Actu musique

10 novembre 2016

Victoire de Trump : le désarroi des jazzmen de The Bad Plus

Victoire de Trump : le désarroi des jazzmen de The Bad PlusLe groupe new-yorkais The Bad Plus se produisait mercredi soir au New Morning, à Paris, pour présenter leur nouvel album. Un concert dans la foulée de la victoire de Donald Trump dans leur pays. Le trio était sous le choc, "dévasté" selon les mots du contrebassiste Reid Anderson. La soirée s'est passée dans une atmosphère particulière. À l'issue du concert, ils se sont exprimés sur leur malaise.

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Little Mix : Jesy Nelson célibataire ? Ses fiançailles avec Jake Roche en péril

Little Mix : Jesy Nelson célibataire ? Ses fiançailles avec Jake Roche en périlIl y a de l'eau dans le gaz entre la chanteuse des Little Mix et le chanteur des Rixton.

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Un groupe varois réalise un clip contre les violences faites aux femmes

Un groupe varois réalise un clip contre les violences faites aux femmesChaque année le 25 novembre, se déroule la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes. Un événement qui cette année aura un hymne. C'est en tout cas ce qu'espèrent les membres de Thony and Co. Le groupe varois vient de sortir une chanson qui raconte le calvaire d'une femme battue. Un titre inspiré d'une histoire vraie.

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Les 19 concerts à ne pas manquer à Paris en novembre

DMA’S, jeudi 10 novembre à la Boule Noire

Entre embrasement électrique et ballades candides, le trio a un don assez rare parmi les innombrables descendants d’Oasis. Des refrains au potentiel dévastateur, assez puissants pour partir à la conquête des stades…. En attendant, ils seront à la Boule Noire ce jeudi.

Max Jury, jeudi 10 novembre au Flow

Aperçu en première partie de Lana Del Rey, le très jeune Américain compose, au piano lui aussi, de formidables ballades romantiques qui l’imposent en héritier direct de Gram Parsons. Un maître dont il revendique l’influence.

Local Natives, jeudi 10 novembre au Trabendo

Sur scène, leur méticulosité presque maladive laisse place à une décontraction qui libère leurs chansons. Les Local Natives font partie de cette génération de groupes américains qui, d’Animal Collective aux futurs grands de Freelance Whales, ont accueilli dans leur folk accidents soniques et dérapages bruitistes. Et ce dans des chansons toujours réglées au millimètre.

Gonzai Night (JC Satan + Kaviar Special / Dick Voodoo), vendredi 11 novembre à la Maroquinerie

Quand l’un des meilleurs groupe de garage français décide de repeindre ses chansons en rose, ça donne les  “Love Sessions “, une tournée de JC Satan où les bordelais joueront leurs Faces B, ballades, chansons pop et autres inédits en versions acoustiques.

Lola Marsh (+ première partie Eddy de Pretto), lundi 14 novembre au Point Ephemere 

Quelque part entre The Dø, Lana Del Rey et Moriarty, le duo a tout pour cartonner dans les prochains mois : écoutez seulement You’re Mine et vous comprendrez comment peut démarrer l’histoire de tubes mondiaux comme On My Shoulders, Video Games ou Jimmy.

Flume, mercredi 16 novembre au Zénith

L’Australien de 24 ans est de retour en France. Son dernier album, Skin, offrait une pureté irréprochable, qui traversait la trap music et l’electronica, la pop et le hip-hop. Une belle occasion de le retrouver sur scène.

Wilco, mercredi 16 novembre au Casino de Paris

Leur dernier album, Schmilco, sortait le 9 septembre dernier. Avec cet album, le groupe s’écarte cette fois de l’esprit glam-rock de leur dernier album pour s’aventurer vers une grandeur et un chaos qui ne peut que nous ravir après 20 ans de bonnes surprises de la part du groupe.

Peter Doherty, mercredi 16 novembre au Bataclan

Souvent plus remarqué (par une certaine presse) pour sa vie privée que pour sa musique, Peter Doherty n’a pas vraiment chômé depuis la sortie de son premier album solo, Grace / Wastelands, en 2009. Un album de Babyshambles, une reformation de The Libertines, aussi suivis de concerts, et des passages dans les plus grands festivals (Leeds, Reading, Glastonbury, Rock en Seine…). Sans oublier son rôle dans l’adaptation au cinéma des “Confessions d’un enfant du siècle” d’Alfred de Musset par Sylvie Verheyde en 2012. Le songwriter mélancolique n’a rien perdu de sa verve, ni de son talent.

Festival les Inrocks, du 17 au 22 novembre

Au programme cette année : Jagwar Ma, Lescop, Cassius, Paradis, Her, Palace, Lewis del Mar, Goat Girl et beaucoup d’autres pépites. Vous pouvez rertouver toutes les infos sur le site du festival à cette adresse.

Mura Masa, jeudi 17 novembre au Trabendo 

Alex Crossan, (très) jeune et prometteur Britannique à qui tout sourit, collectionne déjà les featurings vocaux archi-respectables et joue avec toutes ces voix en les imbriquant à ses rythmes doux et décentrés, ses nappes synthétiques que ne renierait pas un certain James Blake, le résultat réussissant à donner de la chaleur à l’auditoire tout en se mettant en danger. La marque des grands.

Chance The Rapper, lundi 21 novembre au Zénith

Chance the Rapper poursuit son irrésistible ascension ! Depuis sa première mixtape, on sait que le rappeur de Chicago a rendez-vous avec les sommets… En ouverture du concert, la pépite Jay Prince et le génial soulman Samm Henshaw.

Agnes Obel, mardi 22 novembre au Casino de Paris

Agnes Obel a débuté le piano à l’âge de six ans et a grandi dans un foyer peu conventionnel. Elle a été élevée dans une maison remplie de musique et d’arts en tous genre par une mère qui était une brillante musicienne et un père qui faisait la collection d’instruments de musiques exotiques. Les influences musicales d’Agnes Obel sont diverses, du pianiste jazz Jan Johansson, PJ Harvey, Claude DeBussy, Joni Mitchell et Roy Orbison.

