Actu musique

9 octobre 2016

Sting : un nouvel opus prévu pour le 11 novembre

Sting : un nouvel opus prévu pour le 11 novembreSting est invité sur le plateau de Laurent Delahousse ce dimanche 9 octobre. Auteur, compositeur et chanteur engagé, il a vendu plus de 100 millions d'albums. Il est venu présenter son dernier opus qui sort le 11 novembre.

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Kungs : son premier album "Layers" sortira le 4 novembre. Découvrez la tracklist !

Kungs : son premier album "Layers" sortira le 4 novembre. Découvrez la tracklist !Fort du succès mondial de ses singles "This Girl" et "Don't You Know", Kungs annonce l'arrivée cet automne de son premier album. Le disque, intitulé "Layers", sortira dans les bacs le 4 novembre.

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Paula Temple, le côté obscur de la techno

Paula Temple

En 2002, lorsqu’elle publie The Speck Of The Future sur le label Materials de Chris McCormack, qu’elle a rencontré virtuellement quelques semaines plus tôt via un live sur le web orchestré par un ami commun, Paula Temple a déjà conquis le monde de la techno. Mais la Britannique est une de ces artistes qui s’accommodent avec difficultés des concessions. Alors que certains morceaux de l’EP sont sélectionnés par John Peel ou inclus par Jeff Mills dans ses mix, Paula Temple finit par couper les ponts avec l’industrie musicale, misogyne et inégalitaire, et, en 2006, part dispenser des formations Ableton à travers le Royaume-Uni.

“Ma musique est une bande-son de notre époque.”

Désormais basée à Berlin, et de retour aux affaires depuis 2012, Paula Temple, toujours aussi fascinée par la scène rock (PJ Harvey, Fever Ray) que par la nouvelle avant-garde électronique (Applex Twin, Aïsha Devi), s’explique rétrospectivement sur ce choix : “À l’époque, j’ai développé un contrôleur MIDI doté d’un crossfader, le MXF8. Il me permettait de faire de la musique avec mon ordinateur et huit platines. Je l’ai utilisé pendant deux ans en tournée, avant de chercher à le développer. C’était devenu ma priorité, je n’avais plus d’inspiration, j’étais dans une forme de rejet de l’industrie. Pendant quelques années, j’ai donc fait le choix de me concentrer uniquement sur cette activité. Jusqu’au moment où la musique a commencé à me manquer. J’avais besoin de m’exprimer à nouveau à travers ce médium.” Sans se conformer bien sûr à un quelconque canon confessionnel, Paula Temple enchaîne alors les projets, les remixes (pour The Knife, Fink, The Prodigy et Perera Elsewhere, notamment) et les lives, mais refuse toujours de jouer le jeu de l’industrie : les Boiler Room ? Très peu pour elle ! Les interviews ? Tout dépend de la qualité et de l’intérêt des questions. L’aspect hédoniste de ses premières productions ? Réduit en cendres, au profit d’une techno dark, brute, violente, presque à l’image de nos sociétés actuelles.

“En quelque sorte, ma musique est une bande-son de notre époque, dans le sens où elle reflète mes sentiments et mes réflexions, détaille-t-elle. De là à la considérer comme activiste, je ne sais pas. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que je ne peux pas être une personne créative si je me déconnecte complétement du monde. J’essaye vraiment d’explorer toutes les possibilités, et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde. C’est de toute façon impossible de répondre à cette attente sans sacrifier un peu de soi-même.”

Un retour aux fondamentaux

Si Paula Temple est différente, c’est donc avant tout parce qu’elle ne se définit pas comme une Dj classique, mais comme une “noisician”. La nuance est d’importance. Cela signifie qu’elle ne diffère pas des sons qu’elle aime créer, qu’elle souhaite avoir un certain recul quant à son rôle de musicienne et qu’elle ne recherche pas systématiquement à mettre en son des compositions hyper musicales. L’important, finalement, “c’est que ça reste dans une quête de performance. C’est pour ça que l’un de mes titres, Ful (paru sur l’EP Deathvox en 2014, ndr), est inspiré d’un collectif d’artistes suédois ayant monté EUROPA EUROPA, un cabaret centré sur la façon dont les migrations européennes et les politiques d’asile rendent possible la violation des droits humains. C’est aussi pour ça que j’ai créé le label Noise Manifesto, une structure où la moitié des artistes signés sont des femmes ou des trans. C’est enfin pour que ça j’ai souhaité donner une suite au projet collectif Decon/Recon, où chaque morceau est publié de manière anonyme.”

