Actu musique

20 juillet 2016

Attentat de Nice : Rihanna rend hommage aux victimes

Attentat de Nice : Rihanna rend hommage aux victimesLa chanteuse barbadienne a honoré la mémoire des 84 victimes du massacre de la promenade des Anglais en leur dédiant sa chanson Diamonds lors de son concert mardi 19 juillet au Parc Olympique Lyonnais à Décines.

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Attentat de Nice : Francky Vincent, blessé et sous le choc, témoigne

Attentat de Nice : Francky Vincent, blessé et sous le choc, témoignePrésent le soir du drame, le chanteur est revenu sur cette nuit angoissante et traumatissante.

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De Lilly Wood and The Prick à Babel Rush, tous les talents sont à Carcassonne

De Lilly Wood and The Prick à Babel Rush, tous les talents sont à CarcassonneLes Insus, Indochine, Pharell Williams et la révélation Lilly Wood and the Prick, les stars sont nombreuses à se produire sur la grande scène du Festival de Carcassonne jusqu'au 1er Août. Une programmation époustouflante qui fait aussi la part belle, en off, aux jeunes artistes de la région comme les Babel Rush.

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Laurent Voulzy et Alain Souchon en duo aux nuits de la guitare de Patrimonio

Laurent Voulzy et Alain Souchon en duo aux nuits de la guitare de PatrimonioAlain Souchon et Laurent Voulzy, les deux monuments de la chanson française, font actuellement un bout de chemin ensemble. Et c'est inédit. Ensemble sur un album mais aussi sur scène pour leur première tournée commune en plus de 40 ans de collaboration. Ce mardi 19 juillet, ils étaient les invités des 27e Nuits de la guitare de Patrimonio, en Corse.

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Queen s’insurge contre Trump qui utilise sa musique

Queen s’insurge contre Trump qui utilise sa musiqueLe groupe de rock britannique Queen proteste à nouveau contre l’utilisation de «We Are The Champions» par Trump. A l’occasion de l’ouverture de la convention républicaine, lundi soir à Cleveland, Donald Trump est monté sur scène au son de «We Are The Champions», du groupe légendaire Queen. Cependant, le candidat républicain à la présidence américaine s’est bien gardé de demander l’autorisation aux artistes britanniques, qui manifestent leur mécontentement. Au lendemain de l’événement, le groupe de rock a dénoncé l’emprunt de son célèbre tube via son compte Twitter, en affirmant qu'il s'agissait d'une «utilisation non autorisée à la convention républicaine contre [sa] volonté».  An unauthorised use at the Republican Convention against our wishes - Queen— Queen (@QueenWillRock) 19 juillet 2016 D’autant plus que le mois dernier, le guitariste du groupe Brian May avait déjà exprimé son désarroi sur son site internet brianmay.com après que Trump a utilisé «We Are The Champions» plusieurs fois lors de l’ouverture de rassemblements républicains. «Ceci n'est pas une déclaration  officielle de la part de Queen, mais je peux confirmer que la permission d'utiliser le titre n'a été ni demandée ni donnée. Nous prenons des conseils sur les mesures que nous pouvons entreprendre afin que cela ne se reproduise pas», rapporte «The Guardian». Suite à ce nouveau délit, la maison de disque Sony/ATV Music s’est insurgée dans un communiqué publié par l’hebdomadaire britannique «New Musical Express». «Monsieur Trump, le staff de Monsieur Trump, ou la Trump organisation n’ont jamais demandé l’autorisation à Sony/ATV Music Publishing d’utiliser "We Are The Champions". Au nom du groupe, nous sommes frustrés par l’utilisation répétée et non-autorisée de la chanson… Lire la suite sur ParisMatch.com

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Qui est Gallant, un des nouveaux visages du r’n’b alternatif ?

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C’est dans le 18ème arrondissement de Paris, aux studios Warner Music, dans un patio verdoyant, que Gallant nous attend. Casquette dorée sur la tête (mais floquée d’un smiley triste), qu’il a pris pour habitude de trimbaler partout. Alors, malheureux ? “Quand j’ai composé mon premier EP, Zebra, j’étais vraiment triste et sombre. Avec mon nouvel album, j’ai pris une photo récente de moi, et j’y ai peint ce smiley triste parce que c’est l’émotion qui m’a longtemps parcouru.”

