Actu musique

26 juin 2017

En écoute : le remix très cool de Temples par Lindstrøm et Prins Thomas

(c) Wikipédia

En mars dernier, les anglais de Temples sortaient leur second album Volcano, dans lequel figurait Born Into the Sunset, un morceau savamment psychédélique et solaire, comme ils savent le faire. Mais aujourd’hui, c’est loin de leurs habitudes musicales que l’on retrouve le quatuor, puisque ledit titre connaît une nouvelle jeunesse. Ecoute.

Retravaillé par les deux producteurs norvégiens Lindstrøm et Prins Thomas, c’est sous des sonorités dance quasiment disco que le titre réapparaît : rien à voir avec ce que le groupe peut créer mais furieusement addictif, le remix du duo réinvente Temples pendant quelques minutes avec talent. A conserver pour les playlists estivales.

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Vidéo : Joe Budden fait sortir les trois Migos de leurs gonds

Migos VS Joe Budden (capture d'écran Youtube)

Migos a remporté deux trophées dimanche 25 juin dernier aux BET Awards à Los Angeles, qui récompense des personnalités afro-américaines du monde du sport, du divertissement de de la culture. Ils se sont imposés dans les catégories “meilleur groupe”, et “meilleure collaboration” pour leur single Bad and Boujee, en featuring avec Lil Uzi Vert. Un triomphe qui risque d’être rapidement oublié, au profit de leur altercation lors d’une interview pour le site spécialisé Complex qui s’est déroulée avant le show, menée par l’ancien rappeur Joe Budden et DJ Akademiks.

La tension commence à monter lorsque ce dernier demande à Takeoff, l’un des membres de Migos, s’il ne se sent pas “mis à l’écart” du fait de ne pas avoir rappé sur leur plus gros hit, Bad and Boujee. L’intéressé réplique : “Est-ce que j’ai l’air de me sentir mis à l’écart de Bad and Boujee ?“. DJ Akademiks tente ensuite de calmer le jeu : “Même si parfois vous ne vous voyez pas, vous avancez toujours comme un collectif“.

Deux altercations dans la même soirée

Joe Budden, agacé par la situation, annonce que l’interview va devoir se terminer. DJ Akademiks souhaiterait encore poser quelques questions, mais Joe Budden balance alors son micro par terre et passe derrière la caméra.

Les trois Migos prennent ça pour un manque de respect, se lèvent en balançant leur micro, puis Quavo demande : “Qu’est-ce que tu essaies de faire ?“. Ils semblent à deux doigts d’en venir aux mains quand la présentatrice appelle la sécurité. La suite est coupée par Complex, qui a cependant posté la vidéo sur sa chaîne Youtube. Plus tard dans la soirée, les Migos se seraient aussi embrouillés avec l’équipe de Chris Brown, venu présenter en avant-première le clip de Pie, avec Future.

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Les albums de la semaine à écouter d’urgence

Pochette de"OKNOTOK COMPUTER", et de "Purple Rain", capture d'écran du clip "Rain Come Down" de Vince Staples.

Nouvelle semaine, nouvelles sorties ! Après avoir subi la fête de la musique et les chaleurs estivales à limite du supportable, il est temps d’accueillir la fraîcheur à bras et oreilles grands ouverts. Les nouveautés du vendredi 23 juin sont marquées par les rééditions anniversaires de Ok Computer de Radiohead et de Purple Rain de Prince, mais aussi par le deuxième album de King Gizzard & The Lizard de l’année et les collaborations impressionnantes sur le dernier Vince Staples.

Purple Rain Deluxe – Expanded Edition — Prince

Il y a 33 ans, le génial Prince sortait l’un des albums les plus iconiques de l’Histoire de la musique. Purple Rain, depuis sa sortie en 1984, n’a cessé d’influencer les générations suivantes et s’impose aujourd’hui comme une référence pop ultime. Composée d’inédits enregistrés entre 1983 et 1984 réunis en trois CDs plus un DVD, cette édition étendue a tout de l’objet collector indispensable mais sert surtout d’hommage au précieux héritage de Prince.

A écouter sur Apple Music.

