Actu musique

27 octobre 2016

Les Pussy Riot étrillent Donald Trump dans un clip qui ne laisse pas indemne

Les Pussy Riot étrillent Donald Trump dans un clip qui ne laisse pas indemneLe groupe punk féminin et féministe russe Pussy Riot s'en prend à Donald Trump dans un clip sulfureux, violent et dérangeant dévoilé jeudi, et dans lequel les musiciennes imaginent ce que deviendraient les États-Unis si le candidat républicain parvenait à être élu président… Attention, certaines images peuvent choquer.

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VIDÉO. Loïc Nottet, gagnant de «Danse avec les stars», dévoile son nouveau singleMUSIQUE - Le clip de « Million Eyes » a été mis en ligne ce jeudi soir…

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VIDEO. Dans le dernier clip de Black M, Vincent Cassel rejoue une scène de «La Haine»MUSIQUE - Le personnage de Vinz a changé mais sa rage et sa violence verbale sont restées les mêmes…

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Mickaël (La France a un incroyable talent) a été contacté par une maison de disque !

Mardi dernier, Mickaël avait ému le public ainsi que le jury de La France a un incroyable talent en interprétant une chanson en hommage à sa mère disparue. Aujourd’hui, le jeune homme est déjà sollicité par producteurs.

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Saam Lamjarred : le chanteur et ami de Gad Elmaleh arrêté à Paris pour agression sexuelle

Saam Lamjarred : le chanteur et ami de Gad Elmaleh arrêté à Paris pour agression sexuelleLe célèbre chanteur marocain Saad Lamjarred, vient d’être placé en garde à vue pour agression sexuelle avec violence.

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Kesha vs Dr. Luke, une affaire loin d’être réglée

Kesha vs Dr. Luke, une affaire loin d’être régléeMUSIQUE - La chanteuse accuse le producteur de l’avoir violée et de lui avoir imposé des conditions de travail mettant en péril sa santé…

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Dans un clip subversif, les Pussy Riot imaginent les États-Unis sous Donald Trump

Dans un clip subversif, les Pussy Riot imaginent les États-Unis sous Donald TrumpETATS-UNIS - Les Pussy Riot, connues pour leurs prises de position très marquées, viennent de frapper à nouveau.

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Michael Jackson : de nouvelles accusations de pédophilie contre le chanteur

Michael Jackson : de nouvelles accusations de pédophilie contre le chanteurSept ans après sa mort, Michael Jackson continue d'alimenter les rumeurs les plus sordides. Une nouvelle affaire de pédophilie vient d'éclater aux États-Unis, où une femme accuse le chanteur de l'avoir violée à 12 ans puis d'avoir acheté son silence.

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“Gamesofluck”, le nouvel extrait du prochain Ep de Parcels

Photo Facebook Parcels/ Cai Cai

Parcels vient nous confirmer qu’il est un des groupes les plus excitants du moment. Avec leur groove, l’originalité de leur son, leur pop plutôt funk, on en aura probablement jamais assez. Et ça tombe bien, puisque les jeunes australiens reviennent aujourd’hui avec un nouvel extrait de leur prochain Ep, Hideout, qui sortira le 27 janvier sur Kitsuné. Il s’appelle Gamesofluck et s’écoute ici :

Après Anotherclock et Herefore, deux morceaux qui ne quitteront probablement plus vos oreilles, les Australiens débarquaient fin septembre avec l’excellent Myenemy. Parcels sera en concert le 19 novembre à la Boule Noire, dans le cadre du festival Inrocks, avec Liss et Schock Machine.

Les Inrocks - Musique

Confirmation : il est impossible de résister à Tommy Genesis

Tommy Genesis dans le clip de "Execute"

Les cœurs glacés par le concert sans âme des poseurs de Communions à la Mécanique ondulatoire hier soir – ou plus globalement par la Tinderisation de la société – se sont réchauffés aux alentours de 22h au Café de la presse. Un beau miracle que l’on doit à Tommy Genesis, jeune rappeuse originaire de Vancouver repérée et signée sur Awful Records, label d’Atlanta au flair salutaire, et programmée dans le cadre du festival Pitchfork avant-garde (qui fait la part belle aux découvertes).

>> A lire aussi : Tommy Genesis, l’interview

Tignasse ébouriffée, t-shirt Sonic Youth, drôle d’ensemble chemise-short à carreaux : Tommy semble tout droit sortie de son lit, ou des années 90. La moue, d’une belle couleur violine, est boudeuse, le rire est enfantin. L’attitude générale transpire une candeur à peine post-adolescente qui nous fouette l’âme comme un épisode d’Hartley Cœur à Vif. En mieux quand même.

