Actu musique

2 mars 2017

Découvrez l’incroyable promo des Inouïs du Printemps de Bourges 2017

Après avoir révélé des artistes comme Jeanne Cherhal, Christine & The Queens ou encore plus récemment Fauve, Radio Elvis et Feu!Chatterton, le réseau Printemps continue sa mission de défricheur de jeunes talents. Depuis 1989, les Inouïs permettent ainsi à de jeunes artistes de jouer au festival du Printemps de Bourges, qui fêtera sa 41 édition cette année.

Un grand cru pour 2017…

Après des mois de suspense, où des milliers d’artistes se sont inscrits en ligne en soumettant un dossier de candidature, puis ont participé à des auditions dans leurs régions devant un jury de professionnels, 33 chanceux ont enfin obtenu leurs tickets dorés pour Bourges ! Découvrez-les en vidéo :

Et retrouvez la liste complète des 33 artistes sélectionnés, classés par genre musical :

ROCK / POP
Lysistrata (Nouvelle Aquitaine), lauréat du prix Ricar Live Music SA 2017
L’Effondras (Auvergne-Rhône-Alpes)
Brabalan (Auvergne-Rhône-Alpes)
Oui Oui Oui (Bourgogne-Franche-Comté)
Faire (Ile-de-France) nouvelle recrue du label Microqlima (Isaac Delusion, Pépite)
INUIT (Pays-de-la-Loire)
MNNQNS (Normandie)

S A R A S A R A (Hauts-de-France)
T/O (Grand Est)
Mirage Club (Occitanie)
Yamin Alma (Occitanie)
Le Couleur (Québec) dont on suit les aventures space et disco pop avec tendresse
Le Sandor (Suisse) révélé au festival des Trans Musicales de Rennes cet hiver.

HIP-HOP
Songe (Bretagne), invitée à la première soirée inRocKs les Bains en janvier dernier
Maicee (Occitanie)
Riles (Normandie)
Ash Kidd (Grand Est), repéré au festival des Bars en Trans cet hiver
Fixpen Sill (Ile-de-France)
Big Budha Cheez (Ile-de-France)

CHANSON
Teme Tan (Belgique) qui nous a fait dansé avec son single ça va pas la tête ?
Voyov (Pays de la Loire)
Louis Piscine (Grand Est)
Julien Bouchard (Grand Est)
Eddy de Pretto (Ile-de-France), lauréat des inRocKs lab en 2016
Gauvain Sers (Nouvelle Aquitaine)
Ariel Ariel (Nouvelle Aquitaine), programmé dans le cadre de la carte blanche Inrocks lab au festival We Love Green 2016

ELECTRO
M.A Beat ! (Grand Est)
Il est Vilaine (Ile-de-France)
Aerobrasil (Normandie)
Sorg (Bourgogne-Franche-Comté)
Renoizer (Hauts-de-France)
Baja Frequencia (PACA)
Leska (Bretagne), réunissant les producteurs reconnus Les Gordon et Douchka

Plus d’informations sur le site des Inouïs.

Les Inrocks - musique

Nine Inch Nails salie les mains de ses fans avec d’étranges pochettes surprises

Une fan victime des idées bizarres/géniales de Trent Reznor (Capture écran de Lydia Munster/ Twitter.

En décembre dernier, Nine Inch Nails (NIN) a fait un petit cadeau de Noël à son public avec la sortie digitale d’un EP inédit, intitulé Not the Actual Events. Si format physique classique est déjà disponible, NIN donnait la possibilité à ses fans les plus fidèles de le pré-commander avec un “composant physique” spécial, explique Pitchfork. Aujourd’hui, quelques uns ont reçu leur colis dans une enveloppe bien mystérieuse.

Well this should be interesting… pic.twitter.com/nvK4UbuU3z

— Matthew Perpetua (@perpetua) March 2, 2017

Entièrement noire, on peut lire sur une étiquette des indications vagues et un peu inquiétantes :

“À lire entièrement avant ouverture. Toutes actions a des conséquences. N.T.A.E (Not The Actuel Events) peut contenir des éléments subversifs qui peuvent entraîner des sentiments d’euphorie et peut être nuisible et déconcertant pour le consommateur.”

Dans la pochette, se trouve l’EP et une série d’images et de textes imprimés recouverts d’une poussière noire inconnue. Des twittos se sont empressés de poster des photos de leur cadeau un peu bizarre :

Just got my @nineinchnails #nottheactualevents physical component! @ninhotline pic.twitter.com/m7g2QFSd3T

— Morgan Hendry (@morganhendry) March 1, 2017

“Je viens de recevoir mon composant physique de Not The Actual Events de Nine Inch Nails !”

Who the hell had the idea to make packaging like this? This is a first. @trent_reznor @nineinchnails pic.twitter.com/rc5jlyU4ia

— Michael Davis (@mykldavis) March 1, 2017

“Qui a eu l’idée de faire un packaging comme celui-ci ? C’est une première.”

