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6 avril 2017

Entre New York et Atlanta, le duo Run The Jewels replace la politique au cœur du rap américain

El-P à gauche et Killer Mike à droite. Crédit : DR

Fin 2014, on quittait le deux rappeurs de Run The Jewels, El-P et Killer Mike, sur les salves ultra politiques de leur second opus, Run The Jewels 2. Deux ans plus tard, on les retrouve aux côtés du Père Noël : le 24 décembre 2016, tombait dans la boîte mail des fans du duo un lien pointant gratuitement vers Run The Jewels 3, troisième LP de la formation rap la plus excitante du moment. Un cadeau. Et quel cadeau…

Deux ans se sont donc écoulés, entrecoupés par la sortie de la brillante galéjade Meow The Jewels, soit une version de Run The Jewels 2 remixée à base de bruits de chats – miaulements et grattages d’oreilles en version électro-rap. Deux ans durant lesquels l’Amérique a vécu une série de secousses cauchemardesques, des séquelles des émeutes de Ferguson jusqu’à cette désastreuse campagne électorale qui portait à la Maison-Blanche un redneck flippé, puant de xénophobie et de bêtise politique, s’apprêtant à diriger l’Amérique comme on gère une entreprise, considérant ses administrés – ses sujets ? – comme des salariés. Lorsque l’imposant Killer Mike, moitié de Run The Jewels, décroche son téléphone sous le soleil de Miami, fin janvier, l’ambiance est pourtant détendue :

“Donald Trump ? Que veux-tu que je te dise ? C’est évidemment une catastrophe. Il est stupide, il va continuer à abêtir les Américains en évitant par exemple de soutenir leur éducation, ce dont nous avons le plus besoin. Mais en réalité, l’Amérique a déjà inventée sa propre catastrophe, il y a bien longtemps… Ca ne change rien”.

Quelques heures plus tard, ce 20 janvier, le blondinet le plus puissant du monde posait sa main sur la Bible en appelant le Seigneur à le seconder dans sa tâche. Vu de France, le je-m’en-foutisme du rappeur parait surréel.

Killer Mike, rappeur d’Atlanta et membre de la Dungeon Family (Outkast)

Pour comprendre à quel point Killer Mike se cogne de l’élection du 45e président américain, il faut descendre bien au sud de Washington, mettre le cap à l’Ouest et atterrir à Atlanta. “C’est là que j’ai grandi, dans un quartier où ne vivaient que des Noirs,” se souvient le rappeur. “On se démerdait pour vivre, cernés par des flics et des militaires capables de t’allumer au moindre faux pas… Je n’ai jamais eu une très haute opinion de l’Amérique. A la base, pourtant, l’Amérique est une des plus belles idées du monde mais… qu’en avons-nous fait ?” C’est cette enfance trouble – bien avant que le lascar ne rejoigne la clique musicale la plus importante d’Atlanta, The Dungeon Family (OutKast, Organized Noize…) – que Killer Mike racontait en 2014 sur Early, coup de semonce héroïque enregistré avec El-P, l’autre moitié de Run The Jewels.

Ironie du sort, Early braque les projecteurs sur le duo, après l’incident de Ferguson

C’est aussi ce morceau, bercé d’une culture politique rouge foncé, bordé de colère noire, qui braquait les projecteurs sur Run The Jewels en août 2014, quelques heures après que le jeune renoi Michael Brown se fût effondré sur un trottoir de Ferguson (Missouri), sous les tirs répétés de l’agent Darren Wilson, ouvrant la voie à des semaines d’émeutes dans tout le pays. Pour Killer Mike, ce morceau ne parle pourtant pas de l’incident de Ferguson : “Ce morceaux a été écrit avant” intervient-il. “Il n’a rien à voir avec Ferguson mais, avec le recul, il était logique que l’on écrive ce genre de chose qui résume notre vision de l’Amérique“.

