Actu musique

9 mai 2017

Ça commence ce vendredi...

#U2TheJoshuaTree2017 debater à la fin de la semaine à Vancouver.

JPEG - 125.3 ko

Ouvrez bien grand les oreilles et il serait fort possible que vous entendiez nos 4 paddies répéter.

30 ans se sont-ils vraiment écoulés depuis l'arrivée de ces chansons ? Si la tournée de 1987 était unique, celle-ci pourrait l'être encore plus.

Nous construirons un social media live sur le site, à l'approche de la soirée d'ouverture – et, chaque jour, pour tous les concerts.

Suivez-nous ci-dessous pour partager cette expérience avec les autres fans et, si vous êtes à Vancouver ou en chemin, utilisez #U2TheJoshuaTree2017 pour tous vos photos, commentaires, selfies, et vidéos.

Restez à l'écoute - ça va bientôt commencer !

JPEG - 61.4 koVoir en ligne : U2.com

U2 France

IT'S THIS FRIDAY...

#U2TheJoshuaTree2017 opens at the end of this week in Vancouver.

JPEG - 125.3 kb

Pin back your ears and you might just be able to hear the band rehearsing.

Is it really thirty years since these songs first arrived? If that 1987 tour was special, this one could be even more so.

We'll be running a live social feed on the site as we build up to opening night - and every day for all the shows.

Follow below to share the experience of other fans and, if you're in Vancouver or on your way, use #U2TheJoshuaTree2017 for all your photos, comments, selfies, and videos.

Stay tuned - it's all about to kick off!

JPEG - 61.4 kbView online : U2.com

U2 France

20 ans après, on sait enfin d’où vient ce sample dingue de Daft Punk

Le magazine français Tsugi vent de relayer une découverte d’apparence anecdotique mais qui ravira les amateurs les plus pointus : le sample utilisé par Daft Punk sur le titre Fresh est désormais connu ! Il s’agit de la chanson If You Leave Me Now de la chanteuse américaine Viola Wills. Un utilisateur de Soundcloud a partagé sa trouvaille sur le site de partage de musique. L’info a été repérée sur Reddit, avant d’être repris pas les sites spécialisés WhoSampled et Samples.fr.

Sorti en 1981, ce titre est une reprise du groupe Chicago, et qui figure sur un Maxi avec un second single en face B : I Can’t Stay Away From You. Viola Wills est surtout au Royaume-Uni, où elle a squatté les charts en 1979 grâce à son morceau Gonna Get Along Without You Now. Si la simple écoute de la chanson ne vous suffit pas, un Youtubeur a pris le temps de décortiquer Fresh des Daft Punk et pointer du doigt l’évidence. Jugez par vous-même ci-dessous :

Daft Punk sont des maîtres du sample et si les deux frenchies usent et abusent de ce procédé sur les albums Homework et Discovery, c’est avant tout pour rendre hommage à la musique qu’ils adorent. Fresh, comme de nombreux autres titre du disque, n’a pas pris une ride, même vingt ans après sa sortie.

Les Inrocks - Musique

Au fait, pour Morrissey c’est Marine Le Pen qui avait gagné le débat face à Macron

Wikipédia

Après s’être attaqué à Trump et Clinton en juin dernier, et avoir adoubé la décision prise par les Anglais lors du Brexit, Morrissey revient à nouveau pour parler de politique, en se tournant cette fois-ci vers le cas français. C’est à travers un post Facebook (supprimé depuis) que le chanteur de feu The Smiths a donné son avis sur le débat du 3 mai dernier, opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen. D’après lui,

“Marine Le Pen a aisément remporté le débat des élections françaises”. Puis dans la suite de ce post, le chanteur n’hésite pas à tacler les médias en ajoutant “La BBC et CNN disent que Macron a gagné le débat. C’est précisément la raison pour laquelle on ne peut plus avoir confiance dans les médias mainstreams. Leur ordre du jour privé est plus important que les faits, la réalité ou leur devoir d’information.”

La dernière fois que Morrissey avait fait ce genre de déclaration, son ancien camarade de The SmitSh, Johnny Marr, s’était désolidarisé de l’avis du chanteur. Ambiance.

Les Inrocks - Musique

Les 6 albums à écouter d’urgence cette semaine

© Moos-Tang pour Les Inrockuptibles

Lundi 8 mai, la France s’est réveillée avec un nouveau président. Le monde de la musique ne s’est pas arrêté de tourner pour autant, et cette semaine, on vous propose une sélection rock pour tous les goûts : du garage, au surf, en passant par le psyché et le shoegaze. Tant qu’il y a des guitares, il y a de l’espoir. Mention spéciale à deux albums sans riffs et sans fuzz mais qui valent le coup d’oreille cette semaine : Deo Favente du rappeur SCH, et Afterglow du musicien islandais, Asgeir.

