Actu musique

24 septembre 2016

Les invités d'On n'est pas couché (France 2) : Elie Semoun, Slimane, Clotilde Coureau…

Les invités d'On n'est pas couché (France 2) : Elie Semoun, Slimane, Clotilde Coureau…Ce samedi 24 septembre, Laurent Ruquier est de retour à 23h10 sur France 2 avec On n'est pas couché et reçoit un humoriste qui comme le bon vin vieillit, Elie Semoun, l'auteur phénomène de la rentrée littéraire, Gaël Faye, un élu socialiste proche d'Emmanuel Macron, Gérard Collomb, un chanteur qui une sacrée “voice”, Slimane, une princesse de l'écran, Clotilde Courau, et sa réalisatrice, Marie-Castille Mention. On vous en dit plus sur eux.

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Michel Legrand inaugure le festival "Des notes et des toiles"

Michel Legrand inaugure le festival "Des notes et des toiles"Michel Legrand, le compositeur aux trois Oscars, a ouvert à Pont-à-Mousson la deuxième édition du festival "Des notes et des toiles" consacré à la musique de film. A 84 ans, celui qui a côtoyé les plus grands du jazz et du cinéma a exploré pendant toute la soirée une vie de compositions pour le grand écran et conduit l'Orchestre National de Lorraine.

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"Company" : Tinashe fait grimper la température avec son nouveau single

"Company" : Tinashe fait grimper la température avec son nouveau singleAlors qu'elle espère publier son deuxième album "Joyride" dans les prochaines semaines, Tinashe enchaîne avec un nouveau single. Décrochera-t-elle enfin un tube avec "Company" ? Ecoutez !

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Renaud "fou amoureux" de Virginie Efira

Renaud "fou amoureux" de Virginie EfiraPEOPLE – C'était le temps des confidences pour Renaud samedi dans "Thé ou Café". Dans l'émission matinale de France 2, face à Catherine Ceylac, le chanteur a dévoilé ses sentiments pour Virginie Efira. S'il affirme "tombe(r) amoureux tous les jours", Renaud raconte que l'actrice belge est la dernière femme à l'avoir fait craquer, après avoir vu son film à l'affiche, Victoria (sorti le 14 septembre). "Je suis sorti de là amoureux de cette jeune fille", confie-t-il, lui qui aimerait beaucoup la rencontrer.…

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VIDEO Renaud déclare sa flamme à une actrice !

Invité sur le plateau de l'émission "Thé ou Café", le chanteur Renaud a fait une surprenante révélation. 

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Coup d'envoi de la Techno Parade sous un soleil radieux

Coup d'envoi de la Techno Parade sous un soleil radieuxUn gigantesque dancefloor sur les quais de Seine, face à l'Académie française et au Louvre, a donné le coup d'envoi ce midi de la 18e Techno Parade. Sous un soleil radieux, l'affluence était forte sur ce club de jour à ciel ouvert prévu pour durer jusqu'à 15h avant que ne s'ébranle le défilé en direction de la Bastille.

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Groenland, une des plus belles révélations du festival québecois FME

Qui sait situer Rouyn-Noranda sur une carte possède a priori un taux de québécophilie élevé. Cette ville, qui n’existait pas il y a un siècle et qui a gagné sa visibilité grâce à l’exploitation minière est depuis plusieurs années l’épicentre d’un séisme indé à chaque fin d’été. Ce n’est pas un hasard si on retrouve toute l’intelligentsia musicale québécoise, canadienne et française au FME (pour Festival de Musiques Émergentes), malgré les 700 kilomètres qui séparent le festival de la grande ville la plus proche. Si tout ce beau monde rapplique pour faire des parties de pêche et écouter des groupes un peu dingues au milieu de la forêt, c’est parce qu’il y a de quoi remplir sa nasse à ras bord. Et Groenland fait partie de ces groupes qui ont commencé leur histoire là-bas, et qui n’oublient pas d’où ils viennent.

Alors que le sextet montréalais vient tout juste de sortir un deuxième album de pop qui risque de les consacrer comme souverains de la musique indé québécoise, ils nourrissent le secret espoir de conquérir un territoire où ils ne pèsent quasiment rien : la France. Après avoir écouté A Wider Space, on valide le projet. Interview au bord de l’eau, où il est question de rap local et de karaoké entre deux abeilles tueuses.

Comment avez-vous tué le temps pendant le long trajet pour venir jusqu’ici ?

Jean-Vivier (claviers) : on a bien attendu 8 heures avant de jouer à un jeu, du coup la toute dernière heure était beaucoup plus facile à gérer que les autres (rire général). Sinon on a beaucoup parlé musique, on a décortiqué le nouvel album des rappeurs d’Alaclair Ensemble qui est absolument génial. Certains d’entre nous ont ce besoin d’analyser en détails tout ce qui se passe dans le lecteur CD…

Ce n’est pas la première fois que vous venez ici en tant que groupe. Vous avez vos habitudes ici ?

Jean-Vivier : Il y a bien Morasse, qui vend de la poutine à n’importe quelle heure, mais c’est un peu l’habitude de tout le monde ici… Au final, on n’a pas encore tissé de réelles habitudes ici, d’autant que la dernière fois qu’on est venus, c’était pour Quartiers d’Hiver, l’édition d’hiver du FME… On a aussi pêché sur le lac quand nous sommes venus en été. C’est à chaque fois différent en fait.

Ariane (violon) : le Bar des Chums aussi, un bar un peu crado où les gens se retrouvent tard pour faire du karaoké, c’est mythique ici. Et puis les aurores boréales au lac Flavrian, au camp où logent les artistes…

Vous qui êtes familiers du FME, vous avez une explication tangible sur le succès de ce festival loin de tout ?