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Lui et sa relation au monde

Christopher Gallant grandit à Columbia, dans le Maryland. Une enfance pas spécialement baignée dans la musique, mais déjà pleine de réflexions en solitaire, sur lui et sa relation au monde. Les premières fois qu’il chante, il doit essuyer les moqueries de ses amis. Mais le jeune garçon est travailleur. Il fait ses études de musique à l’Université de New-York. “Ce n’était pas un conservatoire, j’y ai appris beaucoup sur les aspects anthropologiques et sociologiques de la musique.”

C’est pendant cette période qu’il écrit les premiers titres de son EP Zebra. “J’ai beaucoup grandi à ce moment-là, je commençais à comprendre pourquoi j’avais été très longtemps une personne renfermée.” En 2012, il obtient son diplôme et compose le morceau If it hurts, image parfaite de son état d’esprit. “J’ai fini les études an avance, j’ai multiplié les mauvaises expériences et je me sentais vraiment seul”.

La grosse pomme l’oppresse. “C’était super étouffant, si tu n’as pas chaque seconde de chaque jour occupée, tu ne vaux rien.” Un an plus tard, il s’installe à Los Angeles. Un environnement qu’il peut contrôler. L’EP Zebra sort en mai 2014. “J’ai commencé à recevoir beaucoup de mails, de mauvaises personnes pour la plupart.” Il faut dire que Gallant a pas mal d’aprioris sur l’industrie musicale. “C’est un milieu avec des personnes qui n’ont pas tes valeurs. Au lieu de s’inquiéter des gens qui écoutent, ils les voient comme des consommateurs.” Gallant finit par se faire repérer par un petit label indé basé à LA, Mind of a Genius (Zhu, They., Klangstof). Il signe.

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R’n’b ou pas ?

Zebra est un EP définitivement r’n’b. Bien que Gallant ne trouve pas la catégorisation très heureuse. “Je veux combattre la notion disant que s’il y a une personne noire, il y a forcément du r’n’b dans la musique.” Il donne l’exemple de ces personnes qui collent l’étiquette folk/r’n’b à la musique de Seal. “Ça n’a aucun sens, sans mentionner les charts r’n’b qu’on appelait avant les black charts aux Etats-Unis, ou encore le black award des Grammy.”

Cette référence à Seal ne sort pas de nulle part. En 2015, alors que Gallant fait l’ouverture des concerts de Sufjan Stevens, il se fait repérer par le compositeur anglais. Leur rencontre consommée, Seal et Gallant interprètent dans une vidéo le titre Weight in Gold. “C’était irréel, juste le fait d’être debout à côté de lui. C’était un honneur d’être aux côtés de quelqu’un qui a été une si grande inspiration dans ma vie”.

Un album cathartique

Le morceau Weight in Gold est extrait du premier album de Gallant, Ology, sorti le 6 avril dernier sur Mind of a Genius. “Il m’a permis de briser ces murs dans lesquels je m’étais renfermé.” Un projet moins sombre que Zebra, qui nous fait voyager à travers les différents aspects de la personnalité de Gallant. Un album cathartique aussi, qui aurait permis à l’artiste de devenir une personne meilleure. “C’est pour ça que je fais de la musique. Ce processus où tu te regardes de l’extérieur, tu réfléchis à tes réactions, à ton ressenti par rapport à telle ou telle personne, et au monde. Tu apprends tellement à propos de toi-même.”

Un album soul et féminin. “Ma musique ne correspond pas à l’idée conforme qu’on se fait de la masculinité”. On y retrouve la voix de tête de Gallant, ses mélodies profondes et réfléchies. Un journal intime des hauts et des bas traversés par l’artiste, dans lequel on vous invite à aller fouiner sans réserve.

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Festival Fnac Live : top départ pour quatre jours de concerts gratuits

Festival Fnac Live : top départ pour quatre jours de concerts gratuitsLe Festival Fnac live propose jusqu'à samedi quatre soirées de concerts gratuits, accueillant une trentaine d'artistes sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris et dans ses salons. Les festivités démarrent ce soir avec notamment Jain, Jungle et Feu! Chatterton.

