Actu musique

17 juin 2017

Le rappeur Loyle Carner, fan de Liverpool, a écrit un morceau sur… Eric Cantona

Le voyage intérieur du Londonien de 22 ans est la chose la plus puissante qui soit arrivée au rap anglais depuis Kate Tempest.

Télérama.fr - Musiques

Le guitariste de la Garde républicaine est invité au concert de Noel Gallagher et U2

Jean-Michel Mekil, sous-officier de la Garde républicaine, reprenant "Don't look back in anger" d'Oasis, au Stade de France, le 13 juin 2017 (© Capture d'écran YouTube)

Mardi 13 juin, il faisait vibrer le Stade de France en reprenant à la guitare électrique “Don’t look back in anger” du groupe Oasis, avant le coup d’envoi du match amical entre l’équipe de France et l’Angleterre. La séquence, remplie d’émotion, avait fait le tour du monde sur les réseaux sociaux. Jean-Michel Mekil, le sous-officier de la Garde Républicaine vient d’être invité au concert de Noel Gallagher (ancien co-leader d’Oasis) et de U2, qui se tiendront au Stade de France les 25 et 26 juillet prochain. Deux artistes dont il est fan. Noel Gallagher jouera lors de la première partie du groupe irlandais.

“C’est extraordinaire !”

Repris en chœur par les 2345 supporters anglais, ce fut le moment le plus poignant de cet hommage aux victimes des attentats survenus récemment à Manchester et à Londres. Emmanuel Macron et Theresa May étaient également présents.

“C’est pas vrai ? C’est extraordinaire ! Etre dans le public pour écouter leurs chansons c’est tellement énorme !”, s’est réjoui Jean-Michel Mekil auprès de l’AFP, qui nous apprend que le sous-officier a plutôt l’habitude de jouer du trombone dans l’orchestre de la Garde Républicaine.

Les Inrocks - Musique

De nouvelles dates pour la tournée US

Auteur : Corine/Dead

Allez, c'est parti, comme, on s'en doutait face à la poignée de dates prévue pour les States, U2 remet la gomme et en profite également pour annoncer des dates en Argentine, au Mexique, au Chili et au Brésil… en attendant, d'en faire de même, s'il reste un peu de place, pour l'Europe (wishful thinking !).

JPEG - 137.5 koPartie US

Dimanche 3 septembre - Detroit, Michigan, Ford Field

Mardi 5 septembre - Buffalo, New York, New Era Field

Vendredi 8 septembre - Minneapolis, Minnesota, US Bank Stadium

Dimanche 10 septembre - Indianapolis, Indiana, Lucas Oil Stadium

Mardi 12 septembre - Kansas City, Montana, Arrowhead Stadium

Samedi 16 septembre - St. Louis, Montana, The Dome At America's Center

Vendredi 2 septembre - San Diego, Californie, Qualcomm Stadium

Partie Amérique latine

Mardi 3 octobre - Mexico City, Mexico Foro Sol

Samedi 7 octobre - Bogota, Colombia, Estadio El Campin

Mardi 10 octobre - Buenos Aires, Argentina La Plata

Mercredi 11 octobre - Buenos Aires, Argentina La Plata

Samedi 14 octobre - Santiago, Chile Estadio Nacional

Jeudi 19 octobre - Sao Paulo, Brazil Morumbi Stadium

Samedi 21 octobre - Sao Paulo, Brazil Morumbi Stadium

Voir en ligne : U2.com

U2 France

U2, 16 juin au Papa John's Cardinal Stadium de Louisville, dans le Kentucky

Première partie OneRepublic

JPEG - 134.9 koSetlist

1 - Sunday Bloody Sunday

2 - New Year's Day

3 - Bad / America (snippet)

4 - Pride (In The Name Of Love)

5 - Where The Streets Have No Name / California (There Is No End To Love) (snippet)

6 - I Still Haven't Found What I'm Looking For

7 - With Or Without You

8 - Bullet The Blue Sky / Black Dog (snippet) / America (West Side Story) (snippet)

9 - Running To Stand Still

10 - Red Hill Mining Town

11 - In God's Country

12 - Trip Through Your Wires

13 - One Tree Hill

14 - Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)

15 - Mothers Of The Disappeared

Rappel(s) :

16 - Miss Sarajevo / The New Colossus (snippet)

17 - Ultra Violet (Light My Way)

18 - One

19 - Beautiful Day

20 - Elevation

21 - Vertigo

Source des commentaires : U2Gigs

Ce soir U2 joue à Louisville, dans le Kentucky. Il s'agissait de la dernière date annoncée de la première partie de cette tournée. Ce n'est que le 4e concert que le groupe donne dans cet état et une première dans ce stade. La dernière fois que U2 avait joué dans le Kentucky, c'était il y a 16 ans dans le cadre de la première partie de la tourne Elevation, a Lexington. La tournée originale du Joshua Tree était également passée par cette même ville et ainsi c'est la seconde fois que le groupe joue à Louisville. La première fois ? Il y a plus de 35 ans avec la tournée October, en mars tour in March 1982 !