Sabrina (chant) : C’est un peu bizarre de dire que ce festival est “exotique” mais c’est un peu ça : tu dois faire la route en voiture à travers la forêt pour y aller, il y a un côté très chaleureux et familial, tous les artistes sont bien reçus et les conditions techniques sont idéales, ça donne envie d’y passer le week-end entier même si tu viens seulement pour un seul concert.

Simon (basse) : Il y a cet aspect “huis clos” qui est vraiment agréable, et puis tous ces shows “secrets” dévoilés au dernier moment, dans des bars ou sur un coin de pelouse au bord du lac… Le FME est l’un des premiers festivals à avoir fait ça, maintenant tu trouves ça un peu partout mais ils le font toujours mieux que les autres. Il y a un côté colonie de vacances ici.

En 2013, on vous a décerné un prix qui vous a permis de jouer à la TV. Cela vous vraiment servi, maintenant que vous avez du recul sur cette expérience ?

J-V : Malheureusement, oui (rires). C’est pas vraiment notre truc, tu t’en doutes, mais je crois que ça nous a permis de nous ouvrir à un public qui aimait la musique mais qui n’aurait pas eu le réflexe d’aller nous voir en concert, on l’a remarqué les jours qui ont suivi. Et puis ça nous arrive encore de croiser des gens qui nous disent qu’ils nous ont découvert dans Belle & Bum [l’émission de télévision québécoise], donc j’imagine qu’on en tire une expérience correcte, ça va.

Vous revenez comme tête d’affiche alors que vous étiez des bébés lors de votre première venue ici en 2013. Il s’est passé quoi entre-temps ?

Jonathan (batterie) : il y a eu des tonnes de concerts liés à la sortie de notre premier album The Chase, ça nous a permis de vraiment nous définir en tant que groupe. Et puis il y a le défi de tout musicien qui s’impose : faire un deuxième disque. C’est vraiment quelque chose à part, tu n’as pas l’occasion d’être confronté à ça avant, et c’est là que notre cohésion de groupe nous a aidé. Pour faire un premier disque, il suffit de cumuler plein de morceaux déjà composés qui fonctionnent bien ensemble, qui ont parfois déjà vécu leur vie en live… Là, on a eu un temps hyper réduit, comme un vrai “temps de travail” défini pour composer. Heureusement qu’on se connaît par coeur.

Le fait d’avoir enchaîner les tournées sans relâche a eu un impact sur votre composition ?

Jonathan : Disons que ça a eu un réel impact sur notre façon de jouer. Si tu réécoutes notre premier album, on reste très satisfaits des morceaux mais on joue sans grande assurance. Je jouais de la batterie depuis très peu de temps lorsque j’ai enregistré The Chase. Si tu as écouté A Wider Space, tu remarqueras que tous les accords, toutes les lignes de voix sont beaucoup plus assumées. Pour ma part je crois que je me suis enfin mis à frapper mon instrument comme il fallait.

J-V : Ouais, d’ailleurs on s’est tous mis à frapper nos instruments, c’est ça notre secret. (Rires)

A Wider Space by Groenland

Vous imaginiez devenir aussi solides dans le paysage musical québécois ?

Sabrina : C’est toi qui le dis, moi j’ai l’impression qu’on a encore du terrain à parcourir. Oui, on peut entendre nos morceaux sur certaines radios, on joue dans des festivals importants, mais Groenland n’est pas du tout un groupe énorme ici, on reste très indé. Et ça nous va, on n’a pas forcément envie de devenir gigantesque non plus. La tournée qu’on entame actuellement va nous faire parcourir le Québec en long et en large et c’est déjà inespéré… On va continuer à faire du mieux qu’on peut.

Simon : On est un vrai groupe de bouche à oreille. Pour vrai, on ne parle pas de nous dans les gros médias, on ne passe pas sur les radios mainstream. La reconnaissance qu’on a, elle nous rend heureux parce qu’elle vient des shows qu’on a fait.

Vous avez d’ailleurs quelques dates dans l’état d’Ontario et de Colombie Britannique. Le territoire canadien anglophone, c’est quelque chose que vous comptez explorer ?

Simon : C’est toujours cool de jouer au Canada anglophone mais c’est assez dispendieux. C’est un territoire immense, c’est compliqué pour un groupe avec des moyens comme les nôtres de soutenir une tournée canadienne complète. Là, on n’allait pas rater l’occasion de jouer à Victoria (capitale de la Colombie-Britannique, ndlr) et à Vancouver, mais je ne pense pas que ce soit un objectif pour nous.

Jean-Vivier : On imagine plutôt bien retourner dans la vieille Europe, par contre. On aime la France, ça nous semble plus accessible pour nous et on a aimé y jouer lors de notre dernier passage, même si personne ne nous connaît vraiment. La difficulté, c’est qu’on n’a pas de label français pour l’instant…

Simon : tu sais comment titrer ton article, maintenant, allez. (rires)

J’ai déjà entendu dire de vous en France “ah oui, c’est un peu les nouveaux Arcade Fire”…

Jean-Vivier : Oh, boy.

Ariane : Je crois que je vois la comparaison, les deux groupes ont beaucoup de membres, il y a des cordes, un côté un peu orchestral, mais à part ça…

Sabrina : Arcade Fire a ouvert quelque chose. Nous, on a juste la prétention de faire la musique qui nous plaît. On a un grand respect pour ce groupe, mais ils ont un succès international et pas nous.

Jean-Vivier : Et le nouvel album est vraiment différent, maintenant, même la comparaison musicale est un peu compliquée. On est beaucoup moins naïfs qu’avant, on parle de choses concrètes, on a un peu plus envie de danser aussi.

Vous avez pu récupérer un iPad après que votre chanson Our Hearts Like Gold ait été synchronisée dans la pub Apple ?