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Carpool Karaoke : Michelle Obama se lâche totalement et chante du Beyoncé (VIDEO)

Carpool Karaoke : Michelle Obama se lâche totalement et chante du Beyoncé (VIDEO)Après Sia, Jennifer Lopez, Adele ou Selena Gomez, l'animateur et humoriste James Corden reçoit ce soir Michelle Obama dans sa séquence phénomène "Carpool Karaoke". Dans les premières images, la Première Dame des Etats-Unis écoute "Single Ladies" de Beyoncé et n'hésite pas à danser. Regardez !

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Attentat de Nice : En concert à Lyon, Rihanna rend hommage aux victimes

Attentat de Nice : En concert à Lyon, Rihanna rend hommage aux victimesLa star a adressé sa chanson "Diamonds" aux victimes et aux proches du drame.

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Earth Wind & Fire proteste contre l'utilisation de "September" par Donald Trump

Earth Wind & Fire proteste contre l'utilisation de "September" par Donald TrumpInvesti officiellement candidat du Parti Républicain à la présidentielle américaine mardi, Donald Trump continue de faire enrager les artistes. Après Queen, qui a protesté en vain contre l'utilisation de sa musique par le candidat populiste, c'est Earth Wind & Fire qui s'insurge. David Bowie et Van Morrisson ont également été joués depuis lundi à la Convention républicaine de Cleveland.

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Queen mécontent que Trump utilise We Are the Champions

Queen mécontent que Trump utilise We Are the ChampionsLe groupe de rock britannique a publié mardi sur Twitter un communiqué annonçant qu'il n'avait jamais approuvé la diffusion de leur chanson à l'ouverture de la convention nationale républicaine à Cleveland.

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1988 : comment Michael Jackson et Prince ont inventé (ensemble) le futur de la pop

Le 21 avril dernier, les portes de la culture musicale du 20ème siècle se sont violemment refermées avec une quinzaine d’années de retard. Après la disparition pleine de grâce et de contrôle de David Bowie, Prince Rogers Nelson s’en est allé brutalement, emportant avec lui sa légende, une partie de ses secrets de composition et l’assurance semi-christique des idoles de la deuxième moitié du 20ème siècle. Sept ans plus tôt, Michael Jackson l’avait précédé en entrant définitivement au bal des morts-vivants : une sorte de cérémonie perpétuelle géante, à but moins lucratif que le Hall of Fame, mais dans laquelle les fans de Hendrix, Lennon, Cobain, Brown, Tupac ou Bowie viennent également flatter la nostalgie d’une époque qu’ils n’ont pas forcément connue. Vous pouvez y croiser Ian Curtis exagérer des mouvements circulaires en s’inventant mille bras, et, dans les zones les plus reculées, Mike Brant répéter à l’infini la figure du saut de l’ange jusqu’à frôler la perfection.

Prince et Michael font désormais partie de ce club un peu flippant. Mieux, ils symbolisent les connecteurs les plus logiques entre les musiques prisonnières du 20ème et le déluge de superstars aussi globales qu’éphémères qui colonisent la Terre depuis l’an 2000 et son bug invisible. Une douzaine d’années plus tôt, les carrières des deux prodiges qui intéressent cet article s’étaient croisées dans une éclipse de talents qui les a définitivement positionnés sur deux pôles créatifs. En 1988, ivres de leurs génies, rivaux mais réunis par les transformations qu’ils imposent à l’industrie du disque, Prince et Michael s’opposent, tracent leur route en solo mais inventent ensemble le paradigme de l’artiste moderne. Souvent retenu pour sa rivalité économique et artistique, le couple Prince/Jackson s’est en réalité affirmé sous la forme d’un duo distant. Tentative d’exploration et de réunification des mythes en cinq points.