Ce faisant, Paula Temple signifie que c’est bien la musique qui est au centre des attentes, et non le producteur, et renoue ainsi avec le souffle original de la techno, politisée, éducative, sublimée autant par des sonorités industrielles que par des rythmes indolents, par des productions puissantes que par des lives surprenants, rappelant parfois les raves et les soirées clandestines d’autrefois. “C’est marrant de se dire que chaque pays a encore un rapport particulier à la techno. Au NAME Festival, par exemple, je sais que les gens veulent simplement passer du bon temps, danser et mettre de côté les tracas de leur vie quotidienne le temps d’une soirée. Mais au festival Unsound à Cracovie, où je joue fin octobre, ce ne sont pas du tout les mêmes attentes. Là-bas, les gens veulent se confronter à des univers plus bruts, sombres et expérimentaux.”

Il faut en effet voir ce son, déjà percutant sur disque, prendre une forme complétement nouvelle sur scène, il faut entendre ces montées sonores fracassantes, maîtrisées de bout en bout et aptes à hypnotiser les foules. Forcément hystériques face à un tel déferlement de beats tordus, glaciaux, obsédés autant par l’expérimentation parfois absconse que par l’énergie transcendante des clubs.

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"Love Me Now" : John Legend joue les coeurs romantiques sur une ballade pop

"Love Me Now" : John Legend joue les coeurs romantiques sur une ballade popBonne nouvelle ! Discret ces derniers temps, John Legend est de retour avec un nouveau single. Fidèle à son image de crooner romantique, le chanteur américain touche la corde sensible sur la ballade "Love Me Now". A découvrir sur Pure Charts !

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Miley Cyrus n'est pas très fan de Mariah Carey : "Tout tourne autour d'elle"

Miley Cyrus n'est pas très fan de Mariah Carey : "Tout tourne autour d'elle"Une nouvelle guerre vient-elle d'éclater dans le monde de la pop ? Dans les colonnes du magazine "Elle", Miley Cyrus a expliqué pourquoi elle n'avait jamais voué d'admiration pour Mariah Carey, la plus célèbre des divas.

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Taylor Swift : un album surprise le 23 octobre ? Les indices troublants !Et si Taylor Swift publiait un album par surprise le 23 octobre prochain, deux ans après le carton de "1989" ? Plusieurs indices autour de cette date sèment le trouble.

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James Vincent McMorrow en interview : "Bosser avec Drake, c'est une super expérience"

James Vincent McMorrow en interview : "Bosser avec Drake, c'est une super expérience"Dans un salon cosy d'un hôtel parisien, nous avons rencontré James Vincent McMorrow pour évoquer son troisième album "We Move". A coeur ouvert, le chanteur irlandais s'épanche comme rarement sur ses fêlures de musicien, nous raconte son passé, les idoles de sa jeunesse ou ses collaboration avec Drake et Kygo. Passionnant !

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Galliano, Fresu et Lundgren "embarquent" le public de Nancy Jazz Pulsations

Galliano, Fresu et Lundgren "embarquent" le public de Nancy Jazz PulsationsUn grand moment de partage musical. Ce vendredi 7 octobre la salle Poirel à Nancy a été submergée par la grâce et l'émotion. Richard Galliano et ses acolytes, Paolo Fresu et Jan Lundgren ont embarqué le public du Nancy Jazz Pulsations pour une croisière de rêve à bord de leur dernière création "Mare Nostrum II".

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Vincent Delerm : “Dans la chanson on est vite hashtagué”

Aussitôt terminé Les Amants Parallèles, il était question pour toi de poursuivre la collaboration avec Clément Ducol et Maxime Le Guil ?

