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13 septembre 2016

VIDEO Kanye West : en concert, un fan escalade sa scène aérienne, il lui ordonne de se jeter dans le vide !

VIDEO Kanye West : en concert, un fan escalade sa scène aérienne, il lui ordonne de se jeter dans le vide !En concert hier soir, Kanye West a prouvé une fois de plus qu’il mérite la palme du chanteur le moins cool du monde. Pourquoi on dit ça ? Tout simplement parce qu’il a intimé à un de ses fans, monté sur sa scène aérienne, de se jeter dans le vide.

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Songwriters - U2 - 'Là où finit l'art et où intervient l'âme' (Fin)

En cette période de vaches maigres, côté actu. de nos 4 paddies, j'ai fait un tour dans nos archives non traduites à ce jour et vous propose cet intéressant papier sur le songwriting made in U2. Enjoy !



par Robert Hilburn

"J'ai toujours été intéressé par le personnage de David dans la Bible parce que c'est un tel raté. Je trouve ça très drôle que les personnes que Dieu ait choisi d'utiliser dans les Saintes Écritures soient toutes des menteurs, tricheurs, adultères ou assassins", de souligner Bono. "J'ignore dans laquelle de ces activités j'étais impliqué à l'époque, mais j'étais certainement très proche de David", ajoute-t-il en riant. "J'écrivais mon psaume."

Ce qui l'intrigua fut que ce qu'il ressentait était un lien entre les psaumes et le blues, qu'il découvrait à peine.

"Dans les psaumes, David questionne Dieu : 'Où es-tu quand on a besoin de toi ?' Le blues possède cette sorte d'honnêteté que n'a pas le gospel. Le gospel c'est ce truc de la foi. Il nous dit où l'on va, où l'on est. Dieu est bien plus intéressé par le blues parce qu'il nous donne cette honnêteté."

Cet album s'est vendu à 20 millions d'exemplaires dans le monde.

Plutôt que répéter la nature hymne de The Joshua Tree et de Rattle and Hum, sorti en 1988, U2 se rendait, dans les années 1990, à Berlin, où il allait passer des mois d'agonie à mettre au point son son avec des éléments plus sombres et électroniques.

"Nous étions vraiment au creux de la vague", se souvient the Edge. "Tout le monde était d'humeur massacrante. On émettait de sérieux doutes sur ce qui n'allait pas et l'état d'esprit était de plus en plus négatif."

Pourtant ce processus allait déboucher sur un album capital, Achtung Baby, qui indiquerait une nouvelle orientation, celle dans laquelle paroles et musique prendraient des dimensions plus avant-gardistes et moins prévisibles.

Bono affirme qu'il pensait que son vocabulaire en tant que chanteur était limité seulement parce que certains mots et sonorités allaient avec sa voix de ténor. Mais à Berlin, il a appris comment étendre sa gamme expressive en faisant baisser sa voix en utilisant des appareils tels que des pédales de distorsion.

"Ça vous donne un nouveau langage", dit-il en plaisantant sur ce que peut faire Tom Waits dans ses chansons grâce à sa voix à l'allure de grognements. "L'intonation de la voix dicte les paroles. Qui l'eut cru ?"

Cet album donnerait une chanson emblématique de U2, la ballade "One" dont le récit théâtralise, selon lui, le fossé existant entre ce qu'exprime les mots et ce que véhicule la musique. Mais Bono pense que c'est un sarcasme car la musique est si « réparatrice » (guérisseuse) que le public la trouve réconfortante.

"Cela m'étonne quand on me dit qu'elle a été utilisée pour un mariage ou lors de funérailles. Je me dis : ‘ça va pas ou quoi ? Ça parle d'une rupture !' "

Bien qu'il souhaite, parfois, que le processus de songwriting du groupe lui laisse plus de temps pour écrire les paroles, il reste persuadé que ce système donne les meilleures chansons.

"Lorsque je me penche sur nos dix premières années, je n'entends qu'une œuvre inachevée, des textes que nous n'avons jamais terminé car nous n'avions plus de temps en studio", confie-t-il sur ses contributions. "J'entends 'Bad,' et vois tout ce qu'il manque. Je ne vois qu'une liste d'échecs."

Et pourtant, il ne changerait rien à la manière de travailler de U2. Malgré ses frustrations personnelles et les moments de doute du groupe, ils savent tous qu'ils ont trouvé le moyen de se connecter au public.

Eno, l'un des spécialistes les plus sophistiqués de la pop, est frappé par l'engagement des membres du groupe entre eux et la musique.

"Ils forment vraiment un groupe, le seul vrai groupe qu'il m'ait été donné de rencontrer", ponctue-t-il. "Ils l'ont intuitivement compris, il existe une grande loyauté, peut-être parce qu'ils ont compris qu'aucun n'aurait pu être musicien sans les autres… Je ne peux imaginer dans quel genre de groupe ils auraient fini par atterrir."

La règle des règles

Bono et sa famille vit la majeure partie de l'année à Dublin, mais il apprécie l'énergie de New York.

Bien qu'il se rende dans cette ville depuis deux décennies, il est toujours ravi de montrer certains de ses monuments, assis à la place du passager dans un van qui le mène à l'un de ses rendez-vous pour atténuer la faim dans le monde. Tandis que le chauffeur se faufile dans la circulation, Bono fourre le nouvel album de U2 dans le lecteur de CD et martèle du poing le tableau de bord alors que la musique explose littéralement des haut-parleurs. Une musique dominée par la vitalité du rock 'n' roll, une fraîcheur qu'on oserait à peine imaginer de groupes dans leur troisième décennie d'existence.

Mais U2 est parvenu à rester d'actualité et pertinent. Sa musique est diffusée sur les ondes des radios des universités et des stations de rock alternatif et son “Beautiful Day” accompagne les rassemblements de campagne de John Kerry.

