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20 mai 2017

U2 Joshua Tree Tour Opens With New PRG Technology

U2's The Joshua Tree Tour set out this week with design by Willie Williams.

by Marian Sandberg

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U2's The Joshua Tree Tour, designed by Willie Williams (creative director), set out Friday in Vancouver, Canada, with a stage set designed by Stufish Entertainment Architects and built by Tait Towers, and a massive video screen supplied by PRG. Custom content is by Anton Corbijn and artist JR, with additional content by Empirical. Check out images from the opening night at BC Place.

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U2 France

L'histoire d'amour de Bono avec la Silicon Valley a droit à un rappel

par Jon Swartz

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(Photo : Tom Beermann, for USA TODAY)

Vers la fin d'un spectacle de près de 2 heures au Levi's Stadium, mercredi soir, Bono, le chanteur leader de la formation rock irlandaise U2, a dédicacé le titre "One" à quelques-uns de ses amis très proches.

Dans un long discours, il a rendu hommage à une longue liste de sommités des nouvelles technologies : le regretté Steve Jobs ; sa veuve, Laurene Powell Jobs ; le regretté homme d'affaires, Dave Goldberg ; sa veuve, la PDG de Facebook, Sheryl Sandberg ; l'entrepreneur à risque capitaliste John Doerr ; le PDG de Salesforce.com, Marc Benioff ; les exécutifs d'Apple, Jonny Ive, Eddy Cue et Phil Schiller.

Pour montrer sa vraie face cachée de geek, notre diable d'Irlandais a sorti de sa poche arrière un iPhone en édition limitée RED. Les ventes de ce téléphone et des autres produits (RED) ont aidé à récolter plus de 130 millions de dollars pour du conseil, des tests et des remèdes au profit de la lutte contre le sida et le syndrome immuno déficitaire.

"(Jobs) nous manque énormément", d'expliquer Bono, vantant les merveilles de cet iPhone et de son design.

Peut-être que nul autre groupe n'a embrassé la génération des nouvelles technologies autant que U2, dont les membres ont 50 ans et des poussières comme d'autres gardes plus âgés de cette industrie et dont les intérêts interagissent. La tournée en cours de nos 4 paddies, The Joshua Tree, comme pour ses précédents concerts, est une merveille de haute technologie, d'effets spéciaux plus hallucinants les uns que les autres, d'audio en haute résolution et au design scénique innovant.

Bono, récemment nommé investisseur de EverFi, une compagnie high-tech basée à Washington, D.C.-derrière laquelle se cachent des cours en ligne sur des thèmes tels que les mesures de protections contre l'alcoolisme et de prévention contre les abus sexuels, est un ami de longue date de spécialistes de l'informatique. Il est, en effet, le fondateur de Elevation Partners, un fonds privé équitable basé dans la vallée aux actifs de 1,9 milliard de dollars.

La prédilection du groupe pour cette vallée s'est étendu à un nombre remarquable de performances telles le récent concert de la Salesforce Dreamforce près du Cow Palace et plusieurs événements Apple, dont le lancement de l'iPhone 6 à Cupertino, en Californie, en septembre 2014. C'est, d'ailleurs, à cette occasion que U2 avait présenté un exemplaire de son CD Songs of Innocence, qu'Apple avait, par la suite, distribué gratuitement à des millions d'utilisateurs d'iTunes— au grand damne de certains qui ne voulaient pas le télécharger.

U2 a mis de côté cette controverse mineur et était de retour, dans la baie de San Francisco, l'autre soir pour y donner un concert qui, selon Bono, lui donnait l'impression "d'être chez lui"

Voir en ligne : USA Today

U2 France

Bono's love affair with Silicon Valley gets an encore

by Jon Swartz

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(Photo: Tom Beermann, for USA TODAY)

Near the end of a scorching two-hour show at Levi's Stadium on Wednesday night, U2's lead singer Bono dedicated the song "One" to some of his closest friends.

