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17 mai 2017

En écoute : Snoop Doog dévoile deux morceaux qui claquent

Pochette du nouvel album de Snoop Dogg, "Never Left", qui sortira le 19 mai prochain

Snoop n’en finit plus de nous teaser avant la sortie de Never Left, vendredi 19 mai prochain. Il a lâché deux nouveaux morceaux hier, issus du disque à venir : Go On, et Swivel. Le premier est un petit banger G-funk en featuring avec October London, qu’on risque bien d’écouter en boucle cet été :

Swivel est plus sombre, mais claque tout autant. Snoop D-O-double-G y déverse son flow toujours aussi laid-back au côté de Stresmatic, sur une prod signée par le vétéran Rick Rock :

Des featurings avec des poids lourds du hip-hop

Le tonton de la West Coast avait déjà révélé Trash Bag il y a six jours : un morceau trap composé avec le rappeur d’Atlanta K Camp, inspiré par les clubs de strip-tease. Sans oublier Mount Kushmore, sorti fin avril, sur lequel le californien est accompagné par B-Real de Cypress Hill, Method Man et Redman.

Snoop Dogg en a profité pour dévoiler la tracklist complète de son quinzième album. Sur les douze titres qui restent à découvrir, on retrouve des collaborations qui font saliver dont Kaytranada, Rick Ross, Wiz Khalifa, Too $hort ou encore KRS-One… entre autres.

Découvrez le tracklisting complet de Never Left :

01 Neva Left
02 Moment I Feared Feat. Rick Rock
03 Bacc in da Dayz
04 Promise You This
05 Trash Bags Feat. K. CAMP
06 Swivel Feat. Stresmatic
07 Go On Feat. October London
08 Big Mouth
09 Toss It Feat. Too $hort & Nef the Pharaoh
10 420 (Blaze Up) Feat. Devin the Dude, Wiz Khalifa & DJ Battlecat
11 Lavender (Nightfall Remix) Feat. BADBADNOTGOOD & Kaytranada
12 Let Us Begin Feat. KRS-One
13 Mount Kushmore Feat. Redman, Method Man & B-Real
14 Vapors (DJ Battlecat Remix) Feat. Charlie Wilson & Teena Marie
15 I’m Still Here
16 Love Around the World Feat. Big Bub

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15 titres qui ont fait avancer la lutte contre l’homophobie

Stephen Luff (Flickr)

Quatre ans tout pile après l’adoption de la loi autorisant le Mariage Pour Tous en France, retour en musique sur ces chansons qui, à des époques diverses, ont prôné des messages de tolérance et d’espoir.

David Bowie – Rebel Rebel

La phrase à retenir : “You’ve got your mother in a whirl, she doesn’t know if you’re a boy or a girl”

(“Tu donnes le vertige à ta mère, elle ne sait pas si tu es un garçon ou une fille”)

Queen – I Want To Break Free

La phrase à retenir : La phrase titre du morceau, chantée par un Freddie Mercury en ménagère des années 50.

Indochine – 3ème Sexe

La phrase à retenir : “Des robes longues pour tous les garçons, habillés comme ma fiancée. Pour les filles sans contrefaçons, maquillées comme mon fiancé”

Diana Ross – I’m Coming Out

La phrase à retenir : “The time has come for me to break out of the shell, I have to shout that I’m coming out”

(“Le temps est venu pour moi de sortir de ma coquille, je dois crier que je sors du placard”)

Bronski Beat – Smalltown Boy

La phrase à retenir : “The love that you need will never be found at home”

(“Tu ne trouveras jamais l’amour dont tu as besoin chez toi”)

The Kinks – Lola

La phrase à retenir : “Well I’m not the world’s most masculine man, but I know what I am and I’m glad I’m a man, and so is Lola”

(“Bon, je ne suis pas l’homme le plus viril, mais je sais ce que je suis, et je suis ravi d’être un homme, comme Lola en est un.”)