X Out My Eyes They Are Spies

A photo posted by Tommy Genesis (@tommygenesis) on Oct 26, 2016 at 12:44pm PDT

Si les morceaux de Tommy Genesis sont très cool – surtout son featuring avec Abra, l’envoûtant Hair Like Water (voir ci-dessous)– son live est une bombe. C’est ce que l’on s’était déjà dit après l’avoir découverte le 23 juin aux alentours de 3h du matin sur la scène de l’ex-Social Club devenu le Salo. C’est ce que l’on s’est à nouveau dit ce 26 octobre en la voyant sauter comme une pile électrique ou se débattre dans les airs, micro en main, comme un enfant à qui l’on aurait promis un Happy Meal avant de se rétracter parce que c’est mauvais pour la santé.

Tommy Genesis ne tient pas en place. Elle grimpe sur les enceintes, descend dans la foule pour se frotter au public, fait les cent pas sur scène comme un félin en cage, stoppe son MC en plein milieu d’un morceau, finit en freestyle. Puis demande à éteindre toutes les lumières, histoire que les Parisiens cessent de se mater les uns les autres et que le public lâche enfin prise pour s’abandonner dans son flow aussi doux qu’agressif.

Un parti pris surprenant quand on sait à quel point l’image est primordiale pour cette enfant de MTV et d’Internet qui pose pour Calvin Klein. Tommy Genesis prend un malin plaisir à jouer avec la figure de la Lolita, de la femme-enfant naïvement sexy, s’habillant généralement en jupe plissée d’écolière et crop top. Ce qui ne l’empêche pas de parler de cul sur ses morceaux (“Je ne fais pas d’erreurs/Je baise, je cuisine des brownies/et j’ai un date sur l’autoroute”) comme à chaque interview, ou de poser sur la pochette d’un précédent ep entourée de papillons mais dans un t-shirt barré d’un “porn addict”.

Tommy Genesis c’est Kathleen Hanna des Bikini Kill et Madonna période Like A Virgin passées au filtre d’un rap sombre et extatique. Ou la célébration de l’ambiguïté, la revendication du mystère, de l’entre-deux, du jeu entre les stéréotypes masculin/féminin, entre les codes, les genres, les attentes, les fantasmes. Elle ne parle pas de l’égalité salariale mais n’en fait pas moins avancer les choses, bouger les lignes en s’affirmant en tant qu’être désiré et désirant, en revendiquant son indépendance sexuelle.

Le son n’était pas assez fort, la foule si dense que l’étage était pris d’assaut, le public se penchant désespérément entre deux tables pour apercevoir une mèche de ses cheveux bleachés. Mais peu importe, la sincérité nous explosait au visage, nous rappelant du même coup la beauté du premier degré brut et mordant.

Un conseil : ne loupez pas le concert de son amie Abra, elle aussi signée chez Awful Records, et programmée à la Grande Halle de La Villette samedi 29 octobre dans le cadre du Pitchfork Music Festival.

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Justin Timberlake poursuivi par la justice pour un selfie dans un bureau de vote

Justin Timberlake poursuivi par la justice pour un selfie dans un bureau de voteAfin d'inciter les électeurs à se mobiliser, le chanteur s'est pris en photo en train de voter par anticipation à l'élection présidentielle américaine. Un geste symbolique pour ce soutien affiché d'Hillary Clinton qui risque de lui coûter quelques ennuis judiciaires.

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Hillary Clinton déclare sa flamme au label de Tupac et Snoop Dogg

Sur les ondes de Power 105, la radio Hip-Hop et R&B de New York, ce mercredi, Hillary Clinton continue sa campagne. La candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine venait évidemment parler politique, mais aussi de Tupac, Suge Knight et de Snoop Dogg, tous les trois signés sur le label californien Death Row. La scène semble à priori surréaliste. Mais l’histoire veut qu’Hillary Clinton et le crew Death Row se soient retrouvés dans un meme, pour une question purement stylistique. Le voici :

We gone sit here and act like Hillary Clinton ain’t been representing Death Row Records at all 3 debates? pic.twitter.com/z6ZWzQJ6O6

— BlackGoldLuxury.com (@double_cupp_me) 20 octobre 2016

Sur ce tweet on peut lire : “On va rester assis ici et agir comme si Hillary Clinton n’avait pas défendu les couleurs de Death Row Records lors de ses trois derniers débats ?” En effet, la candidate à la présidentielle revêtait trois ensembles, rouge, noirs et blancs, étrangement similaires à ceux de Suge Knight, Tupac et Snoop Dogg.