Il accompagne par la voix la chanson alors qu'elle commence. Mais c'est tellement bruyant dans la voiture qu'on ne comprend pas vraiment les paroles. Pourtant l'expression du visage de Bono nous dit combien il est fier de cet album. Soudain, il s'arrête de chanter et commence à glousser alors qu'il baisse le volume. "Vous avez entendu ce dernier couplet ? […] On n'écrit jamais pareil couplet. C'était totalement improvisé. Mais il y a d'autres paroles dans cette chanson que j'ai écrites avant."

Lorsque les chansons sont terminées, Bono regarde le CD.

"Lou Reed est un ami et un jour je lui ai demandé s'il n'avait pas à un conseil à donner à un jeune poète, et, comme d'habitude, il a résumé la chose d'une façon énigmatique par 'Casse la rime de temps à autre.'"

Bono s'esclaffe alors que le Van marque le stop.

"Vous savez le songwriting est vraiment un processus mystérieux parce que nous demandons aux gens de se mettre à nu. D'une certaine manière, c'est comme de la chirurgie à cœur ouvert. On cherche des sentiments authentiques, bruts et ça ne se trouve pas en respectant les règles."

Cinq chansons éternelles

Même si la nature épique du paysage musicale de U2 est ce qui frappe en premier l'oreille, ce sont également les thèmes puissants de ces chansons qui font qu'on leur reste attachés.

1. "Where the Streets Have No Name"/"I Still Haven't Found What I'm Looking For", 1987. C'est un peu de la triche que de lister deux chansons pour une, mais les airs de The Joshua Tree ont toujours semblé être intimement liés aux expressions de la quête spirituelle.

2. "One", 1991. Le rock est souvent meilleur lorsqu'il est chahuteur et irrévérencieux, mais le cœur de la musique de U2 réside dans sa grâce. Même dans des moments aussi mélancoliques que ceci, il subsiste une touche majeure d'éloquence. Phrases clefs : "You ask me to enter/ But then you make me crawl/ And I can't be holding on/ To what you got/ When all you got is hurt." (Tu me demandes d'entrer / Mais, alors, tu me fais ramper / Et je ne peux m'accrocher à / Ce que tu as / Quand tout ce que tu as est la souffrance).

3. "Bad", 1984. Ses thèmes sont peut-être sombres, mais U2 refuse de céder au pessimisme ou au désespoir. C'est la raison pour laquelle, ce sobre récit sur la dépendance à l'héroïne sert également de fiévreux cri de ralliement.

4. "Running to Stand Still", 1987. Non seulement les mots capturent la manière dont les drogues peuvent désorienter les personnes de sorte qu'elles ont le sentiment de courir tout en restant immobiles, mais la sonorité rude et funèbre de la musique est un accord parfait.

5. "Peace on Earth", 2000. Voilà peut-être le chant de Noël le plus sombre jamais écrit à ce jour. Après un bombardement terroriste en Irlande du nord, Bono exprimait le chagrin et la rage d'un parent qui ne peut être réconforté par plus de promesses d'espoir. "Sick of sorrow/ Sick of pain/ Sick of hearing again and again/ That there's going to be/ Peace on Earth." (Marre du chagrin / Marre de la douleur / Marre d'entendre encore et encore / Qu'il va y avoir / La Paix sur terre).

Cinq albums pour votre discothèque

Ces albums, tous sortis chez Island, offrent une chronique captivante du talent artistique et du développement de U2.

1. Boy, 1980. Cet album donne vraiment le sentiment du commencement d'un voyage, ce qui était le cas pour ces jeunes hommes, à peine sortis de l'adolescence. Les mélodies capturent merveilleusement l'optimisme et les incertitudes que l'on éprouve à cet âge. Titre phare : "I Will Follow"

2. The Unforgettable Fire, 1984. L'album War, sorti en 1983, indiquait le murissement de a maturité de U2 en tant qu'artiste, mais ce CD en était la véritable percée créative.
Titre phare : "Bad"

3. The Joshua Tree, 1987. Le premier chef d'œuvre du groupe, une œuvre d'une profonde élégance, de mystère et de foi.
Titre phare : "Where the Streets Have No Name"/"I Still Haven't Found What I'm Looking For"

4. Rattle and Hum, 1988. Voilà un choix qui sera vraisemblablement controversé car même certains fans de U2 ont trouvé que l'ego du groupe ressortait dans cet album compagnon du film concert du groupe. Mais le mélange de l'imagination de U2 et la célébration des racines de la musique américaine par le groupe dans ce double album est glorieusement personnelle et audacieuse.
Titre phare : "Love Rescue Me", coécrit par Bob Dylan.

5. Achtung Baby, 1991. Le groupe change de direction de toutes les manières possibles à l'exception d'une : sa musique est toujours sincère et énergique, pourtant aussi plus risquée et avant-gardiste.
Titre phare : "One"

Songwriters - U2 - 'Là où finit l'art et où intervient l'âme' (Part I)

Songwriters - U2 - 'Là où finit l'art et où intervient l'âme' (Part. II)

Voir en ligne : LA Times

U2 France

Lavilliers et Mokaiesh prennent fait et cause pour les migrants

Lavilliers et Mokaiesh prennent fait et cause pour les migrantsVIDÉO - Le jeune chanteur fait appel aux réalisateurs du film La Loi du marché et à l'interprète de Melody Tempo Harmony pour écrire une chanson engagée.

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Jacques Higelin revient avec le prometteur album "Higelin75" en octobre

Jacques Higelin revient avec le prometteur album "Higelin75" en octobreJacques Higelin vient de fêter ses 75 ans. Vingt mille huit cent cinq jours qu'il a employés à garder le cap : devenir lui-même et rester libre. Pour fêter ça, le flamboyant poète rock publie le 7 octobre d'un nouvel album, "Higelin75". Si l'on en croit les deux titres envoyés en éclaireur à l'écoute ci-dessous, "Higelin75" promet d'être l'une des merveilles de la rentrée.