OK COMPUTER OKNOTOK 1997 2017 —  Radiohead

Cette année, le groupe anglais fête les 20 ans du disque le plus culte de sa discographie. Ok Computer bénéficie d’une réédition surtout destinée aux fans de la bande de Thom Yorke, avec des morceaux connus en concert tels que le fameux I Promise ou l’excellent Lift qui aurait pu devenir le tube de leur carrière s’il avait figuré sur la version originelle de Ok Computer.

A écouter sur Apple Music.

Murder of the Universe — King Gizzard & The Lizard Wizard

Les spécialistes australiens du kraut-psyché-acid rock se sont lancés un sacré défi en cette année 2017 : un disque concept long de quatre à cinq volumes qu’ils envisagent sortir successivement mais tous dans la même année. Voici son premier chapitre, Murder of the Universe qui s’avère aussi être le second album depuis janvier dernier. Avec les King Gizzard, le psych-rock a encore un bel avenir devant lui.

A écouter sur Apple Music.

Big Fish Theory — Vince Staples

Après son album Summertime ’06 et l’EP Prima Donna, le rappeur de Long Beach est de retour avec un deuxième LP toujours aussi sombre, dans lequel il déballe son flow désabusé aux côtés de guests prestigieux comme Justin Vernon, ASAP Rocky, Kendrick Lamar, Damon Albarn ou encore Flume. Les prods sont plus électroniques qu’auparavant, plus expérimentales aussi, mais restent anxiogènes et oppressantes. Et le résultat sublime.

A écouter sur Apple Music.

Grateful — DJ Khlaed

“Grateful” (“reconnaissant” en français), le producteur originaire de la Nouvelle-Orléans a de quoi l’être, puisque Beyoncé, Rihanna, Drake, Gucci Mane, Jay Z, Nicki Minaj, ou encore Future ont accepté de collaborer avec lui sur son 10ème LP. DJ Khaled a d’ailleurs profité de l’occasion pour célébrer la naissance de son fils Asahd, qui a maintenant huit mois, en le faisant figurer sur la pochette du disque.

A écouter sur Apple Music.

Parade #1 — Compilation Only Love Records

Pas encore reconnu mais déjà à suivre, le label Only Love Records a dévoilé sa toute première compilation dédiée à la folk. Les dénicheurs de talents basés à Poitiers, qui ont signé The Sunflowers, présentent dix artistes, français et étrangers, qui s’inscrivent tous dans un genre qui dépasse les limites du folk ordinaire. A retenir sur cette compilation : le groupe formé à Budapest Platon Karatev, le quintet poitevins Starving Woodchucks et le duo Magic Magic Roses, débarqué de San Francisco.

A écouter sur Apple Music.

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Chance The Rapper salué par Michelle Obama lors des BET Awards

Capture d'écran du speech

Surprise de taille ! Cette année, à l’occasion de la 17ème édition des BET Awards (prix récompensant les afro-Américains et autres minorités dans le divertissement), l’un des nominés s’est vu triplement récompensé. Vainqueur dans les catégories Meilleur Nouvel Artiste et Award Humanitaire, Chance The Rapper est non seulement reparti avec ses statuettes, mais également avec un speech de Michelle Obama herself.

Michelle Obama message for @chancetherapper @ the #BETAwards pic.twitter.com/HHgQyWBlmr

— New Life (@LordBalvin) 26 juin 2017

Après un hommage dédié au rappeur Jay-Z par son mari et ex-Président des Etats Unis la semaine dernière, l’ancienne Première Dame des Etats-Unis prend cette fois-ci la parole et livre quelques anecdotes adorables (“Nous connaissons Chance et sa famille depuis que c’est un tout petit rappeur”), puis remercie l’artiste pour son engagement auprès des jeunes de Chicago (“Chance montre aux jeunes qu’ils comptent, qu’il y a quelque chose en eux qui mérite d’être exprimé, et qu’ils ont tant à apporter à leur communauté et à leur pays”). Un très beau discours, pour une très belle victoire.

En effet, Chance The Rapper s’est largement illustré dans la solidarité et l’aide à l’éducation, puisqu’il a entre autres fait don d’un million de dollars aux écoles publiques de Chicago, ou encore donné un concert gratuit pour inciter les jeunes à aller voter. Un award amplement mérité, donc.