I Will Follow est la seule chanson jouée dans cette ville lors d'une précédente visite de U2 mais ce n'est plus le cas, ce soir. Pour With or Without You, Bono fait monter un fan sur scène pour la première fois. Trip Through Your Wires est jouée pour la 100e fois, ce soir. One Tree Hill est dédiée au congressiste républicain Steve Scalise, gravement blesse en Virginie par balle. Bono rend également hommage à Gabby Giffords et son époux Mark Kelly, dans le public, ce soir, avant d'entamer ce titre. Ultraviolet est dédié à la mémoire de Jo Cox.

Prochain concert : dimanche 18 juin au Lincoln Financial Field de Philadelphie, en Pennsylvanie.

U2 France

Les 6 clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

capture d'écran Youtube/4AD

Arcade Fire Creature Comfort

Il ne se passe pas grand-chose dans ce clip en plan fixe épileptique, mais Arcade Fire s’est fait une spécialité dans la transformation de n’importe quoi en moment de bravoure et d’élégance. C’est assez fascinant.

The Weeknd Secrets

The Weeknd continue de surfer la vague de Starboy, son gros album paru en fin d’année dernière. Avec le clip du morceau Secrets, réalisé par Pedro Martin Calero, il se met en scène dans une série de plans esthétisants et solidement architecturés. L’ensemble ressemble un peu à une pub de parfum, mais comme toujours avec The Weeknd, c’est plutôt très chic et ça devient, quand même, un peu chelou vers la fin.

Aldous Harding Blend

Dans son nouveau clip, Aldous Harding se lance dans une sorte de parodie de *clip sexy*. Elle est habillée en cow-boy et invente la pire danse du monde. Ça frôle le surréalisme à force de gêne recherchée et de finesse, mine de rien, dans la DA et l’étalo. Une bizarrerie signée Charlotte Evans.

Emmanuel Emo Aube

Inspi jeu vidéo et vidéo 360 pour ce clip realisé par Cedric Rolando pour Emmanuel Emo. C’est très étrange. Mais pourquoi pas.

DJ Khaled Wild Thoughts feat. Rihanna, Bryson Tiller

Eh beh.

Somehow While the Days Go By

Et on termine avec un clip mignon en forme de rom-com adolescente. C’est signé Julien Bengel pour Somehow, groupe à la Smiths dont l’album arrive bientôt sur Toolong Records. Ça sent l’été, tout ça.

Les Inrocks - Musique

Lil Yachty compte devenir le rappeur le plus cool du monde… sans être un rappeur

Lil Yachty dans le clip de Broccoli" de son pote DRAM (source : Youtube)

En ce mardi 25 avril, l’effervescence aux abords de la salle O2 Brixton Academy à Londres est telle que l’on croirait que Jay Z et Kanye West s’apprêtent à débarquer avec Queen B et tout le clan Kardashian. Lookés comme s’il s’agissait de la dernière soirée de leur vie – sans qu’un style ne se démarque en particulier, si ce n’est une insensibilité au froid pourtant mordant – une marée de kids poireaute a priori depuis des heures, tickets en mains, sachets de weed en poche.

A l’affiche ce soir-là : les héros d’une génération, débarqués d’Atlanta. Migos d’une part, attendus comme s’ils avaient marché sur l’eau. Et en première partie  Lil Yachty, 19 ans et déjà au sommet de la hype (que l’on mesure à la belle compilation de portraits publiés sur HighSnobiety, le New York Times, Dazed and Confused, Fader, Paper et bien d’autres, ainsi qu’à ses 3 millions d’abonnés Instagram). C’est lui que l’on est venu rencontrer et qui se classera directement parmi nos pires souvenirs d’interviews (avec la fois où le dictaphone n’a rien enregistré, et celle où l’on a du interroger un acteur taiseux sur son rapport au sexe, mais passons).

@papermagazine Summer 17 Issue.. Blah.