Au fond, Early n’est qu’un signe de plus de l’insistante répétition d’une histoire devenue banale : celle de la proximité malheureuse de la misère sociale, de la délinquance, de la couleur noire et des bavures policières dans le Grand Sud américain. Pour Killer Mike, les Européens bienveillants qui voyaient dans l’accession du président noir, Barack Obama, à la Maison-Blanche en 2008, le signe d’une détente sociale, économique et probablement raciale se berçaient ainsi d’illusions : “Barack Obama ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Tu me parles de Trump mais je n’apprécie pas plus Barack Obama”, pose-t-il. Fin 2014, sous la présidence Obama, il nous confiait déjà :

“Ne laissez pas l’Amérique vous vendre une fausse image, c’est un mythe : l’Amérique est ségréguée comme elle l’a toujours été. Les Noirs vont dans de mauvaises écoles, à cause de leur revenu moyen qui est au plus bas. Ils forment 15 % de la population, mais presque 50 % de la population carcérale. George Wallace [gouverneur d’Alabama dans les années 1960 et 1970, ndlr] et célèbre raciste, avait dans son cabinet plus d’employés noirs qu’il n’y en a aujourd’hui dans le même cabinet. Nous sommes tout sauf progressiste sur la question de la race.”

El-P, MC de New-York et fondateur du label Definitive Jux

A ses côtés, un grand blanc, juif et roux poursuit :

“Il y a des années que l’on me dit que je suis pessimiste et paranoïaque dans mes textes mais avec Early, on se rend bien compte que je ne raconte pas de salades. Cette attention que l’on nous a portée au moment des émeutes de Ferguson porte est la preuve que ce qu’on raconte n’est pas de la paranoïa. Je suis désolé que ce soit la réalité…”

 Le grand roux longiligne affichant œil trouble et dent cassée, c’est El-P, qui partage production et microphone avec Killer Mike au sein de Run The Jewels. Pour le comprendre, lui, c’est à New York qu’il faut revenir. Au milieu des années 1990, alors que le rap local s’assoit doucement sur ses piles de disques d’or, forçant l’avènement d’un mainstream rap qui s’essouffle déjà, El-P fait partie des rares soldats underground à renouveler le genre : aux productions fainéantes de Puff Daddy et des stars de l’époque, il oppose, un radicalisme textuel et sonore qui renverse le game. Au règne des parvenus qui applaudissent finalement le système succède, dans les oreilles de millions de fans, celui des radicaux du label Rawkus, de Company Flow (le groupe de El-P), à Non-Phixion, Mos Def, Talib Kweli ou Mr. Len. Cette e(s)t(h)étique ne quittera plus le rappeur et producteur : quittant Rawkus suite à un différend avec James Murdoch, fils du magnat de la presse du même nom et financier du label, il fonde Definitive Jux et signe le plus formidable renouveau rap de la fin des années 1990 (Camu Tao, Cannibal Ox…). Rare blanc dans un univers rap dominé par d’imposants renois, communiste au pays des rednecks et juif parmi les musulmans, El-P défonce une à une toutes les portes :

“Je n’en ai jamais rien eu à foutre de tout ça. On fait du rap et ce n’est pas ça qui compte. Regarde Eminem : il est noir ?”

“Nous sommes d’authentiques amis et déconner reste notre activité première !”

De fait, si la verve ultra-politique de Killer Mike et le radicalisme d’El-P étaient vouées à s’entendre, l’affaire n’était pas gagnée : au delà des milliers de kilomètres qui séparent New York d’Atlanta, le rap américain, ceinturé de conventions, ghettoïsé à s’en étouffer, empêchait jusqu’ici un juif blanc de New York, avant-gardiste et adulé par les bobos, d’enregistrer avec un gangster noir venu du Sud ; ça ne se fait pas comme relève El-P :

“On savait que les gens seraient surpris parce que la musique est une histoire de chapelle ; tu écoutes tel truc parce que tu n’écoutes pas tel autre. Les auditeurs se mettent eux-mêmes dans des boites par manque de curiosité, parfois pour des questions d’ego, des phénomènes d’identification. Nous, on aime le fait que les gens soient surpris”