Jean-Vivier : Ah non, on n’a pas du tout pensé à ça. Tu crois qu’on aurait pu gratter du matériel ? On va envoyer un mail à Apple !

Album A Wider Space de Groenland disponible sur Bandcamp

Les Inrocks - musique

"She Don't Really Care" : Alicia Keys dévoile un inédit en live au Apple Music Festival

"She Don't Really Care" : Alicia Keys dévoile un inédit en live au Apple Music FestivalAlicia Keys vient d'annoncer que son album sortirait très bientôt. Avant de pouvoir découvrir ses nouvelles chansons, l'artiste a interprété l'inédit "She Don't Really Care" en live au Apple Music Festival. Regardez !

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Eminem est de retour

Eminem est de retourMUSIQUE - "The Slim shady" is back. Producteur exécutif du nouvel album de la chanteuse Skylar Grey, "Natural Causes", Eminem prête également sa voix au morceau "Kill for you", dévoilé vendredi 23 septembre, comme l'indique Konbini. Le titre est inspiré de l'histoire du célèbre couple de criminels américains Bonnie et Clyde. Plutôt discret ces derniers temps, Eminem se consacre à ses collaborations et à la production musicale depuis 2014 et la sortie de son dernier album (qui était aussi une compilation), "Shady XV".…

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Paradis, Passenger et Shawn Mendes : 3 albums au banc d'essai

Paradis, Passenger et Shawn Mendes : 3 albums au banc d'essaiChaque semaine, Pure Charts passe en revue trois albums incontournables du moment pour un débrief en quelques lignes. Au programme : Paradis nous fait monter au 7ème ciel avec "Recto Verso", Passenger nous emmène en voyage intérieur sur "Young As The Morning Old As The Sea" et Shawn Mendes confirme son statut de popstar avec "Illuminate". Verdict !

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Les 11 clips qu’il ne fallait pas rater cette semaine

Ichon Si l’on ride 

Pour ce dernier clip, le rappeur de Montreuil Ichon nous embarque dans un délire kitsch génial. De la vieille mercedes, aux regards amoureux en slow motion, en passant par la ballade à cheval et les cascades d’eau. Tout y est, et c’est parfait.

Lady Gaga Perfect Ilusion

On dit non en plusieurs points. D’abord, Lady Gaga, comme Madonna, a tort de penser que pailleté = se renouveler. Ensuite, les lumières qui clignotent ça fait mal aux yeux. Enfin, ces-derniers temps, on voit plus de déserts dans les clips que sur National Geographic.

Tkay Maidza Carry On ft. Killer Mike

Où la jeune rappeuse australienne originaire du Zimbabwe reprend tous les codes des clips r’n’b, mais en mieux.

Camp Claude Swimming Lessons

Tout le génie du trio électro-pop rassemblé dans cette ballade ensablée.

Panic! At The Disco LA Devotee

Il a beau avoir passé une saison dans un monde parallèle et dégobiller des limaces d’une autre dimension, pour les Américains de Panic! At The Disco, Noah schnapp (Will dans la série Stranger Things) n’en a apparemment pas assez pris pour son grade.

Radio Elvis Solarium

Pour le tournage de ce clip, le trio français a décidé d’aller faire un tour à la Réunion, en pleine éclipse de soleil. Le résultat est plutôt vertigineux.

Her Her

Nouvelle confession charnelle et amoureuse du duo français.

Myth Syzer & Ikaz Boi Nobody

L’atmosphère de ce nouveau clip des producteurs Myth Syzer & Ikaz Boi est complètement flippante, et bizarrement c’est ce qui nous pousse à le regarder encore et encore.  Au premier regard avec cette danseuse, on hésite entre partir en courant ou se lancer dans un battle de voguing.

Derhoof That Ain’t No Life To Me 

Un homme et une femme en terre cuite qui se battent en slip multicolores dans un entrepôt.

Youri Defrance TuvaLakota Eagle Feathers

L’artiste français nous plonge dans une transe angoissante avec ce clip rempli de petits animaux étranges, et d’épouvantails humains. Un voyage mystique et intense.

Jordee CC – Avant (C’était mieux)

Le rappeur français est un habitué des clips aux ambiances toujours plus tordues. Après sa ballade en limo dans Coller au rythme, Jordee s’offre cette fois un lap dance et une chips aux crevettes. Ah, et +1 pour le volpino italien.

Les Inrocks - musique

Benjamin Biolay a inauguré avec succès la nouvelle salle Pleyel

Benjamin Biolay a inauguré avec succès la nouvelle salle PleyelBenjamin Biolay a inauguré vendredi soir la nouvelle salle Pleyel, temple parisien du classique désormais dévolu aux musiques actuelles, en présentant son dernier album, "Palermo Hollywood", devant une salle comble. Il était entouré notamment d'une quinzaine de cordes classiques, clin d'oeil à l'ancienne salle Pleyel.

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Renaud "fou amoureux" : découvrez quelle célébrité fait battre son cœur ! (VIDÉOS)

Renaud "fou amoureux" : découvrez quelle célébrité fait battre son cœur ! (VIDÉOS)Le chanteur Renaud a fait de surprenantes confidences dans Thé ou café. Regardez.

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Lady Gaga : qui est "Joanne", celle qui donne son nom à son nouvel album ?Le 21 octobre, Lady Gaga promet de nous ouvrir les portes de son intimité avec "Joanne", le cinquième album de sa carrière. Un disque dont le nom rend hommage à la tante de l'artiste américaine.

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Sylvie Vartan dément les rumeurs sur l'existence d'un enfant cachéL'enfant caché de Sylvie Vartan et Johnny Hallyday ? Que nenni ! L'ex-femme du chanteur vient de publier un long message sur Facebook afin de faire taire les rumeurs.

