Actu musique

17 février 2017

Rencontre avec Halehan, la nouvelle pépite folk venue de Belgique

Il est midi lorsque nous rencontrons Halehan dans un bistrot du 10ème arrondissement. On découvre un jeune homme de vingt-deux ans, (très) grand et vêtu d’un col roulé noir et d’un long manteau beige. Histoire de n’épargner aucun cliché, on débute l’échange autour d’une bière traditionnelle de son pays, la Chouffe.

De son vrai nom Alexandre Lambrecht, Halehan a pris goût pour la musique durant sa petite enfance. Issu d’une famille catholique traditionnelle, il se penche rapidement vers d’autres formes de spiritualité et créer des personnages imaginaires qui peupleront ses rêves et ses premières compositions. Il démarre la guitare à dix ans, crée son premier groupe de rock dans la foulée puis passe un an à faire du piano-jazz. Avec le partenaire de son second groupe (d’électro’ pop cette fois-ci), il part étudier à la célèbre Institute of Contemporary Music Performance de Londres, où il travaille durant trois ans la composition de chansons.

Mais ses projets de groupes ne durent pas, et Halehan se lance rapidement dans un projet solo. “Je voulais davantage me concentrer sur un projet seul, plus lyrique, plus écrit, et décoller de l’électronique”, confie-t-il.

Durant sa dernière année de cours, il trouve son nom de scène.

“Il y avait une petite voisine qui m’appelait “Halehana”, avec un “a”, car elle ne savait pas bien dire Alexander. Du coup c’est resté, avec le “a” en moins”, explique-t-il avec le sourire.

Des influences hétéroclites, bercées par la Belgique

Originaire de Linkebeek, ville flamande coincée entre Bruxelles et Waterloo, Halehan fait partie intégrante de la nouvelle scène Belge actuellement en pleine ébullition.

“Je trouve que pour l’instant il y a une chouette scène, avec beaucoup de projets très intéressants qui repoussent les limites de la pop”

Il cite comme exemple Romeo Elvis, l’un des rappeurs belges du moment. Principalement attiré par le jazz, Halehan revendique aussi une passion pour la musique du monde : la bossa nova, la pop psyché, l’électro, la musique brésilienne, ou encore la folk anglaise et américaine. Au niveau de ses sources d’inspiration, le panel est également varié : Norah Jones et Chet Baker pour leur mélancolie, Mac deMarco pour sa spontanéité ou encore Ryan Adams pour son côté songwriter.

Un premier EP mystique 

Si les inspirations sont nombreuses, son premier EP Temple of Maya ne ressemble à aucun autre. Composé de cinq titres à dominante acoustique, l’EP opère une attraction immédiate et nous plonge directement dans les rêveries d’Halehan.

Maya, le premier titre, pose d’emblée le ton de l’EP et aborde la notion du sacrifice de l’artiste au profit de sa musique et de son abstraction dans l’oeuvre. “J’ai essayé d’emmener les gens dans mon petit monde créatif” déclare Halehan. Le second morceau, Worldwild, est un dialogue musical et rationnel avec Dieu. “Quand il y a le cœur de voix qui chante, on a l’impression que Dieu répond. Cela renvoie au fait de croire en quelque chose de plus grand que nous.”

Viennent ensuite Snow et Feather Light, deux titres qui se complètent. Car si le premier parle du manque et du vide, le second injecte une bonne dose de romantisme et d’amour. Un morceau qui tire sa force de Cécilia Heba, une amie d’Halehan, qui pose sa voix sur ce titre. “Cette chanson en duo apporte un petit changement. Elle est vraiment plus légère, même au niveau des paroles, c’est une petite balade amoureuse. Le thème de de la lumière colle bien avec les autres morceaux.” Dragon Fly, qui vient se poser en clôture, est probablement le titre le plus lyrique de l’EP, sur le thème du courage.

Une esthétique particulière 

En colocation avec le collectif Chapter One, Halehan vit à Bruxelles entouré d’autres artistes : vidéastes, danseurs… S’il aurait pu céder à une frénésie artistique et abreuver la toile de visuels, il décide pourtant de choisir la sobriété :

“Jusqu’à présent il y avait un côté très simple dans mes visuels, pour l’aspect acoustique. Je voulais faire parler la musique d’abord. On fait pas mal de visuels mais j’en utilise peu.”