In a lengthy speech, he paid homage to a long of list of tech luminaries: the late Steve Jobs; his widow, Laurene Powell Jobs; the late businessman, Dave Goldberg; his widow, Facebook Chief Operating Officer Sheryl Sandberg; venture capitalist John Doerr; Salesforce.com CEO Marc Benioff; and Apple executives Jonny Ive, Eddy Cue and Phil Schiller.

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U2 France

U2 sur le plateau de ‘Jimmy Kimmel Live'

par Debra Birnbaum

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LIONEL URMAN/SIPA/REX SHUTTERSTOCK

Ce sera une belle journée - et soirée - pour le “Jimmy Kimmel Live.”

Notre animateur noctambule accueillera la formation rock irlandaise U2 dans le cadre de sa tournée américaine, Joshua Tree, ce mardi 23 mai. Ce sera “la seule interview télé et performance de nos 4 caddies alors qu'ils parcourent les routes américaines avec leur tournée, The Joshua Tree Tour 2017”, de préciser le communiqué de presse très spécifiquement.

Cette tournée, qui célèbre le 30e anniversaire de l'album éponyme et mythique de nos diables d'Irlandais, devrait voir un million deux cent mille fans pour les 33 dates prévues en Amérique du nord et en Europe, cet été. Elle comprend l'album “The Joshua Tree” joué dans son intégralité avec d'autres titres phares du catalogue de U2.

Rappelons que le groupe a donné le coup d'envoi de cette tournée très attendue le 12 mai à Vancouver et en a profité pour présenter un tout nouveau titre, “The Little Things That Give You Away”, qui devrait figurer sur son prochain album plusieurs fois reporté, “Songs of Experience.” Cet album, compagnon de celui de 2014, “Songs of Innocence” était prêt à l'automne dernier mais le groupe aurait apparemment trouvé qu'il ne collait plus à l'actualité, à la veille de l'élection de Donald Trump et aurait décidé de revoir sa copie.

“Jimmy Kimmel Live” est diffusé en semaine sur ABC a 23 h 35… qu'on se le dise !

Voir en ligne : Variety

U2 France

U2 to Visit ‘Jimmy Kimmel Live'

by Debra Birnbaum

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LIONEL URMAN/SIPA/REX SHUTTERSTOCK

It's going to be a beautiful day — and night — at “Jimmy Kimmel Live.”

The late night host will welcome U2 as his guests on Tuesday, May 23, as part of their Joshua Tree tour. It will be “their only sit down TV interview and performance while on the road in the U.S. for The Joshua Tree Tour 2017,” a press release very specifically stated.

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View online : Variety

U2 France

Sensualité et turbulences pour le deuxième jour du festival The Great Escape

(© Capture d'écran Youtube)

Second jour du Great Escape placé sous le signe de la sensualité, comme une Fifty Shade Of Red étalé du rose pâle au rouge sang.

Sensualité canaille avec les Londoniens de Otzeki, dont le mélange de house et de pop fait d’eux une sorte de Disclosure indie particulièrement séduisant, sexy avec ces têtes de petites frappes de l’East End. Un boulevard est devant eux.

Thank you all for you coming and partying with us at our #altescape17 showcase yesterday. We’re pretty confident they will never let us come back and cause that much chaos ever again ¯\_(ツ)_/¯ #wildnight #blacklion #blackcatwhitecat #tge17 #shameband #lanzarote #terriblemerch #mattmaltese #sorry #livemusic #brighton #somebodycallthepolice #funwhileitlasted #thatescalatedquickly #rararok

Une publication partagée par TERRIBLE MERCH* (@trrblmrch) le 19 Mai 2017 à 6h12 PDT

Sensualité raffinée avec le Parisien Adam Naas qui, de moins en moins embarrassé de son corps et ses mouvements, peut laisser encore plus de place à sa voix, phénoménale, qui impose un silence absolu. Même si, musicalement, la soul synthétique du Français n’a rien à voir, on pense ici aux premiers pas de Portishead ou James Blake, pour ces promesses de grandeur.