>> A lire : Asgeir: le retour du Viking

Mac DeMarco – This Old Dog

Depuis le temps qu’on vous en parle, le voici enfin ! Le quatrième disque du rockeur canadien le plus cool de la décennie s’impose comme le disque incontournable du printemps (voire de l’année). Plus posé et moins bordélique qu’à l’accoutumée, Mac DeMarco reste ce grand enfant rêveur et décalé, à l’air faussement naïf et totalement coquin. This Old Dog, c’est le grain de folie à attraper d’urgence.

>> A lire : Mac DeMarco : interview fleuve d’un héros normal

A écouter sur Apple Music.

Slowdive – Slowdive

1995. Slowdive sort son second et dernier album, Pygmalion, et enterre le groupe pour une vingtaine d’années. En 2017, le formation anglaise de shoegaze marque un retour discret mais accueilli à bras ouverts par leurs nombreux fans. Ce nouveau disque, baptisé sobrement du nom du groupe, évite le syndrome de l’album anecdotique et sonne des retrouvailles émouvantes.

A écouter sur Apple Music.

The Afghan Wighs – In Spades

Encore une bande de musiciens qui n’a pas su résister à l’appel du studio et de la scène. Les Américains de The Afghan Wighs, formés en 1986, se sont réunis il y a cinq ans maintenant et poursuivent leur carrière à coups de nouveaux enregistrements et de concerts. Et contrairement à nombre de groupes dans leur situation, ils ne tombent pas dans la caricature de leur propre musique avec le sombre In Spades.

A écouter sur Apple Music.

Bootchy Temple – Childsh Bazar

Bordelais et rock’n’roll, Bootchy Temple signe ici un deuxième enregistrement chez le label indé français au flair imparable, Howlin’ Banana. Les quatre musiciens surfent sur la nostalgie à grands renforts de guitares acoustiques, sans jamais manquer de pudeur et d’idées neuves. Childish Bazar est un triangle amoureux entre du folk timide, une pop farouche et du rock assumé.

Disponible sur Bandcamp.

Pond – The Weather

Si vous connaissez Tame Impala, Pond va vous sembler familier : les cinq Australiens ont plus ou moins des liens avec le groupe de Kevin Parker, puisqu’ils en sont soit des proches, soit des membres (honoraires ou actifs). Toujours estampillés psychédéliques, Pond offre un accès simple à leur musique qu’ils ont rendus plus pop. Danser sur du psych rock n’a jamais été aussi facile.

>>  A lire : A la rencontre de Pond, le groupe qui met de la pop dans le rock psyché

A écouter sur Apple Music.

The Sunflowers – The Intergalactic Guide to Find the Red Cowboy

L’histoire récente du rock est ponctuée de power duo mythiques, des White Stripes, aux Kills en passar par les Black Keys. The Sunflowers n’ont pas la prétention de s’élever à ce rang, et pourtant les deux Portugais possèdent un sacré talent et une énergie qui se font rareS aujourd’hui. Leurs parents spirituels ? Les Beach Boys dont ils seraient les bâtards rebelles. Garage, DIY et surf à la fois, le duo à suivre d’urgence se produira le jeudi 11 mai à Paris, et dans toute la France jusqu’au 18 mai.

A écouter sur Apple Music et disponible sur Bandcamp.

Les Inrocks - Musique

Les Rolling Stones baptiseront la U Arena, le nouveau stade high-tech de Nanterre

La nouvelle enceinte multifonctions aux dimensions XXL sera inaugurée à l'automne prochain. Et c'est Mick Jagger et sa bande qui viendront pendre la crémaillère.

Télérama.fr - Musiques

Gorillaz annonce le line-up génial de son festival Demon Dayz

Gorillaz en concert à Londres (capture d'écran Youtube)

Après la sortie tant attendue de leur album Humanz, Gorillaz vient d’annoncer la programmation de leur propre festival, qui se tiendra le 10 juin prochain dans un parc d’attraction à Margate, en Angleterre.

A l’affiche, on y retrouvera bien évidemment le groupe virtuel de Damon Albarn et Jamie Hewlett, mais aussi des artistes qui ont collaboré sur Humanz comme le rappeur californien Vince Staples, la star du dancehall Popcaan, le délirant Danny Brown, De La Soul, Kilo Kish, Kali Uchis et Little Simz (en featuring sur la version vinyle “Super Deluxe”).

