Actu musique

9 juillet 2016

YG a sorti l’un des meilleurs albums hip-hop de l’année et vous ne le saviez même pas

Photo Still Bra

Parce que toutes les grands morceaux ne renferment pas forcément de belles histoires, Who Shot Me ? fait directement allusion au règlement de compte dont a été victime YG en juin 2015 à la sortie de son studio à Los Angeles. Mais les trois balles dans le buffet reçu ce jour-là n’ont visiblement pas calmer son ardeur (“The only one that got hit and was walking the same day”) et c’est bien avec l’un des meilleurs albums de cette première moitié d’année que débarque le rappeur de Compton.

À l’heure où le hip-hop associe à nouveau les outrances du rap démago grand public et l’audace stylistique des activistes de l’underground, Still Brazy n’est pourtant pas une surprise : quiconque s’est penché sérieusement sur son précédent forfait, My Krazy Life, sait le MC capable d’évoquer dans les termes les plus crus les deals en plein jour, la violence, la pauvreté urbaine et le sexe avec un entrain, une hargne, une gravité, un engouement, un humour et une goguenardise redoutables. Pour préserver ce regard neuf, YG s’est ici débarrassé de DJ Mustard, grand orchestrateur de l’album précédent. Signe que l’homme est monté en puissance, il a su s’entourer de nouveaux producteurs (DJ Swish, Terrance Martin ou 1500 or Nothin’, également présent sur To Pimp A Butterfly de qui vous savez) et de collaborateurs de renoms (Drake, Lil Wayne), varier les approches et faire foisonner les tonalités et couleurs musicales tout en respectant le catéchisme du gangsta-rap à la lettre.

California love

Tout au long de ces dix-sept morceaux, on pense forcément à Daz Dillinger du Dogg Pound, au The Diary de Scarface, voire au Death Certificate d’Ice Cube, mais la singularité de YG réside dans son sens de la narration, ses basses énormes et dans sa capacité à poser un flow mordant sur des beats cools et suaves, quelque chose qui tient de l’école Aftermath autant que de la G-funk moderne. Autant dire que l’Angeleno est de cette nouvelle génération de MC’s (Kendrick Lamar, Schoolboy Q, Vince Staples, etc.) qui permet à Los Angeles de retrouver toute sa splendeur au cœur de la géographie hip-hop.

De la première à la dernière seconde, Still Brazy, en dépit d’un concept moins prononcé que sur My Krazy Life, demeure ainsi un excellent moyen d’en savoir plus sur Compton, ses gangsters infréquentables, ses histoires de rues sinistres et, malgré tout, ce sentiment d’appartenance qui nous ferait presque penser qu’il s’agit là d’un des meilleurs endroits de la Terre. Dans une interview à I-D, le rappeur évoquait ainsi son amour du quartier, la nécessité de lui rendre hommage : “C’est juste quelque chose que je vais faire jusqu’à la fin de ma vie. Je vais continuer à garder la Californie dans la place, garder L.A dans la place, ça me correspond. Je ne connais rien d’autre à part ça”.

“Fuck Donald Trump”

Conscient qu’on l’entend, et qu’on l’attend, désormais bien au-delà de la Californie et des États-Unis, YG, plutôt que de pousser le style gangsta au bout de sa logique nihiliste, n’exclue pas non plus des commentaires acides sur l’actualité, de la hargne anti-policière (Police Get Away Wit Murder, qui conclut l’album et énumère le nom de blacks tombés sous les balles des “pigs” alors qu’ils n’étaient pas armés), un brin d’autodérision et un regard critique sur son parcours (She Wish She Was) ou encore des attaques virulentes envers Donald Trump (FDT et son refrain, à répéter comme un mantra, un blunt aux coins des lèvres : “Fuck Donald Trump”).

Peu ouvert aux critiques à son sujet – surtout quand elles viennent d’un rappeur black, arrogant et fier ? -, le candidat à l’élection présidentielle américaine applique la même méthode que Dan Quayle ou Tigger Gore il y a plus de deux décennies : il riposte. Au printemps dernier, il souhaitait interdire FDT et Blacks and Browns – particulièrement le couplet de Sadboy, accusateur -, mais s’est rapidement heurté à l’intransigeance d’un producteur exécutif bien décidé à défendre son protégé coute que coute. Une phrase a certes été supprimée (“Surprised El Chapo ain’t try to snipe you”), mais c’est bien là la seule concession dont semble capable YG sur Still Brazy, un disque qui pousse à un niveau rarement atteint ces dernières années la description de la réalité de la rue, les travers de sa génération et l’esthétique G-funk, dont il décompose le spectre tel un prisme.