Instant sensuel avec #AdamNaas. #TGE17 #TheGreatEscape

Une publication partagée par Julia Rivière (@julia_arcticfan) le 19 Mai 2017 à 17h15 PDT

Turbulences et sensualité raffinée

Sensualité raffinée et rêveuse avec Isaac Gracie, jeune Anglais qui pourrait largement changer de chemise et de coiffeur, mais surtout pas de voix, un enchantement à longueur de ballades.

Sensualité sauvage avec les turbulents HMLTD, pour le concert à ne pas rater – et que des centaines de frustrés ont raté, faute de places. Les têtes effarées des touristes croisant, dans les ruelles de Brighton, les garçons en tenue de scène dans l’après-midi mériteraient à elles seules un long reportage photo.

Back with my faves – #hmltd #aprilarabella #TGE17 #TGE #soyoungmagazine

Une publication partagée par April Arabella (@aprilarabella) le 20 Mai 2017 à 4h37 PDT

Sensualité languide enfin avec Julie Byrne, chanteuse folk qui a retenu les leçons d’intimité et de châleur de Joni Mitchell. Elle enchanta avec son implacable Natural Blue, le genre de chansons miraculeuse qui a largement élargi les murs de l’église qui l’accueillait (comme Aldous Harding dans l’après-midi : ce folk solennel est taillé pour le sacré).

Ça continue ce samedi, avec une centaine de concerts à choisir, à déguster. Entre deux Bloody Marys en renfort. Rouges vifs.

Les Inrocks - Musique

Skate, produits hallucinatoires et second degré: rencontre avec Drugdealer

Drugdealer au Pop-up du Label. 10 avril 2017 (photo Vincent Gerbet)

“Les musiciens sont pathétiques. En tournée, certains se coupent du monde et glandent devant leur ordinateur dans une chambre d’hôtel au lieu d’aller à la rencontre des gens.” A peine deux heures avant de monter sur la scène du Pop-Up du Label (Paris XII), Michael Collins, parka façon Liam Gallagher et béret de gavroche vissé sur la tête, attrape sa planche de skate et nous enjoint de le suivre. Ollie, kickflip, nose manual, Collins rentre quelques tricks sur le trottoir en face de la petite salle parisienne et prend la pose comme dans un reportage photo pour Thrasher Magazine.

“Faire du skateboard tous les jours est le meilleur truc qui puisse m’arriver. Au lieu de stresser bêtement sur tout et n’importe quoi, je me contente de trouver un bon spot. C’est aussi la meilleure façon de déconnecter et de faire connaissance avec des kids qui ne traînent pas forcément dans le milieu de la musique”, lâche-t-il, avant de consentir à retourner en loges, histoire de commencer notre interview.

#soclose BRUSSELS:: we're in you tommorow at WITLOOF BAR : @thombellini

A post shared by DRUGDEALER/SILK RHODES/RUN DMT (@culturedealer) on Apr 8, 2017 at 1:26pm PDT

Sur la route

Affalé sur une chaise, Sasha Desree écluse une bière. Vieux compagnon de route de Michael Collins, il forme avec lui le duo soul et R&B Silk Rhodes, signé sur l’excellent label de Los Angeles, Stones Throw Records. Il fait également partie du grand casting de The End of Comedy, album de pop-psychédélique sorti l’année dernière et porté par Collins sous le pseudonyme camé de Drugdealer. “Cet album, c’est en gros moi qui fait de la musique avec mes potes, confie-t-il. L’ironie de l’histoire, c’est que Sasha se retrouve frontman sur la tournée, alors qu’il ne fait que les choeurs sur le disque.” 

A défaut d’être un musicien virtuose, Collins s’impose en leader charismatique. Il a des idées et sait rassembler autour de lui la crème des scènes indé de la planète. Sur l’album de Drugdealer cohabitent ainsi Ariel Pink, Danny James, les Montréalais de Sheer Agony, ou encore Natalie Mering (Weyes Blood). Compliqué dans ces conditions de ramener tout ce petit monde sur les routes d’Europe.