Romain Humeau, mercredi 23 novembre à l’Elysee Montmartre

Après cinq albums d’Eiffel (plus de 500 concerts), il s’est enfermé dans son studio bordelais pour composer et enregistrer cet album solo. Narrateur hors pair, il cisèle la langue française et la fond avec ses références anglo-saxonnes (XTC, Damon Albarn, Tom Waits, Ray Davies…). Mélodies implacables, harmonies subtiles, arrangements foisonnants sont au rendez-vous.

Civil Civic, mercredi 23 novembre au Point Ephemère 

Quand Civil Civic, duo australien émigré à Londres & Barcelone, a sorti son premier single Less Unless au début 2010, un tsunami s’est abattu sur la blogosphère. Leur son, rêche et brut (mix de guitares post punk, de déflagrations de basses distordues de synthés analogiques et de beats puissants) produit le même effet qu’une drogue puissante sur l’auditeur. Un plaisir auditif.

Mariane Faithful, mercredi 23 novembre au Bataclan

Elle fait partie des premiers noms annoncés pour la réouverture. La chanteuse qui n’est plus à présenter interprétera son dernier album Give my Love to London ainsi que des morceaux inédits à découvrir sur scène.

Pixies, mercredi 23 novembre au Zénith

2014 fêtait la sortie d’Indie Cindy – cinquième album et premier disque du groupe depuis 1991 – et la réédition de Doolittle sorti en 1989. C’est aussi cette année, que les Pixies ont offert aux Nuits une soirée d’anthologie. Depuis, ils sont entrés dans une nouvelle ère. Les Pixies laissent entrevoir un futur à la hauteur de leur histoire, qu’on a hâte de découvrir sur scène.

 Rocky, 26 novembre au Cenquatre

Machine de guerre sur scène, le groupe n’a pas peur de baisser la garde en studio sans pour autant se satisfaire de son répertoire dansant rôdé en tournée, unique équivalent français à ce jour du LCD Soundsystem new-yorkais ou du Hot Chip anglais. Aucun autre groupe de l’hexagone ne ressemble aujourd’hui à Rocky, et Rocky ne ressemble à personne.

Archive, mardi 29 novembre à la Salle Pleyel

Le collectif londonien est de retour à Paris pour un concert exceptionnel. Au programme, mélodies lancinantes, entre post-rock et électro, avec toujours ces rythmiques enténébrées, signature d’Archive depuis sa création fin des années 90.

Eddy de Pretto, mercredi 30 novembre aux Trois Baudets

Eddy de Pretto, homme de plume au timbre atypique et au groove de voyou maniant l’interprétation avec précision. Énergie intemporelle au profit d’une éternelle et mélodieuse jouissance. On recommande.

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Patricia Kaas marquée par les attentats : "On a juste envie de dire les choses"

Patricia Kaas marquée par les attentats : "On a juste envie de dire les choses"Patricia Kaas revient avec un nouvel album éponyme dans lequel la chanteuse interprète des chansons inédites, ce qui n'était pas arrivé depuis 2003. Elle y aborde des thèmes parfois graves avec le recul que lui donne la cinquantaine et la traversée de certaines épreuves. Dès janvier prochain, une tournée permettra au public de retrouver la Mademoiselle qui chante le blues depuis trente ans.

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"Valérian" : Rihanna dans la bande-annonce du nouveau film de Luc Besson

"Valérian" : Rihanna dans la bande-annonce du nouveau film de Luc Besson"Embarquez pour un voyage au-delà du réel". C'est la promesse du nouveau film de Luc Besson, "Valérian et la cité des mille planètes", dont la bande-annonce avec Rihanna vient d'être mise en ligne. Regardez !

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Déjà la fin pour "les Insus" ?

Déjà la fin pour "les Insus" ?Quarante ans jour pour jour après le tout premier concert de Téléphone au Centre Américain de Paris, ses ex-membres rebaptisés "les Insus?", clôturent samedi soir au Zénith de Paris leur tournée triomphale, mais le suspense reste entier quant à savoir si l'histoire s'arrêtera là.

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Jean-Jacques Goldman: Le chanteur serait parti «là-bas», en Angleterre

Jean-Jacques Goldman: Le chanteur serait parti «là-bas», en AngleterrePEOPLE - Selon des informations de « VSD », le chanteur aurait emménagé à Londres avec sa famille…

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Drake gâte les chats de Taylor Swift

Drake gâte les chats de Taylor SwiftMUSIQUE - Les deux chanteurs sortiraient ensemble…

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Jean-Jacques Goldman déménage à Londres

Jean-Jacques Goldman déménage à LondresJean-Jacques Goldman n'habite plus en France. Nos confrères de VSD révèlent que le chanteur a décidé de s'exiler à Londres. 

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2002 : l’année où les Strokes débarquent enfin en France

Mars 2002, les inRocKuptibles catapultent les Strokes en couverture avec une accroche qui en dit long sur l’attente suscitée par la bande de Julian Casablancas : « le rock flamboyant des New-Yorkais enfin en France ». Plus loin dans les pages de l’hebdomadaire, Jean-Daniel Beauvallet, rédacteur en chef musique, se demande en quoi les Strokes sont pertinents en 2002, une époque dominée par les odyssées électroniques des petits génies de la French Touch et « l’acid-jazz-Nine-Inch-Nails–Prodigy genre de son », selon Gordon Raphael, producteur des trois premiers albums du quintette – l’autre Trilogie new-yorkaise qui supplanta dans les années 2000 celle de Paul Auster. Depuis la sortie sur le label londonien Rough Trade en janvier 2001 de The Modern Age – premier EP des Strokes – et la claque inespérée Is This It quelques mois plus tard, le monde ne se pose plus la question de la pertinence : il constate l’absolue nécessité du groupe et voit en lui, de façon peut-être un peu excessive, le sauveur du rock.