Précisément, Run The Jewels fait exactement tout ce qui ne se fait pas et, une fois la connexion scellée via un ami commun, le directeur d’Adult Swim, Jason de Marco, le duo se lance dans une série d’enregistrements inadmissibles au regard des tendances du moment : en trois albums, l’oralité anguleuse d’El-P et la colère sèche de Killer Mike dessinent un cosmos flippant serti d’une production claustrophobe et assommante qui rend palpable le choc, la violence et la paranoïa ; un paysage noir, dense, froid, si loin des paillettes pop. Les rares mélodies se planquent, étourdies par les breaks hérissés de clous qui ceinturent ce spectacle total où la violence musicale le dispute au sinistre verbal.

Ce n’est pas du rap new-yorkais mais ce n’est pas du rap sudiste ; c’est juste du rap, ce monstre musical qui s’exprime ici dans toute sa splendeur, brûle les étiquettes, arrache les conventions et même les banderoles We love hip-hop. N’en déplaise aux faiseurs, cela n’empêche pas les disques du duo de prendre d’assaut les classements mondiaux, du mainstream USA Today jusqu’au pointu Pitchfork et jusqu’au Guardian, à Newsweek, Libération ou Le Monde.

Run the Jewels 3, un disque qui cogne très fort 

En décembre, lorsque sort Run The Jewels 3, le duo n’a pas décoléré. Mais il y a pourtant plus que de la colère dans cette affaire : lorsque le duo se retrouve en studio, c’est un grand éclat de rire qui cloque leurs enregistrements débordant de haine, de dégoût et d’à peine d’espoir. Derrière la peur, la bravoure, la colère et l’indignation, Run The Jewels possède cette insistante capacité à se moquer du malin pour le faire fuir : écrire les versets les plus outranciers possibles, rigoler comme des porcs et latter la gueule du monde entier ; voilà le projet des deux amis.

“Amis, oui, c’est le mot qui convient” lâche Killer Mike. “Contrairement à beaucoup de rappeurs qui collaborent ensemble, nous nous retrouvons systématiquement pour enregistrer, nous ne faisons jamais rien à distance, même si El-P vit à New York et moi à Atlanta. Et alors on se fend la gueule ! Nous sommes d’authentiques amis et déconner reste notre activité première !”.

C’est ici que se joue la beauté de Run The Jewels : armés d’un humour en lingots de plomb, le duo transforme ses hurlements à destination du système en un festival d’images fracturées, sinistrement drôles, voire cartoon-esques, qui surélèvent brusquement la phraséologie banale des rappeurs soi-disant politisés. Rodomontades politiques écrasées sous le feu d’un flow bouncy, images terrifiantes montées en jactances improbables, El-P et Killer Mike transforment un théâtre urbain aux manières fortes et aux mœurs âpres en une danse immédiate, entraînante et bien souvent drôle, envoyant le malin valser dans les étoiles sous le feu d’un hyperbolique coup de pied au derrière. Et si ce n’est pas la solution, c’est au moins le remède le plus réjouissant du monde…

L’album Run the Jewels 3 est disponible sur Apple Music.

En concert à l’Elysée Montmartre (Paris) le vendredi 7 avril prochain.

Les Inrocks - Musique

Jason Lytle de Grandaddy : “Je connais toutes les paroles du dernier album d'A-Ha”

Dix ans après leur séparation, les rockeurs californiens se reforment pour “Last Place”, un cinquième album assez miraculeux. De passage en France pour une série de concerts, Jason Lytle raconte les disques (et les rencontres) qui ont marqué sa vie.

Télérama.fr - Musiques

Une affiche qui sent bon le soleil pour le MIDI Festival

L'affiche ensoleillée du MIDI Festival 2017.

