Actu musique

31 juillet 2016

Jazz in Marciac : en coulisses avec les bénévoles du festival

Jazz in Marciac : en coulisses avec les bénévoles du festivalDix-huit jours de concerts, des milliers de spectateurs, des musiciens de renoms, des dizaines de journalistes… A Marciac, chaque été, le petit village du Gers d'à peine 1300 habitants se transforme en capitale mondiale du jazz. Pour s'occuper de tout ce monde et s'assurer que les festivités se déroulent bien, les organisateurs peuvent compter sur les centaines de bénévoles du festival.

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"Noir Eden" : Peter Peter à le vague à l'âme sur son nouveau single hypnotisant

"Noir Eden" : Peter Peter à le vague à l'âme sur son nouveau single hypnotisantPeter Peter est de retour. Celui qui a envouté le public avec "Une version améliorée de la tristesse" peaufine son univers 80's et mélancolique sur son nouveau single "Noir Eden". A écouter sur Pure Charts !

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Vianney : Ses nombreuses galères de vacances à vélo

Vianney : Ses nombreuses galères de vacances à véloSi de nombreuses stars savourent des pauses détentes durant la période estivale, d'autres essuyent quelques galères. Pour le chanteur Vianney ses mésaventures se passent toujours à bicyclette…

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Oxmo Puccino et Ibrahim Maalouf au festival de Carcassonne

Oxmo Puccino et Ibrahim Maalouf au festival de CarcassonneOxmo Puccino et Ibrahim Maalouf étaient jeudi sur la scène du théâtre Jean-Deschamps, dans le cadre du festival de Carcassonne, qui se termine lundi 1er août avec les Scorpions.

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Malia Obama s'est vraiment lâchée dans ce festival à Chicago

Malia Obama s'est vraiment lâchée dans ce festival à ChicagoPEOPLE - Elle prend du bon temps avant que les choses sérieuses ne commencent, à l'automne 2017, lorsqu'elle rejoindra la prestigieuse université d'Harvard. La fille aînée du président américain, Malia Obama, était présente au festival Lollapalooza de Chicago, ce week-end, où elle a notamment pu écouter Major Lazer.

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David Bowie : le bébé de son fils s'appelle David !

David Bowie : le bébé de son fils s'appelle David !Carnet Rose dans la famille Bowie. Le fils du chanteur, Duncan Jones, est désormais papa. Et il a décidé de rendre hommage à son père décédé en nommant son petit garçon David. 

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Le festival des 25 ans du Tresor : ouragan techno sur Berlin

L'entrée du Tresor (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Club historique de Berlin, le Tresor est un peu à la techno ce que le CBGB de New York fut au punk : un repaire – et un repère – légendaire. Si le CBGB a dû débrancher les amplis définitivement en 2006, après plus de 30 ans d’activisme, le Tresor, longtemps pris en ligne de mire par les autorités, fait toujours tourner les platines et, bénéficiant sans doute de l’engouement persistant dont jouit Berlin depuis le début des années 2000, semble désormais solidement implanté dans la capitale allemande. Ouvert en mars 1991 sur les décombres du Mur, dans le no man’s land qu’était alors la Potsdamer Platz, le club fête cette année ses 25 ans d’existence.

Afin de marquer le coup, un festival XXL était proposé du 21 au 24 juillet. Pour l’occasion étaient réquisitionnés trois lieux, inscrits tous les trois dans l’immense enceinte d’une ancienne centrale électrique, située à Kreuzberg près de la Spree : le Tresor (qui se trouve ici depuis 2007), la Kraftwerk (partie centrale du bâtiment, utilisée seulement de temps en temps) et le Ohm (mini club très stylé). Se déroulant du jeudi soir au lundi matin en quasi non-stop, les réjouissances – en grande majorité des DJ-sets, agrémentés de quelques live – promettaient de vivre une expérience plutôt intense, d’autant que le programme, long comme une nuit sans fin, mêlait de manière très stimulante vétérans et jeunots, tous réunis le temps d’une sacrée tambourinade.

