Actu musique

8 novembre 2016

Le Festival Lumières d'Afrique parle du Continent noir autrement

Le Festival Lumières d'Afrique parle du Continent noir autrementJusqu'au 13 novembre 2016, Besançon vibre au rythme du festival Lumières d'Afrique. Au programme de la 16e édition, musique, conférences et projections de films. Parmi les documentaristes sélectionnées dans la compétition, Aïcha Macky et Evelyne Agli. Deux femmes qui parlent de l'évolution de la société dans leur pays respectif : le Niger et le Bénin.

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NRJ Music Awards (NMA) : Britney Spears ne sera pas présente à la cérémonie

NRJ Music Awards (NMA) : Britney Spears ne sera pas présente à la cérémonieMalgré la sortie récente de son album Glory , Britney Spears ne pourra pas être présente sur la scène des NRJ Music Awards , samedi 12 novembre. En voici la raison…

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INTERVIEW - Betty Autier : les MTV EMA, son livre, sa carrière dans la musique…Elle nous dit tout !

INTERVIEW - Betty Autier : les MTV EMA, son livre, sa carrière dans la musique…Elle nous dit tout !La Team Voici était à Rotterdam ce week-end pour les MTV EMA 2016. La célèbre blogueuse française Betty Autier faisait partie du squad de it girls couvrant la cérémonie et nous avons eu l’occasion de la rencontrer. Son livre, son blog, sa carrière dans la musique : la jeune femme nous a fait pas mal de confidences !

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Un nouveau projet de série pour Darren Criss

Un nouveau projet de série pour Darren CrissAprès Glee , Darren Criss planche sur un nouveau projet de série, toujours dans l'univers de la musique. 

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10 groupes à ne pas rater lors des Inrocks festival

Rat Boy © Ben Parks

Rat Boy chronique transversale 

Il est le grand espoir d’une musique anglaise mélangée, secouée : l’héritage Blur, The Clash ou The Streets est porté par ce drôle de petit bonhomme. Rat des villes ou rat des champs ? Résolument Rat Boy des villes, tant ce jeune banlieusard incarne le grand mélange sonique de Londres, où se télescopent dans l’affolement les musiques venues de partout en un joyeux foutoir, un joli défouloir.

A 20 ans à peine, Jordan Cardy s’impose peu à peu comme le grand prétendant au trône anglais, son chroniqueur surdoué et branleur du désœuvrement, l’éternel espoir d’un (mauvais) genre qui refuse avec une classe et une morgue folles de choisir entre rock, pop, lo-fi ou hip-hop – mais fait les poches de tout le monde.
le 18 novembre à Tourcoing (Grand Mix), le 19 à Paris (Cigale), le 20 à Nantes (Stereolux), le 22 à Bordeaux (Rock School Barbey) 

Pumarosa rock mental

La musique de Pumarosa, selon la page Facebook de ces jeunes Anglais, se veut “industrielle et spirituelle”. Et on ne peut pas vraiment leur donner tort en écoutant leurs premiers morceaux, à la fois sombres et lyriques comme des prières jetées vers le ciel.

Mené par la charismatique Isabel Munoz-Newsome, le groupe revendique déjà la liberté du rock d’outre-Manche, qui n’en finit jamais de se réinventer dans les recoins des sous-genres et des influences multiples. Electrique, électronique, dansant, mental, sophistiqué, délicat, aérien : le style de Pumarosa est tout ça à la fois, et semble taillé pour trouver l’amour auprès du plus grand nombre.
le 20 novembre à Paris (Boule Noire)

Her soul sentimentale   

Aucune femme chez Her, mais une musique charnelle, féline. L’œuvre de Bretons aux ambitions vastes, qui détournent la soul vers une électronique langoureuse mais résolument physique sur scène, où l’impitoyable machine à danser sait aussi accueillir la fragilité de deux voix troubles, asexuées et pourtant farouchement sexuelles.

Une tradition venue de la soul, de Curtis Mayfield à Sam Cooke (qu’ils reprennent en beauté), que ces garçons revisitent avec un sens du hameçon mélodique et du gimmick sonique qui pourrait vite virer à la séduction universelle. En costumes lie-de-vin, ils ressemblent à l’orchestre lubrique d’un hôtel de Las Vegas, capitale du vice. Bientôt interdit aux moins de 18 ans.
le 17 novembre à Tourcoing (Grand Mix), le 18 à Paris (Cigale), le 19 à Nantes (Stereolux)

(suite…)

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Saez dévoile "Les enfants paradis" et "Tous les gamins du monde" sur les attentats

Saez dévoile "Les enfants paradis" et "Tous les gamins du monde" sur les attentatsAlors qu'il lancera en décembre "La tournée du manifeste" au Bataclan, Saez vient de mettre en ligne deux titres gratuits, dans lesquels il évoque les attentats du 13 novembre et ceux de "Charlie Hebdo". Ecoutez "Les enfants paradis" et "Tous les gamins du monde" sur Pure Charts !

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Lorde annonce la sortie de son prochain album

Lorde annonce la sortie de son prochain albumMUSIQUE - C’est pour bientôt… 

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Robbie Williams: bientôt un retour avec Take That?