Vincent Delerm : Oui, j’avais un bon se sortie pour refaire un disque “normal”, après Memory et Les Amants Parallèles. Lorsque j’ai sorti Quinze chansons, je ne me voyais plus faire de disques avec des chansons qui n’avaient rien à voir les unes avec les autres. Mais après la contrainte des Amants, avec ce dispositifs de pianos préparés, j’ai aimé la manière dont Clément et Maxime se sont débrouiller pour rendre l’album fluide et accessible et non conceptuel, j’avais donc à cœur de repartir avec eux sur des bases un peu plus pop.

Cette fois, la différence dans la production, c’est l’ajout de cordes et de programmations…

L’idée même de production est assez abstraite pour les gens, moi-même pendant longtemps je m’en foutais un peu. Lorsqu’on écoute Divine Comedy, on voit bien que la production est importante, mais ce sont d’abord les chansons que l’on remarque. Aujourd’hui ça compte beaucoup pour moi car c’est une manière d’éviter de refaire ce que j’ai déjà fait, et l’idée de laisser Maxime travailler sur des programmations, j’étais persuadé que ça distinguerait cet album des précédents. Je reviens certes sur des choses que j’ai faites à l’époque de Kensington Square mais dans la nature du son c’est assez différent.

Comment avez-vous procédé pour l’écriture ?

On a fait des maquettes très tôt avec Maxime, il y a plus d’un an, au cours d’une seule journée, en consacrant une demi-heure par titres. Je faisais la mélodie sur un mellotron et lui mettait tout de suite une programmation, un peu sans réfléchir. Très vite, on s’est dit qu’on voulait un mélange de quelque chose de très organique, avec des harmonies de cordes et de cuivres, et des programmations de l’autre côté. On voulait aussi qu’il n’y ai pas de hiérarchie à la fin entre les instruments nobles et ceux qui le sont moins, du coup on a parfois gardé des cuivres synthétiques parce que ça collait mieux à l’atmosphère.

L’idée générale de l’album, le fait de l’appeler A présent, c’est également venu tôt dans le processus ?

J’avais ce titre assez tôt mais tous les autres titres sont venus très tard. J’avais des idées de ce dont je voulais parler mais ce n’était pas forcément formulable, au point qu’on avait beaucoup de titres qui étaient déjà arrangés et qui n’avaient pas encore de textes. Ça ne m’était jamais arrivé auparavant. J’ai dû me débrouiller avec ça et ça m’arrangeait, au fond, d’avoir peu de délais entre le moment où la chanson était écrite et celui où il allait falloir la chanter sur scène. J’avais envie de faire quelque chose à la fois de très factuel mais qui soit lié à la vie, qui soit très vibrant, du coup je devais tenir compte de l’arrangement pour évaluer jusqu’où j’avais besoin de formuler les choses ou pas, les moments où je pouvais un peu rester à distance.

Cette idée de l’énergie vitale qui traverse le disque, du fait de se sentir vivant, c’est une chose qui te préoccupe ?

Lors des concerts, j’ai toujours eu l’impression d’avoir un peu la main sur cet effet que tu peux transmettre. J’ai toujours voulu que les gens ressortent en ayant ce sentiment d’avoir fait le plein de quelque chose qui les aura rendu plus vivant qu’en entrant. Certes, ce n’est pas fait pour durer mais j’aime cette sensation un peu éphémère que le mec sur scène te rende provisoirement un peu plus fort. En revanche je ne me posais pas la question lorsque je faisais mes albums parce que ce n’était pas forcément le lieu pour ça. Mais cette fois, grâce à ce qu’amenaient Clément et Maxime, je pouvais tenter des choses différentes. Mes mélodies sont assez simples en général, un peu ligne claire, et l’apport des arrangements permet à la musique d’aller plus loin tout en restant accessible, et amener cette idée de vie qui figure dans les textes. Si tu veux rendre fidèlement ce sentiment de vie, il faut qu’il y ait un télescopage de choses qui peuvent ne pas avoir de liens entre-elles. J’ai de plus en plus de mal à sectoriser le “youplaboum” d’un côté, et la pluie de l’autre (rires).