@trent_reznor @nineinchnails Opening this was like touching my soul. #nineinchnails pic.twitter.com/hhVZZW4gJV

— Lydia Munster (@LydiaMunster) March 1, 2017

“Ouvrir ceci, c’était comme comme toucher mon âme.”

Certains ont d’ailleurs été plus prévoyants que d’autres en utilisant des gants :

@nineinchnails thanks for the warning. #NIN #NTAE (((sigh))) pic.twitter.com/jxjo7gjEOY

— Renee (@conejorenee) March 1, 2017

“Merci d’avoir prévenu !”

Serait-ce du souffre ? De la terre ? Du charbon ? Un morceau d’âme sombre déshydratée ? Personne n’a encore trouver la réponse, c’est peut-être ça, l’atout promo parfait de son auteur Trent Reznor.

Les Inrocks - musique

Fai Baba : “Si je n’étais pas musicien, je serais fermier dans les montagnes suisses”

Fabian Sigmund, alias Fai Baba, nous avait envoûté avec son blues psyché lors des derniers Trans Musicales de Rennes. Alors que débute sa tournée française, rencontre en vidéo avec ce faux-débutant prometteur.

Télérama.fr - Musiques

“Apprendre à accepter, et ne pas fuir” : un prochain album définitivement engagé pour Kendrick Lamar

Photographe : Christian San Jose

Interviewé par T Magazine, dont il fait la une du mois de mars, le rappeur américain Kendrick Lamar se confie enfin sur son futur album studio, dont la sortie serait imminente, et nous en dévoile les grandes lignes.

Un album “très urgent” face à la situation actuelle

Si son précédent ouvrageTo Pimp A Butterfly (2015) dénonçait déjà les problèmes essuyés par sa communauté et s’inscrivait dans des problématiques sociétales. Désormais, et au vu des événements récents (notamment l’élection de Donald Trump et les violences policières), le but du rappeur de Compton est d’apporter des solutions pour faire bouger le système. Il déclare son prochain album comme “très urgent” face à la situation actuelle.

Kendrick poursuit :

“Mon objectif est de me rapprocher de ma communauté et des autres communautés dans le monde, revenir aux bases (…). Nous vivons à une époque où l’on exclut une composante essentielle de ce l’on appelle la vie : Dieu. Personne n’en parle parce qu’il est presque en conflit avec ce qu’il se passe dans le monde quand il s’agit de politique, du gouvernement, du système.”

Imaginant le fait d’avoir un enfant dans le monde d’aujourd’hui, il poursuit :

“Un jour, je pourrais avoir une petite fille. Elle grandira. Elle sera une enfant que j’adore, que j’aimerais toujours, mais à certain moment donné, elle commencera à expérimenter des choses (…) Ça sera troublant, mais vous devrez l’accepter. Vous devez l’accepter et avoir vos propres solutions pour savoir comment gérer les mesures que vous prendrez par rapport à ça.”

Avant d’appliquer cette vision à la construction de son album :

“Quand je dis ‘petite fille’, il s’agit de l’analogie d’accepter le moment où celle-ci grandit. À un moment donné dans le temps, je peux avoir une petite fille qui grandit et me parle de ses engagements avec un autre partenaire de vie, des choses que la plupart des hommes ne veulent pas entendre. Apprendre à accepter, et ne pas fuir, voilà ce que je veux que cet album fasse ressentir.”

Il y a deux ans, Kendrick Lamar sortait To Pimp A Butterfly, son troisième album studio, récompensé par 5 Grammys. Puis en 2016, suivait une mixtape surprise, Untitled Unmastered. 

Actuellement en studio, Kendrick sera présent au festival Coachella les 16 et 23 avril prochain.

Les Inrocks - musique

Les 20 concerts à ne pas rater à Paris en mars

Holy Two + Colt Silvers, le jeudi 2 mars au Point Éphémère 

Holy Two, c’est un duo (comme son nom l’indique) composé d’Elodie et d’Hadrien. Ensemble, ils livrent une électro-pop sombre et délicate à la fois. Passés par les Inrocks Lab, ils s’arrêteront cette fois-ci au Point Éphémère, accompagnés du trio phare de la scène strasbourgeoise, Colt Silvers.

Festival Banlieues Bleues, du 3 au 31 mars en banlieue parisienne

Direction la banlieue parisienne, qui offrira son cœur au jazz pour tout le mois de mars. De Pantin à Saint-Ouen et jusqu’à Montreuil, le festival Banlieues Bleue promet une série de concerts d’artistes transis et venus des quatre coins du monde, dont l’infatigable vulcain de l’afrobeat nigérian Tony Allen. Toute la programmation ici.