Demon Dayz accueillera également les Islandais de Fufanu, et le Gorillaz Sound System. L’événement affiche déjà complet, mais rassurez-vous il sera rediffusé en direct sur Red Bull TV pour tous ceux qui n’auront pas la chance de s’y rendre. En attendant, on salive devant le teaser du festival :

Demon Days amorcera la tournée mondiale de Gorillaz

Demon Dayz marquera le lancement de la tournée internationale du groupe Gorillaz qui s’envolera pour les Etats-Unis, le Canada et le Japon. Il reviendra ensuite jouer en Europe, et la France ne sera pas en reste : un passage est prévu au Zénith de Paris les 24 et 25 novembre 2017 (mais là encore, toutes les places sont déjà écoulées).

>> A lire aussi : De Londres à Paris, on a suivi les hommes derrière le phénomène Gorillaz

Les Inrocks - Musique

Lacrim : “La prison m’a beaucoup fait réfléchir sur le temps que j’étais en train de perdre”

© Fifou

A 32 ans, tu es sensiblement plus vieux que la majorité des rappeurs qui ont du succès aujourd’hui – à l’exception de Booba. Avec quel rap français as-tu grandi ?

Lacrim – Je suis de la génération NTM. J’ai été fan de NTM, j’ai été fan d’IAM, puis j’ai découvert la Fonky Family et la Mafia K’1 Fry. Kery James ou Le Rat Luciano m’ont marqué à vie ; Mode de vie béton style, le premier disque de Luciano, je l’ai acheté 50 fois : cassé, rayé, perdu, volé… Je l’ai racheté à chaque fois. IAM a également beaucoup pesé dans mon amour du rap. Né sous la même étoile ou Petit frère, ça parlait de moi : le petit qui casse les voitures dans le clip de Petit frère, c’est moi. Je faisais plein de bêtises, des “trucs de fou”, comme on dit…

Cela t’a coûté quelques années de placard. Tu es un voyou mais il y a un paradoxe dans tes textes : tu racontes peu de choses sur ce sujet, alors que la majorité de tes pairs fantasment sur le banditisme…

Dans mes chansons, je ne peux pas me le permettre. Je crois que c’est parce que j’ai vécu ces choses et que j’ai choisi de prendre de la distance par rapport à ça que je peux en parler de manière simple. Cette vie n’était pas drôle, dans le fond, alors à quoi bon en rajouter ?

En termes de revenus, par exemple, la vie de bandit n’est-elle pas plus rentable que celle de rappeur ?

L’argent de la drogue peut être parfois plus abondant que celui qui provient de la vente de disques mais il est aussi beaucoup plus stressant. Certains le vivent bien mais pour moi, ce n’est pas une vie. Il y a dix ans, j’étais sur les nerfs en permanence, j’avais 4 téléphones portables, je ne pensais plus, je ne réfléchissais plus. Je bossais tout le temps, tous les jours. Je n’étais jamais chez moi, il n’y avait que l’argent et les affaires qui comptaient. C’est oppressant.

Je n’ai jamais fait le calcul mais je constate que je suis beaucoup plus serein aujourd’hui, et cela n’a pas de prix. Le vrai changement, c’est lorsque tu te rends comptes que tu peux faire ce que tu veux de ton argent parce qu’il est légal, alors que lorsque ton argent provient de circuits illégaux, il est difficile à dépenser. Tu vis dans une économie souterraine et tes revenus doivent y retourner. Désormais, je construis pour moi-même et pour ma famille. Et comme je gagne bien ma vie, je peux faire à peu près ce que je veux.

Que fais-tu de “tout cet oseille” ? Tu es dépensier ?

Pas vraiment. Je ne côtoie pas le milieu du rap français et ses envies parfois grandiloquentes. J’ai acheté un appartement dans le XVIe arrondissement et j’ai inscrit mes enfants dans une belle école. J’aime les fringues et j’aime les bons restaurants mais en dehors de ça je fais attention à mon capital. Je le place de manière rigoureuse dans différents projets dont je ne peux pas parler ici et j’éduque mes enfants afin que lorsqu’ils en bénéficieront, ils ne le dilapident pas en deux ans… Je construis des choses pérennes et ça me rend heureux. C’est une attitude très différente de celle des premières stars du rap français, qui ont dilapidé leur fortune assez rapidement… Je bénéficie a posteriori de leur expérience malheureuse. Et je suis à bonne école puisque le patron de Def Jam, Benjamin Chulvanij, a vécu cette époque : il a vu ces artistes perdre leur argent et nous en parlons parfois. Il est prévenant sur ce sujet et il voit bien que je n’ai pas envie de perdre le mien.

