Actu musique

5 mai 2017

RTV 95.7 Podcast : Zombi Radio

Des classiques et des titres de groupes locaux Stoned et X-Pulsion, les Redfish Memory et Burn The Flag !

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“What Now”, le miracle pop de Sylvan Esso

A la manière libre des Dirty Projectors ou de Bon Iver, Sylvan Esso fait partie de ces intrépides aventuriers qui détournent les techniques de production du hip-hop ou du r’n’b de pointe au bénéfice de leur folk ou indie-rock. Chez ce duo américain, c’est l’indie-pop, ses espiègles arpèges et ses refrains lalalala qui sont ainsi déconstruits et rebâtis avec des pièces manquantes.

Et ça produit de véritables petits miracles concassés, tourneboulants, déviés de leur axe, comme ces The Glow ou Kick Jump Twist qui semblent composés et produits dans le même élan, la même fièvre, la même liesse. On ignore comment la multi-instrumentaliste et chanteuse de charme Amelia Meath et le producteur Nick Sanborn se partagent les rôles, qui jette les assiettes dans cette exaltante scène de ménage, mais par pitié qu’ils ne changent rien à cet étonnant Yalta entre electonica chaudasse et cute pop. Surtout qu’en équilibre instable mais souriante cette pop moderne s’offre même un tube : le justement titré Radio.

concert le 2 novembre à Lausanne

Les Inrocks - Musique

Ray Davies nous fait voyager avec “Americana”, son nouvel album

© Alex Lake

Chantre d’une certaine Angleterre, celle, éternelle (?), des pavillons de brique, des pelouses manucurées, des services en porcelaine et des bonnes manières, Ray Davies cultive un sentiment à la fois paradoxal et ambivalent – entre haine et fascination – pour les Etats-Unis, au point d’en avoir fait le sujet central d’Americana – les Kinks, la route, le riff parfait. Au fil des 350 pages de ce drôle d’objet littéraire (carnet de route ? autobiographie ? recueil de souvenirs ?), il réglait ses comptes avec le pays fantasmé de son adolescence, un pays qui l’aura rejeté, puis adulé, un pays où il aura même failli perdre la vie, en 2004, victime d’une balle perdue dans une rue mal famée de La Nouvelle-Orléans.

Visiblement inspiré par le sujet, Ray Davies livre aujourd’hui le pendant musical de son bouquin, un album enregistré en compagnie des Jayhawks, eux-mêmes parangons d’une country-pop alternative, sensible et soyeuse, idéalement raccord avec la démarche et le propos du leader des Kinks.

Les Kinks, on y pense forcément, à l’écoute de ces chansons finement troussées, joliment boisées, qui évoquent la période douce-amère de Muswell Hillbillies (1971). Comme à l’époque, Ray Davies, qui à plus de 70 ans n’a rien perdu de son filet de voix, évolue entre tendresse et désenchantement, évoquant ici le souvenir ému d’Alex Chilton (Rock’n’Roll Cowboys), là ses premiers pas contrariés sur le sol américain (The Invaders), ailleurs encore l’envers du rêve californien (The Deal). Alternant interludes narratifs et vignettes mélodiques, l’album suit ainsi son cours, avec une cohérence et un à-propos d’autant plus admirables qu’ils sont dénués de toute nostalgie. Ray Davies est un homme qui regarde droit devant lui, comme le laisse imaginer le second volet, déjà programmé, d’Americana. Affaire à suivre, donc.

Les Inrocks - Musique

Dopplereffekt réinvente la techno robotique dans un nouvel album

Il est peut-être convenu d’opposer Dopplereffekt aux réplicants de Blade Runner. Mais il y a une part de vérité. A l’instar des robots du film de Ridley Scott, la musique du duo de Detroit semble complètement déshumanisée, d’une profondeur et d’une complexité rares, inaccessible parfois, mais systématiquement indifférente à l’épreuve du temps. C’est d’ailleurs là le génie des Américains : parvenir après une décennie d’absence à retrouver ce qui faisait le sublime de Gesamtkunstwerk ou Calabi Yau Space. En neuf titres, inspirés ici par la “croissance et la décadence mathématiques en tant que processus itératif”, Dopplereffekt élabore ainsi quelques beaux morceaux de techno robotique et minimale, parsemés ça et là de sonorités tellement glaçantes qu’elles ne permettent pas de percer le mystère du duo. Mais font de Cellular Automata un album sublimement toxique.