Need Strokes tickets – will sell soul!
Le public français a dû s’armer de patience avant de voir les nouveaux hérauts du rock sur une scène hexagonale. On y était pourtant presque en novembre 2001, quand les Strokes, à deux doigts de partager la scène de la Cigale avec les White Stripes, cèdent finalement leur place à Pulp – une affiche qui, vue de 2016, alimente encore les fantasmes. Les deux groupes les plus emblématiques d’une scène rock revigorée, à un moment de l’histoire où la crise du disque n’était pas encore complètement amorcée, ne se croiseront donc pas ce soir-là et la France devra encore attendre jusqu’à l’annonce d’une mini-tournée en mars 2002, qui devait conduire les New-Yorkais à Lyon, Bordeaux et Paris, à la Mutualité. « Je les avais vus pour la premier fois à Manchester en juin 2001, se souvient Ludovic Guinnebert, chef de projet historique des Strokes en France. C’était avant la sortie de Is This It. Les Moldy Peaches faisaient la première partie et ouais, il y avait un truc. On s’est pris ça dans la gueule. Ça cochait toutes les cases du projet parfait. A la Mutualité l’année d’après, il y avait la Terre entière dans la salle. C’était le concert où il fallait être ». 

Olivier Rigout, directeur artistique chez Alter K, se rappelle lui aussi de l’excitation générale qui accompagnait la venue des Strokes à Paris ce 18 mars 2002 : « J’étais étudiant à Orléans et on est monté à Paris avec des potes spécialement pour l’occasion, se remémore-t-il. C’était la première fois qu’on voyait dans la foule des gens qu’on avait l’habitude de voir à la télé. Tu sentais qu’il y avait du VIP. Je me souviens que le public était hyper chaud, ça jouait des coudes pour être devant. Il y avait un truc spécial dans l’air ». 

Une frénésie autour du groupe qui ne date pas de la sortie de Is This It. Adam Green, New-Yorkais, ex-Moldy Peaches et compagnon de route des Strokes en 2001, se souvient de sa première rencontre avec Albert Hammond Jr, l’un des deux guitaristes du gang avec Nick Valensi. A l’époque, Adam travaille dans une friperie cool au nord de Greenwich Village, à Manhattan : le Rags-A-GoGo. C’était en 2000, avant la sortie du maxi de The Modern Age. « J’avais rencontré les Strokes plusieurs fois en soirée. Un jour, Albert rentre dans la boutique de seconde main dans laquelle je travaillais, me donne un flyer et dit : « hey, viens voir mon groupe ». Pour être honnête, je m’attendais à un truc pas terrible. Et en fait c’était génial. Je n’ai jamais vu une foule aussi dingue pour un jeune groupe ». Dès la fin de l’année, les Strokes auront une résidence au Mercury Lounge à East Village et Green ouvrira pour eux la soir de la release de leur premier EP, avant de faire les premières parties de la tournée UK avec les Moldy Peaches.

Les retours des dates lyonnaises, bordelaises et parisiennes sont pourtant mitigés. Set trop court, peu d’interactions avec le public, redite en live d’un disque qui tourne déjà depuis longtemps sur toutes les platines. « C’était génial, mais on savait qu’on n’assistait pas au meilleur live de rock de tous les temps, continue Olivier Rigout. Sur scène ils n’étaient pas très assurés. On ne les voyait pas très bien. Ils étaient dans le noir au fond de la scène. On distinguait surtout les silhouettes et les coupes de cheveux. Il y avait un côté boys band à la Ed Sullivan show ». 

Les Strokes n’ont à l’époque qu’une poignée de morceaux à jouer et viennent de se fader une tournée US harassante. Ils sont heureux, mais à la limite du craquage. Gordon Raphael raconte que très vite le groupe a souffert d’être autant sur la route. « Dès la fin de l’enregistrement de l’album, ils ont tourné et n’ont jamais arrêté. Au moment de la sortie de Is This It, on arrivait au bout d’un modèle économique dans l’industrie du disque. On ne devrait plus jamais voir de tournée si longue et éprouvante pour un album, c’est complètement dingue. Ils étaient beaucoup moins sur la route pour la tournée Room On Fire, leur deuxième album. Je pense qu’ils ont appris ce qu’ils avaient besoin d’apprendre et qu’ils ne voulaient plus faire ça ». 

The Modern Age
Parmi la somme de critiques dont les Strokes ont été l’objet lors de leur première tournée, la plus injuste reste celle qui consiste à dire que le groupe en live ne s’éloigne jamais du disque. Le génie qui entoure le façonnage d’un disque comme Is This It réside justement dans cette capacité à saisir toute l’intensité du live : production en retrait, enregistrement dans l’urgence et chansons courtes, sidérantes de fougue adolescente. La légende raconte même que c’est sur la foi d’une simple écoute du maxi de The Modern Age au téléphone que Geoff Travis, fondateur du label Rough Trade, décide sur un coup de tête qu’il veut signer le groupe. Adam Green confirme : « Rough Trade était en banqueroute et Geoff Travis cherchait à relancer la machine. Il était en contact avec Matt Hickey, mon agent de booking. Il lui a fait écouter The Modern Age et Geoff a adoré. Il a signé les Strokes puis les Moldy Peaches dans la foulée et le monde entier s’est soudainement intéressé à New York City. Rough Trade était légendaire et on a fait revivre le label ». 