Lors de son passage dans l’émission Breakfast Club, Hillary Clinton a découvert le meme et réagit en direct : “Je pense que Death Row et beaucoup d’autres sources en terme de mode ont influencé mon look, pas le vôtre?” Un extrait de l’émission est en écoute ici (avancez à la 18min20):

Au cours de ses deux mandats, Barack Obama a montré à quel point il était proche du monde hip-hop. Chance The Rapper, Kanye West, Pharrell, Kendrick Lamar, ils ont tous témoigné leur soutien à l’actuel président des Etats-Unis. C’est aujourd’hui à Hillary Clinton de soigner son image rap-friendly, avec le soutien de Pusha T mais aussi de Jay Z, qui sera bientôt en concert dans l’Ohio pour mobiliser les jeunes à voter pour la candidate démocrate.

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Le nouvel album des Strokes prévu pour l’année prochaine

Capture d'écran clip Threat of Joy

Cela fait maintenant un moment que les fans du groupe attendent le nouvel album tant espéré.Le dernier en date remonte à 2013, soit plus de trois ans déjà (Comedown Machine).  Leur EP surprise Future Past Present, sorti en juin 2016, nous permettait de patienter en resituant l’identité Strokes avec des titres tels que Oblivius ou Threat of Joy.

A en croire les informations soufflées au NME, le prochain album des Strokes sortirait dans le courant de l’année prochaine.

Nikolai Fraiture, bassiste des Strokes :

“On bosse vraiment. Mais comme tout le monde le sait, les deadlines ne sont pas notre fort. L’anticipation et les surprises font partie intégrante de l’excitation autour de la sortie d’un nouveau son”

Et le guitariste Nick Valensi de rajouter :

“On travaille notre musique et on voudrait idéalement la sortir l’année prochaine. Mais si je commence à dire ça maintenant, les gens vont devenir surexcités, ça va créer toute cette hype que l’on devra gérer, et c’est pas cool.”

Valensi a par ailleurs formé de son côté un nouveau groupe, CRX, qui devrait sortir son premier album New Skin le 28 octobre. C’était le dernier membre du groupe à ne pas avoir de projet en parallèle.

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En écoute : Nick Cave et Warren Ellis signent la B.O. de la série “Mars”

Photo chris friese/Wikipédia

Nick Cave et Warren Ellis – membre de Dirty Three, Grinderman et de Nick Cave and the Bad Seeds -, dévoilent aujourd’hui une nouvelle collaboration sur la bande originale de la série Mars. Une production entre fiction et documentaire, réalisée par Everardo Gout, qui sera diffusée sur la chaîne National Geographic à partir du 14 novembre. Le morceau est d’ores et déjà disponible en écoute, dominé par la voix ténébreuse de Nick Cave, et forcément, par un certain élan cosmique :

Le trailer de la série : 

Ce n’est pas la première fois que Nick Cave et Warren Ellis composent une bande originale. On retrouvait déjà le duo dans les films  L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford et The Proposition. Plus récemment, les deux artistes réalisaient l’habillage sonore du film Hell or High Water de David Mackenzie.

Début septembre, Nick Cave & The Bad Seeds dévoilait un nouvel album endeuillé, Skeleton Tree, trois ans après Push the Sky away.

>> À lire aussi : Nick Cave revient avec le déchirant “Skeleton Tree”

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«FLOTUS», la musique d'une Amérique réconciliée

«FLOTUS», la musique d'une Amérique réconciliéeSur son douzième album, le groupe de Nashville Lambchop, connu pour sa country élégante, avoue son admiration pour le travail vocal du hip-hop. Entretien avec son leader Kurt Wagner et écoute exclusive. En décembre 2000, Kurt Wagner, le chanteur de Lambchop, bouclait un concert dublinois en dédiant une chanson à «tous…

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"Million Eyes" : Loïc Nottet, vainqueur de "DALS" 6, revient avec une ballade vibrante

"Million Eyes" : Loïc Nottet, vainqueur de "DALS" 6, revient avec une ballade vibranteDix mois après sa victoire dans la sixième saison de "Danse avec les stars", Loïc Nottet fait son grand retour. Le chanteur belge dévoile "Million Eyes", un nouveau single émouvant sur lequel il exprime toute sa sensibilité. Écoutez-le sur Pure Charts !

