Actu musique

5 juillet 2017

Annie Lennox “découverte” par une radio américaine en… 2017

(c) Britt Berger

“Je pense que j’ai une chance ??!!!” a écrit ironiquement la chanteuse Annie Lennox en légende d’une photo postée sur sa page Facebook il y a quelques jours. Ironiquement, puisque la photo en question est une capture d’un mail provenant d’une radio américaine, pensant découvrir un nouveau talent et lui proposant d’intégrer la programmation musicale de la station. Une belle erreur, puisque la chanteuse opère déjà dans la musique depuis… plus d’une trentaine d’années.

Récompensée au cours de sa carrière par 8 Brit Awards, un Oscar, un Golden Globe et une poignée d’autres trophées, Annie Lennox s’est amusée de ce mail totalement décalé, puis a ensuite réagi plus sérieusement à l’état de l’industrie musicale actuelle dans un commentaire :

Dans ce second post, la chanteuse se désole de la situation actuelle et “encourage chaque jeune artiste à supprimer ce genre de mails”, puis ajoute que “les entreprises qui sortent de nulle part pour soi-disant vous aider, envoient des mails très conventionnels, avec des liens pour finalement payer le droit d’être publié.” Une mise au point bienveillante de la part d’un monument de la musique britannique.

Les Inrocks - Musique

Astropolis, le festival electro le plus cool de France secoue (une nouvelle fois) Brest

Jacques sur la scène de l'Astrofloor, Astropolis 2017. Crédit photo : Maxime Chermat

Aller à Astro n’est jamais anodin. On sait d’avance qu’on va être – très – fatigué après parce que c’est toujours le bordel, mais aussi qu’on va recevoir beaucoup d’amour parce que c’est toujours comme ça, les teufs à Brest. C’était la 23e édition du plus vieux festival de musiques électroniques de France ce week-end, et, comme d’habitude, on a retrouvé l’atmosphère si particulière que s’échinent à développer chaque année les organisateurs.

L’attachement des Brestois à leur festival, leurs qualités qu’on dirait presque intrinsèques pour ce genre d’événement – enthousiasme pas chichiteux, goût du son de qualité, bienveillance envers son prochain à qui l’on offre facilement une bière – corrélés à un line-up faisant revivre l’esprit rave cher à l’esprit du festival font d’Astropolis un événement musical majeur en France. De ceux qui, année après année, construisent un peu plus leur légende déjà bien installée.

Ce n’est pas la journée de samedi – précédée le vendredi soir par un set house de feu à la Carène de The Black Madonna, qui s’impose de plus en plus comme un pilier incontournable de la scène électro actuelle – qui nous a fait changer d’avis. On commence tranquillement en passant place Guérin au légendaire Mix’n’Boules, tournoi de pétanque à la coule animé au son rafraîchissant et groovy du collectif nantais La Station Rose. Qui du Boulic Crew ou des Rois mages – pourquoi pas –  remportera le magnifique trophée prévu pour les gagnants ? On ne saura pas car c’est l’heure de l’Astroboum de Jacques, place de la liberté, dans le centre de Brest. Assurément l’un des moments les plus forts du festival cette année.

Poésie zarb et poule qui couine

L’artiste du collectif parisien Pains Surprises a pour sûr provoqué des vocations, tant son set house en plein air, dansant à souhait, a intrigué les petits venus y assister. “Le club le plus sélect de Brest”, crie Jacques, visiblement ravi d’être là : au fond, avec ses sets agrémentés de sons d’objets du quotidien – mention spéciale pour la grande poule en plastique qui couine ou aux ballons à dégonfler  donnant, dixit une festivalière, “un bruit de baleine” – il est un grand enfant lui-même. Un grand enfant qui a à coeur de partager son savoir : pendant une heure, il propose un moment de poésie zarb, mêlant pédagogie et ludisme – les parents, à côté, semblent eux-aussi apprécier. Sa console est abaissée de façon à être à hauteur des gosses, qui regardent avec fascination les mains de Jacques, lui-même à genou, bidouiller ses machines ou gratter les cordes de sa guitare. Ils dansent à peine tant ils sont hypnotisés, d’autant que l’artiste, sympa jusqu’au bout, offre au fur et à mesure les objets qu’il utilise aux gamins. L’un deux offre à Jacques un avion, ce dernier se met à le faire tourner autour de sa tête. 