Une publication partagée par KING BOAT #fortheyouth (@lilyachty) le 31 Mai 2017 à 10h16 PDT

L’entretien ne doit pas dépasser les 15 minutes nous prévient-on d’emblée. On essaye d’en négocier dix de plus, sans savoir qu’il nous sera bientôt pénible de tenir un quart d’heure face à l’intéressé. Dire que Lil Yachty a la flemme serait un euphémisme. Alors qu’on finit par l’interroger sur son apparent désintérêt pour nos questions, le rappeur indique d’un geste l’ensemble des personnes se trouvant derrière nous dans la pièce, l’air de dire que ce sont ces press junkets d’adultes qui le gonflent.

Auto-proclamé “Roi des ados”

Peut-être est-ce vrai, peut-être n’est-ce qu’une piec frais dominant la pyramide du cool avec ses désormais fameuses petites tresses rouges et ses fringues soignées. Lil Yachty vise un public bien précis : les moins de 20 ans. Ceux qui ne rêvent que de se marrer au soleil avec leurs potes et de serrer en soirée, bref d’embrasser une insouciance qui n’existe que parce qu’elle n’a pas encore été désignée comme telle.

“Je suis le roi des ados. Je suis le visage de la jeunesse” nous lâche-t-il au bout de deux minutes, tranquille.

Un discours qui forme l’essence de Teenage Emotions, son premier album sorti fin mai sur la major Capitol Records. Clin d’œil aux aprem’ adolescentes passées au ciné, la pochette a été pensée par le graphiste Mihailo Andic, 23 ans, comme un rappel de et un appel à la différence. Lil Yachty, veste rose s’ouvrant sur son torse nu, sourit de son grillz arc-en-ciel entouré d’un couple gay en plein roulage de pelle et d’ados albinos, atteint de vitiligo, obèse ou arborant une crête verte.

D’autres n’y ont vu qu’un grossier coup marketing destiné à draguer le public le plus large possible. Ce n’est pas le cas de Mikki Blanco, qui déclarait à Billboard :

“Je trouve que c’est révolutionnaire pour quelqu’un de son âge avec l’audience qu’il a de créer une telle pochette pour un premier album. Avec ces deux hommes s’embrassant… Je sais que certains dans les cercles radicaux diront qu’il aurait pu prendre deux hommes de couleur, ou qu’il aurait pu choisir ci ou ça. Mais elle est ce qu’elle est, et je pense vraiment qu’elle est avant-gardiste.”

Génie ou imposteur ?

A l’image d’un Kanye West, Lil Yachty agace, déçoit, divise. Surement parce qu’il semble parfois plus attentif au buzz qu’à la création musicale. Chez lui, la musique, loin d’être centrale, n’est presque qu’une simple composante de son personnage, au même titre que ses tresses rouges ou ses grimaces (qui nous rappellent d’ailleurs le lâcher prise très maîtrisé de Mac DeMarco il faut bien le dire). Lil Yachty incarne le cool. Le mec YOLO, sûr de lui, détaché, capable d’appréhender la musique avec une légèreté teintée de second degré comme s’il n’avait jamais eu besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce fût, et surtout pas l’étendue de son talent. Lil Yachty ne se prend pas la tête. Du moins c’est ce qu’il cherche à nous faire croire.

“Je suis toujours un ado. Un esprit libre qui chill. Je ne veux pas trop en faire” nous explique-t-il.

Mais pas de majeur en l’air ici, ni d’envie d’en découdre avec la société, les puissants ou le système, seulement une bonne humeur qu’il souhaite communicative. Le clip de son premier tube 1Night, qui comptabilise plus de 8 millions de vues sur Youtube un an après sa sortie, est une joyeuse explosion pop. La pochette d’album de Sgt Pepper’s y côtoie des émojis, un chaton, une photo de Jay Z et Beyoncé, et des collages dans tous les sens. Les images défilent à une vitesse éclair, histoire que ça frétille et que personne ne s’ennuie.

Lil Yachty esquisse même un début de réflexion méta en insérant quelques plans de lui au défilé Yeezy organisé en mars 2016 au Madison Square Garden par Kanye West. Le jeune zinzin s’était retrouvé debout sur une plateforme des heures durant, refusant de s’asseoir ou de changer de position comme s’il cherchait à relever un défi personnel. Il avait alors déjà lâché 1Night sur Soundcloud, dont la production – comme beaucoup d’autres – est signée de son pote et bras droit Burberry Perry, un autre cool kid rencontré un an auparavant à New York.