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2000 : AIR, electro virginale pour bande originale

Vous vous êtes lancés dans la composition de la BO de Virgin Suicides après votre premier album. Pourquoi avoir accepté cette proposition de Sofia Coppola ?
Nicolas Godin : Le deuxième album, c’est toujours problématique pour un groupe. Cette proposition nous permettait d’éviter l’écueil du deuxième album, tout en en faisant un. On n’a eu aucun problème à accepter ce projet. D’autant plus que Moon Safari devenait était devenu énorme, et qu’on commençait à subir le retour de bâton. Les gens en avaient marre du côté envahissant de Moon Safari. On passait pour un phénomène de marketing, et ça nous vexait. Faire une BO et un projet plus sombre, c’était bien pour nous, c’était l’occasion de montrer qu’on était des bons compositeurs, des bons musiciens, des bons producteurs. Une manière de remettre les pendules à l’heure. On n’a pas trop réfléchi, on a toujours pris les choses comme elles venaient.
Jean-Benoît Dunckel : On savait qu’on allait instiller l’esprit de notre groupe sur le film. Le deal avec Sofia, c’était qu’on fasse un album Virgin Suicides autour du film, et qu’elle prenne ce qu’elle veut dedans. On ne voulait pas rentrer dans la prise de tête des synchros, de la composition image par image.
Nicolas : C’est marrant je n’ai pas ce souvenir-là. Je sais que dès le départ on voulait faire un album qui puisse s’écouter sans le film. Il y a trop de BO un peu chiantes à écouter sans le film. On voulait faire un vrai disque. Après, on a vraiment composé les morceaux en regardant les rushs. Du coup, j’ai été un peu déçu en voyant le film, la musique n’était plus synchronisée.
Jean-Benoît : Quand on a vu le film à Cannes, on a été choqués et déçus. On s’y attendait, mais à ce point-là…
Nicolas : On avait composé plus de musique que ce qu’il y a dans le film. On ne savait pas comment ça marchait un film. Il y a toujours un thème. Sofia a pris un thème, ce qui est logique, et elle a écarté le reste. Le livre et les rushs étaient super sombres. On était en plein hiver, on recevait des cassettes VHS avec des nanas en train de se tailler les veines ou de se pendre… C’était des bouts de scènes, sans montage. Au montage, il y a un côté léger, évanescent, qu’on n’avait pas capté dans les rushes. On a donc fait une musique super dark, autour du suicide, du malaise adolescent. En voyant le film, j’ai trouvé qu’on était un peu en décalage. Il n’y avait pas assez de trucs à la Air, comme sur Moon Safari.
Jean-Benoît : Sofia a lu ce livre de Jeffrey Eugenides, qui est un best-seller américain, dans le lignée de Bret Easton Ellis, sur la jeunesse perdue, la drogue, le sexe. On a lu des passages du livre, c’est hyper trash. Le livre est comme ça. Puis Sofia a tourné son film vers quelque chose de plus love, contemplatif, autour de l’histoire d’amour entre Trip et Lux. Le cut musical s’est fait comme ça. Sofia s’est concentrée sur le morceau Playground Love, le plus doux, le plus love. Quand on a fait ce disque, on a utilisé des orgues, des ambiances planantes un peu glauques, pour interpréter la fascination pour la mort, la libération des troubles de la vie par une mort douce, agréable. Ça allait bien avec l’esprit planant de Air.

L’histoire vous touchait particulièrement ?
Nicolas Godin : On a grandi en banlieue, c’est marrant. Mais on n’est pas des filles, c’était vraiment leur problématique, ce film. Les filles ont des problèmes de femmes très jeunes, alors que les garçons sont encore des enfants. Avec Sofia, on avait un style en commun, le paradoxe d’un truc à la fois évanescent, léger et profond. On se sentait familier avec son univers, c’était pratique, il y avait une osmose. Si ça n’avait pas été le cas, on l’aurait sans doute fait quand même, pour expérimenter, parce qu’on est prêts à tout. On n’avait jamais fait de BO avant celle-là. Notre musique est assez cinématographique, les gens pensent que c’est notre truc. Mais c’est un métier à part entière.
Jean-Benoît : Les compositeurs de musique de films, ce sont des professionnels de la musique à l’image.
Nicolas : On est des mélodistes. Aujourd’hui les metteurs en scène ne veulent pas de mélodies, plutôt du drone. Ils ne veulent pas qu’il y ait un autre discours dans leur film. Aujourd’hui, c’est rare de sortir d’un film en ayant la mélodie en tête. Alors qu’on a grandi avec ça, en chantant le thème du film. Pour Virgin suicides, on a été marqué par L’Héritier de Michel Colombier, More de Pink Floyd, Bilitis de Francis Lai, et puis Ennio Morricone, George Delerue…

