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11 mai 2017

Benjamin Biolay s’inspire de PNL pour le clip d’Hypertranquille

Biolay dans Hypertranquille

Un an après Palermo Hollywood, Benjamin Biolay vient de dévoiler Hypertranquille, un nouvel extrait de Volver, son album en duo avec Chiara Mastroianni attendu pour le 19 mai. Le titre s’accompagne d’un clip dans lequel Biolay chante seul sur une plage, en lunettes noires et veste en cuir. Le phrasé sous autotune, la gestuelle et le décor ne peuvent qu’étonnamment rappeler PNL. Le tout est à voir en suivant.

Notre entretien avec le duo est à retrouver dans le numéro des Inrocks actuellement en kiosques, ou bien en version premium juste ici.

Roma photo @richardgianorio ❤️️????

Une publication partagée par Benjamin Biolay (@benjamin_biolay_) le 3 Mai 2017 à 6h56 PDT

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Plongée dans les plaisirs sensuels et sans filtre de Cigarettes After Sex

Greg Gonzalez, le chanteur du groupe de dream pop Cigarettes After Sex. (© Cigarettes After Sex)

Ce nom vous dit peut-être quelque chose. Cigarettes After Sex n’est pas le nom d’un sexshop miteux, ni celui d’un engin érotique improbable entre le sex-toy et la vaporette. Il est même probable que vous les ayez déjà entendus, en vous perdant dans les recommandations de YouTube ou en lançant une playlist au hasard. Le groupe est un ovni : s’il s’apprête à peine à son tout premier album, il cumule déjà les dizaines de millions de vues en ligne depuis plusieurs années.

Avec K, leur tout premier album (dispo 9 juin chez Partisan Records / Pias), une communauté encore plus large s’apprête à basculer dans les rêveries pop du groupe texan. Belle occasion de réaliser également que certains se trompent lourdement : une clope, ça se fume après le sexe, pas avant. C’est en tout cas ce que nous assure Greg Gonzalez, le leader du groupe, quand on le rencontre à Paris au début du mois de mai. “C’est beaucoup plus romantique…”,. Sur ce premier album, le quatuor nous plonge dans ce même état lascif et planant. Le chanteur et écrivain y plaque ses souvenirs coupables, sensuels et érotiques comme sur la B.O d’un film romantique. Un éternel accro, oui, mais à ces rencontres qui se consument, aussi vives et impalpables que la fumée d’une cigarette.

Mémoires d’un “mélo'” ?

“On m’a toujours dit que j’étais un peu mélo”, avoue-t-il dans un sourire se moquant de lui-même. Assis sur l’un des sièges rouges de son hôtel parisien, les yeux fermés, l’Américain sort sa guitare, joue à peine quelques notes et nous transporte comme sur le disque dans sa douce Apocalypse. L’un des titres au centre de l’album.  “J’aime enfermer dans un rêve, dans une sorte de ballade romantique et obscure”, expliquera-t-il plus tard, en reposant sa guitare.

Live session de Cigarettes After Sex à Paris, avant l’interview. #cigarettesaftersex

Une publication partagée par Juliette Redivo (@julietteredivo) le 10 Mai 2017 à 6h05 PDT

Si ses chansons parlent d’amour, le Texan n’a pourtant rien de l’image du “lover”. En l’écoutant, on se croirait plutôt projeté dans une fable sombre, à mi-chemin entre un épisode de Twin Peaks, un Hitchcock romancé et un texte de Joy Division, les souffrances de Ian Curtis en moins.

“Si tu es passionné par quelqu’un, tu ressens un sentiment qui ressemble au brouillard, à de la fumée. Je veux que ma musique fasse ressentir cela.”

Avec le claviériste Philip Tubbs, le bassiste Randy Miller et le batteur Jacob Tomsky, les Cigarettes After Sex nous embarquent dans les souvenirs de leurs histoies d’amours passées.

