Actu musique

25 février 2017

Les 7 clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

capture d'écran Youtube/LanaDelReyVEVO

.dxf Efira

Clip hipsterisant (voire esthétisant) avec des insertions vidéo, des gifs vintage qui tournent en rond et de la saturation à tout-va. Mais en vrai, l’abstraction progressive de ce clip et ce premier single futuriste de .dxf en font un truc assez fascinant.

Soko Sweet Sound of Ignorance

Soko revient et elle est en forme. Plus de détails ici.

The Blaze Territory

Après celui de Virile l’année dernière, déjà un peu dans ce genre d’émotions et de subtilités, The Blaze revient avec le clip de Territory, que le groupe a réalisé lui-même avec une prod signée Iconoclast. Si vous cherchez le cool en ce moment, il est sans doute par ici.

Lana Del Rey Love

Il y aura toujours des petits trolls hargneux pour se moquer de Lana, ne pas comprendre son ironie de fausse starlette et considérer, par cynisme adolescent, que les chansons d’amour c’est trop nul, bouh. A ces petits trolls hargneux, Lana répond avec le clip de Love, dont le grain à effet rétrofuturiste et les plans surréalistes (notamment ceux dans l’espace) sont bien plus beaux que la moyenne défilant chaque jour sur les internets.

Busy P Genie (feat. Mayer Hawthorne)

Monsieur Busy P donne des news. Et il y en aura d’autres bientôt du côté de son label Ed Banger.

Katy Perry Chained To The Rhythm (feat. Skip Marley)

Pas mal ce parc d’attraction du futur.

Grand Blanc Bosphore

Grand Blanc toujours plus loin dans le turfu avec le dernier clip d’une série issue de la tracklist de leur premier album, Mémoires vives, qui est sorti l’année dernière et dont on ne s’est toujours pas remis. On y voit des drogues synthétiques et des natures mortes hallucinées à la Takeshi Murata. Et on ne vous parle même pas du look intestable de Camille, la chanteuse du groupe.

Les Inrocks - Musique

10 albums de jazz pour survivre à 2017

Un nouvel album léonin pour Thomas de Pourquery (© Flavien Prioreau)

Thomas de Pourquery & Supersonic, Sons of Love

Enfantée d’un rêve, la musique de Sons of Love adopte l’espace-temps alogique des nuits fantasques, soit une architecture baroque procédant par empilements et réminiscences, rebonds et obsessions, pulsions érotiques et palpitations d’angoisse. Il faut une foi solide en son propre inconscient, ne rien raisonner ou légiférer dans ces contrées-là, mais l’altiste et chanteur aux allures de pirate a du cœur à revendre et il dispose pour le seconder d’autres aventuriers surdoués (Edward Perraud, Arnaud Roulin, Fabrice Martinez…). Si Play Sun Ra avait annoncé avec fracas l’avènement de Thomas de Pourquery, Sons of Love devrait l’imposer en compositeur suprême. Sortie le 3 mars, en concert le 25 avril à La Gaîté Lyrique.

Andreas Schaeer, The Big Wig

En commandant The Big Wig à Andreas Schaerer, l’Académie du festival de Lucerne a fait preuve d’une belle audace, magnifiquement récompensée en retour. Schaerer est un fou chantant, il peut tout faire avec grâce, tel un Buster Keaton aux acrobaties vocales prodigieuses. Le suivre avec son sextet augmenté de l’orchestre du festival dans ce dédale symphonique d’explosions de joie féroce, de mystères susurrés, de délicatesse et d’insouciance fascine et enchante. Pour en profiter pleinement, le label Act a eu la bonne idée de coupler le disque avec un DVD.

Tigran Hamasyan, An Ancient Observer

Trop pressé de passer d’un projet à l’autre, d’enregistrer de nouveaux albums, de conquérir sans cesse de nouvelles scènes, Tigran Hamasyan ? Sans doute, mais force est de constater que toute cette énergie n’est pas dépensée en vain. Ses mélodies alambiquées d’ornements arméniens étonnent toujours par leur limpidité exempte de mièvrerie, tout comme ses idées harmoniques où continue de miroiter un passé mythique teinté de féerie. Dans An Ancient Observer, à paraître le 31 mars, le pianiste revient au solo, espace de liberté intégrale qui lui permet de poursuivre cette quête très pure de ravissement perpétuel.

Benedikt Jahnel Trio, The Invariant

Le titre de l’album résume une détermination artistique en même temps qu’il prête un sens au chemin parcouru par Benedikt Jahnel depuis dix ans. Invariablement, le pianiste berlinois est revenu au trio qu’il forme avec Antonio Miguel à la contrebasse et Owen Howard à la batterie ; invariablement, il a approfondi sa conception du solo non détaché du thème et procédant par séquences enchâssées. L’homogénéité et la clarté constituent d’autres invariants ici à l’œuvre : la cohésion du trio est si forte qu’il semble travailler une matière unique d’un titre à l’autre, matière splendide dont ces fins orfèvres savent mettre en lumière tous les miroitements.