Tu sembles humble et serein, voire sérieux. Est-ce à cela qu’ont servi tes années de prison ?

Oui et non. La dernière année d’incarcération m’a beaucoup servi mais les précédentes ont été beaucoup moins utiles. A l’époque de mes premières incarcérations, je manquais de maturité. Lors de la dernière j’avais en revanche un but : j’étais réinséré, je me lançais dans la musique et le fait de ne pas pouvoir m’y consacrer pleinement m’a énormément frustré. Cela m’a beaucoup fait réfléchir sur le temps que j’étais en train de perdre. La souffrance que représente la prison est quelque chose qui ne peut pas être compris tant qu’on ne l’a pas vécu.

Il demeure encore, dans votre disque, une sensation d’oppression, l’idée que vous êtes encore potentiellement épié par la police ou la justice… Ressens-tuencore ce stress ?

Non, car je sais exactement ce dont je suis redevable. Je sais ce que j’ai fait et je n’ai rien oublié. Par contre, je sais qu’il faut faire attention avec ce que l’on raconte dans le rap.

Tes textes t’ont-il déjà causé du tort ?

Il m’est déjà arrivé de répondre d’une action qui n’avait rien a voir avec la musique mais on me ressortait un texte de rap en disant : “Vous dites que vous n’avez pas fait cela, mais en 2011, vous avez dit telle chose dans tel texte…” Ce sont des situations très difficile à gérer. Heureusement, le tribunal est un lieu de débat où tu peux répondre, t’expliquer, où un avocat te défend, où le débat est contradictoire.

Dans le rap, les carrières sont assez courtes. Envisages-tu la fin du succès ?

Je prends de l’avance. J’ai cette sensation que le succès est quelque chose d’éphémère, de volatile, sur lequel tu ne dois pas compter. La véritable problématique, c’est que mon fils a aujourd’hui 7 ans. Mais dans 8 ou 10 ans, il faudra que le train de vie que je lui assure aujourd’hui demeure le même et c’est là que se pose la question de la pérennité, à la fois de ton succès mais aussi de tes finances. C’est quelque chose auquel je pense beaucoup et c’est la raison pour laquelle je suis économe. Mais dans dix ans, je ferais autre chose que du rap…

Lacrim Force et Honneur

Les Inrocks - Musique

Les Rolling Stones annoncent leur grand retour en live à Paris

Sortez vos agendas ! Quelques mois après la sortie de leur dernier (et 23ème !) album Blue & Lonesome, le cultissime quatuor inaugurera la salle U Arena de Nanterre les 19 et 22 octobre prochains. C’est via le compte Twitter du groupe que l’annonce a été faite, dans un teaser plus qu’alléchant débutant par les quelques notes de Paint it Black. 

#StonesNoFilter European tour announced! pic.twitter.com/kY6JgYsOFc

— The Rolling Stones (@RollingStones) 9 mai 2017

En vente dès le 17 mai à 10h précises, les places risquent fort de disparaître en quelques minutes seulement. Pas de panique, elles seront nombreuses puisque cette nouvelle enceinte du Racing 92 peut accueillir jusqu’a 40 000 spectateurs. Les Stones seront donc les premiers à fouler la scène de cette salle : difficile de faire mieux comme inauguration !

Les Inrocks - Musique

GVR - NOUVEAU COURS (ZUMBA)

Création cours gymnastique tonique :

Mercredi soir : 19h30 à 20h30

(salle des fêtes de Berchères / Vesgre)

Tout public à partir de 14 ans à…….

Cotisation annuelle : 85 €uros (licence + cours)

Echelonnement des paiements

Cours d’essai : le lundi 26 juin 2017 (venez nombreux) à Rouvres

Projet pour saison 2018-2019 d’un cours junior (de 7 ans à 13 ans)

Petit rappel des cours existants :

1 cours de gymnastique pour adultes :

-Lundi soir : 19h30 à 20h30

1 cours de gymnastique…

sortiesdrouaises

Fred Wesley, légende de la soul, a enflammé le Brass Festival de Limoux

Fred Wesley, ex-tromboniste de James Brown et de Parliament (© Didier Donat)

A Limoux, les habitants ont “le cuivre dans le sang”, selon les mots d’un enthousiaste responsable du Brass festival. Il ne s’agit pas d’un empoisonnement insidieux ou d’une nouvelle drogue dure, mais de la passion immémoriale que vouent les Limouxins à la glorieuse famille des cuivres, ces instruments qui du tuba à la trompette gravissent tout le spectre sonore, du plus profond des graves à l’extrême des aigus.