– ÉCLIPSE

1988 est une année charnière dans la carrière des deux artistes. Prince et Michael fêtent leurs trente ans, ils sont en tournée pour défendre une paire de joyaux. L’année précédente, ils ont publié deux des disques les plus importants de la décennie. Lors de l’enregistrement de Bad, Jackson et son producteur Quincy Jones se sont clairement employés à proposer le son de l’époque en laissant voyager leur inspiration autour des balises stylistiques plantées par Prince depuis sa montée en puissance au début des années 80. Les boîtes à rythmes percutantes, les lignes de synthé surchargées, le mélange des genres entre rock, funk, soul et pop, le phrasé narquois façon Girls & Boys, la contradiction entre androgynie naturelle et postures badass artificielles… L’essentiel des concepts de sons et d’images du troisième album solo de Jackson reposent sur la vision de Prince et visent à incarner l’époque. Si bien que l’ex-enfant star des Jackson 5 propose à son rival de le rejoindre pour un duo sur le morceau titre de son disque. Prince refuse de chanter et de jouer le rôle du guest dans le clip de Bad (il s’en expliquera une dizaine d’années plus tard dans un échange classique avec Chris Rock). En plus d’annuler le fantasme ultime des fans de pop-music du monde entier, la décision donne naissance à la carrière de Wesley Snipes qui affronte finalement Jackson et son combo cuir/touffe mouvante dans la version longue du clip…

– DEUX VERSIONS DU RÊVE AMÉRICAIN

Les deux trajectoires se dissocient définitivement. Surtout qu’avec l’album Sign o’ the Times (1987), Prince vient d’opérer la rupture stylistique la plus diabolique de sa carrière. Le disque entier est une leçon d’anticipation sur l’avenir de la pop. Ne l’oubliez jamais la prochaine fois que FKA Twigs sort un track chelou. Ou lors des deux, trois prochains jours de l’année 2016 qui coïncideront avec l’apparition d’un nouveau projet de du “r’n’b froid et minimaliste” validé par Pitchfork. Le rêve américain quasi immédiat que Jackson incarne depuis l’époque des répétitions en cachette au début des sixties à Gary, dans l’Indiana, Prince l’a vécu en version accélérée au moment de sa percée plus laborieuse dans l’industrie, à la toute fin des années 70. Si le kid de Minneapolis a grandi avec la Motown et a forcément dansé aux rythmes des tubes alignés par les Jackson 5 dès la fin des années 60, la fin des années 80 marque une bascule dans le dialogue et le parcours des deux artistes. Depuis le succès de Purple Rain, Prince est devenu bien plus qu’une simple menace un peu trop extravagante et décalée dans l’esprit de Michael. Il est devenu sa principale source d’émulation, un jumeau maléfique et pornographique qui tranche avec l’image candide que MJ laisse transparaître hors de scène. Pas de meilleure définition de leur dissonance que ce soir d’août 1983 où ils se ramènent tous les deux à la soirée de leur père spirituel commun avec deux idées très différente du mot “fiesta”. De James Brown à Sammy Davis Junior en passant Diana Ross ou Fred Astaire, MJ s’est longtemps inspiré de figures tutélaires pour nourrir son incroyable capacité à réinventer le patrimoine culturel américain. A partir de la fin des années 80, et pour la première fois dans sa carrière, il doit faire face à une référence contemporaine qui comprend et anticipe sa génération mieux que lui.

– COMPOSER LE MYTHE

Dans la guerre des goûts qui opposent encore certains fans hardcore de Prince à ceux de Michael Jackson, le génie instrumental du premier suffit généralement à couper court à tout débat sur la richesse des oeuvres comparées. Prince Rogers Nelson est de la tremper de ces musiciens ultimes comme le 20ème siècle en a offert une simple dizaine. Sur l’ensemble de sa carrière, Michael est évidemment moins autonome dans la création de ses morceaux et dans l’arrangement des mélodies qui ont fait sa légende. La folie de son père, son enfance éteinte, les leçons de Berry Gordy, la fusion artistique avec Diana Ross puis Quincy Jones ont agi comme autant de soutiens créatifs pour l’aider à composer son mythe. Tout au long de sa carrière, Jackson a su quitter les univers de création qui l’empêchaient de se réaliser pour s’inventer une nouvelle forme artistique. Et s’il n’est pas musicien au sens princier du terme, la force de ses choix mélodiques et sa conviction pour les imposer aux personnes qui l’ont entouré tiennent en une vidéo de qualité VHS mal cadrée. Pendant que Prince martyrise des doigts et sa patience sur sa guitare jusqu’à travailler quinze heures par jour, Michael parfait son image et invente, au fil de ses transformations physiques et artistiques, la figure de l’artiste le plus produit de l’Histoire. En 1988, c’est en réalisant la plus grosse tournée de tous les temps (aussi bien en termes d’audience que de revenus récoltés) qu’il compose une nouvelle variable dans une carrière qui, dès lors, autorise toutes les excentricités. Plus concentré sur la chose musicale, Prince brille également par un délire productif qui place aussi l’individu au centre de la scène et de l’attention comme rarement auparavant. Les deux cultes de la personnalités continuent à s’écrire en parallèle en imposant le même concept d’une popstar androgyne, presque surhumaine, en perpétuel mouvement dans les identités qu’elle compile. Jusqu’à les abolir au terme de concerts délirants.