En même temps, il n’y a pas beaucoup de “youplaboum” sur cet album…

C’est vrai, les trucs à ressorts, les chansons plus rigolotes, je les garde désormais pour la scène. J’ai fait ça au début parce que je voulais me faire remarquer, et que quand tu joues dans une pizzeria devant des gens en train de manger, tu as plus de chance de te faire accepter avec une chansons comme Tes Parents, qui est pas loin du sketch, qu’avec un truc plus plombant qui parle de la pluie en banlieue. J’ai fait du café-théâtre avant de faire de la chanson et c’est quelque-chose que j’aime bien, et que j’aime faire sur scène, mais à partir des Piqûres d’araignées j’ai mis le frein à cette veine. Sur Quinze chansons, je n’aimais pas les trois ou quatre chansons obligatoires dans ce style comme Dans tes bras ou Un tacle de Patrick Viera, je trouve qu’elles ne fonctionnaient pas bien.

Quand tu fais un disque aussi radical que Les Amants parallèles, c’est aussi pour aller à l’encontre de l’image que les gens ont de toi ?

Certainement, car en terme d’image, on devient vite victime de la posture qu’on a soi-même fabriquée. Les gens qui t’aiment t’adorent pour les mêmes raisons que ceux qui te détestent, on ne retient que quelques ressorts qui parlent à tout le monde et au final on oublie la base du truc qui est le songwriting. A songwriting égal, paroles et musiques, tu peux avoir une image de gros ringard ou de mec hyper branché, la différence provient des gens, de leur bienveillance ou pas à ton égard.

Tu es si sensible que ça vis à vis de l’avis qu’on peut avoir sur toi ?

J’ai suivi parfois les conseils de proches pour infléchir certaines choses qu’on me reprochait. Je me souviens que ma copine, notamment, m’avait conseillé de lâcher un peu les noms propres, parce que j’avais doublé la dose entre le premier et le deuxième album. Quand j’ai écrit le duo avec Lhassa pour l’album anniversaire des dix ans de Tôt ou Tard, L’échelle de Richter, j’ai vraiment voulu montrer que mon écriture ne reposait pas que sur ça, et c’est ce qui a conduit au Piqûres d’araignées, où j’avais l’impression d’avoir un bureau de censure dans ma tête en l’écrivant. Là, Bernard Genghini pouvait aller se faire foutre (rires). A part ce truc-là, je n’ai pas cherché à changer. Ma voix s’est corrigée avec le temps, j’ai appris à chanter plus droit, mais c’était pas volontaire. Quand j’ai fait le spectacle Memory, en revanche, j’avais la volonté de prendre les gens par défaut, parce que dans le registre strict de la chanson on est très vite jugé, “hashtagué”, alors que là il fallait avoir vu le spectacle pour en parler.

Sur l’album, tu chantes un titre en duo avec Benjamin Biolay, qui ne t’a pas épargné à un moment…

Ce sont surtout les gens, certains journalistes, qui ont voulu à tout prix nous opposer à une époque. Il y avait beaucoup de papiers un peu malveillants sur les nouveaux chanteurs de la génération 2000, et l’un et l’autre on incarnait ça plus que d’autres. On ne posait tous également la question de savoir qui d’entre nous allait être toujours là dans quinze ans, moi le premier, et je n’avais pas du tout la certitude d’en être. Pour en revenir à Benjamin, dès 2004 il m’avait invité sur scène pour faire une reprise de Miossec, donc il n’y a jamais vraiment eu d’animosité entre nous.

Vous êtes tellement dissemblables sur le papier que le titre, Les chanteurs sont tous les mêmes, peut prêter à sourire…

