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12 juin 2017

Download Festival : tu t'es vu quand tu sors du mosh pit ?

Slayer, System of a Down ou Paradise Lost figuraient parmi les têtes d'affiches de cette deuxième édition du Download Paris, qui a rassemblé 120 000 spectateurs sur trois jours. L'occasion d'étudier de plus près les types de danse des fans de metal.

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Les 5 albums à écouter d’urgence cette semaine

Couverture de l'album "Ctrl" de SZA

Cinq pépites sont sorties vendredi 9 juin dernier (un peu éclipsées par le festival We Love Green) : de Ti Amo de Phoenix à la pop irrésistible d’Allie X, en passant par Big Thief et les plaisirs sans filtre de Cigarettes After Sex. Sans oublier la sensuelle SZA, grand du R’n’B qui bosse déjà avec Kendrick Lamar et Travis Scott.

Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex

Le quator texan Cigarettes After Sex livre un premier album de dream pop, guidé par une voix nonchalante mais enjôleuse, qui semble féminine… Et se révèle pourtant être celle d’un homme; Greg Gonzalez, le leader du groupe, s’était tout d’abord lancé en solo en 2008. Ses textes sont largement inspirés par son amour de jeunesse, “Kristen”, qu’il mentionne à plusieurs reprises et véritable personnage récurrent du disque.

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SZA – Ctrl

Avoir Travis Scott et Kendrick Lamar en featuring sur son premier album, il faut avouer que c’est plutôt la classe. Et SZA ne doit rien au hasard : c’est l’une des figures montantes du R’n’B américain, et elle avait commencé à percer dès 2014, avec son EP Z. La jeune diva n’a pas finit de faire parler d’elle : pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les 14 morceaux suaves et lascifs de Ctrl :

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Phoenix  – Ti Amo

Les Versaillais sont de retour avec un superbe 6ème album, Ti Amo, 20 ans après leurs débuts. Le LP aligne 10 morceaux pop, solaires et léchés, qui puisent leur inspiration dans l’Italie des années 70. Phoenix y reste fidèle à son style à la fois entraînant et rêveur, tout en se réinventant. Il méritait bien de faire notre couv’ cette semaine.

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Big Thief – Capacity

Moins d’un an après Masterpiece, Big Thief est de retour avec Capacity, un disque folk-rock intime et saisissant. La chanteuse et songwriteuse Adrianne Lenker y signe des textes autobiographiques qui reviennent sur sa mère, qui a fondé une famille alors qu’elle n’était qu’adolescente (Mythological Beauty), des liaisons qui finissent mal (Shark Smile), ou encore des souvenirs d’enfance (Mary). Avec ou sans métaphore. Mais toujours avec poésie.

A lire aussi >> Capacity de Big Thief est sans doute le plus bel album que vous pourrez écouter ce week-end

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Allie X – CollXtion II

Après CollXtion I, Allie X livre un nouvel album de pop indie, frais et entraînant. La canadienne expérimente dans un genre souvent trop lisse, trop formaté, avec des morceaux qu’on consomme comme un plaisir coupable : que ce soit Downtown et son refrain bien ficelé, Simon Says (où la voix de la chanteuse rappelle par moments celle de Lana Del Rey), ou encore le plus introspectif Need You.

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Les Inrocks - musique

Entre les yéyé et les BO de Tarantino, Juniore réactive la pop des sixties

Piloté par Anna Jean, le groupe entretient un rapport de nostalgie un brin distancié avec la musique yéyé dont il s’inspire. Salut les copines !

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Ahmad Jamal : “Chacun doit trouver le Mozart ou le Duke Ellington qui est en lui”

Le pianiste américain, 86 ans, monument vivant du jazz, s’est construit une carrière auprès des plus grands. De son Pittsburgh natal à son amour pour l’Europe, il revient sur les artistes et les titres phares qui ont jalonné son histoire.

