Actu musique

7 mars 2017

Le premier album de The Clash fête ses 40 ans ou quand le rock à guitares pesait sur le monde

crédit : pochette de l'album éponyme "The Clash" (1977)

Il y a presque 40 ans, le 8 avril 1977, sortait le tout premier album d’un des groupes mythique de punk londonien : The Clash. Un disque électrocutant et indispensable pour tout mélomane qui se respecte. A cette occasion, Les Inrocks consacrent un numéro hors-série inédit pour vibrer sur quatre décennies de punk mais aussi pour revenir sur leur parcours fulgurant. Et si vous n’avez pas encore foncé chez votre libraire pour l’acheter, on vous recommande chaudement notre playlist The Clash en 15 morceaux incontournables, ainsi que la chronique d’un de nos journalistes, Serge Kaganski, consacrant le premier opus des quatre Anglais. A lire ci-dessous.

1977 : le rock vit l’une de ses dernières grandes secousses historiques, mais il ne le sait pas encore

Alors que New York vibre sous les décharges électriques ou poétiques des Ramones, Television, Talking Heads, Richard Hell et autres Heartbreakers, Londres hérisse les cheveux, déchire les T-shirts, sort les épingles à nourrice et pogote en molardant sur le voisin. Après plusieurs salves de singles détonants, dont le tellurique Anarchy in the UK des Pistols, The Clash sera le tout premier à dégainer un album. Enregistré rapido dans un studio merdique, avec du matos pourri, un batteur provisoire (Terry Chimes) et Strummer-Jones rejouant les fausses bagarres egotistes façon The Who, The Clash demeure l’album ultime du punk made in Britain, ayant incomparablement mieux vieilli que son cousin de promo Never Mind the Bollocks.

Défouraillées à la six-quatre-deux, les chansons sont quasiment toutes des classiques instantanés. Purs pains de dynamite (Janie Jones, White Riot, London’s Burning…), glaviot anti-impérialiste (I’m So Bored with the U.S.A.), chronique ordinaire d’une jeunesse dans l’impasse (Career Opportunities), autoportrait de groupe en forme d’hymne insurrectionnel (Garageland), fantastique réappropriation du reggae émergent (Police & Thieves), The Clash fait feu de tout bois, explose tous les vumètres et toutes les barrières mentales, sociales ou musicales. Incendié par la voix kérosène de Strummer qui expurge du sang, du gravier et quelques années de rage, ce chapelet de grenades au napalm sonne l’heure du réveil du rock, de l’appel aux armes d’une génération, de la solidarité entre tous les gueux et laissés-pour-compte de Londres et de l’Angleterre. Jeunes, chômeurs, glandeurs, drogués, squatteurs, Jamaïcains, rastaquouères, tous ont rendez-vous sous la bannière en feu de cet album.

Là où The Clash a vraiment fait la différence avec les Pistols en cette année 1977, c’est au son. Ces crétins de Pistols s’étaient fait surproduire par Chris Thomas, une huile des manettes à l’époque : résultat (nonobstant la qualité des morceaux et le phrasé inimitable de Rotten), Never Mind the Bollocks sonnait comme le disque d’un groupe de boogie graisseux lambda, carburait au binaire ordinaire. Rien de tel sur The Clash : à la fois chétives et coupantes, malingres et toxiques, les guitares hululent, grésillent, lacèrent les tympans… Avant écoute de ce disque qui attaque l’épiderme, prévoir le Mercurochrome et le vaccin antitétanique. Une fois paré, chargez le CD et poussez le volume à 11 : vous saurez alors à quoi ressemblait la fureur de vivre et d’en découdre à Londres en 1977, la dernière fois avant Nirvana où le rock à guitares électriques a quelque peu pesé sur le monde. The Clash, ou le son éternel de l’insoumission.

Découvrez notre hors série The Clash — 40 ans de punk en kiosque depuis le 24 février, et en vente sur la boutique en ligne des Inrocks.

83hs-the-clash-2017-tt-width-470-height-

Les Inrocks - musique

Jacques réalise son prochain album sous nos yeux (ébahis)

Ce grand zinzin de Jacques

Ah Jacques, ce grand énergumène bricolo qui n’a pas fini de nous surprendre ! Alors que nous luttons tous contre ce début de semaine (ou cette phase de digestion, tout dépend de l’heure à laquelle vous lirez cet article), l’auteur de Dans la radio réalise son prochain album en direct.

=====>>>> A relire : Jacques et Fishbach: rencontre entre les deux futures stars de la pop française.