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Trop vieille pour être sexy ? Madonna pousse un énorme coup de gueule sur Instagram

Trop vieille pour être sexy ? Madonna pousse un énorme coup de gueule sur InstagramLasse des critiques sur son âge et son attitude, Madonna a mis les choses au clair sur Instagram dans un message incendiaire où elle s'en prend aux "haters intolérants" : "C'est MA vie".

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Il y a 50 ans, Jimi Hendrix débarquait à Londres : retour sur 24 heures historiques

Jimi Hendrix joue "Hear My Train A Comin" ©Cal Bernstein-Authentic Hendrix, LLC

Trouver la voie menant au Scotch of St. James, mythique club londonien des années 60, n’est pas aisé. Arrivé dans l’ultra-posh quartier de Mayfair, ses enseignes de marques de luxe, ses hordes de mannequins et ses marchands de tableaux, il vous faut emprunter une rue étroite pour rejoindre Mason’s Yard. Là, le coin préféré des Stones et des Who a bien changé. Au milieu, trône un immense cube de béton et de verre abritant des galeries d’art contemporain. C’est juste derrière, dans ce qui fut brièvement The Baron London, branche britannique du club privé parisien, que se tient la soirée anniversaire de l’arrivée de Jimi Hendrix sur le sol européen, le 24 septembre 2016. Un événement orchestré par le non moins chic Hendrix & Handel Museum, ouvert en février pour célébrer le voisinage à deux siècles d’écart du guitariste américain et du compositeur allemand.

Au troisième étage d’une maison aux escaliers étroits, la directrice de l’institution reçoit dans l’ancienne chambre de Jimi Hendrix. Le gamin de Seattle décrivait l’appartement du 23 Brook Street comme “la seule maison qu’il ait jamais eue”. Une déclaration qui s’explique en partie par la cohabitation avec l’amour de sa vie, Kathy Etchingham, sans doute plus agréable à vivre que ses parents alcooliques et violents. Aujourd’hui quasi-anonyme, Kathy joua en 1966 un grand rôle dans le début de carrière de son boyfriend. Un coup de chance qu’il l’ait rencontrée dès le premier soir.

#tbt The classic shot of Jimi here at the flat in Brook Street #jimihendrix #jimi #hendrix #mayfair #london #hendrixflat #portrait #photograpy #blackandwhite #hat #60s #boots #guitarist #musician photo courtesy of Barrie Wentzell

A photo posted by George Frideric & Jimi (@handel_hendrix) on Jun 16, 2016 at 4:05am PDT

Douanes, joints et Andy Summers

Le transfert d’Hendrix sur le vieux continent se prépare à New York City. Dans ce qui n’est pas encore la cité du Velvet Underground, il n’est personne. On l’appelle Jimmy James, il joue du blues dans des cabarets et dort sur des canapés. Un soir, il chahute avec une amie de qualité, Linda Keith, mannequin et ex de Keith Richards. Persuadée du talent de Jimi, elle invite un certain Chas Chandler à le voir jouer au Café Wha, dans Greenwich Village. Enthousiasmé, l’ancien bassiste des Animals, reconverti en manager, veut attirer sa nouvelle trouvaille à Londres.

Le samedi 24 septembre 1966, après huit heures sur un vol de la Pan Am, Jimi et Chas atterrissent à Heathrow à 9h du matin.Tony Garland, l’assistant de Chas convoqué à l’aéroport, se souvient d’un Hendrix “fatigué mais de bonne humeur”, malgré deux heures de complications à la douane. “Ils lui posaient beaucoup de questions, poliment, raconte-t-il en riant. Il ajoute :

“J’ai dû inventer une histoire. On avait des groupes qui traversaient l’Atlantique régulièrement donc on avait l’habitude de travailler avec les gens des douanes. Tu pouvais passer par-dessus les barrières et leur parler, pas comme maintenant. Je leur ai dit que c’était un songwriter renommé venu collecter ses royalties. Le mensonge est passé.”

En taxi, le guitariste regarde la ville inconnue défiler devant les fenêtres. Hendrix veut découvrir Londres, mais un autre jour. Garland ne se souvient ni d’un arrêt petit déjeuner, ni d’un quelconque repas. Il avoue en riant : « On a probablement fumé un joint à un moment ou à un autre. Manger, ça ne nous intéressait pas trop. » Fidèle à sa légende, il n’a qu’un seul désir : jouer de la guitare. Le véhicule se dirige donc vers Fulham, chez le leader du groupe rhythm and blues Zoot Money’s Big Roll Band. Aujourd’hui âgé de 74 ans, Zoot raconte : « Contrairement à ce qu’on dit, nous n’avons pas joué ensemble. Il avait juste besoin d’une guitare pour gaucher. Ils allaient dans le centre de Londres et mon appartement était sur le chemin. » Zoot fouille partout. Y compris la chambre de son colocataire, Andy Summers, futur membre de Police qu’Hendrix vient juste de croiser en bas de l’immeuble. « Je n’ai pu trouver qu’une espèce de guitare italienne pas chère que j’avais achetée un jour. Ça a fait l’affaire. En tant que gaucher il avait l’habitude d’emprunter des guitares. Je lui ai fait une tasse de thé, c’est sûrement la première fois qu’il goûtait ça. On a parlé de blues et il est reparti deux heures après. » À l’étage du dessus, Kathy Etchingham se remet d’une grosse soirée dans son lit. On lui demande de se lever, affirmant que l’invité du jour ressemble à ”l’homme sauvage de Bornéo”. À moitié endormie elle souffle : ”Je le verrais plus tard”.