Tout, bien sûr, ne fut pas exaltant. Ainsi, par exemple, le live de Borderland (alias Juan Atkins et Moritz von Oswald) a-t-il paru bien terne et convenu, plusieurs crans en-dessous de leur récent album Transport, nettement plus substantiel. Ainsi encore a-t-on trouvé particulièrement insipide la mixture servie au Ohm dans la nuit du samedi au dimanche par Patrice Scott, Daniel Bell et Fumiya Tanaka : de la techno tellement minimale – pour ne pas dire minimolle – qu’elle en devient presque subliminale… Si l’on était à la recherche d’un équivalent sonore de la camomille, cela pouvait éventuellement faire l’affaire – sinon, mieux valait déguerpir et aller promener ses tympans ailleurs.

En dépit de ces inévitables petites chutes de tension, l’ensemble des opérations s’est hissé à un niveau élevé, faisant résonner la techno dans toute sa splendeur et sous diverses facettes. Soulignons les belles interventions des forces françaises, en particulier DJ Deep, Zadig et Roman Poncet, qui a clôturé en beauté les hostilités sur la scène de la Kraftwerk. Saluons également les performances des représentantes de la gent féminine (très minoritaires, comme d’habitude…), parmi lesquelles Dasha Rush, Helena Hauff, Magda El Bayoumi et Claudia Anderson, cette dernière ayant fait spécialement forte impression avec un mix funky en diable.

Pour le reste, se détachent notamment les DJ-sets bien frappés de James Ruskin et Pacou (deux vieux habitués de la maison), celui survitaminé de Robert Hood (l’un des grands maîtres de Detroit), celui impeccablement exécuté de DJ Hell (oui, oui, Gigolo Records, souvenez-vous – il est toujours là, Helmut, et bien là), celui aventureux et percutant de Sven Von Thülen (par ailleurs journaliste, coauteur de l’indispensable livre d’entretiens Der Klang der Familie, paru en français chez Allia) ou encore – et par-dessus tout – celui absolument fracassant de DJ Pete (pilier de Hardwax, mythique magasin de disques berlinois très lié au Tresor depuis l’origine). A forte teneur industrielle, son mix a pris une ampleur maximale dans la Kraftwerk. En entendant ce fascinant fracas de rythmes et de sons, agencé avec une imperturbable maestria, ceux qui n’ont pas vécu la chute du Mur pouvaient avoir la sensation d’en percevoir l’onde de choc libératrice. D’une rare puissance, cette onde de choc se répercute toujours aujourd’hui à l’intérieur du Tresor – et sans doute pour longtemps encore.

Les Inrocks - Musique

Jazz in Marciac : Yaron Herman invite Matthieu Chedid sur scène

Jazz in Marciac : Yaron Herman invite Matthieu Chedid sur scèneA 35 ans, Yaron Herman est l'un des pianistes de jazz les plus doués de sa génération. Celui qui a failli être basketteur professionnel enchaîne désormais les concerts, les performances et les conférences qu'il donne aux 4 coins du monde. Son approche philosophique et mathématique de la musique suscite l'intérêt d'autres musiciens. Comme Matthieu Chedid, ravi d'avoir joué avec lui à Marciac.

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On est allé voir Rihanna au Stade de France pour voir si elle était toujours elle-même

Rihanna live au Stade de France. 30 juillet 2016.

Fidèle à sa réputation yolo et sa vraie-fausse nonchalance qu’on lui pardonne bien volontiers, Rihanna aka “Riri” pour ses millions de fans, s’est ramenée sur la scène du Stade de France avec près d’une heure de retard. Histoire de faire monter la pression ?