Concert secret à la fondation Louis Vuitton, le samedi 4 mars 

A l’occasion de la clôture de l’exposition Icônes de l’art moderne : la collection Chtchoukine, la fondation Louis Vuitton organise un week-end festif. Au programme : une carte blanche au producteur Petit Prince (nouveau rejeton du label Pain Surprises), un concert tenu secret à 22H, ainsi qu’une visite nocturne de l’exposition. Suspense !

Fair Party #8 (Cabadzi, KillASon et Unno), le lundi 6 mars au Café de la Danse 

A l’occasion de cette soirée découverte, le Café de la Danse accueillera le duo d’électro hip-hop Cabadzi, le talentueux rappeur KillASon ainsi que le trio pop-electro Unno. La jeune création française se porte plutôt bien et le Fair (dispositif de soutien au démarrage de carrière) veille au grain !

Bonobo, mercredi 8 mars à l’Olympia – COMPLET

Bonobo, de son vrai nom Simon Green, sortait en janvier 2017 son sixième album studio, Migration. Il prouvait ainsi son aisance et son talent, se plaçant en bonne position chez les maestros de la musique électronique. Il part désormais en tournée à travers la France pour présenter ce joyau de la couronne d’Angleterre.

Banks, le mercredi 8 mars à la Cigale 

La talentueuse chanteuse originaire de Los Angeles fera un arrêt parisien pour notre plus grand plaisir. Son dernier album, The Altar (2016) faisait rentrer le r’n’b dans nous nouvelle dimension. Une pépite.

Kitsuné afterwork, le jeudi 9 mars aux Bains Douche 

La maison Kitsuné s’empare du lieu emblématique des Bains et prévoit une line-up de folie : le MC Gracy Hopkins, le beatmaker prodige WEALLSTARR, la dj allemande Tereza et les filles de Drknghts Collective.

Soirée ABEL : Sahara et Lucien & The Kimono Orchestra, le jeudi 9 mars au Pop Up du Label

ABEL, c’est une série de concerts lancée par le tourneur Alias Productions et la salle du Pop Up du Label. Le but ? Mettre en avant les artistes français les plus excitants du moment. Au programme de la prochaine session, le duo Sahara, amoureux du voyage, de world music et de pop poétique. Seront également présents la dernière signature de Cracki Records, Lucien & The Kimono Orchestra, groupe fondé au détour de rencontres fortuites et délivrant un son situé entre variété française et funk japonais.

Brace Brace, le samedi 11 mars à la Mécanique Ondulatoire

Le quatuor lyonnais de Brace Brace sortait un premier EP en janvier dernier, Controlled Weirdness. Dans le cadre de leur mini tournée française, ils seront de passage à la Mécanique Ondulatoire pour présenter leur musique, entre rock garage et pop nébuleuse. Seront également présents The Valderamas ainsi que The Cat Is Dead.

Drake, du 12 au 14 mars à l’AccorHotels Arena

Après le succès de son album Views (sorti au printemps dernier) et le tube de l’été One Dance, le Canadien fera trois concerts exceptionnels à Paris dans le cadre de sa tournée the Boy Meets World Tour. Présence obligatoire.

Fishbach, le mardi 14 mars à la Cigale – COMPLET

Encensée par les médias à la sortie de son premier album A ta merci, la jeune ardennaise (qui faisait la couverture des inRocks en janvier dernier) part en tournée et s’arrêtera à la Cigale le 14 mars. Et si cette première date parisienne est déjà complète, une nouvelle est d’ores et déjà programmée pour le 4 mai. Vous n’avez plus aucune excuse.

Lafayette, du 15 au 29 mars aux Trois Baudets 

Le nouveau marquis de la pop française se produit aux Trois Baudets pour trois dates exceptionnelles afin de fêter la “ressortie” de son album Les dessous féminins (version Deluxe), accompagné chaque soir d’artistes invités. Pour l’ouverture du 15 mars, c’est Alexandre Chatelard qui lui tiendra compagnie, ainsi que Julia Jean-Baptiste (nouvelle recrue du label entreprise). On attend aussi : Catastrophe, Arnold Turboust, Kumi Solo et Canari.

Soirée festival YEAH (Narrow Terence, Oh!Tiger Mountain et Arnaud Rebotini), le jeudi 16 mars au Petit Bain

Pour cette soirée estampillée par le festival Yeah! (à Lourmarin, les 2/3/4 juin), les frères de Narrow Terence et le crooner Oh!Tiger Mountain viendront présenter leurs derniers albums respectifs. De son côté, le papa de la french touch, Arnaud Rebotini effectuera un DJ Set de qualité. Il mettra l’électro de côté au profil d’une ambiance rock endiablée.

Acid Arab, le jeudi 16 mars à la Cigale 

Désormais à la tête d’un label, Acid Arab a choisi d’inviter l’un de ses poulains pour démarrer la soirée : l’égyptien Rozzma. Le duo (Guido et Hervé) d’Acid Arab dévoilera ensuite un live electro teinté d’Orient, dont la scénographie revient à Supermafia VJ’S.