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Rencontre avec Priests : révélation post-punk de l’année

© Audrey Melton

20 janvier à Washington. C’est le premier jour officiel de la présidence de Donald Trump, après une investiture en grande pompe. Le soir, à deux petits kilomètres de la Maison-Blanche, le Black Cat accueille une frange de spectateurs désabusés par le résultat de l’élection. Symbole d’une Amérique fracturée.

Brûlôt no-wave et engagé

Dans cette salle réputée, se tient une soirée pour lancer quatre années de protestation. La teuf s’appelle “No Thanks”. Sur l’affiche : “A Night of Anti-Fascist Sound Resistance in the Capital of the USA” (“une nuit au son de résistance anti-fasciste dans la capitale des États-Unis”.) Sur scène, figuraient entre autres Sadie Dupuis, la voix de Speedy Ortiz, ou Katie Crutchfield, celle de Waxahatchee. Mais les habitués ont également reconnu un groupe bien particulier, co-organisateur de l’événement : Priests. Katie Alice Greer (voix), Daniele Daniele (batterie), Taylor Mulitz (basse), et GL Jaguar (guitare), composent l’une des formations activistes les plus en vue sur la scène de Washington. Depuis plus de cinq ans, le projet s’est fait un nom grâce à des performances militantes et furieuses, mais également au travers de son propre label, Sister Polygon Records. Une structure qui regroupe une communauté d’artistes qui bouillonne dans l’underground de la capitale.

Quelques mois après l’élection de Donald Trump, c’est à l’Espace B, dans le 19ème arrondissement de Paris, que nous rencontrons le groupe. Priests est venu lâcher ses diatribes protestataires, avec un album dans ses bagages : “Nothing Feels Natural”. En pôle position parmi les révélations post-punk de l’année, ce premier long-format a un écho particulier en ce début de mandat Trumpien. Manifeste engagé et contestataire, il dénonce une société américaine devenue absurde et rage contre un monde devenu consumériste et aliéné.

Priests s’est fait connaître en 2014 avec la sortie de l’EP “Bodies and Control and Money and Power”, un brûlot no-wave puissant et chaotique qui les a propulsés sur le plateau d’un talk-show décalé. Ils y ont alors livré une prestation furieuse du titre “And Breading” tout en scandant le slogan “Black Lives Matter” – dans le contexte de l’affaire Michael Brown et des émeutes à Ferguson – avant de conclure par des douces paroles répétées avec insistance par sa chanteuse déchaînée : “Barack Obama killed something in me, and I’m gonna get him for it.”  Le tout en présence des trois figures riot grrrl de Sleater-Kinney, forcément un peu retournées.

Pink White House

Les espoirs déçus de l’élection d’Obama, la faillite du système politique américain, autant de sujets que Priests avait la ferme intention de mettre sur la table dès ses débuts. Et devenir, en quelque sorte, le porte-parole de ceux qui “se questionnent au moment de s’endormir, ou pendant leur pause déjeuner, ou encore quand ils se sentent tristes pour des raisons qu’ils ne comprennent pas” expliquait Katie Alice Greer à l’époque. “Bodies and Control and Money and Power” a dans ce cadre été une réponse parfaite, entre fureur et incrédulité. Aujourd’hui, si la patte sonore de son groupe s’est complexifiée, la chanteuse n’a pas changé une ligne de son discours :

“Dans les textes je navigue toujours dans ce territoire, nous essayons souvent de sortir de ces boîtes et de ces genres où on veut nous mettre. Beaucoup essayent de nous mettre l’étiquette de ‘groupe politique’ mais nous pensons que c’est une catégorisation très facile. Je préfère parler d’un domaine de pensée, d’un état d’esprit dans nos paroles qui s’engagent dans des thèmes importants avec un œil critique.” 