Un parti pris très “Anti” et un coup de grâce porté à ses détracteurs

Parce que c’était elle, parce que c’était nous, Riri a pu se permettre de débuter un show dans un stade avec la ballade Stay présente sur l’album Unapologetic, sorti il y a déjà quatre ans. Et en cela, elle met tout le monde d’accord dès le début : sa voix est aussi puissante que bouleversante. Tout de blanc vêtue, Rihanna se montre vulnérable et virginale…avant de laisser tomber son peignoir pour révéler ses cuissardes en cuir et s’adonner à des moves ultra sexuels sur une passerelle en verre.

Avec Love the way you lie, Sex with me, Birthday Cake, Pour it up, Bitch better have my money, la chanteuse préfère ses hymnes badass et bien vénères à ses tubes pourtant fédérateurs et certes oldschool comme SOS, Pon de Replay, What’s my name, S&M. Elle n’oublie cependant pas Umbrella qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui mais revient vite à l’excellent album Anti qu’elle chante quasiment en entier. Elle termine d’ailleurs son set avec les bouleversantes Love on the brain (le temps s’est littéralement suspendu) et Kiss it better et prouve l’étendue de sa voix et son immense talent d’interprète. Les âmes grises et blasées qui répètent à coups de commentaires fielleux qu’elle ne sait pas chanter sont sans doute allés voir son sosie chez Michou et ne s’en sont pas rendus compte. Hier nous étions face à une professionnelle.

Afin de tenter d’être objectif ,on délivrera néanmoins quelques mauvais points : l’incursion incongrue de quelques danseurs qu’on aurait cru sortis du Cirque du Soleil, pourquoi ? Le mauvais remix de son duo avec Drake, Take Care. Le rappeur canadien était d’ailleurs le grand absent de la soirée d’hier, lui qui aime pourtant souvent faire des apparitions surprises sur scène aux côtés de sa Riri chérie. Les fans sont déçus et ont peur : sont-ils toujours ‘’ensemble’’ ? Enfin pourquoi avoir fait un mashup de We found love et de How deep is your love ? Les deux morceaux se suffisent à eux-mêmes de manière tout à fait distincte.

Un show très sexuel et très humain

La raison pour laquelle on aime tant Rihanna se trouve dans sa singularité : elle occupe une place à part dans le monde de la pop. Elle n’est pas une diva robotique tirée à quatre épingles et toujours parfaite, elle ne se pose pas en tant que modèle pour quiconque, elle n’a pas de “squad” de copines et ne cherche pas à devenir la petite fiancée de l’Amérique.

Riri se contente juste d’être elle-même, et son naturel et sa sincérité sont d’une puissance ravageuse. Elle réussit même l’exploit d’être ULTRA sexuelle sans jamais tomber dans la vulgarité. Regard de braise, sourires dévastateurs, déhanchés cosmiques, twerks, poses lascives, tenues suggestives, Rihanna est aussi belle que sexy et s’affirme comme une jeune femme (28 ans et déjà une très solide carrière) bien dans sa tête et dans son corps et qui a tout simplement envie de s’amuser.

Sa bonne humeur est d’ailleurs communicative, lorsque l’on regarde nos voisins de concert on voit des gens avec des diamants dans les yeux et des sourires béats d’admiration et d’amour pour la princesse de la Barbade.

Facétieuse et lucide, elle a fait preuve de quelques bons mots pendant son concert comme par exemple lorsqu’elle a demandé à la foule qui possédait son dernier album Anti, et qui l’avait réellement acheté. Hier soir elle n’a pas interdit à ses fans de jouer à Pokemon Go mais leur a plutôt ordonner de laisser tomber leurs téléphones, sauf si c’est pour prendre des photos d’elle. Comment ne pas l’aimer ?

Contrairement à sa consoeur Beyoncé, présente la semaine dernière au Stade de France, Riri a tenu à rendre hommage aux victimes des attentats de Paris et a même fait référence à l’attaque dans ce même stade le 13 novembre 2013 avant de chanter son tube, sa merveille, le déjà classique Diamonds. Dans une démarche assez humble, les écrans géants ont même été recouverts du drapeau français pendant la chanson, ne laissant que la voix irréelle de la chanteuse toucher ses fans en plein cœur.