ça se passe sur la page Facebook de la webradio new-yorkaise The Lot Radio. ça n’a pas de durée déterminée. ça s’arrêtera “quand il s’arrêtera“. ça dure depuis 2h du mat’ heure new-yorkaise, soit 8h heure française. Et ça devrait sortir aussi rapidement que possible.

Voici donc Jacques et sa tonsure enregistrant toutes sortes de notes, sons, bruits plus ou moins inconnus, plus ou moins étranges, tous sortis de son esprit de bidouilleur génial.


Au bout de 3h36 de direct, le live Facebook a planté comme l’a annoncé Jacques sur sa page. Mais infatigables, The Lot Radio et l’artiste en ont relancé un second :


Qui pour réaliser sa pochette ?

Si album il y a, Jacques l’appellera “A Lot of Jacques” “car je m’appelle Jacques, et que la radio s’appelle The Lot” explique-t-il très simplement dans un post introductif à voir ci-dessous. Caméra en main, son ami Julian Starke, fondateur du label Pains Surprises et à l’origine d’un projet de film-docu-websérie autour des musiques électroniques, French Waves “réalise un film dont personne ne sait à quoi il ressemblera, même pas lui”. C’est dire.

Sans idée de pochette pour ce futur album, Jacques en profite pour lancer un appel au brainstorming. “Vous pouvez faire vos propositions en commentaire et je serais heureux de choisir parmi elles ma pochette d’album” assure-t-il. Cool.

Les Inrocks - musique

Thom Yorke et Jonny Greenwood partagent un remix de Radiohead long de 16 minutes

Catpure d'écran de la session acoutique "The Numbers: Jonny, Thom & a CR78"/ Youtube.

Thom Yorke et Jonny Greenwood, têtes pensantes de Radiohead, ont dévoilé un remix inédit de leurs propres morceaux. On peut entendre des passages de Bloom qui apparaît sur l’album Kings of The Limbs (2011), de Spectre, bande-originale abandonnée d’un James Bond du même nom, datant de 2015, mais aussi de Glass Eyes de A Moon Shaped Pool (2016).

Certains fans ont également décelé des éléments de Everything In Its Right Place et de Motion Picture Soundtrack issus de l’album Kid A (2000). Les deux artistes anglais ont travaillé ensemble sur ce remix long de 16 minutes diffusé pendant le défilé de la marque nippone Undercover, lors de la Fashion Week à Paris, rapporte Fact Magazine.

Musique pour un monde utopique

Outre certaines nuisances sonores (déclencheurs d’appareils photos et autres bruits de smartphones), la qualité de ce mashup reste tout à fait correcte. Creatures Mix a été pensé pour accompagner l’histoire d’“une nouvelle race vivant à Utopia”, soit un univers utopique, précise le couturier d’Undercover, Jun Takahashi, sur Instagram :

#undercover のテーマは理想郷に住む新人類 a new race living in utopia #pfw @undercover_lab

A post shared by VOGUE JAPAN (@voguejapan) on Mar 3, 2017 at 9:20am PST

Concert Main Square Festival à Arras au , le 2 juillet prochain.

Les Inrocks - musique

Même en 2017, Courtney Taylor-Taylor des Dandy Warhols reste un boss de fin des interviews

(c) Kevin Zammit

À quelques heures de monter sur scène, Courtney Taylor-Taylor est tendu. Sa petite loge est trop étroite, il a besoin d’air. Direction le café au rez-de-chaussée de la Roundhouse, mythique salle de concert de Chalk Farm qui a vu défilé Hendrix, Doors, Pink Floyd et consort dans les années 60. Un détail qui ne rassure pas le frontman. Il faudra quinze minutes, deux verres d’eau et que la serveuse baisse le son pour que le leader des Dandy Warhols, en T-shirt CBGB surmonté de longs cheveux blonds bien lissés, se détende enfin. Plus sage, avec son look de professeur d’art, il a conservé une pointe de son arrogance passée. Au terme de l’entretien, regonflé, il regagnera ses appartements scandant: “Ça va être comme Brixton à l’époque ! On va faire un carton, putain !” Comme souvent, il aura vu juste.

Comment va Portland ?

(Il soupire) De plus en plus en plus de nouveaux immeubles… C’est bien, parce que tout le monde recycle, conduit des voitures électriques… Mais c’est toujours bondé. Portland est sans doute dans le top 10 des pires villes d’Amérique au niveau du trafic. Ce n’est plus cool du tout.

Quand Portland a-t-elle cessée d’être cool ?

Depuis un an ou deux. J’ai commencé à me dire  : “Ça, c’est pas cool !” C’est juste une ville très normale, avec beaucoup de monde. Ça n’a plus rien de spécial.