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Siboy, le rappeur cagoulé dans l’ombre de Booba

Siboy (© Keffer)

Quand on retrouve Siboy, il est en plein shooting photo rue Legouvé, à Paris. Et il semble à l’aise avec l’exercice. Sous le regard amusé des passants, il enchaîne les poses en prenant les devants, joue avec l’objectif en plaçant sa tête de travers, exhibe ses grillz argentés… le tout en cagoule et veste militaire.

Après avoir sorti sept clips qui ont dépassé le million de vues sur Youtube, l’artiste de 27 ans sort son premier album Spécial ce vendredi 30 juin chez 92i, le label fondé par Booba. Bien qu’il soit habité dans ses vidéos, comme dans Eliminé où il se présente en boucher sanguinaire, couteau en main, on découvre avec surprise un type plutôt affable hors micro.

Beatmaker pour Seth Gueko

Alors que Paris et Marseille se disputent le trône du rap game français en 1991, avec le clash NTM versus IAM, Siboy vient tout juste de naître à Brazzaville. Sept ans plus tard, ses parents fuient la seconde guerre du Congo, et débarquent à Paname sans ressources.

On dormait dehors avec le daron et la daronne, ou dans les bouches de métro parce qu’il faisait plus chaud, se souvient Siboy. Après ça s’est amélioré, l’Etat nous a envoyé dans des hôtels.

Sa famille déménage sans arrêt, sans se fixer nul part. “Je n’avais pas de potes quand j’étais petit, détaille le rappeur. Parce que je n’avais pas le temps.” Puis ses parents parviennent à s’installer à Mulhouse, en Alsace, alors qu’il est adolescent.

Biberonné à la trap d’Atlanta, l’artiste se passionne pour le beatmaking. Ses instrus sombres et agressives ont un certain succès, et il collabore avec Kozi, Kennedy ou encore Seth Gueko.

Le jeune homme produit dans l’ombre, et ce rôle lui convient bien. C’est lorsqu’un de ses potes rappeur oublie “son matos” chez lui qu’il se décide à franchir le pas. Il enregistre quelques punchlines et se découvre un flow. C’est le déclic.

Siboy (© DR)

Sous l’égide de B20

Pour conserver son anonymat (il ne veut pas se faire aborder par des inconnus dans la rue), il enfile une cagoule dès son premier clip, O’Yebi (2014), et efface certaines traces du passé :

On voyait ma tête sans cagoule dans au moins 4 ou 5 anciens clips de mes potes qui rappaient (maintenant ils ont arrêté). Je les ai appelé en stress, poursuit-t-il en riant : “S’il vous plaît les mecs, retirez ces clips“. Ils ont joué le jeu, c’était cool.

La cagoule lui permet aussi de créer un personnage, semblable à celui de Kalash Criminel, lui aussi d’origine congolaise. Et de se lâcher encore plus qu’à l’ordinaire : “Déjà à la base, sans cagoule, j’en ai déjà rien à foutre, explique Siboy. Mais je pense qu’avec la cagoule ça accentue un petit truc, inconsciemment. Surtout au niveau des clips, au niveau visuel. Des fois avec du recul, je me dis que je suis un ouf (rires).”

Rapidement, sa carrière décolle. Houda Benyamina, la réalisatrice de Divines, séduite par ses tracks sombres et agressifs, décide d’intégrer son morceau Enemy dans son film, et l’invite même à y faire une apparition. Mais son vrai tremplin il l’obtient grâce à Booba, qui croit en lui et l’aide à acquérir de la notoriété, après Shay ou encore Benash. Il l’invite à rejoindre son crew, le 92i, lui propose un feat sur son morceau Zer, puis pose lui-même un couplet dans un single de Siboy, Mula.

“On se parle souvent, confie le rappeur de Mulhouse. Il me donne des putains de bons conseils, il a vraiment un regard d’ensemble sur la musique. Il y a des morceaux, il va me dire ‘celui là, à revoir…‘. Il a 20 ans de métier et une très bonne oreille.”