Halehan n’a pour l’instant pas mis de clips en ligne, mais il a d’ores et déjà déjà réalisé plusieurs sessions acoustiques.

Quand on lui parle de ses futurs clips, Halehan balance sans hésiter ses idées :

“Quelque chose en mouvement, un peu comme dans le rap, avec pas mal de gens autour. En même temps très spontané et très simple, quasiment du live en fait. J’aime bien les bruits de clap, de clics, et des voix, assez épuré. Qu’il y ait la participation des gens présents.”

Malgré une courte expérience de la scène (pour le moment), il a déjà une idée bien précise de l’ambiance de ses futurs concerts :

“J’aimerai créer un chouette spectacle dans un endroit sympa, j’aime bien les petites salles. J’ai fais pas mal de petits shows intimistes où les gens sont assis autour de moi et où je tape des mains pour que les gens répondent, j’aime bien ce côté chaleureux. J’aimerai recréer ça, quand l’artiste est au centre et les gens l’entoure”.

En attendant de voir son public grossir, Halehan ne s’impose pas de limites, et voit déjà les choses en grand :

“J’aime bien l’idée boiler room. Une boiler room acoustique. Ou sur la lune ! (rires) Ça peut être sympa aussi.”

EP : Temple of Maya, sortie prévue le 10 février sur le label Vangarde 

concerts : Halehan sera présent à la Nuit des Botaniques, au mois de mai 2017.

Les Inrocks - musique

Avec “Nord”, Laura Cahen nous offre une jolie promenade musicale au fil des saisons

Crédits : Julia Grandperret

Née dans une famille de mélomanes, la Nancéienne apprit le piano, puis le violon, avant 
de se mettre au chant et à la guitare à l’âge de 10 ans. Les onze titres de cet 
album s’enchaînent suivant 
quatre chapitres 
au fil des saisons : au Nord l’automne est bleu, l’hiver orange, rouge le printemps et noir l’été. Si on devait retenir un premier morceau phare, cela serait sûrement Froid, qui parvient à 
nous ensorceler en quatre minutes chrono, telle une incantation.

Autre coup de cœur pour le morceau Mai, porté par un rythme 
plus entraînant. Les trois derniers titres, ceux de l’été, rappellent les origines algériennes de la chanteuse par leur chaleur et leur musicalité. Celle qui 
se décrit elle-même comme “une éponge à sentiments” livre ici une belle promesse, pleine de beauté mélancolique.

En concert le 24 mars à Montreuil, le 28 à Nantes, le 1er avril à Hyères, le 29 à Nancy.

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Illusionniste de la pop, Brent Crash dévoile son nouvel album “The New High”

Cela fait presque dix ans 
que l’on entendit pour 
la première fois la voix renversante de Brent Cash, sertie d’arrangements d’une classe folle, héritage de la pop américaine la plus haut de gamme, celle 
des Brian Wilson, Jimmy Webb ou Todd Rundgren. On crut alors 
à un miracle, à un mirage, tant 
ce garçon, qui posait à contre-jour sur la pochette de son premier album, How Will I Know If I’m Awake (2008), semblait non pas faire partie du monde palpable mais bien 
de celui des songes, comme 
il le suggérait lui-même. Brent Cash n’a publié qu’un album dans l’intervalle (le tout aussi sublime How Strange It Seems, en 2011) 
qui nous sépare de The New High, mais le temps n’a aucune importance lorsqu’il s’agit de concourir pour l’éternité.

Reclus à Athens (Géorgie), 
Cash poursuit, sans se soucier 
des remous extérieurs, sa fugue étoilée, jouant de tous les instruments (hormis les cordes, sans doute déléguées à des anges) et façonnant des chansons limpides, luminescentes, qui racontent éternellement le même foudroiement solaire sur un ton doux et utopiste. “I wish I were a song”, chantait Brent Cash 
en ouverture du précédent album, et c’est à cela qu’il nous invite : à habiter un paradis artificiel 
où les flûtes et les harpes tombent en cascades, les pianos sont des toboggans, les chœurs féminins des arcs-en-ciel, et où les licornes traversent le paysage sans que personne songe à s’en étonner.