Est-ce qu’une scène du film vous a particulièrement inspirés pour la composition ?
Jean-Benoît : Playground Love, on l’a composé à partir de la scène dans le stade entre Trip Fontaine et Lux, quand ils font l’amour.
Nicolas : Je me souviens qu’on a fait le morceau à quatre mains, à deux sur le piano. Un jour une pianiste nous dit “Mais comment vous avez fait c’est impossible à jouer Playground Love ?” Elle n’avait pas pensé que deux mecs pouvaient jouer en même temps. C’est rare les disques où il y a du piano joué à quatre mains. C’est la seule fois qu’on a fait ça. On avait tout composé à l’arrache, hyper vite, en 15 jours.
Jean-Benoît : Entre la conception, l’enregistrement et le mix, ça nous a pris trois mois, entre décembre et février. On a mixé sur une table numérique 02R Yamaha. C’était la première fois qu’on utilisait un pré-ampli. Ça a sauvé le son. C’était clean à la source. Ce qui n’est pas le cas pour Moon Safari, où on avait une table de mixage pourrie.
Nicolas : C’était dingue, Moon Safari enregistré en 8-pistes. Aujourd’hui avec les pro-tools on ne se rend pas compte, mais c’est fou d’avoir fait un album aussi commercial avec des moyens aussi minimes. Il y a eu cinq-six ans de bricolage dans des apparts qui ont donné la sono mondiale.
Jean-Benoît : Alf nous disait “Vous êtes les bricolos de la musique”. C’est bien, il faut bricoler pour explorer.
Nicolas : Le jour où un mec branche ta guitare pour toi, ta carrière est finie, c’est là que tu commences à faire des disques chiants.
Jean-Benoît : Si tu prends le meilleur bassiste, avec le meilleur batteur, avec le meilleur chanteur et le meilleur arrangeur, dans le meilleur studio avec le meilleur ingénieur, et bien tu fais un beau disque de merde.

Quand vous avez rendu votre copie, avez-vous eu un retour de Sofia Coppola ?
Nicolas : Sofia bossait avec un music supervisor et un monteur. A un moment, ils ont trouvé notre musique trop dark et ils ont un peu flippé. Il y a eu une espèce de malentendu, qui a donné un truc magique. Ça marche super bien. L’album est devenu culte, le film aussi. Alors qu’au départ, on avait deux visions différentes. Quand on a fait le deuxième film avec Sofia, Lost In Translation, on savait ce qu’ils voulaient.

La musique de Virgin Suicides a été facile à composer ?
Nicolas : oui. On avait fait Moon Safari un an et demi avant. Puis on était partis en tournée et en promo. On avait envie de retourner à la musique. Quand on a commencé, ça jaillissait de partout, c’était génial. Ça nous a vraiment fait du bien. On n’en pouvait plus de faire le service après-vente de Moon Safari.

Est-ce que ce disque a influencé la suite de Air ?
Jean-Benoît : Oui je pense. C’est là qu’on s’est lâchés sur les trucs sombres et planants. On a découvert le côté noir de Air. Après, on a pu puiser là-dedans en fonction des projets. Notre côté expérimental est apparu à ce moment-là. Il s’est beaucoup retrouvé sur 10 000 Hertz Legend. On voulait faire des morceaux non formatés, libres, pas forcément des singles radios.

Virgin Suicides a été projeté à Cannes. Qu’avez-vous pensé en voyant le film ?
Nicolas : On avait vu les rushes, là on a vu le film monté, et ce n’était pas le même film. On a enfin compris ce que Sofia voulait faire. C’est le montage qui crée le discours. A Cannes, j’avais une boule dans le ventre pendant la projection. C’est un très mauvais souvenir, trop intense. Pour tout ce qui est artistique, je suis anxieux de nature. Un super concert où j’ai le trac, ça devient un mauvais souvenir.
Le disque est devenu aussi culte que le film, comment l’expliquez-vous ?
Jean-Benoît : C’est une chance. Sofia, c’est la marque Coppola. Et tous ses films ont un parfum, une image particulière. Elle a quelque chose d’unique, qu’elle a développé. Il y a un truc entre Sofia et les ados. Il y a un côté intemporel dans ce film, il marche encore parce qu’il intègre le malaise ado.