Here's Jimi at 23 Brook Street with Kathy Etchingham in 1968. Come and relive the moment tonight as part of our Friday Late event, 6-9pm http://handelhendrix.org/whats-on/events/friday-late/ #hendrixflat #handelhendrixlondon #jimihendrix Photo courtesy of Barrie Wentzell

A photo posted by George Frideric & Jimi (@handel_hendrix) on May 6, 2016 at 8:42am PDT

« Je te trouve très belle »

Une fois débarbouillée, la jeune DJette et l’épouse de Zoot, Ronnie, se rendent au Scotch, où Jimi est censé jouer quelques morceaux. En 2013, elle racontait au site de la BBC : “Il y avait des escaliers en colimaçon dans la cave et tout le monde se penchait sur la rampe pour écouter ce mec, assis dans un coin du club. Ils étaient captivés.” Le club est tellement bondé qu’Etchingham aperçoit à peine Hendrix, sa coupe afro, sa veste militaire et sa chemise à fleurs.

Après le set, Jimi discute dans son box avec Linda Keith. Alors que son flirt new-yorkais part se repoudrer le nez, Chas Chandler invite Kathy Etchingham à les rejoindre. Après de brèves introductions, le guitariste embrasse son oreille et susurre “je te trouve très belle”. Ce qui, venant de lui, suffit à la séduire. Sortie des toilettes, Linda Keith voit sa place prise et s’assoit près de Ronnie. Brûlante de jalousie, elle insulte Etchingham à voix basse. Ronnie explose de colère, le mannequin lui tire les cheveux. Ronnie réplique en brisant une bouteille de whisky sur la table en marbre avant de la pointer à la gorge de Keith. Sur son site personnel, Etchingham conclue l’anecdote :

“Paniqué, Chas se tourne vers moi et dit ‘pour l’amour de Dieu, sors Jimi de là, il a seulement un visa de visiteur ! Ramène-le au Hyde Park Towers. Vite, avant que quelqu’un appelle la police !’”.

En sortant du club, Hendrix manque de se faire renverser par une voiture. Kathy précise : “Il s’est écarté et un taxi lui a frôlé la poitrine. Je l’ai tiré par son manteau et lui ai dit : “c’est de l’autre côté que tu dois regarder’”. Un premier soir un peu éméché, la conduite à gauche, ça surprend. Après quinze minutes de trajet, le couple arrive à l’hôtel.

Aujourd’hui, l’ancienne DJ se souvient d’un amant “expérimenté et imaginatif “ et de la nuit d’amour la plus romantique de sa jeune vie. À tout juste 20 ans, Kathy avait pourtant partagé sa couche avec Keith Moon et Brian Jones. Années 60 obligent, leur histoire n’est pas de tout repos. Pendant trois ans de relation, Hendrix fait de nombreuses autres conquêtes. Mais c’est bien pour Etchingham que l’artiste composera trois de ses chef d’œuvres : Foxy Lady, The Wind Cries Mary – Mary étant son deuxième prénom – et Send My Love to Linda, d’abord intitulé Send My Love To Kathy.

Selon Bill Saunders, auteur de Jimi Hendrix : London, l’impact d’Etchingham sur la carrière d’Hendrix est immense. “Elle l’a énormément aidé en le présentant à beaucoup de gens, comme les Beatles, avec qui elle était très amie. Ils se sont probablement intéressés à Jimi grâce à elle”.  Une bonne raison pour le Hendrix Museum de célébrer cette date précise et non le 30 septembre 1966, plus connu comme le jour où Hendrix osa monter sur scène jammer avec Cream, devant un Eric Clapton ébloui et médusé.

De retour au 23 Brook Street, la directrice du musée se justifie :

“Il était pratiquement à la rue. Puis il arrive ici et en une journée il joue son premier concert, trouve des contacts et une copine. Il s’est tout de suite senti chez lui à Londres. Aux US, la ségrégation existait toujours. Il ne pouvait pas utiliser les mêmes toilettes que les clients ou les musiciens blancs. C’était un tout nouveau monde pour lui ici. C’est ça que nous célébrons.”

Début 1969, Jimi et Kathy se séparent et celui qu’on a depuis couronné plus grand guitariste de l’Histoire meurt asphyxié dans son vomi le 18 septembre 1970. En seulement quatre ans à Londres, Hendrix aura transformé à jamais l’identité sonore de la ville. Nombreux sont les musiciens prétendant avoir marqué leur temps. Rares sont ceux à avoir eu l’impact de Jimi. Au musée, c’est désormais lui qu’on vient voir et non Handel.

Cinquante ans après son arrivée, le seul de ses proches présents à la célébration au club du Scotch sera son frère, Leon. Exilée en Australie, Kathy ne viendra pas. Zoot et Bill non plus. Tony, lui, enrage : “Ce n’est pas mon truc, ce genre de soirée. Et puis je ne pourrais pas supporter la musique”. Pas sûr, de toute manière, qu’il se sente très à l’aise dans ce que le quartier est devenu.

Les Inrocks - musique

Adrien Soleiman, nouvelle étoile dans le ciel de la chanson française

Crédit : Julien Mignot

Coup de cœur de la rédac inRocKs lab en 2015, l’auteur-compositeur-interprète Adrien Soleiman nous dévoile son premier album “Brille”, co-réalisé par Ash Workman, producteur anglais prodige ayant déjà bossé pour Metronomy et Christine & The Queens. Enregistré dans un studio vintage analogique situé dans la campagne angevine (Black Box), l’album “Brille” est mis en boite en un temps record, en moins de 10 jours. Pour se faire, le bosseur Adrien Daoud (de son vrai nom) s’entoure de musiciens de confiance issus de formation jazz solides (Adrien est lui-même saxophoniste jazz) : Pierre Antoine à la guitare, Maxime Daoud son frère à la basse (qui joue également dans Forever Pavot) et pour la première fois, un batteur : Arnaud Biscay… Ainsi que l’autodidacte Richard Frances aux machines et synthétiseurs. Sur ces 11 pistes, on y (re)découvre 4 morceaux de jeunesse issus de son premier essai “Rue des Etoiles”, entièrement revisités et réenregistrés, ainsi que des oeuvres plus récentes et non moins touchantes. Rencontre.