Professionnelle, humaine, touchante, sexy, Rihanna a rendu 80 000 personnes amoureuses hier soir.

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Brandy en guerre contre son label : "J'ai l'impression d'être une esclave"

Brandy en guerre contre son label : "J'ai l'impression d'être une esclave"Brandy n'a pas sorti d'album depuis près de trois ans et demi. La chanteuse a décidé de porter plainte contre son label et demande à la justice de la libérer de son contrat qu'elle juge "criminel". "Je ne suis pas une esclave" clame-t-elle.

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Au Stade de France Rihanna dédie "Diamonds" aux victimes des attentats

Au Stade de France Rihanna dédie "Diamonds" aux victimes des attentatsTrois ans après son premier passage au Stade de France, la superstar du R&B Rihanna y a conclu samedi devant des milliers de fans une tournée française marquée par l'annulation du concert niçois, qui aurait dû avoir lieu le lendemain de l'attentat du 14 juillet.

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Rihanna a dédié "Diamonds" aux victimes des attentats, on a reconstitué son hommage en vidéo

Rihanna a dédié "Diamonds" aux victimes des attentats, on a reconstitué son hommage en vidéoMUSIQUE - C'était l'un des concerts les plus attendus de l'année, avec celui de la toute-puissante Beyoncé : le 30 juillet, Rihanna a réuni 80 000 spectateurs au Stade de France. La star, qui avait annulé son concert à Nice au lendemain de la tuerie, a rendu hommages aux victimes à sa façon.

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Rencontre avec John Robb: “Beaucoup de punks ont voté contre le remain pour dire fuck off à tout”

John Robb (photo FM)

“Ecrire, jouer dans un groupe et réfléchir sur la musique, tout cela fait partie du même processus. Ce sont juste différents aspects d’une même idée : cette idée très punk-rock et DIY que tu peux créer ton propre art et ta propre culture.” A quelques heures du concert des Membranes, groupe pionnier de la scène post-punk britannique dont il est le co-fondateur, John Robb balaye d’une phrase tout préjugé selon lequel il serait contradictoire de cumuler les mandats de critique rock et musicien.

Dr Martens, slim noir, blazer à fines rayures blanches et crête sur la tête, à cinquante-cinq ans, le natif du Lancashire incarne à la perfection l’image que l’on peut se faire d’un vieux briscard du punk game made in U.K. Mais derrière la silhouette intimidante de ce gaillard à la voix grave et éraillée jusqu’à la corde, se cache un garçon affable, érudit et qui sent bon l’après-rasage. Rédacteur en chef de la revue Louder Than War (que vous n’aurez aucun mal à trouver chez Gibert), conférencier pour TED sur des sujets aussi passionnants que l’éthique DIY ou le rapport du punk-rock au zen et à l’univers, et auteur d’une dizaine d’ouvrages incontournables sur la scène post-punk anglaise, les Stone Roses ou Manchester, sa ville d’adoption, Robb impressionne par sa gouaille et sa générosité sans borne dans le partage de son expérience et de ses connaissances.

La basse, symbole du post-punk

Et pour prendre la pleine mesure de cette générosité sans limite, il fallait être à la Mécanique Ondulatoire (Paris XI) ce soir pluvieux de juillet. Les Membranes s’y livraient à un concert bouillant et radicalement punk, émaillé de saillies rageuses de la part d’un John Robb ratissant la petite scène de la Méca de long en large, basse au poing, et multipliant les poses scéniques maintes fois immortalisées sur les t-shirts des kids du monde entier. “L’une des caractéristiques de la période post-punk est la réinvention de la basse. C’est un instrument avec lequel il est très facile de faire un maximum de bruit, nous confie Robb. Chez beaucoup de groupes issus de cette époque, la basse est le lead instrument. Un max de riffs sont joués sur la basse. Prends Jean-Jacques Burnel des Stranglers, son jeu de basse a été déterminant et particulièrement influent. C’est d’ailleurs étrange qu’il ne soit pas plus souvent cité.”