Dans les rues de Montmartre et de Pigalle, comme sur “Truly“, ou dans celles du Texas sur l’imparable “K”.  C’est là-bas que le chanteur a vécu ses déboires avec son amour de jeunesse, la fameuse “Kristen”, que l’on retrouve à plusieurs reprises sur le disque comme un fantôme évanescent. Une relation “passionnelle mais à longue distance”, qui l’ poussé à écrire. “J’ai vécu toutes ces histoires et ces ruptures, ça m’inspire pour mes textes. Cet album, c’est un peu comme mes mémoires”, lance-t-il d’une voix lointaine, avec un sourire en coin “J’ai surmonté tout ça, hein, on est restés de bons amis !” ajoute-t-il en rigolant avec son fort accent texan.

Un escalier comme “studio” d’enregistrement

Dans ce premier vrai projet long, Greg Gonzalez se considère comme le compteur d’un “long-métrage” immersif, qu’il aime scénariser à coup de fumigènes et de bandes vidéos en noir et blanc dans ses concerts. Lui, qui tenait un movie theater à Brooklyn, nous enferme dans un huis clos, très inspiré par les films “à la fois étranges, beaux et érotiques” d’Antonioni ou de Kieslowski.

Les détails, le chanteur y fait très attention et se présente comme quelqu’un de “très pointilleux.” Tellement, qu’il a presque mis 10 ans à écrire et rassembler les morceaux de ce premier album, alors qu’il avait lancé le groupe en 2008, d’abord en solo. En bon perfectionniste assumé, il voulait que chaque piste ait “ce son si particulier”, cet écho planant qui définit aujourd’hui le groupe. Il a trouvé la formule parfaite en 2012, par “un accident heureux assez fou” : en marchant dans l’une des cages d’escalier de sa fac. “L’écho était étrange, ça a donné cette étincelle qu’il nous manquait.” Avec le groupe, dont les membres changent au fur et à mesure des années, il décide donc d’enregistrer directement là-bas, au milieu des marches.

Le “crew” définitif en 2015 © Cigarettes After Sex

Un succès soudain qui bloque

Malgré eux, le bouche-à-oreille et la magie de YouTube font la suite du boulot. Sans prévenir, quelques années plus tard, en 2015, Cigarettes After Sex connaît un succès “dingue et improbable”, retrace Greg, qui n’en revient toujours pas. D’un seule coup, des millions de personnes se sont mises à écouter et partager leurs EP. Nothing’s Gonna Hurt You Baby est joué plus de 53 millions de fois sur YouTube ; Affection, sorti en 2016, comptabilise 27 millions de vues… C’est le début du succès international et des concerts sold-out, avant même d’avoir sorti un seul album. De quoi bloquer complètement le chanteur pour terminer le disque : “C’est dur de créer quelque chose de bon après un tel succès”, reconnaît celui qui a écrit et réécrit des centaines de textes, jusqu’à satisfaction.

Mais avec l’épisode de “l’escalier”, il lavait désormais, la recette miracle.  Each Time You Fall In Love, qui survole l’album , a été enregistré dans la cage d’escalier du cinéma dans lequel il continue à travailler, à côté du groupe.

“Entre deux prises, j’allais projeter un film et on reprenait l’enregistrement, se souvient le chanteur en secouant la tête à ce souvenir. J’aime capturer l’esprit d’un espace, la magie qui est présente.”

Gonzalez est à l’image de ses chansons : calme et introspectif. “En fait, je suis quelqu’un de très posé, ces morceaux sont vraiment une extension de ma personnalité.” Un petit plaisir personnel  ? Une cigarette, évidemment  “quand c’est le bon moment…”, lance-t-il avec un rire sarcastique.

album K le 9 juin chez Partisan Records

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En écoute : “Mouvements” la rencontre entre Bonnie Banane et Ichon

Prenez le nouveau visage féminin du r’n’b français, ajoutez-y le flow impeccable du rappeur parisien et vous obtiendrez Mouvements, l’excellent résultat de la rencontre entre Bonnie Banane et Ichon. Si tous deux avaient par le passé fait leurs preuves en solo, c’est en unissant leurs forces qu’ils s’imposent cette fois-ci, à travers un titre minimaliste, bilingue et surtout atmosphérique à souhait.