The Garden, le jeudi 16 mars au Point Éphémère 

Après avoir dévoilé leur album bordélique mais percutant Haha en 2015, le duo The Garden – composé des frères jumeaux Fletcher et Wyatt – s’impose comme les Californiens les plus dingues du moment. Leurs chansons punk et minimalistes sont tout simplement géniales. A découvrir d’urgence en live !

Frànçois & The Atlas Mountains, du 22 au 24 mars à la Maroquinerie

Succèdant aux fameux disques Piano Ombre (sorti en 2014) et E Volo Love (2011), la pop onirique de François revient voler quelques battements à nos cœurs en dévoilant des extraits foudroyants de leur nouvel album Solide Mirage (prévu pour le 3 mars chez Domino). Si vous avez vibré sur les singles Grand Dérèglement, Tendre Est l’Âme et enfin 1982, il ne reste plus qu’à prendre votre place pour la Maroquinerie. 

Inrocks Les Bains #3 – Super Pool Party, le jeudi 23 mars aux Bains

C’est toujours gratuit et pour la troisième édition, 10LEC6, London O’Connor et Gutxi Bibang seront sur la scène des Bains. Les plus fous se jetteront à l’eau. Des places sont disponibles tous les mardis à 12H tapantes.

Etienne Jaumet meets Romain Turzi, le jeudi 23 mars au Badaboum

La transe d’Etienne Jaumet viendra rencontrer l’énergie venue de l’espace de Romain Turzi pour un live de deux heures. Bonus : le dj set de Cosmic Neman. Décidément une performance venue d’une autre planète.

Festival Les Femmes s’en mêlent, du 27 au 31 mars à Paris

Festival féminin et itinérant, Les Femmes S’en Mêlent fêtera ses vingt ans du 27 au 31 mars. Du côté de la programmation, il accueillera : Cannery Terror, JFD, Emilie & Odgen, Little Simz, Sônge… A retrouver dans les principales villes françaises, mais aussi en Belgique et en Suisse. La programmation complète est juste ici.

The Lemon Twigs, le 31 mars à l’Élysée Montmartre

Après un passage plus que réussi au festival des Inrocks en novembre dernier, les deux frères de génie seront de retour à Paris. Préparez-vous à revivre le meilleur de la pop des années 60 et 70 avec ces jeunes new-yorkais. Le trio Lo Moon (mené par le fils de Dave Stewart d’Eurythmics) assurera la première partie. On a hâte.

Les Inrocks - musique

Ricardo Ribeiro, la nouvelle star du fado

De sa voix puissante, il modernise et fait vibrer le fado. Ricardo Ribeiro vient de sortir un premier album en France. A seulement 35 ans, le charismatique Lisboète promet d'électriser le Café de la Danse, à Paris.

Télérama.fr - Musiques

Pas content, Wavves règle ses comptes avec son ex-maison de disques

Nathan Williams a quitté Warner pour le meilleur. (Crédits : Dani Cantó/ Flickr/CC)

On est jamais mieux servi que par soi-même pas vrai ? Les membres de Wavves en ont fait l’expérience avec leur ancienne maison de disques : Warner Bros Records.

Ils y ont signé leur deux précédents albums, Afraid of Heights en 2013 et V en 2015. Alors que le groupe vient d’annoncer la sortie de leur nouvel album You’re Welcome, le 19 mai, Nathan Wiliams, leader, guitariste et chanteur, a révélé à quel point travailler avec la major a été une collaboration déplorable.

Dans un communiqué publié le 1er mars, et accompagné de deux singles inédits Daisy et You’re Welcome, il raconte d’abord que ses partenaires et lui ont accepté le contrat de Warner Bros pour des raisons financières. “Une somme trop belle pour être refusée” précise-t-il. Nathan pensait que bosser dans une major serait comme bosser avec leur ancien label indépendant, Fat Possum, mais avec un peu plus de gens. Evidemment, Nathan s’est lourdement trompé.

“C’était l’anarchie. Personne ne savait ce qu’il faisait”

Wavves se sont mis d’accord très vite avec leurs patrons : tout ce qu’ils produiraient leur appartiendrait toujours, relaie Stereogum. En 2015, Nathan met en ligne, sur Soundcloud, Way Too Much qui figure sur leur album à paraître prochainement, sans l’accord de la major. Preuve que Warner ne surveillait pas du tout les faits et gestes de la bande.

Dans la foulée, Warner Bros oublie d’approuver la pochette de V et les membres de Wavves ont l’impression que les responsables les “balayaient sous le tapis”, un peu comme on cache un tas de poussière dans la précipitation.

Pour Nathan, l’organisation était absolument lamentable :

“Je n’ai jamais été en contact avec une entreprise aussi mal dirigée, de toute ma vie. C’était l’anarchie. Personne ne savait ce qu’il faisait. Le personnel changeait constamment comme dans un American Apparel. Ces gens sont tous des escrocs— à moins que tu ne sois leur poule aux œufs d’or. Pour tous les autres, les majors sont incapables de les aider. Peut-être qu’il fut un temps où elles le pouvaient mais cette époque est révolue.”