De l’ombre à la lumière

Sur son nouvel album, que nous avons pu écouter, le rappeur ne se contente pas d’aligner des compositions trap. Il étend sa palette vocale et stylistique, et se permet quelques morceaux chantés, plus lumineux. Sans signer aucune prod lui-même :

J’avais de très bons beatmakers, du coup je me suis dit que ça ne servirait à rien que je me prenne la tête a faire des instrus, précise le rappeur. Et il y aurait eu toujours la même couleur. Je voulais que ça varie, qu’il y ait du clair et du sombre…

Il y même un titre afrotrap, Mobali, qu’il a écrit en vingt minutes : “Benash m’a fait écouter la prod, j’ai tout de suite accroché. Je l’ai regardé, j’ai dit : ‘ J’ai un truc sur ça, j’ai un truc’. Je tremblais. J’ai posé le refrain, c’était vraiment instinctif.”

Malgré son look de braqueur, Siboy a un côté kidult : il fait ce qui lui passe par la tête sans se poser de questions, vit dans l’instant et ne regarde pas en arrière (il balance un “à l’ancienne” dès qu’il parle de quelque chose qui date d’il y a plus de deux ans).

Son tempérament impulsif fait écho à son processus de création. Il invente ses paroles spontanément, porté par les sons que ses beatmakers lui envoient. Et bien qu’il avoue être fan de films plutôt candides comme Harry Potter, ou Le Seigneur des Anneaux, ses textes sont trashs et sans autocensure. Ils parlent souvent de cul et ne sont pas toujours tendres, comme dans BQC :

“Bébé crois pas j’te kiffe
Ton boule est trop skinny
Ton boule est trop skinny
J’te casse le dos si j’te punis”

La semaine dernière, Siboy a révélé le clip de Téléphone, issu du LP à venir. En parallèle, il planche déjà sur son prochain disque : “Je suis en train de bosser sur d’autres styles de prod, de trouver un délire qui ne se fait pas. C’est pas facile. Si ça doit prendre du temps, ça prendra du temps.” Etre imprévisible, ça se travaille.

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A suivre : The Yokel, le groupe folk qui chante des odes à la joie de vivre

Capture d'écran du clip "Anthill & Shovel" de The Yokel.

S vous n’avez pas fait le deuil de Mumford & Sons qui a renoncé à jouer de la folk franche, vous allez sûrement vous consoler dans les bras du sextet lorrain The Yokel.

Formé sur le modèle d’Angus et Julia Stone ou de Civils Wars, le groupe lorrain n’était qu’un duo au départ : Lulu et Tibo, deux messins se lancent sous le nom de The Yokel en 2010. Une guitare, une voix et peu de productions leur suffisaient à l’époque. Ils sortent deux EP dans la foulée, The Yokel’s Puke en 2011, puis Brain Dead Storming un an plus tard qui manquent tous deux un petit peu de consistance.

Orchestre et bonjo

C’est la rencontre avec Damien au bonjo qui change l’histoire du groupe. Aujourd’hui, la famille s’est agrandie pour accueillir trois autres musiciens et chanteurs originaires de Metz et ses environs. Désormais, la contrebasse de Geoffrey Duthilleul, la trompette de Denis Zielinski, le violon d’Aziliz Massot ont permis de consolider un style que tous défendent avec conviction, sur scène notamment. Après s’être essayé à quelques tremplins, ils ont assuré plusieurs festivals (Sofar Sounds à Paris, ou Le Jardin de Michel à Toul) ainsi que les premières parties de Moriarty et Frank Turner. Sur Youtube, on découvre aussi de jolies sessions acoustiques confidentielles :

Folk, blue grass, country, les étiquettes apposées sur The Yokel sont nombreuses. Le coeur de Lulu penche pour Bon Iver, celui de Tibo et Damien pour le hardcore, Aziliz vient d’un milieu classique et Denis de la musique festive. Nous, on entend surtout des harmonies à foison et des refrains chantés en chœur, forts d’une voix féminine grave et maîtrisée et d’une autre masculine, rauque et nasillarde à la fois.

Depuis deux ans, la bande au complet travaille sur son premier disque, Here Comes the Wild, attendu le 19 septembre. Avec en aperçu, le single, Anthill & Shovel, convaincant et bourré de vie, à l’image du groupe. Et autant que son clip, il refile des envies d’automnes interminables et de joyeuses soirées au coin du feu.