Robbie Williams: bientôt un retour avec Take That?Le chanteur britannique a laissé entendre que le mythique groupe pourrait se reformer. Près de 26 ans après la création du collectif, l'artiste multiplie les projets. Pour l'heure, il vient de sortir son nouvel album.

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Gandi Lake va illuminer votre mois de novembre

crédit : Xavier Reim

En 2013, on découvrait le trio Gandi Lake dans un court-métrage un brin flippant, dévoilant l’univers psyché-barré de leur premier EP éponyme :

Soutenue par la pépinière du Cargo (salle des musiques actuelles de Caen), la famille de Gandi Lake s’est depuis agrandie pour devenir un quintet rassemblant le guitariste Frederic, clavieriste Adrien, chanteur Colorado, batteur Arthur (également croisé chez Granville) et un petit dernier : le bassiste Joseph.

Après un détour remarqué aux Trans Musicales de Rennes et au festival Beauregard, la bande revient avec un second essai baptisé Them, définitivement plus pop. Mis en boite au studio du Hammeau dans le Perche en compagnie du réalisateur Peter Bannier (ex Gomina) et de l’ingénieur du son Julien Trimoreau (ayant bossé pour Camille, Izia, The National), découvrez l’ep Them – en écoute ci-dessous :

Amorçant un virage artistique avec le titre inaugural The Insider, les Caennais quittent leurs influences 60’s pour des contrées un peu plus modernes. En effet, impossible de ne pas voir un peu des Belges de Balthazar dans ce timbre de voix sombre et dandy. Quant à Whites Lines, guidé par une ligne de basse irrésistible et une flopée de synthés, il semble possédé par un vieux démon de Kevin Parker. Plus classique, le refrain de Fearless mord clairement dans le patrimoine britpop d’Oasis. Enfin Winchester ouvre la porte à un registre un peu plus gai et enjoué.

L’EP Them est en vente uniquement sur Bandcamp, et sera bientôt disponible sur toutes les plateformes digitales et en vinyle pour noël (une bonne idée de cadeau). Rendez-vous jeudi 10 novembre pour la release party de Gandi Lake à l’Espace B (16 rue Barbanègre, Paris 19)

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Réouverture du Bataclan : le concert de Sting déjà complet

Réouverture du Bataclan : le concert de Sting déjà completLes places mises en ventes mardi matin pour le concert de Sting samedi, marquant la réouverture du Bataclan un an après l'attaque jihadiste qui a fait 90 morts en son sein, se sont toutes écoulées en moins d'une demi-heure, selon la salle parisienne.

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"Faut pas lui dire" : Jenifer de retour au cinéma dans une comédie girly (bande-annonce)

"Faut pas lui dire" : Jenifer de retour au cinéma dans une comédie girly (bande-annonce)Alors qu'elle vient de publier son nouvel album "Paradis secret", Jenifer sera à l'affiche du film "Faut pas lui dire" le 4 janvier prochain. La chanteuse y campe une mère célibataire "parfaite". Regardez les premières images !

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Un an après le Bataclan, les salles de concert sont-elles plus sûres ?

Un an après le Bataclan, les salles de concert sont-elles plus sûres ?Après la tuerie au Bataclan, les salles de spectacle ont dû adapter leurs mesures de sécurité et multiplier le recours aux vigiles. Les fans de spectacle ont retrouvé l'envie de sortir mais sont très attentifs à la sécurité, en particulier à l'extérieur des salles de concert.

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Disques : M. Pokora tient tête à Black M, Tal et Jenifer

Disques : M. Pokora tient tête à Black M, Tal et JeniferLe chanteur conserve la tête du Top Albums français tandis que Tal et Jenifer démarrent moins bien qu'avec leur précédent album.

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Réouverture du Bataclan: L’intégralité des places pour le concert de Sting vendue en moins d’une heure

Réouverture du Bataclan: L’intégralité des places pour le concert de Sting vendue en moins d’une heureMUSIQUE - Comme le rapporte le site de BFM TV, un millier de places a été vendu ce mardi en 45 minutes…

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Sting affiche complet en moins d'une heure pour la réouverture du Bataclan

Sting affiche complet en moins d'une heure pour la réouverture du BataclanMUSIQUE - Les places mises en ventes mardi matin pour le concert de Sting samedi 12 novembre, marquant la réouverture du Bataclan un an après l'attaque djihadiste qui a fait 90 morts en son sein, se sont toutes écoulées en moins d'une heure, indique la salle parisienne.

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Chance the Rapper a trouvé le moyen de donner envie aux jeunes de voter pour la présidentielle américaine

Chance the Rapper a trouvé le moyen de donner envie aux jeunes de voter pour la présidentielle américaineÉTATS-UNIS - À la veille du vote décisif pour l'élection présidentielle américaine, les États-Unis tenaient déjà l'une des belles images du scrutin. Lundi 7 novembre, les rues de Chicago se sont effectivement remplies de jeunes déterminés, marchant en cortège. Des manifestants? Non, des votants, surmotivés par la musique et les mots d'un homme: Chance the Rapper.

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"The Voice" 6 : une nouvelle règle surprenante pour les auditions à l'aveugle !