Blur – Girls & Boys

La phrase à retenir : “Girls who are boys, who like boys to be girls, who do boys like they’re girls, who do girls like they’re boys”

(“Les filles qui sont des garçons, qui aiment que les garçons soient des filles, qui jouent les garçons comme s’ils étaient des filles, qui jouent les filles comme s’ils étaient des garçons”)

Christine and the Queens – Half Ladies

La phrase à retenir : “Si je ne veux pas être une grande fille je serai un petit garçon”

Lou Reed – Walk On The Wild Side

La phrase à retenir : “Shaved her legs and then he was a she”

(“En rasant ses jambes, “il” est devenu “elle”)

Gloria Gaynor – I Am What I Am

La phrase à retenir :  “One life so it’s time to open up your closet”

(“On a qu’une vie, il est donc temps de sortir du placard”)

Tim Curry – Sweet Transvestite

La phrase à retenir : “Don’t judge a book by its cover”

(“Ne juge pas un livre d’après sa couverture”)

Madonna – Vogue

La phrase à retenir : “I know a place where you can get away, it’s called a dance floor”

(“Je connais un endroit où tu peux t’échapper, ça s’appelle une piste de danse”)

Christina Aguilera – Beautiful

La phrase à retenir : “You’re beautiful no matter what they say, words can’t bring you down”

(“Tu es beau, malgré tout ce qu’ils disent. Leurs mots ne peuvent pas te faire tomber.”)

Peaches – I U She

La phrase à retenir : “I don’t have to make the choice, I like girls and I like boys”

(“Je n’ai pas de choix à faire, j’aime les filles et les garçons”)

Bikini Kill – Rebel Girl

La phrase à retenir : “When she walks, the revolution’s coming”

(“Quand elle marche, la révolution arrive”)

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Exclu : Powerdove fait son retour avec le magnétique “Ibrahim”

Annie Lewandowski (à gauche) en compagnie de ses collaborateurs Thomas Bonvalet et Chad Popple. Crédit : Emmanuel Laffeach

Annie Lewandowski, chanteuse, musicienne et compositrice américaine, est la meneuse du groupe Powerdove. Sa voix étrange, aux accents familiers de Björk, fait tout le charme du titre Ibrahim, premier extrait de ce quatrième album baptisé War Shapes, à paraître chez le label Murailles Music, le 26 mai prochain. A écouter ci-dessous :

Difficile d’apposer une étiquette sur la musique de Powerdove, et en particulier sur cette chanson douce et pourtant bigarrée. Des airs électroniques aérés enrobés par une contrebasse feutrée, c’est un charmant bout de chemin que l’on fait au côtés d’un certain Ibrahim, mystérieux mais bizarrement rassurant. Pas vraiment folk, un peu expérimental, Powerdove attise notre curiosité avec un esprit nonchalant et délicieusement charmeur. On serait prêt s’aventurer les yeux bandés pour une destination inconnue, et peut-être dangereuse. Peu importe, le voyage en vaut la chandelle.

Concert : Powerdove fête la sortie imminente de son nouveau disque à L’Espace en Cours à Paris le jeudi 18 mai, à 20h. Plus d’infos sur l’événement Facebook.

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Stormzy offre 9 000 £ à une étudiante pour sa scolarité à Harvard

Stormzy, le rappeur généreux. (Capture d'écran Youtube.)

Après Nicki Minaj, c’est au tour du rappeur anglais de donner un coup de pouce à une fan pour financer sa scolarité à l’université.

Fiona Asiedu étudiante à Oxford, a été sélectionnée par la prestigieuse université américaine d’Harvard pour commencer un master en Psychologie et développement humain en août 2017. L’élève britannique est ravie mais constate très vite qu’en plus des coûts d’inscription et de scolarité (pas moins de 59 000 £), déménager aux Etats-Unis et changer d’université s’avèrent extrêmement cher. Afin de poursuivre ses ambitions, la jeune fille lance une campagne de crowdfunding, début mai, pour financer des dépenses à venir comme par exemple son visa étudiant obligatoire pour passer la frontière américaine. L’objectif s’élève à 12 000 £.

Jusque là, l’histoire de Fiona Asiedu n’a rien d’exceptionnel (si ce n’est la perspective d’aller étudier dans une des meilleurs écoles du monde). C’est lorsqu’un de ses amis a tenté, dans un élan d’espoir, d’attirer l’attention de Stormzy sur Twitter que le destin de la jeune fille a radicalement basculé. L’artiste de grime anglais a d’abord retweeté le lien de la collecte de fonds sur sa timeline suivi par 696 000 abonnés.