Après une absence de quelques mois, Bonnie Banane est donc de retour avec ce featuring de choix, idéal pour réussir à patienter jusqu’au prochain morceau. Ichon quand à lui, continue sa tournée française avec Loveni et Myth Syzer. De bons gamins à suivre de près.

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Forbes dévoile le classement des rappeurs américains les plus riches

Capture d'écran de P. Diddy dans le clip "Coming Home"

P. Diddy domine le classement Forbes des rappeurs les plus riches du monde pour la sixième année consécutive, avec une fortune estimée à 820 millions de dollars. La majorité de ses revenus provient de ses activités commerciales, et notamment de son deal juteux pour les vodkas Cîroc, produites par la marque britannique Diageo, qu’il n’hésite pas à mettre en avant dans ses clips…

La course au milliard

Jay Z et Dr Dre, qui portent eux aussi une double casquette d’artiste et de businessman (aguerris), sont également sur le podium. Le rappeur new-yorkais talonne Puff Daddy dans la course au milliard, avec 810 millions de dollars, soit 30% de plus que l’année précédente. Un bond qui s’explique notamment par la hausse de la valorisation de Tidal à 600 millions de dollars. La plateforme de streaming, rachetée par Jay Z en 2015, a en effet bénéficié d’un lourd investissement de l’opérateur téléphonique Sprint, qui y a injecté 200 millions de dollars en janvier dernier.

Dre, l’ancien producteur de NWA, possède quant à lui 740 millions de dollars selon Forbes. Son compte en banque avait explosé après le rachat de sa marque de casques audio par Apple, qui s’était offert Beats Electronics pour la rondelette somme de 3 milliards de dollars en 2014.

La fortune du trio de tête domine largement celle des autres rappeurs du classement : Birdman, le cofondateur de Cash Money Records, possède 110 millions de dollars, et Drake se place en cinquième position avec 90 millions.

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Les métalleux d’Ultra Vomit parodient Rammstein, AC/DC et Iron Maiden (et c’est poilant)

crédit : Charlotte Gonzalez

Il y a 18 ans, c’était une blague. Aujourd’hui, ça n’a pas vraiment changé, avec le professionnalisme en plus : les Nantais d’Ultra Vomit alignent le Hellfest le Trianon dans leur tournée et sont connus comme le loup blanc pour tout fan de metal qui se respecte. Avec une technique imparable : le pouvoir de la vanne, combiné à une capacité inouïe à pasticher tout ce que la planète rock compte comme signatures vocales et comme riffs qui tabassent.

2017, c’est le même deal : 9 longues années après Objectif : Thunes, l’album qui a vraiment entériné la formule d’Ultra Vomit, le quatuor propose Panzer Surprise, qui dynamite Rammstein, Iron Maiden ou encore Pantera. On a voulu savoir comment un groupe portant un nom de déjection corporelle réussissait aussi bien là où plein de groupes de rock se plantent : assumer le fait que la musique doit parfois rester quelque chose de fun.

9 ans entre deux disques… il s’est passé quoi ?

Fetus (chant, guitare) : “Je sais pas si t’as vu Interstellar, c’est tout pareil : on s’est un peu trop approché d’un trou noir, et paf, 2017 (rires). En vrai, c’est un mélange de perfectionnisme et de flemme. Le mélange des deux donne un cocktail assez détonnant qui fait qu’on prend 9 ans à faire un disque, voilà. Mais j’estime qu’on a bien fait de ne pas se presser.”

