Actu musique

19 juillet 2016

Rita Ora, croqueuse d'hommes : la chanteuse de nouveau en couple ?

Rita Ora, croqueuse d'hommes : la chanteuse de nouveau en couple ?La sulfureuse blonde a été vue à la sortie de l'hôtel de Chris Martin, chanteur du groupe Coldplay. Mais, pas plus tard que la semaine dernière, c'est le pilote Lewis Hamilton qui sortait de la

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Queen s'insurge contre l'utilisation de "We Are the Champions" par Donald Trump

Queen s'insurge contre l'utilisation de "We Are the Champions" par Donald TrumpLe groupe de rock Queen a dénoncé ce mardi sur twitter l'utilisation de sa célèbre chanson "We Are the Champions" par Donald Trump lors de la convention républicaine qui s'est tenue la veille au soir.

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Affaire Morandini : Matthieu Delormeau aurait poussé les acteurs de la web-série à témoigner contre lui (vidéo)

Affaire Morandini : Matthieu Delormeau aurait poussé les acteurs de la web-série à témoigner contre lui (vidéo)Suite et fin de la conférence de presse donnée par Jean-Marc Morandini : en réponse à l'enquête virulente publiée il y a une semaine dans les Inrocks, l'animateur d'Europe 1 désigne Marc-Olivier Fogiel en "maître-chanteur", mais aussi… Matthieu Delormeau, qui aurait convaincu les acteurs de la web-série Les Faucons à témoigner contre lui. 

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Katerine gazouille à quatre pattes dans son nouveau clip

VIDÉO - Le chanteur français dévoile une nouvelle vidéo pour illustrer un extrait de son dernier album, Le Film , dans laquelle il se met dans la peau d'un bambin à la découverte du monde.

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Interview avec Saul Williams, un des derniers poètes Afropunk

©Hartigan Edouard

Auteur d’un répertoire dense, protéiforme, mais toujours tendu sur le fil rouge du rap East coast, Saul Williams aka Niggy Tardust aka MartyrLoserKing trimbale ses colères, ses combats et ses alter ego créatifs aux quatre coins du globe. Speaker libre, sombre, hacktiviste d’un monde globalisé où les révolutions gonflent et s’essoufflent, Saul Williams est déjà un survivant, taulier de la scène de Chicago et gardien spoken word de Brooklyn. On a parlé lutte et industrie, au large de Marseille, avec un des derniers poètes Afropunk du siècle passé.

Les makers, les Hackers, la destruction du copyright et, d’une façon générale, tous ceux qui court-circuitent les industries créatives de masse… Tous ces activistes semblent énormément influencer tes nouveaux choix créatifs, notamment dans ton récent opus MartyrLoserKing. Tu penses que les derniers bastions de résistance se trouvent là ?

Saul Williams – Oui je pense qu’une grande partie de la lutte se tient effectivement là. Regarde, avant de commencer cet entretien, on évoquait tous les deux en off la scène Nollywood et tous ces réalisateurs africains qui font des films amateurs low-tech et low-budget, avec les moyens du bord. Ce cinéma participatif, 100 % Do It Yourself cartonne dans les quartiers. Et il court-circuite par la même occasion les grands distributeurs de l’industrie cinématographique. Voilà un pur exemple de l’héritage de l’ère digitale. Cette propension à tous pouvoir nous connecter, nous lier à l’envie, autour de gestes artistiques nouveaux. À nous d’empoigner le web comme une technologie de rupture. Or cette disruption aujourd’hui, elle est entre les mains d’Uber… À nous d’en faire un levier capable de penser des systèmes économiques innovants mais aussi de pouvoir les détruire si nous l’estimons nécessaire.

La poésie n’est-elle pas une des plus anciennes formes pour hacker le language justement ?

C’est clairement une des plus anciennes. Je dirais que la poésie est une des plus anciennes formes orale de code. Elle permet de faire exister des idées, des mots, des espaces, librement. Et de tous les laisser aller vers de nouvelles émotions, de nouvelles formes d’éveil ou de plaisir. Une économie du langage, voilà ce qu’est la poésie. La poésie permet de coder mais aussi et surtout de décoder, de déconstruire des schémas de pensée. Pour mieux mutualiser les personnes et leurs envies.