Capture d’écran Twitter

Mais le rappeur ne s’arrête pas là. Selon la BBC, Stormzy aurait versé 9 000 £ (soit plus de 10 000 euros) à la cagnotte sous son vrai nom complet, Michael Ebenazer Kwadjo Omari Owuo Junior, avant de rendre son don anonyme. Un représentant de l’artiste a confirmé l’information auprès de la BBC. Sur Twitter, l’amie de Fiona a promis de remercier Stormzy en lui offrant un repas à Nando, une chaîne de restaurants mozambicains-portugais. Et ce dernier semble avoir accepté l’invitation, à en croire leurs échanges de tweets :

@StephGump deal!

— #GSAP (@Stormzy1) May 15, 2017

Stormzy, soutien des étudiants noirs à Oxford

Cette donation inespérée a permis à Fiona Asiedu d’atteindre l’objectif de son crowdfunding 25 jours avant l’échéance, qui tombe le 11 juin prochain. La somme d’argent dépassant l’objectif de départ (fixé par la collecte) ira à une association que la future étudiante d’Oxford compte fonder pour venir en aide aux élèves noirs anglais, qui comme elle, souhaitent partir à l’étranger poursuivre leur enseignement supérieur.

Stormzy s’est déjà investi pour la cause des étudiants noirs en Angleterre auparavant. Il a d’ailleurs rencontré Fiona lors d’une visite à l’Université d’Oxford l’année dernière. Il venait saluer les membres d’une association étudiante qui vise à “représenter les étudiants de l’héritage africain et des Caraïbes” à l’institut d’Oxford, dont la vice-présidente n’est autre que la jeune Britannique.

Who told you there's no black people in Oxford? Tell my man SHUT UP!
Oxford ACS x @Stormzy1
Absolute Inspiration pic.twitter.com/L8BACFuhvS

— Oxford ACS (@OxfordACS) March 8, 2016

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En écoute : Beach House nous met sur orbite avec son planant “Chariot”

Beach House en live à Brooklyn (crédit photo : Matt Karp/ CC/ Flickr)

Le duo dream pop Beach House vient de révéler un titre à la fois mélancolique et envoûtant, Chariot. A écouter ci dessous :


Chariot intégrera leur “nouvel” album, B-Sides and Rarities, dans lequel se trouveront des singles déjà sortis, des remixes, et même une reprise de Play The Game, de Queen. A l’origine, cette dernière avait été enregistrée pour une compilation caritative, dont les bénéfices ont été reversés à une campagne de lutte contre le SIDA. Dans un communiqué de presse, les Américains assurent qu’ils continueront à redistribuer les profits générés avec ce morceau.

Des versions remasterisées ou remixées mais aussi deux inédits…

Seuls deux titres inédits figureront dans le 7ème LP de Beach House : Chariot donc, et Baseball Diamond, qui n’a pas encore été révélé. Ils ont tous les deux été enregistrés en même temps que Depression Cherry et Thank Your Lucky Stars, les deux derniers albums du groupe, sortis à quelques semaines d’écart en 2015.

Découvrez son tracklisting complet :

01 Chariot
02 Baby
03 Equal Mind
04 Used to Be (2008 Single Version)
05 White Moon (iTunes Session Remix)
06 Baseball Diamond
07 Norway (iTunes Session Remix)
08 Play the Game (Queen Cover)
09 The Arrangement
10 Saturn Song
11 Rain in Numbers
12 I Do Not Care For The Winter Sun
13 10 Mile Stereo (Cough Syrup Remix)
14 Wherever You Go

L’album B-Sides and Rarities sortira lui le 30 juin prochain, chez Bella Union / Sub Pop. Il est d’ores et déjà disponible en précommande sur Apple Music.

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Exclu : le clip fou de Schlasss, en onze versions

photo Toine

Schlasss, le duo trap-punk (plus ou moins, parfois) de Saint-Etienne a frappé très fort avec son album Casa Plaisance, sorti récemment. Et là, ils refrappent très fort, et plutôt onze fois qu’une, avec la vidéo du titre Thug Lilith que nous vous présentons en exclu.