"The Voice" 6 : une nouvelle règle surprenante pour les auditions à l'aveugle !Petite révolution dans "The Voice" ! Alors que le tournage de la sixième saison, avec M. Pokora dans le jury, a débuté cette semaine, une nouvelle règle fait son apparition pour les auditions à l'aveugle… Explications !

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Saad Lamjarred : La pop star marocaine accusée de viol reste en prison

Saad Lamjarred : La pop star marocaine accusée de viol reste en prisonPlacé en détention provisoire fin octobre, le jeune chanteur populaire poursuit son séjour derrière les barreaux.

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Adele est la Britannique de moins de 30 ans la plus riche

Adele est la Britannique de moins de 30 ans la plus richeMUSIQUE - Son compte en banque est bien fourni…

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Présidentielle américaine: Lady Gaga, Bruce Springsteen et Beyoncé réaffirment leur soutien à Clinton

Présidentielle américaine: Lady Gaga, Bruce Springsteen et Beyoncé réaffirment leur soutien à ClintonMUSIQUE - Cette année, le penchant pour la démocrate est sans précédent, le républicain Donald Trump n’ayant reçu le soutien de quasiment aucun musicien américain de renom…

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Madonna donne un concert surprise à New York pour Hillary Clinton (VIDÉOS)

Madonna donne un concert surprise à New York pour Hillary Clinton (VIDÉOS)Surprise ! Afin de soutenir Hillary Clinton, avant les élections présidentielles aux Etats-Unis, Madonna a surpris ses fans en improvisant un concert acoustique en plein coeur de New York hier soir. Regardez !

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Bruno Mars dévoile les dessous de sa collaboration avec Adele

Bruno Mars dévoile les dessous de sa collaboration avec AdeleMUSIQUE - Les deux chanteurs ont eu des désaccords autour de quelques paroles…

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Bruce Springsteen affiche son soutien pour Hillary Clinton

Bruce Springsteen affiche son soutien pour Hillary ClintonBruce Springsteen a donné un concert à Philadelphie. A l'instar de Madonna, le chanteur soutient activement Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche.

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Les Fils de Vénus organisent les soirées dont vous rêvez à Paris

Cinq Fils de Vénus sur sept (crédit : Felipe Barbosa pour Les Inrockuptibles)

Comment s’est monté Fils de Vénus ?

Olivia – La première soirée date du 14 février 2011. On était un groupe de copains alcoolisés qui voulait organiser de grosses soirées, passer des disques dans des bars. Un jour, il n’y a plus eu assez de place dans les bars donc on a bougé en club. C’est aussi simple que ça. Nos membres changent en fonction des années, de nos emplois du temps. C’est une organisation mouvante. On trouvait qu’il n’y avait pas forcément de soirées qui nous correspondaient et dans lesquelles on se trouvait complètement bien. On voulait retrouver l’ambiance des soirées en appartement. Entre copains mais en plus grand.

Cyril – Il existait de grosses soirées LGBT comme les Flash cocotte mais personnellement, j’avais encore du mal à trouver ma place. Le but avec Fils de Vénus était de mélanger des publics. C’était rafraîchissant.

Olivia – On ne se sentait pas forcément bien dans les soirées uniquement hétéros, pareil pour les soirées hyper communautaires. On ne voulait pas faire ce genre de choix à 19 ans. On voulait juste sortir entre copains, pas réfléchir à notre sexualité.

Vos soirées sont un peu dispersées, on a parfois du mal à s’y retrouver…

Cyril – Le but est toujours de brasser, d’ouvrir. C’est aussi pour ça que projeter des images érotiques voire pornographiques comme on a pu le faire lors de nos soirées Trash Romance au Batofar (13e) reste important pour nous. On a aussi des stands de sensibilisation, comme SOS homophobie.

Vous êtes donc investis sur un plan militant également ?

Olivia- Il ne s’agit pas d’être investi ou non. L’objectif de la teuf c’est que les gens s’embrassent, rentrent ensemble. Tu ne peux pas être complètement désensibilisé et ne pas t’intéresser à certaines questions comme la lutte contre le sida. Je ne crois pas que l’on soit un collectif “politique” à proprement parler, mais nous voulons garantir le bien être de chacun. C’est une manière politique de proposer de la nuit à Paris.

Et l’ouverture au Grand Paris vous y pensez ?

Olivia – Plein de gens le font déjà très bien comme La Mamie’s.

Arthur – Et nous ce qu’on aime c’est le côté petite salle, le côté suant. On parlait de films érotiques, c’est ce décor-là qui nous intéresse. Le club, pas le hangar. Le hangar c’est une autre musique, une autre gestion de la fête. Ce n’est pas la même chapelle tout bêtement. Souvent la proximité avec 2000 personnes devient chiante, tu peux te sentir perdu.

fdv

Vous envisagez des soirées régulières dans un même lieu ?

Olivia – Ce n’est pas l’objectif, même si on est en train de monter une série de soirées club petit format à la chaufferie du Moulin Rouge (18e) à partir de janvier 2017, pour retrouver le côté suant et petite capacité qu’on aime beaucoup. Pour prendre des risques aussi en termes de programmation, sans booker de têtes d’affiche.