Nouveau départ

Pas étonnant que Wavves aient claqué la porte pour se consacrer à leur label à eux, Ghost Ramp, sur lequel sortira leur nouveau disque You’re Welcome. Nathan Williams n’a pas l’air de regretter son choix. Il conclut serein :

“Je me suis dit que si ces idiots arrivaient à s’en sortir ainsi, on pourrait le faire nous-même et cent fois mieux.

Et à écouter leur deux nouveaux morceaux, il ont l’air de se débrouiller comme des chefs :

Les Inrocks - musique

“A la recherche du rap perdu” : grosse interview croisée des Sages Po’ et Ménélik à l’occasion de “L’Age d’or du rap français”

Affiche de la tournée "L'Âge d'or du rap français"

Vous rappelez-vous de votre première collaboration, tous les quatre ?

Ménélik – C’était un morceau de Sinclair. Un remix de son morceau Tranquille. Attends, c’est celui-là ? J’ai un doute…

Melopheelo Non, ça c’était après. Le premier morceau, c’est L’NMIACCd’HTCK72KPDP.

Ménélik – Non, le premier c’est Obsolète !

Zoxea  Mettez-vous d’accord !

Ménélik  Obsolète, puis on a fait L’NMIACCd’HTCK72KPDP.

Melopheelo – Obsolète c’est sur le remix, alors que L‘NMIACCd’HTCK72KPDP était dans l’album.

Ménélik – Ah mais oui, tu as raison !

Dany Dan  Ça remonte à l’époque où Solaar enregistrait son album Prose Combat. Il l’enregistrait au studio Plus 30 où on traînait souvent. On a enregistré beaucoup de choses là-bas et c’est comme ça qu’on a collaboré ensemble.

Zoxea – On faisait les back, puis ça a suivi.

De qui vient l’idée de titrer un morceau L’NMIACCd’HTCK72KPDP ?

Dany Dan  Ah c’est du Solaar tout craché, ça !

Ménélik – C’est lui qui a imposé le titre. Il a dit : “Ecoutez, on va faire un freestyle. Voilà le titre du morceau.” J’ai reçu le titre et je me suis dit : “Ah ok.” [rires]

Vous vous connaissiez déjà ?

Zoxea  On faisait des soirées, on se voyait en studio, on a fait une tournée jusqu’aux Eurockéennes de Belfort. On a fait des premières parties de Solaar. C’est une période où l’on se voyait constamment.

Ménélik Tout a commencé sur les Cool Sessions de Jimmy Jay où les Sages Po’ ont fait leur morceau, j’ai fait le mien… C’était ma première expérience de disque.

Zoxea  Pour nous aussi.

MC Solaar était-il le plus en avance à l’époque d’un point de vue pro ?

Ménélik  Si je ne l’avais pas rencontré, si je n’avais pas eu cette chance, je n’aurais peut-être jamais sorti de disque. La chance a voulu que je croise son chemin.

Zoxea – Il faut nuancer. A l’époque où Solaar sort Prose Combat [en 1994 – ndlr], on a déjà un album de prêt qu’on maquette [Qu’est-ce qui fait marcher les sages, 1995 – ndlr]. Mais pour nous il est déjà prêt, il tourne à Boulogne, on fait des concerts avec nos morceaux. C’est d’ailleurs pour ça que Solaar nous propose de nous produire, car il avait déjà entendu nos sons.

Aujourd’hui ce qu’on demande à des artistes, c’est qu’ils soient déjà aboutis. Les DA n’ont plus envie de faire de développement. A l’époque, on était à l’avant-garde ; on arrivait avec un produit qui était déjà quasiment “prémixé”. Prêt à envoyer en mastering. Quand on faisait les démarches pour signer en maison de disques, les DA étaient embarrassés : “Mais, votre produit est déjà fini !”, nous disaient-ils. On avait notre côté indépendant et déjà perfectionniste. Une maquette pour nous, c’était pas seulement : “On arrive, on crache le truc et on va peaufiner derrière.” On voulait déjà que ça ressemble à 98 % du produit final.

Dany Dan  On a toujours été musiciens. Dès qu’on pouvait on chantait, on écrivait, on produisait. Zox et Melo ont été précurseurs dans la recherche et la découverte de machines en tout genre.

Zoxea  On bidouillait avec ce qu’on trouvait à l’époque, les S01 d’Akai, etc.

Ménélik Les Sages Po avaient déjà leur personnalité musicale. Sur Les Cool Session, c’était très jazzy, comme l’était l’époque. Mais chaque artiste avait sa personnalité. Contrairement aux artistes d’aujourd’hui qui se ressemblent tous un peu.

Avec le recul, qu’est-ce qu’a apporté Solaar à chacun de vous ?

