Actu musique

21 février 2017

Romare, un DJ qui sait composer de “vraies chansons”

Tout en finesse et en élégance, l'Anglais Archie Fairhurst n'a pas son pareil pour mixer les voix, de préférence soul.

Télérama.fr - Musiques

Rakia : “Ma musique est le récit de mes origines”

On l'a vue en première partie de nombreux artistes (Jain, Fauve, Ayo…). Chanteuse et auteure prometteuse, Rakia est aussi passée par le dernier festival des Bars en Trans, à Rennes, où nous l'avons rencontrée.

Télérama.fr - Musiques

Comme au bon vieux temps, Paul McCartney et Ringo Starr enregistrent ensemble

Crédits : Twitter de Ringo Starr

Si John Lennon et George Harrison ne sont plus là, les derniers représentants des Beatles encore en vie sont toujours copains. Ringo Starr prépare la sortie de son prochain album solo, qui fera suite à Postcards from Paradise, paru en 2015. Pour l’aider, Paul McCartney a accepté de le rejoindre en studio, à la basse. Cette collaboration a de quoi rappeler de bon souvenirs à tous les fans des Fab Four.

Ringo Starr a été tellement ému d’avoir partagé à nouveau les studios avec son ancien partenaire de musique, qu’il a posté une photo sur Twitter (avec pas mal d’emojis. Une façon de communiquer ‘il a l’air d’adorer si on regarde son fil d’actualité) :

Thanks for coming over man and playing Great bass. I love you man peace and love. ✌️☮ pic.twitter.com/Z5kpyLLlkO

— #RingoStarr (@ringostarrmusic) February 20, 2017

“Merci d’être venu mec, et d’avoir assuré à la basse. Je t’aime mec. Paix et amour.

L’après-Beatles

Les Beatles ont vécu une séparation difficile en 1969, pendant la création de l’ultime album de la discographie, Abbey Road. Pourtant, la fin des Fab Four ne sera officielle que le 10 avril 1970, bien que John Lennon ait claqué la porte avant la sortie du disque dans les bacs.

Trois ans plus tard, les quatre musiciens ont simultanément enregistré et composé avec Ringo Starr dans le cadre de ses premiers projets solo. L’ambiance restait encore tendue puisque chacun a travaillé dans son coin, sans jamais se croiser.

Depuis le décès de Geogre Harrison en 2001 et l’assassinat de John Lennon en 1980, Ringo Starr et Paul McCartney restent les derniers représentants en vie d’un des groupes les plus influents de l’histoire de la musique. Ils s’étaient produits sur la scène des Grammy Awards en 2014, pour la première fois depuis des années, comme le rappelle le site Consequence of Sound.

Chacun œuvre pour sa carrière solo respective : Paul McCartney continue à tourner et sortira la réédition de Flowers in the Dirt le 24 mars prochain. Quant à Ringo, la sortie de son prochain disque (le dix-neuvième) n’a pas encore de date arrêtée. Mains on est persuadé qu’il continuera à nous tenir informés à grands renforts d’emojis.

Les Inrocks - Musique

Rencontre exclusive avec Dave Gahan, qui raconte tout sur le nouvel album de Depeche Mode

L’escadron SM DM : Andy Fletcher, Dave Gahan (au centre) et Martin Gore © Anton Corbijn

Avec Depeche Mode, depuis son Angleterre de la classe banale, Dave Gahan a connu un succès complètement dingue – celui des stades, des émeutes de fans et de l’argent à ne plus savoir quoi en faire. Avec Depeche Mode, il a aussi connu les addictions, les tentatives de suicide, les overdoses et les cures de désintoxication qui vont avec.

Mais Dave est clean depuis des années. Il se dit béni d’avoir trouvé la paix à New York, où il vit en famille depuis pas loin de vingt ans. On le rencontre dans le quartier de Tribeca, à quelques blocks du World Trade Center, à la table d’un restau d’hôtel lambda. Il porte un polo noir, un perfecto et des lunettes fumées. Sa barbe de trois jours recouvre mal des zygomatiques toujours prêts à s’activer. Résultat : à 54 ans, malgré les excès de sa vie folle, il en fait 15 de moins.

Dave Gahan a façonné, avec quelques autres, la mythologie de la “rock-star” – même en faisant  de la pop à synthés, c’est dire l’énergie déployée. Sexe, drogue et new-wave pour toujours ? Concernant  la musique, c’est oui. A travers elle, et entouré de Martin Gore et Andrew Fletcher, il continue d’exprimer une vision du monde que beaucoup, ayant trop en mémoire les débuts gentillets du groupe, ont refusé de voir pendant longtemps.


