Actu musique

22 octobre 2016

Le chanteur M Pokora rend hommage à François Hollande sur le plateau de Thierry Ardisson

Le chanteur M Pokora rend hommage à François Hollande sur le plateau de Thierry ArdissonLe chanteur de 31 ans a fait une révélation surprenante sur le plateau de Thierry Ardisson. Il a affirmé avoir reçu un courrier signé de la main du Président de la République, François Hollande.

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"Alakazam !" : Justice dévoile un troisième extrait disco de son nouvel album "Woman"

"Alakazam !" : Justice dévoile un troisième extrait disco de son nouvel album "Woman"Le 18 novembre, Justice va faire son grand retour avec un troisième album baptisé "Woman". Après "Safe and Sound" et l'excellent "Randy", le duo français révèle sa passion pour le disco sur "Alakazam!". Écoutez !

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Le jour où Andrew Bird a tenu son violon comme une guitare

Le jour où Andrew Bird a tenu son violon comme une guitareDans l'univers de la pop, Andrew Bird est le violoniste classique qui a inventé son propre style en utilisant son instrument comme une guitare. L'auteur-compositeur-interprète nous raconte comment cette drôle d'idée a transformé sa musique. C'est le morceau qui a porté la sortie l'album Are You Serious. Paru en avril dernier,…

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Le chanteur M Pokora ne jouera pas dans le film de Pierre Ménès avant deux ans

Le chanteur M Pokora ne jouera pas dans le film de Pierre Ménès avant deux ansLe film dans lequel devait jouer le chanteur ne va pas être tourné tout de suite. Vous ne verrez donc pas M Pokora sur grand écran avant, au moins, l’année 2018.

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10 albums de jazz français à écouter d’urgence

Le pianiste martiniquais Grégory Privat sort son premier album en trio. (© Sarah Robine)

Das Kapital & Royal Symphonic Wind Orchestra Vooruit, Eisler Explosion

Das Kapital, le nom percute la conscience, renvoie à ce pavé qui, au temps de nos enfances communistes, trônait avec les œuvres intégrales de Lénine et Trotski dans les bibliothèques parentales. Un bloc de passé utopique et tragique disparu, rayé de nos cartes. Sous ce nom, Daniel Erdmann, Hasse Poulsen et Edward Perraud se sont attachés à donner une seconde vie à l’œuvre de Hanns Eisler (1898-1962) compositeur un peu oublié, qui avait fait le choix de retourner vivre en RDA par fidélité à ses convictions. Réarrangée par quatre compositeurs contemporains, cette musique est restituée par le trio et un orchestre de 80 musiciens dans un disque baroque, débordant de fanfares et d’airs de cabaret, d’outrances grotesques et d’éclairs de pureté, aux antipodes de la médiocrité petit-bourgeoise ordinaire.

Domi Emorine / Marcel Loeffler

A l’automne, les feuilles mortes se ramassent, dit-on, à la pelle et, dans ce qu’il reste du vieux Paris des bistrots, des chiffonniers et des poètes, les cœurs seuls pleurent au son de l’accordéon. Quand Domi Emorine et Marcel Loeffler serrent le large soufflet dans leurs bras, feuilles mortes et humeurs chagrines s’envolent cependant dans une salve de valses, de complaintes tziganes et de jazz moderne, sous le patronage bienveillant de Ravel et Sauguet. C’est la rencontre de deux jeux bien opposés, les coulées du musicien aveugle qui vous prennent à la gorge par leur trop-plein de vie, et la virtuosité étincelante de Domi Emorine, moins douloureuse mais d’une musicalité à couper le souffle. L’harmonie qui en émane durera bien au-delà de la saison des grisailles. Sortie le 4 novembre, concert au Pan Piper le 21 du même mois.

We Free

La photo seule aurait déjà tenu de l’exploit vu les agendas de chacun. Le 7 février 2016, 29 musiciens de la scène jazz se sont réunis en studio, sans rien dans les poches que leur instrument, sans autre idée directrice que de jouer spontanément ce que l’instant allait commander. Alexandre Saada, initiateur de la rencontre, Sophie et Julien Alour, Tony Paeleman, Laurent Robin, Macha Gharibian… impossible de tous les citer ici, d’ailleurs, les individualités se sont vite dissolues dans l’osmose générale. A la manière des monuments free d’antan (Free Jazz de Coleman ou Ascension de Coltrane), We Free capte un instant de création en dehors de toute raison où le hasard des rencontres provoque des explosions d’enthousiasme, enfante la joie des transes collectives. Sortie le 15 novembre.