Beau rivage. Crédit photo : Maxime Chermat

Il est l’heure d’aller à Beau Rivage, événement incontournable du festival. L’idée est simple : des sets open air, au jardin de la marine, juste au-dessus du port et de la rade de Brest. Il n’est que 17h30 et pourtant il pourrait déjà être 3 heures du matin tant le public est à fond. Les mouettes aussi, enfin surtout les immenses installations à l’effigie de ces oiseaux, pléthoriques à Brest, dont les grandes ailes mécaniques bougent au son des basses. Gros succès en tout cas pour le set techno de la Montréalaise Claire, tout en nuances, qui clôture magistralement ce début de soirée face à la mer. Dans ses lunettes de soleil teintées, le public surchauffé se reflète ; derrière elle, un voilier passe. Des festivaliers dansent sur une luge, d’autres lèvent leur petit chien très haut au-dessus de la foule. On croit entendre l’intro de Crispy Bacon, track mythique de Laurent Garnier, habitué du festival. C’est un beau moment bis.

L’aventure 

C’est vers minuit que l’on se rend au Manoir de Kéroual, là où a lieu la soirée principale d’Astropolis, celle que tout le monde attend parce qu’on sait d’avance qu’elle sera improbable – dans le bon sens du terme. Prendre la navette jusqu’à là-bas, à une grosse vingtaine de minutes de Brest, est déjà une petite aventure en soi. S’en suit le long chemin balisé par de hauts arbres du bois pour accéder aux entrées. Cette année, plan vigipirate oblige, les fouilles sont plus longues que d’habitude. Il pleut un peu, mais ça, on a l’habitude. Mais pas de quoi atténuer l’excitation ambiante : jusqu’à 8 heures, it’s time to dance.

On retrouve d’abord Jacques sur la scène de l’Astrofloor. S’il arbore la même chemise et coupe de cheveux que dans l’après-midi, sa console surplombe cette fois-ci le public, nettement plus âgé et aviné. Mais pas moins euphorique : sa techno “transversale”, organique, constitue une excellente mise en jambes. Quand il entame son tube Tout est magnifique, c’est le feu sous le chapiteau. “Merci, ça fait bien plaiz”, lance-t-il avant de partir. On a envie de lui retourner le compliment.

On reste sur la même scène mater le début du set du british Floating Points, cool mais pas transcendant, avant de se rendre sur celle du Dôme. Sorte de petite capsule blanche de l’espace, elle abrite les artistes programmés sur la scène Tremplin. Ses parrains cette année sont Madben et Yann Lean, duo se produisant sous le blase de Trunkline. Le premier, grande perche et petit protégé d’Astropolis – il est signé sur le label Astropolis Records – fume sa clope électronique tandis que le second danse rageusement. Leur techno vintage jouée à quatre mains sur des machines analogiques semble – à raison – plaire, tout le monde ne réussissant pas à passer sa tête sous le dôme. Idem du côté de la scène Mekanik, dédiée à la techno hardcore. On voit la fin du set de The Mover – Marc Acardipane irl – dont il est dit qu’il inventa le style, en Allemagne, à la fin des 80’s avec son label Planet Core Production. Casquette sur la tête, il alpague des festivaliers de plus en plus survoltés.

Gadoue et tachycardie 

Il est environ 3H, la gadoue pénètre les chaussures et les âmes, mais tout le monde s’en fiche : Manu Le Malin, pilier du festival et programmateur de Mekanik – “le patron”, comme le dit un jeune homme à côté de nous – arrive. Les gens scandent fébrilement son nom : Astro sans Manu Le Malin… ça n’est pas tout à fait Astro. Il propose ce soir un show spécial : un “live visuel”, habillé des images numériques de Dylan Cote et Pierre Lafanechère, du label d’art visuel Oyé. Débutant plus doucement que d’habitude, il finit par envoyer un son très lourd, comme on dit.