Les Inrocks - Musique

Barack Obama construit son propre studio d’enregistrement

Capture d'écran Youtube.

Brarck Obama n’est peut-être plus le président des Etats-Unis, cela ne l’empêche pas, avec son épouse Michelle, de s’être lancé dans la construction d’un centre présidentiel à Chicago, un campus composé de trois bâtiments différents.

L’endroit a été pensé pour accueillir une bibliothèque, un auditorium, un musée, un jardin public mais aussi un studio d’enregistrement flambant neuf. Une fois terminé, le lieu pourra recevoir la visite d’artistes (et copains de l’ex-POTUS) comme Bruce Springsteen ou Chance The Rapper afin de “discuter sur la façon dont on peut enregistrer et composer de la musique qui ait un sens et une dimension sociale,” a déclaré Barack Obama.

Cet édifice a pour but d’incarner la politique culturelle menée par Barack Obama au cours de son mandat. Le couple a prévu d’investir 2 millions de dollars dans le projet. Le reste sera trouvé grâce à une levée de fonds.

Viens à la maison, ‘y a Kendrick Lamar qui chante

L’ancien président des Etats-Unis a a toujours été un grand fan de musiques actuelles. Durant son mandat, on le voyait souvent entretenir de cordiales relations avec des artistes tels que Beyoncé, Solange, Paul McCartney ou encore Kendrick Lamar.

Quant à ses playlists de campagnes, elles rnfferment toutes des classiques et des pépites musicales dont  Earth, Wind & Fire, Florence and the Machine ou Aretha Franklin.

Lorsqu’il occupait encore le bureau ovale, le couple Obama avait donné son accord pour que soit organisé un festival, le South by South Lawn (cousin du SXSW), au sein même de la Maison Blanche. C’était le 3 octobre 2016 et l’affiche comprenait The Lumineers et la chanteuse Sharon Jones.

Les Inrocks - Musique

Led Zeppelin bientôt de nouveau réuni ?

La force de la rumeur est grande. Surtout quand il s’agit des légendes de l’âge d’or du rock encore vivantes. Apparemment, Led Zeppelin serait sur le point de renaître de ses cendres.

Les sites spécialisés anglo-saxon NME et Spin rapportent des déclarations de sources anonymes qui assurent la présence de Robert Plant, Jimmy Page ensemble sur la scène du festival Desert Trip. L’événement, surnommé “Oldchella” pour sa programmation vieillissante mais stylée, n’a toujours pas dévoilé sa programmation, et le silence du côté de la direction du festival suffit à affoler les fans.

La rumeur a pris de l’ampleur depuis avril 2017, lorsque Gary Tovar, fondateur de l’agence qui organise les festivals Coachella et Desert Trip, confiait au quotidien anglais The Guardian qu’il espérait réunir Led Zeppelin pour la deuxième édition du festival où se produisent les icônes du rock : “Nous aimerions reformer les Led [Zeppelin], si vous voyez ce que je veux dire” déclarait-il.

Vrais indices ou fabulations de fans ?

Plus tôt encore, en mars dernier, les internautes se sont agités sur le web quand Robert Plant, chanteur et ex-leader du groupe anglais, a mis à jour son site sur lequel trois mots s’affichaient sur fond noir : “Any time now…” (en français : “à n’importe quel moment…”). Beaucoup ont conclu qu’il s’agissait d’un indice menant à la reformaion de Led Zep, quand il pourrait être question d’une nouvelle tournée ou d’un nouvel album.

Billboard confirme d’ailleurs que, selon d’autres sources, aucun accord n’a été conclu entre Led Zeppelin et le festival. C’est le propre des rumeurs : faire beaucoup de bruit, pour pas grand chose.

Led Zeppelin s’est officiellement séparé après le décès du batteur John Bonham en 1980. Les membres restants se sont parfois retrouvés sur scène à l’occasion d’événements exceptionnels, comme en 2007 à l’O2 à Londres, où a eu lieu un concert de charité, enregistré et sorti en DVD en 2012.