Grégory Privat Trio, Family Tree

Quel artiste ne s’est pas un jour penché sur ses origines et ses déracinements, sur ce qui ne fut pas choisi, sur cette mémoire collective qui précéda l’acte de naissance et fut charriée par des siècles d’aléas avant que n’éclose son talent ? Cette heure paraît venue pour Grégory Privat qui, à 31 ans, s’est découvert des racines dans chaque continent ou presque et en a tiré la sève de Family Tree, son premier album en trio. La douceur mélodique ne surprend pas, de même que le ton de confidence adopté ; depuis ses débuts, le jeu de Privat irradie une saine confiance en la vie et sa modestie même distille ici un charme subtil, auquel on s’abandonne les yeux fermés.

Macha Gharibian, Trans Extended

Trois ans après Mars, qui l’avait fait découvrir et lui avait permis d’élargir son auditoire, Trans Extended confirme le talent de Macha Gharibian, pianiste, chanteuse et compositrice dont la route serpente à travers des influences diverses, depuis les traditions arméniennes (Marmashen) et balkaniques (Saskatchewan) jusqu’à Pink Floyd (There Was A Child, dont les glissendi rappellent Breathe) en passant par Nina Simone. Douze pièces ascensionnelles, la plupart bâties sur de longs crescendos qui mettent en valeur la belle voix grave de la conteuse et son gospel personnel, sans fioritures, à la ferveur toute humaine. A écouter le 14 novembre, au Café de la Danse.

Pierre Durand Roots 4tet, Chapter Two ¡Libertad!

Il n’est pas donné à tous de se faire le véhicule des grandes énergies. Vaquer à La Nouvelle-Orléans ne suffit pas à être fétichisé par le blues, parcourir les immenses prairies et les mesas navajos, à conserver une trace d’indianité dans sa musique. Pierre Durand a reçu cette bénédiction. Pas un trait ne sort de sa guitare qui ne soit empreint de cette authenticité naturelle, de cette force qui touche aux sentiments les plus simples – et les plus difficiles à atteindre. A la tête de son quartet, on retrouve toutes les séductions d’un jeu déjà apprécié chez Sébastien Texier ou Daniel Zimmermann, cette fois mises en valeur dans des thèmes personnels solides et sensibles, portées par une conviction touchant à la dévotion.

Emile Parisien Quintet with Joachim Kühn, Sfumato

Il est des talents qui sautent aux yeux en même temps qu’aux oreilles. A voir Emile Parisien souffler dans son soprano en levant les coudes et les jambes, puis faire osciller son torse comme un mât pris dans une bourrasque, le caractère viscéral de son lyrisme ne fait pas de doute. Superbement accompagné par un quintet au centre duquel brille le piano toujours juvénile et follement imaginatif de Joachim Kühn, il livre un album d’une poésie intense, aux sons d’une fête foraine horrifique (l’occasion d’un dialogue étourdissant avec Vincent Peirani), d’une course-poursuite funambulesque (Arôme de l’air, composition de Kühn) et de dégringolades cartoonesques (Poulp) aussi gaies que gracieuses.

Eve Risser White Desert Orchestra, Les deux versants se regardent

Quiconque l’a un jour abordé sait que le désert est d’abord une temporalité. Tout gagne en immensité dans ces étendues lunaires, le temps lui-même s’étire en terribles lenteurs, vaste silence bruissant de mille battements et raclements infimes. Cette mise à nu se trouve reproduite dès la première plage du nouvel album de la pianiste et flûtiste Eve Risser, vingt minutes d’envoûtement produit par dix musiciens, qui se poursuit ensuite de chaos bruitiste en brèves harmonies, de discordances frémissantes en fracas des horizons rocheux. Tout le travail du temps sur la matière, fossilisation imperceptible, assèchement des siècles, écoulement infini du grain, mouvance statique des dunes dans le blanc funèbre des nuits se recueille ici, sans boussole, les sens aux aguets et l’esprit comme épuré. A paraître le 20 novembre.