– ENTERTAINMENT

En 1988, Prince et Jackson sont tous les deux en tournée mondiale. Pour son premier véritable world tour en solo, Michael s’associe à Pepsi et parcourt une quinzaine de pays en un an et demi. 123 concerts marqueront la Bad Tour qui promène la notoriété de l’artiste dans toute l’Europe, en Australie et en Asie. A grands renforts d’entrées en scène grandiloquentes, d’explosions de lumière et de chorégraphies soignées au millimètre, Michael Jackson devient l’artiste global que le monde n’attend pas et révolutionne les notions de performance et d’entertainment. Plus de quatre millions de personnes assistent au Bad Tour. Dans le même temps, Prince prend lui aussi la route. Pas pour défendre l’album Sign o’ the Times mais Lovesexy, un nouveau classique que sa boulimie de de travail lui a imposé de sortir seulement quelques mois après. Sa tournée est évidemment moins puissante que celle de Jackson. Le kid de Minneapolis parcourt les mêmes régions du monde mais il y reste moins longtemps. S’il enchaîne les poses et les moues aussi provocantes qu’égotiques, c’est surtout son large registre instrumental qui impressionne : avec de longues séquences de piano et une ouverture sur d’autres artistes qui tranchent avec le culte de la personnalité plus radical mis en scène par Michael Jackson. George Clinton ou Mavis Staples le rejoindront ainsi sur scène dans un spectacle construit en quatre actes. De son côté Jackson “offrira” certaines de ses premières parties européennes à Kim Wilde. Ensemble, Prince et Michael Jackson imposent dès 1988 la toute puissance de performances droguées à l’égo qui justifient leur statut de superstar au sens transhumante du terme. Il n’est presque déjà plus question de les considérer comme des humains.

– DEUX SURHOMMES DANS L’HISTOIRE

Si les deux idoles se sont longtemps affrontées sur des questions relatives à la domination artistique de l’un et au pouvoir marketing de l’autre, Prince et Jackson se sont rapidement affirmés comme deux artistes complémentaires qui ont tout fait pour repousser les limites de la normalité. Capable de renvoyer un domestique qui avait osé le regarder dans les yeux et d’aller faire le porte à porte chez des inconnus pour prêcher la cause des témoins de Jehovahs, Prince n’a accepté aucun appel de la danseuse Mayte Garcia pendant leur mariage entre 1996 et 2000. Rien à voir avec les mille et une histoires tarées qui circulent sur MJ son chimpanzé, ses transformations physiques et son mode de vie de Peter Pan inquiétant. Sans commune mesure et marquée par d’importantes variations de niveaux, de registres et d’intérêts artistiques, la discographie de Prince est presque aussi anormale que l’était le quotidien et le génie marketing de Michael. Il suffisait de les voir bouger pour comprendre que ces mecs-là n’avaient rien à voir avec nous. Il existe pourtant une ambition qu’aucun des deux n’a réussi à assouvir pleinement. Le cinéma reste la seule dimension artistique qu’ils n’ont réussi qu’a effleurer. Malgré la réussite commerciale du film Purple Rain et quelques apparitions déconneuses de Michael dans le Captain EO de Lucas et Coppola, le grand écran semble être le seul terrain de jeu sur lequel ils n’avaient pas leur place. Sans doute parce que la véritable (science) fiction se vérifiait dans la folie de leurs inventions, au quotidien.

