Actu musique

16 juin 2017

Au secours les métalleux, Gene Simmons de Kiss veut faire breveter le signe des cornes

Le bassiste de Kiss souhaite déposer auprès du Bureau des brevets américain le geste le plus célèbre des metalleux, clamant être le premier à l’avoir utilisé. Ce qui n’est pas si évident…

Télérama.fr - Musiques

Du silence au chaos: revivez la première journée du Sonar

Arca au Sonar Hall

Avant le Sonar, c’est déjà le Sonar. Si le cœur (tambourinant) du festival barcelonais se situe du jeudi au samedi, de nombreux événements viennent s’y greffer en amont et en aval : concerts et DJ-sets spéciaux, expositions, conférences, rencontres professionnelles – sans compter le off pléthorique donnant la possibilité de faire la fête du lundi au dimanche… Une semaine d’immersion totale dans la musique électronique et les arts numériques, voilà ce que permet aujourd’hui le Sonar, à l’approche de ses 25 ans.

Histoire de démarrer en douceur, on aborde cette édition 2017 par un biais décalé, en allant visiter l’exposition Blackout consacrée à Tres, artiste barcelonais (mort en 2016, à 60 ans) dont l’œuvre protéiforme, hautement insolite, traduit une véritable obsession pour le silence. De ses premières frasques dans les années 80 jusqu’à sa mort, Tres a en effet entrepris avec constance de tourner autour du silence (et du vide) et de les figurer de multiples façons : performances, perforations de livres et magazines, interventions dans l’espace public, objets, peintures, photos, concerts avec rien ou presque (notamment le 21 juin), sculptures, etc. Il a, par exemple, réalisé un happening intitulé 3’34”, en hommage inversé au mythique (et mutique) 4’33” de John Cage. Il s’est aussi notablement attaché à briser le silence en faisant de la musique au sein de divers groupes plutôt bruyants, en particulier The Fake Druids – dans une veine post-punk ténébreux.

Présentée au Centre de la Imatge, sur la Rambla, l’exposition réunit de nombreuses œuvres et documents, bien mis en valeur et en perspective par la scénographie. L’ensemble offre un bel aperçu de l’univers de Tres, qui débordait d’inventivité et usait d’un sens de l’humour iconoclaste hérité de Dada et Duchamp – entre autres pères (très) spirituels.

Dans l’arène du Sonar By Day

Après cet échauffement aux confins du silence, on se lance dans l’arène de la Fira Montjuïc, plaça Espanya, où se déroulent les réjouissances du Sonar by Day. Il est 16h, la scène principale – la seule en extérieur – est déjà bien remplie. Vu que le soleil tape fort, on se réfugie d’abord dans le SonarComplex – la scène intérieure la plus expérimentale, installée dans un auditorium – pour découvrir Entropy, projet transversal unissant musiciens (Dopplereffekt, groupe culte de Detroit), artistes visuels (le collectif Anti VJ’s), scientifiques et codeurs. Annoncé comme un voyage immersif à travers l’univers, les étoiles et les galaxies, le truc nous fait plutôt l’effet d’une visioconférence high-tech un peu pompeuse et nous incite à quitter la salle prématurément, avant d’être aspiré pour de bon par un trou noir – ce qui serait vraiment dommage en tout début de festival.


RP Boo en patron

RP Boo

On retrouve joie et vigueur grâce à l’Estonien Tommy Cash qui enflamme le SonarHall à grands coups de hip-hop/trap/grime survolté et encore intensifié par des vidéos déjantées. Hélas, dans cette salle nous sont infligés des jeux de lumière grossièrement tape-à-l’œil qui nous gâchent bien la vue. Sur le reste de la journée, on va bien bloquer du côté du SonarDôme, scène sponsorisée par une boisson énergétique que RP Boo et (surtout) Denis Sulta avaient de toute évidence consommé sans modération, chacun nous ayant servi un DJ-set orienté footwork parfaitement frénétique. On s’autorise quand même une petite escapade sur la scène extérieure pour attraper un bout du mix de Prins Thomas, tout en finesse – ce qui n’est pas toujours le cas sur cette scène…

Au cours de ce premier jour on aura aussi apprécié la vitalité de Princess Nokia flanquée d’un drapeau puerto Ricain sur scène. Une belle énergie qui retombe devant Forest Swords. Le groupe de Liverpool joue gros depuis la sortie de Compasion sorti sur Ninja Tunes il y a un mois. Aux sonorités dub électro, le groupe navigue en solo dans le paysage musical tant leur son parait singulier et unique, tant qu’il en est assez étonnant de les voir sur une si grande scène. Un show en demi-teinte mais une dernière partie captivante l’enchainement des titres : Friend et Highest Flood confirme le large potentiel du groupe, et si c’était eux les successeurs de Massive Attack ?