Ce soir, pourtant, les astres semblent parfaitement alignés : Mering, qui doit jouer le lendemain au Point Ephémère, s’est pointée un jour plus tôt. L’occasion de faire un peu de promo, mais surtout de partager la scène avec Drugdealer. “On a de la chance que Natalie soit là ce soir, dit-il. On avait quelques dates en commun. Le but c’était quand-même de tourner le plus possible ensemble.” 

Alex Hewett, gourou soul aux faux-airs de Bobby Gillespie, débarque backstage en plein milieu de la conversation avec une poignée de jeunes gens hirsutes. Ex-leader du groupe mancunien “post-baggy” Egyptian Hip Hop, il roule maintenant sous le nom de Aldous RH et vit du côté de Los Angeles. Il accompagne Collins et se fade à la fois les premières parties et le show de Drugdealer en tant que backing band. Si Alex et Michael sont des potes de longue date, ce dernier ne connaissait pas tous les membres du groupe avant de commencer sa tournée européenne. Comme Jolan Lewis qui, à l’instar d’Aldous, a fait ses premières armes en tant que musicien à Manchester, dans des formations rock surtout connues localement, telles que The Pink Teens ou The Foetals. Moustache et dégaine de slacker, Lewis est une sorte de hobo ayant déjà vécu aux quatre coins du monde et incarne à merveille l’idée que Michael Collins se fait d’une belle rencontre.

“J’ai rencontré Jolan il y a à peine dix jours et maintenant il joue avec moi à Paris, raconte-t-il. J’ai beaucoup voyagé sans jamais vraiment savoir où j’allais. Je fais du stop et je rencontre des gens. Aussi simple que ça. Ce genre de voyage est beaucoup plus formateur que n’importe quel trip sous acide.”

Trip psychédélique et jeux de mot pourris

Originaire d’un bled maussade de la banlieue de Boston, “une commune de suiveurs ; le genre d’endroit où les gens jugent sans cesse et où il est impossible de s’épanouir si tu veux être toi-même et te constituer en tant qu’individu”, dira-t-il, Michael Collins cherche très tôt le moyen de s’évader. Ça sera d’abord le skateboard, comme une manière symbolique de s’approprier les courbes d’une ville qui étouffe et brime toute velléité d’élévation spirituelle. Viendront par la suite le surréalisme, le philosophie et, bien entendu, l’usage de psychotropes.

“A cette époque, je cherchais surtout à fuir le quotidien. Je voulais tout faire exploser et construire ma propre vie. Je me suis intéressé à l’abstraction des choses”, se rappelle-t-il.

Le recours aux drogues psychédéliques et l’expérimentation musicale viendront achever son entreprise de distorsion du réel.

Dès la fin des années 2000, il sort des ovnis sonores psyché dont l’écoute prolongée est censée rappeler à l’auditeur les différentes phases d’un trip sous acide. Sous le pseudonyme Run DMT, Collins lâche ainsi des mixtape délirantes comme Dreams, dans laquelle des anonymes racontent leur expérience sous l’influence de psychotropes – à la manière d’Aldous Huxley dans son ouvrage Les portes de la Perception -, ou encore Get Ripped Or Die Trying, longue complainte séquencée évoquant une séance chamanique dans un espace-temps situé quelque part entre l’Inde, l’Afrique et l’Amérique précolombienne.

En 2013, sous le nom de Salvia Plath, il balance The Bardo Story, son premier véritable album. Le disque, plus axé sur le songwriting, est d’inspiration résolument 60’s et préfigure déjà les errances pop-psyché de Drugdealer.

Drugdealer et son skateboard. Paris, avril 2017 (photo Vincent Gerbet)

La musique de Michael Collins est autant un champ infini d’expérimentation sonore, qu’un vaste projet de détournement pop. Quand il joue avec les homonymes et les paronymes, notamment. Run DMT – à ne pas confondre avec l’horrible projet dubstep du DJ d’Austin John Robbins – rappelle aussi bien Run DMC que la diméthyltryptamine (DMT), puissant psychotrope dont les effets hallucinogènes reproduisent des expériences de mort imminente.