Si lui n’oublie pas de le mentionner, c’est qu’il sait ce qu’il doit au punk-rock. John Robb est animé par un besoin viscéral de revenir sans cesse aux racines de son art et lui rend un hommage acharné, comme s’il lui devait une dette éternelle. Quitte à faire du punk-rock, et de la période qui a succédé au punk à la fin des seventies, un sujet d’étude universitaire.

“Le punk était essentiellement un mouvement londonien”

C’est cette reconnaissance à vie qui le poussa en 2009 à placer son dictaphone sous le nez de tout ce que la ville de Manchester peut compter de légendes vivantes, pour aboutir à Manchester Music City 1976-1996, un livre exclusivement composé des paroles rapportées de ceux qui ont fait la légende de la cité mancunienne, des Happy Mondays aux frères Gallagher. “Le punk était essentiellement un mouvement londonien, lâche Robb. Mais les Buzzcocks ont ramené ça à Manchester. J’ai volontairement arrêté mon livre à 1996 avec Oasis car ils sont les derniers à avoir grandi au contact immédiat de toutes ces influences punk et post-punk.” Les Buzzcocks feront d’ailleurs la première partie du deuxième concert mancunien des Sex Pistols en 1976…

Ses racines à lui sont pourtant ancrées ailleurs ; à Blackpool très exactement, ville balnéaire de la côte de la Mer d’Irlande, dont la jetée sur pilotis évoque sa chic cousine du sud, Brighton. C’est là que son groupe, les Membranes, est né. “Les petites villes de province regorge de micro-scènes. On ne venait pas de Berlin, on ne venait pas non plus de New York, on venait de Blackpool, ce qui pouvait faire de nous de Bisounours. Dans notre ville, qui est surtout une destination de vacances, nous n’étions pas seuls : il fallait compter avec Section 25. Et en terme de musique underground, Section 25 était au moins aussi bon que Joy Division. Nous nous sommes efforcés de faire une musique différente, selon notre propre éthique”, se souvient John Robb. Ian Curtis a d’ailleurs produit le track Girls Don’t Count, issu de leur premier maxi sorti en 1980 sur le label Mancunien Factory Records.

“Le Nord se soulèvera à nouveau”

Robb n’en demeure pas moins estampillé docteur ès Manchester. En version originale, le titre de son ouvrage de référence sur la scène post-punk locale, cité plus haut, possède une charge politique que sa traduction française ne met pas en lumière : The North Will Rise Again – Manchester Music City 1976-1996. Soit : “Le Nord se soulèvera à nouveau”. Une façon de mettre en avant les liens sous-jacents qui rattachent l’explosion de cette scène musicale au contexte prolétarien de la crise post-industrielle qui toucha la ville à la fin des années 70. Et quand on demande à John Robb si la récente victoire des partisans du Brexit est le genre de soulèvement auquel il s’attendait, le bassiste se marre. “Beaucoup de punks ont voté contre le Remain pour dire fuck off à tout. A l’Europe, comme au gouvernement, nous confie Robb. Mais en vrai, je peux comprendre les gens de Sunderland (la ville de Sunderland bat des records de chômage outre-Manche et est considérée comme le fief de pro-Brexit, ndlr), qui voient le reste de l’Europe et certaines villes anglaises, comme Manchester, mieux résister à la crise.

La ville de Manchester dont on parle dans mon livre n’existe plus. C’est une ville du XXIe siècle à présent, dont les grandes tours en verre définissent le paysage. Et elle le doit en partie à l’Europe. Mais Manchester reste néanmoins une ville au passé révolutionnaire unique, rajoute John Robb. Karl Marx a fait ses recherches pour le Capital à la Chetham Library et Engels a établi les grandes lignes des principes socialistes à Manchester. Tous les deux pensaient que la révolution communiste commencerait à Manchester. Toutes les conditions étaient réunies : la pauvreté, des familles entassés dans des caves et plus de vingt mille immigrés irlandais pauvres vivants dans une zone dangereuse et explosive appelée Little Ireland. Pour des raisons qui m’échappent, c’est en Russie que la révolution a eu lieu (rires).”