Daniel Erdmann’s Velvet Revolution, A Short Moment of Zero G

S’il participe à de nombreux projets (notamment à Das Kapital), Daniel Erdmann a choisi d’opérer sa “révolution de velours” en pendant son ténor, le violon et l’alto de Théo Ceccaldi et le vibraphone de Jim Hart à un même croissant de lune tiré d’un rêve d’enfant. Curieuse ébullition de timbres que celle-là, un cristal mélodique évanescent se substitue souvent au pavement harmonique attendu pour s’offrir aux solos déchirants d’Erdmann tandis que les mystères bleutés d’un ostinato entêté revient toquer à la porte comme une idée fixe au terme d’une nuit trop agitée. Disque onirique, c’est l’évidence, résolument nocturne aussi, A Short Moment of Zero G échappe au commun pour cultiver une très belle étrangeté.

Jean-Philippe Scali, Low Down

Saxophone baryton et clarinette basse, Jean-Philippe Scali se plaît dans les rondeurs cuivrées et craquements boisés des tessitures basses. Il s’y trouve si bien qu’il a invité le tromboniste Glenn Ferris à partager ses gaietés bonhommes, ses blues pantagruéliques et ses échappées à pas feutrés en terres mingusiennes (à travers le classique Goodbye Pork Pie Hat, mais aussi avec Reflections, dont le procédé d’écriture et le thème rappellent le Canon du grand Charles). La bonne humeur, ici synonyme de fluidité et de mécanique très sensible, est partout, aidée par le contrepoint malicieux des claviers de Fred Nardin et d’une section rythmique impeccable. Plus indispensable qu’il n’y paraît, Low Down sort le 4 novembre.

Les Inrocks - Musique

La bedroom pop aurait-elle sauvé le rock des années 2010 ?

L’histoire de musiciens qui enregistrent seuls dans leur chambre n’est pas nouvelle. Daniel Johnston, Ariel Pink, Jean-Luc Le Ténia… La planète a toujours regorgé de mecs un peu bizarres qui, le nez penché sur leur guitare ou leur synthé, se mettent à composer, produire et enregistrer des chansons dans leur appart un peu sale.

Mat Cothran, le précurseur

Toujours est-il que l’apparition des ordinateurs – et c’est là enfoncer une porte ouverte – a littéralement démocratisé la musique. Chacun peut aujourd’hui se mettre à enregistrer ses morceaux et chantonner par dessus, sans même forcément avoir à s’acheter des instruments. Il est également possible pour tous de diffuser ses titres en ligne sans l’aide d’aucune structure ; et parfois au détriment de l’objet physique. D’où le tag bandcamp, désormais presque fameux, de bedroom pop (rappelons qu’en 2016, ce sont les musiciens qui doivent choisir leur étiquette, pas les journalistes). En tous les cas, Mat Cothran, l’un des représentants les plus connus du genre, sous le nom d’Elvis Depressedly, assure :

“La bedroom pop telle qu’on la connaît aujourd’hui n’existerait pas sans mon projet précédent, Coma Cinema. Je crois que personne n’oserait me contredire là-dessus. “

Même si ce genre d’ego trip est un peu crispant, il n’en demeure pas moins fondé. En 2009 sort ainsi Baby Prayers, compilation de chansons enregistrées dans la jeunesse de l’homme en question ; puis en 2011, c’est le chef-d’oeuvre Blue Suicide. En l’espace de deux ans, Coma Cinema a donc sorti 3 albums (dont le plus anecdotique Stoned Alone) qui donneront à la bedroom pop ses bases. Soit une mélancolie douce, lénifiante, et parfois douloureuse de sincérité et d’introspection. Le tout mêlant souvent des ambiances vaporeuses héritées du shoegaze à des mélodies pop évidentes.

Une salve de superbes albums

D’autres, beaucoup, suivront. Parmi eux, on compte notamment un projet aussi sobrement que justement appelé Bedroom. La formation américaine fait paraître le single In My Head en 2013 et ne tarde pas à se faire connaître, tant il est difficile de ne pas aimer la chanson. Mélodie et mélancolie imparables, le titre de six minutes est tout simplement l’un des plus beaux – et les plus ignorés de cette année là.