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Les jumeaux de The Garden forment le duo rock le plus dingue du moment

Photo TAYLOR BONNIN

En 2011, Wyatt et Fletcher Shears, deux twins originaires d’Orange County en Californie, décident d’aller plus loin dans leur fusion en formant The Garden. À force de traîner dans les concerts de leur punk de père, batteur du groupe Shattered Faith, les jumeaux de 18 ans ont fini par prendre le pli. Seule différence, leur punk à eux, adouci à coups de hip-hop et de beats électroniques, s’adresse plus aux teenagers qu’aux cinquantenaires à crête. Aujourd’hui âgés de 23 ans, les deux frères au look androgyne n’aiment toujours pas les rangements et les genres. À tel point qu’ils ont fini par inventer le leur : le Vada Vada. Aucun rapport avec le mouvement Dada, qui est tout aussi animé par la contradiction des conventions. Entre deux défilés pour Saint Laurent, ils sortaient en 2015 leur deuxième album, Haha, sur le label Epitath. Un long format bordélique mais percutant, loin des balbutiements sonores de The Life And Times Of A Paperclip (2013). De passage à Paris, The Garden a retourné l’Espace B début septembre. On est à peine redescendus en température, mais on a tout de même eu le droit à un temps mort avec les deux terreurs histoire de parler punk, robes et école buissonnière.

Vous pensez que l’on peut toujours revendiquer un état d’esprit punk en 2016 ?

– Fletcher : Le punk en tant que manière créative de se rebeller n’est pas mort. Mais le genre musical qui a émergé à la fin des années 70, lui, l’est. Ma première approche du punk remonte à l’école primaire. Je voulais être rebelle, je remontais ma rue pour que les gens me voient, en portant des fringues merdiques.
– Wyatt : A cette époque, on s’habillait avec des costumes chelous pour se donner un air important. C’était même pas cool.Je pense que le punk, en tant que façon de penser est toujours présent. Surtout chez les rappeurs, ou chez les peintres, pas forcément en rock. Les gens essaient encore de jouer ce genre de musique. Ils appellent ça du punk, à tord. Ils ne font que reproduire ce qui se faisait il y a longtemps.

C’était d’abord une question d’attitude, avant la musique ?

Fletcher : Complètement. La musique est arrivée après. On a commencé à écouter des classiques punk comme Wasted Youth, TSOL ou Chaos UK parce qu’on a grandi avec notre père qui était dans le milieu depuis des années.

Photo TAYLOR BONNINPhoto TAYLOR BONNIN

À quel âge vous avez vous vu votre père jouer pour la première fois ?

Fletcher : On avait 10 ans. C’était la première fois qu’on allait à un show punk. C’était dans un jardin, avec une piscine vide dans laquelle les gens faisaient du skate. C’était énorme.

Entre votre premier album et le second, le son a beaucoup évolué, il y a plus de structure, plus d’instruments…

Wyatt : On ne veut pas faire de The Garden un projet de basse et de batterie. Mais en même temps, on ne va pas intégrer de nouveaux membres. Il y aura toujours de nouveaux éléments. On fait progresser le projet, on expérimente beaucoup.

L’expérimentation est un élément important dans votre processus d’écriture ?

Fletcher : On est nous-mêmes en train de grandir, donc notre façon de penser évolue.
Wyatt : On ne veut pas être dans l’ avant-garde non plus. Ce n’est pas notre style. On aime aller au devant de la musique qu’on fait, mais on veut pas s’aventurer trop loin.

Vous avez beaucoup de liberté dans votre musique, vous n’avez pas peur que l’industrie musicale finisse par vous brider ?

Wyatt : À part si on signe un contrat sans faire exprès, ça n’arrivera jamais.
Fletcher : Surtout avec le label dans lequel on est. Il n’y a que des groupes de screamo, ou de punk des années 90.

C’est quoi, le Vada Vada ? Un lien avec le mouvement Dada ?

Fletcher : Pour être honnête je connais pas la définition du Dada, et je pense que lui non plus. (rires)
Wyatt : C’est un truc qu’on a inventé. Ça a évolué après le lycée, c’était notre manière d’avoir notre truc à nous. C’est une façon de penser, pour avoir le plus de liberté possible.

Vous avez défilé pour la maison Yves Saint Laurent, comment avez-vous rencontré son directeur Hedi Slimane ?

Fletcher : On l’a rencontré en 2013. Quelqu’un qui travaille pour lui nous a vu jouer. On a eu quelques échanges de mails et on s’est retrouvés à être modèles pour lui pendant quelques saisons.
Wyatt : On a fait trois shows à Paris et une campagne.

Vous avez laissé la mode de côté depuis ?

Fletcher : On ne fait juste plus rien avec Saint Laurent, mais sinon on continue. On a fait une campagne pour Diesel récemment.
Wyatt : On en fait généralement pas trop la promotion mais c’est cool parce que ça aide à payer les factures.

Quand avez-vouy commencé à jouer de la musique ? Et quand avez-vous réalisé que ça pouvait devenir professionnel 

Fletcher : On avait une batterie dans la garage. On a commencé assez jeune, on s’en foutait un peu jusqu’au moment du déclic. Peut-être à 7 ans.
Wyatt : Mon père avait un ami dans la rue, qui jouait dans son groupe, il avait une basse et un ampli, je lui ai demandé si je pouvais l’emprunter, je sais pas pourquoi. C’était très drôle et ça l’est encore, je peux pas m’en passer.

Fletcher : Ça a pris longtemps avant qu’on se rende compte que ça pouvait devenir pro. Genre, l’année dernière. (rires)

Wyatt : En 2013 on a commencé à faire des choses, mais y avait pas business autour. Beaucoup de gens pensent qu’on a explosé d’un coup, grâce à la mode. C’est faux. On a énormément travaillé et on travaille toujours beaucoup, depuis quatre ans. Notre racine c’est la musique. Et c’est grâce à ça qu’on est ensuite devenus mannequins.

Comment se comportent deux jumeaux punk au lycée ?