Illusionniste de la sunshine-pop, Cash joue à cache-cache avec les aïeuls célestes de The Free Design, The 5th Dimension, The Carpenters ou The Association, rétrécit 
le temps et l’espace entre 1967 
et 2017, et procure de véritables bouffées de bonheur. De la 
feel good music plus que jamais nécessaire en ces heures blêmes 
et orageuses.

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Les deux albums chargés de soleil de The Bongo Hop et Ondatrópica

The Bongo Hop

The Bongo Hop et Ondatrópica ont plus d’un point commun. D’abord, Cali. Pas le chanteur français 
au cœur gros comme ça qui fait 
des moulinets avec ses bras, mais la ville de Colombie. Etienne Sevet, journaliste, activiste mélomane (on lui doit 
la redécouverte et une compilation 
de l’hallucinant Abelardo Carbonó) et futur trompettiste et leader de The Bongo Hop, 
y vit à la fin des années 2000, ainsi que 
son ami l’Anglais Will “Quantic” Holland, futur cofondateur d’Ondatrópica, ce groupe néolatino franchement dingo d’une quarantaine de musiciens. Quand le second conseille au premier de faire de la musique, plutôt que de se contenter d’être un précieux passeur, c’est parti.

Sorti au début de l’hiver, le premier album de The Bongo Hop ira encore 
mieux avec les jours qui rallongent et les soirées en plein air. Chronique musicale 
de quelques années de rencontres et 
de voyages, Satingarona part. 1 est un plaisir d’esthète, un concentré de musique 
latino et afro-caribéenne (de la Colombie 
à la Jamaïque) funky et prélassée. La production est moite et profonde comme la jungle, la guitare précise 
et nerveuse, les cuivres s’élèvent 
comme des ballons multicolores dans un ciel sans nuages.

Sur la moitié de l’album, The Bongo Hop partage avec Ondatrópica sa chanteuse pétulante et sensuelle, la Colombienne Nidia Gongora. Ondatrópica a enregistré son deuxième album, Baile Bucanero, entre Bogotá et la minuscule île colombienne 
de la Providence, située au large 
du Nicaragua. Ce disque beau comme 
un départ en vacances prolongées, 
auquel trente-cinq musiciens et chanteurs ont participé, documente la musique colombienne urbaine, et son pendant 
plus rural et balnéaire quand s’invitent accordéons et rythmes caribéens. 
Un document presque ethnomusicologique, mais toujours la croisière s’amuse.

concerts The Bongo Hop sera le 24 février à Lyon (Les Nuits Zébrées de Radio Nova), 
le 17 mars à Montreuil, le 18 à Rennes, 
et dans les festivals d’été, dont celui des Musiques Métisses à Angoulême, en juin 2016.

Les Inrocks - musique

U2 Joshua Tree Exclusive In Latest MOJO

U2 HAVE OPENED UP to MOJO magazine about their reasons for suspending work on a new album to take an old one – 1987's The Joshua Tree – out on tour.

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In a detailed, revealing and exclusive cover story in the issue that hits UK stores from Tuesday, February 21, the group explore the songs and the circumstances of their 30-year-old masterpiece, an album that grappled with the myths and realities of an America they were just beginning to discover.

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View online : Mojo 4 music

U2 France

Parcels est le groupe que vous devez absolument découvrir sur scène en 2017

Les Parcels au Point éphémère le 16 février (photo MD)

Certains d’entre eux se sont fait légèrement couper les tiffes – qu’ils ont tous très longs – mais leur aura est restée intacte depuis leur dernier passage à Paris, à la Boule Noire, en novembre au festival des Inrocks. Les cinq Australiens de Parcels, qui ont sorti fin janvier leur excellent EP Hideout (Kitsuné), ont littéralement retourné le Point Éphémère ce 16 février. La salle était, comme il se doit, pleine à craquer. En moins d’un mois, le concert était d’ailleurs sold-out, laissant sur le carreau de nombreux fans à l’affût du moindre désistement.