La sincérité y est si palpable qu’il en devient impossible de ne pas se laisser embarquer ; et l’album Grow, sorti en 2014, ne nous fera pas mentir sur le talent du musicien en question. Qui, ensuite, se mettra sous son propre nom pour laisser place à un projetassez anecdotique – pour l’instant. En France aussi, certains s’y mettent, même s’ils ne choisissent pas spécialement de se mettre dans cette case. A la question toujours épineuse du “genre”, Marble Arch, auteur du superbe The Bloom Of Division en 2014, répond ainsi :

“La bedroom pop, je ne sais pas ça existe vraiment. C’est plutôt une façon d’enregistrer, de composer avec les moyens du bord, de faire tout dans son coin, lumière de chevet allumée. Après le son renvoie sans doute à une certaine nostalgie, une écoute confortable, des sons vaporeux, qui font appels aux souvenirs, à l’onirisme.”

Le résumé s’applique non seulement à la perfection au premier album du musicien, sorti chez le Turc Mécanique, mais aussi à un grand nombre de productions du genre. On compte parmi ces dernières Fog Lake qui, dans un monde parfait, se placerait en parfait concurrent de Beach House. Le label Z Tapes, spécialisé dans la bedroom pop et les cassettes, ne s’y est pas trompé et a d’ailleurs sorti le groupe en édition limitée. D’après le créateur de la petite structure :

“Il ne faut pas généraliser. Beaucoup de musiciens qui enregistrent dans leur chambre sonnent de manière mélancolique etc, mais d’autres sont des punks et font du garage un peu sale, par exemple, ou même du rap. Je crois que ça a plus à voir avec une technique lo-fi.”

La gratuité comme mot d’ordre

Toujours est-il que, si certains se voient gratifiés d’une sortie physique (le plus souvent en cassette, grâce à des labels comme Z Tapes), tous ont un point commun au niveau de la distribution : la plateforme Bandcamp. Marble Arch explique :

” Je l’ai choisi car je trouve que c’est plus facile pour écouter un album complet. Même si je n‘ai rien contre Soundcloud ou autre ! “

Et nombre de disques de bedroom pop se trouvent ainsi en téléchargement gratuit. Là où la plupart de l’industrie musicale se noie dans un mirage, pensant que le public paiera sans problème pour accéder à un album, les musiciens de bedroom pop n’en ont que faire. Même si, d’après Mat Cothran :

” Je laisse mes albums en téléchargement payant, parce que j’ai besoin de payer le toit au-dessus de ma tête et la nourriture de ma famille. Mais je sais très bien que mes chansons sont accessibles un peu partout sur le net, et je suis totalement en faveur du concept de musique gratuite. Simplement, c’est encore mieux pour les artistes si le public paye. Aux gens de voir. “

D’autres semblent s’en foutre totalement, ou bien laissent encore plus le choix à ses auditeurs, avec un prix de départ à 0 euros, pour un album complet. C’est par exemple le cas pour le susnommé Fog Lake ou encore pour Current Joys, qui a sorti l’un des plus beaux disque de 2015, Me Oh My Mirror. Dans l’indifférence presque générale, d’ailleurs – sauf de la part de ses fans et auditeurs, qui ont inondé sa page bandcamp de messages d’admiration. Et le patron de Z Tapes de conclure :

” Mat Cothran est l’un de mes héros. Lui et son label, Orchid Tapes, ont influencé et supporté un grand nombre de musiciens de bedroom pop. Ils ont ouvert la voie à quelque chose de vraiment neuf. “

Comme quoi l’ego trip ne ment pas toujours.

Les Inrocks - Musique

Que vous le vouliez ou non, Atlanta est le fief du hip-hop !

Atlanta, série créée par Donald Glover. FX. 2016.