Peu d’artistes parlent de disruption et de creative control aujourd’hui…

(rires) Je me bagarre beaucoup avec les gens autour de la disruption ! Ce qui compte, c’est comment les artistes utilisent cette capacité à pouvoir court-circuiter le système. J’en parlais il y a peu avec Don Letts, tu sais, le clippeur de Clash. Don a bossé aux côtés de Joe Strummer, des Jam, de Bob Marley. Il a été le témoin d’une génération créative qui faisait de la musique pour détruire le système. Il me confiait son impression qu’aujourd’hui les artistes hackent le système pour l’intégrer, pour mieux en faire partie. Je partage ce point de vue et je pense que ce n’est pas grave. Regarde comment Juvenile, Cash Money Records ou Lil Wayne et ses trente millions d’albums ont infiltré le système. En prouvant à tous que l’on pouvait rester artistiquement indépendant. Regarde tout ce qu’a accompli Jay-Z.

Qui sont tous loin d’être des modèles anticapitalistes…

Ces artistes n’incarnent peut-être pas la révolution que nous espérions. Ou que tu espères. Ils ne correspondent peut-être pas effectivement à nos idéaux anticapitalistes, mais ils ont joué des rôles majeurs. Et n’oublies pas qu’ils sont des modèles pour une génération entière. Des modèles incomplets certes, mais des modèles ouverts, dont chacun peut s’inspirer pour les parfaire, se les approprier pour mieux les remodeler.

DREAMSTATES TRAILER ©2016 from DREAMSTATES on Vimeo.

Saul Williams revient à l’écran, aux côtés d’Anisia Uzeyman dans le road-movie Dreamstates. Entièrement tourné à iPhone et dédié au mouvement AfroPunk, ce projet expérimental est actuellement en cours de finalisation. Toutes les infos sont ici.

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Saul Williams : “les artistes hackent le système pour l’intégrer”

Photo Edouard Hartigan

Auteur d’un répertoire dense, protéïforme, mais toujours tendu sur le fil rouge du rap East coast, Saul Williams aka Niggy Tardust aka MartyrLoserKing trimballe ses colères, ses combats et ses alter ego créatifs aux quatre coins du globe. Speaker libre, sombre, hacktiviste d’un monde globalisé où les révolutions gonflent et s’essoufflent, Saul Williams est déjà un survivant, taulier de la scène de Chicago et gardien spoken word de Brooklyn. On a parlé lutte et industrie, au large de Marseille, avec un des derniers poètes Afropunk du siècle passé.

Photo Edouard HartiganPhoto Edouard Hartigan

Les makers, les Hackers, la destruction du copyright et, d’une façon générale, tous ceux qui court-circuitent les industries créatives de masse… Tous ces activistes semblent énormément influencer tes nouveaux choix créatifs, notamment dans ton récent opus MartyrLoserKing. Tu penses que les derniers bastions de résistance se trouvent là ?

Saul Williams – Oui je pense qu’une grande partie de la lutte se tient effectivement là. Regarde, avant de commencer cet entretien, on évoquait tous les deux en off la scène Nollywood et tous ces réalisateurs africains qui font des films amateurs low-tech et low-budget, avec les moyens du bord. Ce cinéma participatif, 100 % Do It Yourself cartonne dans les quartiers. Et il court-circuite par la même occasion les grands distributeurs de l’industrie cinématographique. Voilà un pur exemple de l’héritage de l’ère digitale. Cette propension à tous pouvoir nous connecter, nous lier à l’envie, autour de gestes artistiques nouveaux. À nous d’empoigner le web comme une technologie de rupture. Or cette disruption aujourd’hui, elle est entre les mains d’Uber… À nous d’en faire un levier capable de penser des systèmes économiques innovants mais aussi de pouvoir les détruire si nous l’estimons nécessaire.

La poésie n’est-elle pas une des plus anciennes formes pour hacker le language justement ?

C’est clairement une des plus anciennes. Je dirais que la poésie est une des plus anciennes formes orale de code. Elle permet de faire exister des idées, des mots, des espaces, librement. Et de tous les laisser aller vers de nouvelles émotions, de nouvelles formes d’éveil ou de plaisir. Une économie du langage, voilà ce qu’est la poésie. La poésie permet de coder mais aussi et surtout de décoder, de déconstruire des schémas de pensée. Pour mieux mutualiser les personnes et leurs envies.