Ménélik – On s’influençait tous un peu les uns les autres. Qu’il arrive avec un rap poétique, qu’il arrive à plaire aux gens, je me suis dit que la force de l’écriture pouvait aider à faire quelque chose de bien. Je me suis concentré sur mon propre travail d’écriture. Comme on avait tous l’esprit de challenge, il fallait qu’on soit tous au niveau. Je ne pouvais pas venir avec des textes à deux francs écrits au fond du bus [rires]. Il fallait que tout soit textuellement carré, c’est ce qu’il m’a apporté.

Dany Dan  Par rapport au rap lui-même, c’est sa maîtrise de l’anglais. Il m’a amené à m’y intéresser moi aussi. Pour comprendre ce que rappaient les rappeurs anglo-saxons. J’ai toujours aimé les lyrics, l’écriture, je me suis toujours intéressé à ça. Qu’une phrase, associée à une autre, puisse t’apporter des sensations…

Tu aimais la poésie aussi…

Dany Dan – [il coupe] Mais c’était de la poésie !

Ménélik A l’école, on nous enseignait un cadre. On a étudié plein de poètes : François Villon, Baudelaire, etc. Mais on vit dans notre époque. On veut parler aux gens de notre époque ! Alors, on a humblement essayé de transposer ce cadre, avec nos codes, à la manière de ces illustres poètes, pour toucher le plus grand nombre. On se voyait comme des chevaliers, avec nos plumes à la place des lances [rires].

Melopheelo Travailler avec Solaar nous a aussi permis de rencontrer les ingénieurs qui bossaient avec lui. On est souvent restés en studio à l’observer lorsqu’il mixait ses morceaux, à observer la précision dans son travail. C’est pour cela qu’on a tenu à travailler avec eux sur notre premier album, pour avoir le meilleur son possible. On est des perfectionnistes.

Zoxea – Il nous apporté une bonne dose de professionnalisme aussi. J’ai une image de lui, avant même qu’on se connecte. C’est à l’époque de Bouge de là, en 1991, l’album venait de sortir. Un concert avait été organisé au Midnight Express. C’était une boîte située à La Défense. Le dimanche, les bandes s’y retrouvaient. Je peux te dire qu’en presque trente ans, c’est une des premières fois de ma vie où j’ai entendu un son aussi net sur scène. Le scratch de Jimmy Jay était précis. Les danseurs, Bambi et Arlini, c’était un show déjà ! Le Midnight Express, faut se remettre dans le contexte, c’était une toute petite scène, mais c’était carré. Nous aussi on avait des danseurs pourtant dans les années 90, c’était à la mode. Il fallait le micro, les platines et les danseurs.

Melopheloo – Avec la chemise ! [rires]

Bambi comme Bambi Cruz ?

Collectif  Si si c’est lui !

Zoxea  Il y a eu un moment où la mode c’était des groupes de danseurs qui se mettent à rapper.

Ménélik  Il y avait Freeman aussi, les NTM…

Aujourd’hui vous êtes tous rassemblés pour “L’Age d’or du rap français”. Une tournée d’un mois dans toute la France. Quel est le but ? Dire que le rap, c’était mieux avant ?

Melopheloo C’est la transmission. Beaucoup de personnes ne nous ont jamais vus sur scène, même s’ils connaissent beaucoup de nos morceaux par cœur. C’est une chance pour les artistes aussi, pour continuer à faire vivre la musique.

Ménélik  Il n’y a pas de chronologie dans le rap, c’est ce qu’on veut faire passer comme message. Les gens nous appellent “les anciens”. Mais je préfère le terme de “précurseur”. On a amené quelque chose. Avant nous, il n’y avait pas grand-chose. On a francisé le rap, on l’a amené dans les charts. On veut montrer à cette jeune génération ce qu’il y avait avant et s’inscrire dans un continuum de culture. Chacun avait son style. Je n’étais pas comme les Sages Po, qui n’étaient pas comme Stomy qui lui n’était pas comme les X-Men, etc. Chacun a apporté sa pierre pour bâtir ce mur qui représente maintenant le hip-hop.

Dany Dan  On appelle ça “l’âge d’or” parce qu’il se trouve que c’était une période dorée, où l’on a commencé à sortir des disques. Chacun avait son style, très précis. C’était le début de l’industrie rap mais, en même temps, le rap reste une musique intemporelle. Ce n’est pas parce que l’on se trouve vingt ans plus tard qu’on ne peut plus écouter les vieux morceaux.

Zoxea On papillonnait beaucoup entre les études et la musique pour te dire la vérité. Nos parents mettaient un point d’honneur sur les études. C’était pas tous les jours faciles. Sans se concerter, je peux te dire que je parle au nom de tous quand je dis ça [rires]. Nos parents nous ont fait confiance et c’était donc à nous de montrer qu’on était sérieux et que ce n’était pas seulement de l’amusement. Même si on kiffe toujours autant, le rap c’est un boulot, notre boulot.