A suivre sur Facebook et Twitter et en concert au Cabaret Vert, le 27 août et le 23 septembre à Metz.

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Jay-Z lance un appel à l’action sociale dans une lettre ouverte poignante

Jay-Z lors d la conférence de presse de présentation du documentaire sur l'affaire Kalief Browder (Capture d'écran Youtube)

Shawn “Jay-Z” Carter, rappeur/ producteur américain de renom et mari de Beyoncé, s’est exprimé dans les colonnes du Hollywood Reporter, le jeudi 22 juin dernier. De sa main, il a écrit une tribune dans le but de sensibiliser les consciences et les pousser à lutter pour un monde plus juste.

“Le pouvoir d’une seule voix est fort, mais quand il s’agit de justice sociale, le pouvoir de toutes voix est imparable. Maintenant, il est temps de reconnaître qu’à travers nos voix, nous pouvons agir et faire changer les choses,” introduit-il.

Cette lettre fait écho à deux histoires tragiques de jeunes noirs américains qui ont perdu la vie. La première est celle de de Kalief Browder, devenu martyr du problématique système juridique et carcéral américain. Le jeune homme de 22 ans s’est donné la mort le 6 juin 2015, après avoir passé trois ans en prison en attendant son procès. La seconde rapporte le destin funeste de Trayvon Martin, ado de 16 ans tué par un policier en pleine rue.

Jay-Z s’est associé en octobre 2016 au producteur de Time : The Kalief Browder Story, la série-documentaire dédiée à l’affaire Browder et diffusée sur Spike. Cinq mois plus tard, le rappeur a annoncé son engagement dans la création et la production d’un film sur Trayvon Martin.

“Le social est une histoire d’empathie”

Dans sa lettre, il rappelle l’enfance de Trayvn, adolescent du Bronx “qui n’était pas un ange” mais “un bon gamin” et qui lui rappelle sa propre condition d’enfant qui a grandi à Brooklyn et qui devait faire attention chaque jour pour ne pas choisir le “mauvais chemin”.

Pour Jay-Z, qui se présente comme un parent et un homme noir, il est essentiel de continuer ne pas oublier l’assassinat de ce garçon, pour que son histoire prenne de plus en plus d’ampleur et ainsi “sauver des générations de gamins de ce même destin.” Et si l’artiste constate les prémices d’un changement dans le système carcéral américain, notamment pour les jeunes, il souhaite que le combat continue sans relâche. Il espère que le nouveau documentaire sur Trayvon saura engager un “débat qui mènera au changement et assurera la sécurité de [ses] enfants”.

“Le social est un problème humain. Un histoire d’empathie”, écrit Jay-Z à la fin de sa lettre avant de conclure :

“Regardez ce qu’il se passe autour de vous et dans vos quartiers et vos villes. Pensez petit, et vous pourrez faire de choses bien plus grandes.”

La tribune est à lire en intégralité en anglais ici.

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U2, 25 juin au Gilette Stadium de Foxborough, Boston dans le Massasuchetts

Première partie The Lumineers

Setlist

1 - Sunday Bloody Sunday

2 - New Year's Day

3 - Bad / America (snippet)

4 - Pride (In The Name Of Love)

5 - Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)

6 -I Still Haven't Found What I'm Looking For

7 - With Or Without You

8 - Bullet The Blue Sky / America (West Side) (snippet)

9 - Running To Stand Still

10 - Red Hill Mining Town

11 - In God's Country

12 - Trip Through Your Wires

13 - One Tree Hill

14 - Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)

15 - Mothers Of The Disappeared

Rappel(s) :

16 - Miss Sarajevo / The New Colossus (snippet)

17 - Beautiful Day / Dream On (snippet)

18 - Elevation

19 - Vertigo / It's Only Rock 'n' Roll (But I Like It) (snippet)

20 - Ultra Violet (Light My Way)

21 - One / Hear Us Coming (snippet)

22 - The Little Things That Give You Away

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Prochain concert mercredi 28 juin, E. Rutherford, New Jersey MetLife Stadium, Etats-Unis

U2 France