Peu d’artistes parlent de disruption et de creative control aujourd’hui…

(rires) Je me bagarre beaucoup avec les gens autour de la disruption ! Ce qui compte, c’est comment les artistes utilisent cette capacité à pouvoir court-circuiter le système. J’en parlais il y a peu avec Don Letts, tu sais, le clippeur des Clashs. Don a bossé aux côtés de Joe Strummer, des Jam, de Bob Marley. Il a été le témoin d’une génération créative qui faisait de la musique pour détruire le système. Il me confiait avec l’impression aujourd’hui que les artistes hackent le système pour l’intégrer, pour mieux en faire partie. Je partage ce point de vue et je pense que ce n’est pas grave. Regarde comment Juvenile, Cash Money Records ou Lil Wayne et ses trente millions d’albums ont infiltré le système. En prouvant à tous que l’on pouvait rester artistiquement indépendant. Regarde tout ce qu’a accompli Jay-z.

Photo Edouard HartiganPhoto Edouard Hartigan

Qui sont tous loin d’être des modèles anticapitalistes…

Ces artistes n’incarnent peut-être pas la révolution que nous espérions. Ou que tu espères. Ils ne correspondent peut-être pas effectivement à nos idéaux anticapitalistes, mais ils ont joué des rôles majeurs. Et n’oublie pas qu’ils sont des modèles pour une génération entière. Des modèles incomplets certes, mais des modèles ouverts, dont chacun peut s’inspirer pour les parfaire, se les approprier pour mieux les remodeler.

Saul Williams revient à l’écran, aux côtés d’Anisia Uzeyman dans le road-movie Dreamstates. Entièrement tourné à l’Iphone et dédié au mouvement AfroPunk, ce projet expérimental est actuellement en cours de finalisation. Toutes les infos sont ici.

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Prophets of Rage : RATM, Chuck D et B-Real défient la convention républicaine

Prophets of Rage : RATM, Chuck D et B-Real défient la convention républicaineProphets of Rage c'est l'alliance explosive de trois Rage Against The Machine (dont le guitariste Tom Morello), du leader de Public Enemy Chuck D et du rappeur de Cypress Hill B-Real. Ces Prophètes de la Rage dont le programme est aussi politique que musical, sonnent l'alarme lundi et mardi à Cleveland, où vient de s'ouvrir la Convention républicaine censée investir Donald Trump.

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Exclu: le nouveau morceau de De La Soul fait grimper la température

Un peu plus d’un mois après la sortie d’un single remarqué en featuring avec Snoop Dogg, De La Soul confirme aujourd’hui son retour avec un nouveau titre. Royalty Capes succède donc à Pain, et vient compléter la tracklist d’un nouvel album prévu pour le 26 août prochain. Si l’on le sait d’ores et déjà rempli de featurings de qualité, le disque en question saura très certainement satisfaire les fans (et les autres) puisque ses deux extraits dévoilés jusqu’ici sont aussi cohérents que fidèles aux débuts du trio. Ecoute.

Cette fois-ci enjolivés par la présence d’une voix féminine, le son et la production sont toujours impeccables tandis que le flow des rappeurs reste inchangé, si ce n’est encore meilleur, douze ans après un dernier album. Patience, il va falloir attendre encore un mois pour se plonger avec hâte dans And The Anonymous Nobody, huitième album des figures de proue du hip-hop.

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Michael J. Fox et Coldplay reprennent Johnny B. Goode

Michael J. Fox et Coldplay reprennent Johnny B. GoodeQuel est le film préféré du chanteur Chris Martin? Retour vers le futur . Lors d'un concert au New Jersey, l'artiste a invité sur scène l'acteur principal de la saga réalisée par Robert Zemeckis pour reprendre deux morceaux utilisés dans une scène culte.

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Christopher Kirkley: le baroudeur devenu producteur

Christopher Kirkley © Jérome Fino

Le premier post de l’Américain Christopher Kirkley sur son blog Sahel Sounds date du 17 janvier 2009, et il s’appelle “Bienvenue au Royaume du Désert”. Vu comme ça, ça sonne un peu cliché. Originaire de Portland, Christopher Kirkley était parti en Afrique de l’Ouest avec sa guitare et un enregistreur, en baroudeur mélomane, pour voir du pays et enregistrer des musiciens dans leur jus. Un voyage au long cours, dont il n’est jamais vraiment revenu. Il a d’abord créé son blog pour présenter ses enregistrements.