#forestswords #sonar2017

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Yves Tumor se lache

Sonar a donné la part belle l’avant garde de la musique électronique aujourd’hui avec notamment le live d’Yves Tumor qui vient contraster avec l’ambiance festive du Sonar Village. Véritable performance scénique, Yves nous ramène tout droit au à l’époque du CBGB, se démenant au milieu de la foule, hurlant dans son micro, un amour pour la reverbe, on ne le verra pas sur scène. La prestation remue le public qui s’interroge sur ce qu’il est en train de voir. Le volume est poussé dans ses limites, on ne l’entend presque plus et il disparaît encore une fois et pour de bon. On se demande a quoi ressemblera un live d’Yves Tumor dans cinq ans mais aujourd’hui il est le fer de lance de ces artistes qui brisent les codes de la musique électronique.

Le choc Arca

Paré pour les choc les plus extrêmes, c’est d’un pas assuré qu’on se transporte pour voir le live d’Arca dans la salle obscure du Sonar Hall. Dans le même genre qu’Yves Tumor, Arca est un artiste qui invite à repousser les limites du genre. Après la sortie de Piel cette année on attendait beaucoup de sa prestation ici au Sonar. On assiste alors à quelque chose d’unique qui se révèle plus comme une pièce onirique qu’à un concert véritablement. On ne sait pas bien bien si on est à l’opéra, ou au club tant la musique du jeune vénézuélien perturbe et nous transporte. Déluge de beats fracassants la voix Alejandro apaise avec ses sonorités latines. Sans transition on demande à la salle d’évacuer les enfants pour laisser la part belle aux visuels de Jesse Kanda : apparait alors un fist fucking filmé à la première personne. Arca réapparait pour électriser le Sonar une dernière fois. Dans un un chaos étourdissant cette première journée se termine, et on a très envie de garder des forces pour la suite.

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Dizzee Rascal tease son nouvel album et dévoile des extraits dans une vidéo

Dizzee Rascal dans le teaser de son nouvel album (capture d'écran Youtube)

Dizzee Rascal sortira prochainement un nouveau LP, qui s’appellera sans doute Raskit. Il l’a teasé dans un livestream hier, intitulé 727548 : des chiffres qui correspondent aux lettres de “Raskit” sur les touches des vieux téléphones, comme le pointe le site spécialisé Fact.

Le site internet qui relayait la vidéo se nommait d’ailleurs “Raskit” lui aussi, et on retrouve ce nom à de multiples reprises dans le teaser, par-dessus le portrait d’un jeune garçon qui correspond peut-être à l’artwork de l’album. Le livestream est maintenant terminé, mais vous pouvez le revoir sur Youtube :

16 morceaux au total

On y retrouve le MC de Londres qui rédige ce qui semble être la tracklist du disque, qui comprendrait 16 morceaux, alors que des extraits audio sont joués au même moment. L’artiste rappe ensuite dans de courts passages, qui pourraient être issus de clips à venir. Aucune date de sortie du LP n’a pas contre été révélée.

Découvrez le tracklisting complet de Raskit : 

01. Focus
02. Wot U Gonna Do
03. Space
04. I Ain’t Even Gonna Lie
05. How Bad Do You Want It
06. Make It Last
07. Ghost
08. Business Man
09. Bop n Keep It Dippin
10. She Knows What She Wants
11. Dummy
12. Everything Must Go
13. Slow Your Roll
14. Sicka Dis Shit
15. Way I Am
16. Man of the Hour

Les Inrocks - musique

Vidéo : le live dingue de Princess Nokia au Sónar

Capture d'écran du live

On la savait très douée en concert, elle s’est surpassée en festival. De passage au Sónar à Barcelone, la jeune rappeuse a livré hier un live impeccable, du début jusqu’à la fin. En une trentaine de minutes et avec seulement quelques mots d’espagnol, Princess Nokia a enflammé la foule sans jamais perdre de son énergie. On vous laisse constater juste en dessous.


Princess Nokia au Sónar 2017

Mention spéciale pour cette arrivée en trombe sur son tube Tomboy, qui annonce d’emblée la détermination et le talent de l’artiste. Décidément, Princess Nokia est en passe de devenir une reine du rap.