Comment s’est passé ce tandem avec le réalisateur Ash Workman ?
Adrien Soleiman – C’était une première expérience pour moi de bosser avec un réalisateur et j’avais un peu d’appréhension. Je me suis demandé si Ash allait trop chapeauter la session, mais au contraire, l’ambiance était très bonne et il était très ouvert, donc on a pu tenter tout ce qu’on voulait. Il a gardé ses distances tout en proposant aussi son style. J’étais vraiment ravi.

Le réalisateur anglais comprenait ton travail, sans pour autant comprendre tes paroles ?
Je pense que ce n’est pas un problème. L’important c’est la mélodie et l’intention de l’auteur et de la musique. Une chanson, ce n’est pas uniquement des paroles, c’est un tout, un mood, un son, des nuances. Si tu ne comprends pas les paroles mais que le tableau reste sincère alors l’émotion passe.

Tu es un grand fan de Metronomy (pour qui Ash a bossé) ?
Oui, j’aime leurs mélodies efficaces, leur façon de faire des albums simplement sans en mettre partout. Et c’est aussi pour ça que j’ai appelé Ash Workman, parce que je savais que notre objectif c’était de faire de la musique, ce n’était pas de faire un album avec un “gros” son. Je ne voulais pas de ça, je voulais garder un objet simple, lisible et clair où on entend tous les instruments et où la voix reste centrale.

Tu n’aurais pas préféré bosser avec un réalisateur français par exemple ?
Avec mon label Tôt ou Tard, on a parlé de plusieurs réalisateurs mais c’est vraiment Ash que je voulais. J’avais peur qu’un réal français tire le son vers quelque chose de trop « variété » et que ça résonne trop dans sa culture musicale. J’étais sur que les références françaises, qu’on peut entendre dans mes chansons, n’évoqueraient rien de particulier à Ash et que son oreille « anglaise » amènerait (forcément) un côté alternatif à mes chansons.

Pourtant quand on écoute “J’ai le cœur enflé” avec ce début en piano voix, il y a ce petit côté William Sheller. Tu en as bien écouté de la variété ?
Oui, quand j’étais petit surtout. Ce sont mes parents qui écoutaient ça. Pendant mon adolescence, j’ai écouté presque uniquement du jazz. En fait, c’est quand j’ai sorti mon premier EP “Rue des Etoiles” que les gens m’ont demandé : d’où ça vient ? Avec du recul, j’ai compris que je me prenais au visage toute la musique que mes parents écoutaient quand j’étais gosse : Balavoine, Michel Berger, Véronique Sanson, Alain Bashung, Gainsbourg, Julien Clerc, Laurent Voulzy…

Tu as enregistré cet album en un temps record. C’est quoi ton truc ?
Oui ce fut très intense : on a fait 13 morceaux en 9 jours de studio, mais moi j’aime bosser dans l’urgence, ne pas avoir le temps. Au final on en a gardé 11. Au départ Ash n’y croyait pas mais je savais qu’on serait efficace. J’avais fait un planning, j’étais hyper organisé. Les deux premiers jours il se foutait de moi pour rigoler car il pensait qu’on n’allait jamais y arriver et à la fin de la session il m’a dit : “mec c’est la session la plus efficace que j’ai jamais faite !” Il faut dire que les musiciens avec qui je travaille ont une formation très solide et beaucoup d’expérience.

Grande première pour toi, il y a un batteur qui t’accompagne. Pourquoi ?
Jusqu’à présent il n’y avait pas de batteur, ce n’était que des machines car le projet avait commencé comme ça naturellement. Pour l’album je voulais intégrer cette dimension organique, quelque chose de plus chaud, de plus vivant je voulais enregistrer un maximum de prise en conditions de live.

Cette batterie apporte cette sincérité et ce côté live, n’est-ce pas ?
J’aime bien les machines et il y en a dans le disque, mais par rapport aux chansons que je chante et que j’écris, je voulais qu’il y’ait de la liberté dans l’interprétation et les nuances. C’était très important pour moi car je suis persuadé qu’il se passe des choses quand on fait des prises live, il peut y avoir des accidents et parfois de bonnes surprises. Les productions trop aseptisées, trop parfaites, trop grosses, trop léchées, où tout est nettoyé… moi je n’y crois pas trop. Je trouve ça froid. Je voulais faire un disque chaud et organique.

Pour un saxophoniste de jazz, tu t’es vachement retenu non ? 
Oui, je n’en ai pas mis beaucoup [court solo à la fin de “Enfant Firmament” sur “J’ai le coeur enflé”]. Dans ce projet, par rapport au saxophone, je me place discrètement. J’essaye de détourner l’instrument et de l’utiliser comme un synthé par exemple (nappes sur “La Nuit Tombée” ou encore sur “Brille”). Donc j’en mets à petite dose, même en live. Dans ce contexte il me semble que je dois opter pour un discours lyrique et minimaliste.

Tu penses que le saxo est un instrument qui a sa place dans la pop et le rock ?
Je pense qu’il y a de la place pour tous les instruments mais que ça dépend de ta proposition. Si tu arrives à te fondre dans le projet et à trouver la bonne place alors je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas. Après concernant le saxophone c’est vrai que dans les années 80, il y avait ce gros solo de sax brillant et hurleur quasi systématique. Je pense que cette période, a peut être fait un peu du mal au saxophone. Aujourd’hui il me semble que tout est permis et que le saxophone reste présent dans la plupart des styles musicaux et tant mieux.