Cet été, direction la côté d’Azur et plus précisément Hyères pour profiter des trois jours de musique que propose le MIDI Festival du 21 au 23 juillet 2017. La programmation de cette 13e édition a été annoncée mercredi 5 avril et promet des concerts riches en découvertes, assurés par des valeurs sûres ne risquant pas de décevoir.

La villa Noailles accueillera les concerts et la Route des Marais un dancefloor enflammé…

Parmi nos coups de cœurs, l’incroyable Fishbach sera présente le vendredi 21, non loin de Petit Fantôme le projet pop-électro solo de Pierre Loustaunau, échappé de Frànçois & the Atlas Mountains, tous deux sur la scène de la Villa Noailles. Sur la Route des Marais, le DJ et producteur américain Egyptian Lover est attendu pour enflammer la soirée présentée par la Red Bull Music Academy.

Le DJ basé à Berlin, Objekt, se chargera d’animer la nuit du samedi 22 pour les festivaliers les plus infatigables. Plus tôt dans la journée, on attend avec impatience de jeunes talents encore méconnus : la disco-queer de Jae Tyler (également à l’affiche de la prochaine soirée inRocKs les Bains), le duo de DJ et productrices norvégiennes Smerz, et enfin le groupe de pop londonienne, Childhood.

Le dimanche 23, on compte sur la poétique rockeuse new-yorkaise et sa bande Vagabon ainsi que sur la voix de Frankie Cosmos, non sans rappeler celle de l’Australienne Courtney Barnett. Frànçois & the Atlas Mountains, de retour avec un tas de nouvelles chansons, clôturera le MIDI Festival.

Le MIDI Festival ouvre ses portes le 21 juillet jusqu’au 23 juillet. Plus de renseignements sur l’événement et la page Facebook ainsi que sur le site.

MIDI FESTIVAL 2017 21 22 23 Juillet 3 jours et 2 nuits. Rendez-vous à Hyères ☀️ Infos ➡️ http://bit.ly/eventmidi2017

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Les Inrocks - Musique

Beth Ditto est de retour en solo avec le single “Fire”

Pochette du nouveau single "Fire" de Beth Ditto

Sur le site Dazed, on découvrait hier des photos de Beth Ditto dans un déshabillé sexy digne d’un cabaret de la Nouvelle Orléans. Un décor pas tout à fait anodin pour la chanteuse… originaire de l’état de l’Arkansas. Saluant ainsi le Sud des Etats-Unis et le Mississippi qui l’ont vu grandir, Beth nous dévoile un morceau brûlant : Fire, extrait de son premier album en solo Fake Sugar, dont la sortie est prévue le 16 juin. Le single est à écouter ci-dessous :

Produit par Jennifer Decilveo, ce premier album promet de faire le pont entre la culture punk et la sensibilité pop de Beth tout en y incorporant du “blues, de la pop maltée, un rock étourdissant, et de la soul country”. Un beau programme ! A ce propos, la chanteuse a déclaré dans un communiqué de presse :

“J’ai fuit les mauvais côtés de la culture du Sud des Etats-Unis. Mais maintenant je suis assez grande et reconnaissante envers ma famille pour enfin étreindre les bons aspects de là où j’ai grandi.

Découvrez le tracklisting complet de l’album Fake Sugar :
01. Fire
02. In and Out
03. Fake Sugar
04. Savoire Faire
05. We Could Run
06. Oo La La
07. Go Baby Go
08. Oh My God
09. Love in Real Life
10. Do You Want Me To
11. Lover
12. Clouds

L’album Fake Sugar (Myra’s Chid / Virgin Records) sortira le 16 juin prochain. Il est disponible dès maintenant en précommande sur Apple Music.

En concert au festival Garorock à Marmande le 30 juin prochain et au festival de Montreux en Suisse le 3 juillet.