Arthur – C’est excitant de changer d’endroits, de formats.

Comment choisissez-vous les lieux ?

Olivia – Le Badaboum (11e) nous correspond bien car la jauge est de 400 places c’est cool. Ça reste humain, tu n’es pas collé-serré. Et la programmatrice du lieu nous fait confiance, on se sent soutenus.

Comment vous organisez-vous sur la prog’ ?

Olivia – On s’envoie de la musique dans des boucles de mails. On fait des brainstormings ensuite. Tout le monde n’a pas le temps de tout écouter mais à partir du moment où 3-4 personnes sont d’accord, ça suffit. Ensuite ce sont des questions de timing, d’argent. Il y a souvent un délai très long entre le moment où on décide de booker quelqu’un et le moment où on le booke. Il faut souvent qu’on attende que l’artiste monte une tournée en Europe pour pouvoir l’avoir moins cher sans louper l’exclu française… La plupart du temps on ne les a jamais vus en live. Il y a donc toujours le risque que ça soit mauvais. Mais on a été très rarement déçu.

Comment avez-vous découvert Abra et Tommy Genesis ?

Olivia – Sur internet. Abra bénéficiait déjà d’un mini buzz avec des chansons cool, et Tommy Genesis était sur Awful Records, le label de Father, qu’on a d’ailleurs aussi programmé.

Arthur – Internet et Youtube ont changé notre conception de la musique et de la découverte je pense. Avant, tu piochais dans les bacs de la Fnac où les artistes étaient classés par ordre alphabétique. Maintenant Youtube te fait automatiquement passer de Abra à Tommy Genesis, à Father, à ILoveMakonnen. Ce qui tisse un réseau propre à Internet. C’est un fil rouge très intuitif.

Il y a cet éternel discours qui reproche à Paris de ne pas être une ville de la fête, d’être moins bien que Berlin par exemple. Qu’en pensez-vous ?

Arthur – Il y a dix ans, je trouve que Paris était mort et cher. Mais je ne comprends pas comment on peut dire ça aujourd’hui. Il y a pleins de lieux qui ouvrent. Il y a moins le côté friche industrielle généralisée qu’à Berlin c’est sûr. Mais des lieux comme A la folie, en bordure ou hors de Paris, font en sorte que le périph’ soit de moins en moins une ceinture mentale. Je trouve qu’il y a juste une méconnaissance. Il faut connaitre les bons endroits, les bonnes programmations. Ce ne sont souvent pas des lieux répertoriés comme le Rex, mais des soirées qui vagabondent. Il faut les suivre. C’est là qu’on va écouter les musiques qu’on écoute vraiment sur Internet. Il y a aussi ma web radio “Hotel Radio” que je recommande </div>
<p class=Les Inrocks - Musique

Le son du jour #45: noctambule comme Society of Silence

Le son du jour #45: noctambule comme Society of SilenceAssocié aux soirées Concrete, le beau duo techno parisien Society of Silence offre son nouveau maxi au label Concrete Series 4AM, consacré à la musique de piste de danse du tout petit matin.

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Interview fleuve avec Clive Langer, producteur légendaire de Bowie et Morrissey

crédit : Clare Muller

Le curriculum vitae de Clive Langer se lit comme un très beau livre anglais, où se croisent quelques-uns des plus délicats conteurs de la petite vie britannique : David Bowie, Morrissey, Elvis Costello, Madness, les Dexys Midnight Runners… “Il me manque Blur”, sourit le pétillant sexagénaire. A Liverpool, Clive est une légende, pour avoir avec son groupe Deaf School accompagné en totale excentricité les seventies du néant vers le punk rock.

Le journaliste Paul du Noyer n’a d’ailleurs pas hésité à les décrire comme “le second groupe le plus important de Liverpool”. Dans son sillage, toute une génération de jeunes groupes allaient réveiller Liverpool : Echo & The Bunnymen, Teardrop Explodes, Dead Or Alive, Frankie Goes To Hollywood, Lightning Seeds… Mais le destin a très vite placé Clive Langer, éternellement accompagné de son complice Alan Winstanley, de l’autre côté de la table de mixage. Car cette carrière prestigieuse de producteur n’était pas prévue : mais comment dire non aux projets quand on commence par un numéro un dans les charts et qu’on collectionne ensuite les triomphes ? Pendant plus de trente ans, Clive Langer oubliera donc qu’il était musicien. Jusqu’à un réveil violent, à 60 ans : besoin de faire partie d’un gang, de faire du bruit entre amis. Le groupe sera The Clang Group et il sort son premier album Practice. Un vif et vibrant hommage à toutes les musiques qui ont excité Clive Langer, du punk au glam, mais jouées avec la fougue et l’innocence de gommeux, d’ados. L’occasion rêvée de revisiter une carrière richissime.

Quel est le premier son qui t’a marqué, intrigué ?
La guitare électrique des Shadows. Je suis né en 1954, j’ai grandi avec la pop-music, elle changeait constamment. J’étais fasciné par les guitares électriques des Ventures, des Shadows, rien ne sonnait comme ça dans la vie. Tout sonnait neuf, révolutionnaire, comme les Tornados. A la maison, c’est mon frère aîné qui achetait les disques, je suis devenu mordu à 7 ans. On m’a alors acheté une guitare, sur laquelle j’ai appris quelques accords. J’étais encore en primaire quand j’ai formé mon premier groupe, nous jouions même le samedi en vedette américaine au cinéma Odeon de notre quartier.