“Quand un rappeur est au micro, tu devrais être capable de sentir la dope qui cuit.” Cette punchline est posée en exergue du premier épisode de la série documentaire consacrée par le magazine Noisey à Atlanta. Pourquoi Atlanta, plutôt que Los Angeles, New York ou même Chicago ? Tout simplement parce que, depuis 2000, “la ville trop occupée pour haïr”, est en quelque sorte devenue le spot où se créent les nouvelles tendances hip-hop. Le Crunk (Kings Of Crunk de Lil Jon, 2002), le Dirty South, la Snap ou la Trap (Trap Muzik de T.I., 2004), toutes ces nouvelles tendances sont nées ici. Elles ont illico fait dresser l’oreille à tous les intégristes qui, comme c’est souvent le cas, ont d’abord attaqué ces sons jugés faciles et grossiers avant d’y entendre toute la force et la subversion qu’ils pouvaient contenir.

“Centre de gravité du hip-hop”

En vrai, à intervalles plus ou moins réguliers, Atlanta a toujours été, selon une expression du New York Times, l’un des “centres de gravité du hip-hop” depuis la fin des années 1980. À l’image d’autres villes du Sud, comme Miami et Houston, où apparaissent respectivement 2 Live Crew et Geto Boys, Atlanta formule dès 1992 l’idée d’un rap plus rural et moins vulgaire à travers des entités telles qu’Arrested Development, Goodie Mob ou Organized Noize.

À la même période, quelques mois après la sortie de 2Pacalypse Now, 2Pac finit lui aussi par prendre ses quartiers dans les environs afin d’apaiser son quotidien. Selon lui, Atlanta serait même le seul endroit où un Noir se doit d’être au début des années 1990. Le maire ainsi que de nombreux propriétaires et businessmen sont afro-américains, des producteurs comme Jermaine Dupri y séjournent et sont reconnus à travers tout le pays, et des rappeurs tels que L.A. Reid et Babyface ont réussi à monter leur propre business avec leur label LaFace Records, actif depuis 1989.

Ici, tout paraît plus simple, et pourtant rien n’est jamais facile. Dans une ville noire à 67 % (tandis que sa périphérie est majoritairement blanche), classée parmi les plus dangereuses des États-Unis par le Morgan Quitno Press en 1994 et véritable plaque tournante du trafic de drogue en Amérique, il faudrait être naïf pour imaginer que tout le monde exulte. Pareil pour les rappeurs : à l’exception d’OutKast, de T.I ou de Young Thug, rares sont ceux à avoir convaincu tout le monde : le grand public, les puristes et la critique, traditionnellement plus portée sur le rock et la pop. Certaines entités jouissent d’un véritable culte (Arrested Development, Killer Mike), d’autres d’un simple succès d’estime (Goodie Mob) ou d’une hype plus ou moins passagère (Ludacris, Rich Homie Quan), tandis que d’autres restent injustement méconnus (Crime Mob).

L’explosion du Dirty South

Tous, en tout cas, ont contribué, ou contribuent encore, à forger l’image d’une ville créative, fière de ses artistes (le célèbre Patchwerk Studio, où Young Jeezy, T.I. et Ludacris sont passés), prête à s’imposer comme la nouvelle capitale du rap au début des années 2000. Après tout, si le hip-hop prodiguait ses valeurs morales depuis New-York et partait faire la fête en Californie au cours des années 1990, c’est bien au son d’Atlanta qu’il se réinvente la décennie suivante, avec un son plus hédoniste, débridé, sexuel et dansant – c’est l’instant où les artistes, peu portés sur l’amour du verbe, imposent le hip-hop dans les clubs et se mettent à bousculer les certitudes d’un boom-bap trop conventionnel à leurs oreilles, éduquées aux grosses basses et au rock (Stankonia d’OutKast et Crunk Rock de Lil Jon). Pour une réussite indéniable : en 2002, entre 50 et 60% des singles présents dans les charts hip-hop proviennent de la Sun Belt.

Et aujourd’hui ? Dans le lointain prolongement de Goodie Mob, qui rappait l’émergence du Dirty South sur un single partagé avec Cool Breeze et Big Boi en 1996, le premier mot auquel on songe serait celui d’effervescence. Entre l’étonnante série de Donald Glover – alias Childish Gambino – (Atlanta) et les différents projets de Brodinski (l’album Brava, mais aussi la mixtape The Sour Patch Kid, enregistrés aux côtés d’artistes du cru), il suffit de tendre l’oreille aux dernières productions, aussi pléthoriques et référencées qu’aléatoires et indépendantes, de Future, Young Thug ou de Gucci Mane pour comprendre que la scène locale atteint en 2016 une excellence plus que jamais incontestable.

