Actu musique

19 février 2017

Une nouvelle version de 'Red Hill Mining Town' pour U2 et une collaboration avec Steve Lillywhite

par Peter Helman

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© Anton Corbijn

Dans quelques mois, la formation rock irlandaise, U2 reprendra la route pour célébrer les 30 ans de son classique, sorti en 1987, The Joshua Tree. Dans cet optique, le site de fans @U2 rapporte qu'il sortira une version retravaillée d'un morceau de cet album “Red Hill Mining Town” sous la houlette du producteur anglais Steve Lillywhite.

En attendant, le clip réalisé par Neil Jordan (le talentueux réalisateur irlandaise, entre autres, de The Crying Game)

Si l'on en croit la dernière interview accordée par le groupe à paraitre, cette semaine dans les kiosques britanniques, dans le magazine MOJO, Bono a repris le master et réenregistré sa voix pour cette reprise et il ajoute que son groupe a également “remis le groupe de cuivre houiller qui avait été enregistré à l'époque… que l'on entend pas dans le remix original.”

The Edge a déjà dit que son groupe prévoyait de revisiter son prochain opus, Songs Of Experience pour mieux coller à la présidence terrifiante de Trump et dans ce même numéro de MOJO, U2 s'épanche sur les changements apportés à cet album avec l'aide de Lilywhite.

“J'ai écrit et un peu modifié quelques trucs”, d'appuyer Bono. “Également, un peu joué avec Edge.” Selon the Edge, “un ou deux titres pourraient voir leurs textes révisés, et il se pourrait même que nous écrivions une chanson ou deux.” Mais, c'est le bassiste de U2, Adam Clayton qui s'avère le plus loquace et précis.

Certains mixes manquaient de clarté [sur Songs Of Innocence] et il nous fallait être un peu plus novateur soniquement parlant. Ce que je veux dire c'est que, lorsque nous avons joué cet album en live, ses chansons sont devenues très masculines et dures et nous n'avions pas vraiment saisi cela sur l'album. Aussi, c'est l'une des raisons pour laquelle nous essayons de ralentir ce process car nous voulons vraiment parfaire les mixes. Nous ne voulons pas d'une soupe. Nous voulons un consommé.
(NDLT : Ah, en voilà un qui s'y connaît en cuisine… ou qui nous prend pour des buses, je vous laisse choisir ;-))

Apparemment, cet album serait à "85 %” fini…

Comme nous aimerions y croire ! Après avoir été fini à 100 % ou à 200 %, donc, trop long, puis à refaire… et j'en passe et des meilleurs !

Bref, To be continued !

Voir en ligne : Stereogum

U2 France

U2 et son Joshua Tree en exclusivité dans le prochain MOJO

U2 s'est entretenu avec le magazine MOJO sur les raisons qui l'ont poussé à suspendre son travail sur son nouvel album et à en emmener un vieux – The Joshua Tree de 1987 – sur la route.

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Dans une longue interview accordée en exclusivité à Mojo (dans les kiosques britanniques dès mardi), la formation rock irlandaise U2 explore les morceaux et les circonstances qui ont conduit à ce chef d'œuvre vieux de trois décennies, un album aux prises avec les mythes et réalités de cette Amérique qu'il commençait à peine à découvrir.

“D'une certaine façon, The Joshua Tree semblait renvoyer l'image des bouleversements dans le monde durant la période Thatcher/Reagan”, se souvient Adam Clayton, le bassiste de U2. “Il semble que nous avons bouclé la boucle et nous voilà de retour avec un casting de personnages différents.”

En 1987, cette distribution incluait le gouverneur de l'Arizona, Evan Mecham, dont le refus de reconnaître comme férié le jour dédié à Martin Luther King, avait poussé U2 à l'exprimer vocalement, entraînant, de ce fait, des menaces de mort à l'encontre de Bono, à Tempe, en Arizona. “Le FBI a débarqué, d'expliquer notre diable de chanteur irlandais à Tom Doyle de Mojo, “et nous a demandé si l'on voulait maintenir le concert. Ce que nous avons fait.”

En 2017, l'éléphant dans la pièce est le Président Donald Trump que, Bono n'a pas manqué de critiquer ouvertement, durant la campagne électorale. Il s'agissait là d'une prise de position franche inhabituelle de la part de notre chanteur – connu (et souvent attendu) pour son empressement à trouver un terrain d'entente avec les hommes de pouvoir, même la plus récente administration Bush, afin de faire avancer les causes qu'il défend (dont la campagne ONE contre la misère).

“C'était un vrai cas de conscience pour moi, d'élaborer Bono. “La menace de violence envers les manifestants de la part de [Trump] m'a mise sur mes gardes, comme je fais naturellement partie de ces manifestants.”

Bono a déjà reçu des demandes de la part de la nouvelle administration, mais il réfléchit encore à sa réponse.

“J'ai reçu un envoyé d'un associé de longue date du Président Trump qui m'a dit : ‘Écoutez nous ne pensons pas au passé, nous pensons à l'avenir, et, s'il vous plaît, préparez-vous à travailler avec nous.'”

Trente ans plus tôt, U2 n'était pas autant prisé pour son engagement politique, bien qu'il ait occupé le devant de la scène pour le Live Aid et la tournée Conspiracy Of Hope d'Amnesty International, et les séjours de Bono en Afrique et en Amérique centrale figurent dans les chansons de The Joshua Tree.