La musique était-elle importante à la maison ?
Pas vraiment. Mon père était un réfugié juif-polonais, il avait perdu toute sa famille dès le début de l’invasion du pays par les Nazis. Il a alors soudain perdu la foi, tourné le dos à la religion. Ma mère, elle, vient des quartiers Est de Londres, où la musique a toujours été importante. Elle jouait un peu de piano.

Qu’est-ce qui a scellé ta passion pour la musique ?
Le premier album de Bob Dylan. Nous avions une cousine aux Etats-Unis, qui est venue nous rendre visite à Londres. Elle nous a demandé ce que nous voulions qu’elle apporte. Moi, j’avais réclamé Dylan, dont mon frère m’avait parlé. Grâce aux Beatles et à leur succès, la musique était partout, on était informé de tout, il n’y avait même pas besoin de chercher. Je me souviens de notre disquaire de quartier, à Hampstead. Quand Sergent Peppers est sorti, il y avait une telle demande qu’il avait empilé les albums du sol au plafond, je n’ai jamais revu ça. J’ai grandi au rythme des Beatles, de leurs mutations. Quand j’ai atteint l’adolescence, j’étais obsédé par la musique. Il y avait quelques clubs dans le quartier, dont le légendaire Klooks Kleek à Hampstead, où jouaient des gens comme John Mayall ou Julie Driscoll. J’étais trop jeune pour entrer alors je m’y glissais par la sortie de secours. Chaque mercredi il y avait un concert et je n’en ratais aucun : la première tournée de Led Zeppelin, Cream, Family… A l’école, on s’arrachait l’hebdo Melody Maker. On entendait aussi tous ces singles incroyables dans les fêtes foraines. Quand je n’écoutais pas de la musique, j’en jouais : il n’y avait que ça dans ma vie. Tous mes copains étaient pareils, ils avaient tous un piano ou une guitare chez eux, on glandait d’une maison à l’autre. A 13 ans, on était tous hippies, on fumait des pétards, on écoutait du blues. Mon meilleur copain était Ben Barson, le frère de Mike qui allait plus tard fonder Madness. Ben était un musicien plus accompli que nous, on jouait ensemble pendant des heures.

Tu jouais déjà dans des groupes ?
J’ai attendu mes 15 ans pour ça, en 69 ou 70. Je partageais ces groupes avec Julien Temple, qui est devenu réalisateur des années plus tard (The Great Rock And Roll Swindle etc.). On en avait un spécialisé dans le free-jazz, où chaque membre se rêvait John Coltrane. Moi je jouais de la guitare ou de la contrebasse, on s’amusait beaucoup. L’autre était un collectif baba-cool, influencé par Crosby, Stills, Nash & Young, dans lequel il était plus facile de composer.

Tes parents étaient-ils inquiets ?
Ils ne savaient rien de mes activités, surtout en ce qui concerne les joints. Je voulais les protéger. En 1968, mon grand-frère a pris un acide dont il n’est jamais revenu. Exactement le même cas de figure que Syd Barrett. Il est toujours en vie, je le vois tous les jours, mais il n’est plus là. J’ai préféré mentir à mes parents plutôt que de les inquiéter encore plus. Plus tard, vers 16 ans, j’ai laissé tomber la dope, qui m’isolait, me coupait du monde. J’ai alors commencé à boire.

Comment t’es-tu retrouvé à Liverpool au début des annés 70 ?
J’ai foiré l’équivalent du bac et la seule matière où je m’en suis bien sorti était l’art. Heureusement, il y avait les art-schools. J’ai donc posé ma candidature à une école liée à une scène musicale : Canterbury pour Soft Machine et Caravan. J’ai immédiatement rencontré ces musiciens et un des profs était Ian Dury, qui jouait alors avec Kilburn and the High Roads. En découvrant ce groupe, j’ai immédiatement rejeté les trucs hippies comme Caravan. J’ai alors dû changer d’art-school pour poursuivre mes études et j’ai logiquement choisi celle de Liverpool, où était allé Lennon. Chacune de mes décisions étaient liées à la musique (rires)…