The Modern Age n’était pourtant qu’un simple maxi de démos, enregistrées pour avoir quelque chose à envoyer aux labels. Gordon Raphael fait la connaissance de Julian et sa bande à l’issu d’un show donné au Luna Lounge, dans le Lower East Side, à l’été 2000. Quelques jours après, ils débarquent tous dans son studio de East Village. Le Transporterraume. « Les garçons avaient trois morceaux qu’ils jouaient live et voulaient les mettre en boite. On a enregistré ça en trois jours et c’est là que nous avons trouvé le son du groupe. Quelque chose de très live. Mais The Modern Age n’était pas censé être un disque, c’était juste des démos. On a tous été très étonnés de voir que ces enregistrements sont sortis en tant que EP. Tout est allé très vite après ça. Rough Trade a adoré, le NME a fait de The Modern Age leur single de la semaine et le groupe est parti tourner en Angleterre. A l’époque, ils n’avaient qu’un deal avec Rough Trade pour l’Angleterre. Dès leur retour, les médias américains comme Rolling Stone ont commencé à s’intéresser au truc et les Strokes m’ont dit « faisons un album ensemble ». J’ai dit ok. C’est la première fois que j’enregistrais un disque en ayant la certitude que le monde entier allait l’écouter. J’étais à 100% sûr que l’album serait un succès alors que certains membres du groupe étaient encore un peu inquiets ». 

Du rififi à Paris
Une inquiétude légitime quand on porte sur les épaules la lourde tâche de sauver le rock, mais qui peut paraître dérisoire quand on mesure l’impact de Is This It encore aujourd’hui. Ludovic Guinnebert, alors jeune chef de projet chez RCA, se souvient d’une bande de potes insouciants à qui tout sourit, avec un côté outsider malgré leurs origines familiales friquées. « Le genre à planter toute la promo au dernier moment », rigole-t-il. Au lendemain du concert à la Mutualité, le label organisait une journée promo marathon avec passage dans l’émission de Manoeuvre pour une couv’ de Rock’n’Folk à la clef et live à OUI FM devant une poignée de fans – à l’époque seule et unique radio hexagonale à diffuser des titres de Strokes. Mais tout devait capoter à cause de bisbilles entre le groupe et un chef de projet US venu de New York. « Après le concert on passe la soirée ensemble et je sens une tension entre Julian et le type de l’inter, se rappelle-t-il. Le lendemain, Julian est hyper tendu. Je le vois s’embrouiller avec mon collègue des USA puis carrément en venir aux mains. Ni une ni deux, j’ai mes Strokes qui sautent dans un taxi et se cassent. J’arrive à les rattraper et me retrouve avec Nick. Il me dit que tout se passe trop mal avec ce mec, qu’ils avaient prévenu que ce n’était pas une bonne idée de l’avoir ici. Du coup ils ont tout planté. Et comme si ça ne suffisait pas, Ryan Gentles, leur manager, décide de se barrer le jour même aux Etats-Unis pour rejoindre une fille ».

Les Strokes perdent une couv’ dans la bataille, mais gagnent le respect éternel de leurs fans. Consciente du préjudice subi par les auditeurs de OUI FM, la bande demande à Guinnebert de leur organiser une rencontre. Le lendemain, tout le monde se retrouve au Syndicat, rue Keller, dans le onzième arrondissement de Paris. Le rendez-vous qui devait durer quarante minutes dura finalement quatre heures.

Des motifs de guitare enchevêtrés
Quand on demande à Guinnebert si le succès des Strokes était prévisible, lui qui a travaillé avec eux jusqu’à la sortie de Comedown Machine en 2013, il répond humblement qu’aucun mec de maison de disque n’est capable de prévoir la réussite d’un groupe. « Tu sais pas pourquoi, mais parfois il y a un alignement des planètes. Comme toutes les choses très marquantes dans l’histoire, les Strokes étaient en rupture avec ce qu’il se faisait à l’époque, confie-t-il. En ce qui concerne les Strokes, le retentissement était à la mesure de cette rupture : c’est un groupe en Converse qui débarque à un moment donné où tout le monde écoute Daft Punk ». 

Gordon Raphael, tout aussi humblement, met tout sur le dos de Julian Casablancas et son songwriting. « Julian a une façon unique de composer et de faire de la musique. C’est comme s’il avait plusieurs cerveaux. La musique des Strokes c’est différents motifs joués simultanément. Dans le rock, t’as juste une guitare et la basse qui se contente de suivre, mais chez les Strokes c’est différent : la première guitare joue une mélodie, le seconde joue une autre mélodie, la basse joue aussi sa propre mélodie et le tout sonne incroyablement bien ». A ce titre, la succession de plans serrés sur chaque instrument dans le clip de Reptilia illustre parfaitement le propos du producteur hirsute, aujourd’hui installé entre Berlin et Buenos Aires. Benjamin Kerber, ancien leader des Shades, groupe issu de la nouvelle scène rock française directement influencée par les Strokes au mi-temps des années 2000, se remémore une anecdote narrée par Nikola Atchine, fondateur des Hellboys et journaliste à Rock’n’Folk – décédé en 2008 -, au sujet des Strokes. Ce dernier, proche de Joe Strummer, soutenait au leader de The Clash que les Strokes ne valaient pas un clou, ce à quoi Strummer aurait répondu que les New-Yorkais possédaient quelque chose que dans le paysage musical de l’époque personne n’avait : les chansons. « Quand Joe Strummer te dit ça, tu prends une leçon d’humilité », lâche Kerber.

Il y a pourtant chez les Strokes un décalage entre l’excitation qu’ils provoquent dans le petit monde du rock et leur réel niveau de vente. « Les Strokes ont représenté cette rupture dont beaucoup de groupes se revendiquent encore aujourd’hui, affirme Ludovic Guinnebert. Pourtant, quand tu regardes les chiffres de vente d’un Kings of Leon, également signé chez RCA, c’est incomparable. Ils ont dans leur ADN une petite dose de ce romantisme un peu loser incarné par Julian ». 

Un impact retentissant
Le phénomène Strokes dépasse le simple cadre du chiffre de vente des albums du quintet New-Yorkais. Au début des années 2000, le disque compact se vend encore quand-même un peu et le revival vinyle est déjà enclenché. La presse parlera du retour du rock et les Strokes devaient en être les éclaireurs. Dans leur sillon, les labels signeront un paquet de groupe en « THE », le rock redevient cool et les badges fleurissent sur les vestes chinées en fripes des kids du monde entier. Ces derniers prennent en plein face la possibilité des choses et rêvent de jouer au flipper en fumant des clopes avec les copains comme dans le clip de Someday. Le leitmotiv devient : « ils y sont arrivés, pourquoi pas nous ». Du Obama avant l’heure.