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10 albums de jazz pour l’été

Nitai Hershkovits & Rejoicer (© Gadi Dagon)

Christophe Panzani
Les Âmes perdues
La tentation qui guette les solistes est bien connue : se mettre en avant, attirer à soi la lumière et récolter pour sa propre vanité tous les applaudissements. Avec sa barbe de mystique russe et son allure humble, Christophe Panzani paraît aussi éloigné que possible de ce stéréotype. Pour autant, partout où il nous a été donné de l’entendre récemment, chez Anne Paceo,  Florian Pellissier ou The Watershed, il nous a ébloui par sa musicalité à fleur de peau, frissonnante, exaltante. Aucun clinquant, aucune grossièreté ne vient entacher ces sept dialogues du saxophoniste ténor avec autant de pianistes. L’espace est vierge, la direction donnée par l’instant et l’échappée dans une sphère purement musicale, hors langage, parfaitement réalisée. Une telle épuration des lignes, tant de délicatesse vivante, touchent à une beauté inouïe.

Misc
Misc

Un trio qui reprend le déchirant Messenger de Blonde Redhead doit attirer l’attention, d’autant qu’il respecte les tensions de ce titre tout en les reconfigurant au fil de l’improvisation. Entre le pianiste Jérôme Beaulieu, le contrebassiste Philippe Leduc et le batteur William Côté, tous trois québécois, l’entente, synonyme d’écoute, guide les interventions et plus encore les respirations, les silences, le temps dynamique que l’on instaure. C’est un disque heureux et limpide, qui ignore la pesanteur même lorsqu’il aborde un registre profond. On pourra en apprécier toutes les beautés le 12 juillet à Jazz à Vienne et le 15 à La Cave du 38 Riv’.

Erlend Apneseth Trio
Det Andre Rommet
Stridences et dissonances commencent par peindre une nature vive et chaotique battue de déflagrations sourdes, de frimas et de vents à fendre l’âme. Puis une harmonie se dégage, des pizzicati s’ébattent, une mélodie s’élève et le violon si nordique d’Erlend Apneseth déploie une poétique qui n’est plus seulement naturelle mais humaine. Secondé de loin par la guitare et les percussions atmosphériques de Stephan Meidell et Øyvind Hegg-Lunde, le violoniste norvégien ne s’attache pourtant ni aux sentiments ni aux états d’âme et ne suit aucune trame préétablie, thèmes, solos, développements etc. Det Andre Rommet tient bien davantage de la convocation panthéiste et de la palpitation organique, ce qui le rend aussi intriguant que nécessaire.

Madeleine & Salomon
A Woman’s Journey

Curieux objet que ce disque sans concession. Nina Simone et Marvin Gaye y côtoient Janis Ian, Josephine Baker et Janis Joplin, pourtant on sait d’emblée qu’on n’a pas affaire aux gammes appliquées d’une jazz woman formatée à peine sortie du giron de son coach. C’est même exactement l’inverse qui se donne à entendre, une singularité affirmée, la fragilité assumée de la voix très belle, blanche, abyssale, de Clotilde Rullaud plus qu’accompagnée, enlacée, suscitée, façonnée parfois, par le piano impressionniste d’Alexandre Saada. Pas l’ombre d’une folie ici, aucune hystérie non plus, on s’en tient à une classe non feinte et à cet instant de grâce qui nous fait l’obligeance de durer un album entier.

Karl Jannuska
Midseason

A considérer ses plus récents horizons, le jazz apparaît aujourd’hui moins comme un genre de musique précis que comme un principe de décloisonnement. Les compositions du batteur Karl Jannuska le prouvent, qui tiennent autant du jazz que de la pop psychédélique ou du post-punk, ce qui revient à dire qu’elles sont d’abord le fruit d’une imagination personnelle. Structurées d’une manière imprévisible, heurtées de sinuosités et alanguies de froides sensualités vocales, elles élaborent un microcosme à la féerie euphorisante, dont le groove aussi massif qu’inventif de Jannuska, affaire de tambours plus que de cymbales, forme la puissante charpente.