Silk Rhodes, son groupe soul 70’s, fait lui davantage référence à Silk Road, le site internet de vente de came fondé par Ross Ulbricht, qu’à la Route de la soie (sa traduction anglophone), tandis que Salvia Plath convoque à la fois l’auteure américaine Sylvia Plath et la Salvia Divinorum, plante mexicaine aux effets récréatifs. Là encore, ne pas se mélanger les pinceaux avec le projet shoegaze Salvia Palth, du producteur néo-zélandais Daniel Johann. Vous passeriez d’une trip pastoral lumineux à quelque chose de beaucoup plus déprimant, voire même dépressif.

La fin de la comédie

Les références à la dope hallucinatoire et le second degré sont la marque de fabrique de l’oeuvre protéiforme de Michael Collins. Ceux-ci révèlent un certain manque de confort dans le fait de se définir comme musicien.

“Je vais te dire un truc que j’ai jamais raconté, prévient-il. J’ai appris tout seul à faire de la musique. C’était quelque chose de très naïf, juvénile et expérimental pour moi. Mon groupe préféré à l’époque était Tonstartssbandht ; un jour, alors que je vivais du côté de Baltimore, j’ai joué avec eux à Philadelphie. Moi, je ne savais pas si ce que je faisais pouvait être considéré comme étant de la musique, mais eux m’ont tout-de-suite dit qu’ils adoraient ce que je faisais. Que c’était de la vraie musique. Depuis ce jour, je m’efforce d’être reconnaissant envers quiconque prend le temps d’écouter mes disques.”

The End of Comedy marque ainsi une volonté de rupture et d’affirmation de soi. Comme pour mieux rester connecté au monde sensible et trouver dans la réalité des motifs de satisfaction et d’émerveillement. Dans The Real World, Collins loue la beauté psychédélique du réel. Une beauté non-altérée par l’usage de drogue : “Please, don’t ever turn your face from the real world / It’s such a psychdelic place the real world. (S’il te plait, ne tourne jamais le dos au monde réel / Le monde réel est un endroit psychédélique)” – soit l’aboutissement d’une réflexion globale sur l’époque et une remise en question du trip sous acide comme moyen d’accès à une réalité plus tangible.

“Il faut dépasser les drogues psychédéliques, conclue-t-il. On vit une période ironique… la post-modernité, la post-vérité, appelle ça comme tu veux, est un mouvement qui nous éloigne de nous-mêmes et le recours aux psychotropes peut, dans ce contexte, rendre l’expérience de la réalité moins réelle. Le trip, les blagues, la comédie étaient des moyens d’échapper à l’anxiété et à la banalité. Mais j’ai réalisé que le réel pouvait être plus surréaliste qu’on ne le pense. The End of Comedy, c’est aussi une façon de promouvoir l’idée d’être le plus sincère possible et arrêter d’être un fuyard”. 

Un éclair de lucidité dans un monde de brutes.

L’album The End of Comedy (Weird World / Domino Records) est disponible sur Apple Music.

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Top 10 des concerts à ne pas rater au Sonar Festival

Pour cette 24ème édition, le Sonar festival, présente une solide programmation avec de nombreux rendez-vous à ne pas manquer. Pour vous aider, on vous révèle notre short liste.

Arca

Concevant de fascinantes arabesques sonores, le Vénézuélien Arca – alias Alejandro Ghersi – s’est affirmé en l’espace de trois albums et d’une poignée de mixtapes comme l’un des nouveaux venus les plus talentueux de la sphère électronique mondiale. Sur son dernier album en date, simplement intitulé Arca, on l’entend pour la première fois chanter : en constante (r)évolution, sa musique y gagne en humanité sans rien perdre en étrangeté. L’artiste visuel Jesse Kanda, qui a réalisé pour lui clips et pochettes d’album, l’accompagne en live pour ce concert.