“Mes séjours au Salvador et au Nicaragua m'ont vraiment ouvert les yeux”, de confier Bono à MOJO. “Je m'y suis rendu avec cette sorte d'aile gauche d'un groupe de chrétiens qui faisait sortir les gens clandestinement. Mais nous sommes également allés en territoire aux mains des rebelles et j'ai été effrayé par ce que nous avons vu, je suppose de loin, le bombardement du territoire rebelle.”

Rassemblant les voix des coproducteurs Brian Eno, Daniel Lanois et Steve Lillywhite plus le manager de U2 à l'époque, Paul McGuinness, pour ajouter aux souvenirs du groupe, MOJO donne vie à la naissance de The Joshua Tree, explorant sa création aux travers des morceaux préférés de U2, incluant With Or Without You, I Still Haven't Found What I'm Looking For et la genèse tortueuse de Where The Streets Have No Name.

“Cette chanson a été une saga d'un ridicule”, de se lamenter Eno. “Dieu que c'était terrible. J'estime que 40 % du temps a été consacré à cette chanson. C'était devenu une sorte d'obsession bizarre.”

Après l'enregistrement est arrivée la tournée originale du Joshua Tree lorsque la célébrité grandissante de U2 a fait scintiller les crises autodestructrices et la folie de la tequila. La spirale ascendante de l'album et les ventes de billets se sont accompagnées d'une attention sans précédent – à la fois bien accueillie (par Frank Sinatra) et un peu moins (par Michael Jackson). Ce qui n'était pas sans dangers. “On devient un peu trouduc”, de confier Clayton à MOJO.

Contre toute attente, retrouver The Joshua Tree rappellera à U2, cette époque où, pour ce qui est de sa relation avec la politique internationale, l'establishment financier et culturel, il se trouvait encore à l'extérieur de la tente, pissant à l'intérieur.

Voir en ligne : Mojo 4 music

U2 France

Festival Generiq, jour 5 : Bayonne le formidable entertainer

On commence cette cinquième journée du festival Generiq par un raté : on manque la prestation de l’Anglais Charlie Cunningham au Planétarium de Belfort. Trop dommage, tant sa musique à la fois scientifique dans ses constructions complexes et onirique dans ses lavis de guitares flamenco, semblait parfaite pour ce lieu magique, entre technologie et rêverie.

Bayonne est toujours ce formidable entertainer texan

Heureusement, pour l’onirisme, on ne perd pas une miette du concert de Bayonne, à la charmante chapelle du Scénacle de Besançon. L’Américain s’auto-sample en direct en un mille-feuilles mélangeant électronique et analogique. Ses chansons enjouées, ses refrains enfantins offrent à l’electronica et sa rigueur habituelle une évasion joyeuse, joueuse. C’est à la fois contemplatif et incurablement pop, chanté à tue-tête, farouchement physique, incarné, habité. Car le Texan reste un formidable entertainer, dirigeant ses machines avec autant de fantaisie que de rigueur, avec la minutie d’un horloger – ce qui semble la moindre des politesses quand on joue à Besançon. Le jeune moustachu s’agite constamment derrière ses machines, fait le foufou, mais reste surtout un grand rêveur, heureux dans la bulle qu’il créé en direct, à la main. Avec majesté, Bayonne superpose ainsi ses rythmiques mécaniques avec ses propres percussions cognées avec violence, dans un bras de fer toujours aussi jouissif entre l’homme et la machine (spoiler : à la fin, c’est l’homme qui triomphe, parce qu’il possède un cœur et une âme).

Plus loin à Besançon, on s’ancre pas loin du Doubs dans le très impressionnant complexe de La Rodia, bâti sur les ruines industrielles de la ville. On y retrouve avec joie les Anglaises de Kite Base, on y découvre Sandor, un groupe mixte et régional dont on reparlera, on y revoit la rutilante et étonnante machine variété-house de Paradis. Mais la trouvaille du soir est française, elle s’appelle Faire et donne envie de danser des jerks électroniques, de pogoter sur une planète mauve et sans apesanteur. Mines de dandys, poses de rock-stars étudiées en encyclopédie : le groupe ne pourrait être qu’une de ces sensations parisiennes inexportables outre-périphérique. C’est à l’inverse une furieuse usine à tubes assistés par gros bordel qu’offre Faire, avec un immense savoir-faire pour les arrangements et les refrains qui agrippent. Faire joue une musique qui n’a pas encore de nom ou de forme définitive. Son turbulent psychédélisme le fait parfois croiser La Femme sur les hauteurs d’une vague de mercure, mais le reste du temps, cette dance-music orientalisante, punk ou silly-billy semble s’amuser seule. Mais ciel qu’elle s’amuse !

Les Inrocks - musique

Lana Del Rey de retour avec l’excellent “Love”

She‘s back. Lana Del Rey laissait ses fans trépigner d’impatience depuis pas mal de temps. Cette période est désormais révolue. La chanteuse américaine signe en effet son retour avec le single Love. Une ballade planante, éthérée et définitivement ésotérique.

“You get ready you get all dressed up, to go nowhere in particular, back to work or the coffee shop, doesn’t matter because it’s enough to be young and in love”, nous glisse-t-elle à l’oreille.

Le dimanche s’annonce très cool. Vous pouvez retrouver Lana au festival Loolapalooza, les 22 et 23 juillet à Paris.

Les Inrocks - musique

A Cambridge, sur les traces de Syd Barrett

Berceau de l'élite britannique, la ville universitaire célèbre l'art gothique dans un écrin bucolique. Elle abrita aussi Syd Barrett, génie déchu de Pink Floyd.

Télérama.fr - Musiques

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