Robb évoquera ensuite la militante féministe Emmeline Pankhurst, les premiers mouvements végétariens anglais ayant pris forme à Manchester, le Hallé Orchestra “le seul orchestre symphonique de Grande-Bretagne créé pour le peuple, parce que les travailleurs étaient en quête de culture” et bien entendu l’Haçienda, club mythique des années 80. “A Londres, tu as les riches et les arts nobles, et les pauvres autour d’une pinte dans un pub. A Manchester, arts nobles et arts populaires s’entremêlent et tout le monde est capable de chanter du Joy Division.” Entre Histoire, psychogéographie et expression d’un sentiment amoureux pour une ville aux mutations multiples, le coeur de John Robb balance.

On ne résistera pas à la tentation de lui demander quel est le groupe qui, selon lui, serait le plus à même de définir Manchester :

“Les Buzzcocks car tout a commencé avec eux ; Joy Division parce qu’ils ont, d’un certain point de vue, inventé le pot-punk ; Les Stones Roses et les Smiths parce qu’ils sont iconiques ; The Fall pour leur originalité ; Les Happy Mondays pour leur excentricité et Oasis parce qu’ils sont énormes.” 

Impossible de n’en choisir qu’un, donc.

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Leurs galères de vacances : Vianney a la poisse en Allemagne

Leurs galères de vacances : Vianney a la poisse en AllemagneVianney a deux amours, sa guitare et… son vélo. Dès qu'il le peut, le chanteur de « Pas là » s'évade en solo pour un périple au long cours. « Les voyages à vélo ont changé ma vie. Pour la…

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Najat Vallaud-Belkacem: "J'aimerais être championne de patinage artistique"

Najat Vallaud-Belkacem: "J'aimerais être championne de patinage artistique"La ministre de l'Education a promis une amélioration des conditions de vie des étudiants pour la rentrée. Paris Match. Comment vous évadez-vous ? Najat Vallaud-Belkacem. En lisant. Pour quel film sécheriez-vous un meeting ? “Autant en emporte le vent 2”. Vous voyez qu’il faut y aller pour me faire rater un meeting. Quelle est votre chanson fétiche ? “Il changeait la vie”, de Jean-Jacques Goldman. Tout un programme ! Quel livre venez-vous de terminer et quel sera le prochain ? “L’enfance des dictateurs”, de Véronique Chalmet. Et à venir : “Le chardonneret”, de Donna Tartt. Votre vie devient un film. Qui aimeriez-vous voir jouer votre rôle ? Je fais entièrement confiance à la réalisatrice. Oui, je tiens à une réalisatrice ! La dernière fois que vous avez pleuré ? Dans l’intimité. Et c’est toujours fugace. Avec qui aimeriez-vous ne pas être fâchée ? Avec les gens que je respecte. Avec les autres, je préfère être fâchée. Votre fou rire de l’année ? Au pire moment, lors d’une réunion de travail ! Quelle est votre plus grande peur irrationnelle ? Perdre un être cher. De quoi n’êtes-vous jamais rassasiée ? Des rires des enfants. De quel sport aimeriez-vous être la championne ? De natation synchronisée ou de patinage artistique, à condition de pouvoir choisir le costume. Quel parfum portez-vous ? Je n’en porte pas. Contrairement à Coco Chanel, je ne pense pas qu’une femme sans parfum soit une femme sans avenir. Quel est votre dernier achat coup de cœur ? Une guitare pour mon fils. Quel plat vous rappelle votre enfance ? Un couscous au lait. Quel est votre objet fétiche, votre talisman ? Je dirais que mon talisman, c’est mon portable, pour les photos et tranches de vie qu’il contient. Quel autre métier auriez-vous pu faire ? Lire la suite sur ParisMatch.com

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