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Jenifer, "en colère", s'exprime après l'attentat : "Nice, c'est une partie de mon enfance"

Jenifer, "en colère", s'exprime après l'attentat : "Nice, c'est une partie de mon enfance"Suite à l'attentat survenu le 14 juillet, qui a fait 84 morts, Jenifer a tenu à s'exprimer, elle qui est née à Nice et a grandi là-bas. "Comme tout le monde, je ressens peur et colère. Je pense aux familles endeuillées" a-t-elle confié.

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Que pensent les Corses de Calvi on The Rocks ?

Photo Calvi On The Rocks

C’est un sentiment difficile à décrire. Souvent, lorsque le bonheur paraît proche, le cœur se crispe, l’estomac se noue, et l’on reste hébété, craintif. Cette sensation, les habitués de Calvi on the rocks connaissent. Heureusement, la peur paralysante de la joie totale est rapidement lavée par des beats suaves et quelques verres de rosé.

Photo Calvi On The RocksPhoto Calvi On The Rocks

Après une marche rapide, pieds nus dans la pinède, on traverse un chemin de fer où glisse la Micheline, petit train pittoresque chéri par les touristes en sandales avant d’atterrir sur une des quatre plages muées en dancefloor à ciel ouvert pour l’occasion. Là, sur le sable fin, dans une eau paradisiaque, des centaines de jeunes gens aux sourires béats, beaux comme dans un numéro de Vogue Italie, dansent, flirtent, boivent et nagent sans penser au lendemain.

En fond, dans la baie de Calvi, la citadelle, imposante et magnifique, bâtie par les Génois au XVème siècle rappelle que le bourg du Nord-Ouest de la Corse donne un sentiment d’authenticité. Ce cadre fou a vu défilé depuis 2003 le gotha de la musique électronique mondiale. Sur la plage, on se souvient du live-massage cardiaque de Nicolas Jaar, caressant après trois jours de liesse une foule froissée par les excès. On se souvient de Pedro Winter, et sa tradition de pousser ses troupes à l’eau au son de l’hymne de Justice, Panthom Pt. II.

Vintage on the rocks / Photo Calvi On The RocksVintage on the rocks / Photo Calvi On The Rocks

Puis on voit passer les fantômes de Kate Moss, en lune de miel, de Birdy Nam Nam et leurs gamins qui barbotent et surtout de James Murphy, flânant dans les ruelles. Pendant des années, le leader de LCD Soundsystem était abonné au festival qu’il ait une promo à assurer ou non. En 2007, il révélait : “J’ai une règle : tous les ans je dois aller au Japon. Et tous les ans je dois aller à Calvi. Ça te ramène à la vie.”

Pè a Corsica

Dans la vidéo teaser, les membres d’LCD Soundsystem parlent du cadre de ce festival loin de la bouffe de cantine et des flaques de boue. La Corse, son cadre, son art de vivre, c’est ce que les fondateurs du festival, Jean-Marie Tassy et sa tante Pierra Simeoni, originaires de Calvi, ont toujours cherché à promouvoir. C’est du moins ce qu’assure leur assistante, Xavina Acquaviva.

Elle reconnaît pourtant que l’événement est souvent vu par les locaux comme “un festival de Parisiens”. Il faut dire que pour beaucoup, le vrai visage d’On The Rocks est celui de Lionel Bensemoun, ancien co-organisateur et fondateur du Baron, le célèbre club privé parisien dont l’équipe de DJs officiait comme quasi-résidente du festival pendant des années. Les “accusations” de parisianisme s’accentuent au début des années 2010, alors que l’événement, victime de son succès commence à perdre son cachet intimiste et familial.

“Jean-Marie s’en est rendu compte et a décidé de tout miser sur l’esprit corse et la dolce vita. On a ralenti le rythme sur les plages l’après-midi, pour monter crescendo. Ça a eu un prix, mais ça a ramené les habitués.” explique Xavina Acquaviva

Dans cette optique de corcisation, les éditos du festival sont ponctués de quelques mots en langue corse. Des formules faciles telles “À prestu” (à bientôt) ou “Ghuventù, ghjuventù, una volta é po’ mai più” (Jeunesse, jeunesse. Un fois puis plus jamais). En 2013, Tassy décide aussi de tuer une critique dans l’œuf en programmant plusieurs artistes issus de la scène électronique corse. Une expérience renouvelée à chaque édition.