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Bénabar est-il un bon comédien de théâtre ? (VIDEO)

Bénabar est-il un bon comédien de théâtre ? (VIDEO)Le chanteur Bénabar incarne un psy pris en otage par un homme qui le tient responsable du départ de sa femme, dans la pièce Je vous écoute , diffusé en direct sur Paris Première. 

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Ces clips qui fêtent leurs 20 ans en 2016 : "Wannabe", "Zen", "California"

Ces clips qui fêtent leurs 20 ans en 2016 : "Wannabe", "Zen", "California"L'année 1996 a été riche en tubes qui ont marqué l'histoire de la musique, en France comme dans le reste du monde. Alors qu'ils fêtent leurs 20 ans cette année, Pure Charts ressort des cartons 10 clips incontournables pour un vent de nostalgie.

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"We Will Rock You" : Queen dévoile une nouvelle version punk de son titre culte. Écoutez !

"We Will Rock You" : Queen dévoile une nouvelle version punk de son titre culte. Écoutez !Un nouveau "We Will Rock You" ? C'est la belle surprise que vient de réserver Queen à ses fans. Beaucoup plus nerveuse que l'originale, cette version punk devance la sortie d'un coffret baptisé "Queen On Air" regroupant 24 pistes enregistrées à l'époque pour la radio BBC. Sortie le 4 novembre !

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Daft Punk en live au Crotoy ? Retour sur le canular qui a enflammé la Baie de Somme

(capture d'écran)

Ce 21 octobre après-midi, au Crotoy, en baie de Somme, les habitants étaient aux aguets. Des affiches avait été placardées dans la journée dans cette petite ville portuaire annonçant la venue imminente “d’un des plus grands groupes français” pour un “showcase surprise” organisé par Canal +. Place Jeanne d’Arc, une petite scène a en effet été construite, laissant présager un événement aussi inattendu qu’exceptionnel.

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Une attente fébrile…

Le bouche à oreille aidant, à 18h, quelques centaines de personnes étaient réunies dans l’attente fébrile d’un concert aux dimensions inhabituelles dans une ville de 2000 habitants. C’est alors que deux hommes casqués, parfaitement semblables aux deux acolytes de Daft Punk, sont sortis d’un petit fourgon sous les acclamations.

Quand ils ont entamé leur tube Get Lucky, l’ambiance s’est cependant rafraîchie. Il s’agissait en réalité de faux Daft Punk, comme en témoigne le refrain de la chanson qu’ils ont interprétée : “C’est vraiment bien la baie de Somme, le joyau de la Picardie mais il y a trop de sable”. 

Contre l’ensablement de la Baie de Somme

Il s’agissait en fait d’un canular de membres de l’équipe de “Canal Bus”, qui diffusent des séquences humoristiques dans Le Grand Journal. Le sujet “Daft punk défenseurs de la baie de Somme et adversaires de l’ensablement” devrait être diffusé en novembre.

La baie de Somme, classée Grand site de France, est victime d’un lent ensablement qui risque de compromettre sa vocation maritime et de modifier son écosystème. D’où cette intervention des pseudo-Daft Punk qui ont tout de même fait guincher le public – un brin déçu c’est vrai.

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"The Farmer Project" : Mylène Farmer créature mystique d'un court-métrage inquiétant

"The Farmer Project" : Mylène Farmer créature mystique d'un court-métrage inquiétantPour la sortie de son album "Point de suture" en 2008, Mylène Farmer a tourné un court-métrage surnaturel, dans lequel elle joue le rôle d'un alien prêt à répandre l'amour sur Terre. La vidéo est enfin disponible sur YouTube. Regardez !

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Gagnez des places pour les concerts privés d’Agar Agar et Tsar B

La session FiftyFifty c’est le RDV incontournable de cette rentrée célébrant la bouillonnante créativité des scènes musicales française et belge. Parrainé par les inRocKs, Pure FM, Le Soir et le Elle belge, FiftyFifty invite chaque mois, dans un hôtel situé au cœur de Bruxelles, un jeune artiste local ainsi qu’un bleu français. Le principe est simple : deux concerts de 25 minutes. Le showcase privé est retransmis en direct via Facebook Live sur la page fan FiftyFifty, puis disponible en replay.