Pantalon pattes d’eph et moustache à la Frank Zappa

Après une première partie virevoltante des kids de Keep Dancing Inc. (qui avaient rencontré Parcels au festival des Inrocks), le quintet a tenu ses promesses en enchaînant ses morceaux avec une parfaite maîtrise et un bonheur de jouer communicatif. Le public leur était tout acquis. L’apparition du pantalon pattes d’eph et de la moustache à la Frank Zappa du guitariste Jules “Hendrix” Crommelin a d’ailleurs suscité un frisson généralisé.

L’espace d’une bonne heure et demi (avec rappel), les quelques centaines de personnes qui ont eu la chance (et le bon goût) d’être là se sont évadées bien loin de l’orage parisien. Un paradis groovy, océanique et estival les a accueillis sous l’effet des tubes des Parcels – dont déjà quelques standards tels que Anotherclock, Gamesofluck, Older, Herefore ou encore Allaround.

La fraîcheur des surfeurs australiens

Noah Hill (basse), Patrick Hetherington (clavier), Louie Swain (clavier), Anatole “Toto” Serret (batterie) et Jules Crommelin (guitare), ont encore l’âge de s’envoyer des boules de papier mâché dans le fond d’une salle de classe turbulente, mais leur maturité est exceptionnelle. La fraîcheur des surfeurs australiens en plus. Au cours de leur show, ils ont fait feu de tout bois : le très classe Louie Swain transformant même un verre d’eau en percussion à l’occasion.

Entre chaque morceau, un public parisien en combustion a presque empêché les membres du groupe d’exprimer leur gratitude, en couvrant leurs prises de paroles de cris. Qu’à cela ne tienne, chez les Parcels, la musique passe avant tout. Et en la matière, ils sont très généreux. Pour conclure leur set de feu, après une reprise fulgurante de Let’s Dance de Bowie, ils ont entamé leur plus gros tube : My Enemy.

La puissance du… triangle

Insolite : Patrick Hetherington a fait de nouveau la démonstration de la puissance rythmique et musicale du triangle (si, si). Un instrument à l’évidence sous-estimé. A croire que tout ce que touche Parcels se transforme en or.

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Lambchop et le string en cuir de Bernardino Femminielli dominent l’étape mulhousienne de Generiq

Bernardino au festival Generiq à Mulhouse

“Vous auriez dû voir la dégaine de Bernardino Femminielli quand il est sorti de sa voiture”, s’étrangle encore l’un des organisateurs de l’étape mulhousienne de Génériq en ce jeudi soir. “Il portait un jogging et des santiags !”

Une heure plus tard, le même homme devait amèrement regretter le jogging, alors que le Canadien exhibait sa pâle carcasse uniquement vêtu d’un string en cuir noir de sex-shop d’occasion. Car privé du collectif qui généralement propulse ses chansons troubles en rutilants disco bangers, Bernardino Femminielli transforme son concert en performance pour vernissage de galerie d’art. C’est souvent plus drôle que choquant, à base de sexe grisâtre, de funk borgne, de mines crevardes et d’insultes faciles. Ça rate donc un peu son but, en un show crade et fort en cul, qui fait passer Sébastien Tellier pour un premier de la classe affaire (ou un Giorgio Moroder en rut, privé de sexe depuis trente-cinq semaines). C’est malheureusement, malgré quelques pépites italo-disco, si peu sensuel, si peu groovy que ça ressemble plus souvent à de la viande froide, sans pickles. Ça finit mâle.

Il fait nettement chaud dans le Temple voisin où se produit Lamchop. La dernière fois que l’on avait rencontré leur chanteur Kurt Wagner, sans doute au siècle dernier, il avait plus ou moins mis son groupe entre parenthèses. Il avait repris sa noble activité de charpentier. À Nashville, on l’avait ainsi découvert ajustant, polissant un plancher dans une maison en bois de banlieue. Caresser le bois, que ce soit celui des planchers ou celui de sa guitare relève du même artisanat délicat chez cet homme admirable que l’on retrouve au Temple St Étienne de Mulhouse.