La vidéo a été réalisée par le plasticien contemporain Michaël Borras, alias Systaime. Activiste de l’art numérique et en réseau, Systaime n’a pas fait les choses à moitié pour Shlasss : accessible ici en version complète, la vidéo de Thug Lilith est une expérience à la limite du hacking, qui donne envie de redémarrer son ordinateur et d’acheter plein d’antivirus – qui ne pourront rien contre la créativité de Schlasss vs Systaime.

La vidéo est aussi visible sur youtube, dans ses onze versions. Quelques-unes ici :

Et on retrouvera Schlasss dans Les InRocKs le 24 mai, au sommaire d’un numéro dont Virginie Despentes est rédactrice en chef invitée.

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Iggy Pop et Oneohtrix Point Never, en duo sur la B.O. de “Good Times”

Oneohtrix Point Never (à gauche - source : Wikipedia Fr / Warp Records) et Iggy Pop (à droite - Source : Wikimedia / Alex Const)

Voici un featuring auquel on ne s’attendait pas. A l’occasion de la sortie de Good Times, le prochain film des frères Safdie (présenté au festival de Cannes 2017), le musicien expérimental Oneohtrix Point Never et l’icône rock Iggy Pop se sont associés pour signer la B.O. dont un extrait débute à la 30ème seconde du trailer ci-dessous :

En seulement quelques secondes, le morceau The Pure and the Damned fait de cette vidéo un véritable moment de grâce tant la voix rauque et brisée de l’Iguane se marie parfaitement avec les nappes atmosphériques du musicien américain. En bref, un morceau que l’on a hâte d’entendre dans sa version complète.

Good Time est en compétition au festival de Cannes 2017. Il sortira en salle le 11 octobre prochain en France.

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Que penser du nouveau single de Miley Cyrus ?

Miley Cyrus, heureuse, dans le clip de "Malibu" (Capture d'écran Youtube)

Les rageux diront que c’est un peu facile de taper sur Miley Cyrus. Ce serait oublier qu’on en a souvent dit beaucoup de bien, notamment au moment de la sortie en 2015 de Miley Cyrus and The Dead Petz, un album de strass et de paillettes, tendre et azimuté, réalisé en collaboration avec les Flaming Lips et Ariel Pink.

Nous étions donc en droit d’attendre, en cliquant sur le lien Youtube menant vers son nouveau clip vendredi 12 mai, un feu d’artifice de transgression et d’érotisme, de licornes et d’arc-en-ciel, de coupes de cheveux improbables et de références à la culture porn, du grand n’importe quoi un peu malaisant comme seule la pop-star sait le faire.

Son titre, Malibu, renfermait la promesse d’échapper au week-end d’investiture pluvieux qui s’annonçait, avec son avalanche de blagues sur la France des start-up, la bonhomie un peu gauche de François Hollande, et le prix du costume d’Emmanuel Macron. Nous imaginions déjà Miley Cyrus fumant un gros joint dans une soirée de débauche à Malibu, entourée de pros du voguing (puisque ça revient à la mode tous les ans, hein) et de freaks échappés d’un film de David Lynch.

Au cœur du morceau : Liam Hemsworth

Perdu. Miley Cyrus est redevenue Hannah Montana, ce personnage Disney qui la fit connaiître au grand public à partir de 2006, et on cherche encore désespérément le second degré dans son clip pensé sur le mode du “reborn”. La popstar a d’ailleurs raconté à Billboard l’avoir écrit à l’arrière d’un Uber, après avoir arrêté la weed (dont elle était pourtant l’une des ferventes défenseuses), l’alcool, et avoir retrouvé son premier amour, l’acteur Liam Hemsworth auquel est dédié cette très mauvaise chanson.