On se rend finalement à la Cour, soit la plus belle des cinq scènes avec ses vieilles pierres et son ambiance onirique. Pour l’occasion elle est habillée, tout comme le reste du festival, de fils tendus dans l’espace créés par le collectif Vortex-X à partir de récupération de matériaux industriels. Sortes d’immenses toiles d’araignées sur lesquelles se reflètent les lumières, ces fils enveloppent magnifiquement l’espace. On pense aller voir le duo Karenn, c’est en fait le set d’Objekt sur lequel on tombe : suite à l’évacuation complète de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, les Anglais n’ont pas réussi à arriver à Brest. Il a failli en être de même pour Jeff Mills, et, vu la prestation que livrera le mythique dj de Détroit à l’Astrofloor, on se dit que ça aurait vraiment été la pire nouvelle du jour.

Jeff Mills à l’Astrofloor. Crédit photo : Maxime Chermat

Car le pape de la techno est indépassable : pendant plus de deux heures, Jeff Mills propose un set tout simplement monstrueux, d’une efficacité et d’une beauté sonore inouïes. Le fondateur du mythique label Underground Resistance est accueilli en roi par le public, presque en transe. Le son, d’une “grande pureté” dixit une jeune femme à la fin du set, prend le corps, dans tous les sens du terme : on croit être par moments en pleine crise de tachycardie tant ses basses surpuissantes font vibrer notre cage thoracique. Bam bam bam, la maîtrise et la classe sont totales, l’hystérie aussi, par exemple quand il commence à jouer The Bells. Le visuel participe de cette grâce : des puits de lumière très blanche recouvrent par certains moments plusieurs festivaliers, qui semblent comme touchés par les dieux. C’était sans doute un peu ça.

On termine la nuit avec Möd3rn, toujours sur la scène de l’Astrofloor. Le trio, composé d’Electric Rescue, Traumer et Maxime Dangles, présente un set musclé, aux boucles ultra-rapides, qui bastonne comme il faut. Il est bien plus de 7 heures du matin et pourtant ça ne désemplit pas : rave up! Dehors, il fait déjà jour, il ne pleut presque plus, quelques personnes continuent à faire des auto-tamponneuses – eh oui, c’est aussi ça, Astro. Sur l’un des poteaux soutenant le chapiteau de la scène, on voit que quelqu’un a écrit “la teuf”. Et là, on repense aux derniers mots de Jacques, à la fin de son set, quand il faisait encore nuit : “N’oubliez pas, tout est magnifique.” On se dit que, ce soir-là, il avait raison.

Les Inrocks - Musique

Ne ratez aucun concert cet été grâce à l’appli “Guide des Festivals”

La saison des festoches bat son plein et il est grand temps de s’organiser ! Qui n’a jamais rêvé d’arpenter les routes françaises pour assister aux meilleurs événements musicals de l’été ? Du Binic Festival, aux Eurockéennes de Belfort, en passant à la Route du Rock et jusqu’à Rock En Seine, le choix est large. L’application Guide des Festival des InRocKs avec les hôtels Formule 1 est le parfait outil pour donner une petit coup de pouce dans la préparation d’un roadtrip musical.

Téléchargeable sur l’Apple Store et sur Google Play, cette appli permet aux festivaliers de tracer sur une carte interactive les événements musicaux avec toutes les infos, comme le line-up, l’accès le plus facile et de repérer les hôtels Formule 1 les plus proches, pour passer la nuit tranquille et reprendre la route le lendemain matin.

L’application Guide Des Festivals est disponible gratuitement sur l’Apple Store et Google Play.

Les Inrocks - Musique

La Riviera, le groupe qui réunit la crème de la scène marseillaise

capture d'écran Youtube/La Riviera

C’est l’été, il faut beau, tout ça. Les trois garçons de La Riviera en profitent pour lâcher un single titré Sans lendemain, sorte d’ode à la belle saison et aux ambiances du sud. Le projet rassemble d’ailleurs trois visages bien connus de la scène marseillaise : Simon Henner (French 79, Nasser, Hisbands), Yohan Demeillers (Date With Elvis) et Mathieu Hocine (Kid Francescoli). Dans le lecteur ci-dessous, ils chantent ceci :

“Les étoiles comme témoins
Tes vingt ans ou presque n’arrangent rien
L’été s’achève mais tu ne sais pas
Que la vie est belle même sans lendemain”

Rencontre entre une approche pop, des sonorités folk et quelques divagations electro, Sans lendemain peut d’écouter comme un classique instantané. Le petit sifflement du début rappelle d’ailleurs – un peu – les notes de piano dans Le Sud, le morceau de Nino Ferrer. Les deux titre partagent une lenteur et une douceur qui donnent envie d’y être, dans le sud.