Et le disque, pourquoi est-il devenu culte selon vous ?
Parce qu’il est envoûtant.
Nicolas : Partout où on va, les gens nous en parlent, c’est un disque qui a vraiment marqué les gens. C’est génial. A l’époque, il ne s’était pas beaucoup vendu, 700 000 exemplaires, alors que Moon Safari a fait 3 millions. Virgin Suicides n’a pas bien marché en Angleterre, les Anglais voulaient des trucs à la Sexy Boy, le côté pop de Air.
Jean-Benoît : On n’a pas fait de promo pour ce disque, c’est le film qui a fait la promo.
Nicolas : Pour Moon Safari, la promo avait été violente, on n’y connaissait rien, c’était notre premier album, et on a été mangés tout crûs.
Jean-Benoît : pendant un an, on a parlé de nous. Ça rend dingue. On avait donc décidé de ne pas faire de promo sur Virgin Suicides.

Dans la réédition, il y a un live.
Nicolas : On a présenté la musique sur scène au moment du festival de Sundance. Une fois à Los Angeles et une fois à Sundance. Le disque n’était pas sorti, les gens ne connaissaient pas les morceaux. On a joué tout l’album dans le noir. C’est un super souvenir. Une fille s’est évanouie dans le public, comme dans les concerts des Beatles, c’est la première fois que ça nous arrivait. On ne voulait pas faire plus de concerts, parce qu’on travaillait déjà sur le deuxième album, on est repartis en tournée après.

Quelles impressions gardez-vous de cette époque ?
Jean-Benoît : Je me souviens des voyages à Los Angeles. On était censés enregistrer des parties pour l’album suivant. C’est une période un peu magique, on a découvert Los Angeles, les studios américains.
Nicolas : Pour moi, c’était assez confus, je n’arrivais pas à tout gérer, je me faisais du souci pour les enregistrements du deuxième album. La période Sundance, c’était trop de fêtes, trop de drogues, trop d’alcool… Trop intense. On était plus jeunes, mais il fallait encaisser.

Une réédition est sortie pour les 15 ans de Virgin Suicides. Les 10 ans ont été fêtés ?
Non. Pour la ressortie des 15 ans, on fait donc un coffret avec tous les trucs de l’époque. Les gens parlent tout le temps de cet album, autant faire les choses bien. C’est un album important, qui est devenu un album culte, même si on ne s’en rendait pas compte en le faisant. Le temps a fait son travail. Si je croise quelqu’un et qu’on parle de Air, au bout de 30 secondes on parle de Virgin Suicides. C’est dingue.
Jean-Benoît : on en a pris conscience récemment, il y a un ou deux ans.

Vous réécoutez ce disque, et vous avez revu le film ?
J’ai revu le film une fois, ma fille aime bien. C’est un bon film.
Nicolas : Mais on ne réécoute pas nos disques, sauf pour préparer une tournée.

Vous avez chacun vos projets personnels. Air existe-t-il toujours ?
Nicolas : On a fait la BO de Pioneer, un film norvégien de plongée sous-marine, ça nous plaisait.
Jean-Benoît : C’est délicat, on entre dans une deuxième phase de la vie de Air. Quand tu fais un projet, ce n’est pas toi qui décide s’il va marcher, c’est le public. Il y a tous les changements de supports de la musique, du live. Il faut qu’on s’adapte à tout ça. C’est clair qu’on n’est plus dans la phase où on veut faire des albums. Plutôt du live, ou une BO d’un film intéressant, fort.
Nicolas : Le disque a perdu sa valeur. Pour faire un album, il faut un challenge, une motivation. Faire un disque pour faire un disque, ça me semble surréaliste aujourd’hui. Faire un truc qui n’existe plus, c’est bizarre. J’écoute plein de musique qui sort, mais je n’achète plus de disques, ce n’est plus du tout glamour pour moi. Ne plus acheter de disques, ça a cassé quelque chose en moi. Et ça a cassé la relation avec mes propres albums. Ça serait comme jouer au flipper gratuit, ça n’a pas de sens.
Jean-Benoît : Ça ne me fait plus du tout bander un album. On a eu des hauts et des bas artistiquement. La scène, c’est encore le frisson, il y a une excitation. Avec le disque, j’ai perdu cette excitation. Pour Air, on veut trouver un sommet à gravir.

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