Les Inrocks - Musique

Variété chic: pourquoi il faut absolument écouter le premier album de Juliette Armanet

© Théo Mercier et Erwan Fichou

Récemment, Juliette Armanet a mis de l’ordre dans ses papiers. Elle est retombée sur des lettres, des petits mots accumulés depuis l’adolescence, lorsqu’elle vivait encore dans une maison de la banlieue de Lille avec ses parents et ses deux grands frères. Sur l’un d’eux, la jeune fille, alors en troisième, avait écrit, répondant à la question “Que voulez-vous faire plus tard ?” : “Journaliste et chanteuse.” Un rêve de jeune fille, une position totale, Alice devant et derrière le miroir. Mettre en valeur les autres ou être soi dans la lumière ?

Longtemps, Juliette Armanet n’aura pas tranché, menant de front journalisme et chanson, sans totalement oser se jeter dans son art. “Mon père m’a toujours dit : ‘Il faut consentir à soi-même’. C’est le gros de mon chemin”, raconte la jeune femme que l’on retrouve à la brasserie Barbès, à deux pas de l’appartement qu’elle partage avec son copain, dans le XVIIIe arrondissement parisien. “J’ai mis pas mal de paravents, par pudeur, pour pas qu’on me prenne au sérieux et sûrement pour me protéger de mes émotions.”

On le sent très vite : chez Juliette Armanet, 33 ans, les émotions sont fortes, très fortes, et peuvent tout emporter. C’est cette puissance et cette vérité de soi jetées si justement, si sincèrement sur partition qui font aujourd’hui la beauté effarante de ses chansons, de ses piano-voix à l’écriture ciselée qui touchent en plein cœur : L’Amour en solitaire, Alexandre, Manque d’amour… autant de titres rassemblés sur son premier album, Petite amie, qui sort ce printemps.

Tantôt disco, tantôt piano solo, il est un des plus beaux qu’il vous sera donné d’écouter, côté français, cette année. Il rappelle les grandes heures de la chanson française, des Souchon, Berger, Sheller. Mais pas seulement. Il y a une vraie singularité chez Armanet, une façon très personnelle d’écrire et de déporter la variété française vers des influences contemporaines, de la twister. “J’ai mis du temps à trouver un ton décalé. Je ne voulais pas faire vieille chanteuse, avoir l’air trop tradi. J’avais envie que mes amis écoutent ma musique.”

Fishbach, dont Armanet a cosigné le single Un autre que moi sur son album A ta merci, déclare : “C’est une super auteur. Je n’arrivais pas à terminer, je butais sur le couplet. Juliette a amené de la subtilité, de la tendresse.”  (suite…)

Les Inrocks - Musique

Feist invite Jarvis Cocker sur son nouveau single”Century”

Feist, sur la pochette de son single "1234" et Jarvis Cocker, dans son clip "Further Complications".

Le 16 mars dernier, Feist déboulait sans prévenir après six ans d’absence. Elle dévoilait un premier extrait de son nouvel album intitulé Pleasure. Aujourd’hui son retour se concrétise avec la sortie d’un titre inédit, Century, en collaboration avec le charismatique ex-chanteur de Pulp, Jarvis Cocker. Découvrez-le ci-dessous :

Long de presque 6 minutes, le morceau ne cesse de monter en puissance au rythme de riches percussions et d’une ligne de basse rigoureuse. Le crescendo se clôture par le chevauchement d’une multitude de voix qui sonnent comme messe libératrice. Dans l’ultime partie de la chanson, Jarvis Cocker murmure “Century” avant d’entamer un monologue sombre et étrange. Arrivé à terme, le titre semble s’interrompre soudainement. Peut-être que cette chute abrupte fera sens à l’écoute de l’album intégral.

Une tournée mondiale débutera en juin prochain

Dans la foulée, la chanteuse canadienne annonçait hier les premières dates d’une tournée mondiale. Pas encore de concert français, mais parmi ses premières prestations européennes, on se console avec un stop en Belgique le 14 août prochain pour le Brussel Summer festival.

Le nouvel album de Feist, Pleasure, est attendu pour le 28 avril prochain, chez Polydor. Disponible en pré-commande sur Apple Music.

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