Pourquoi cet engouement ? Si la tradition des bandas et des fanfares est toujours présente dans le Sud-Ouest, elle est particulièrement forte à Limoux. Cette petite ville située non loin des contreforts des Pyrénées et qui bénéficie déjà des douceurs de la Méditerranée toute proche s’enorgueillit d’accueillir “le carnaval le plus long du monde”, et cela depuis 400 ans.

De janvier à mars, tous les week-ends, qu’il pleuve ou qu’il vente, des personnages masqués, les “Fecos” et “Goudils”, dansent sous les arcades de la place principale et défilent d’un café à l’autre, qui sont fort heureusement nombreux et proches l’un de l’autre, car, c’est bien connu, défiler donne soif. Et, bien sûr, un carnaval sans musique ne serait pas un carnaval, et pour accompagner “Fecos” et “Goudils” dans leur pérégrination bachique, il faut des “bandes” de cuivres et percussions entraînées, motivées et résistantes aux rigueurs du climat et aux douceurs pétillantes de la blanquette, l’autre spécialité de la ville.

Un festival ouvert à tous les styles

L’apprentissage commence jeune, et quasiment tous les habitants pratiquent un instrument. C’est ainsi qu’a germé l’idée d’un festival dédié à l’instrument roi de la ville et qu’est né le Limoux Brass festival qui vient de conclure en beauté sa 9e édition.

L’originalité de ce festival est donc de se consacrer non pas à un genre musical en particulier mais de rendre hommage aux cuivres sans exclusive, de la musique la plus ancienne aux plus actuelles. Un public attentif et éclectique écoutera religieusement un concerto pour trompette joué par un virtuose de la scène internationale, comme l’Italien Marco Pierobon, avant de groover grave au son d’un big band détonant et détonnant comme Initiative H  ou le Swing Bones et son quatuor de trombones.

The News JB’s Horns (© Didier Donat)

“The world’s funkiest trombone player”

Emblématique de cette ouverture d’esprit, le succès rencontré par le superbe concert de Fred Wesley & the News JB’s Horns. Pour ceux qui l’auraient oublié, les JB’s Horns originels (pour James Brown) composaient la célèbre section de cuivres du Godfather of Soul à l’époque de ses triomphes. Fred Wesley était “the world’s funkiest trombone player” de ce combo de légende avec le sax alto Maceo Parker et le sax ténor Pee Wee Ellis.

Quelques années plus tard, le trio participera à l’aventure délirante du Parliament-Funkadelic de George Clinton. Je vous parle d’un temps que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, mais ceux-ci devraient être bien conscients que c’est sous les doigts de ces vétérans que se sont inventés les sons et les phrasés qui alimentent aujourd’hui sous un forme génétiquement modifiée – des bits au lieu des beats – les instrus des rappeurs et du hip-hop.

Une démonstration de funk

On a donc eu droit ce soir-là à une implacable démonstration de soul et de funk par ces JB’s Horns nouvelle version. Un rythmique souple et puissante, piano, basse, guitare pour accompagner le leader et les excellents Gary Winters à la trompette et Ernie Fields Jr. au sax ténor. Wesley lui-même est un monsieur d’un âge certain, qui a beaucoup vécu, beaucoup tourné, beaucoup joué et qui n’a plus grand-chose à prouver. Installé sur un tabouret de bar, il laisse souvent la part belle à ses partenaires qui se lancent dans d’impressionnants chorus, mais ses propres interventions vocales ou instrumentales, si elles sont plus concises, sont toujours parfaites de précision et d’inspiration.

Et c’est toujours lui qui “leade” avec précision, d’un geste ou d’une relance et on sent bien que c’est lui le boss, lui qui respire par tous les pores de la peau la chaleur du blues, l’élégance du jazz, l’énergie du rythm’n blues. Les musiciens se répondent du tac au tac, se congratulent discrètement après un beau solo. On sent entre eux un profonde complicité qui rejaillit dans le groove impeccable du concert, et à mesure que la chaleur et les tempi augmentent, c’est toute l’histoire de la great black music qui s’incarne sous les yeux du public ravi qui termine le concert en dansant devant la scène. Longue vie à Fred Wesley, au funk et aux cuivres.

Les Inrocks - Musique