Le quartier dans lequel tu as grandi a beaucoup changé ?

Hum. (Il réfléchit). Bon, par exemple, là où j’ai acheté mon studio (l’Odditorium, ouvert en 2001 dans le quartier de Slabtown, ndlr), des sans-abris chiaient sur mon trottoir. Maintenant, ils y construisent des appartements à deux millions. Je suis complètement englouti par des appartements à deux ou quatre millions. Voilà, à quel point c’est différent. Portland n’est plus. C’est fini. Ce qui me manque, c’est cette ville, son atmosphère, sa liberté. Au moment de la dépression économique, c’était un peu la lose, mais c’était groovy. Et si tu dois sortir l’arrosoir pour dégager des étrons du trottoir une ou deux fois par semaine, ainsi soit-il.

Serait-ce possible de créer un groupe comme les Dandy Warhols dans le Portland d’aujourd’hui ?

Oh, on n’aurait absolument pas les moyens d’y vivre. Les tarés n’ont plus les moyens de vivre à Portland. Ils sont tous partis. Tous. Ils ont probablement déménagé dans des villes plus bizarres, plus petites. Il y avait probablement 300 000 personnes à Portland quand j’étais petit. Aujourd’hui c’est plus de deux millions. Donc je suis sûr qu’ils ont déménagé dans des endroits comme Kelso, Longview, Eugene, Salem. Des villes avec juste quelques centaines de milliers de gens, qui ont un peu de mal à joindre les deux bouts. (Il tourne des yeux, effaré par la musique jouée dans le café, un vieux tube de Linkin Park).

Et tu n’envisagerais jamais de partir ?

Mes racines sont trop profondes. Ma famille entière est là depuis cent-cinquante ans. Donc je ne peux pas faire mon sac, y mettre cinquante-neuf personnes et déménager en Oklahoma. Je suis pris au piège. Par la famille, les amis.

La série Portlandia est bien plus populaire aux États-Unis qu’ici. À l’origine, même s’il s’agit d’une satire, l’idée était de “faire vivre le rêve des 90s à Portland”. Mais le succès du show n’a-t-il- pas fini par faire du mal à la ville ?

Tu as vu notre vidéo pour Bohemian Like You ? Il y a probablement trois milliards de gens qui ont vu ça (près de 10 millions, en réalité, ndlr). Ça a pu être le premier facteur. Tous les branleurs tatoués, avec des anneaux dans le nez du monde entier se sont dit (il prend un ton cliché de fumeur de joints) “Heyyy. C’est cool ! C’est là que je veux vivre !” C’était peut-être le premier clou dans le cercueil. Portlandia était probablement le dernier clou. Ça a achevé le processus.

Tu te sens coupable ?

Ça partait d’un bon sentiment. Avant, on devait s’inquiéter d’avoir à se battre avec des ploucs quand on descendait en ville. D’un bloc à l’autre. Cinq ans après Bohemian Like You, on n’avait plus ce genre de souci. Tout le monde avait un anneau dans le nez et trois tatouages. Portlandia a fait passé ça à un niveau supérieur. Des mamies, des retraités se disaient  “Ce serait super fun de vivre là !” Et ça a amené une toute autre catégorie de personnes : des gens qui regardent la télé, qui vont au centre commercial. Ces gens-là auraient eu peur des personnes présentes dans Bohemian Like You.

C’est comment de chanter Bohemian Like You, alors que tu penses ça ?

Tu vois comment c’est de chanter Auld Lang Syne (chanson du poète écossais Robert Burns de 1788, chantée dans le monde anglo-saxon à la nouvelle année, ndlr) ? C’est une très vieille chanson sur un passé très, très lointain. Je ressens la même chose quand je chante Bohemian Like You. C’est comme si je chantais Auld Lang Syne.

Depuis l’élection de Trump, on parle pas mal d’une Californie indépendante. Ça t’aurait intéressé pour Portland ou l’Oregon, ou tu es trop attaché aux États-Unis ?

Oh… Si j’avais pu stopper le processus il y a dix ans, ça aurait pu être génial. Aujourd’hui, Portland est certainement un endroit plus éclairé. Mais certainement pas plus fun, ni plus intéressant. C’est le truc : on dit que les gens sur les côtes sont éduqués et que ceux qui vivent au milieu ne le sont pas. Personne de réellement intelligent n’aurait voté Donald Trump. La majorité des gens a voté pour Clinton. Et ils ne l’aimaient même pas. Mais c’était la chose à faire, car Hillary Clinton n’est pas stupide. Donald Trump est vraiment ce que l’ont appelle quelqu’un de “stupide”. C’est un menteur, il est irresponsable, il n’est aucunement capable d’anticiper les répercutions de ses mots ou ses actions. Il serait très mauvais aux échecs. Il est probablement vraiment nul à n’importe quel jeu pour enfant. C’est un crétin. Il n’a reçu de votes que d’autres gens stupides qui croient à ses mensonges. Mais en ce moment même, les gens les plus puissants d’Amérique travaillent jour et nuit pour se débarrasser de ce gros débile.