Floorplan

Avec Floorplan, Robert Hood – l’un des masterminds de la techno de Detroit – explore un autre territoire musical, dans lequel house et disco s’entrechoquent intensément. Initié dans les années 1990 avec une poignée de EPs, le projet a véritablement été activé dans les années 2010, qui ont déjà vu paraître deux albums, Paradise (2013) et Victorious (2016), gorgés de ferveur spirituelle – Robert Hood y voyant le moyen privilégié d’exprimer sa relation à Dieu. Depuis Victorious, Lyric Hood, fille de Robert, fait partie intégrante du projet. Leur concert au Sonar marque le début de leurs performances scéniques en commun.

Cerrone

Faut-il encore présenter celui qui, apparu en plein cœur de la tornade disco dans les années 70, a fait les belles nuits du mythique club new-yorkais Studio 54 et embrasé maints autres dancefloors avec ses tubes inoxydables (à commencer par le surhumain Supernature) ? Toujours dans le circuit, à 65 ans, Cerrone – redécouvert à la fin des années 90 par une nouvelle génération de producteurs/auditeurs – a sorti récemment un nouvel album, Red Lips. Mixant, jouant des percussions et projetant ses propres images, il présente au Sonar un live XXL, en compagnie de deux vocalistes.

Deena Abdelwahed

Activiste de la scène électronique tunisienne, réputée pour ses mixes à la fois aventureux et percutants, Deena Abdelwahed ne voit sa cote cesser de grimper depuis qu’elle a rejoint les rangs du très prospectif label Infiné (qui fête ses 10 ans en 2017). Après avoir signé quelques morceaux épars, elle a fait paraître son premier EP, Klabb, en début d’année : quatre morceaux captivants, à écouter pour voir se dessiner l’avenir d’une musique électronique foncièrement transfrontalière.

David Lang : Death speaks

Cofondateur du collectif Bang On A Can (qui fête ses 30 ans en 2017), le compositeur américain David Lang développe depuis les années 1980 une œuvre très singulière au confluent du (post-)minimalisme, de la musique de film et du rock. Pour le concert de clôture de ce Sonar 2017 est présentée une version live de son album Death Speaks, recueil de chansons majestueuses basées sur des lieder de Schubert. Ces chansons vont prendre ici vie sur scène avec le collectif de musiciens berlinois stargaze, rompu aux expériences hybrides, et le compositeur et multi-instrumentiste américain Nico Mulhy (vu, entre autres, aux côtés de Grizzly Bear, Björk et Philip Glass).

Elysia Crampton

Elysia Crampton aime brouiller les pistes. Il faut dire que l’artiste, bolivien exilé aux Etat Unis, produit un son inédit et singulier, s’aventurant dans un savant mélange de sons ancestraux amazoniens avec à des sonorités RnB, le tout très riche en textures sonores. Son premier album American Drift a révélé l’artiste au grand jour, les critiques ont été unanimes, son dernier album Demon City, sur lequel on l’a vu collaborer avec Chino Amobi, Rabit et Lexxi, est captivant. Avec ses positions politiques fortes et et son statut d’artiste transsexuel cela se traduira sur scène par une expérience fascinante. A découvrir au Sonar by Day.

Daphni & Hunee

Hunee sait ne pas décevoir, avec le sens du beat aiguisé il arpente le globe pour proposer des sets impeccables, capable de véritable tour de force. Son dernier album Hunch Music paru sur Rush Hour est la confirmation qu’il peut être producteur hors pair, et un selector qui ne déçoit jamais.
Ici associé avec Daphni qui n’est autre que Caribou, qui s’aventure sous cet allias à l’encontre des dance-floors, il nous avait donné un aperçu sur son album Dialong regroupant ses productions les plus clubs, sorti sur son label du même nom il y a maintenant 5 ans. Tous les deux réunis pour la première fois au Sonar le cocktail s’annonce épicé.