En France, les « bébés rockeurs », phénomène notoire passé dans le ciel de Paris comme une météorite, sont la parfaite illustration de l’irrésistible force d’évocation des images véhiculées par Julian et ses copains. « Les chaînes de clips étaient prescriptrices à l’époque, se souvient Benjamin Kerber. Quand on rentrait le soir avec mon frère, on mettait MTV 2 et il y avait le clip de The Modern Age. On a direct accroché. Niveau vestimentaire on avait acheté la même veste que Julian. Quand tu le voyais arriver sur scène, tu te disais : ah ouais, où est-ce qu’il a trouvé ça ? Tout le monde se foutait de notre gueule au lycée. On regardait les images et comme des ados on copiait ». 

A Paris, l’épicentre de cette nouvelle scène se situait dans le quartier République, au Gibus. Très vite pourtant l’influence des Strokes a été reniée. « Comme si la trop grand proximité du groupe dans le temps décrédibilisait le propos, raconte Kerber. Beaucoup étalaient leur culture et se revendiquaient des Small Faces ou des compilations Nuggets, en oubliant que c’est l’influence des Strokes qui a tout commencé. Il y a eu un moment donné un refus de faire partie de cette époque. Julian Casablancas, avec ses Jordan, avait un côté futuriste. Les Strokes n’étaient pas du tout passéistes ». 

Pourquoi les Strokes sont si pertinents en 2002 ? Certainement parce qu’à cet instant de l’histoire du rock ils sont modernes.

Les Inrocks - musique

Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars en Angleterre

Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars en AngleterreSelon VSD, le chanteur a décidé de s'installer à Londres. Il grossit ainsi le bataillon de stars françaises qui de Christian Clavier à Laurent Voulzy ont choisi de goûter aux joies de la Tamise et du fish and chips.

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Damien Saez dévoile deux titres en hommage aux victimes des attentats de Paris

Damien Saez dévoile deux titres en hommage aux victimes des attentats de ParisVIDÉOS - Le chanteur français, auteur de Jeune et con , vient de publier deux nouvelles chansons inédites sur son site. Un superbe hommage aux victimes des 7 janvier et le 13 novembre 2015 avant de se produire au Bataclan les 21, 22 et 23 décembre prochains.

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The XX dévoile un beau message d’espoir dans son nouveau single “Hold On”

Après nous avoir fait patienter gentiment en partageant une playlist de leurs coups de coeur écoutés en studio d’enregistrement, puis dévoiler une mystérieuse piste de moins d’un minute où l’on reconnaissait les échos de la voix de Romy Madley-Croft, The XX nous offre enfin un premier single, extrait de leur prochain album I see you à paraître en janvier prochain. Le morceau Hold On est à découvrir ci-dessous :

Avec la volée de bois vert que l’on vient de recevoir hier suite à la victoire de Trump, on peut dire que ce titre vient à point pour apaiser nos esprits. De ce message d’espoir, Hold On présage un album à la hauteur de leur sublime disque précédent Coexist (2012). On y reconnait un sample de I can’t go for that (No can do) du duo de pop américaine Hall and Oates (1981), ressortant des cartons un tube de rock FM.

I See You sera le troisième troisième du trio anglais réunissant Jamie XX, Romy Madley-Croft, et Oliver Sim, et selon leur label Young Turks, il annonce “une nouvelle ère pour le trio” non seulement “musicalement mais aussi en terme de procédé de composition.”

Sur sa page fan facebook, le groupe s’est exprimé de manière émouvante pour annoncer cette sortie :

“Après plusieurs années, très proches ou très éloignés, avec des hauts et aussi des bas, des chagrins et des soulagements, nous sommes ravis de vous annoncer la sortie de notre troisième album I See You pour le 13 janvier 2017.
En ces temps incertains, on espère que toute la joie et l’amour qu’on a mis en le composant trouvera son chemin dans notre monde, aussi mince soit-il.”

En attendant la suite, on se console avec le track listing de l’album qui a leaké récemment :
1. Dangerous
2. Say Something Loving
3. Lips
4. A Violent Noise
5. Performance
6. Replica
7. Brave For You
8. On Hold
9. I Dare You
10. Test Me

Et Pour les fans inconditionnels, à vos postes de radios, The XX sera ce soir sur le plateau de l’émission d’Annie Mac de BBC Radio 1.

>>> Le single “Hold On” de The XX est disponible sur Apple Music.

Les Inrocks - musique

Baptiste Giabiconi travaille avec Maître Gims sur un nouveau single latino

Baptiste Giabiconi travaille avec Maître Gims sur un nouveau single latinoBonne nouvelle pour les fans de Baptiste Giabiconi. Le mannequin et chanteur travaille actuellement sur un nouveau single. Et pas avec n'importe qui ! C'est avec Maître Gims qu'il reviendra au printemps prochain avec un titre électro et latino. Peut-être même en duo. Giabiconi se confie à Pure Charts !

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Un an après les attentats, les Eagles of Death Metal reviennent à pas de loup

Un an après les attentats, les Eagles of Death Metal reviennent à pas de loupVIDÉO - Le groupe de hard rock californien sera bien présent à Paris dimanche aux commémorations du 13 novembre 2015. Un retour que l'on attend cependant discret, et loin du Bataclan, après les déclarations douteuses du chanteur Jesse Hugues

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Fréro Delavega se confie : le succès, leur séparation, les tensions, leurs projets

Fréro Delavega se confie : le succès, leur séparation, les tensions, leurs projetsUne semaine après l'annonce choc de leur séparation, Jérémy et Florian de Fréro Delavega révèle les vraies raisons se cachant derrière cette décision prise en pleine gloire. "Le succès, c'est beau, mais c'est violent" explique le duo dans Le Parisien.