Flockos (guitare) : Le clasico, c’est quoi ? Un album tous les trois ans ? Nous pensons que ce n’est pas une bonne chose, et surtout : pas d’album tant que les idées ne sont pas là.

Matthieu Bausson (basse) : De toute façon, fallait attendre que je passe le brevet des collèges (rires).

Fetus : Tout à fait, le jeune homme que tu vois à ma gauche a intégré le groupe très jeune, il était très enthousiaste à l’idée d’enregistrer un album, et nous on lui a dit “passe ton bac d’abord” ! Aussi, la difficulté dans Ultra Vomit, c’est qu’on veut faire de bons riffs, mais encore, ça, c’est jouable, mais après, il faut trouver la vanne qui va bien avec le riff. Et qu’elle soit bonne elle aussi, tu vois la montagne à gravir. Un groupe de metal classique va partir par exemple sur une idée de thème, genre “l’Enfer des Dieux de mes couilles”, et le guitariste va dire “mais bien sûr, j’ai une super idée de riff pour ça”. Et c’est réglé, entre guillemets.

Justement, comment on compose sérieusement un album qui n’est pas totalement sérieux ?

Fetus : À chaque fois ça change un peu, mais prenons l’exemple d’un morceau. Sur le nouvel album, il y a un titre qui s’appelle “Un Chien Géant”. Il y a très longtemps, quand tout le monde traînait sur MySpace, j’étais tombé sur un profil avec la fameuse citation que tu mettais en dessous de ta photo de profil. Le mec avait écrit “nous vivons tous dans le ventre d’un chien géant” et ça m’est resté très longtemps, parce que cette phrase n’a absolument aucun sens. J’ai quand même googlé ce truc pour voir si ça ne venait pas d’un grand auteur de notre temps, et je l’ai ressorti de mon cerveau au moment de la composition du morceau, qui date déjà un peu. Naturellement, on a pastiché Tagada Jones pour le côté revendicatif et politique qu’on a donné à cette phrase, et ça donne le titre que tu connais.

Flockos : Voilà, petite maquette de Fetus dans son coin, puis ça passe à la moulinette du groupe.

Fetus : Mais c’est très rare qu’on décide de pasticher un groupe dès le départ.

Avez-vous une liste de groupes que vous souhaitez absolument pasticher ?

Fetus : Bien sûr. Je savais depuis le début que je voulais absolument me faire Lemmy de Motorhead, par exemple.

Flockos : Tu avais maquetté une version Lemmy de “Il court, il court, le furet”, hein… (rires) Mais c’est vrai qu’on attend de pouvoir cocher la case Guns’n’Roses et AC/DC. Même si eux, on les a un peu faits dans le dernier, mais on pourra y revenir.

Vous avez quel âge ?

Flockos : Ouch. On ne va pas te donner les détails, mais ça va de 23 à 37. En passant par 34 et 35. Bon, c’est moi qui vais avoir 34 ans, et a priori, c’est moi qui ai le plus le seum. On a tous eu une grosse période festive qui est pas mal révolue. Par exemple, moi j’étais un type hyper drôle et qui se mettait des grosses races, et maintenant je suis devenu super chiant (rires). J’ai mal aux épaules, je bois du Schweppes, et je fais pipi 1000 fois par jour.

Vous savez que votre public est aussi trentenaire que vous maintenant…

Fetus : j’ai l’impression que nos conneries font aussi plaisir à un public plus jeune. J’ai essayé de regarder un peu au début de la tournée, il y a pas mal de gamins dans la vingtaine, voire moins. C’est pas simple de garder le même niveau de rigolade tout le temps, mais ça nous fait plaisir de voir que ça parle à des gens quand même un peu plus jeunes que nous.

J’ai souvent entendu : “Ultra Vomit c’est génial, mais ces gens-là jouent trop bien, pour ne pas faire partie d’un ‘vrai’ groupe de metal”… ça vous dit quoi ?