Vous avez un point commun tous les quatre, votre volonté de transmettre aux plus jeunes. Notamment toi Ménélik qui as beaucoup poussé le groupe Soldafada qui n’a pas eu la notoriété méritée. Qu’est-ce qui leur a manqué selon toi ?

Ménélik – Je suis entièrement d’accord avec toi. La tradition c’était de pousser les petits. Je ne peux pas dire que j’étais le petit de Claude [M’Barali aka MC Solaar – ndlr] mais je le connaissais et il m’a mis sur Les Cool Sessions. Concernant Soldafa, quand mon album est sorti, je me suis dit qu’il fallait à mon tour que je pousse les petits. Leur technique d’écriture m’apportait de la fraîcheur. Les images qu’utilisait Nakk quand il écrivait, c’était dingue. Ce qui leur a manqué, ce qui nous a manqué, c’est le professionnalisme. On avait un label, on est sortis en indépendant mais on n’avait pas les réseaux dans les radios pour faire passer le produit. Pareil en magasin… Si on avait vécu ça avec les réseaux sociaux, les choses auraient très probablement été différentes. C’est un artiste qui méritait de percer plus.

Zoxea – Je partage totalement son avis.

Considériez-vous que le rap, à votre époque, était aussi un porte-voix de la jeunesse de banlieue ?

Ménélik – De tout temps, le rap a eu cette vocation. Parler pour ceux qui n’ont pas la parole. J’ai participé au morceau 11’30 contre les lois racistes et les choses n’ont pas changé. Le morceau est sorti il y a vingt ans, en 1997, et quand tu réécoutes les paroles, tu te dis que c’est criant de vérité. C’est comme Le Monde de demain de NTM…  En fait, le rap c’est plein de choses mais c’est d’abord créer quelque chose à partir de rien. Il y a des gens qui n’ont pas fait d’études, qui n’ont pas eu de diplômes, qui peuvent danser, qui peuvent rapper, qui peuvent faire des graffitis. C’est une culture qui, à partir de rien, peut te permettre de t’en sortir. Malheureusement, la société n’a pas assez pris en compte cette capacité du rap.

Zoxea  Ou alors, elle a pris en compte qu’on en avait besoin. Or le rap, ce n’est pas que ça non plus. C’est à la base une musique qui sort des ghettos. Les gens s’en servaient comme exutoire, pour faire la fête, pour échanger de l’énergie. C’était les bases mêmes de la Zulu Nation. J’ai tenu plusieurs ateliers d’écritures au 104 à Paris, puis dans différentes villes. Je travaille avec des non-voyants en ce moment. Pour moi, c’est une suite logique de ce qu’on a toujours fait. Beat de Boul, c’était une école. On était sur leur dos, à tous nos gars. De Lunatic à Malekal en passant par Salif ou Sir Doums. On avait différents spots de rencontre et, quand on se retrouvait, ce n’était pas le prof face aux élèves mais il y avait des techniques à approfondir ! Quand on arrivait aux balances, chacun avait un texte de prêt, comme des devoirs qu’ils avaient à faire. Sur scène, lors de la balance, chacun envoyait son truc.

Dany – On se servait des balances pour apporter de nouvelles touches, de nouveaux textes, de nouvelles créations.

Zoxea – Une vraie compétition entre eux se mettait en marche. Ça créait de l’émulation.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle scène rap français ?

Zoxea – Je ne dirais pas LA nouvelle scène car il y a plusieurs nouvelles scènes. Il y a PNL ou Jul bien sûr, mais il y en a d’autres. C’est difficile de porter un jugement global.

Ménélik  Ce qui me manque, même s’il y a plusieurs écoles, c’est la qualité de plume qu’il y avait à l’époque. Il y a un manque de profondeur. Il y a 25 ans, on était trente rappeurs. On se connaissait tous et tout le monde voulait être meilleur que son voisin. Comme aujourd’hui on est 3 000, on ne se connaît plus. Sur les trente, on disait qu’il y avait 10 % de merdes… Eh bien, il y en a toujours 10 % mais sur 3 000, ça en fait 300 de merdiques et donc, ça fait beaucoup plus de bruit. Mais le rap n’a pas changé, il a toujours ses courants, sa force et sa puissance. Il y a aussi la course au clic, ce n’est pas un gage de qualité.

Zoxea Comme la consommation a changé, la production a changé. Avant, on mettait peut-être un peu plus de temps, sur les lyrics, sur les prods. Aujourd’hui, tout va plus vite, il faut produire, avec de nouveaux logiciels accessibles à tout le monde.