Puis son blog est devenu un label, dont une des premières références, Music From Saharan Cellphones, fut un sacré choc, auquel l’écoute de musiciens comme Ali Farka Touré ou Tinariwen ne nous avait pas préparés : on y entendait bien sûr des guitares et des tournures traditionnelles, mais aussi des morceaux avec des synthés, des boîtes à rythmes, de l’auto-tune et même du rap. Ces morceaux, Christopher Kirkley ne les avait pas trouvés sur des disques, comme le font souvent les diggers, mais dans des téléphones portables. Et vu comme ça, ça sonne beaucoup moins cliché. Au-delà des traditions (qu’il documente aussi), Sahel Sounds a révélé l’importance des nouvelles technologies dans les musiques du Sahara et leurs moyens de diffusion.

Depuis, le label a sorti une grosse trentaine de disques (des productions originales et des rééditions), produit des films (dont un improbable remake touareg de Purple Rain) et Christopher le baroudeur est devenu producteur, à moitié manager, un peu tourneur et parfois curateur. Sahel Sounds est un de ces labels qui ont contribué à rendre sexy les musiques africaines pour les amateurs occidentaux de musiques pointues, en présentant leur underground et leur modernité. Un des labels dont on surveille toutes les sorties, en rêvant de poser nos doigts fébriles sur l’édition vinyle. Une des dernières sorties de Sahel Sounds, Les Filles de Illighadad, présente la musique d’une jeune femme du Niger, la guitariste-chanteuse Fatou Seidi Ghali, qui en plus d’être une des très rares femmes  à pratiquer la guitare dans le Sahel, joue ce qu’on a entendu de plus beau en provenance d’Afrique cette année. Tout cela valait bien une interview.

Que faisais-tu avant de commencer Sahel Sounds, quelle était ta relation à la musique ?

Christopher Kirkley : je suis musicien, je joue de la guitare en amateur. J’aime beaucoup de choses en musique, mais particulièrement le folk américain, qui m’a amené à des musiques folk du monde entier, notamment les guitaristes du Mali et du Sahel. La première fois que j’ai entendu de la musique d’Afrique de l’Ouest, c’était un joueur de kora dans le métro à New York. J’ai rapidement découvert des musiciens comme Ali Farka Touré, Tinariwen. Je les ai beaucoup écoutés, en essayant de les rejouer avec ma guitare. C’est très difficile à jouer, c’est une musique polyrythmique. J’avais envie de savoir comment ils font cette musique, cette forme de blues qui me semblait impossible à jouer.

 Comment as-tu commencé Sahel Sounds ?

C’est parti de mon premier voyage au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. Un long voyage de presque deux ans, je n’avais pas pris de billet de retour. J’avais mon sac à dos et je découvrais. Mon but avec ce premier voyage, c’était de faire des enregistrements de terrain, autant que je pouvais. Je m’intéressais énormément au travail des ethnomusicologues comme Alan Lomax, qui ont enregistré de la musique en Amérique, dans le Sud, avant qu’elle ne disparaisse. La dimension enregistrements de terrain a toujours été importante pour moi. Les enregistrements qui m’intéressent le plus, jusqu’à maintenant, sont ceux faits avec un seul micro. J’aime capturer la musique comme je l’entends, comme elle existe, là où elle est jouée. Avec les enregistreurs numériques, c’est facile. La production en studio, ça ne m’intéresse pas vraiment. Je voulais faire quelque chose comme ça. J’ai choisi l’Afrique de l’Ouest parce que je ne connaissais pas grand-chose de cette région du monde, et je ne trouvais pas beaucoup d’informations. J’ai commencé Sahel Sounds comme un blog qui me permettait de partager une partie de ce que j’avais enregistré. (suite…)

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Top Titres : David Guetta en tête devant Justin Timberlake, Julien Doré démarre fort

Top Titres : David Guetta en tête devant Justin Timberlake, Julien Doré démarre fortLa fin de l'Euro 2016 et la cérémonie de clôture ont fait du bien à David Guetta, qui repasse en tête des ventes de titres en France avec "This One's For You", devant Justin Timberlake et le reste du top 5 immobile. Le top 10 est en revanche secoué par l'arrivée de Julien Doré. Une première pour lui depuis 2010 !

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Justin Bieber : Incognito, le chanteur part à la chasse aux Pokemon

Justin Bieber : Incognito, le chanteur part à la chasse aux PokemonLa popularité du chanteur fait pâle figure à côté de celle du célèbre jeu vidéo auquel il s'est essayé.

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Coeur de Pirate a reçu des messages de haine après son coming-out : "C'est blessant"

Coeur de Pirate a reçu des messages de haine après son coming-out : "C'est blessant"Après la tuerie survenue dans un club gay à Orlando, Coeur de Pirate a écrit une lettre pour faire son coming-out. En couple avec une chanteuse trans, la chanteuse sort du silence aujourd'hui et raconte le déferlement de "haine" qu'elle a reçue après son annonce : "On m'a dit que j'étais littéralement folle".