La période sauvage allant du clip de We Can’t Stop, dans lequel elle twerkait sur un lit en mâchonnant un chewing-gum d’un air franchement salace, à son featuring avec Wayne Coyne sur l’un des derniers singles des Flaming Lips, We Are Family, en passant par la boule de démolition, les photos nues pour Terry Richardson, le gode-ceinture en concert, les langues pendantes et autres body échancrés n’était donc qu’une vaste connerie que Miley Cyrus regretterait ? C’est bien ce que la chanteuse tente de nous faire croire en enchaînant les pensées pseudo-philosophiques que l’on croirait tirées d’un bouquin de coaching new-age. Florilège :

“Cause now, I’m free as birds catching the wind” (“Car maintenant je suis libre comme des oiseaux portés par le vent)
“I always thought I would sink so I never swam” (“J’ai toujours pensé que je coulerais donc je n’ai jamais nagé”)
“We are just like the waves that flow back and forth” (“Nous sommes comme le ressac”)
“I never went boating, don’t know how they are floating” (“Je n’ai jamais fait de voile, je ne sais pas comment ils flottent”)
“The sky is blue, in Malibu” (“Le ciel est bleu à Malibu”)
“That’s when I make a wish to swim away with the fish” (“C’est lorsque je fais le souhait de m’en aller en nageant avec les poissons”)
“It’s a brand new start, a dream come true” (“C’est un nouveau départ, un rêve devenu réalité”)

Cette balade pop aux accents country est clairement destinée aux adolescentes en pleine remise en question, qui rêveraient elles aussi de vivre une belle histoire d’amour avec Liam Hemsworth. Sa seule force serait peut-être d’être taillée sur le modèle de la montée-descente, le morceau s’emballant tellement sur le refrain qu’il pourrait bien se glisser dans ces fêtes de lycée américaines avec des gobelets rouges et des gobelets bleus.

Des nattes et des pâquerettes 

Côté clip, celle qui fut érigée en parangon d’un féminisme pop anti-slut shaming et pro-empowerment enchaîne les clichés niais. Habillée de blanc (la pureté tout ça), Miley Cyrus virevolte dans un décor de collines verdoyantes rappelant les fonds d’écran Windows 98, prend des bains de soleil, câline son chien, se promène avec des ballons colorés sur la plage (de Malibu hein, certainement), fait des vocalises devant une cascade, se marre toute seule.

Tandis que la grande Rihanna revendique justement le fait d’être “unapologetic” (“impénitente”), Miley Cyrus tombe dans l’extrême inverse, cherchant à racheter on ne sait quelle faute auprès du public, gommant ses excès à coups de nattes dans les cheveux et de champ de pâquerettes. Bel exemple de mea culpa comme seuls les Etats-Unis savent en produire, un discours puritain voulant que la pop star ayant “fauté” finisse par s’en rendre compte et change de ligne de conduite. Rappelons-nous donc avec nostalgie que la même Miley Cyrus lâchait ce clip il y a tout juste deux ans :

Et gardons en mémoire une seule et unique Malibu :

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Une mixtape italo-disco pour fêter le retour des beaux jours

Extrait de l'ep "Party People" de Petrole.

Le thermomètre a littéralement pété les plombs depuis quelques jours, et ce n’est pas Pétrole qui compte le faire redescendre. Les Toulousains nous offrent une mixtape volcanique pour enfin sortir de la boite nos dancing shoes à paillettes. Direction : la piste de danse !

Petrole c’est un collectif d’artistes intégrant autant des DJs, musiciens, plasticiens, graphistes, photographes et vidéastes. Pour le prochain RDV mensuel inRocKs lab, qui aura lieu le jeudi 25 mai au Victoire 2 (Montpellier), ils ont carte blanche pour nous offrir un DJ set endiablé. Et en attendant, le collectif nous offre une mixtape estivale qui risque de vous faire danser tout le reste de la semaine. Disco, funk, house, dance, vous allez rugir de plaisir sur leurs rythmes groovy ! En écoute exclusive ci-dessous :

Découvrez le tracklisting complet de la mixtape :

This is your time – Change
Chocolate ice – Jimmy Ross
Something about you – Oliver Cheatham
Feel the groove – Mateo & Matos
Let’s get jazzy – KC Flightt
Just how sweet is your love (Walker & Royce) – Rhyze
Paradise of temptations – Paradiso Rhythm
La fique – Robosonic & Adana Twins
Now now – Boogie Bruthaz
Slummin’ it – Inland Knights
Live your life – Crystal Clear
Sing it back – Moloko
Mystery – Breakout
Ananas – Bleu Toucan
Goodbye – Lananas