Wyatt : On a été diplômé en 2012.
Fletcher : Et ça s’est arrêté là. (rires)
Wyatt : On devait aller dans un community college. Un endroit prévu pour les gens qui n’ont soit pas assez d’argent, soit pas assez de bonnes notes. On avait aucun des deux. Après un semestre, on a arrêté.
Fletcher : Chaque jour on trouvait un moyen de quitter la classe. On nous demandait de sortir dix minutes pour une pause, et de revenir, mais on revenait jamais. (rires)

Vous jouez beaucoup sur votre  côté androgyne. C’est un truc que vous avez toujours eu ?

Fletcher : En 2012 on a fait cette vidéo pour I’m a Woman. Pour la première fois j’ai commencé à faire des expériences avec les habits. Mais je porte plus vraiment de robes. Ça me donne plus la même sensation. Maintenant c’est même plus bizarre de voir quelqu’un porter une robe.

Vos clips sont très créatifs, c’est vous qui les imaginez ?

Wyatt : Pour la plupart, on les fait entièrement nous-mêmes. On a fait appel à des réalisateurs seulement pour Egg, Gift, et All Smiles Over Here.

Vous avez chacun votre projet solo, Enjoy et Puzzle, tous les deux complètement différents de The Garden, plus rêveurs et romantiques…

Wyatt : Ça nous permet de composer quand on a du temps libre, et qu’on peut librement penser à autre chose que The Garden.
Fletcher : Il a commencé Enjoy en 2011. Plus tard en 2012 j’ai commencé Puzzle. C’est un autre monde presque. Un autre outil créatif pour s’exprimer. On peut se concentrer sur une partie différente de notre cerveau et de nos sentiments.

Sans titre-1

Quelle est votre plus grande différence?

Wyatt : Il aime voyager beaucoup plus que moi. Je pense que ma réalité est où ma maison se trouve, où ma vie est implantée. Si j’en suis trop loin pendant un moment, je perds un peu la notion de la réalité.
Flecther : J’adore voyager. Peu importe où.

Vous travaillez déjà sur un nouvel album ?

Wyatt : On a déjà dix demos de prêtes pour le prochain album.
Fletcher : Après la tournée, on va rentrer et écrire. On prévoit de rendre ça encore plus heavy. On a pas pensé Haha comme un album. Il n’y a pas de thème. C’est une compilation bordélique de sons. Pour ce nouvel album, ça va être complètement différent.

Propos recueillis par Morane Aubert

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Justice dévoile la pochette et le titre de son nouvel album

Quelques semaines après en avoir dévoilé un très bon premier extrait, le duo Justice dévoile aujourd’hui de nouvelles informations sur son album à venir. Le successeur d’Audio, Video, Disco s’appellera donc Woman, et restera dans l’esthétique bien connue du groupe, à savoir la gigantesque croix cette fois-ci stylisée d’un liquide aux reflets essence. Classe.

Bientôt dix ans (déjà !) après l’immense succès qu’a été Cross, les dignes héritiers de la French Touch reviendront donc très prochainement nous gratifier d’une électro aussi particulière que marquante, et préparent un retour en force à grand coups de teasers intriguants. Affaire à suivre.

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Lady Gaga va repartir en tournée en 2017

Lady Gaga va repartir en tournée en 2017C'est officiel : Lady Gaga va repartir en tournée pour soutenir son cinquième album. Interrogé sur son retour sur scène à l'occasion de la sortie de son nouveau single "Perfect Illusion", la chanteuse s'est déclarée impatiente : "Je m'entraîne même en studio".

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Chris Cohen est le songwriter le plus talentueux et discret de 2016

Tu as fait partie de beaucoup de groupes (The Curtains, Deerhof, Park Detail’s, Cryptacize). Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer en solo ?

Chris Cohen : En fait, j’ai toujours fait de la musique tout seul depuis tout petit. Du coup, j’alterne entre le solo et les groupes, c’est quelque chose de normal pour moi, de faire les deux, car j’ai toujours fonctionné de cette manière.

Comment tu diriges ton groupe quand tu te retrouves en live ?

C’est à peu près la même chose. Bon, il fut un temps où je jouais seul avec un ordinateur sur scène et c’était moins plaisant que de jouer avec des musiciens bien sûr. Mais maintenant que j’ai des gens avec moi, ça va mieux. C’est super gratifiant de jouer avec des personnes que je respecte profondément.

Tu as grandi entouré de célébrités : c’est une bonne ou une mauvaise chose ?

J’ai grandi à Los Angeles, je suis allé dans une école privée et j’avais beaucoup de privilèges. Tout le monde autour de moi était célèbre : mon père (Kip Cohen) était producteur, ma mère (Lynn Cohen) actrice, mes sœurs artistes… J’ai toujours baigné dans ce monde donc je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose car je n’ai jamais connu autre chose que cette situation. Mais oui, ça m’a beaucoup poussé vers la scène. C’était presque une évidence du coup.

Ta musique est très solaire mais empreinte de mélancolie. La ville et le rythme de Los Angeles t’a inspiré pour ce disque ?

C’est sûr que de vivre là où tu as grandi te rappelle sans cesse des tonnes de souvenirs, j’ai un passé ici et ça peut m’aider pour écrire, oui. Après, ça n’a pas non plus un effet surpuissant sur mes chansons. Ce sont plutôt les aléas de la vie que le lieu où je les vis qui vont m’inspirer. Avoir été très seul et au chômage pendant un temps a eu plus beaucoup d’influence que L.A. elle-même.

Il s’est passé quatre ans entre ton premier et ton second album : tu as rencontré des difficultés pour l’écrire ?

Non, pas forcément. Des événements dans ma vie ont fait que j’ai du prendre soin de ma famille et j’ai eu beaucoup de responsabilités d’un seul coup. Mon père a des problèmes de drogues, donc j’ai du prendre soin de ma mère et ça a pris quelques mois… qui se sont finalement transformés en années. Evidemment, ça m’a aussi ralenti personnellement, et de faire avec ce genre d’aléas de la vie n’aide pas beaucoup pour construire un album. J’avais écrit les morceaux mais je n’avais pas le temps pour enregistrer, les retravailler etc..