As-tu facilement été accepté à Liverpool ?
Lors du premier trimestre, j’ai rencontré Steve Allen, le seul mec de l’art-school qui portait des pantalons étroits alors que tous les étudiants en étaient encore aux pattes d’éph. Il étudiait la poésie, avait une veste en cuir, on aurait cru Lou Reed. Je jouais alors avec le Portsmouth Sinfonia, un orchestre où les compétences n’étaient pas nécessaires. C’était un concept plus qu’un orchestre symphonique, ce qui nous a pas empêché de jouer au Royal Albert Hall de Londres (Brian Eno était également membre… Quand on a commencé à parler de fonder un groupe, Deaf School, avec Steve Allen, on s’est dit qu’on chercherait des gens passionnants plutôt que des virtuoses. Steve adorait Roxy Music, c’était notre famille. On aurait pu recruter un super batteur à cheveux longs, mais on a préféré en choisir un avec une allure, du chien. Petit à petit, nous nous sommes retrouvés à quatorze. Notre premier concert, à la fête de Noël de notre art-school, a beaucoup plus, nous avons ensuite vite joué dans un club de Liverpool : c’était parti. Au bout d’un an, on avait conquis aussi bien les étudiants que les gamins des faubourgs de Liverpool. On l’oublie aujourd’hui, mais en ce milieu de seventies, la scène de Liverpool était inexistante. A part Supercharge et Nasty Pop, il n’y avait rien. Du coup, avec Steve, on descendait à Londres les week-ends pour aller voir des groupes, on dormait ensuite chez mes parents. On découvrait la scène pub-rock, Dr Feelgood, Revelators, les 101ers de Joe Strummer…

Comment Liverpool a repris la main ?
Avec l’ouverture du club Eric’s en 76. Il existe des maniaques qui dressent, ville par ville, des arbres généalogiques des scènes locales. Celui de Liverpool, de la scène punk/post-punk démarre avec Deaf School. De là découlent Echo & The Bunnymen, Teardrop Explodes, Lightning Seeds, Dead Or Alive, Frankie Goes To Hollywood : tous ces gosses venaient nous voir au Eric’s. Le journaliste Paul Du Noyer a écrit un jour que Deaf School était le groupe de Liverpool le plus important après les Beatles. Nous n’étions sans doute pas le second meilleur groupe de Liverpool, mais sans discussion l’un des plus influents. L’époque voulait ça, tout était à réécrire et nous étions là, au bon moment, juste avant l’explosion punk. Nous avons assuré la transition entre l’ancien et le nouveau régime. La même vague a remodelé Manchester, Birmingham, Glasgow… Pourtant, à Londres, on nous regardait de haut, Deaf School n’était pas assez punk à côté des Sex Pistols. Nous avons peut-être été le premier groupe new-wave ! Quand nous avons finalement sorti notre premier album en 76, nous étions déjà dépassés par Clash et les Pistols. Nous étions trop cabarets, pas assez bruyants et agressifs pour l’époque. Les Stranglers, qui n’étaient pas du tout punks, l’ont bien compris et ont joué ce jeu.

Quels sont vos souvenirs d’Eric’s ?
Le timing et la taille de la salle étaient parfaits. Eric’s a accompagné cette effervescence du pub-rock, puis du punk-rock. Tous ces musiciens y jouaient, ainsi que John Lee Hooker ou des groupes jamaïcains. Je préférais nettement voir ces groupes à Liverpool qu’à Londres, l’ambiance était détendue, presque familiale. Nous avons essuyé les plâtres d’Eric’s avec Deaf School, c’était un peu chez nous. On venait y boire des coups pendant que sur scène, on découvrait de jeunes inconnus : Devo, Talking Heads, Joy Division… On passait aussi beaucoup de temps à découvrir la musique chez le disquaire Probe, juste à côté.

Contrairement à Manchester, Liverpool n’a quasiment pas infanté de groupes punks.
Manchester, c’était presque un autre pays, mais nous y étions plutôt bien accueillis. A Liverpool, les groupes locaux étaient nettement plus artys, les looks étaient plus extravagants. Les punks du Nord de l’Angleterre n’étaient pas agressifs, car leurs villes l’étaient déjà assez comme ça. Il suffisait d’avoir les cheveux hérissés pour se faire tabasser dans la rue à Liverpool… Il y a eu une cassure alors. Je suis tombé dingue de The Clash, à tel point que Deaf School me paraissait dépassé. Nous étions trop nombreux, beaucoup de membres ne voulaient pas me suivre dans cette nouvelle voie. Deaf School était un cirque, une troupe théâtrale : je voulais un groupe. Après avoir aidé les débuts de Big In Japan, j’ai fondé mon propre groupe : Clive Langer & The Boxes. Je me suis alors mis sérieusement au songwriting. Nous avons alors tourné avec Elvis Costello, jusqu’à ce que je me rende compte qu’on n’allait nulle part. J’avais alors enregistré trois albums avec Deaf School, en m’intéressant de plus en plus à la production, je n’en perdais pas une miette en studio. Si bien que j’ai proposé aux gars de Madness, tous fans de Deaf School, de les aider à produire leur premier single. Ils s’appelaient encore The North London Invaders et je suis allé les voir en répétition. Ils m’ont joué My Girl, j’ai été estomaqué. Ils avaient déjà de l’allure, c’étaient des durs… Je leur ai proposé de produire une chanson en huit-pistes, The Prince. Jerry Dammers des Specials l’a entendue et l’a sortie sur son label, 2 Tone. Entre-temps, ils étaient devenus Madness. Et moi, leur producteur. Quelques mois plus tard, toujours en 79, on sortait le single One Step Beyond. Je me suis retrouvé en studio avec un type que j’avais déjà vaguement croisé : Alan Winstanley. Notre première collaboration, il y en aura des dizaines. Lui, c’était l’ingénieur, il avait toutes les compétences pour ça ; moi, comme j’avais été musicien, mon rôle était plus dans la psychologie, le dialogue. Notre première collaboration, sur l’album de Madness, a été un tel succès que tout le monde nous voulait : Teardrop Explodes, Bette Bright… Pour la première fois de ma vie, j’avais des singles dans les charts ! Et pendant trente ans, je n’ai plus eu le loisir de jouer dans un groupe. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai formé The Clang Group : j’ai enfin un peu de temps devant moi ! Et j’avais besoin de retrouver ce plaisir de gang : les deux autres membres du groupe jouaient dans Deaf School. A mon âge, le seul risque, c’est d’oublier les paroles (rires)…