Fabrice Martinez Chut !
Rebirth

Jean Dousteyssier
Post K
L’Orchestre national de jazz fêtant ses 30 ans d’existence cette année, le label ONJ Records en profite pour publier deux disques réjouissants et iconoclastes qui témoignent d’une envie inentamée de puiser aux différentes sources du jazz pour mieux définir son avenir. Dans Post K, le quartet du clarinettiste Jean Dousteyssier déstructure le style New Orleans de Fats Waller et Louis Armstrong pour le tirer vers une dinguerie contemporaine aussi virtuose que gouailleuse. Dans Rebirth, Chut !, mené par le trompettiste Fabrice Martinez, revisite quant à lui l’Amérique urbaine des années 70, celle des gangs, des sectes et des flics violents et corrompus dont Lalo Schifrin, Miles Davis et les B.O de la Blaxploitation accompagnèrent les déambulations désabusées. Synthés paranos, trompette noctambule et shoots rythmiques, la lecture, tour à tour glaçante et fiévreuse, rend vite accro.

Airelle Besson
Radio One
Unanimement salué (y compris par Les Inrocks), le premier album d’Airelle Besson, enregistré en duo, tenait un peu du funambulisme. Réussi, il donnait néanmoins envie de l’entendre dans une formation davantage carnée, afin de mieux prendre la mesure de son talent. C’est désormais possible avec ce nouvel album, dans lequel la trompettiste s’entoure d’un pianiste, Benjamin Moussay, d’un batteur, Fabrice Moreau, et de la solaire Isabel Sörling au chant. Celle-ci use de sa voix comme d’un instrument, suivant la trompette à travers les fibres émotionnelles ou vers l’éther, à la recherche de transes cathartiques ou d’une légèreté salutaire. Plus varié et abouti que son prédécesseur, Radio One en conserve la fraîcheur d’intention tout en développant un caractère expérimental passionnant.

Mamadou Barry & Afro Groove Gang
Tankadi

Chez Mamadou Barry, le jazz se cultive en empruntant aux traditions d’Afrique de l’Ouest, aux rythmes latins aussi bien qu’à l’afrobeat. Regardé comme l’héritier du légendaire Momo Wandel, le saxophoniste et flûtiste guinéen mène son Afro Groove Gang à la façon des grands orchestres des années 70, c’est-à-dire en le considérant comme une machine à danser dont rien ne doit laisser soupçonner qu’elle puisse faiblir ou s’arrêter un instant. C’est ce qui frappe en premier lieu à l’écoute de Tankadi, cette invraisemblable perfection rythmique, ce groove court et tremblotant qui n’appartient qu’aux musiques africaines. Quant aux jaillissements de Barry, à la fois précis et expansifs, jamais bavards, infaillibles sur le plan rythmique, ils consolident l’excitation générale.

Flash Pig
Flash Pig
Entre Remain Still, paru en 2014, et ce second album, Flash Pig a beaucoup joué et multiplié les rencontres musicales. Si l’ossature du quartet n’a pas été modifiée (les frères Maxime et Adrien Sanchez au piano et au ténor, Florent Nisse à la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie), ce nouveau disque s’enrichit ainsi de quelques participations de Pierre de Bethmann, Emile Parisien et Manu Codjia. Le résultat s’avère néanmoins d’une grande cohérence, entre ballades où toutes les horloges s’arrêtent sur le désespoir (Junior, qui justifierait à elle seule l’acquisition de ce disque), rêveries boréales (Temps) et courses folles aux limites du free (Spasme).

Nitai Hershkovits
I Asked You A Question
Jeune, surdoué et déjà repéré auprès d’Avishai Cohen, Nitai Hershkovits ne craint pas de se montrer de surcroît intempestif. Ainsi a-t-il donné à son premier album un titre gentiment provocateur, à moins qu’il ne s’agisse d’une profession de foi. Car, à l’évidence, Hershkovits se désintéresse des territoires trop balisés, préférant interroger l’inconnu, sonder ce qui échappe à la norme. Conçu avec l’aide du producteur Rejoicer, également fondateur du label Raw Tapes, I Asked You A Question est un tuilage permanent de samples et de claviers, de parties vocales et de percussions, fascinante musique d’aquarium où flottent des mémoires psychédéliques, orientales et rétro-futuristes. A ne pas manquer, le 15 juillet, dans le cadre du Jazz Mix de Jazz à Vienne.

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De Palmas, retour aux sources

LE LIVE - À bientôt 50 ans, le chanteur est retourné sur son île natale, La Réunion, pour composer un septième album très attendu. Il est venu nous en présenter quelques extraits dans le studio du Live-Le Figaro.

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