Les Inrocks - Musique

“Pinocchio” à Aix, l'opéra pour tous

Destiné au grand public, le deuxième opéra concocté par le tandem Philippe Boesmans/Joël Pommerat fait plus que tenir ses promesses, et place la 69e édition du Festival d'Aix sous le signe de l'ouverture.

Télérama.fr - Musiques

John Blackwell Jr. : le talentueux batteur de Prince est mort

John Blackwell lors d'un solo de batterie pendant un concert de Prince. (Capture d'écran d'un live sur Youtube)

Il faisait partie du groupe de musiciens de Prince, les New Power Generation. Le batteur John Blackwell Jr. s’est éteint le 5 juillet à l’âge de 43 ans. Sa femme, Yazita Blackwell, a annoncé la triste nouvelle sur le compte Instagram officiel de son défunt mari. Le musicien américain, né à Columbia en Caroline du Sud, luttait depuis 2016 contre une tumeur au cerveau, rapporte le site Consequence Of Sound.

My husband incredible drummer John Blackwell Jr. passed the way peacefully in my company today… https://t.co/b773h5aqCk

— John Blackwell Jr. (@JohnBlackwellJr) July 4, 2017

John Blackwell Jr. était principalement connu pour avoir suivi Prince et le groupe The New Power Generation sur scène et en studio pendant 12 ans à partir de 2000. Il est d’ailleurs crédité sur l’album instrument N.E.W.S paru en 2003, nommé aux Grammys dans la catégorie du Meilleur Album pop instrumental à l’époque.

Avant de jouer aux côtés de Prince, John Blackwell Jr. a côtoyé Patti LaBelle dès 1998, interprète de la reprise disco de Lady Marmalade en 1974, et aura également travaillé avec des icônes de la pop contemporaine. Parmi elles, Justin Timberlake pendant sa tournée FutureSex/LoveSounds en 2008, mais aussi P-Diddy ainsi que le chanteur D’Angelo et sa bande de musiciens baptisée The Vanguard en 2015.

Un hommage émouvant sur les réseaux sociaux

Ce matin, plusieurs artistes lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, tels que Travis Baker, batteur de Blink-182, le groupe londonien Formation, ainsi qu’une des musiciennes et chanteuses de Prince, Nik West.

Will never forget @JohnBlackwellJr. Thanks for showing me how to play. RIP https://t.co/xw9Cm0kgc3

— Formation (@formationmusic) July 4, 2017

Rest In Peace #JohnBlackwell Your legend will live 4ever. One of the best to ever pick up drumsticks. Prayers to family and friends

— Travis Barker (@travisbarker) July 4, 2017

#Prince just got his favorite drummer back and I know John is killing that groove up there. #RipJohnBlackwell https://t.co/uw0U6GQytV pic.twitter.com/rBMXbOC3Y9

— Nik West (@Nikwestbass) July 4, 2017

Tweets by Nikwestbass

Les Inrocks - Musique

Will Butler (d’Arcade Fire) sort un très beau morceau en solo

Capture d'écran du clip "Everything Now"

Surprise ! En plus de sortir au compte-gouttes les morceaux du nouvel album d’Arcade Fire, Everything Now, prévu pour le 28 juillet prochain, le chanteur du groupe, Will Butler, vient tout juste de dévoiler un morceau en solo. Du piano, un chant épuré et rien de plus : la recette d’une jolie ballade, charmante à souhait.

Sorti un 4 juillet (jour de la Fête de l’Indépendance des Etats-Unis), le morceau pourrait apparaître comme une sorte d’hommage, mais Will Butler dément :”Ça n’était pas prévu, mais ça semble approprié“, raconte-t-il sur Twitter. Côté structure, si les couplets sont du chanteur lui-même, le refrain n’est autre qu’un sample du morceau You Got It, de Roy Orbison. Une semi-reprise épurée, idéale pour patienter jusqu’à la sortie d’Everything Now.

Les Inrocks - Musique

Musique à la carte : Lee Scratch Perry à la Philharmonie et Juana Molina au Sonar

Un sorcier du reggae jamaïcain, une sorcière electro argentine. A voir ou revoir en replay.