Bleu Toucan, également à l’affiche du prochain Afterwork inRocKs lab

Avec un nom pareil, Bleu Toucan ne pouvait que nous offrir des ondées tropicalo-electro-pop. Fondé par Manu et Léo et signé chez le label Profil de Face, ce duo a le don pour nous faire onduler du bassin l’air de rien… A vous de vous faire une idée avec leur dernier tube Hanoï Café, extrait de leur second ep Origami. Ils inaugureront la soirée du jeudi 25 mai, sur la scène extérieure du Patio, au Victoire 2 (Montpellier)

L’afterwork des inRocKs lab avec Bleu Toucan et un DJ set de Petrole
Jeudi 25 mai dès 20h au Victoire 2 (Domaine du Mas de Grille, Saint-Jean-De-Védas)
Entrée 5 euros sur place
Evénement facebook

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En écoute : Travis Scott balance trois nouveaux morceaux bouillants

Capture d'écran Youtube d'un concert de Travis Scott

Deux jours seulement après son arrestation pour “incitation à l’émeute“, suite à un concert chaotique dans l’Arkansas, Travis Scott refait le buzz, cette fois avec 3 nouveaux morceaux postés hier matin sur son Soundcloud. Le rappeur n’a pas précisé si les titres intégreront son troisième album, Astroworld, dont la date de sortie n’a pas encore été révélée. A écouter ci-dessous.

Un avant-goût de son prochain album Astroworld…

Dans Green and Purple, une ode à la défonce, La Flame rappe en featuring avec le rappeur d’Atlanta Playboi Carti, qui a sorti sa première mixtape le mois dernier.

Dans l’entraînant A Man, le rappeur de Houston promène sa voix auto-tunée le long d’une prod chancelante et capiteuse, signée Southside.

Avec Butterfly Effect enfin, Travis Scott signe un morceau composé en collaboration avec le beatmaker Murda Beatz, qui est sollicité par de nombreux poids lourds du rap game, de Gucci Mane à Migos en passant OG Maco.

Astroworld sera le troisième album de Travis Scott, succédant ainsi au Birds in the Trap Sing McKnight, sorti en septembre dernier et décrochant la première place du classement américain et hebdomadaire Billboard. 

Les Inrocks - Musique

Armide

De cette Armide nous restait le souvenir d'une belle soirée à la Philharmonie de Paris. Donnée en version de concert, la dernière tragédie en musique conçue par le tandem Jean-Baptiste Lully-Philippe Quinault y était narrée par les instrumentistes avec beaucoup de souffle et d'expressivité, et animée par un plateau vocal soucieux de théâtre. Enregistrée ce même soir, Armide devient le sixième opus de la superbe collection lullyste enrichie depuis 2001 par le claveciniste et chef d'orchestre Christophe Rousset (au centre d'un passionnant petit livre-portrait sous forme d'entretiens (1) ) et son bel ensemble Les Talens lyriques. Le sujet ? La magicienne Armide s'y éprend de son pire ennemi, le chevalier Renaud, qui lui préférera la Gloire et la Sagesse… Nourri de délicieux oxymores (« gardons-nous des périls agréables »), le livret aura tant de succès que Gluck le reprendra tel quel, sur une autre musique. Celle de Lully tombera un temps dans l'oubli. Elle est pourtant très évocatrice, et participe de la dramaturgie tout autant que les vers inspirés à Quinault par La Jérusalem libérée du Tasse. Parmi les jeunes et grandes voix, toutes intelligibles, convoquées pour l'occasion, on admire, dès le prologue, la façon dont Marie-Claude Chappuis et Judith Van Wanroij débarrassent la Sagesse et la Gloire de leur gangue moralisatrice. Dans le rôle-titre, Marie-Adeline Henry impose son puissant soprano et un vrai tempérament de tragédienne. Antonio Figueroa donne du relief au pâlichon Renaud, Marc Mauillon s'illustre dans le petit rôle de la Haine, et Ubalde comme le Chevalier danois trouvent des interprètes de choix en Etienne Bazola et Cyril Auvity. — Sophie Bourdais

(1) Christophe Rousset, l'impression que l'instrument chante, Cité de la musique - Philharmonie de Paris/La Rue musicale.

| 2 CD Aparté 4F.