Flockos : Change de potes !

Fetus : On nous a déjà dit ça plein de fois. Souvent on ne nous dit pas “vrai groupe de metal”, mais “groupe de metal sérieux”… Alors que nous, il faut bien comprendre qu’on assume faire quelque chose de parodique, de fun, quelque chose qui nous fait marrer. Mais on fait ça hyper sérieusement ! On a déjà dit à Jim Carrey qu’il n’était pas sérieux comme acteur ?

Flockos : Nous on considère que c’est pas parce que le propos est marrant qu’on ne fait pas notre musique sérieusement.

Fetus : Et pour répondre à ta question, pour ma part je n’ai pas envie de faire de groupe de metal hyper premier degré, parce que ça me branche moins et qu’il y a des tonnes de groupes qui le font déjà. Si j’avais eu envie de faire un truc “sérieux”, j’aurais essayé de faire un truc à la Cocoon, avec des voix harmonisées, ou de la musique classique, mais j’ai jamais eu envie de monter un groupe de metal au premier degré.

Flockos : Et puis à la fin, faire un groupe de metal, c’est quoi ? C’est pomper un riff, quoi qu’il arrive.

Vous écoutez quoi, en vrai, mis à part Pantera ?

Fetus : Davantage de Bach que de Metallica, c’est sûr. Bon, et j’écoute notre album aussi (rires). J’étais sur YouTube et je me disais “putain, c’est stylé quand même”.

Matthieu : Tu t’auto-pipais en douce, en fait.

Fetus : Complètement ! Sinon, Les 3 Accords, NOFX…

Flockos : NOFX et Metallica ont changé ma vie. Après, vu que dans ma vie j’enregistre et je mixe des groupes, ça devient compliqué d’écouter de la musique avec une oreille innocente. Bon, y’a un truc que j’écoute pas, c’est Queens Of The Stone Age, mais ça, notre jeune s’en charge très bien (rires).

Avez-vous déjà eu des retours des groupes que vous “taquinez” ?

Fetus : Gojira, ils connaissaient déjà notre version de “Calojira” qu’on joue depuis plusieurs années en concert maintenant. Ils l’ont partagée sur leurs réseaux sociaux, ils ont adoré. Tagada Jones, mais c’est plus évident puisqu’on les connaît. Bon, pour le reste, les groupes sont un peu trop américains pour qu’ils se rendent compte de ce qu’on fait…

Flockos : Dimebag Darrell de Pantera n’a rien dit, c’était un peu vexant (rires).

La musique électronique, ça vous parle ?

Fetus : Les trucs de Drive (Kavinsky, ndlr), c’est de la musique électro ça ? Ça, je trouve ça extrêmement stylé. Y’a un groupe français qui s’appelle Carpenter Brut, ça aussi, il faut que je m’y penche.

Flockos : Bon, c’est pas de l’électro à proprement parler, mais je suis fan de Stupeflip. Mais je n’ai pas de grosses affinités avec l’électro, si je sors du rock, je vais plutôt tomber dans les BO de films. Bon, je dis pas non à ce bon vieux Docteur Alban.

Quand vous réentendez vos vieux morceaux, vous vous dites quoi ?

Fetus : Quand je vois un mec qui achète notre tout premier album à la sortie d’un concert, tout content, je me dis “il va rien comprendre, il va trouver ça horrible”. On ne joue plus qu’un morceau de cet album en concert, qui est à peu près écoutable, “I Like To Vomit”, et encore, c’est très violent. Je suis content d’avoir joué cette musique, mais c’est de la boucherie.

Flockos : À l’époque, à Nantes, je jouais dans un groupe de grind qui essayait de copier Ultra Vomit, ça s’appelait No Talent (rire général). Avec Eradicate, Ultra c’était le premier groupe de Nantes qui réussissait à avoir un vrai son de cochon. Bon, à la réécoute, la caisse claire sonne comme une boîte de Benco, mais c’était cool.