En compagnie d’une fanfare sans heurts, sans pics, il joue une soul-music paisible, suave et humble, qui semble avoir claqué la porte des époques, des tensions, des styles et des mines. À demi-mots, en murmures élégants, grand piano, basse, guitare, batterie, programmations et voix en miel suffisent à faire vibrer les vastes volumes du Temple, à en colorier l’austérité. D’une musicalité à la fois légère, souple, libre et pourtant rigoureuse, savante, le concert est un ravissement, le contre pouvoir idéal aux indisciplines et insurrections qu’on attend ce week-end, toujours sur la tournée Génériq, de à part des Anglais Shame et HMLTD. Comme quoi il n’est nul besoin de porter un string en cuir pour séduire.

Revivez également les précédentes étapes du festival :
>>> Nouvelle sensation islandaise, Junius Meyvant met le feu au festival Generiq
>>> Quand Patti Smith donne un concert dingue dans une chapelle pensée par le Corbusier

Festival Generiq, du 14 au 19 février à Dijon, Mulhouse, Belfort Besançon…
Avec Lambchop, Adam Naas, Romeo Elvis, Shame, Paradis, Alex Cameron…
Plus d’infos

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Vidéo : quand Radiohead répète en studio dans le sud de la France

A Moon Shaped Pool, dernier album de Radiohead en date, soufflera (déjà !) sa première bougie en avril prochain. Un anniversaire qui approche à grand pas et qui semble avoir empli le producteur Nigel Godrich d’un sentiment de nostalgie. Jeudi 16 février, celui qui est considéré comme le dernier membre du groupe britannique, a partagé une vidéo sur Twitter.

ahh memories.. #tbt #amoonshapedpool pic.twitter.com/UNo8XJNekk

— nigel godrich (@nigelgod) February 16, 2017

Filmés lors d’une session d’enregistrement, Thom Yorke et sa bande répètent le morceau Ful Stop avec concentration et dextérité, entre les murs d’une résidence reculée au cœur de la campagne du Sud de la France.

Ces images rares ont quelque chose de précieux : Radiohead s’est toujours montré secret quant à son processus de création et de composition. L’an dernier et pour la première fois, le public a pu percer un peu ce mystère dans la revue hebdomadaire littéraire, The Times Literary Supplement : le poète Adam Thorpe y a raconté son expérience aux côtés des cinq anglais durant l’enregistrement du neuvième album, dans un long reportage disponible en anglais.

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Coely prouve que le rap belge peut aussi s’écrire au féminin

Crédit : Artur Eranosian

Mélange habile de rap, de funk,de  soul et de r&b, le premier album de Coely, Different Waters, sortira le 17 mars prochain. Promise comme la nouvelle star du hip-hop belge, elle fait ses premiers pas sur la scène européenne à seulement 22 ans, notamment grâce à une prestation très remarquée au festival Eurosonic 2017 (rameutant tous les professionnels de la musique). Il n’en fallait pas plus pour attirer notre curiosité…

De choriste d’église à MTV : un background entre pop et classique

Coely grandit à Anvers. Elle hérite son prénom de ses parents (Coely est la contraction de “Colin” et de “Elysées”, les prénoms respectifs de son père et de sa mère) mais aussi tout un bagage culturel. Elle tombe ainsi très vite dans la musique grâce à sa mère qui dirige une chorale d’église et écoute des classiques de son pays d’origine, le Congo,  comme Mbilia Bel, Papa Wemba, Zaiko ou Franco.

“Je chantais depuis toute petite avec ma maman à la maison et je me suis mise à chanter dans sa chorale. J’ai bien sûr débuté avec des chansons que j’entendais à l’église ou même à la télévision. A la maison, on regardait tout le temps MTV, qui était une chaîne encore très hip-hop à l’époque.”

Elle se nourrit aussi des séries TV anglophones : “C’est un peu grâce au Prince de Bel Air, Ma famille d’abord, ou encore Les Simpsons que je parle bien anglais aujourd’hui. J’aimais les dialogues”.