C’est vraiment une chanson que j’ai écrite en pensant à lui. On s’est vu six mois avant et on avait reparlé d’un festival qu’on avait fait ensemble sur la Côte d’Opale, au Gymnase de Boulogne-sur-mer, dont il est question dans la chanson. Le fait que l’on soit apparus à peu près en même temps, qu’on a pu vivre les mêmes choses dans notre métier, ça créé une forme d’histoire commune. Moi j’ai toujours adoré son premier album, plein de choses qu’il a pu faire, j’étais sidéré qu’on ne commence à découvrir son talent qu’au moment de La Superbe, alors que pour moi, Rose Kennedy était déjà un très grand disque. LA chanson est à double-fond, avec les couplets qui jouent un peu sur l’autodérision du chanteur qui porte des vestes et qui se fait plaquer par sa nana, alors que les refrains sont plus grinçants. Ça parle des chanteurs qui prétendent toujours ne pas écouter ce que font les autres. Tout le monde dit ça dans les interviews pour ne pas avoir à donner un avis, alors qu’on est évidemment tous là à se surveiller. Comme on se croise souvent les uns les autres pour des trucs en commun, des concerts caritatifs ou autres, on s’est tous un peu troués devant les copains, on a tous eu un playback qui démarre pas, où l’embarras de devoir chanter devant un néon rose qui clignote une chanson comme Deauville sans Trintignant, qui n’est pas spécialement gaie.

Est-ce qu’en écrivant pour Alex Beaupain une chanson sur son enfance, Rue Battant, ça t’a donné l’envie d’écrire celle sur toi qui termine l’album, Un garçon ?

Carrément. J’étais jaloux d’une chanson que j’avais écrite (rires). J’ai écrit celle pour Alex à un moment où j’avais du mal à faire des chansons un peu simples. Sur Les Amants, j’avais pas mal décomposé les choses, et j’avais perdu cette fluidité des débuts où je pouvais faire des chansons d’un jet. Rue Battant, c’était une de ces chansons directes, et il l’a mise à la fin de son album, du coup je me disais que je pouvais tenter la même chose. D’autant que sur l’album, avec La dernière fois que je t’ai vu, où je dis quelque chose hyper intime, il n’y a pas trop de chansons qui ont un lien direct avec des choses personnelles.

La dernière fois que je t’ai vu, qui parle de ton grand-père, est après Ambroise Paré ta seconde chanson qui parle d’hôpital…

Oui c’est vrai, j’ai aussi des chansons sur des vielles dames enfermées dans des maisons, comme North Avenue, Chatenay Malabry, 29 avril 28 mai (rires). Il se trouve que pour Ambroise Paré et pour celle-ci, c’est la même personne qui était hospitalisée dans les deux cas. C’est sans doute lié à la crainte que j’avais de perdre cette personne, la première fois quand j’étais plus jeune, et récemment. C’est ce dont je parlais à propos du télescopage, j’aime bien cette idée qu’un album puisse à la fois parler du fait d’être en vie tout en faisant une exception en sens inverse à un moment.

Je ne veux pas mourir ce soir, c’est lié au Bataclan et plus généralement aux attentats ?

J’ai lu ça, mais en fait pas du tout. Rien de l’album n’était a priori en résonnance avec l’actualité, mais c’est une fois que tout était terminé que je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose qui avait filtré. Je ne pouvais pas être totalement imperméable à ce qui s’était passé. Le Bataclan, c’est une salle où j’ai beaucoup joué, surtout en fin de tournée, on terminait souvent là-bas. Quand après tu lis des témoignages de gens qui parlent d’une trappe par laquelle ils se sont enfuis, tu visualises immédiatement de quelle trappe il s’agit. Je n’étais pas très à l’aise avec ces appels à témoigner, genre “est-ce que ce qui s’est passé va changer votre façon d’être sur scène, etc.”J’avais l’impression que les vrais sujets étaient ailleurs, donc je n’ai rien dit du tout. Maintenant, si le sujet de l’album c’est de poser à question de ce qui est important, là, à présent, alors c’est forcément lié à ça d’une manière ou d’une autre. Ce sont des sujets que j’ai souvent abordés, mais cette fois ils prennent une résonnance particulière en raison du contexte. Peut-être qu’inconsciemment ça a concouru au fait qu’il n’y ait pas de chansons un peu gag, pas de ricanement sur l’album.