Fetus : nos premiers sons, je les trouve choux.

Vos gosses, vous espérez qu’ils disent quoi lorsqu’ils écouteront l’héritage artistique paternel ?

Flockos : Déjà, on a de la chance là-dessus : aucun d’entre nous n’a encore réussi à procréer (rires). Mais je peux te parler en connaissance de cause puisque je suis tonton : mes neveux mangeaient tranquillement leur quiche l’autre soir en chantant “Pipi VS Caca”, et ça ne posait de problème à personne ! Bon, après j’avoue que quand tu dois faire découvrir le fruit de ton travail artistique à ta copine et à ta mère, tu as parfois envie d’être dans la pièce d’à côté… Mais bon, on continue à se taper des barres de rire en nous réécoutant, donc ça serait dommage d’arrêter pour ce genre de petites considérations.

Certains groupes regrettent parfois de se trimbaler un nom un peu “juvénile” toute leur carrière…

Fetus : c’est marrant, au tout début du groupe, j’avais du mal à assumer ce nom. Pas entre nous, mais plutôt lorsqu’on devait s’annoncer en arrivant dans une salle et dire “on est Ultra Vomit, on joue en première partie”, tu vois. Alors qu’aujourd’hui, je suis trop content qu’on s’appelle comme ça.

L’album Panzer Surprise ! (Verycords) est disponible depuis le 28 avril sur Apple Music

En concert : le 20 mai au festival Foud’rock (Trappes), le 22 juillet au festival East Summer (Dieulouard), le 28 juillet à Le Garric, le 10 octobre au Trianon (Paris), le 11 novembre à la Rock School Barbey (Bordeaux), le 25 novembre à Rombas, le 9 décembre à Toulouse (Métronum) et le 16 décembre à Montpellier (Rockstore).

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Frank Ocean commence à annuler des festivals et c’est la panique

Mais pourquoi, Frank ? (Capture d'écran Youtube du clip "Nikes".)

Frank Ocean est un artiste respecté par la critique et adulé par sa communauté de fans. Pourtant, il peut se montrer assez cruel avec eux, du moins, sans le faire exprès.

Il a fait patienter ses fans pendant quatre années avant la sortie du successeur de Channel Orange, originellement annoncé pour l’été 2015. En parallèle, ses signes de vie sont rares voire inexistants sur les réseaux sociaux et cette absence médiatique irrite certains adorateurs exigeants. Maintenant qu’il est bel et bien de retour, le rappeur californien a décidé d’annuler deux festivals auxquels il devait jouer cet été.

Deux annulations en moins d’un mois

Jeudi 11 mai, le festival Hangout Music situé à Gulf Shores en Alabama aux Etats-Unis a annoncé que le groupe versaillais Phoenix remplacera Frank Ocean, le vendredi 19 mai prochain. “En raison de retard de la production indépendant de sa volonté, Frank Ocean ne pourra s’y produire”, expliquent les organisateurs dans un communiqué relayé par Pitchfork avant de conclure : “Frank Ocean transmet ses excuses et espère revenir très vite en Alabama.”

.@wearephoenix will now headline Friday night of Hangout Fest replacing Frank Ocean. Stay tuned later today for schedule. pic.twitter.com/S6wzRJZxHz

— Hangout Music Fest (@Hangoutfest) May 10, 2017

Pour les mêmes raisons, Frank Ocean a également annulé sa performance au Sasquatch! Festival, à George dans l’Etat de Washington, le 26 mai. C’est LCD Soundsystem qui a été appelé cette fois en renfort pour combler cette absence.