Télérama.fr - Musiques

A Aligre, Pierre Sauvageot fait dialoguer un orchestre et tout un HLM

Sur les balcons d'un immeuble de la place d'Aligre, à Paris, une cinquantaine de musiciens vont interpréter une “symphonie du vivre ensemble” composée par le directeur Lieux publics, à Marseille.

Télérama.fr - Musiques

Cello sonatas

Schubert, Mendelssohn, Strauss : de ces trois compositeurs, un seul (Strauss) atteignit et dépassa la quarantaine. Son unique Sonate pour violoncelle et piano est vraiment une oeuvre de jeunesse, commencée à 16 ans, et sous forte influence mendelssohnienne. C'est aussi, curieusement, la plus « classique » des trois pièces rassemblées sur cet album. Schubert est sans doute le plus avant-gardiste, qui écrit avant tout pour un instrument, l'arpeggione (compromis entre le violoncelle et la guitare), disparu avant même que la pièce soit éditée, et souvent remplacé depuis, comme ici, par le violoncelle. Chez Mendelssohn, les deux solistes dialoguent quasiment à égalité, et font assaut d'éloquence, de lyrisme et de virtuosité. Sonorité chaude et généreuse du violoncelle, clarté et fluidité des lignes du côté du piano : pas encore trentenaires, Guillaume Bellom et Yan Levionnois partagent un jeu souple et dansant, et semblent respirer d'un même souffle. Notons que Fondamenta prend en compte la diversité des usages en proposant deux versions du programme : un CD « Mobility » pour l'écoute en balade, un « Fidelity » pour les amateurs de beau son. — Sophie Bourdais

| 2 CD Fondamenta.

Télérama.fr - Disques

The Standard Oil Sessions

Armstrong, à la fin des années 40, avait constitué un quintet de grande classe, avec Earl Hines au piano et Jack Teagarden au trombone. On doit à cet orchestre les admirables enregistrements au Symphony Hall de Boston. Voilà que surgit la bande d'une émission de radio sponsorisée en 1950 par la Standard Oil, avec les mêmes Hines et Teagarden, mais aussi une section rythmique non identifiée qui n'est pas celle de Boston et un nommé Lyle Johnson à la clarinette. La session comporte aussi des dialogues bon enfant entre Teagarden, Armstrong et l'animateur. Les morceaux sont puisés dans le répertoire habituel d'Armstrong, en commençant par un Do you know what it means to miss New Orleans plein de nostalgie heureuse. Le trompettiste était alors en grande forme, et le chanteur savait donner de la bonhomie à un jazz new orleans encore créatif. Mais c'est surtout Jack Teagarden, vomi par Boris Vian sous le nom de Théjardin, qui se révèle une fois de plus exceptionnel, un styliste original, aux inventions mélodiques constantes. Le jeu caracolant d'Earl Hines n'est pas en reste. Et Armstrong rappelle une fois encore que le jazz lui doit tout. — Michel Contat

| 1 CD Dot Time Records/Socadisc.

Télérama.fr - Disques

Lindsey Buckingham-Christine McVie

Certes, Stevie Nicks n'est pas de la partie, et pourtant cet album proposé sous la bannière Buckingham et McVie est certainement celui qui se rapproche le plus de l'impeccable canon pop établi par Fleetwood Mac, entre Tusk et Tango in the night, dans les années 80. Et pas uniquement parce que la section rythmique se compose ni plus ni moins de Mick Fleetwood et John McVie ! Ce projet marque le retour improbable aux affaires de Christine McVie, 73 ans, après des années de retrait, avec une collection de chansons pop de facture classique qui contrebalancent parfaitement l'instinct harmonieusement iconoclaste de Lindsey Buckingham sur les autres titres. Mieux, l'Anglaise romantique et l'Américain frénétique semblent se compléter comme rarement auparavant, McVie paraissant, au-delà de sa personnalité affirmée, endosser en même temps celle de la grande absente. Ainsi, les tubes mélancoliques mais ensoleillés s'enchaînent, avec mention spéciale à l'enivrant Red Sun, à l'entêtant Too far gone, au langoureux Carnival begin… A écouter sans modération au volant ou dans son transat. — Hugo Cassavetti

| 1 CD East/West/Warner.

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