Optimo

DJ et producteurs légendaires de la scène de Glasgow, la paire d’Optimo fait désormais figure de vétérans. Avec leurs soirées et label du même nom leur réputation n’est plus à discuter. Établis depuis plus de 20 ans, leur label a pu sortir ce que l’underground musique avait de meilleur. Mais JD Twitch et JG Wilkes n’ont rien perdu de leur fraîcheur et engouement à faire la fête, avec des sets sauvages sur lesquels on aime se faire bousculer en mode tous terrains: funk, techno, dub, post punk, electro, house, tout y passe.

Amnesia Scanner

Avide de sensations fortes, il y a fort à parier que la performance du duo de Berlin Amnesia Scanner sera l’expérience la plus intense et expérimentale que vous puissiez vivre au Sonar. En combinant les outils et les techniques de la high-tech, au cinéma, en passant par les arts performatifs pour repenser la scène comme un organisme vivant : le résultat se veut comme une expérience sensorielle labellisé par le duo sous le nom d’Xperienz.
Signé chez Young Turks on les a vu collaborer avec l’avant garde de la scène berlinoise : Lotic, MESH, Bill Kouligas , et à la production pour Mykki Blanco, et Holly Herdon sur leur album Plaform. Ça sera au Sonar by Day le samedi.

Suzanne Ciani

Grande déesse du synthé Suzanne Ciani est la référence absolu dans son genre. Depuis les années 1980 elle a composé plus de 15 albums solo et a monté son label Seenth Wave. C’est grâce aux anglais de Finder Keepers records qu’on pu redécouvrir les nombreuses pépites de Suzanne Cianni plus récemment. Ça sera donc un rendez-vous important pour tous les passionnés de modulations sonores synthétiques.

Bonus…

Björk

Il faudra arriver tôt cette année pour attraper le DJ set de Bork à la soirée d’ouverture du festival. L’Islandaise offrira un DJ set de 4h, rien que ça. En marge d’une exposition immersive avec VR et vidéos au Centre de Culture Contemporain de Barcelone que vous pourrez découvrir au cours du festival.

Les Inrocks - Musique

Les 6 clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

capture d'écran Youtube/Smalltown Supersound

Francis and the Lights May I Have This Dance (Remix) feat. Chance the Rapper

Dans la lignée de son clip avec Kanye West et Bon Iver l’année dernière, Francis And The Lights revient avec le même réal, Jake Schreier, pour un plan-séquence minimaliste et plutôt inspiré. On y voit Chance The Rapper danser (un peu) comme Christine And The Queens, puis Francis le rejoindre pour une petite choré synchro.

Vince Staples Big Fish

Attention, tu coules.

Kelly Lee Owens Throwing Lines

Un cool clip bien meta où l’on suit deux garçons bricolant un clip non officiel pour Kelly Lee Owens, dans l’espoir de le voir utilisé. On les voit se filmer en train de danser avec un appareil et un drone, puis envoyer le tout à l’artiste galloise. Le clip semble donc montrer le making of de ce clip non officiel. Vous suivez? Un petit vortex signé Kasper Häggström.

Moullinex Love Love Love

Dans ce clip du portugais Bruno Ferreira pour un autre portugais, Moullinex, des gens se font caster mais surprise : le casting est en fait le clip lui-même. On leur pose des questions sur le genre, la musique, la danse et le résultat est très feel good, comme le morceau que tout ça illustre, justement titré Love Love Love. Un morceau à retrouver sur le prochain album de Moullinex, prévu pour la rentrée.

Xinobi Skateboarding

On reste au Portugal avec le nouveau clip de Xinobi, un pote de Moullinex, hasard de l’actu. On y suit une poignée de skateurs en mode docu arty, c’est très beau et c’est signé Lydie Barbara.

Julian Perretta & The Magician Tied Up

Une sorte de clip de mœurs à la sauce Instagram, réalisé par un Bob Jeusette qui a le vent en poupe.

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