Repérée dans un “centre de jeunesse” à seulement 14 ans

Adolescente, Coely découvre sa vocation un peu par hasard dans un centre de jeunesse, où elle rencontre son futur producteur, Niels. Elle qui voulait initialement devenir chanteuse, se trouve précipitée sur la scène hip-hop grâce au soutien sans faille de ses potes :

“Il faut avouer qu’au début ma mère meprotégeait, elle ne voulait pas que je fasse de la musique. J’allais donc au “centre de jeunesse” pour pouvoir chanter ! Jusqu’au jour où il y a eu un workshop sur le rap et quelques amies de mon quartier y participaient. […] J’ai rappé un morceau de Nicki Minaj que je connaissais par coeur (Moment 4 Life). Au début j’avais du mal à me lancer, j’étais encore un peu timide, mais le groupe m’a motivé. Et puis je me suis prise au jeu. Je ne me rendais pas compte que je savais faire ça. C’est à partir de ce moment-là que j’ai vraiment commencé à faire du rap.”

Des premières parties prestigieuses dès l’âge de 17 ans

Qui peut se vanter comme elle d’avoir chauffé les salles d’artistes aussi doués que Nas, J. Cole, Mos Def, De La Soul ou encore Kendrick Lamar (dont elle garde un souvenir ému) ?

“Je voulais absolument faire une photo avec lui [Kendrick] ! J’étais très timide mais j’ai quand même pris mon courage à deux mains et je suis allée frapper à la porte de sa loge ! C’était vraiment fou pour moi ! Il m’a répondu en toute simplicité.”

Une popularité croissante à la radio belge et un prix Red Bull

En 2012, elle sort son premier titre Is not Chasing Pavements qui passe en boucle sur la radio populaire belge Studio Brussel. En 2016, elle est nominée au prix Red Bull Elektopedia (aux côtés de Damso et Romeo Elvis) et se classe dans la fameuse playlist De Afrekening 61. Remarquée au festival Eurosonic en janvier dernier (après un premier passage en 2014), elle est considérée comme l’enfant prodige du hip-hop belge ! Un beau début de parcours.

Un premier album prévu pour le printemps 2017

Après un premier ep RAAH The Soulful Yeah’t sorti en 2013 sur le label indépendant Beatville, il lui faudra plusieurs années et pas mal d’huile de coude pour mettre en boite son premier album Different Waters enregistré au studio Margueritte, à Termonde avec ses 3 producteurs Niels Van Malderen, Filip Korte et Yann Gaudeuille. Y figureront notamment les titres : My Tomorrow, Don’t Care et Ain’t Chasing Pavement.

Un plaisir coupable : une reprise de Justin Timberlake

Un plaisir coupable (ou une casserole suivant les goûts) pour Coely ? Elle nous confie être une grande fan de Justin Timberlake, et en a même repris le tubissime Cry me a river au tout début de sa carrière  :

Gagnez des places pour le concert privé de Coely, le jeudi 23 février à Bruxelles.

La session FiftyFifty c’est le nouveau RDV incontournable célébrant la bouillonnante créativité des scènes musicales francophone et belge. Chaque mois, dans un hôtel situé au cœur de Bruxelles, deux jeunes artistes s’y produisent. Le showcase privé est retransmis en direct via Facebook Live sur la page fan FiftyFifty, puis disponible en replay.

Après une soirée de janvier endiablée en compagnie de Peter Peter (revoir le live ci-dessous), cette sixième édition, jeudi 23 février, recevra dès 18h Coely ainsi que la jeune chanteuse réunionnaise Tess.

Nous vous offrons 20 x 2 invitations pour assister à ce concert privé (le lieu vous sera révélé par mail si vous êtes tirés au sort). Pour gagner votre sésame, c’est très simple, il vous suffit de nous envoyer un mail à concours@inrocks.com.

Coely en concert : le 23 février à Bruxelles (Showcase privé FiftyFifty) et le 20 avril au festival du Printemps de Bourges (avec Parcels et Tommy Genesis).

>>> L’album “Different Waters” de Coely est disponible en précommande sur Apple Music.

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Février 2017
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