Dans le décor parle de Jane Birkin, dont on entend la voix à la fin…

C’est une déclaration d’affection à l’adresse de Jane, et sur son importance auprès de Gainsbourg. Je viens de voir que Vanity Fair faisait sa couverture sur ça, sur ce que Jane avait apporté à Gainsbourg, et c’était également mon intention. On l’a vu évoluer au fil du temps comme une personne qui, au départ, ne savait pas très bien où elle débarquait, et qui est devenu quelqu’un de très intelligent, attachant, très maternelle dans l’inconscient de tout le monde. Même ses chansons, les chansons que Gainsbourg a faites pour elle, sont très différentes de celles pour les autres filles. J’avais une première version beaucoup plus détaillée, biographique, au final je n’ai gardé que cette anecdote que raconte le frère de Birkin dans un bouquin de photos, où ils sont tous les deux avec Serge dans une bagnole, complètement bourrés, et ils prennent deux mecs en stop qui arrachent le rubis que Jane avait offert à Serge et se barrent. Et Gainsbourg qui flippe à l’idée de rentrer chez lui parce qu’il n’a plus le collier.

Tu la connais bien ?

Oui, c’est pour ça que je ne veux pas trop parler d’elle, je reste un peu en surface. Mais c’est quelqu’un d’incroyablement attentionné. Lorsqu’on fait un concert caritatif pour le Japon, elle laisse un petit mot à tout le monde dans la loge avec un dessin de ta tête, ce genre d’attentions. C’est aussi quelqu’un qui a un chic unique, je me souviens d’un de ces concerts aux Music’elles, à Meaux, où on partageait une loge à plusieurs, et où chacun avait des invités. Véronique Sanson était venue avec Florent Pagny et Richard Gotainer, alors que Birkin avait invité Rufus Wainwright… D’ailleurs, pour l’anecdote, Rufus Wainwright avait des chaussures trop petites, du coup il avait emprunté celles de Florent Pagny. Elle nous avait offert à tous un brie de Meaux, c’est une anecdote que je raconte dans le bouquin de photos, et ça schlinguait dans le taxi en revenant. Le chauffeur m’avait fait la remarque, mais quand j’ai dit que c’était un cadeau de Jane Birkin, il n’a plus osé rien dire.

Tu publies en effet trois bouquins de photos en même temps que l’album. Il y a un lien entre tout ça ?

Ce sont des choses qui se sont faites en même temps, donc on peut forcément y voir une sorte d’unité. Même artificiellement je peux trouver des correspondances. Il y en a un qui est un témoignage de mon grand père, et il y a une chanson sur lui sur l’album, Un été aussi c’est dans l’album, le songwriting qui est une notion qui m’a beaucoup questionné ces derniers temps…

Pourquoi ?

Parce que c’est un truc assez particulier, le songwriting. C’est lié souvent à des gens qui n’étaient peut-être pas fait pour faire des chansons, comme Randy Newman ou Leonard Cohen, et qui se sont fabriqués des chansons sur mesure, comme une seconde peau. Cohen ou même Newman, tu peux les imaginer écrivains ou poètes, ils n’ont pas a priori la dégaine pour faire chanteur, c’est un truc qui vient après, parce qu’on accepte leur singularité. Et puis c’est amusant de voir que ces mecs ultra brillants se donnent du mal pour faire le même métier que Joe Dassin (rires).

Tu as fait des albums, une pièce de théâtre, une expo au 104 autour des élections, un spectacle autobiographique, maintenant des livres de photos, tu prépares un film… D’où vient ce besoin de diversification ?

De l’envie de toujours creuser les mêmes sillons mais avec des médiums différents, en profitant des possibilités que chacun d’entre eux peut amener. Il y a des choses difficiles à faire passer dans une chanson de trois minutes et que le théâtre permet d’approfondir et de développer certains sujets. Ceci étant, à chaque fois que j’ai fait quelque chose en dehors de la chanson, j’y suis ensuite revenu comme un malade parce que c’est quand même le format idéal, celui en tout cas qui me convient le mieux.

Propos recueillis par Christophe Conte

A présent (Tôt ou Tard)

Songwriting, L’été sans fin, C’est Un lieu qui existe encore (trois livres vendus séparément, Acte Sud)

En tournée dans toute la France à partir de novembre, à Paris (La Cigale) du 28 au 30/11) et à La Cité de la Musique du 4 au 7 avril 2017.