Les Inrocks - Musique

La Flèche d’Or ferme ses portes dans l’indifférence générale

source : page fan facebook de la salle (2015)

Inaugurée comme salle de concert dans les 90’s par une bande d’illuminés passés des Beaux Arts, cette ancienne gare de la Petite Couronne a accueilli sans nulle doute les meilleurs concerts indé de la capitale. Grâce à une jauge réduite (600 personnes) et un cadre unique, elle offrait une chaleur et une ambiance incomparable, et a connu son heure de gloire au milieu des années 2000.

C’est dans cette même salle de l’ouest parisien que les inRocKs ont organisé pendant plus d’une décennie des concerts magiques : des inRocKs lab parties célébrant la scène émergente (et inaugurant les débuts de Christine and the Queens à la scène) aux rendez-vous mensuels Inrocks Indie Club… sans oublier des soirées mémorables passées aux côtés de Pete Dohery (cf live ci-dessus), Jagwar Ma ou encore plus récemment DIIV. C’est donc avec une grande tristesse que la rédaction apprenait, en ce début de semaine, la fermeture définitive de la Flèche D’Or. This is the end. My only friend, the end… Enfin presque.

Une première fermeture amorcée en 2009

En avril 2009, on frémissait à l’annonce de la fermeture provisoire de la salle, pour cause de nuisances sonores nécessitant des travaux d’insonorisation conséquents et coûteux (750 000 euros). Avec un procès sur le dos (intenté par les voisins qui en ont ras le bol) et des moyens qui manquent, les propriétaires de l’époque mettent la clé sous la porte. Les habitués et aficionados se mobilisent alors en masse (plus de 11 000 sur facebook) pour que la salle continue son travail de défrichage artistique… Et heureusement, à la fin de cette même année, en novembre 2009, les tourneurs Asterios & Alias sauvent son destin en la rachetant.

Clap de fin en décembre 2016 dans indifférence générale

Depuis 2010, les concerts se font de plus en plus rares, et la programmation délaissent peu à peu la scène underground pour tenter de séduire un public plus large (parfois à la limite du bon goût). Au fil des ans, son public de fidèles s’étiole… mais la salle tente de tenir le cap tant bien que mal. En décembre 2016, c’est dans l’indifférence générale que la salle met (pour de bon) la clé sous la porte. Comme certains twittos l’avouent, cette fermeture est quasiment passée inaperçue puisque beaucoup l’ont déjà désertée depuis des mois (voir des années) :

C'est dommage pour la Flèche d'or, le lieu était pas mal, même si ça fait bien 10 ans que je n'y suis pas allé https://t.co/xo67jnDDHL

— mthieu gndin (@mathieugandin) April 29, 2017

Mais la flèche d'or ça fait 1 an et demi qu'ils ont rien prog, ça vous étonne tant que ça ?

— jovial petit skelet (@Nayrash) April 29, 2017

Je ne vais pas jouer les étonnées, cela fait des années que je n'avais pas mis les pieds à la Flèche d'Or. Format sympa mais climat tropical

— Lasnob (@virginielasnob) April 29, 2017

La Flèche d’Or bientôt rachetée et transformée… en pub irlandais

La nouvelle est tombée cette semaine : le lieu ne rouvrira pas comme salle de concerts en tant que telle, les exploitants actuels ne pouvant couvrir les frais d’insonorisation. On apprend également que depuis le début de l’année, des repreneurs se seraient manifestés pour son rachat. C’est finalement l’enseigne O’Sullivans qui aurait eu la préférence, pour en faire “un pub, un restaurant et… une scène musicale”. Selon la maire (PS) du XXe Frédérique Calandra, s’exprimant au micro du Parisien :

“La Flèche d’Or ne fermera pas et conservera une programmation musicale. Des repreneurs se sont positionnés : il s’agit de la société O’Sullivans qui va entièrement réhabiliter le bâtiment”.

Pour les fans de la première heure, voir cette salle de concert mythique se transformer en “scène musicale” (un terme encore obscur et qui pourrait donner naissance au mieux à une scène miniature), la pilule a du mal à passer. D’autant plus que le studio d’enregistrement Davout, un lieu historique (pour les musiciens et professionnels) et situé à deux pas, vient lui aussi de fermer ses portes.