Les Inrocks - musique

Festival et réédition, en juin partez à la découverte du maloya

Danyèl Waro sera en concert au festival Rio Loco à Toulouse, les 15 et 18 juin. (Crédit : Adam Oleksiak)

En juin, tous dans l’océan Indien. Avant le grand plongeon du 15 au 18, pour le festival Rio Loco de Toulouse, qui consacre toute sa programmation aux musiques de là-bas, on peut préparer le voyage avec deux disques bons comme des guides – spirituels plus que touristiques.
D’abord, la réédition d’un incunable de la musique réunionnaise : l’album Maloya du fier pionnier Firmin Viry (il fut le premier à jouer du maloya en public, en 1959). C’est un impeccable classique, joué et chanté en famille. De la musique dans la cour, de dimanche matin ensoleillé, pour les lève-tôt qui ont un festin à préparer. Quand ces chansons sont enregistrées, en 1998, Viry a déjà quarante ans de maloya derrière lui et il est au sommet de son art terrien.

Quête spirituelle et percussions brûlantes

Mais c’est un autre Réunionnais qui a porté le flambeau du maloya aux yeux et aux oreilles du monde : Danyèl Waro dont Monmon est le septième album studio et l’un de ses tout meilleurs, des plus ardents. Rien de nouveau pourtant, un maloya acoustique, traditionnel, toujours transcendé par le chant intranquille et la quête spirituelle de Waro.

Il n’y a jamais eu grand-chose à jeter, à élaguer, dans les albums de Waro. Et encore moins dans celui-là. Musique de corps et d’âme, de muscles et d’esprit. Ses musiciens affinent la science des rythmes ternaires et la précision des arrangements. Les percussions sont fermement effleurées, dans un geste vif, rapide et dense, comme si elles risquaient de brûler la main du musicien. Et là, on se souvient que Waro pratique la marche sur le feu et qu’il approche la musique pareil.

Les chœurs sonnent particulièrement rond et capitonné, comme une forme de doo-wop pour adoucir le chant écorché, escarpé, de Waro. Cette musique est une braise, un futur incendie que le souffle des chœurs réveille toujours.
Les chansons s’allongent, flirtent avec les dix minutes. Le grand mouvement créole s’entend partout, dans l’origine du maloya bien sûr, mais aussi dans une reprise de Brassens, ou ici et là dans l’évocation du falsetto pygmée, des crotales gnaouas et d’un steel-drum caribéen.

Une musique de la relation plus que des racines, comme l’explique Bertrand Dicale dans son tout récent Ni noires ni blanches – Histoire des musiques créoles, un livre tourneboulant d’intelligence.

Concert Danyèl Waro, les 15 et 18 juin à Toulouse (festival Rio Loco).

Maloya de Firmin Viry (Ocora/Pias) et Monmon de Danyèl Waro (Cobalt/Buda) disponibles sur Apple Music.

Les Inrocks - musique

Songwriter hors norme, l’Américain Michael Nau célèbre l’age d’or de la pop

Crédit : Whitney Mcgraw Nau

Sur la pochette de l’album Some Twist, on aperçoit seulement l’œil droit de Michael Nau; le reste du visage est camouflé sous une bonne couche de gouache empruntée à ses deux enfants et customisé par son ami graphiste Brian. Les couleurs fauves appliquées à cette photo N&B résument assez bien le nouvel état d’esprit de Michael, qui revient avec un deuxième album solo libéré des préceptes folk et un brin poussiéreux qui l’ont jusque ici guidé.

Son orchestration élégante y croise country, soul et pop avec une grande maîtrise. On se roulerait volontiers dans l’herbe en l’écoutant, un verre de rosé à la main et un énorme poil dans l’autre paume. Ce résultat tient sans doute d’une longue quête, celle qui le mènera à la chanson pop, simple et efficace, dont il nous présentait déjà un sublime extrait (Love Survive) sur son précédent disque Mowing. Retour sur le parcours du songwriter.

“A nos débuts, on était sur la route bien 200 jours par an”

Originaire de l’Etat du Maryland, d’une petite bourgade à mi-chemin entre Washington DC et Baltimore, et non loin de l’océan, Micheal Nau est resté fidèle à son patelin et à sa tranquillité (qui reste encore “bon marché”). Encouragé par ses parents, son père guitariste et sa mère chanteuse, le jeune Michael qui rêve de devoir joueur de baseball, passe pourtant le clair de son temps à faire de la musique : “Il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire”.