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Michael J. Fox a rejoint Coldplay sur scène

Michael J. Fox a rejoint Coldplay sur scèneMUSIQUE - La Delorean a-t-elle dépassé les 88 miles en emportant Coldplay et Michael J. Fox en 1955? Le groupe et l'acteur ont interprété ce dimanche 17 juin, à New York, le mythique morceau "Johnny B. Goode" de "Retour vers le futur".

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Comment le Velvet Underground a érigé son propre mythe

Photo Nico7martin/Flicker

Mêlant musique, art, performance, poésie et attitude, l’écosystème unique du groupe explique son aura cinquante ans plus tard. Depuis son surgissement dans la sphère effervescente des années 1960, le Velvet Underground exerce une attraction magnétique à l’intensité croissante.

Plus le moment de ce surgissement s’éloigne, plus le groupe semble être notre (capital) contemporain, défiant l’usure du temps avec un panache souverain. A défaut de parvenir à résoudre totalement l’énigme de cette persistance (car il restera toujours une part inviolable – et souhaitable – de mystère), l’on peut avancer quelques explications.

Band à part

Il y a ce nom d’abord, Velvet Underground, parfait oxymore, nimbé d’un sulfureux halo de poésie des bas-fonds, agissant sur l’imaginaire à la façon d’un stimulant puissant. Il y a ensuite la brièveté quasi météorique de l’existence du groupe : entre cinq et six ans (de 1965 à 1971), si l’on s’en tient à la formation historique, progressivement dissoute à partir de 1968, et si l’on fait abstraction de l’ersatz terminal de Velvet Underground (maintenu en vie jusqu’en 1973).

affiche velvet

Il y a encore, et surtout, l’extrême singularité de son univers esthétique. Apparaissant comme une authentique Gesamtkunstwerk (une œuvre d’art totale), le groupe affirme une identité unique, résolument expérimentale, au croisement de plusieurs disciplines artistiques : musique, art contemporain, performance, happening.

Ce caractère interdisciplinaire et expérimental se discerne avant tout durant la fondamentale période initiale (1965-1968), et plus particulièrement durant la période Factory/Warhol, avec le climax en 1966 – année marquée par de nombreux shows Exploding Plastic Inevitable et par l’enregistrement de l’album à la banane.

A ses débuts, le V.U. ne ressemble à rien de déjà vu – ou entendu. Bien qu’il présente des liens de parenté avec le folk électrique ou le rock psychédélique, il ne s’inscrit dans aucune scène et ne supporte aucune comparaison – la présence de Nico, hiératique sirène germanique à la voix d’ange gothique, accentuant encore le sentiment d’étrangeté. Puisant à la source originelle du rock pour mieux tendre vers un ailleurs aux contours aussi mouvants que fascinants, le groupe s’invente alors un territoire et un idiome autonomes, en prise directe avec le monde de l’art contemporain. De ces élaborations inédites résulte une musique proprement stupéfiante (dans tous les sens du terme…), qui fait basculer d’un coup le rock dans l’ère de la modernité et lui ouvre un avenir riche d’infinies possibilités.

Dans le rock, on le sait, le devenir mythique ne s’obtient pas seulement grâce à la musique. Une mort prématurée et/ou violente (si possible à l’âge de 27 ans) peut, par exemple, grandement y contribuer. Un look d’enfer et/ou un jeu scénique du tonnerre sont deux autres critères essentiels. Si les membres du Velvet ont vécu (relativement) vieux, le groupe fait figure de référence ultime en matière de pure présence au monde, ayant imposé – là encore surtout durant la période 1965-1968 – une image d’une coolitude absolue, à base de cuir, lunettes noires et attitude distante. Une image dont, entre autres innombrables disciples, sauront se souvenir et s’inspirer The Jesus & Mary Chain.

Un genre en soi

De manière générale, l’irréductible spécificité du Velvet Underground tient peut-être à cette capacité, suggérée par son nom, de concilier harmonieusement les contraires : à la fois doux et âcre, séduisant et malaisant, lumineux et obscur, primitif et avant-gardiste, glamour et vénéneux, dionysiaque et apollinien, le groupe se révèle profondément ambivalent. Une entité à part, d’une classe indépassable, qui n’appartient à rien d’autre qu’à elle-même.