C’est pour cela que certains tes morceaux (Drink From a Silver Cup, Sun Has Gone Away) sont plus sombres qu’avant ? 

J’aime la musique dans laquelle il y a une grande variété de dynamiques, celle qui ne se limite pas à une émotion. Je ne sais pas si c’est un album triste, il va sans doute le paraître pour certains, alors que d’autres y verront quelque chose de léger et mélodieux. Beaucoup de gens sont persuadés que je suis quelqu’un de détendu et doux. Moi je ne me sens pas si cool, je suis assez énervé en vrai. Ça peut d’ailleurs se voir dans mes textes.

Est-ce que tu peux me parler de No Plan, la chanson instrumentale au milieu du disque ? Qu’est-ce qu’elle représente pour toi ? 

A la base, c’était un brouillon, quelque chose que j’aimais bien, que j’avais écrit en plein soleil et qui me rappelait ce moment là. J’ai voulu revenir dessus, le retravailler, mais ça ne donnait jamais le premier résultat don j’ai décidé de le garder. Du coup c’est une sorte de pause dans l’album, quelque chose de déconstruit avec seulement une couleur, une humeur.

concert le 22 septembre à Paris (Point Ephémère)

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Le Consulat des Inrocks, l’apéro musical du mardi soir à ne pas manquer

Certes, c’est la rentrée, mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire traîner l’été encore quelques semaines de plus. Dès demain, les Inrocks investiront le lieu éphémère Le Consulat, dans le neuvième arrondissement de Paris, pour une série de concerts qui égayeront vos mardis soirs. Ces apéros hebdomadaires accueilleront donc dès ce soir Keep Dancing Inc. dès 19h, puis la semaine prochaine, ça sera au tour de Royaume de prendre le flambeau de ces apéros musicaux.

A vos agendas, c’est au 30 rue Ballu (Paris 9ème) que se dérouleront les événements justement baptisés “Le Consulat des Inrocks”. Encore une bonne raison de prolonger la saison.

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Aqua annonce son grand retour avec une tournée pour fêter les 20 ans de Barbie Girl

Aqua annonce son grand retour avec une tournée pour fêter les 20 ans de Barbie GirlVous souvenez-vous du groupe Aqua et de Barbie Girl, leur entêtante chanson qui fut l’un des plus gros tubes des années 90 ? Le quatuor fera bientôt son grand retour pour fêter les 20 ans de la chanson.

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Chet Faker s’appelle désormais Nick Murphy, et il dévoile un nouveau morceau

L’artiste australien est de retour, sa barbe aussi. Seule différence, Nicholas James Murphy officie désormais sous Nick Murphy. Pour marquer le coup, il dévoile Fear Less. Un morceau qui se construit lentement, avant d’exploser sur une envolée électro ténébreuse. Il est en écoute ici :

Le musicien avait choisi le nom Chet Faker en hommage à Chet Baker. Sur sa page Facebook, il explique ce changement d’identité :

” Cela fait la moitié d’une décennie que j’ai commencé à sortir de la musique sous Chet Faker et vous avez tous été depuis la force conductrice de cette musique. Il y a une évolution en cours et je voulais vous laisser savoir où cela allait. Le prochain album sortira sous mon propre nom, Nick Murphy. Chet Faker fera toujours partie de ma musique. C’est la suite.”

Le producteur australien se fait repérer en 2011 avec sa reprise de No Diggity des Blackstreet. Un an plus tard, il sort son premier Ep, Thinking In Textures, et impose sa musique, une confrontation calibrée entre électro, soul et r’n’b. Après une collaboration avec Flume sur son Ep Lockjaw, Chet Faker dévoile son premier album, Built On Glass en 2014. Un projet notamment marqué par le morceau Talk Is Cheap.

Depuis l’annonce de son changement de nom, de nombreux groupes s’auto-renomment déjà Chet Faker sur les réseaux sociaux :

Hi all, I’m changing my name to Chet Faker

— Braille Face (@braille_face) 8 septembre 2016

We’re officially changing our name to Chet Faker

— DUNE RATS! (@DUNERATSS) 9 septembre 2016

Coincidentally, today I would like to announce that I will be releasing my next record under the name Chet Faker.

— Andy Bull (@Andy_Bull) 9 septembre 2016

Nick Murphy sera sur scène à Paris, le 27 octobre, pour le Pitchfork Music Festival.

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"Tout devient possible" : Jenifer dévoile un titre inédit en live (VIDEO)

"Tout devient possible" : Jenifer dévoile un titre inédit en live (VIDEO)Alors qu'elle dévoilera son nouvel album le 28 octobre prochain, Jenifer a réservé une belle surprise à ses fans. La chanteuse a interprété un titre inédit en live pour la première fois, dans les locaux du Parisien. Découvrez "Tout devient possible" sur Pure Charts !

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Berlin : visite guidée d'une salle de musique unique au monde

Berlin : visite guidée d'une salle de musique unique au mondeLe 4 mars 2017 sera donné le concert d'ouverture de la nouvelle salle de musique classique à l'Académie Barenboïm de Berlin. Le lieu, au nom de Pierre Boulez, se prêtera à l'école en même temps qu'au public, une harmonie chère au compositeur français.   

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"The Voice" : M. Pokora arrive, Garou s'en va, Zazie rempileLe chanteur sera donc désormais coach de "The Voice" et de "The Voice Kids".

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DJ Mehdi, interview d’un metteur en son de génie

DJ Mehdi (photo Philippe Garcia)

A quoi reconnaît-on un bon disque ? Sans doute à une multitude d’éléments plus ou moins bien agencés mais qui, au final, gardent, quoi qu’on y fasse, une dose irréductible de mystère, une part envoûtante d’inconnu. Ces disques-là, on les compte généralement sur peu de doigts. Et on hésite toujours à les écouter jusqu’au bout, de peur d’en découvrir, par erreur, le sens caché, une fausse vérité forcément décevante. De quoi sont donc faits ces disques ? On n’en sait rien et on ne veut pas le savoir.