Lil Yachty serait-il plus cool kid que rappeur ?

Son amour du style et de l’image est certainement à chercher du côté de son père photographe, qui immortalisa la scène rap d’Atlanta. Lorsqu’on le questionne sur son intérêt pour la musique, Lil Yachty convoque pour une fois un souvenir précis mais paradoxalement dénué de tout rapport à la musique :

“J’étais à l’université et un jour je traversais le campus en regardant autour de moi, les profs, les étudiants, et soudain je me suis dit que je ne voulais pas être eux plus tard. Je perdais mon temps dans un dortoir et j’étais fauché. Le lendemain, je suis reparti à Atlanta et je me suis assuré que les choses se passent pour moi. Désormais je suis heureux, je suis béni.”

Coup de bol, Coach K, vétéran de la scène rap d’Atlanta, fondateur du label Quality Control, ex-manager de Gucci Mane est un vieil ami de son père et lui accorde donc son attention. “C’était comme rencontrer Marilyn Manson pour la première fois, a-t-il plus tard raconté au New York Times. Il a ce look bizarre, mais il n’a pas peur de qui il est. Il le porte avec fierté. J’ai dit instantanément “Voilà, c’est exactement ça.””

Un album de bubblegum trap

Effectivement, Lil Yachty n’est pas qu’un beau filtre instagram qui buzzerait l’espace d’une saison. Une vraie ferveur irradie son visage juvénile lorsqu’il mentionne son admiration pour Kendrick Lamar (“Il défonce tout. Je pourrais l’écouter en boucle toute la journée”) ou Frank Ocean. Et, bien que décousu et trop long (21 morceaux alors qu’on se serait bien arrêté à quinze), Teenage Emotions offre de vrais bons moments de métissages entre pop et trap, une myriade de références brouillonnes et un sens de l’humour certain. Le tout servi par un flow nasillard et traînant qui respire la flemme du fumeur de joint (Lil Yachty se dit pourtant straight edge) et le grommellement du porteur de grillz.

C’est un album surprenant, inattendu presque, qui échappe aux codes du rap pour bâtir son propre univers dans un mouvement idiosyncratique.

Malgré de profondes daubes (Running with a Ghost, la chanson “lente” de l’album et un vrai calvaire), plusieurs morceaux nous font l’effet de bonbons acidulés qui nous picoterait gentiment les oreilles. Peek A Boo tire sa fraîcheur des cris cartoonesques poussés par les excités de Migos invités en featuring. Say My Name profite de sa référence au tube des Destiny’s Child, et Forever Young de son clin d’œil à Jay Z (ou Alphaville, c’est selon). La mystérieuse Lady in Yellow pourrait presque figurer en b.o de Twin peaks avec son instru sensuelle et ses paroles aussi poétiques qu’outrancières :

“Little miss lady in the yellow, hello / Would you like to push pedals through the meadow with me? (With me?) / Little miss lady in the yellow, wassup? / I just got a question, baby, can I fuck on you?”

“Petite miss lady en jaune, salut/Voudrais-tu appuyer sur les pédales à travers champ avec moi ?/Petite miss lady en jaune, quoi de neuf ?/J’ai juste une question, bébé, je peux te baiser ?”

Mais notre coup de cœur va à l’incroyable Bring it Back qui puise son inspiration eighties dans le tube de Simple Minds, Don’t You Forget About Me, b.o du film The Breakfast Club de John Hughes (dont l’esthétique a elle clairement influencé le clip).

Teenage Emotions respire la tendresse et la malice de l’ado qui joue les gros durs mais parle de cœur brisé, sort un premier album avec un détachement feint histoire de ne pas trop morfler en cas de flop. Selon ses dires, Lil Yachty ferait de la “bubblegum trap” (“bubblegum” signifiant à la fois chewing-gum et cul-cul en anglais), et on est complètement d’accord avec lui. Sauf que lorsqu’on l’interroge à ce sujet, le jeune homme sourit d’un air moqueur et lâche : “Je rigolais en disant ça et tous les journalistes l’ont repris.” Touché. Lil Yachty fait le malin, et franchement ça lui va bien.

Les Inrocks - Musique

Quand Iggy faisait l’idiot

Réédition remastérisée des albums mythiques sur lesquels Iggy Pop et David Bowie scellèrent leur pacte au plus chaud de l’année 1977. En première ligne, “The Idiot”, chef-d’œuvre dark et robotique. Sexe, drogues et rock glacé.

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