Des exemples récents ?
Thomas de Pourquery par exemple, le chanteur de VKNG, qui est un super saxophoniste et qui vient du jazz également. Marielle Chatain aussi saxophoniste qui accompagne The Do et Jeanne Added. Et sur le dernier album de Arman Méliès où je joue moi-même du saxophone.

Le titre de ton album ”Brille” garde cette notion d’espoir et de positivisme alors que par nature tes compositions sont plutôt mélo. C’était une volonté de garde le cap ?
Le titre de l’album n’est pas forcément en rapport avec les morceaux qui sont à l’intérieur mais c’est plutôt relatif à cette aventure, à ce qui se passe clairement depuis ma nomination comme coup de coeur des inRocKs lab (2015). “Brille” pour moi c’est plutôt cette façon de passer de l’ombre à la lumière ; c’est cette superbe histoire qui commence pour moi au sein du label Tôt Ou Tard, ce nouveau rôle de chanteur et l’exposition qui va avec. En résumé, je suis ravi et c’est cette touche positive que je voulais mettre dans le titre de mon album.

Dans tes chansons, on retrouve ce spleen urbain, cette crise qui s’abat sur une génération d’à peine 30 ans. Est-ce que ça te parle ?
Oui, cette envie d’écriture est apparue approchant la trentaine. Je faisais le point sur ma vie personnelle et professionnelle et c’est ce virage en chanson que j’ai choisi. Après je ne me considère pas du tout porte parole d’une génération, mes chansons n’ont pas cette prétention.

Tu t’appliques à laisser plusieurs degrés de lecture dans chacune de tes chansons, je me trompe ?
Oui, à chaque fois c’est central dans mon écriture. Ne pas mettre de nom de lieu, ni de nom de personne, que tout le monde puisse s’identifier. Faire des jeux de mots ou des associations de mots un peu farfelu m’intéresse. Etant novice dans cette exercice j’écris sans références et en me concentrant beaucoup sur le son des mots et les images des phrases.

A contre pieds de cette mélancolie latente le titre “Près de moi” est taillé pour le dance floor, ça sonne très Hot Chip n’est-ce-pas ?
C’est vrai, c’est la seule. Oui, c’est une bonne référence Hot Chip. C’est une chanson de l’ep, et j’avais hésité à l’intégrer au disque mais finalement elle a totalement sa place. J’imagine le second disque plus punchy !

Sur la dernière chanson “L’enfant Firmament” on te sent plus relax sur le chant, avec ce chanté parlé, chuchoté parfois. Elle est plus récente ?
La dernière du disque “L’enfant firmament”, c’est vraiment la plus récente en effet. Le texte est un peu plus complexe et la tessiture plus basse ce qui te donne cette impression de chant plus posé moins poussé peut être.

Il ressort souvent de tes chansons des réminiscences amoureuses ou de l’enfance. Tu penses que ce premier album te permet de couper le fil de cette période d’innocence ?
Et bien peut-être qu’on va enterrer tout ça. En ce qui me concerne, la musique a un effet thérapeutique très fort, et je pense m’être libéré de certains fantômes avec ce disque. J’aurais sûrement envie d‘autre chose pour la suite et j’ai déjà commencé à écrire une quinzaine de nouvelles chansons.

Propos recueillis par Abigail Ainouz

En concert le 7 novembre à Paris au Nouveau Casino (Release Party) et en tournée dans toute la France
Album “Brille” disponible le 23 septembre en physique et en digital

Les Inrocks - musique

Pourquoi l’été 2016 a vu le dancehall envahir rap et r’n’b ?

Le 5 septembre dernier, les vacances s’achevaient sur une sortie médiatique de Sean Paul pour The Guardian, où il alpaguait directement Justin Bieber et Drake qu’il accusait de faire du dancehall sans faire preuve d’assez de respect quant à ses origines. Et il est peu dire qu’il y a une certaine légitimité chez Sean Paul quand il s’agit d’évoquer ce sujet. Incarnation mondiale qui a propulsé le genre dans le domaine du mainstream, en 2002, faisant muter le genre dans un registre de blockbuster commercial avec son album Dutty Rock et des titres comme l’universel Get Busy, Gimme The Light, le featuring avec Beyoncé sur Baby Boy, ces morceaux qui appartiennent aujourd’hui à la culture internationale.

novaplanet_logoPourtant, avant cet été et ce featuring avec Sia sur Cheap Thrills, il n’avait plus connu la joie du Top 40, au point même que son album de 2014 Full Frequency ne s’était vendu qu’à 5 000 exemplaires aux États-Unis. Il s’agissait là un retour de bâton difficile pour le genre, qui ne semblait plus du tout intéresser qui que ce soit, puisque son représentant le plus médiatisé ne vendait plus de disques…

En rembobinant néanmoins au début de l’été (bon vraiment le tout tout début de l’été, disons fin mars), l’homme qui fait et défait la pop aujourd’hui, Drake évidemment, avait laissé fuiter Controlla, un morceau qui préfigurait son album Views (qui s’appelait encore à l’époque Views From The 6), en featuring avec la star du dancehall Jamaïcain, Popcaan, croisé aux côtés de Jamie XX et Young Thug ou encore de Pusha T notamment. Un invité dont la présence n’étonne pas les plus avertis, car dès If You’re Reading This it’s too Late, on pouvait entendre ses “skits” de patois jamaïcain au fil de la mixtape. De la même manière, One Dance, autre single propulsé au même moment, utilise les inspirations du Poco man Jam Riddim, ce riddim classique de la culture Dancehall signé par le mythique duo Steelie & Clevie.

Il ne faut toutefois pas s’étonner de la présence de patois jamaïcain dans la bouche du natif de Toronto ou de son entourage tant la ville est connue pour son aspect cosmopolite, avec une forte population jamaïcaine qui d’après le recensement de 2011 représente 30 % de la population noire canadienne, il est en revanche très intéressant de noter que dans le sillage de ce morceau, c’est une myriade de titres qui se sont inscrits dans cette mouvance, et pas seulement en provenance de Toronto.