Il fait ses armes au sein de Page France, un groupe de jeunesse formé sur les cendres de ses années de lycée, entre 2004 et 2008. La bande de copains enregistre un premier disque à la maison, avec les moyens du bord, avant de prendre la tangente pour goûter aux joies du live (et de la bière tiède) : “A nos débuts, on était sur la route bien 200 jours par an ! Et ça a été très formateur ! “

Whitney McGraw, l’amour de sa vie et copilote de tournée

Sa compagne, puis épouse Whitney McGraw le suit dans son second groupe Cotton Jones (2007-2012), où le couple compose en commun de jolis tubes pop folk, encore empreints de l’influence de leurs mentors (Johnny Cash, Bob Dylan) mais charmants. Ensemble, ils parcourent des milliers de kilomètres et se font une réputation qui attire les précieuses critiques de Pitchfork et compagnie.

Depuis, le temps a passé, Whitney et Micheal se sont juré fidélité et ont fondé une famille qui ne leur permet plus vraiment de partir sur la route tous les quatre matins… bien qu’ils aient tenté le coup la première année de leur fiston : “Il a appris à marcher au festival SXSW à Austin. Mais il n’était pas habitué aux longs trajets en voiture et ça l’a rendu fou. Aujourd’hui pourtant, il adorerait recommencer ! (rires)”

Après une pause et une rude remise en question, Michael reprend du service en solo en 2015, laissant de côté la formation Cotton Jones. Même il n’est pas exclu que Whitney et Michael échangent les rôles prochainement, et que sa femme puisse ainsi se lancer aussi dans une carrière solo : “On pourrait inverser les rôles en effet !”

Mowing (2016) : un premier essai en solo réussi et un premier tube Love Survive agitant la toile

Après avoir accumulé des montagnes de démos, il est difficile pour Michael de se remettre au travail. Et douloureux de se résigner à repartir sur la route en solo, en laissant femme et enfants à la maison.

“Beaucoup de temps s’est écoulé et j’avais toute cette musique de côté, sans aucun feedback de ce qu’elle valait. Je n’avais aucune dead line, ni label. Je ne sais pas si c’était vraiment un manque de courage, mais je ne savais plus vraiment quoi faire après tout ce temps.”

C’est finalement un ami, Josh Grapes, qui tient un label dans le Maryland (Yellow K) qui lui vient en aide en égrénant ses dizaines de compositions – écrites initialement pour Cotton Jones et dont certaines ont bien quatre ou cinq ans – et l’aidant à mettre sur pied un premier album en solo, qui donnera naissance à Mowing (sorti en février 2016 en Europe chez Full Time Hobby / PIAS).

“Ce premier disque, ça m’a vachement aidé pour passer au suivant. Et ça m’a débloqué, je me suis senti prêt à continuer.”

Ajouté à la version européenne de ce premier disque, le tube Love Survive, le fera grimper dans les tops d’écoute viraux de Spotify et même playlisté dans l’émission d’Elton Jones via son émission de radio sur Beat1. La machine est lancée ! Une tournée européenne le fait connaître en France (où il est programmé au festival Winter Camp 2016).

Some Twist (juin 2017), l’album de la spontanéité 

Rapidement, il se remet au travail pour pondre un second opus, répondant au doux nom de Some Twist et qu’il bouclera tout juste en début d’année 2017. Assez instinctif et relax, ses chansons suivent les aléas de ses enregistrements variant autant en unité de temps, que de lieu : “Mon enregistrement dépend vraiment de ce que j’ai comme matériel sur le moment” Sans se poser trop de questions, Michael essaye de ne pas intellectualiser les choses. Il ne faut donc pas s’étonner si Some Twist est mis en boîte entre le garage de l’artiste, un week-end passé dans le studio d’un de ses amis dans le Vermont et pendant un jour off de tournée dans une chambre d’hôtel miteuse du Texas (Scatter). L’essentiel étant pour lui de rester spontané : 

“On essayait pas vraiment de s’acharner pendant des heures sur la même chanson, mais plutôt d’en accomplir le plus possible. Je n’arrive pas vraiment à faire autrement, sinon je ne m’en sors pas. Si je me concentre trop sur la chose, au final,  ça ne prend pas!”

Et si son précédent disque pouvait transpirer cette folk dusty et un peu cliché, Some Twist révèle les talents de songwriter et d’arrangeur de Michael, s’affranchissant ici de toutes règles et de ses modèles.

“J’adore le live car on a la possibilité de changer les chansons en permanence. Chercher d’autres moyens de faire. Même si j’ai mes habitudes, j’essaye de ne pas tomber dans ce processus répétitif chanson après chanson, pour finir au même endroit.”

“J’essaye de ne pas prendre les choses trop au sérieux, et de passer un bon moment en enregistrant avec mes amis”

A son écoute, on découvre un album très chill, qui invite au farniente et à la paix intérieure. D’ailleurs Michael évoque en interview un de ses albums préférés, du “gospel hyper puissant, funky avec un chœur d’enfants”, qui n’est autre que Like a Ship (1971) du Pasteur T. L. Barret (samplé par un certain Kanye West et encensé par Radiohead).