Apres le Studio Davout, la flèche d'or…
une idée de la musique meurt à Paris dans un silence… de mort https://t.co/wVUnrIxiWx

— sy! (@s20b) April 28, 2017

Venez on se cotise et on rachète la Flèche d'Or.

— Beatrix B. (@chikkitita) April 28, 2017

La maire du XXe précise néanmoins qu’il est prévu une “réhabilitation de qualité” pour conserver “le cachet de ce bâtiment magique”. Cette réhabilitation sera confiée à l’architecte Nicole Concordet, qui a signé le Lieu Unique à Nantes (sur les fondations d’une ancienne biscuiterie). Et la marie de conclure :

“L’opération sera évidemment encadrée par la Ville de Paris. Et l’architecte des bâtiments de France comme la Commission du Vieux Paris auront leur mot à dire.”

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Après PNL, Ibeyi en couv’ de The Fader

Ibeyi dans le clip de "River" (Capture d'écran/Youtube)

The Fader aime décidément bien les histoires d’amours fraternelles. Un an après avoir hissé NOS et Ademo de PNL en couv’ de son édition mai-juin 2016, le magazine américain récidive avec pour Ibeyi :

Ibeyi’s Home. #DIASPORAISSUE https://t.co/WhSbtvJFy1 pic.twitter.com/31e159IsZe

— The FADER (@thefader) 4 mai 2017

Née et élevée à Paris, les jumelles Diaz, 22 ans, sont les filles du percussionniste cubain Anga Diaz, membre du Buena Vista Social Club, aujourd’hui décédé. Elles vivent désormais à La Havane avec leur mère et manageuse franco-vénézuélienne Maya Dagnino.

——–> A relire : notre rencontre avec Ibeyi, un duo pas comme les autres. 

La Santeria au cœur de leur projet artistique 

L’article que The Fader leur consacre s’attarde longuement sur la religion et la langue Yoruba, encore très présente à Cuba sous le nom de “Santeria”, une obédience à laquelle appartiennent les jumelles. Naomi et Lisa-Kaindé se définissent ainsi par rapport à leurs Orishas, leurs Saint-Patrons : Yemaya, déesse de l’eau pour Lisa, Chango, divinité du tonnerre pour Naomi.

Quant à Cuba, toutes deux célèbrent la gentillesse de ses habitants, “incroyables les uns envers les autres“. “J’ai peur que cela change, explique Naomi, le capitalisme c’est “tout le monde pense à soi et non aux autres“. “Il y a trois ans, rétorque sa sœur Lisa, personne ne portait d’afro. Aujourd’hui, les gens retrouvent leurs racines“.

Présentes dans le film Lemonade de Beyoncé, les Ibeyi ne cachent pas leur admiration pour cette “séductrice, la reine, maternelle” qui a eu un coup de cœur pour leur morceau River. “Et dans Lemonade, elle est entourée d’eau” remarque Naomi.

Ibeyi s’apprête à sortir un deuxième album produit par Richard Russell, patron de leur label XL Recordings. Y interviennent notamment Chilly Gonzales et Kamasi Washington, deux gages de qualité.

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Les 10 fois où Mac DeMarco a cassé internet

Mac DeMarco, véritable génie de la communication ? En faisant absolument tout ce qui lui passe par la tête, sans jamais se censurer le Canadien s’ llustre aussi bien par son talent musical que par ses conneries et les memes qu’il génère en masse sur internet. Son nouvel album, This Old Dog, sort aujourd’hui. Le moment idéal pour faire le point sur toutes les fois où il a retourné le World Wide Web.

>> A lire aussi : Mac DeMarco, interview fleuve d’un héros normal

Un mini-docu en slip et dans la boue

Lors d’une tournée en Israël, Mac DeMarco a choisi de réaliser un film très (très) conceptuel le mettant en scène accompagné de son groupe, dans la boue, avec une voix-off digne des plus grands blockbuster américains. Deux ans après, on n’en saisit toujours pas l’intrigue, mais on ne se lasse pas de le regarder.