Comme le souligne Sean Paul dans ce même entretien au Guardian, le tube Sorry de Justin Bieber est lui-même inspiré de rythmique du Dancehall, et il est encore moins tendre avec cet autre chanteur canadien, qu’il accuse frontalement de “whitewashing” ou d’appropriation culturelle de l’héritage jamaïcain s’appuyant sur une chronique de Rolling Stone qui qualifiait le morceau What Do You Mean de Bieber de pionnier dans le genre “d’une vibe de beach party carribéenne” (bon en même temps le même journal qualifiait le morceau Work de Rihanna de “morceau au parfum Tropical House”).

Si les plus gros vendeurs de disques au monde s’inspirent du Dancehall, cela résulte d’une tendance chez les artistes émergents et cela implique aussi l’omniprésence du son jamaïcain dans les productions à venir, dans une stratégie de copier-coller des recettes à succès. Pour preuve, le premier Juillet, Tyga dévoile quant à lui son équivalent de Controlla avec 1 of 1, tourné à Kingston en Jamaïque.

Penchons-nous alors sur les artistes dont la résonance a fait émerger ce retour au dancehall. Il convient néanmoins de rappeler que cette occurrence de sons jamaïcains dans le rap Américain ne bourgeonne pas de nulle part et il ne faut pas la faire revenir au mythique DJ jamaïcain Kool Herc pour expliquer ses liens avec le Hip-Hop. Les années passées, on pouvait retrouver des occurrences du style dancehall chez les pontes du rap game actuel. Le chanteur de dancehall Assassin apparaissait ainsi à la fois sur le Yeezus de Kanye West et sur The Blacker The Berry de Kendrick Lamar, on croisait Chronixx chez Joey Bada$$ et on retrouvait aussi cette inspiration chez Pusha T dans Blocka notamment.

Mais cet été tout s’est accéléré.

Quelques jours après le Controlla de Drake, c’est un clip d’une des nouvelles sensations d’Atlanta, Russ, qui est dévoilé sur Internet, et on y découvre le même penchant pour les rythmiques et les flows jamaïcains.

De la même manière Kanye West a à nouveau samplé des rythmiques jamaïcaines dans The Life Of Pablo sur le titre Famous, où l’invitation de la star des Barbades, Rihanna fait alors parfaitement sens.

Puis c’est Chris Brown qui s’est lancé dans le même registre, se permettant même le luxe de nommer le titre Shabba.

Mais si l’ensemble de la production américaine s’aligne, c’est bien ce qu’il se passe à Toronto dans le rapport au dancehall qui est particulièrement intriguant, notamment parce que, comme annoncé plus haut, la ville est avec Atlanta la capitale mondiale du Hip-Hop actuel et que ses directions artistiques ont donc un impact immédiat sur le reste de la production mondiale qui suit les mouvances du 6. Si Atlanta se mélange au Dancehall aujourd’hui (Russ, cité plus haut ou le feat. Young Thug x Popcaan réunit par Jamie XX…), en cet été 2016 la quasi-totalité de la scène qu’on appelle le “New-Toronto” produisait des titres orientés dancehall.

Tory Lanez notamment, deuxième plus grand nom de la ville derrière Drake aujourd’hui, avec lequel il entretient d’ailleurs des rapports tumultueux, qui s’est arrogé un remix de Controlla où la revendication de l’héritage jamaïcain devient l’objet même de la compétition. Le rappeur entame en effet le remix en promettant de Get on some real yard shit, avant de chanter en patois jamaïcain “No one gyal can satisfy me/Mi need more fuel for the lime green/Mi nuh know one gal cyan deny me. Mi know seh mi chain shiny but why pree?” le tout en samplant le morceau de I-Wayne Can’t Satisfy Her, quand Drake lui sample Beenie Man Tear Off Mi Garment au milieu de la version album. Presque le début d’un soundclash entre DJs.

De la même manière, le tube de l’album de Tory Lanez, Luv qui caracole dans les charts est un morceau qui sample un tube dancehall.

Cette opposition entre les deux figures émergées de la ville cache aussi une forêt d’artistes dont le plus représentatif est sans doute Ramriddlz. Ce Canadien d’origine égyptienne a même fait du dancehall R’n’b sa marque de fabrique. Avec l’album Venis et trois singles comme autant de tubes de l’été, il est aujourd’hui la nouvelle sensation de la ville et a même signé sur un certain label appelé OVO….

Autre album de cet été, signé à nouveau sur le label OVO de Drake, le chanteur de r’n’b Roy Woods fait aussi allégeance à des racines Dancehall et ce de manière explicite.

Si Toronto est une des villes pionnières dans la ré-exploitation du dancehall, les conséquences logiques se font déjà ressentir sur le rap français.

Dans le disque dont tout le monde parle à la rentrée, PNL se lance aussi dans son petit titre aux influences dancehall, Béné.

Et on apprend aussi que Booba est en studio avec Rvssian, gros producteur de Dancehall après avoir invité un bon nombre de musiciens des “west indies” et notamment sa relation étroite avec le Martiniquais Kalash… Or il n’y a pas besoin d’être un observateur averti pour réaliser que Booba oriente l’ensemble du rap game français.

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Si la fin de l’année 2016 est définitivement tournée vers le dancehall, n’est-ce finalement pas une bonne nouvelle pour Sean Paul ? Il paraît en effet que curieusement l’artiste serait en train de boucler en urgence son album à L.A., comme pour surfer sur la vague qu’il critique…

Jean Morel

Cet article a été publié initialement sur le site de Radio Nova Planet.

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