Priests continue ainsi à s’inspirer de ses nombreuses frustrations sur l’album, à l’image des morceaux joués à Paris fin mai,  tels que “Pink White House”. Une chanson qui vise à déconstruire les conceptions binaires de nos sociétés, homme/femme, mais aussi gauche/droite, dans le contexte des élections américaines. Daniele, la batteuse de Priests  : “Il y a officiellement quinze partis qui présentent des candidats égaux à presque chaque élection. Mais en réalité ce sont surtout deux partis qui dictent tout, ‘droite et gauche’, donc au lieu de voter pour le candidat que les gens veulent vraiment, ils sont coincés dans cet antagonisme binaire où l’on vote contre quelqu’un plutôt que pour un autre.”

Selon Priests, les leçons tirées de cette élection ne sont finalement que les symptômes d’une crise sociopolitique plus profonde de l’autre côté de l’Atlantique, et désormais ressentis à plus grande échelle :

“Tout est remis en cause, estime Katie. Comme la manière d’élire nos leaders, de déterminer en amont qui peut prétendre à être candidat ou le fait de conserver cette organisation gouvernementale très hiérarchisée. Dans le groupe, on travaille différemment : nous sommes tous les quatre égaux et impliqués ensemble dans à peu près tout. Même si les gens s’amusent à croire que je suis la meneuse puisque je chante.

“Nothing Feels Natural”  joue à semer des fausses pistes. Le but ? Nous perdre dans un dédale d’influences et d’instruments (clarinette, violoncelle, mellotron ou encore saxophone) entre surf, jazz et pop. Les quatre artistes sont d’accord pour dire qu’ils ont cherché à être plus réfléchis, moins immédiats.A l’image du très funky “Suck” ou du surf-rock de “JJ”.

“L’album est sombre, maussade, parfois d’humeurs changeante”, rétorque Daniele. “Il y a toujours une fureur, mais transmise avec plus d’exubérance, avec quelque chose de plus positif, presque du plaisir.”

La batteuse prend cependant tout le monde à contre-pied sur le long-format en écrivant et interprétant “No Big Bang”, un spoken-word sombre et déroutant qui apporte un certain contraste.


Quand elle l’a joué en face de nous à l’Espace B, le concert avait alors les airs d’une confrontation avec les spectateurs parisiens. L’idée, voire la nécessité de s’exprimer par l’affrontement vient des débuts du groupe. Cette époque où le groupe aimait se faire haïr en distribuant des doigts d’honneur au plus de monde possible. Mais surtout en ne se produisant qu’une quinzaine de minutes. Surtout par manque de chansons satisfaisantes.

A l’Espace B, la donne était évidemment bien différente, mais Priests n’a rien perdu de sa fureur. Surtout à l’égard des “connards” habituels qui peuplent les salles de concerts. Katie :

”Il y a parfois des gens, auxquels moi et le groupe devons dire ‘fuck you’ ou ‘don’t be an asshole’. Je me rappelle qu’à un show il y en avait un qui était tellement insupportable. Il sautait sur les gens dans un tout petit espace : j’en suis presque venu aux mains avec lui pour le foutre dehors.”

Priests nous promet un retour houleux – et immanquable – dans la capitale française cet automne. Une mise à jour et d’ores et déjà prévue en ce qui concerne la chanson “And Breading” sont prévues : “Barack Obama killed something in me / Fuck Donald Trump and his white supremacy !”.

Les Inrocks - musique

Frank Ocean monte enfin sur scène au Danemark

Extrait de la pochette "Blonde" de Frank Ocean

L’été dernier, après plus de quatre années d’attente, Frank Ocean nous offrait non pas un mais deux successeurs à Channel Orange : fin août, il dévoilait Endless, une sorte de preview, puis Blonde, le “vrai” album dans la foulée. Par la suite, le chanteur a annoncé une poignée d’apparitions en festivals, qu’il a fini par… tous annuler au dernier moment. Sasquatch (Washington, US), Hangout (Alabama, US) et plus récemment Primavera (Barcelone), on pensait ne jamais pouvoir entendre Solo et ses autres chef-d’oeuvre en live. Et pourtant, il est bel et bien monté sur scène le week-end, dernier à l’occasion du NorthSide Festival au Danemark. La preuve en vidéos :

frank ocean https://t.co/uv7xRVL9Fl

— ebon (@abstractnights) 9 juin 2017

Une publication partagée par Jakob Bjørndahl (@jakob_cotedazur) le 9 Juin 2017 à 16h18 PDT