(suite…)

Les Inrocks - Musique

Comment Clyde Stubblefield a guidé l’Amérique vers le son du hip-hop

Le Funky Drummer s'est éteint ce week-end - Capture d'écran Youtube

Si vous ne connaissez pas Clyde Stubblefield, il y a pourtant de fortes chances que vous l’ayez déjà entendu. Et de nombreuses fois. Si vous aimez James Brown d’abord, mais aussi si vous êtes un amateur de hip-hop. Décédé  ce week-end (le 18 février) à l’âge de 73 ans, le batteur a tenu la rythmique du Godfather of Soul de 1965 à 1971, lorsque son boss était au top de sa créativité et de sa notoriété. Et puisque James Brown est sans conteste l’artiste le plus samplé par le hip-hop, Clyde Stubblefield est forcément le batteur le plus samplé.

Funky Drummer, le break d’une vie

Certes, James Brown a toujours fonctionné avec deux batteurs qui interchangeaient en fonction des titres en live, des dates, des séances studio… Mais si Clyde Stubblefield est plus rentré dans la légende que son binôme John “Jabo” Starks, c’est en grande partie grâce à un titre : Funky Drummer. Sur ce morceau sorti en 1970, le batteur tient un solo de vingt secondes, qui fera le bonheur d’un nombre incalculable de producteurs hip-hop (à 5mn34 sur la vidéo).

Dès les prémices du hip-hop, les breakbeats tirés des morceaux de James Brown connaissent une seconde jeunesse. Pour plusieurs raisons. La notoriété évidente du chanteur, bien sûr, mais aussi pour son statut d’icône de la fierté noire de l’époque. Sans jamais s’être entièrement politisé, il a su sortir des tubes très explicites comme Say It Loud – I’m Black And I’m Proud. Brown avait aussi cet art de laisser la part belle à ses batteurs sur de nombreuses productions. Quelques secondes pour faire entendre le groove du morceau dans son plus simple appareil, faisant le bonheur des danseurs, puis des breakers et des djs durant la seconde moitié des années 1970. Surtout, lorsque le hip-hop naît, James Brown est dans le creux de la vague, sa carrière cherche un second souffle. Et c’est le hip-hop qui va contribuer à le lui donner.

Une expression rythmique qui rentre dans le jargon musical

Le break de Funky Drummer traverse toutes les époques du hip-hop. A commencer par celle où les beats se faisaient très souvent en rejouant des parties rythmiques préexistantes. Les premiers à s’attaquer au Funky Drummer sous cette forme sont Mc Quick Quintin et Mc Mello J. sur The Classy M.C.’s, en 1985. Par la suite, beaucoup sampleront d’autres parties de ce morceau qui ne sont pas jouées par Clyde Stubblefield.

Celui qui va sampler le breakbeat de Funky Drummer grâce à un échantillonneur, c’est Hank Shocklee, qui officie en tant que producteur dans The Bomb Squad pour le compte de Public Enemy. En 1987, ces derniers sortent Rebel Without A Pause, sur l’album It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back. Le titre est basé sur Funky Drummer tout comme Bring The Noise. Ils ouvrent la voie à Dj Jazzy Fresh, Salt-N-Pepa, Mc Shan, Ultramagnetic Mc’s, Eric B. & Rakim, Dr Dre, Mos Def, N.W.A., LL Cool J, Slum Village, Nicky Minaj… Et aux innombrables artistes hip-hop qui se sont inspirés du pattern de batterie de Stubblefield pour structurer leurs morceaux.

Le nombre de samples basés sur Funky Drummer est tellement gigantesque que cela devient presque une blague de les lister. Le titre du morceau désigne désormais une expression musicale qui pourrait quasiment signifier  “tomber dans la facilité”. Clyde Stubblefield a même fini par être surnommé The Funky Drummer et par publier en 1993 un album solo intitulé Revenge of The Funky Drummer.

Questlove et Prince étaient des fans

D’autres titres de James Brown sur lesquels Clyde Stubblefield tient la batterie ont été pillés par le hip-hop : Say It Loud – I’m Black And I’m Proud, Cold Sweat ,Get Up, Get Into It, Get Involved, Ain’t It Funky Now , There Was A Time, Mother Popcorn, les titres de l’album Sex Machine…

Le célèbre batteur Questlove, leader de The Roots et reconnu pour sa technique et son groove tant de fois copiés, disait de lui qu’il avait le meilleur jeu de main gauche du XXe siècle.

“Ce qui le définit, ce qui le distingue des autres batteurs, ce sont ses grace notes (des notes d’ornement, subtiles, qui font parfois tout le groove d’un beat, ndlr). Elles ont défini toute une génération.”