Pas contents

Deux festivals annulés en un seule semaine, cela commence à faire beaucoup. Les organisations qui ont booké Frank Ocean pour des événements estivaux à venir commencent à s’inquiéter. Mais ce sont surtout les fans du rappeur qui s’émeuvent, notamment sur Twitter :

I WAITED TO SEE FRANK OCEAN FOR YEARS AND HE CANCELS FUCK THIS LIFE IS BULL SHIT

— john (@ByarsJohn23) May 11, 2017

“J’AI ATTENDU DE VOIR FRANK OCEAN PENDANT DES ANNÉES ET IL ANNULE, PUTAIN, LA VIE C’EST DE LA MERDE”

Certains avaient déjà menacé de revendre leur ticket avant l’annonce du Hangout Festival :

If frank ocean cancels im selling my hangout ticket

— rodnayraps (@rodnayraps) May 5, 2017

D’autres suggèrent à certains festivals de prendre leurs précautions et d’envisager de le remplacer par des artistes dignes de ce nom :

@Primavera_Sound if frank ocean cancels can you guys grab kid cudi or kendrick…

— Katerina Lytras (@Katerina_Lytras) May 11, 2017

“Primavera, si Frank Ocean annule, vous pouvez ramener Kid Cudi ou Kendrick…?”

Enfin, l’espoir n’a pas quitté une minorité de fans qui l’imaginent préparer une longue série de concerts :

@lonnybreauxs He's irreplaceable. Hope this means he's forgoing festivals for his own tour. #FrankOcean #OceanDwellers

— No One (@wholllovemarcus) May 6, 2017

“Il est irremplaçable. J’espère qu’il renonce aux festivals pour sa propre tournée.”

La rédaction du Pitchork a contacté les autres festivals où Frank Ocean est censé jouer et pour le moment, heureusement aucun autre annulation n’est à déplorer à ce jour.

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Modeselektor en tête d’affiche du festival Electro Alternativ

Modeselektor devant le disquaire Rough Trade en 2009. Source : Wikipedia. Crédit : Matt Biddulph.

Après avoir rassemblé 15 000 festivaliers pendant près de 50 heures en 2016, le festival toulousain Electro Alternativ vient d’annoncer cette semaine le cocktail musical de sa treizième édition, qui brassera harmonieusement les différentes familles de la musique électro.


Parmi les têtes d’affiche : les deux producteurs berlinois de Modeselektor, qui ont fondé le label 50 Weapons, ainsi que la fratrie Octave One, issue de la seconde vague techno de Détroit apparue dans les années 90.

Une programmation éclectique et internationale

Le festival fera aussi exploser le compteur de BPMs avec la transe des Israéliens Upgrade, et surtout Bad Company UK, dont les morceaux drum’n’bass prennent parfois des accents big beat.

On y retrouvera également les ovnis de N3rdistan, et le groupe Cabaret Contemporain, connu pour ses lives aux sonorités électro composé avec des instruments acoustiques : leur marque de fabrique depuis quatre ans. De quoi nous mettre l’eau à la bouche en attendant le reste du line-up.

Festival Electro Alternativ
Du 8 au 16 septembre à Toulouse (Le Bikini, Musée des Abattoirs, Théâtre Garonne, Le Quai des Savoirs…)
Plus d’infos

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Nicki Minaj finance les études de ses fans sur Twitter

Capture d'écran du clip "No Frauds"

Tout a commencé avec une simple histoire de concours : pour un de ses clips, la chanteuse Nicki Minaj a fait appel à ses fans, en leur demandant de se filmer en musique. A la clé : un voyage à Las Vegas pour venir la voir chanter sur la scène des Billboard Music Awards.

Mais le jeu a pris une toute autre tournure, lorsque l’un des participants a demandé à la chanteuse de payer ses frais de scolarité en cas de victoire. Cette dernière, visiblement très concernée par l’éducation de ses fans, a donc lancé un autre concours en parallèle, répondant à la demande de nombreux étudiants : s’ils avaient la preuve concrète de leur implication scolaire, elle remboursait leurs frais universitaires.