Ils vont réussir ?

Ils travaillent tous dessus. Donc quelque chose va se passer. Je serais très surpris qu’il soit toujours président au mois d’août.

Vous avez fait une tournée pour les 20 ans de l’album Thirteen Tales of Urban Bohemia en 2014. Anton Newcombe joue sur une des chansons de l’album, Get Off. Vous n’avez pas songé à l’inviter sur scène ?

Oui il jouait de la guitare à douze cordes. Celle qui fait “schrrttting“. Je crois que c’est tout. Mais peut-être qu’il a joué autre chose aussi, je ne m’en rappelle pas. On était tout le temps défoncé et c’était il y a vingt ans. J’ai pas pensé à ça. J’avais oublié. Mais on se voit, parfois, on traîne. Nos épouses viennent de passer une journée ensemble avec les enfants, la semaine dernière à Berlin. Mais je n’ai pas vu Anton. C’est pas grave, on est des adultes, on doit travailler.

Vous êtes toujours amis ?

Oui, bien sûr ! On s’envoie des mails, on se passe des coups de fil. Parfois toutes les deux semaines, parfois tous les deux mois. Parfois on a des choses à se dire, parfois non. Mais on est amis pour la vie.

C’est une vieille question, mais tous les fans se la posent : vous n’envisagerez pas de collaborer à nouveau prochainement ?

On en parle constamment. On ne parle que de ça. “On doit faire un disque, on doit faire un truc”. Mais on vit au bout du monde l’un de l’autre. Et puis on est… occupés, tu sais… (The Offspring passe dans le café, il se met à danser de la tête, à fredonner).

DIG ! a été tourné il y a une vingtaine d’années. Quel regard jettes-tu sur cette période de ta vie et sur la manière dont elle a été dépeinte dans le film ?

Il n’y a vraiment rien de nos vies dans DIG ! On était en déplacement puis dès qu’on se pointait à L.A. elle (la réalisatrice, Ondi Timoner, ndlr) nous disait “Hey, j’ai besoin que vous alliez prendre des photos dans leur maison ! Et que vous alliez dans le désert ! Et que vous soyez dans cette vidéo qu’ils shootent !” Elle a fait comme si c’était nos idées.

Pourquoi le faire alors ?

Parce que The Brian Jonestown Massacre était notre groupe préféré et nos meilleurs amis. Et on sentait que ce film était le seul moyen pour eux de continuer à être un groupe et un groupe avec autant de succès que nous. Et on avait raison. Mais, on n’était pas là pour le montage. Elle a dit que c’était fait, on a tous signé et on a dit “Génial ! Merci !”. Et c’était complètement… affreux. C’était juste une compilation de mensonges. Par chance, Anton était une épave alcoolique. Et… il le savait aussi. Il savait que ce film pouvait marquer une étape importante. Alors il se bourrait la gueule et faisait des trucs complètement dingues. Il était en mode Jackass.

Comme donner des coups de pieds dans la gueule d’un fan sur scène…

(Il coupe) Oh ouais, ou se battre avec son groupe. Tout ce qu’il faisait en fait. Il a fait assez de trucs fous pour que le film fasse le buzz et qu’il n’ait plus à faire quoi que ce soit d’autre pour toujours avoir une maison, toujours avoir de l’argent dans ses poches. Ça a marché.

Et c’est un bon film.

Ouais. J’imagine que c’est marrant à regarder. Mais ce n’est pas marrant pour moi.

J’ai toujours voulu te demander ça : quand Gorillaz sort son premier album, tout le monde dit que c’est hyper nouveau. Pour moi, ça ressemblait beaucoup  à Welcome to the Monkey House. Tu avais pensé la même chose ?

Oui, oui. Totalement. Notre intention était de faire le premier disque 80s de l’époque. Personne ne le faisait. The White Stripes, The Vines, Jet, tout le monde était plongé dans les 70s. On parlait mal de nous dans la presse parce qu’on faisait un album un peu 80s : “Ils craignent, c’est n’importe quoi, qu’est ce que c’est pas cool !” Donc quand les Gorillaz (sic) ont débarqué, j’ai dit : “Fuck yeah !” Puis ils sont devenus énormes, donc j’avais l’impression qu’on me validait après coup. Je vous l’avais dit, putain !