#FrankOcean live at #NS17 pic.twitter.com/bcJXjhv6SH

— Britta Aagaard (@britta_aagaard) 9 juin 2017

De quoi rassurer les fans qui désespéraient de voir leur idole un jour sur scène : oui, Frank Ocean donne bel et bien des concerts. Il faut seulement avoir la chance de tomber sur un jour où il accepte de se produire !

Les Inrocks - musique

Les meilleurs moments de We Love Green 2017

Solange dans le clip de Losing You - Capture d'écran Youtube

We Love Green est une énigme dotée d’une programmation si alléchante qu’il est facile de lui excuser ses énormes problèmes d’organisation. Une heure de queue pour rentrer sur le site, trente-cinq minutes pour commander une bière, une jauge… mal jaugée, une écologie trop marketée…We Love Green, ou We Love To Wait, comme certains l’ont rebaptisé, a pourtant livré de très bons moments de musique. Soulignons tout de même que si les dysfonctionnements d’orga ont été flagrants le samedi, le dimanche a lui été parfait.

ACTION BRONSON

Malgré les kebabs qu’il s’enfile, Action Bronson a de l’énergie à revendre. Et non, ça n’est pas la peine de poser la question, il n’a frappé aucun membre du public cette fois -ci, même si un spectateur s’est fait sèchement rabrouer après avoir voulu le rejoindre sur scène. Bronson a juste livré un show suvolté, volumineux et bruyant comme à son habitude. Le type est un des meilleurs showmen du hip-hop, tout en restant sobre dans le visuel. C’est fort. Même son DJ a pris cher en se faisant engueuler sec : “What the fuck did you do that for ? Fucking deejay…” On a adoré, et lui aussi apparemment.

HOLY FUCK THAT WAS ONE OF THE GREATEST PERFORMANCES OF MY CAREER PARIS. THE LOVE YOU GIVE IS UNMATCHED. ❤️❤️❤️????????????????????????

— BLUE CHIPS 7000 (@ActionBronson) 11 juin 2017

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JUSTICE

C’était un instant de communion. Appelés en urgence pour remplacer A Tribe Called Quest, Justice a fait du Justice. Même si l’on attendait un show dominé par leur dernier album, Woman, le duo français a plutôt opté pour un récital, celui de leur carrière toute entière. Des tubes, des vieilleries, des nouveautés… Un beau panorama avec des lights de dingos. Pas de surprise, et parfois, ça fait du bien. Malgré la richesse du show, admettons que ce sont les premiers accords de D.A.N.C.E. ont attrapé tout le monde par le col de la nostalgie.

Justice pour tous au @welovegreen pic.twitter.com/QJkor0kcYx

— Bastien Stisi (@BastienStisi) 10 juin 2017

TSHEGUE

On a loupé une bonne partie du concert des Parisiens de Tshegue. Mais le peu qu’on a vu était bien à la hauteur des espérances. Une set de folle, très électronique, très afro et parfait pour le coucher de soleil du dimanche soir. Une des révélations du festival.

#Tshegue, petite scène, GROSSE ambiance! #WLG2017 pic.twitter.com/7RlolxEdpH

— Miz Liz Gomis (@mizlizgomis) 11 juin 2017

NICOLAS JAAR

Très attendu, Nicolas Jaar a livré un live tout en réflexion et au visuel minimaliste. La lenteur d’abord, celle qu’il a l’habitude d’offrir à son public le plus aventureux, histoire d’hypnotiser l’audience, puis les drops, les kicks, les montées et les gros accords de synthés. Pris dans son piège, difficile de s’extirper. On retiendra surtout les quinze premières minutes du live, totalement hypnotiques, en guise de préliminaires.