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Au festival "Desert trip", les Rolling Stones rendent hommage aux Beatles

Au festival "Desert trip", les Rolling Stones rendent hommage aux BeatlesPour de nombreux fans de rock des années 1960, le choix était binaire: Beatles ou Rolling Stones ? Au premier jour du méga-festival des légendes du rock dans le désert californien, les Stones ont créé la surprise en rendant hommage à leurs rivaux supposés.

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Comment les musiciens survivent à l’enfer statistique qu’est devenu Internet

Une image de plus en plus contrôlée

Peu d’inventions auront autant révolutionné le monde de la musique qu’internet. Pressions des stats, gestion de l’image, utilisation des algorithmes… Le boulot de musicien a totalement évolué au fil des années 2000. Benoit, le chanteur du groupe Grand Blanc, explique :

“A nos débuts, on était assez méfiants de tout ça, d’autant plus que nos idoles des années 80, comme Joy Division, n’avaient pas à jouer autant avec leur image. Enfin, ils le faisaient aussi, mais dans une bien moindre mesure.”

Dire qu’un groupe doit aujourd’hui être présent sur un maximum de réseaux sociaux pour exister revient effectivement à enfoncer une porte grande ouverte. La mondanité numérique est devenue l’apanage de tout musicien, qui se voit contraint de communiquer, sans cesse. Même si, pour certains, le geste est tout à fait naturel. C’est par exemple le cas du rappeur francilien Hyacinthe :

“Depuis que je suis gosse, je traîne sur internet, donc j’ai grandi avec tout ça. Instagram, Twitter et tous les réseaux sociaux font en quelque sorte partie de moi, et je n’ai pas trop à me forcer pour aller dessus. Je n’essaye pas d’être spécialement présent, je fais ça au feeling.”

Aujourd’hui, il ne suffit plus vraiment de se contenter de faire de la musique si l’on veut se faire une place dans ce secteur. Le musicien doit apprendre à jouer avec son image pour devenir de plus en plus visible, audible. Chose qui mène à la création de véritables personnages, comme en témoignent les projets menés Jacques, ou encore La Femme. Depuis la démocratisation d’Internet, la gestion de l’mage a pris une ampleur considérable. On se rend d’ailleurs vite compte que même les mecs qui jouent sur l’anonymat fou le côté nébuleux de leurs projets, comme WU LYF ou Kekra, rentrent finalement aussi dans le rang, en se créant une image noyée dans le mystère. En ce qui concerne l’affichage de la vie privée des musiciens, Hyacinthe se lance :

“De mon coté, j’évite de mettre ma vie privée sur le net, je pense que j’en dis déjà assez dans mes chansons. Après, je trouve que là où ça a véritablement changé quelque chose, c’est que ça a signifié la fin des mecs inaccessibles. Tu vois, avant, un rappeur ou un musicien en général, était vu comme quelqu’un de lointain, un peu mystérieux, je pense que maintenant on a un peu perdu ça. Tu captes direct, en matant son Instagram, que ton rappeur préféré n’a pas d’oseille (rires)”

Algorithmes, pop et statistiques

Le terme “algorithme” revient aussi de plus en plus souvent, et semble aujourd’hui revêtir une importance capitale. Pour que les publications de chacun apparaissent sur les fils d’actualité de leurs fans, il faut, justement, publier sans cesse. C’est en particulier la loi imposée par Facebook, chose que Grand Blanc a découvert au fil des années :

“On s’est un peu fait engueuler par notre label parce qu’on ne communiquait pas assez. Ils ne sont pas du tout dans l’optique de vendre au maximum etc, mais il fallait bien que des gens connaissent un peu notre nom. Et puis on fait de la musique pour qu’elle soit écoutée et diffusée, tout simplement.”

Règne des chiffres oblige, pour vérifier sa popularité, il y existe maintenant des stats virtuelles pour mesurer l’impact d’un artiste. Soit l’équivalent du nombre de disques vendus, avant que la notion d’album physique ne soit devenue surannée. Car l’un des plus flagrants impacts d’internet sur la musique semble être la dissociation des titres. Bien entendu, la notion de single a toujours existé, mais jamais – et notamment à l’ère des clips sur Youtube ou du streaming sur Apple Music – elle n’a été si essentielle. Le tout mène sans doute à un nouvel âge d’or de la pop, puisque beaucoup mixent désormais les structures couplets / refrains avec des sonorités plus expérimentales. Chose que l’on retrouve dans beaucoup de projets actuels, comme par exemple du coté du producteur attitré de Hyacinthe, Krampf. A titre d’exemple, on trouve dans les prods de ce dernier un sample d’Avicii, aux cotés de bruits d’avions qui s’explosent en vol.