Photo Julien WeberPhoto Julien Weber

Patron du premier label indie de l’île, Sons of Beaches, Arnaud Castelli et son groupe AFDC & The Magpies transpiraient sur leurs synthés le 9 Juillet dernier au théâtre de verdure. Là où les héros belges de Soulwax bastonnaient la foule quelques nuits plus tard. Pour le jeune producteur, l’apport de Calvi à la culture musicale est immense :

“Calvi a permis à mes oreilles de bourrin fan de Led Zep de voir que la musique pouvait se faire d’autres façon en procurant les mêmes émotions. C’est un déclencheur de pouvoir assister à un live de Metronomy, d’LCD Soundsystem. Pouvoir découvrir ça jeune, dans une île où l’offre musicale reste pauvre, ça ouvre des horizons.”

Exemple plus frappant encore de l’influence du festival, le cas de Jean-Patrick Simonetti et Anthony Ferrando, alias Les Petits Pilous, groupe phare de feu la scène MySpace. Aujourd’hui en solo, sous le nom de Workerz, “Jean Pat” se souvient de son “premier Calvi”, en 2006 :

“J’étais à la rivière chez moi dans le cap Corse et j’avais vu que Para One jouait dans un festival que je ne connaissais pas du tout. Nous sommes partis en maillot de bain sans trop savoir à quoi s’attendre. Ce fut une vraie surprise : un cadre idyllique, des gens détendus, beaucoup d’Anglophones, quelques odeurs de weed à moins de deux heures de mon village.” En se rendant à Calvi par hasard, Jean-Patrick ne se doutait pas que sa vie allait changer. “Para One était implacable. Dès la fin de l’événement j’ai décidé de faire de la musique, ça a été un élément déclencheur. J’ai pris une vraie gifle. J’avais 18 ans et 10 ans plus tard je produis toujours de la musique, j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens incroyables, de mixer dans de nombreux pays et de vivre de ma passion.”

Fantasmes et craintes

Si Arnaud et Jean-Patrick sont reconnaissants, Calvi on the rocks peine pourtant à séduire l’ensemble de la jeunesse corse. À chaque printemps, on débat encore dans les bars de Bastia ou Ajaccio de “monter” ou non à Calvi. Certains y sont carrément opposés, voyant dans la manifestation une sorte de conférence pour drogués. Un écueil qu’Ange Santini, maire de Calvi et ancien président UMP de l’exécutif à l’Assemblée de Corse, balaie avec flegme :

“On fantasme beaucoup sur Calvi on the rocks. Il y a, c’est vrai, quelques difficultés liées à une jeunesse qui est là pour s’amuser, mais pour en avoir parler avec les forces de l’ordre et à l’hôpital, on ne peut pas dire qu’il y ait eu des difficultés insurmontables.”

Autre critique : la pollution des plages. Des images de débris de canettes d’Heineken flottant dans l’eau attiraient récemment l’ire des réseaux sociaux. Mais Xavina Acquaviva se défend :

“Nous sommes Corses, on aime tous la nature. Les patrons des bars sont catégoriques : ils veulent rendre les plages dans le même état qu’avant le festival. À la fin de la journée, il y a forcément des mégots et des verres qui trainent, mais tout est nettoyé et le lendemain allez-y, c’est nickel.”

Selon Xavina Acquaviva, le souci d’attractivité sur l’ensemble des Corses est plus abstrait.

“Les gens qui ne sont jamais venus pensent qu’il s’agit d’un simple concert où l’on va boire une bière. Non. Il y a un travail de scénographie, des techniciens et des artistes connus mondialement, même s’ils ne parlent pas forcément à tout le monde.”

Photo Calvi On The RocksPhoto Calvi On The Rocks

En gros, ceux dont la culture est trop éloignée de celles des amateurs de nu-disco norvégienne ont parfois du mal à faire le pas. Fréquenté par un public aisé, pointu et qui pense son look de festival des semaines à l’avance, Calvi peut impressionner. Dans le sillon d’On The Rocks, plusieurs festivals à taille humaine ont été lancés par des grognards des nuits d’ivresses calvaises. Plus destinés aux locaux, le Cargèse Sound System, le Porto Vecchio Festival et le Widen Festival, à Bastia ont tous pour but de promouvoir la culture électronique sur l’île.