Qu’est-ce qui a transformé la paire Alan Winstanley/Clive Langer en une telle usine à tubes ?
Dès Madness, nous avions prouvé que nous pouvions apprivoiser des artistes à fortes personnalités. Nous sommes devenus spécialistes des cas difficiles. Je n’hésitais pas à faire des suggestions dès les locaux de répétition, pour montrer aux groupes où pouvaient aller leur chanson. Je n’ai jamais hésité à dire à un groupe qu’il avait tort de ne pas m’écouter. La démocratie est une vilaine chose pour la musique (rires)… Mon avantage, c’est que je comprenais leur langue. Quand Billy McKenzie des Associates me demandait “plus de ciel bleu” dans une chanson, je voyais où il voulait en venir. Ce genre de discours rendait Alan Winstanley fou mais comme il est massif, les artistes s’écrasaient devant lui. Quand nous nous sommes retrouvés en studio avec les Dexys Midnight Runners pour leur second album Too-Rye-Ay et son single Come On Eileen, leur leader Kevin Rowland avait déjà tout en tête. Mon seul rôle était de le guider, de ne pas le laisser se perdre : avec lui, ça aurait pu prendre un an. A cette époque, tout prenait du temps, toutes les idées neuves étaient complexes à mettre en œuvre : par exemple, si vous vouliez un piano joué à l’envers, il fallait manipuler les bandes, couper, coller. Aujourd’hui, ça se fait en un clic. Contrairement à Trevor Horn, qui se servait de Frankie Goes To Hollywood ou Propaganda comme cobayes pour finalement publier ses propres disques, nous étions vraiment au service des artistes. Mais il n’y a pas une règle. Regardez le football : Arsene Wenger a gagné le championnat en étant posé, feutré. Alex Ferguson l’a gagné en étant agressif, dur. Il y a de la place pour moi et Phil Spector – même s’il aurait mieux fait de reconcentrer sur la musique au lieu de sortir des merdes pendant des années.

Tu as sorti des merdes toi aussi ?
Oui. Nous avons connu un énorme succès aux Etats-Unis avec le groupe Bush dans les années 90 et du coup, tout le monde nous voulait là-bas. Nous y sommes partis mais sans jamais nous intégrer. Je buvais trop, ça les choquait. Pour la première fois de ma vie, je me suis fait jeter d’un studio… Je me sens très, trop britannique pour les Etats-Unis… Je trouve que les Américains jouent mieux, mais que les Anglais ont plus d’idées.

Un de tes plus beaux tubes reste Shipbuilding de Robert Wyatt, que tu as composé en 82.
Quand je produis un artiste, il y a toujours des temps morts que j’occupe en jouant sur un piano. Je rêvais de travailler avec Robert Wyatt, un de mes chanteurs préférés de tous les temps avec Bowie… Et un jour, en pianotant, j’ai trouvé la mélodie de ce qui allait devenir Shipbuilding. Je me suis retrouvé à une soirée chez Mick Lowe avec Costello, je lui ai parlé de cette chanson que j’avais composée pour Wyatt pour laquelle je butais sur les paroles. Il a alors spécifiquement écrit pour Robert Wyatt cette chanson sur la guerre des Malouines, en prenant en compte sa diction très particulière, comme un langage parlé. Quand nous avons entendu le résultat, nous nous sommes appelés avec Costello, lui en Australie, moi aux Etats-Unis… “Ce sont les meilleures paroles que j’ai jamais écrites !” “C’est la meilleure mélodie que j’ai jamais composée !” J’ai éclaté en sanglot la première fois que je l’ai entendue.

Y-a-t-il une dimension solitaire, frustrante dans ton travail ?
Oui car on vit au quotidien avec un groupe pendant des mois et soudain, il disparaît, vous abandonne, part en tournée. Et pendant que ces musiciens voyagent et donnent l’impression de s’éclater, vous, vous retournez à vos manettes, dans le noir. Plus nous avions de succès, plus nous vivions enfermés. A un moment, nous produisions trois albums en même temps, dans trois studios différents, il fallait cavaler de l’un à l’autre.

Tu as flippé parfois ?
Je n’ai jamais vu un bordel à la hauteur des sessions de Weekender, le single que nous avions produit pour les gouapes de Flowered Up (il secoue la tête)… Beaucoup de nuits blanches et de drogues. Ils se battaient entre eux. J’ai même dû gober mes premiers ecstas pour tenter de les suivre. Un demi-cacheton, je ne les suivais pas bien loin (rires)… Il a fallu une semaine pour enregistrer un seul single !