Internet semble en tout cas avoir changé un nombre de choses incalculables, qui s’avèrent bien entendu parfois ultra positives du point de vue de la création ; notamment grâce aux contacts, largement facilités par l’outil. On ne compte effectivement plus les projets qui se font de manière strictement virtuelle. Et ce, sans compter l’ouverture d’esprit et les découvertes que le web a favorisé (on peut par exemple penser au projet du Bon Coin de Forever Pavot). Il ne reste désormais plus qu’à attendre de voir comment la musique réagira face à l’arrivée de nouvelles technologies comme la réalité virtuelle ou encore la réalité augmentée.

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Céline Dion : une comédie musicale sur sa vie en préparation

Céline Dion : une comédie musicale sur sa vie en préparationAvis aux fans de Céline Dion ! Gilles Ste-Croix, le co-fondateur du Cirque du Soleil, vient de devenir son conseiller artistique. Et il va commencer à plancher sur une comédie musicale autour de la vie de la chanteuse, une en français et une anglais.

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Manuela remporte la saison 3 de "The Voice Kids"

Manuela remporte la saison 3 de "The Voice Kids"TÉLÉVISION - Lors de son audition à l'aveugle sur Andalouse de Kendji Girac, elle avait fait chavirer de bonheur le public et surtout le jury de "The Voice Kids", composé de Jenifer, Patrick Fiori et M. Pokora. Samedi 8 octobre, Manuela, 8 ans, a remporté la troisième saison de l'émission de TF1 réservée aux enfants, devant Lou et Evän. Élève en CE1 à Montpellier, Manuela succède à Jane et Carla, les deux dernières gagnantes de "The Voice Kids".

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"The Voice Kids" : Manuela est la gagnante de la saison 3

"The Voice Kids" : Manuela est la gagnante de la saison 3A seulement 8 ans, Manuela a remporté la finale de “The Voice Kids” saison 3. La gagnante a notamment bluffé les téléspectateurs et son coach M Pokora en reprenant “Listen” de Beyoncé. Autre récompense : les félicitations de son idole, Kendji ! Le 27 août dernier, les téléspectateurs de “The Voice Kids” saison 3 découvraient entre autres Manuela, 7 ans, la benjamine du concours de TF1. Avec sa joie de vivre et son accent du sud, la jeune fille a repris “Andalouse” de son idole Kendji Girac, séduisant ainsi Jenifer, Patrick Fiori et M Pokora.…

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Karine Le Marchand évoque sa carrière ratée dans la chansonKarine Le Marchand a accordé une interview au Parisien dans laquelle elle évoque sa vraie vocation : la chanson…

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Lola Marois a été draguée par Pascal Obispo... alors qu'elle était avec Jean-Marie Bigard !

Lola Marois a été draguée par Pascal Obispo… alors qu'elle était avec Jean-Marie Bigard !La femme de Jean-Marie Bigard Lola Marois a confié avoir été approchée par Pascal Obispo alors qu'elle était déjà en couple avec l'humoriste ! Mais le chanteur ne s'en souvenait plus…

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"On achève bien les anges" : le retour très sombre de Bartabas à Paris

"On achève bien les anges" : le retour très sombre de Bartabas à ParisBartabas et le théâtre Zingaro sont sur la scène du fort d'Aubervilliers jusqu'à la fin du mois de décembre avec le spectacle "On achève bien les anges". Une chorégraphie équestre très noire, accompagnée par la musique de Tom Waits. 

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Julien Doré : "ce qui m'anime, c'est le mouvement"Le chanteur était l'invité du plateau de France 2 ce samedi 8 octobre, à l'occasion de la sortie de son nouvel album. Il sera en tournée dans toute la France à partir du 23 février 2017.

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Octobre 2016
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