Ne pas savoir, surtout, quelles saveurs, quels parfums ont présidé à la confection d’un album comme (The Story of) Espion, disque étrangement hypnotique d’un faux inconnu, DJ Mehdi. Parisien du nord, DJ, producteur talentueux et tentaculaire, Mehdi, 25 ans à peine, sévit depuis longtemps dans l’ombre de quelques-unes des plus iconoclastes aventures du rap français. On l’a ainsi croisé derrière l’irrévérence de Karlito et Rocé, derrière le succès du premier album des trublions 113 (et leur hit arabica Tonton du bled), aux côtés de Kery James durant les années fondatrices de leur groupe commun Ideal J, à la barre d’Espionnage, un des labels hip-hop les plus défricheurs en France.

Pourtant, comme la plupart des autres producteurs, il est resté caché par ses machines, abrité par ses samplers, à l’ombre des tchatcheurs qu’il mettait en son. (The Story of) Espion bouleverse, calmement, ces dernières données et éclipse tout ce que Mehdi aurait pu faire dans des vies antérieures ou parallèles – aussi inspirées qu’elles aient pu être.

La tentation serait grande, tout d’abord, de tracer des lignes qui conduiraient, en remontant le temps, de Mehdi à Massive Attack ou DJ Shadow (son influence évidente et avouée), de ne voir dans (The Story of) Espion qu’un album de hip-hop abstrait de plus. Une tentation à laquelle on ne cédera pas tant, chez Mehdi, préside un souci d’écriture musicale singulière et inspirée, qui le place sur la même échelle que ses aînés : là où Massive Attack roule des mécaniques froides, (The Story of) Espion déroule une histoire ; là où Shadow étale sa culture de marabout funk, Mehdi joue la simplicité des arrangements, le minimalisme des thèmes. En écumant les histoires parallèles de la musique, en mettant côte à côte les Beatles, John Barry et Public Enemy, son album remet de la vie, de l’inspiration et, surtout, du mystère au centre du hip-hop, au coeur de la musique.

(The Story of) Espion n’hésite ainsi jamais à manipuler les gènes hybrides de la musique, à sortir du hip-hop, à imploser les structures pour marier les genres, à fracasser le rap à coups de house (comme sur Break Away et son pastiche magique de Daft Punk), à épousseter la soul avec des moulinets rock. Autant de collisions qui sont la définition même du hip-hop, établie à cette époque sacrée où les platines d’Afrika Bambaataa mélangeaient les disques de Kraftwerk et Sly Stone.

Mehdi – Je suis né au nord de Paris, à Asnières, dans le 92. A 14 ans, en 1990, je faisais mes premiers instrumentaux de rap. J’enregistrais des rythmiques sur une première cassette que je repassais en rajoutant des boucles et je réenregistrais le tout sur une deuxième cassette : c’est un système que j’avais trouvé pour me passer de sampler. Dans la cave de mes parents, j’avais aussi récupéré un vieux magnétophone Revox, et Dee Nasty m’a expliqué comment faire des boucles : je l’ai rencontré lorsque j’ai commencé à animer des soirées en tant que DJ, il était souvent tête d’affiche.

Le hip-hop avait-il alors une signification particulière pour toi ?

Je suis entré dans le mouvement hip-hop de façon ludique, j’étais assez jeune, ça remonte à 1987-1988. L’intérêt musical du rap, la portée sociale du mouvement, je ne les ressentais pas trop. Moi, je voulais danser, bouger, écrire sur les murs, faire du bruit avec ma bouche. Et puis je voulais faire comme les plus grands de mon quartier, en particulier mes oncles qui étaient DJ. Ils n’étaient pas branchés rap mais ils avaient une grosse collection de disques, comme mon père d’ailleurs. C’est sans doute par ce biais-là que je suis devenu DJ. De toute manière, je ne suis pas un bon danseur, ni un bon tagueur… Et puis il y avait l’émission de radio de Dee Nasty, le dimanche soir sur Nova. De 22h à minuit, il passait des disques de hip-hop américain puis, à partir de minuit, c’était micro ouvert : tous les rappeurs qui sont devenus depuis des célébrités passaient là. Il y avait NTM, Assassin, Solaar… Moi, j’étais tout jeune, j’enregistrais ça et le lundi, au collège, on s’échangeait les cassettes.

A part la radio, est-ce que tu avais aussi accès aux disques de rap ?

Je vivais en banlieue et j’étais jeune, je ne sortais pas seul, je n’allais pas à Paris. Mais c’était facile d’avoir les disques : un de mes aînés, dans le quartier, volait les disques de rap à la Fnac Montparnasse, où il y avait des vinyles de hip-hop. C’est comme ça que j’ai eu les disques de Public Enemy, Big Daddy Kane… Mon père et mes oncles étaient à fond dans le funk : Imagination, Fatback, le label Prelude… Mon père avait quelques disques plus anciens, dont je me suis servi, que j’ai samplés et qui ont sûrement façonné ma culture musicale. Comme ce qui passait au Top 50 : Madonna, Michael Jackson, Wham…

Ta famille est d’origine tunisienne. Entretiens-tu un rapport particulier avec la musique orientale ?

Ma mère et mes grands-parents, qui sont arrivés en France à la fin des années 60, écoutaient surtout de la musique orientale, et même si ça me fait mal de le dire, ça ne m’a jamais vraiment attiré. La littérature et la philosophie occidentales m’intéressent davantage. Je suis incapable de citer un morceau de Farid El Atrache ou d’Oum Kalsoum. Même si, par ailleurs, je n’arrête pas de me documenter tous les jours sur la musique, y compris sur des groupes des années 60, en Angleterre, des trucs un peu oubliés comme les Animals, les Small Faces, les Kinks.