La fois où il a répondu à une interview en mangeant des piments

La miniature de la vidéo résume très bien la situation : pendant qu’un journaliste lui pose des questions, Mac DeMarco avale des ailes de poulets de plus en plus épicées. S’il garde son calme pendant plusieurs rounds, la fin semble assez douloureuse pour le chanteur, qui nous offre ses meilleures grimaces pour l’occasion.

Le jour où il a organisé un barbecue pour ses fans

Nombreux sont les artistes qui, pour marquer le coup, font quelque chose d’un peu spécial lorsqu’ils sortent leur nouvel album. Pour la sortie de sn dernier mini-album, Mac DeMarco lui, a tout simplement décidé d’organiser un grand barbecue pour écouter l’album avec ses fans, sur les enceintes de son auto-radio. Normal.

SOME OTHER ONES by Mac DeMarco

Déguisé en Michael Jackson pour un clip

Pour illustrer sa jolie ballade romantique Another One, Mac DeMarco s’est dit que danser sur des rochers déguisé en un Michael Jackson archi flippant serait la façon la plus adéquate d’ajouter un peu de charme à son morceau. Aussi wtf que touchant, au final.

Un concours de fan-fiction sur lui

Le principe est simple : il suffit d’écrire une histoire sur le chanteur, sa vie et son univers pour respecter les règles du concours. Pour le reste, laissez libre cours à votre imagination. Un ego trip particulièrement cool, qui peut vous permettre de remporter un croquis de l’illustrateur Stefan Marx. D’ailleurs, il est encore temps d’y participer, en cliquant juste ici.

La fois où il a joué le rôle de Dieu dans un film

Pas besoin de dialogue, quand on incarne le Tout Puissant.

Naked man dans le clip de Tops

Judicieuse idée que de choisir Mac en guest star d’un clip, puisqu’il ne lui faudra pas plus de dix secondes pour y montrer ses testicules. Ca se passe à 1min 45, pour les petits curieux.

This Old Dog… entouré des chiens

Quoi de mieux que de jouer un morceau qui parle de chiens, dans un salon de toilettage canin ? Oui, Mac DeMarco fait souvent n’importe quoi, mais il y a (presque) toujours une grande part de bon sens derrière ses idées.

Une vieille paire de Vans sur Ebay

Et surtout, ce moment où il a filmé sa copine reniflant ladite paire de chaussures, pour prouver qu’elle ne sentait pas mauvais. Si avec ça il n’obtient pas les cinq étoiles de Qualité vendeur sur Ebay…

Une interview accompagné de sa maman

Agnes DeMarco, tout aussi zinzin que son fils, dévoile des détails croustillants sur l’enfance du chanteur dans une interview aussi cool que mignonne. La preuve que les chiens ne font pas des chats.

Bonus : Internet ne répond plus

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Gorillaz annonce une seconde date au Zénith de Paris

Gorillaz en concert à Londres, au Pintworkd le 24 mars dernier 2017.(Capture d'écrans Youtube)

Cette semaine le groupe virtuel de Jamie Hewlett et Damon Albarn a annoncé une date de concert en France, le 24 novembre au Zénith de Paris. La billetterie a ouvert ce matin, vendredi 5 mai, mais toutes les places se sont déjà écoulées à l’heure où nous écrivons ces lignes. Pas de panique pour les retardataires, Gorillaz a prévu un second show parisien, toujours au Zénith, le lendemain, samedi 25 novembre 2017.

Les places sont d’ores et déjà disponibles, alors ne perdez pas de temps : vous pouvez réserver vos billets sur Internet ici.

Pour les fans invétérés, Murdoc, 2-D, Noodle et Russell Hobbs se produiront au festival Demon Dayz, lancé par le groupe lui-même, à Margate en Angleterre le 10 juin, et partiront aux Etats-Unis, au Canada et au Japon jusqu’en octobre, avant de revenir en Europe de novembre à décembre.

Cette grande tournée accompagne la sortie du nouvel album de Gorillaz, Humanz, paru le vendredi 2 avril dernier, soit sept ans après Plastic Beach et The Fall (2010).