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Party

Repérée il y a deux ans avec un premier album déjà impressionnant, vue l'an passé en concert sidérant dans une improbable chapelle parisienne, Aldous Harding est la vraie sensation de ce printemps. En prélude à Party, les internautes pouvaient accéder d'un clic à sa folie singulière. Postée il y a quelques mois, une vidéo la montre interprétant dans une salle de bains Swell does the skull. Morceau d'une beauté pétrifiante, ici placé opportunément en fin d'album : une fois qu'il est terminé, on peine à reprendre son souffle. Cette jeune Néo-Zélandaise aujourd'hui globe-trotteuse a manifestement des pouvoirs. Elle nous disait aimer le son de sa voix. C'est alors d'un amour peu banal et tourmenté. Miss Harding est d'ailleurs habitée par plusieurs voix, qu'elle libère selon l'humeur de la chanson, parfois deux dans la même. Une force inouïe qu'elle se permet de pousser à son point limite d'agacement, comme sur Party. Elle peut hululer aigu comme imitant Kate Bush, réveiller l'écho limpide des premiers Joni Mitchell ou trouver une âpreté bluesy. Aldous Harding a une grâce de son temps tout en lui échappant avec obstination. Sur le fil de structures minimales, on dirait qu'elle s'aventure à chaque fois comme si elle ne savait pas ce qui allait se passer. John Parish, avec qui elle a enregistré l'album à Bristol, donne au son profondeur et détails ­— piano liquide et écume de saxo sur Imagining my man. Ailleurs c'est une guitare seule qui laisse en relief ou en suspension ces vocalises à fleur de nerf. Au calme inquiétant de I'm so sorry succède l'orage contenu du terrible Horizon. Chacune de ces neuf chansons célestes ou damnées laissera tôt ou tard son empreinte. Ce disque intranquille vivra longtemps. — François Gorin

| 1 CD 4AD/Beggars.

Télérama.fr - Disques

Swingin' on the Korner

Malgré sa participation au fameux premier Quintet de Miles Davis, Red Garland (1923-1984) est peut-être le pianiste le plus méconnu de sa génération de hard boppers. Et pourtant, quel styliste ! Lui qui avait été boxeur développa un jeu, inspiré de Milt Buckner pour les accords en blocs et d'Ahmad Jamal pour l'économie de l'espace, qui convenait à merveille à Miles et à son batteur effervescent, Philly Joe Jones. Il enregistra huit albums avec Miles Davis, dont les fameux Cookin' Relaxin' et Milestones. Miles appréciait qu'il sauvegardât la mélodie grâce à des accords capiteux qui lui permettaient de jouer « joli » sans mièvrerie ; il fut longtemps le compagnon idéal. Après les années davisiennes (1955 à 1958), Red Garland eut quelque peine à retrouver ses marques. Il se produisait le plus souvent en trio, avec Philly Joe Jones dès qu'il le pouvait.

La session (fort bien) enregistrée au Keystone Korner de San Francisco en décembre 1977 le montre dans une forme fantastique. Avec Philly Joe et l'excellent contrebassiste Leroy Vinegar, établi en Californie, il joue dans un état d'euphorie constante, mettant le swing au premier plan, et c'est pour l'auditeur une fête, quel que soit le tempo, qui va de la ballade (On a clear day, Never let me go) au rapide (It's all right with me) en passant par les nuances du blues (Blues in bebop ; Straight, no chaser ; Bag's Groove). Les seize morceaux forment deux sets parfaits où s'enchaînent les atmosphères en un jazz heureux, galvanisant et toujours intelligent. Oui, Red Garland fut un magnifique pianiste, de ceux qui ont fait vivre le jazz sans le renouveler mais en le célébrant avec art. — Michel Contat

| 2 CD Elemental Music.