Ton entrée en musique s’est réellement faite avec le groupe Ideal J, aux côtés de Kery James…

Avec Kery James, on n’est pas devenus amis tout de suite, même si on a fait de la musique immédiatement. On venait de banlieues différentes. La banlieue sud et la banlieue nord, ce sont des univers différents, même les voyous ne font pas les mêmes choses. Les piliers de quartier n’ont pas les mêmes caractéristiques physiquement. L’urbanisme non plus n’est pas le même. Par ailleurs, Kery avait une situation familiale différente de la mienne et lui-même était une personnalité centrale de son cercle de fréquentation. Moi, pas du tout : je faisais juste de la musique dans mon coin. On a mis du temps avant de devenir copains. Et puis, quand le meilleur ami de Kery est décédé, il a tout arrêté et il a trouvé refuge dans la religion. Pourtant, le groupe n’a jamais splitté… Kery, après avoir voulu tout arrêter, a décidé de refaire du rap mais sans instruments à cordes ni à vent, pour des raisons qui regardaient sa vie personnelle.

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Vidéo : un fan essaie de grimper sur la scène aérienne de Kanye West

Comme on le sait déjà, Kanye West ne fait jamais les choses à moitié. C’est pourquoi, à l’occasion de sa tournée Saint Pablo Tour, le rappeur a tout simplement investi dans une sorte de scène flottante sur laquelle il réalise une partie de son show. Evidemment, il n’en fallait pas plus pour que des fans un peu zinzins soient pris d’idées lumineuses, et c’est ainsi que l’un des spectateurs a trouvé judicieux d’escalader ladite structure.

A dude really tried climbing on stage with Kanye @TeamKanyeDaily pic.twitter.com/JepTYs3gPm

— Chase Brown (@Chase_Brown713) 13 septembre 2016

Visiblement surpris et exaspéré par la situation, Kanye West ne se prive pas d’arrêter sèchement le trublion par un ferme “NO”, et c’est ainsi que ce dernier retombe aussitôt dans la foule, aussi vite qu’il était monté. Un génie de plus sur la planète.

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Le Bataclan rouvre ses portes : 19 concerts déjà programmés

Le Bataclan rouvre ses portes : 19 concerts déjà programmésPete Doherty, Vianney, Yael Naim, Cali, Marianne Faithfull… Ils ont tous accepté de se produire au Bataclan, qui réouvrira ses portes au mois de novembre un an après l'attentat terroriste. 19 concerts sont d'ores et déjà programmés.

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Exclu : la voix de William Z Villain est la plus belle que vous entendrez aujourd’hui

Sorti de nulle part (le midwest américain profond, tendance Wisconsin), musicien amateur et plutôt local, jusqu’alors globalement passé sous les radars de la reconnaissance, William Z Villain est pourtant l’auteur d’une chanson qui mérite d’être sur toutes les lèvres, dans les soirées interlopes et clandestines, à la radio (celle qu’on écoute la nuit, en voiture, pendant la panne d’essence en plein désert), dans les rêves et peut-être même les cauchemars. Elle s’appelle Anybody Gonna Move?, et c’est un sortilège. Une chanson américaine, avec de véritables morceaux de blues dedans, mais dont les parents venaient peut-être d’un port des Caraïbes ou des îles grecques, visités par David Lynch dans sa jeunesse psychotrope. Une chanson moderne dans sa liberté formelle et sa production low-fi homemade, mais qui aurait pu tourner sur un 78 t il y a 80 ans. La vidéo d’Anybody Gonna Move? en exclu (attention, risque de dépendance) :

Mais qui the fuck est William Z Villain ? Son nom, il le signe d’un « WZV » au bout de sa guitare, un peu à la façon de Townes Van Zandt, dit « TVZ », dont WZV, folksinger dans l’âme damnée, pourrait être un rejeton légèrement dégénéré, ou orientalisé, latinisé. Son style, c’est celui de cette guitare riche de légendes et de fantômes du blues, une National Resonator en métal (blanche), qu’il a parfois cassée puis réparée en lui posant huit cordes. Aussi, une voix souvent haut perchée et parfois perchée tout court, comme celle d’un Andrew Bird qui chanterait en haut d’un arbre avec des oiseaux ivres. On a aussi le droit de penser à une version solo des Violent Femmes, ce groupe qui dans les années 80 a mis le Wisconsin sur la carte du rock.

Des chansons bizarres et néanmoins fascinantes, William Z Villain en a d’autres en réserve. Elles sortiront début 2017 sur le label français Normandeep Blues (qui a découvert le fameux suédois Bror Gunnar Jansson), et on devrait pouvoir les découvrir en live au prochain festival des Nuits de l’Alligator (en février). Sinon, en attendant de devenir le musicien reconnu qu’il mérite d’être, William Z Villain travaille dans des fermes en permaculture, et il adore logiquement les chats, ces petits fauves mystérieux au poil doux mais aux griffes acérées. A l’écoute de ses chansons, le ronronnement est garanti.

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Céline Dion s'est essayé au rap et elle assure

Céline Dion s'est essayé au rap et elle assureMUSIQUE - Céline Dion a plus d'une corde à son arc et elle vient encore de le prouver. Après un moment émouvant aux côtés de Bradley Cooper samedi soir, la diva était l'invitée d'Ellen DeGeneres lundi 12 septembre pour faire la promotion de son dernier album Encore un soir. Et Céline Dion s'est prêtée à un petit jeu, comme le montre la vidéo en tête d'article.

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20 ans après sa mort, retour sur la carrière de Tupac… en tant qu’acteur

La centaine de titres enregistrés dans la dernière année de sa vie, son engagement politique directement hérité des Black Panthers, l’importance d’All Eyez On Me dans l’histoire du hip-hop, la légende qui voudrait qu’il ait mis en scène sa mort afin d’être libéré de ses ennemis et des multiples scandales qui ont jalonné son parcours… Il y  en aurait des choses à dire sur 2Pac, vingt ans après sa mort, survenue un vendredi 13. C’était en septembre 1996. Mais il y a un aspect dont les médias se font généralement peu écho : sa carrière cinématographique.