SOLANGE

Cela fait longtemps que Solange n’est plus uniquement la petite sœur de. D’ailleurs, pour vanter son dernier et très bon album, A Seat At The Table, elle a choisi de s’inscrire dans une sobriété très travaillée, avec un band au garde-à-vous, mais moins discipliné que celui de Beyoncé. Quelque chose de plus humain, et une très belle performance, récitant les titres et les chorés entre rigueur et liberté. C’est superbement passé malgré les problèmes de son. Son interprétation de Cranes In The Sky était dingue.

Flash Memory : Solange La magnifique et son show ultra graphique qui a tenu toutes ses promesses hier sur la grande scène de We Love Green! crédit : @les_fistons #WLG2017 @saintrecords #Solange #WeLoveGreen

A post shared by WE LOVE GREEN (@welovegreen) on Jun 11, 2017 at 9:10am PDT

FLYING LOTUS

Flying Lotus est resté fidèle à sa réputation énigmatique. Planqué derrière un écran diffusant des visuels, on ne distinguait que son ombre. Ce qui a renforcé l’aspect encore mystérieux de son set, même lorqu’il prend le micro pour rapper et tabasser un peu le public. C’était à la fois une attente, une crainte, mais la qualité du show fut un soulagement. Flying Lotus n’a pas failli. Le passage du titre Antidote de Travi$ Scott a tout changé

Les Inrocks - musique

U2, 11 juin 2017, Hard Rock Stadium, Miami, Floride

Première partie : The Lumineers

Setlist

1 - Sunday Bloody Sunday
2 - New Year's Day
3 - Bad / America (snippet)
4 - Pride (In The Name Of Love)
5 - Where The Streets Have No Name
6 - I Still Haven't Found What I'm Looking For
7 - With Or Without You
8 - Bullet The Blue Sky
9 - Running To Stand Still
10 - Red Hill Mining Town
11 - In God's Country
12 - Trip Through Your Wires
13 - One Tree Hill
14 - Exit / Wise Blood (snippet) / Eeny Meeny Miny Moe (snippet)
15 - Mothers Of The Disappeared

Rappel(s) :

16 - Miss Sarajevo / The New Colossus (snippet)
17 - Ultra Violet (Light My Way)
18 - One
19 - Beautiful Day
20 - Elevation
21 - Vertigo / Miami (snippet)

Source des commentaires : U2Gigs (en cours)

Tonight U2 were in Miami for their first of two concerts in the state of Florida. This is their 39th performance in the state, but it has been a while since they last performed outside of Miami and Tampa : the last time was when they opened the Elevation Tour with two concerts in Sunrise. Looking outside the Miami metropolitan area you have to go even further back to a PopMart performance in Jacksonville. This is the third time U2 have performed in the Hard Rock Stadium ; but on each of the two previous occasions it had a different name ! It will be interesting to see if that trend holds true the next time they visit the city…

Bad returned to the set after missing the Bonnaroo festival date. The Edge had significant guitar problems during Pride, having to leave the stage to try and resolve them while the rest of the band filled in the extended gap before the final verse.

Miss Sarajevo opened the encore, also back in the setlist after failing to appear at Bonnaroo. Vertigo, which debuted at that festival, remained in the setlist and closed the show, the first time it has closed a gig since 4 December 2006. Right at the end of Vertigo, Bono shouted "Miami, my mammy", the first reference on this tour to a song off Pop, an album whose 20th anniversary has gone without mention yet from the band.
I Will Follow and The Little Things That Give You Away, this tour's previous closers, remain absent. The last three shows have all had different closers : Little Things in Pittsburgh, One at Bonnaroo, and today Vertigo. Four out of the last five have been different : Chicago 1 had the most recent performance of I Will Follow, with Little Things done at Chicago 2.

U2 France