Je vais te prendre l’exemple du sample. On a l’impression que c’est simple mais il ne s’agissait pas de trouver le même sample que son voisin ou que les Américains. Il y avait de la recherche, des prises de têtes. On allait fouiller dans le jazz, le rock ou la soul. On voulait le faire sonner d’une certaine manière, estampillé Sages Poètes de la Rue. Pareil pour les textes. Dany, Mélo et moi, on n’a jamais sonné pareil, pourtant on est tout le temps ensemble. On a le mêmes goûts. Mais si dans The Lox, Dany va kiffer Jadakiss, moi je vais kiffer Sheek Louch… Tout est dans le détail. Même en étant proches, on n’a jamais fait la même chose. Dany va travailler à fond ses textes, sa poésie et ses métaphores ; Mélo va bosser sa voix ; moi je vais faire mon truc de mon côté. Malheureusement, aujourd’hui, beaucoup de projets se ressemblent.

Ménélik  On parle de l’âge d’or comme si on était sorti de nos tombes, comme si on était des revenants. Mais on a toujours continué à bosser. Les Sages Po’ sortent un album prochainement, Art contemporain, moi-même je travaille sur un projet qui mélange le rap et la musique classique. On est forcément en connexion. Tout ce qu’on disait sur la nouvelle génération et la manière de travailler, on doit s’adapter à ça. On va donc voir par quel biais on va amener notre différence. C’est ça la force du hip-hop, revenir en proposant encore autre chose.

Qu’est-ce qui a changé depuis quinze ans ? Le lyrics a-t-il perdu de son importance ?

Dany – Les gens s’intéressent plus aujourd’hui au fait de vendre, vendre et toujours vendre.

Zoxea – C’est drôle car notre prochain album a une particularité. Depuis dix ans on nous répète : “Quand est-ce que vous revenez ?” Plus la date approche, plus les gens savent qu’on est en studio et qu’on prépare quelque chose. La question qui revenait ensuite c’est : “Alors ça va être comment ? Rap, actuel ou ancien ?” On s’est dit qu’on va créer, qu’on va revenir avec de la nouvelle musique. On a dû se réinventer, d’un point de vue instrumental. On s’est dit : “Qu’est-ce qui définit la trap ? Qu’est-ce qui définit le rap des années 1990 ?” C’est le beat et le rythme. “Qu’est-ce qui fait la force du rap ?” Le style et les paroles. On a réfléchi, on a mis tout ça dans la casserole pour créer un truc, le “no-beat”. C’est du rap, mais les rythmiques sont faites par le flow.

Melopheloo – On casse toute la structure, en fait.

Ménélik  C’est drôle ce que vous dites, car je suis parti du même constat pour mon projet, mais j’ai agi différemment avec Qlassik. Je rappe sans beat et je m’appuie sur le piano présent sur scène pour le rap. Le texte et sa scansion prend le dessus sur le reste. C’est dingue.

Zoxea  Je pense que c’est l’évolution. D’ailleurs Dany nous a fait découvrir un jeune groupe récemment. Il m’a appelé un matin pour me dire : “Oh j’ai entendu un morceau de fou.” Dany qui est très hermétique en ce moment avec le rap, un peu fâché, m’appelle très tôt. Je me suis dit que c’était bizarre [rires]. Il me dit : “Il y a un groupe qui fait comme nous, ces jeunes new-yorkais.” Ils faisaient comme nous, ils s’appellent West Side Gunn. L’avenir est en marche.

Dany Dan  a enlevé la rythmique, tout simplement. Je me rappelle d’un jour, on avait rendez-vous en studio, je retrouve Melo. On arrive chez Zox et il nous dit : “Qu’est-ce que vous pensez si on fait comme ça ?” On enlève la rythmique et on y va. Et ça marche et c’est magnifique.

Zoxea – Méné, il faut qu’on fasse un morceau ensemble (rires).

Ménélik – Ça marche ! (rires).

Pour finir, avez-vous essayé de ramener Solaar sur la tournée ?

Ménélik Chacun a sa vérité. Honnêtement, j’ai voulu le faire venir car quelque part, c’est faire vivre la culture. C’est ce que je lui ai dit : “Il faut redonner de cette manière-là aux gens.” Chacun l’appréhende comme il le veut, on aura peut-être une belle surprise lors de la tournée, comme la réunification d’Expression Direkt. La majorité des groupes sera là sur quasiment toutes les dates, c’est ça qui est fort.

Zoxea – Le top, ça aurait été que Solaar ou NTM, Lunatic et Mafia K1’fry soient là. ça aurait été magnifique, même si le tableau est déjà très beau.

Ménélik – Ça va venir. C’est une première, on avait jamais fait quelque chose d’aussi trans. A l’époque, certains groupes présents ne se parlaient pas ou s’aimaient moins, etc. Mais au fond, c’est notre culture, c’est le hip hop. Il faut qu’on partage, que les gens aiment cette musique comme nous on l’aime.

Zoxea – Rap, musique que j’aime. [rires]

Propos recueillis par Julien Rebucci

Tournée L’Age d’or du rap français, du 3 mars au 12 mai 2017
Art contemporain, des Sages Poètes de la rue, sortie le 24 mars
Qlassik de Ménélik, sorti en 2016

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