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Volver

On n'apprendra rien de très nouveau avec ce neuvième album studio : depuis longtemps, on sait que Biolay est doué. Et productif. Volver (« revenir » en espagnol, titre ironique pour un chanteur qui ne part jamais) en est une illustration de plus. Un an après son très beau Palermo Hollywood, qui exhalait la moiteur enfiévrée des rues de Buenos Aires, le chanteur continue de marier les sons et les ambiances pour dire les brûlures de la vie et de l'amour. Il alterne ballades mélancoliques et déflagrations urbaines, parenthèses de gravité et titres dansants, tous unis par la chaleur de sa voix de crooner un brin désabusé. Volver est-il pour autant la suite de Palermo Hollywood ? Il s'en fait plutôt l'écho : on entend des vocalises lyriques, le flow tendu de la chanteuse-comédienne Sofia Wilhelmi, ou même le timbre doux de Chiara Mastroianni, partenaire de ¡Encore Encore !, duo sensuel et sexuel dont les va-et-vient rappelleront immanquablement Je t'aime moi non plus — perche de plus pour ceux qui l'associent systématiquement à Gainsbourg. Mais au-delà de quelques chansons assez classiques et plutôt sombres (Volver, sur le temps qui passe, Arrivederci, chant de deuil, ou une reprise d'Avec le temps, de Ferré), l'album est surtout une leçon de production et de construction. Et une mise en abyme temporelle. Par ses entrelacs de cordes, on y perçoit des résonances avec La Superbe, album majeur de 2009 ; et par ses featurings très chics, il jette les ponts encore plus loin : l'apparition de Catherine Deneuve sur Happy Hour fait songer à celle de François Hardy sur Mon amour m'a baisé (2005). Benjamin Biolay pose donc une pierre de plus à un édifice multiforme, mais d'une parfaite cohérence. — Valérie Lehoux

| 1 CD Barclay/Universal.

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Cuidado Madame

Treize ans après Salt, Arto Lindsay a ­retrouvé le chemin des studios, sans perdre le fil de ses expérimentations ­funambules et schizophrènes entre Brooklyn et Bahia. Les tambours rituels du candomblé afro-brésilien ne sont pas immédiatement perceptibles, mais leurs pulsations, déconstruites et ­malmenées, fondent les strates souterraines de cet album, irradié de programmations éclatées, de guitares distordues et de mélodies hâves. Moins radical que par le passé, le tropicaliste américain ne cède complètement ni à sa passion bruitiste, ni à sa fibre sensuelle, mais le matou est joueur et confronte ses deux facettes titre après titre. Tantôt Arto ronronne, miaulant ses rengaines suaves et désinvoltes, tantôt Arto griffe, cordes acérées et claviers crachotants. Après Seu Pai, petite perle traversée par l'électro vaporeuse de Lucas Santtana, il court même après sa queue sur Arto vs. Arto dans un duel dissonant qui le laisse KO. Le tout est ­sophistiqué, un peu froid, mais se termine sur une note acoustique rêveuse, avec Pele de Perto, petite douceur chantée au piano et cosignée avec Marisa Monte. — Anne Berthod

| 1 CD Ponderosa/Pias.

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Prodigal Son

Plus de quarante ans déjà qu'Elliott Murphy a publié son carré d'albums (d'Aquashow à Just a story from Ame­rica) qui l'a fait rejoindre le club des songwriters chers aux amateurs d'un rock romantique et littéraire nourri à Dylan et Lou Reed. Et autant d'années depuis que le New-Yorkais exilé à Paris grave des disques qui en entretiennent la mémoire, voire la flamme. Ce bienvenu Prodigal Son semble avoir bénéficié de la revisitation récente par Murphy de son coup de maître initial en 1973. Alors que It takes a worried man (2013) le voyait se couler dans le moule d'un baladin folk blues auquel il ne restait plus que l'éclat des mots, ce trentième essai le voit renouer avec son don mélodique. Et si les enlevés Chelsea Boots et Hey little sister manquent un peu de la fougue de Last of the rock stars, Let me in ou Wit's End prolongent la veine du classique Rock Ballad. Prodigal Son, sobrement produit par Gaspard Murphy, le fils, risque de revenir plus souvent sur nos platines que ses prédécesseurs. Peut-être même que les douze minutes d'Absalom, Davy & Jackie O finiront par paraître courtes. — Hugo Cassavetti

| 1 CD Murphyland.

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