On pourra aussi dodeliner de la tête et du bassin sur le titre The Load, non sans rappeler la musique calypso et le génial Coconut d’Harry Nilsson : “je l’adore, c’est un de mes artistes préférés !”. Pour aboutir à ce disque qui ne manque pas de panache, mais qui reste léger du début à la fin, Michael avoue avoir laissé plus de libertés à ses musiciens :

“J’essaye de ne pas prendre les choses trop au sérieux, et de passer un bon moment en enregistrant avec mes amis musiciens, quitte à devenir seulement un passager sur certaines chansons, où je joue de la guitare uniquement.”

On se régale aussi des voix féminines invitées dont celle de sa femme Whitney et de ses amies sur Oh You Wanna Bet et Lights that ever. Cette féminité apportant aussi un certain message d’espoir, indispensable aux yeux de Michael :

“J’essaye d’être plein d’espoir. J’en ai besoin. Ça fait du bien de les chanter, en ces temps sombres. Même si parfois, j’ai l’impression que ça sonne faux d’être aussi positif, parce que c’est dur de vraiment se sentir ainsi de nos jours.”

spirit vox

A post shared by michael nau (@mnau) on Jan 14, 2017 at 1:11pm PST

Un producteur et arrangeur en herbe

Symptomatique de sa passion pour la composition, Michael se félicite de la piste instrumentale, sobrement baptisée Twelve. Ces respirations sans chant, lui permettent, nous explique-t-il, “de tester du nouveau matériel ou de nouvelles techniques” et nous ouvrent la voie de son studio d’enregistrement, un terreau fertile d’où naissent les chansons.

“Un jour, je ferai surement un album avec uniquement des morceaux instrumentaux. Pour être sincère ce sont mes titres préférés.”

Il nous laisse ainsi entrevoir ses talents de producteur et d’arrangeur, un rôle qu’il aimerait volontiers exercer plus souvent : “J’adorerai produire d’autres artistes. J’aime vraiment ça, et ça me changerait d’écouter seulement ma propre voix (rires) !”

Une manière de nous prouver que ce gars de la campagne a su rester humble et garder les pieds sur terre, Michael confie également adorer – quand il n’est pas en studio ou avec sa famille – donner un coup de main à son oncle qui tient une entreprise dans le bâtiment, pour repeindre des maisons.

“J’aime ce genre de travail manuel. On peut vraiment réaliser ce qu’on vient d’accomplir après une journée de travail.”

L’album Some Twist  (Full Time Hobby UK / Suicide Squeeze) est disponible sur Apple Music. Et en version physique (vinyle et CD) ici.

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“J’ai cru devenir fou” : on a parlé d’amour et de dépression avec The Drums

Salut, ça va ?

Jonny Pierce – Ça va ! Je suis excité à l’idée d’entamer ce nouveau chapitre du groupe. Ça fait trois ans que le dernier album est sorti. C’est trois ans de vie. Beaucoup de choses se sont passées. Je suis content de pouvoir enfin en parler.

Raconte…

Alors… J’ai quitté New York, je suis parti vivre à Los Angeles, et puis je suis revenu à New York. J’ai vécu une rupture amoureuse très difficile. J’étais vraiment très amoureux. Je pensais que j’allais passer ma vie avec ce mec… Quand notre relation a commencé à s’ébranler, on a essayé de trouver un nouveau souffle à L. A., car notre vie était profondément ancrée à New York. On pensait que L. A. serait un nouveau départ, mais les choses n’ont fait qu’empirer. Nous avons fini par rompre. Je me suis alors enfoncé dans une profonde dépression. J’ai cru devenir fou. Et tout ça est arrivé pendant que je commençais à travailler sur le nouvel album.

The Drums a toujours exprimé une certaine tristesse derrière ses apparences insouciantes. Ce n’est pas nouveau.

Et c’est peut-être une bonne chose (suite…)

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Entretien post-it avec Laura Jane Grace : “J’aurais aimé que Madonna et Crass forment un groupe ensemble”

Punk anarchiste, musicienne sur major, activiste transgenre : Laura Jane Grace s’y connaît en métamorphoses. Née Tom Gabel, la chanteuse floridienne enchaîne, depuis vingt ans, les squats et les grandes salles avec son groupe Against Me!. De passage à Paris pour défendre son septième album “Shape Shift with me”, l’auteure de “Tranny”, autobiographie centrée sur sa transition de genre entamée en 2012, se prête avec entrain au jeu de notre entretien post-it.

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