The Hot 8 Brass Band, On the Spot

On le sait sans avoir jamais pu l’expliquer vraiment : tout a commencé à la Nouvelle-Orléans, dans l’émulation permanente d’influences africaines, caribéennes et européennes. Depuis un siècle, ce sont les fanfares qui racontent le mieux cette histoire de jazz, de blues, de soul, de funk et de rap, sans compter le reste. Le Hot 8 Brass Band le fait admirablement dans cet album débordant de joie et d’effervescence, où le groove claque comme un punch en pleine mâchoire et où même les airs les plus anciens, comme St. James Infirmary, retrouvent une pertinence contemporaine. Sortie le 31 mars, à retrouver en concert le 17 mai, au New Morning.

Kurt Rosenwinkel, Caipi

L’inspiration est essentiellement brésilienne et, certes, les rythmes chaloupés et les susurrements sucrés ne manquent pas. Mais on passe vite à travers la carte postale. Car le guitariste Kurt Rosenwinkel (qui, pour l’occasion, chante et joue également des claviers, de la basse et des percussions) entend surtout nous mener dans une contrée de rêve où le jazz se mêle à une pop tropicaliste dans de longues embrassades trempées de pluie fine et d’arc-en-ciel de paradis. Une vision toute lascive mais miraculeusement exempte de niaiserie exotique, ce qui nous autorise à tomber en toute innocence amoureux de Caipi.

Ben Sidran, Picture Him Happy

S’il est une chose à laquelle le nouveau président des Etats-Unis ne pourra jamais prétendre, c’est au cool. Quel que soit l’angle par lequel on le considère, cet homme n’est pas cool. Ce qui le situe à l’exact opposé de Ben Sidran, chanteur et organiste au phrasé nonchalant et au jazz félin qui sait mêler propos intello et groove élastique, références à Camus et satire politique. De boogies caustiques en blues goguenards, Sidran taille dans Picture Him Happy un costard à Trump et, plus généralement, à l’Amérique contemporaine, en affichant un humour des plus mordants. A écouter le 20 mars au Sunside, avant la sortie de l’album le 31 mars.

Renaud García-Fons, La Vie devant soi

Renaud García-Fons a sublimé la contrebasse où on ne l’attendait pas, en Inde, en Espagne, au Liban, dans un jazz privilégiant la mélodie et le lyrisme. Le massif instrument y a révélé des légèretés insoupçonnées, s’est rêvé sarangui ou cantaor pour s’étourdir de vertiges raffinés. Accompagné de David Ventucci à l’accordéon et de Stéphan Caracci aux percussions, García-Fons le plante cette fois au cœur du Paris de Gary et Prévert, des valses populaires, du métro, de la Seine et de la pluie… Toute une poésie souvent galvaudée, qui retrouve ici son attrait, simplement parce que ce sont de grands musiciens qui jouent. A retrouver en concert le 14 mars, à l’Européen.

Nguyên Lê & Ngô Hồng Quang, Hà Nội Duo

Reconnu dans le monde de la fusion pour ses qualités de guitariste, compositeur et producteur, insatiable explorateur de nouveaux territoires musicaux, Nguyên Lê a toujours fait montre d’un respect émerveillé pour les traditions vietnamiennes. Son dialogue tout en fluidité soyeuse et en harmonie souriante avec Ngô Hồng Quang (ici à la vièle, au chant et au luth) le prouve, même s’il est loin de se cantonner à un espace uniquement vietnamien. En compagnie de Paolo Fresu, du percussionniste Prabhu Edouard et de Mieko Miyazaki au koto, les deux hommes se promènent librement, empruntant au rock et aux musique du monde pour inventer leur propre musique. A retrouver le 6 mars, au New Morning.

Led Bib, Umbrella Weather

A l’image du clip horrifique que Led Bib a choisi pour le promouvoir, Umbrella Weather est un album inconfortable, assez radical toutefois dans ses parti-pris esthétiques et précis dans son exécution clinique pour qu’on s’y arrête. Evoluant entre post-rock glaçant et free malsain, le quintet britannique ne craint pas d’éprouver nos oreilles mais il sait pousser son boucan à des intensités impressionnantes, d’où peuvent jaillir d’imprévisibles et jouissives apothéoses.

Les Inrocks - Musique

Le bon temps des orgies disco

Minutieuse reconstitution en deux coffrets de cinq disques qui retracent la quête acharnée des pionniers de la disco, les premiers artistes des platines, ceux du New York underground du début des années 70, qui rendirent la ville dingue. Et qui l’étaient un peu, aussi.

Télérama.fr - Musiques

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