Au-delà du hip-hop, il a aussi reçu de nombreux hommages de la part de Prince, qui confiait qu’il était son batteur préféré.

Clyde Stubblefield n’a jamais touché d’argent pour avoir été le batteur le plus samplé de l’histoire (même si l’auteur du fameux Amen Break, Gregory Sylvester “G.C.” Coleman ne doit pas être loin derrière lui), Prince a cependant tenté de remédier à ce manque de reconnaissance en lui reversant 80 000 dollars pour qu’il puisse payer les frais médicaux que nécessitait son traitement contre des problèmes rénaux et un cancer de la vessie. Celui-là même qui l’a emporté samedi après plus de dix ans de combat.

Les Inrocks - Musique

Exclu : la productrice et DJette La Fraicheur veut réveiller les consciences avec son nouvel EP “Heal & Care”

source : compte fan facebook de l'artiste LA Fraicheur

En tournée dans les contrés d’Amérique du Sud, la DJ française derrière le projet La Fraicheur nous dévoile en avant-première son dernier EP, baptisé Heal & Care. Le titre est lourd de sens puisque la productrice a pensé à cette compilation de quatre tracks, dont deux remix, pour répondre aux violences dont elle est témoin dans le monde en ce moment.

Choquée par la brutalité de la campagne présidentielle américaine et l’élection de Donald Trump en novembre dernier, La Fraicheur s’indigne aussi contre les débordements qui surviennent en France, notamment avec le scandale de l’arrestation de Théo le 2 février, affirmant avoir été insulté et violé (avec une matraque télescopique) par un policier pendant son interpellation.

À des kilomètres de la France, La Fraicheur a donc tenu à “réveiller les consciences” avec cet EP à paraître le 24 février sur le label Leonizer. Elle propose Care en téléchargement gratuit, un morceau qu’elle décrit comme “un cri de ralliement” et qui a été conçu “pour utiliser le moment de transe et d’ouverture d’esprit qu’offre la danse afin d’instiller un désir d’action”. Elle nous confie :

“Je veux chauffer les gens à revenir aux mouvements citoyens qu’on a vu pendant Nuit Debout et après les attentats.

Les Inrocks - Musique

Pour le 50e anniversaire de Kurt Cobain, sa fille Frances Bean lui rend un hommage poignant

Crédits : Hedi Slimane/ Creative Commons

Sur les réseaux sociaux, Frances Bean Cobain, fille unique de Kurt Cobain, a adressé un message simple mais poignant à son père qui aurait célébré son 50e anniversaire lundi 20 février dernier.

February 20th 2017. Happy Birthday.

A post shared by Frances Bean Cobain (@space_witch666) on Feb 20, 2017 at 12:01am PST

“Aujourd’hui, tu aurais fêté tes 50 ans. Tu es aimé et tu nous manques. Merci de m’avoir fait le don de la vie.
À jamais ta fille, Frances Bean Corbain.”

Le jeune fille de 24 ans n’était encore qu’une enfant lorsque Kurt Cobain s’est donné la mort, le 5 avril 1994. Adolescente, on la voyait souvent dans l’ombre de sa mère, Courtney Love. Aujourd’hui, elle est parvenue à s’émanciper et à garder une certaine distance avec les médias tout prenant soin de l’héritage de son paternel.

Il y deux ans, elle était créditée productrice exécutive du documentaire Montage Of Heck, un biopic sur son père réalisé par Brett Morgan. Sa présence au générique a mis tout le monde d’accord (ou presque) sur l’objectivité du film.

Frances Bean Cobain est également artiste peintre, un peu comme son père, sous le pseudo The Space Witch (la “sorcière de l’espace” en français). Le destin tragique du frontman de Nirvana a d’ailleurs très nettement influencé son style torturé, sombre et mélancolique.

"And I guess I can And I guess I can Yeah, I guess I can Think I guess I can Nothing here belongs Nothing here belongs No one hear is on my side Nothing here is mine"

A post shared by Frances Bean Cobain (@space_witch666) on May 29, 2016 at 6:22pm PDT

Et depuis quelques années, Frances tente aussi de se faire une place dans le monde de la mode, récemment aux côtés de Marc Jacobs, dont elle est l’égérie de la nouvelle collection.

@marcjacobs Spring Campaign 2017 #marcjacobs

A post shared by Frances Bean Cobain (@space_witch666) on Jan 25, 2017 at 4:06pm PST

Les Inrocks - Musique

Andy Shauf : sur les traces d'Elliott Smith ?

Architecte d’une pop d’orfèvre, délicate et baroque, ce timide Canadien propose un peu de délicatesse dans ce monde de brutes. A découvrir sur scène cette semaine à Paris.

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