Of course https://t.co/8FS3lv2z0h

— NICKI MINAJ (@NICKIMINAJ) 7 mai 2017

Of course https://t.co/8FS3lv2z0h

— NICKI MINAJ (@NICKIMINAJ) 7 mai 2017

Send me ur info. https://t.co/z3Shu0JvT0

— NICKI MINAJ (@NICKIMINAJ) 7 mai 2017

Nicki Minaj promet de nouveaux dons à ses fans, dès le mois prochain

Après plusieurs dons à une bonne poignée d’étudiants, Nicki Minaj a mis fin à la frénésie, mais a promis de réitérer la démarche d’ici un mois ou deux. Si vous avez du mal à boucler vos fins de mois, on vous conseille donc de vous abonner au compte Twitter de la chanteuse, on ne sait jamais.

Ok u guys. It’s been fun. Let me make those payments tmrw then see if I have any money left????. I’ll do some more in a month or 2. ????????????????????????????????????????????

— NICKI MINAJ (@NICKIMINAJ) 7 mai 2017

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En écoute : le grand retour de The National

Le chanteur Matt Berninger en concert à Cologne en 2014. Crédit : Markus Hillgärtner. Source : Wikipédia.

Annoncés il y a plusieurs semaines à l’affiche de l’édition 2017 du Pitchfork Festival, The National revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un tout nouveau titre baptisé The System Only Dreams in Total Darkness.

Quelques jours seulement après l’apparition d’un mystérieux teaser, les Américains dévoilent le tout premier morceau de leur septième album Sleep Well Beast, prévu pour le 8 septembre prochain. Des choeurs oniriques aux guitares acerbes, en passant par la voix toujours aussi profonde de Matt Berninger, tout y est, et tout fonctionne encore à merveille. A écouter ci-dessous :

Un retour annoncé depuis janvier avec le titre inédit Turtleneck

Si le mystère autour du retour de The National restait jusqu’alors entier, une vidéo datant de janvier dernier prend aujourd’hui tout son sens. Après un speech plutôt cool (cf-ci-dessous), le groupe entame ledit morceau que l’on peut donc espérer trouver sur leur prochain album. Une affaire à suivre…

“J’ai regardé Coup de Foudre à Manhattan dans ma chambre d’hôtel (…) ça ne m’a pas vraiment plu donc j’ai mis le feu à ma chambre d’hôtel et ça m’a fait me sentir super bien. Voici une nouvelle chanson, elle s’appelle Turtleneck“

L’album Sleep Well Beast est disponible en pré-commande sur Apple Music. Il sortira le 8 septembre chez 4AD.

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On a trouvé les héritiers de Franz Ferdinand, et ils s’appellent WHITE

Capture d'écran Youtube.

Si vous ne connaissez pas encore WHITE, cela ne saurait tarder. Encore toute jeune, cette formation mixte de cinq musiciens écossais vient tout juste de sortir son tout premier album, One Night Stand Forever, signé chez le label hollandais Gentlemen Recordings.

Après un premier EP sorti en 2016 et intitulé Cuts That Don’t Bleed, déjà très prometteur, les Écossais sautent dans le grand bain du long format, qu’ils entendent défendre sur les scènes du monde entier, à renfort de tubes comme One Night Stand Forever ou Living Fiction. 

Les dignes successeurs de Franz Ferdinand

Fort d’un style efficace, le quintet revendique un rock’n’roll dansant à la sauce Franz Ferdinand, possédé et enthousiaste. Une voix de crooner, des mélodies électriques empreintes de pop et de funk, le tout carburant à un  rythme effréné : WHITE a ce don pour faire revivre l’époque où les groupes à guitares avaient une place de choix sur le dancefloor. Actuellement en tournée européenne, ils seront sur la scène de la Boule Noire à Paris le 24 mai prochain, pour un concert qui s’annonce endiablé.

Vous pouvez d’ores et déjà retirer vos places pour leur concert du 24 mai à la Boule Noire (Paris) juste ici.

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