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Pourquoi Björk reste l’une des artistes les plus modernes de notre époque

Un album. Puis une exposition itinérante soutenue par des concerts spectaculaires de simplicité. Cette fois-ci, Björk a décidé de faire les choses dans l’ordre. Sans doute la meilleure façon d’éviter la surcharge informationnelle de Biophilia et son délire de superpositions entre musique, mode, art contemporain, AppStore et éco-citoyenneté… Tête d’affiche incontestable de l’édition 2016 du festival Iceland Airwaves à Reykjavik début novembre, la chanteuse présentait à domicile les transformations de Vulnicura. Un disque sorti en 2015, aujourd’hui complété par l’expo immersive Björk Digital et les somptueux concerts philharmoniques qui l’accompagnent dans le monde entier.

Visite privée de l'expo "Björk Digital". #Futur ❤️#Björkdigital

A photo posted by Azzedine Fall (@azzedinefall) on Nov 4, 2016 at 7:05am PDT

Grâce à la réalité virtuelle, Björk redéfinit la notion d’album

Après Sydney, Tokyo, Londres et Montréal (et en attendant Houston et sans doute Paris), c’était au tour de Reykjavik d’accueillir les casques de réalité virtuelle et les impressionnantes installations sonores et visuelles de l’expo Björk Digital. L’expérience immersive profite des avancées fulgurantes d’une technologie en plein développement pour se réinventer à chaque étape et proposer de nouvelles sensations. Dans la capitale islandaise, c’est depuis l’incroyable vertige de Harpa, un gigantesque building translucide planté au bord de l’océan Atlantique Nord, que les fans ont pu plonger au plus profond des blessures exposées sur Vulnicura. Né de sa rupture avec l’artiste américain Matthew Barney, le disque le plus intime de Björk trouve ici une nouvelle raison d’être. Ou plutôt une nouvelle grille de lecture. Les vidéos des morceaux Black Lake, Stonemilker, Mouth Mantra, Family et Notget constituent les balises d’un parcours captivant dans la souffrance d’une artiste en quête de contrôle et de réinvention. En tête à tête avec la chanteuse sur une plage islandaise, aspiré à l’intérieur de sa bouche ou confronté à une interprétation surnaturelle de son corps, le spectateur se retrouve ainsi invité au plus près de Björk et de son désir d’abstraction.

Plus qu’une simple lubie strictement égotique, Björk Digital s’affirme tout au long de son parcours comme un formidable moyen de redécouvrir la tension magistrale qui habite Vulnicura. L’exposition active la mise à jour d’un album sorti au début de l’année 2015 mais qui semble encore loin d’avoir offert tout son relief. En réinterprétant son disque et en précisant son propos dans un format aussi moderne qu’ambitieux, Björk parvient à actualiser la notion même d’album. Tout en disqualifiant les critiques qui lui reprochaient de ressortir la vieille recette de ses débuts, en misant sur les cordes et l’emphase pour nourrir des morceaux auto-centrés.

Björk devient enfin l’objet de son œuvre

Cela fait très longtemps que la sortie d’un CD ne représente plus la concrétisation d’un projet artistique pour Björk. À la veille de son 51ème anniversaire, l’Islandaise continue à s’amuser des formats et des registres. Dans une industrie en perte de repères et d’imagination, son geste semble plus moderne que jamais. En plus de redéfinir et de prolonger la notion d’album (comme ont pu le faire cette année les incessantes mises à jour de Kanye West ou le testament légué par Bowie) Björk assouvit son fantasme ultime en devenant l’objet principal de son œuvre. Si le premier tableau de l’expo (étranglé entre les deux versions du clip de Black Lake) l’installe en enfant prodigue née des plus profondes entrailles de l’Islande, la suite n’est que déconstruction progressive de tous les indices qui mènent à son humanité. Stonemilker résonne comme un adieu en bords de plage avant que Mouth Mantra n’avale ce qu’il lui reste d’existence pour mieux la recracher en sorcière aquatique et incandescente dans les deux derniers tableaux angoissants (Family et Notget).

“Moments of clarity are so rare / I better document this” souffle-t-elle dans les premières lignes graciles de Stonemilker. À force d’auto-documenter sa carrière et de s’y réfugier jusqu’à disparaître à l’intérieur, Björk assume définitivement l’ambition d’effacement qu’elle poursuit depuis ses débuts. Comme un écho à sa manière parfois stressante de décomposer les phrases, les mots voire les phonèmes de ses chansons, l’expo force l’attention sur le moindre détail de ses mouvements. La vidéographie ralentie proposée en fin de parcours et l’espace éducatif qui consiste à déconstruire ses morceaux participent du même effort d’abstraction. Avec, en sous-texte, un désir d’évanescence forcément un peu “cliché”, mais certainement trop tentant pour les artistes de sa longévité et de sa stature.

[—-> link in bio] so grateful and proud to be part of this molar journey w 1 of the best : THANK U @truekanda !!!!!!!! ENORMOUS respect , björk

A photo posted by Björk (@bjork) on Sep 14, 2016 at 5:19am PDT

Des rouges et des bleues

Pour insister sur sa distance avec tout ce qui se rapporte à l’humain, Björk a évidemment débarqué dans ses traditionnelles tenues de science-fiction pour son concert dans la salle d’Eldborg, à quelques étages de l’expo. Son charisme holographique reste intact : à équidistance parfaite de Madame Butterfly, Kate Bush et de votre tante suffisamment fêlée pour continuer à s’habiller comme si elle était la princesse de sa vie. Dans une salle verticale de 1800 places, l’ex enfant star du pays n’a eu qu’à apparaître pour faire régner un silence lourd d’admiration. D’abord rouge et conquérante pour interpréter l’essentiel de l’album Vulnicura, Björk s’est réincarnée bleue et placide pour enchaîner sur un best-of de sa décennie dorée. Occasion inestimable d’entendre Aurora, I’ve Seen It All, Jóga, Pluto et le classique Bachelorette en version symphonique.