>> A lire aussi : Comment Tupac et Notorious B.I.G. en sont venus à se détester

Des débuts prometteurs

Loin d’être aussi marquante que son œuvre musicale, celle-ci, resserrée autour de six films, dont trois sortis de façon posthume, a pourtant des arguments à faire valoir, et vient confirmer que Tupac, formé à la Baltimore School for the Arts de Baltimore et bercé aux récits de Shakespeare, fait partie de cette lignée d’acteurs qui n’ont besoin de presque rien pour captiver le regard. Il suffit en effet de jeter un œil à Nothing But Trouble de Dan Aykroyd ou au clip Same Song du Digital Underground, au sein desquels il fait de brèves apparitions en 1991, pour comprendre que ce qui frappe chez Tupac, c’est l’évidence de son jeu, l’immédiateté de sa présence.

Son aventure sur grand écran commence pourtant par un accident. En 1992, alors qu’il accompagne Treach, un des MC’s de Naughty By Nature, aux auditions de Juice, le premier film d’Ernest Dickerson, ancien directeur de la photographie de Spike Lee, Tupac se voit solliciter pour un rôle. Manifestement intéressé, il improvise, cite un poème de Robert Frost, épate l’équipe technique et obtient le rôle de Bishop, un jeune chien fou des quartiers défavorisés rattrapé par ses mauvais instincts.

“Peut-être qu’il connaissait quelqu’un qui lui ressemblait, qui l’avait inspiré pour le film, mais ce qui est certain, c’est qu’il a donné un côté très intense à son personnage”, détaille rétrospectivement Ernest Dickerson. “À l’inverse de DMX, avec qui j’ai travaillé plus tard, sur Never Die Alone, on sentait que Tupac pouvait jouer différents personnages, et pas seulement celui qu’il était au quotidien. Il avait une vraie palette d’acteurs.”

“Je suis le meilleur choix pour ce rôle”

Cette capacité à varier les profils psychologiques, c’est précisément ce qui permet à Tupac d’enchainer rapidement les long-métrages. Et les rôles : dans Poetic Justice (1993), il joue avec brio de sa gueule d’ange, celle dont les traits réunissent ce qu’il faut de bonté, de sincérité et de candeur pour porter le scénario d’un film à la réalisation bancale. Dans Above The Rim (1994), cette néo-blaxpoitation, centrée sur un basketteur en passe de devenir professionnel à Brooklyn, Jeff Polack a fait appel à Tupac pour interpréter le rôle de Birdie, un trafiquant de drogue ayant adopté un style de vie où la tragédie semble être la seule issue possible.

Dans Bullet (1996), de Julien Temple (réalisateur de différents clips et de documentaires sur le punk), il forme un duo destroy avec Mickey Rourke et tente tant bien que mal de donner un peu d’épaisseur à son rôle de grand méchant au sein de ce gangster movie de seconde zone.

Dans Gridlock’d (1997), alors qu’il s’évertue à draguer Lucy Liu durant le tournage, il cesse d’être un acteur hip-hop, met de côté les flingues et s’acharne à combattre le désespoir, à prôner l’amour autour de lui et à prendre soin des autres ; dans Gang Related (1997), enfin, il est un flic corrompu, un de ces ripoux qu’il peut se permettre de jouer parce que, comme il le revendique en interview, il connaît ce genre d’individus par cœur.

“J’ai vu leur côté sombre, quand ils croient que personne ne les regarde. J’ai vu la compassion, j’ai vu la colère, j’ai vu la jalousie, j’ai vu la peur, j’ai vu le respect et j’ai vu la haine des flics plus que n’importe qui d’autre (…) Donc, pour cette raison, je suis le meilleur choix pour ce rôle.”

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Ecran total

Le meilleur choix, Tupac ne l’a pas toujours été. À cause de ses démêlés judiciaires ou de sa mort prématurée, l’auteur de Me Against The World, est notamment passé à côté de Rasta Rocket, Forrest Gump, How To Be A Player ou encore Star Wars, dans lequel il était censé interpréter le Maître Jedi Mace Windu. Le meilleur choix, Tupac ne l’a également pas toujours fait. Si la pauvreté, esthétique et scénaristique, de Bullet ou de Gang Related peut en témoigner, il y a aussi cette fameuse dispute avec les frères Hughes, sur le tournage de leur premier film Menace II Society en 1993.

Peu ravi du rôle qu’on lui propose, d’autant que le projet a en partie été monté sur son nom, Tupac finit par voir rouge et veut régler ce litige à la force des poings. Mauvaise idée : le rappeur est arrêté pour coups et blessures, condamné par le tribunal de Los Angeles à quinze jours de prison et une amende de trois mille dollars, et se voit un temps blacklisté par tout ce qu’Hollywood compte de réalisateurs.

En dépit d’un indéniable talent d’acteur, Tupac est sans doute passé à côté d’une belle carrière cinématographique. Et une preuve que le rappeur a peut-être trop souvent confondu fiction et réalité. Comme le relatait le producteur André Harrell suite à l’agression de Tupac au Quad Recording Studios à Manhattan le 30 novembre 1994 :

“Quand Tupac sortit de l’ascenseur en sang, refusant de s’asseoir et demandant l’air hagard qu’on lui roule un joint, j’ai réalisé qu’il était devenu Bishop, le personnage qu’il jouait dans le film Juice.”

Le 21 octobre prochain, Maxime Delcourt publiera 2Pac, Me Against The World, aux éditions le Mot et le Reste le 21 octobre.

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Le son du jour #6 : Steve Hauschildt

Le son du jour #6 : Steve HauschildtRénovateur parmi les plus captivants de la musique synthétique d'antan, l'Américain Steve Hauschildt revient en octobre avec «Strands», son album le plus dense à ce jour.

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Septembre 2016
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