Pour la seconde édition, mercredi 26 octobre dès 19H, nous aurons le plaisir de recevoir le duo parisien Agar Agar et la flamande Tsar B.

Découvrez la programmation : Agar Agar et Tsar B

Avec seulement un ep au compteur, le duo Agar Agar affole la toile. Son premier extrait tubesque, Prettiest Virgin, subjugue par sa simplicité et son minimalisme hypnotique. Sur une instrumentation synth-pop et acid disco éthérée, dirigée de main de maître par Armand, se pose la voix sombre et suave de sa comparse Clara, diva soul au grain de velours, tout droit sortie des années 80.

Sacrée nouvelle reine de l’indie belge, Tsar B risque de vous donner des frissons dans le dos. Au programme : de sombres mélodies rnb portées par une basse vrombissante. Fin août, l’artiste flamande a sorti un premier ep éponyme, un voyage mêlant orient et occident, aussi introspectif que troublant. Le moins qu’on puisse dire c’est que Tsar B porte bien son nom (Tsar Bomba étant l’arme nucléaire la plus puissante du monde).

Gagnez des invitations pour assister au concert 

Nous vous offrons 10 x 2 invitations pour assister à ce concert privé très spécial qui se tiendra dans la Play Room de l’hôtel bruxellois JAM (l’invitation est indispensable pour pouvoir assister au concert). Pour gagner votre sésame, c’est très simple, il vous suffit de nous envoyer un mail à concours@inrocks.com.

Plus d’infos sur la page Facebook FiftyFifty session.

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Les clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

bravo à Morane Aubert pour cette illustration

La cérémonie des UK Music Video Awards 2016 se tenait ce jeudi 20 octobre à la Roundhouse de Londres. Les UK Music Video Awards, c’est un peu l’alternative arty aux MTV Video Music Awards, et donc là où les choses se passent vraiment dans le monde du clip. Il y a des grosses stars du genre, certes, mais l’accent est mis sur la créativité visuelle avant tout, comme le prouvent cette année encore les différentes récompenses. A l’honneur de cette édition : Romain Gavras pour Jamie xx, Dom & Nic pour The Chemical Brother ou encore Ninian Doff pour Miike Snow et Run The Jewels. L’occasion également de découvrir de nouvelles signatures, notamment chez les Français (cocorico).

Les principales récompenses des UK MVAs 2016 sont à retrouver ci-dessous, et l’intégralité du palmarès est disponible sous ce lien.

Vidéo de l’année : Gosh de Jamie xx, réalisé par Romain Gavras

Meilleur clip dance UK : Wide Open de The Chemical Brothers feat. Beck, réalisé par Dom & Nic

Meilleur clip rock/indie UK : Up&Up de Coldplay, réalisé par Vania Heymann et Gal Muggia

Meilleur réalisateur : Ninian Doff

Meilleur nouveau réalisateur : Oscar Hudson

Meilleur stylisme : Marni Senofonte pour Formation de Beyoncé

Meilleur designer de production : Jan Houllevigue pour Blackstar de David Bowie

Meilleure animation : Witch Doctor de De Staat, réalisé par Floris Kaayk & Studio Smack

Meilleur clip interactif : Heal Tomorrow de Naïve New Beaters feat. Izia, réalisé par Romain Chassaing

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Lady Gaga tacle Madonna, énervée des comparaisons : "Moi j'écris mes chansons"

Lady Gaga tacle Madonna, énervée des comparaisons : "Moi j'écris mes chansons"La rivalité qui oppose Lady Gaga et Madonna n'est pas près de s'éteindre. Comparée à son aînée alors que paraît son nouvel album "Joanne", la chanteuse américaine a tenu à mettre les choses au clair : "Ce que je fais est différent".

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Bienvenue au Festival de Cannes des DJ

Bienvenue au Festival de Cannes des DJL'ADE, l'Amsterdam Dance Event, c'est la Croisette de l'électro. La vitrine d'une musique en pleine explosion, avec concerts de DJ dans des stades et élection du top 100, et un salon professionnel…

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