>> A lire aussi : De Londres à Paris, on a suivi les hommes derrière le phénomène Gorillaz

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Le Smmmile Festival révèle ses premiers noms à l’affiche

Extrait de l'affiche du Smmmile Festival 2017

Après une première édition couronnée de succès et ayant accueilli près de 3000 festivaliers, le Smmmile Festival vient d’annoncer le début de sa programmation musicale 2017. Une réjouissante sélection qui saura convaincre les mélomanes les plus pointus et le grand public.

20 concerts au Trabendo (et en plein air)

Au programme du vendredi 15 septembre : la création artistique du franco-libanais Bachar Mar Khalife, The Water Wheel, un spectacle très rock et très libre, rendant hommage à Hamza El Din (considéré comme le père de la musique nubienne moderne).

On attend aussi avec impatience l’un des plus fameux artistes house du Ghana, ayant sorti un premier album en 1994 (Obaa Sima) et dans l’anonymat total. Il s’appelle Ata Kak et l’excellent label Awesome Tape of Africa lui a permis de refaire surface grâce à un exemplaire de son disque retrouvé sur un marché de Cape Coast… 27 ans plus tard, le Ghanéen part en tournée européenne.

Figure de proue du mouvement electro-chaâbi, l’égyptien Islam Chipsy sera accompagné de deux batteurs percussionnistes : EEK pour vous mettre en transe et finir cette soirée du vendredi en beauté !

Samedi 16 septembre, deux options s’ouvrent à vous. Dans le parc de la Villette et un format gratuit, savourez les pérégrinations du rémois Puzupuzu et de son label VAPEUR pour un set endiablé. Au Trabendo, c’est Cakes Da Killa, ambassadeur déluré de la scène hip-hop queer qui se charge de vous faire bouger du bassin. La soirée s’achèvera avec un Smmmile Club orchestré par le duo français Acid Arab (Versatile Records). D’autres annonces à venir.

La culture vegane au beau fixe !

En plus des concerts, le festival nous offrira des ateliers culinaires, tables rondes, dégustations et projections pour se familiariser avec la culture végane. Et les plus petits ne seront pas oubliés puisqu’un Little Smmmile Festival leur sera dédié (Pianococktail, Eveil à la danse, Atelier “ma jolie bouture”). Enfin, pour les plus affamés, rassurez-vous des food trucks triés sur le volet seront également de la partie. Alors heureux(se) ?

Smmmile Festival #2
Du 15 au 17 septembre au Parc de la Villette & Trabendo (75019 Paris)
Lien billetterie : Pass 3 jours – 47 euros
Lien vers l’événement facebook
Plus d’infos

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En écoute : LCD Soundsystem de retour avec deux nouveaux morceaux

Patience, James Murphy est sur le point d'achever le nouvel LP de LCD Soundsystem. (Crédit photo : Matt Biddulph/ CC/ Flickr)

Ils sont de retour pour de bon : James Murphy et LCD Soundsystem sortent définitivement de leur retraite avec deux morceaux inédits, dévoilés dans la nuit de jeudi à vendredi. Call The Police et Americam Dream, ont été jouées pour la première fois lors d’une résidence dans la salle de concert Brooklyn Steel, à New York, en mars 2017. Les deux extraits figureront sur le prochain album de LCD Soundsystem, en cours de finalisation. Il s’agit des titres les plus récents après la petite surprise déposée sous le sapin en décembre 2015, baptisée Christmas Will Break Your Heart.

Le travail a repris dans les studios

Le groupe de James Murphy, également co-fondateur du label DFA Records, ne se repose pas sur ses lauriers. Si LCD Soundsystem avait fait ses adieux à son public lors d’un incroyable et émouvant concert au Madison Square Garden à New York en 2012, ils se sont reformés trois années plus tard pour tourner sur les scènes et dans les festivals du monde entier. Dans un message publié sur sa page Facebook cette nuit, Murphy promet que le nouvel album est presque terminé et ces deux nouveaux morceaux feront bien partie de la tracklist.

“C’a été l’un des disques les plus agréables à composer et enregistrer de toute ma vie, si ce n’est le plus plaisant”, ajoute-il sur le réseau social.

Pour répondre aux questions “inévitables”, James Murphy assure que ce LP, sans nom officiel, sortira très bientôt à condition qu’on lui laisse le temps de le terminer correctement (perfectionniste qu’il est).