Comme tous les groupes qui font rupture (Suicide et Kraftwerk en sont deux autres excellents exemples), le Velvet Underground constitue ainsi un genre en soi, servant de modèle aux générations futures et redonnant tout son éclat à une formule un peu ternie (pour avoir trop servi) : souvent imité, jamais égalé.

A retrouver également, notre hors-série sur The Velvet Underground, en kiosques ou sur notre boutique:

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MGMT, Bruce Springsteen, Arcade Fire… : les hommages à Alan Vega

Suite à la mort le 16 juillet dernier de l’un des pionniers du punk rock, les hommages se sont multipliés à travers la planète et le monde de la musique n’a pas été en reste. Un point sur les covers, éloges et autres morceaux dédiés à d’Alan Vega, moitié du groupe Suicide et artiste de talent.

MGMT reprend Goodbye Darling

Discret depuis un dernier album éponyme il y a trois ans, le duo américain s’est emparé de ses instruments et de son compte Soundcloud pour dévoiler une reprise du tube Goodbye Darling, interprété par Vega en 1983. Fidèle à l’originale, la version de MGMT lui offre néanmoins un coup de jeune à grands coups de sythés lunaires et autres effets de guitares. Aussi inattendu que plaisant.

Devon Welsh (ex-Majical Cloudz) lui écrit une chanson

Icône pour certains, modèle pour d’autres, Alan Vega a marqué de nombreuses carrières comme par exemple celle de Devon Welsh. Pour l’ancienne moitié de Majical Cloudz (le groupe s’est séparé en mars dernier), l’hommage a donc pris la forme d’une chanson en l’honneur de son idole, et est tout simplement baptisée Me and Alan Vega. Écrite en 2011 mais jamais dévoilée auparavant, la ballade est aussi douce et sombre qu’un… morceau de Suicide. Dans le mille.

Me and Alan Vega by Devon Welsh

Win Butler (Arcade Fire) reprend Dream Baby Dream 

Déjà reprise en live par Butler et ses acolytes d’Arcade Fire, le chanteur a posté leur cover du cultissime Dream Baby Dream au lendemain de la mort de Vega. Simple, efficace, émouvant, Win Butler nous emmène dans des souvenirs musicaux monumentaux avec classe et élégance.

Bruce Sprinsteen écrit l’éloge du chanteur disparu

Sur la page d’accueil de son site, Bruce Springsteen himself s’est épanché d’un court texte racontant son admiration pour le chanteur, la façon dont il a pu inspirer la musique d’aujourd’hui et conclut par un sobre mais clair : “Il n’y avait tout simplement personne qui pouvait lui arriver à la cheville”. The Boss a parlé.

bruce-good-750

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Taylor Swift en guerre contre Kim Kardashian et Kanye West. "C'est de la diffamation !"

Taylor Swift en guerre contre Kim Kardashian et Kanye West. "C'est de la diffamation !"Attaquée par Calvin Harris, Taylor Swift fait désormais face à une campagne de dénigrement de la part de Kim Kardashian et Kanye West. Ils viennent de publier des vidéos personnelles pour faire mentir la chanteuse, qui a toujours juré ne pas avoir été mise au courant d'une insulte à son propos dans une chanson du rappeur. Regardez !

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"Paris c'est loin" : Damso et Booba cartonnent avec leur single surprise

"Paris c'est loin" : Damso et Booba cartonnent avec leur single surpriseDécouvert par Booba, le rappeur belge Damso vient de publier son premier album "Batterie faible". Mais il dévoile déjà un titre inédit, enregistré avec son mentor. Ecoutez "Paris, c'est loin", déjà numéro un sur iTunes !

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DJ Shadow, le retour en force du hip-hop expérimental

© Derick Daily

C’était il y a vingt ans pile poil, en 1996. Josh Davis, plus connu sous le nom de DJ Shadow, replaçait San Francisco sur la carte musicale américaine avec un disque absolument incroyable, Endtroducing….., pierre angulaire de la scène abstract hip-hop et plan de vol idéal pour accéder dans la plus grande coolerie aux fameuses années 2000.

Même si la photo de la pochette avait été prise dans un magasin de disques de Sacramento (le shop s’appelait “Records”, il a fermé depuis), c’est bien au Glue Studios de San Francisco que le génie californien – signé sur le label londonien Mo’ Wax mené par James Lavelle – mettait en scène, à coups de vinyles triturés, de samples souples et de beats barrés, l’un des plus surprenants manifestes musicaux du siècle passé.

(suite…)

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