Il y a un revival 90s dans le rock actuel. Courtney Barnett, des gens comme ça. Tu en penses quoi ?

Courtney Barnett, pour le coup, a grandi sur du Dandy Warhols. Elle a joué dans le groupe de Brent (DeBoer, le batteur des Dandys, ndlr) C’est là qu’elle a appris à jouer, à écrire des chansons. Donc évidemment, ça peut parfois sonner un peu Dandy Warhols. Avec, bien sûr, un style plus moderne. Mais je ne pense pas qu’elle fasse un son genre revival 90s de manière intentionnelle. Elle fait ce que tout bon artiste ferait : travailler avec les outils que tu as pour faire le truc le plus putain de cool possible. Tu as écouté notre single Thick Girls Knock Me Out ? C’est très 90s !

Et, Distorland, tout l’album est 90s.

Oh, ouais ! C’est 89 à 92. C’est avant les vraies 90s, tu vois ? La première rave, le cliché. (Il mime l’intro) Ça, c’est du Chemical Brother 88. Mais je n’y ai pas pensé en écrivant la chanson ! C’est probablement juste que j’en eu ai marre de tout ce qui est 60s, 70s, 80s. Thick Girls est très 90s, mais c’est pas fait exprès. C’est juste qu’il n’y a plus rien d’autre d’inspirant.

Les Inrocks - musique

Exclu : Moi Je remixe le “Fall In Deep” de Blow

Les DJ de Moi Je ont remixé Fall In Deep, pour l'EP de remix de Blow.(Crédits : Taf Mag.)

En novembre dernier, Blow, jeune groupe de pop française, a sorti son second EP, Fall In Deep. Pour le 24 mars prochain, le quatuor annonce une compilation de remix, entouré d’artistes comme French 79 ou encore Roman Kouder. Les Inrocks vous dévoilent en exclusivité le premier extrait de cet EP : le morceau Fall In Deep revisité par Moi Je, collectif de DJ lyonnais et découverte du Lab.

En écoutant la version de Fall In Deep de Moi Je, originellement produit par Blow, il semble que tout ce beau monde était fait pour s’entendre dès le départ. Plus funky que l’original, cette version sublime les harmonies chantées par Blow. Une version qui sent bon le soleil et l’arrivée du printemps.

Concert, Blow sera au Point Ephémère le 21 mars prochain pour a Release Party de Fall In Deep Remixes.

Les Inrocks - musique

Rock en Seine dévoile un début de programmation plein de belles surprises

© Christophe Crenel

C’est décidément la période clef des annonces de festival. Après This is Not A Love Song, We Love Green ou encore Art Rock, pour ne citer que les derniers, c’est au tour de Rock en Seine de dévoiler sa programmation. Et cette édition nous promet d’ores et déjà de belles surprises.

Des têtes d’affiche de choc 

En exclusivité, The xx a choisi Rock en Seine comme festival français pour 2017. Le trio londonien viendra donc présenter son dernier album : le magnifique I See You. 

On retrouvera également la prêtresse PJ Harvey, qui était notamment présente à We Love Green l’année dernière, le duo écossais de Franz Ferdinand ou encore le maestro de l’électronique Flume.

Le rock en puissance

Au-delà de ces têtes d’affiche, le festival promet de belles pointures du rock et reste ainsi fidèle à son nom. Au programme : The Kills, l’américain Ty Segall, le génie fou de Mac DeMarco ou encore les texans récemment reformés de At The Drive-In. Et il y aura même The Pretty Reckless, dont la chanteuse n’est autre que l’ancienne actrice de Gossip Girl, Taylor Momsen (oui oui).

Le festival ne s’arrête pas là, et continue le mélange de sonorités et des générations. On retrouvera donc une touche de pop avec Jain, de hip hop avec Cypress Hill et de hardcore avec Frank Carter & The Rattlesnakes. La musique électronique est également bien représentée avec Rone (en exclusivité dans un festival français), Fakear ou encore la Danoise .

Rendez-vous dans quelques semaines pour la suite de la programmation ! Et en attendant, vous pouvez toujours regarder l’aftermovie 2016 :

La billetterie ouvrira ce jeudi 9 mars à midi (pass 3 jours, pass vendredi, samedi ou dimanche).

Rock en Seine
25-26-27 août 2017
Domaine National de Saint-Cloud


Les Inrocks - musique