Une version vinyle de l’album est prévue mais pas de morceaux exclusifs en face B ; “que des double face A”, précise James Murphy. Enfin, LCD Soundsystem repartira sur les routes des concerts et tient à ce que les spectacles à venir soient des moments plus intimistes avec le public :

“Ce que nous voulons : des shows qui ne soient pas tellement grands qu’ils faillent des jumelles pour voir si Pat [Mahoney] est bien derrière la batterie, ou s’il s’agit de Louis C.K. ou je ne sais quoi.”

James Murphy est donc de retour et n’a rien perdu de son humour maladroit. Vous pouvez lire l’intégralité du post Facebook en anglais ci-dessous :

in other news, we're releasing 2 songs tonight at midnight (and i mean, literally, midnight. wherever you are. so…

Posted by LCD Soundsystem on Thursday, May 4, 2017

Les Inrocks - Musique

Entretien Post-it avec Mac DeMarco : “J'aime écrire des chansons simples”

Bien assis entre Shuggie Otis et Jonathan Richman, le rockeur trublion canadien sort un quatrième album (“This old dog”) toujours aussi détendu et coulant, mais plus solaire que ses prédécesseurs. C'était l'occasion de lui soumettre notre entretien post-it.

Télérama.fr - Musiques

A la rencontre de Pond, le groupe qui met de la pop dans le rock psyché

De gauche à droite : Jay Watson, Jamie Terry, Nick Allbrook et Joe Ryan. (Crédit photo : Matt Sav.)

Deux ans après leur dernier album, les membres de Pond ont confirmé leur retour cette année avec une multitudes de singles extraits de The Weather, nouvel album disponible depuis ce vendredi 5 mai. Avec des titres comme Paint It Silver ou encore Sweep Me Off My Feet, le groupe formé à Perth en Australie assume son côté pop, parfois proche de Tame Impala (dont Jay Watson est d’ailleurs l’un des membres). Sur 3000 Megatrons ou Zen Automatoneurs, leurs expérimentations psychédéliques paraissent plus accessibles que jamais. Pond s’éloigne-t-il de l’étiquette rock psyché qui lui colle à la peau depuis son premier album en 2009 ? On a réuni deux des membres du groupe à Paris pour essayer de dénouer le mystère tout en éclairant la genèse de l’un des plus brillants albums de ce début d’année.

Deux années se sont écoulées depuis la sortie de votre dernier album, Man It Feels Like Space Again. Que s’est-il passé au sein du groupe pendant cette période ?

Nick Allbrook – Beaucoup choses ! On a beaucoup tourné et l’enregistrement s’est étalé sur une longue période… Deux ans ça paraît long !

C’est pourtant relativement court pour enregistrer un disque, en plus de la tournée…

Jay Watson – Ouais, c’est vrai. Certains prennent plus de temps. Mais deux ans, quand tu es dans la vingtaine, ça semble énorme.

Nick – Je pense qu’on a passé beaucoup de temps à ne rien faire qui soit lié à Pond. Si chacun d’entre nous s’était concentré uniquement le groupe, l’album aurait sûrement été terminé en un mois.

Kevin Parker, leader de Tame Impala, avait déjà produit votre premier album en 2009. Qu’a-t-il apporté de différent sur The Weather ?

Nick – Kevin s’est chargé de tout ce qui touche à la production. Avant, il avait essayé de faire du mieux qu’il pouvait pour mettre de l’ordre dans un immense bordel. Cette fois-ci, nous nous sommes tous réunis pour discuter et partager nos idées.

Jay – Nous avons enregistré de la même façon que d’habitude mais nous avons changé de structures au sein même du groupe. Nick a écrit quasiment toutes les mélodies et les paroles, tandis que Joe Ryan et moi ne faisions que les jouer. Et je n’ai pas chanté sur cet album.

Sur The Weather, on a l’impression que vous tentez d’être moins expérimentaux et de sonner plus pop. Avez-vous essayé de produire une musique plus accessible ?

Jay – Pour moi, il sonne plus expérimental. C’est l’album le plus bizarre que l’on ait fait, sur le plan du son comme au niveau de la production. Peut-être qu’il est juste plus accrocheur, je ne sais pas.

