement pour lui, Vincent Desiderio est un chic type qui prend cette citation pour un hommage et ne réclame pas d’argent. “Quand une œuvre d’art sort là-dehors, un flux active et agrandit l’imagination commune”, philosophe-t-il auprès du New York Times. Le peintre relève la présence de Donald Trump et de “stars du hip-hop” (Rihanna et son ex Chris Brown).

Mais pas celle de Taylor Swift. La caméra l’effleure pourtant au moment même où Kanye West prend la parole, goguenard : “J’ai l’impression que moi et Taylor pourrions encore baiser.Pourquoi ? Parce que j’ai rendu cette salope célèbre (putain).”

“Notre vie est une performance artistique en marche”

Alors que le single avait déjà fait scandale à sa sortie en février, les fans de TayTay manquent de s’étrangler en découvrant son clip un beau matin de juin 2016. La réalisatrice de Girls, Lena Dunham – qui la compte parmi ses BFF –, s’empresse de dénoncer sa misogynie sur Facebook : “Je n’ai pas une réaction hip-cool (face au clip) parce que voir une femme que j’aime comme Taylor Swift (ça fait mal de regarder, je n’ai pas pu), une femme que j’admire comme Rihanna ou Anna (Wintour) réduite à une paire de seins en silicone réalisée par un mec de la Valley spécialisé en effets spéciaux, me rend triste et inquiète pour les adolescentes qui regarderont ce clip et qui pourraient ne pas comprendre que cette caméra granuleuse qui a l’air d’errer est un truc de snuff-movie (vidéo mettant en scène le véritable viol/meurtre/tabassage de quelqu’un – ndlr)”

West l’envisage, lui, comme une réflexion sur la célébrité, sans plus de précisions. En réduisant ces stars issues de la politique comme de l’industrie musicale à des amas de chair et en les plaçant en situation de vulnérabilité, le rappeur cherche-t-il à ramener ces dieux des temps modernes à leur condition de simples mortels ? Sa femme Kim Kardashian et lui-même n’échappent pas au traitement : ils posent nus parmi leurs convives. “Notre vie est une performance artistique en marche”, expliquait-il à Vanity Fair au moment de la sortie du clip. (suite…)

Les Inrocks - musique

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Juillet 2017
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