Suis-tu les nouveaux groupes ?
J’écoute religieusement BBC Radio 6 pour me tenir informé, j’entends beaucoup d’idées neuves, fraîches, qui doivent beaucoup aux nouvelles technologies que je n’ai pas suivies. Je ne suis pas un geek, je me fous du matériel, des logiciels… Mais là, quand j’entends comment des jeunes groupes découpent les guitares, ça me passionne. Mon fils fait ça très bien avec son groupe Man Like Me. D’ailleurs, quand il écoute mon nouvel album, il m’imite en forçant le trait, en chantant comme Bowie, en se foutant de ma gueule. Il m’a demandé si nous allions sortir des t-shirts. C’est bon signe je pense.

Dois-tu parfois, en studio, arracher les idées aux musiciens ?
J’ai travaillé pendant un an et demi avec Morrissey, j’ai fini par comprendre comment le traduire, comment il fonctionnait, comment travailler avec lui. Ça a été une collaboration importante pour moi, car elle a duré beaucoup plus longtemps que prévu et nous nous sommes quittés en bons termes, ce qui est apparemment rare. Nous n’étions censés ne passer qu’une semaine en studio, mais nous avons fait tout l’album Kill Uncle. Un disque sorti en pleine période Happy Mondays/Stone Roses et donc complètement massacré à l’époque. Je mettais en musique ses petites vignettes, il restait la plupart du temps dans sa chambre. Il vit dans un autre monde, mais si vous faites l’effort de l’y rejoindre, c’est gratifiant. Il faut aller vers lui, interdire la viande à la cantine, oublier votre famille, votre personnalité même… Ce qui m’a surpris chez lui est sa musicalité : vous lui donnez une chanson avec des ponts et des refrains et il revient en ayant transformé le pont en refrain et vice-versa. Sa méthode n’est pas conventionnelle mais elle fonctionne à merveille. Il est vraiment loin des musiciens de rock avec qui je travaille usuellement (rires)… C’est un garçon très poétique, très sensible, qui vit avec des œillères. Ce qui m’a vexé, c’est qu’il n’aimait pas Deaf School à l’époque : il nous préférait les New York Dolls (rires)…

Comment s’est passé ta collaboration avec David Bowie ?
C’est grâce à Julien Temple, mon copain d’adolescence. Quand il a réalisé le film Absolute Beginners, il nous a demandé de superviser la BO. Bowie devait y chanter la chanson Absolute Beginners et il a accepté qu’on le produise. La première rencontre a eu lieu au St James Club, je me pinçais. Il nous a accueillis dans sa chambre, avec des bières, tout était très détendu. Il nous a fait écouter la maquette de la chanson, que nous avons pas mal modifiée, rallongée, avec du saxo à la fin. Comme on bossait pour le cinéma et que c’était Bowie, on s’est lâché, on a fait venir six saxos barytons, sans regarder à la dépense. C’était totalement… épique. Bowie était ravi, si bien que j’ai passé le réveillon avec lui en Suisse, nous avons traîné ensemble pendant un an ou deux. Pendant que nous enregistrions Absolute Beginners en juin 85, il m’a demandé si ça m’embêtait que Mick vienne nous rejoindre. J’ai dit OK. Le Mick en question, c’était Mick Jagger, avec qui il devait faire le single Dancing In The Streets pour une œuvre caritative. Du coup, on a enregistré leur single le jour même ! Mais autant Bowie était amical, facile, autant je me suis immédiatement méfié de Jagger. Comme nous avions du temps avec Bowie, nous l’avons fait enregistrer la chanson Absolute Beginners avec différent styles de voix, un coup Iggy Pop, un coup Bruce Springsteen… On a vraiment bien rigolé. Tout cela est resté dans les tiroirs. Le gros souci, c’est qu’avec Bowie, j’ai eu l’impression d’avoir atteint mon sommet, qu’il ne me restait plus rien à espérer, à attendre. J’ai vécu une sorte de dépression post-Bowie.

Avec quelles autres idoles aurais-tu aimé travaillé ?
John Lennon, ç’aurait été pas mal ! J’ai failli aussi travailler sur le second album des Foo Fighters, j’ai même eu plusieurs rendez-vous avec Dave Grohl. Mais je lui ai dit qu’il devrait revenir à la batterie. C’est à ce moment précis que j’ai perdu le boulot (rires)…

Ferais-tu ce travail gratuitement ?
Ça reste un business, il y a toujours des gens qui gagnent de l’argent avec la musique. Mais j’aime ma vie, j’ai toujours été heureux de ce qui m’arrivait. Je ne le savais pas à l’époque, mais je dois ma vie à mon obsession d’enfant pour la pop-music. Tout vient de là : mes premières rencontres, mon départ pour Liverpool, mes premiers groupes… L’album du Clang Group, c’est un hommage à cette chance, à cette obsession, de la musique des années 50 à aujourd’hui. Mais quand on a travaillé avec des gens comme ceux que j’ai produits, on ne peut pas se rater, il faut écrire quelques chansons. Ecrire, ça empêche de vieillir.

>>> L’album “Practice” de The Clang Group” est disponible sur Itunes (Domino/Sony)

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