#Björk dédoublée. Magnifique concert dans sa ville natale hier soir. Les larmes ❤️@santiagraphy

A photo posted by Azzedine Fall (@azzedinefall) on Nov 6, 2016 at 7:57am PST

Ce soir-là, en dehors ses chansons et des citations de son passé, Björk n’aura prononcé que quelques mots en islandais. Essentiellement pour remercier la vingtaine de musiciens (que des cordes) au milieu desquels elle s’est employée à exister comme le plus indocile des instruments, enchaînant murmures, silences et hurlements devant une foule immobile de respect. Pour celles et ceux qui auraient déconnecté avec la chanteuse et son univers parfois aussi stéréotypé que sa scansion, la double performance expo/concert qui parcourt le monde est une merveilleuse occasion de reprendre prise avec une ambition artistique unique. Toujours contemporaine. Et franchement salutaire dans la formalisation de la musique post-Internet.

Par Azzedine Fall

>> Du cloud rap au “red metal”, l’Islande réserve de nombreux territoires insoupçonnés. A explorer en profondeur demain sur le site des Inrocks. 

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Après Donald Trump, Kanye West sera-t-il président en 2020 ?

Après Donald Trump, Kanye West sera-t-il président en 2020 ?REVUE DE TWEETS - Aussi excentrique que le nouveau président des États-Unis, ses fans l'imaginent déjà que le chanteur pourra succéder au magnat de l'immobilier, lors de la prochaine élection américaine en 2020.

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Travailler dans la musique : un master professionnalisant pointe son nez

Après avoir roulé sa bosse pendant 20 ans en maison de disque, Daniel Findilkian a eu l’idée de fonder une école de management des métiers de la musique et du jeu vidéo (EMIC) avec Thomas Grellier et Bernard Sizey. Elle ouvrira ses portes aux étudiants en septembre 2017 et proposera deux diplômes MBA : un de Management des Industries du Jeu Vidéo, ainsi qu’un MBA en Management des Industries Musicales.

A l’origine de cette création, un constat : le numérique a bouleversé les industries de la musique et du jeu vidéo en profondeur et a obligé les entreprises de ces secteurs à transformer leurs pratiques marketing, de vente et de communication, en mobilisant de nouvelles compétences.
Pour répondre à ces problématiques, les étudiants seront formés en intégralité par des professionnels reconnus du milieu, et seront suivis de manière personnalisée. Pour le détail du cursus et des cours, vous trouverez tout ici.

Avis aux étudiants, les inscriptions sont dès à présent ouvertes. Pour candidater, c’est juste ici. Et pour les petits curieux, la journée porte ouverte se déroulera ce 19 novembre à 15H au 25 rue des Jeûneurs (75002).

Retrouvez toutes les infos sur l’EMIC ici.

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Danse avec les stars 7 : les célébrités ont-elles vraiment eu le temps de s'entraîner ?

Danse avec les stars 7 : les célébrités ont-elles vraiment eu le temps de s'entraîner ?Surprise ! On est jeudi et pourtant TF1 propose Danse avec les stars . En raison de la diffusion, samedi, des NRJ Music Awards, la compétition de danse est avancée. Au grand dam des participants… 

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Jean-Jacques Goldman quitte la France pour s'installer à Londres

Jean-Jacques Goldman quitte la France pour s'installer à LondresLe 29 octobre dernier, Jean-Jacques Goldman quittait Marseille avec sa famille pour s'envoler à Londres. C'est désormais là-bas qu'il réside dans un quartier résidentiel, comme vient de l'annoncer VSD.

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L’Australienne Julia Jacklin réinvente la folk : magnifique découverte

crédit Nick Mc Kinlay

Sur la pochette de l’album Don’t let the kids win, on reconnaît Julia dans un uniforme d’étudiante : le T-shirt de la sororité Kappa Sigma, la mini-jupe en tartan rouge et les sneakers de sports blanches avec les chaussettes relevées jusqu’aux mollets. Elle est assise sur un confortable fauteuil en sky dans un salon typique d’une banlieue kitsch des années 90’s. Quelque chose nous dit que cette pièce l’a vu grandir, qu’elle y est devenue presque étrangère, et qu’elle s’apprête à la quitter. Cette image résume assez bien le premier album de Julia Jacklin : la transition fragile entre la maison chaude et réconfortante de l’enfance où les rêves sont à portée de main, et celle d’un d’adulte responsable qui doit se battre pour faire sa place dans un monde pas toujours rose.

Sans filtre, l’Australienne – originaire des Blue Mountains – livre dans ce disque ses angoisses, peines de coeur, coups durs et en sort grandie, acceptant ce monde de grands tel qu’il est, et non tel qu’elle l’idéalisait :

“Je pense que l’album fait référence à cette transition entre cette jeune personne insouciante qui devient cet adulte responsable, qui réalise que le monde ne te doit rien du tout. Et c’est toi que tu dois bosser dur pour être une bonne personne et pour réussir. Et c’est prise de conscience peut être assez douloureuse.“

Se reconnaissant plus l’âme d’une songwriteuse que celle d’une musicienne aguerrie, Julia met les paroles au premier plan de son oeuvre. Au fil de ses voyages et de ses études, elle consigne dans ses carnets, des fragments de vie qui constitueront le squelette de son album – comme l’épisode émouvant de Same airport, different man où elle se voit grandir au fil de ses allers et retours via l’aéroport de Sydney. A mille lieux d’une écriture ampoulée ou trop poétique, Julia construit un album sous forme de réflexions personnelles, sans filtre, tel un carnet secret :

“Quand j’étais plus jeune et que j’ai commencé à écrire, c’était clairement plus poétique et confus. Mais au bout d’un moment, je ne m’y reconnaissais plus du tout, car je ne ressentais rien de ce que j’écrivais, ce n’était pas réel, et donc ça ne transportait pas non plus mon public. J’ai commencé à écouter des artistes qui donnait un peu plus d’eux même comme Fiona Apple, Leonard Cohen et Father John Misty. Et j’ai réalisé que je voulais faire comme eux, être plus honnête !”