Fille de François Sargentini, militant indépendantiste et élu à l’Assemblée de Corse, Lulina Sargentini fait partie de l’organisation du Ballà Boum Festival, dont la première édition réunira en août slow food et Flavien Berger. Pour elle, le “modèle Calvi” n’est pas le plus à même pour attirer la frange de la jeunesse corse encore réticente à la culture électronique.

“On a envie que tout le monde soit intégré, que les gens se sentent à l’aise. Ballà affiche une volonté de s’amuser dans un cadre bucolique, sympathique, intimiste. Comme à Cargèse Sound System où beaucoup de locaux sont allés dès la première édition. On voulait démontrer que nous étions capables d’amener de la bonne musique tout seul.”

Malgré la différence de moyens, l’époque et des détails sur la démarche, Calvi on the rocks et les nouveaux festivals corses ont le même objectif : faire danser, rêver, jusqu’à redouter l’arrivée imminente du bonheur total.

Les Inrocks - Musique

AUDIO Attentat de Nice : Francky Vincent était sur les lieux et s'est blessé

AUDIO Attentat de Nice : Francky Vincent était sur les lieux et s'est blesséLe chanteur Francky Vincent était sur la Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet dernier, jour de l’attentat ayant coûté la vie à 84 personnes. Il s’est confié à la radio sur cette soirée tragique.

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"Teardrop" : Miley Cyrus s'offre un trip troublant sur le nouveau single de Lolawolf

"Teardrop" : Miley Cyrus s'offre un trip troublant sur le nouveau single de LolawolfTrès discrète depuis la sortie de son album "Miley Cyrus and the Dead Petz" l'été dernier, Miley Cyrus est de retour en musique. La chanteuse accompagne le groupe Lolawolf, formé par la fille de Lenny Kravitz, sur le titre troublant "Teardrop". Ecoutez !

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Queen proteste (encore) contre l’utilisation de “We Are The Champions” par Donald Trump

C’est l’affront de trop. Lors de sa dernière convention républicaine, le candidat à la présidence américaine Donald Trump a utilisé le cultissime morceau de Queen We Are The Champions. Le mois dernier, le guitariste du groupe avait déjà précisé qu’il n’accorderait pas la permission au politique de se servir du titre. Visiblement, Trump s’est passé de cette autorisation.

Déjà mis en garde par une bonne poignée d’artistes refusant l’utilisation de leurs œuvres pour sa campagne (Adele, The Rolling Stones ou encore Neil Young), Donald Trump a réutilisé “We Are The Champions” durant la convention républicaine, lundi à Cleveland.

Le groupe a donc sorti un communiqué, via sa maison de disque, indique le NME:

“Monsieur Trump, le staff de Monsieur Trump, ou la Trump organization n’ont jamais demandé l’autorisation à Sony/ATV Music Publishing d’utiliser ‘We Are The Champions’. Au nom du groupe, nous sommes frustrés par l’utilisation répétée et non-autorisée de la chanson, alors qu’une demande pour arrêter de la jouer a déjà été faite, demande qui a visiblement été ignorée par Monsieur Trump et son staff”.

Queen a été et restera un emblème LGBT alors que de son côté, Trump ne se cache pas de défendre des valeurs conservatrices, et est formellement opposé au mariage gay.

Le groupe a également publié un message sur son compte Twitter pour exprimer son désarroi:

An unauthorised use at the Republican Convention against our wishes – Queen

— Queen (@QueenWillRock) 19 juillet 2016

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Attentat de Nice : Rihanna rend un hommage poignant aux victimes avec "Diamonds" (VIDEO)

Attentat de Nice : Rihanna rend un hommage poignant aux victimes avec "Diamonds" (VIDEO)Après son concert annulé à Nice suite au terrible attentat terroriste, Rihanna a retrouvé son public français hier soir à Lyon. Sur la scène du Stade des Lumières, la chanteuse a pris quelques minutes pour dédier son tube "Diamonds" aux victimes et à leurs familles. Regardez !

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Revivez l'hommage de Rihanna aux victimes de Nice

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Juillet 2016
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