Nick – Nous adorons la pop, le R&B, la house, le disco et tous ces trucs-là. Notre intention a toujours été de faire danser les gens. Je pense que certaines personnes confondent l’expérimental et le rock, genre le vrai rock brut. Pour nous, la musique expérimentale se résume simplement à essayer des sons et des compositions que l’on a pas encore tentés auparavant.

Jay – Ce n’est pas parce qu’une musique est plus facile à écouter qu’elle est moins expérimentale. Beaucoup d’artistes très populaires aujourd’hui produisent des choses bien plus stimulantes et plus intéressantes que des groupes de rock psychédélique californiens.

Nick – Personnellement, je trouve que Kanye West ou Rihanna proposent des défis créatifs infiniment plus inspirants. ANTI par exemple est un album incroyablement original.

Pond fêtera ses 10 ans en 2018. Comment avez-réussi à maintenir le groupe actif après toutes ces années ? 

Nick – Je pense qu’on a juste eu de la chance. Jay et moi sommes souvent là à nous dire : “Hey on devrait essayer ce genre de trucs”. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’ondes et nous apprécions beaucoup ce que fait l’autre.

Jay – Nous nous sommes mis d’accords pour enregistrer des albums ensemble à condition d’être parfaitement convaincus que cela va nous plaire à tous les deux. Nous essayons de faire toujours mieux que ce que nous imaginons au départ. C’est facile de créer de la bonne musique dans son coin. C’est plus intéressant d’en faire quelque chose de vraiment cool, et qui ait du sens pour nous.

Jay, tu joues et chantes aussi dans Tame Impala. Est-ce que Pond est un moyen d’échapper à l’effervescence que connaît le groupe ?

Jay – Avant, Pond parlait un public de niche mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Maintenant, je crois que ce seraient plutôt nos projets solos qui nous permettraient de prendre un peu de recul sur le succès. En fait, je pense qu’on a jamais vraiment réfléchi au fait que Pond gagne importance. C’est amusant de jouer dans des petites salles mais je crois que jouer dans un groupe qui marche est une expérience gratifiante : on sent que l’on fait partie d’une dynamique particulière. C’est tout aussi sympa de faire de la batterie pour des amis à Perth, en Australie. Les deux configurations ont leurs avantages.

Nick – C’est comme être marié à quelqu’un et marcher à ses côtés à chaque seconde de sa vie. Je pense que, de temps en temps, on a envie de se promener un peu seul, ou de revoir des vieux ami de la fac. Participer à des projets différents, c’est à peu près pareil.

Jay – Et puis après tout, nous nous connaissons tous. Joe est roadie pour Tame Impala, Nick et Cam Avery [membre de Tame Impala, ndlr] ont formé leur duo Allbrook/Avery. Nous sommes un peu comme une famille et en y réfléchissant, je ne me sens pas si dépaysé que ça en passant d’un groupe à l’autre.

Avec tous les groupes australiens qui émergent comme Jagwar Ma ou Parcels, on est tenté de dire que la scène locale s’impose à l’échelle internationale. Qu’en dites-vous ?

Jay – Tous ces noms, nous les connaissons. Ces gars sont des amis, du moins on les a déjà rencontré. C’est un petit microcosme qui se développe, et chacun de ces artistes s’enrichit des influences des autres, d’une façon ou d’une autre.

Nick – Ces deux dernières années, je me suis senti particulièrement inspiré par d’autres groupes australiens. Je crois que nous avons hérité d’une culture et d’une philosophie assez audacieuse. Tous revendiquent de plus en plus leur identité. Ces groupes sont fiers d’être australiens et de sonner australien.

Propos recueillis par Juliette Geenens

>> The Weather est à écouter dès aujourd’hui, sur Apple Music.

Concert à Paris à la Gaîté Lyrique le 30 mai prochain.

Les Inrocks - Musique

“Pour le Wu-Tang, je voulais recruter neuf soldats. J’ai pris les meilleurs”

Le légendaire groupe de rap américain est au cœur d’une étonnante exposition à Paris. L’occasion de revenir sur l’importance majeure de ces musiciens kamikazes.

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