Et cette sincérité se ressent non seulement dans sa plume mais aussi dans son orchestration dépouillée qui lui permet de rejouer facilement ses morceaux en live : “Toutes mes chansons ont été écrites sur ma guitare, dans ma chambre. Je ne voulais pas trop m’éloigner de cette saveur-là.” Pour l’enregistrement, Julia reste ainsi assez sobre : une guitare folk, un peu de batterie et son principal instrument : une voix divine qui flirte avec la country, terriblement touchante et sensuelle. “Je ne voulais pas trop de chichis, ni trop d’instruments ou d’arrangements. Je voulais que ça reste assez minimal”. Et comme chef d’orchestre, elle fait appel au brillant producteur Ben Edwards, remarqué pour son travail avec les néo-zélandais Aldous Harding (une artiste que Julia adore) et Marlon Williams. Ensemble, ils enregistrent tranquillement les 11 pistes en 3 semaines, de manière aussi spontanée que possible.

Peut-être par esprit de contradiction (ou pour faire preuve de maturité), cette grande sensible met un point d’honneur à rassembler sur ce disque des sujets bien plus vastes que l’éternelle ‘breakup song’ : “Je ne voulais pas sortir un album de folk rempli de chansons d’amour. Parce que ça a été fait des millions de fois. Je voulais écrire sur différents types de relations : amour, amitié, amour familial..” Preuves en sont : la douce balade Sweet Step qui évoque son amour maladroit pour la danse, le bijou de pop Pool Party – pourtant parfait pour rouler des pelles sur la pistes de danse – où elle tente de venir en aide à un ami aux pulsions auto-destructrices et Elizabeth, tendre message d’encouragement dédié à une amie musicienne, pour la soutenir dans ses moments de galère.

Quand bien même l’Australienne se débrouille quand même drôlement bien dans ses fameuses chansons célébrant l’amour larmoyant et rose bonbon (Leadlight, LA Dream, Hay Plain), elle excelle et se révèle bouleversante de justesse, quand elle aborde son parcours du combattant pour devenir une adulte. Grandissant au fur et à mesure que l’album avance, Julia se confie ainsi sur le temps qui passe dans Coming of age – le morceau le plus rock de l’album (“I gotta find myself a girl / Who makes me wanna take on the world”) – avant d’avouer sa crainte de ne rater sa carrière d’artiste dans Motherland. Autobiographique et définitivement thérapeutique, l’écriture de Julia la libère progressivement de ses doutes :

“Cette peur de ne pas réussir, elle s’est envolée car je sens aujourd’hui que la notion de succès a changé. Pour moi, elle signifie sortir un album dont je suis fière et que d’autres personnes que ma famille l’écoutent. Donc en ce moment je pense que j’ai réussi et ça me suffit pour me rendre heureuse. Bien sûr, je suis ambitieuse et je veux continuer à l’être mais je suis aussi très reconnaissante pour tout ce qui se passe déjà.”

Et si cette jeune femme exigeante se donne ici un mal fou à grandir, certaines chansons gardent irrémédiablement l’emprunte de cette gamine qu’elle était.. Sans pour autant tomber dans la nostalgie. Après tout, pourquoi raisonner comme un grand quand on peut s’inventer de drôles d’histoires comme sur Small Talk où elle s’amuse à fantasmer une vie meilleure où sa mère ne serait autre que l’égérie Catherine Deneuve et son père, l’acteur américain et sexy Zach Braff. Et pourquoi pas !

Pour clôturer l’album, Julia tente de s’auto-persuader que cette vie d’adulte n’est pas une si grosse affaire, après tout il faut juste continuer à être soi-même. Emouvante balade finale, Don’t Let The Kids Win serre le coeur de notre âme d’enfant, en tentant d’accepter le sort que lui réserve le calendrier. Allez-y, respirez bien fort, ça va aller et puis on a dit grandir, pas vieillir… Tout est une question de point de vue.

“I’ve got a feeling that this won’t ever change
We’re gonna keep on getting older
It’s going to keep on feeling strange”

>>> L’album “Don’t Let the Kids Win” est disponible sur Apple Music

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Le duo anglais Ten Fé va vous remonter le moral avec son nouveau single “Overflow”

crédit : Kate Bellm

En quelques années, que de chemin parcouru par l’écriture du duo londonien Ten Fé (ou Fé, suivant les époque). D’abord hésitante, sinueuse, elle s’est structurée, bodybuildée, approfondie au fil des mois, jusqu’à devenir strictement tubesque. Et quand on dit tubesque, on ne parle pas de petite gloire pour indie-blog, mais bel et bien d’une invasion programmée des ondes radios, à la Coldplay. Le groupe possède en effet l’entrain, la fougue, les mélodies, la passion, mais pas la grandiloquence qui transformerait en péplums pompeux des chansons encore fraîches, nerveuses. Elles font danser comme une BO de Madchester dans une salle de gym.

Elodie avait impressionné en début d’année. Le nouveau Overflow, une fois encore produit par le surpuissant Ewan Pearson (The Rapture, Jagwar Ma, M83) confirme la mutation, offrant au duo chevelu une nouvelle arme de séduction massive pour son nouvel album Hit The Light, qui sortira le 3 février 2017.

En concert à Lille (Aeronef) le 23 mars et à Paris (Pete The Monkey @ Le Pop Up du Label) le 24 mars.

>> L’album “Hit the light” est disponible en pré-commande sur Apple Music.

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Le 12 novembre au Bataclan Sting célébrera "la musique et la vie"

Le 12 novembre au Bataclan Sting célébrera "la musique et la vie"Une star pour ramener la lumière : le Bataclan rouvrira ses portes au public samedi, à la veille du premier anniversaire de l'attaque jihadiste qui a fait 90 morts dans la salle parisienne, avec un concert de Sting, promis à une résonance mondiale.

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Novembre 2016
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